Faut-il trop planifier ses voyages ?

Dans mes rêves les plus fous, je suis une sorte de Bree Van de Kamp de l’organisation. Quand je dis “fou”, c’est pas pour “incroyable” mais pour “totalement irréaliste, tu es tellement loin d’être ce que tu veux être…”. Du coup, quand je planifie un voyage non organisé, j’achète les billets (ou carrément tout le voyage) et je commence à crier “ouais, je vais bien étudier la destination” parce que je veux vraiment tout planifier mais… je pars toujours à l’arrache.

Le château Himeji au Japon

Je vous spoile un peu mes vacances à Fuerteventura que je partagerai ici d’ici deux ans, au vu de mon rythme de publication mais j’ai découvert après l’atterrissage que l’île n’avait rien à voir avec Madère (ce que je croyais) mais beaucoup plus avec le désert… Moi qui voulais fuir la chaleur. Bon, après, j’avais un peu bûché le sujet… sur Instagram et je n’ai jamais su où était ces putains de bassins naturels que je voyais sur toutes les photos mais au fond, on s’en fout. Bref. Je ne prépare pas beaucoup. Pour le Japon, j’avais le cadre, je savais quel temps on passait dans chaque ville mais après…

Fuerteventura - Los Lobos

Ah bah c’est sur Los Lobos apparemment, on n’avait pas eu le temps d’y aller

Et je crois que s’assurer une certaine souplesse n’est pas si mal. Lors de ce fameux voyage, notre “pire” erreur fut vraiment de ne prévoir qu’une journée au Mont Fuji et ne s’être accordé aucune souplesse sur le sujet.  Parce que le lendemain par exemple, il faisait vraiment très beau. D’où mon “j’aurais su, je fonctionne par base et on sillonne”.

Lac Kawaguchi

Mais c’est surtout qu’à un moment, à trop tout prévoir se passent trois phénomènes :

La fatigue

A force de trop prévoir un programme au cordeau, on oublie juste un élément essentiel : la fatigue et, accessoirement, le droit à la paresse. Prenons un exemple très concret : je regardais dans le train entre chaque destination ce que nous pourrions faire. Premier soir à Osaka, Victor me fait part de son envie de paresser au lit le lendemain, je commence à souffler mais… il n’a pas tort. On marche des kilomètres toute la journée, on ne prend pas tellement le temps de se poser… Du coup, à l’arrivée, je n’ai pas fait le Umeda sky building mais qui branchait moyen Victor de toute façon (une histoire d’escalator transparent et de vertige). Au pire, je ne le ferai jamais, au mieux, je reviendrai. Pas si grave, je ne savais même pas que ce building existait avant de lire son nom dans un guide.

Umeda Sky building Osaka

Photo pas du tout de moi car j’y suis pas du tout allée, même pas au pied

L’impossible improvisation

Une des choses les plus précieuses pour moi en voyage, c’est la perte de timing. Quand on part avec Victor, on peut se faire un petit déj de roi et ne pas manger le midi ou un truc sur le pouce ou au contraire, petit café rapide puis bon déj. Donc on s’arrête quand on a faim. Ou envie de se poser aussi, on a furieusement fréquenté les cafés Tully’s pour déguster lui un café, moi un matcha latte. Bref, un programme trop chargé et trop précis empêche toute improvisation… pour les pauses mais aussi pour le “oh, regarde, par là, ça a l’air joli.” On aime bien se perdre parfois dans les rues, marchant un peu au hasard tout en refaisant le monde, quitte à se retrouver parfois dans un quartier sans le moindre intérêt sous une pluie diluvienne.

Takayama sous la pluie

La déception

Et là, je vais en revenir un peu à Instagram. Je suis abonnée à pas mal de comptes voyage qui me donnent envie d’aller un peu partout dans le monde tant tout à l’air beau, chatoyant, les eaux pures et cristallines et… attention, va y avoir arnaque genre :

Planifier son voyage sur Instagram : risque de déconvenue

Et c’est là que je me dis “ok tu arrêtes de consulter Instagram pour voir ce qu’il y a à voir”. Il faut savoir qu’en tant que jeune femme dotée d’une très solide imagination teintée d’une étrange fascination pour le gigantesque et le futurisme (je ne sais pas trop comment le définir autrement), j’ai souvent des images très ancrées dans mon imagination et… ça ne colle pas toujours avec la réalité. Un exemple : Venise. Avant d’aller dans cette ville, j’en rêvais souvent, une version monumentale avec des bâtiments immenses… idem pour New York et Montréal, d’ailleurs (avec, à l’époque où j’avais peur de l’avion, un “mais comment je suis arrivée ici, j’ai pu faire un vol transatlantique, moi ?”). Pour vous situer, New York, la Statue de la Liberté, d’un vert profond, avait une tête aussi imposante qu’un building. Bon ben en vrai, pas tellement… et je vous parle pas de ce pont gigantesque que l’on prenait qui nous amenait… jamais trop su, je devais me réveiller avant. Finalement, aujourd’hui, je crois qu’il ne me reste que les pyramides dont je rêve, le reste, c’est vu et ça a quitté mes obsessions oniriques. Je digresse, je digresse mais j’ai cet espèce d’envie de gigantesque et je peux potentiellement être déçue entre mes attentes et la réalité. Or en ne me renseignant pas de trop, ça évite que mon imagination débordante tisse un tableau bien trop beau…

Tokyo de nuit

Alors évidemment, ne pas planifier trop tôt nous fait parfois passer à côté de certains monuments ou musées très prisés (le musée Ghibli à Tokyo par exemple… mais après, j’ai pas une adoration sans borne pour le studio, Victor en avait fait son deuil dès le départ, se disant, à raison, qu’on n’aurait jamais de places). Je suppose que le secret des vacances réussies est quelque part entre les deux… Va falloir que je prépare soigneusement mes vacances de folie de l’an prochain en sélectionnant deux ou trois immanquables… et laisser le reste dans un joyeux bordel.

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Comment préparer un voyage au Japon ?

J’avais dit que j’avais encore quelques articles sur le Japon mais je n’arrive pas à rédiger une conclusion qui ait un réel sens donc je mets de côté pour le moment et je vous fais un mini topo de comment on (enfin, surtout moi quand même) a mis sur pied ce voyage de trois semaines au bout du monde. Nota bene : je ne suis pas la reine de l’organisation donc certains pourraient être en panique en lisant mon article “mais c’est à l’arraaaache”. Un peu, oui. Plus que je ne l’aurais souhaité en tout cas.

Fushimi Inari à Kyoto

Dans mes rêves les plus fous, je suis travel planner. En vrai, ça me plairait autant que ça me gonflerait : j’adorerais préparer des circuits, chercher le meilleur équilibre pour des vacances inoubliables mais pas épuisantes mais… j’aime pas les gens, ça me saoulerait leurs exigences à la con (dans le sens déplacées, peu réalistes, pas dans le sens “ils ont envie d’un voyage inoubliable, do your job). Du coup, j’aime bien préparer nos vacances avec Victor même si ça prend du temps et que je n’en ai pas toujours. Notamment parce que je suis pas super organisée et que je perds du tout en glande mais peu importe, c’est pas le sujet.

Une vraie culture du parapluie au Japon

Partir seul ou avec une agence ?

Première interrogation. Nous décidons de nous offrir le Japon dès l’été 2016 mais ça pose des questions, notamment sur le prix et combien on doit mettre de côté pour avoir de quoi s’offrir ce périple. Pour le prix, je demande à Amy qui a déjà fait ce voyage et je commence à faire des recherches sur des agences de voyage. Le souci, c’est que 9 fois sur 10, les agences de voyage ne te donnent pas de prix, faut les contacter et ça me saoule toujours un peu. Je veux juste savoir combien ça me coûterait. Je contacte donc quelques agences de voyage qui me concoctent un petit circuit sur mesure en fonction de notre budget. Donc on part sur 3500 € chacun sur trois semaines, j’en parle à Victor “ce serait pas si mal, ça éviterait qu’on s’emmerde de trop” “oui mais le coût de l’agence de voyage, ce sera autant qu’on pourra dépenser par ailleurs” Effectivement, nous avons dépensé 2700 € en tout chacun, entrée à Universal Studio inclus (notre gros craquage) . Ok, j’accepte s’il m’aide un peu à organiser… mmm… Du coup, j’ai à peu près une idée du budget et du périple que nous pourrions faire. Next.

Harry Potter au studio universal japan à Osaka

L’avion

Bon, là, j’ai zéro conseils à donner. En janvier, on voit une promo de ouf pour l’anniversaire de Qatar Airways, on chope un aller-retour à 500 euros, fin du game. Pou être honnête, je n’avais pas du tout prévu d’acheter les billets à ce moment là (en janvier) mais j’ai vu un tweet évoquant les offres de Qatar donc voilà. Pour notre prochain voyage fou (dans un an à priori), je brancherai toutes les alertes du monde.

Le château Himeji

Le périple

Bon, on a réservé l’avion qui était notre première étape pour fixer exactement nos dates. Je pensais partir un mardi ou un jeudi et retour car il paraît que les billets sont moins chers ces jours là… bah c’est faux, ça nous a coûté moins cher un vendredi-vendredi. Donc nous sommes en janvier, nous partons fin septembre, on est bien. Sauf que je m’en occupe vraiment que deux mois avant mais passons. Je reprends les devis des agences de voyage, je trie ce qui paraît intéressant ou pas, je fais quelques recherches sur les sites de voyage. La question n’est pas tant “où on va”, certaines étapes semblent incontournables mais combien de temps on y reste. Je fais un premier tour, je le soumets à Victor qui me rajoute ses envies, à savoir le mont Fuji et le château Himeji, moi je colle le ryokan. Au départ, j’envisageais un départ du nord vers l’ouest puis le sud, on fera finalement un tour sud/ouest/nord. Je fais des calculs savants, quelques “sacrifices” (une seule nuit au ryokan au lieu de deux initialement prévues, pas de nuit à Nara mais un tour durant notre halte à Kyoto. J’élimine un arrêt dans une station balnéaire, je tords mon trajet, je vérifie tout sur l’absolument indispensable Hyperdia qui vous donne tous les trajets de train d’un point A à un point B. Bon, par contre, leur appli ne marche pas bien, j’espère une mise à jour efficace depuis car évidemment, j’avais listé tous les trains que nous étions censés prendre mais on a pas mal improvisé… Je reparle du train après.

Le torii géant de Miyajima

Les logements

AirBnB sur quasi toutes les destinations : peu chers, pratiques. Pour les quartiers, j’ai cherché tout simplement quels étaient les meilleurs quartiers pour les touristes. Maintenant que je suis revenue, je rajouterais : cherchez proche des lignes de métro accessibles par le JR Pass. Il n’y a qu’à Takayama qu’on a finalement opté pour l’hôtel car plus intéressant en terme de rapport qualité/prix. Oui car n’oubliez pas que l’hôtel fournit le petit déj donc comparez bien hôtels et AirBnB, ça peut valoir le coup.

Le jardin du château Nijo de Kyoto

Le train

Un seul mot : Japan Rail Pass. Ne faites pas l’impasse. Il peut paraître cher à l’achat (400 € pour 3 semaines… par personne) mais franchement, c’est un très bon deal quand on voit le prix du moindre trajet en train et il vous permet d’accéder à quelques lignes de métro extrêmement pratiques et même un ferry pour Miyajima. Je parlerai plus en détail du train une prochaine fois mais sachez qu’avec le JR pass, vous pouvez grimper dans n’importe quel train accessible (oui, attention, certains trains sont gérés par d’autres compagnies donc vous ne pouvez pas monter à bord) sans réserver, il existe des wagons spécialement dédiés pour ceux qui n’ont pas de siège attribué. Mais comme nous aimons notre petit confort, nous avons toujours pris le temps de réserver en allant déposer nos sacs dans une consigne. A noter que le personnel des gares parle très bien anglais, aucun souci pour réserver.

Train japonais

Par exemple, ce super train, on n’a pas pu monter dedans

L’argent

On a pris du liquide en euros, on a changé en yen. Simple. Le change a pu se faire dès l’aéroport, le taux pratiqué là vaut ce qu’on a pu voir en centre-ville, voire plus intéressant.

Hida, village folklorique, Japon

Les consignes

Dernier point essentiel si vous partez en itinérance :toutes les gares sont équipées de consignes, disséminées un peu partout. Pratique quand il faut lâcher le AirBnB à 11h et que le train est à 17h ou que vous vous arrêtez en chemin visiter un château comme Himeji.

Temple bouddhique de Tokyo

La semaine prochaine, je vous raconterai ce que je ferais différemment maintenant que j’ai vécu ce voyage, ça peut être utile.

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La feuille de route de l’écrivaine

Sur un tableau ardoise aimanté, une forêt de post it avec parfois un seul mot écrit dessus. Quelques photos accrochées par des magnets et des gribouillages à la craie avec des flèches un peu partout. L’écrivaine admire ce cadre qui n’a de sens pour personne d’autre qu’elle. Sous ses yeux s’étale la feuille de route de son roman, son ossature.

tableau en ardoise avec applique dans un bureau, Maisons du Monde

Je rêve de ce tableau, pour de vrai

Et cette écrivaine, ce n’est pas moi. Quand je débute l’écriture, la seule feuille de route qui m’accompagne, c’est une feuille volante avec le nom des personnages.  Oui parce que pardon mais quand votre héroïne principale s’appelle Maja Lagerkvist, vous appréciez d’avoir son nom sous les yeux.

Exemple de bullet journal

En fait, quand je commence l’écriture,j’ai le début et la fin… et c’est tout. Quelques lignes qui m’amènent du point A (début) au point B (fin), mais guère plus, les quelques personnages principaux que je griffonne donc sur mon papier. J’admire quelque part les gens qui sont capables d’avoir une vision très claire de ce qu’ils vont écrire… Parce que cette relative improvisation, elle me complique des fois un peu la vie.

feuille de route

D’abord parce que je sais pas du tout où j’en suis. Prenons mon désormais célèbre pour les gens qui me lisent roman de Maja (en fait, c’est que je me dis qu’à force d’en parler, y a au moins trois personnes qui vont vraiment avoir envie de le lire et si le résultat est nul, la déception va être violente)(oui parce que là, je suis en phase de doute total, je la trouve chiante Maja, en fait). Je sais déjà qu’il y aura quatre grandes parties centrées sur les péripéties d’un personnage (Maja sur deux d’entre eux, son frère sur un autre et son love interest sur un quatrième)… Mais je n’anticipe pas du tout la taille des dites parties. A l’heure actuelle, j’en suis à 35 pages recopiées sur la seule première partie… Je vais écrire un annuaire, mon Dieu (en tout, je dois en être à 70 mais j’arrive presque sur la fin de cette partie là). Donc j’écris, j’écris, j’écris. Parfois, j’ai l’impression d’en voir le bout, d’autres de n’en être qu’aux prémisses. Et il y a un truc que je n’aime pas trop trop dans la vie, c’est de ne pas savoir où j’en suis. Je suis sûre que ça vous l’a déjà fait : quand vous faites un trajet un peu pentu la première fois, par exemple, vous avez l’impression que c’est long, dur… mais une fois que vous connaissez le trajet, que vous savez que tiens, à cet arbre, on a fait plus de la moitié, ah tiens, cette maison, c’est quasi le bout, ce même trajet pénible devient soudain beaucoup plus facile. Moi ça me fait ça en tout cas, sans doute le côté “mince, je ne sais pas si je me suis ménagée assez de forces, je vais peut-être pas y arriver”. L’écriture, c’est un peu pareil et je pense que c’est pour ça que je m’arrête souvent aux débuts prometteurs : parce que je donne trop à ce moment là et que je tiens plus la distance.

Femme fatiguée

En fait, quand je dis que je n’ai que le début et la fin, ce n’est pas tout à fait vrai : j’ai des scènes. Par exemple, pour le roman de Maja, il y a des scènes qui sont déjà parfaitement construites dans ma tête alors que certaines n’arriveront pas avant la quatrième partie. Mais la plupart du temps, je construis vraiment au fur et à mesure et sincèrement, le fait d’écrire dans les transports m’aide énormément, qui l’eut cru. Parce que j’écris et soudain “gare de Trivelin”, aaaaaaaah, je finis vite ma phrase ! Puis en cheminant vers chez moi (10 minutes environ), je continue de dérouler ma petite histoire dans ma tête et là, l’idée ! Mais oui, il va lui dire ça, elle va faire ça et ça va déclencher ça… Double effet kiss kool : non seulement j’avance dans mon plan mais en plus, je laisse définitivement le boulot derrière moi en pensant à autre chose. Et c’est ainsi que j’arrive à relier les quelques scènes du milieu que j’avais de ci de là à mon récit global.

Une main glisse une pièce de puzzle dans le ciel

Le problème, c’est que ces scènes, je les imagine précisément, presque comme un film… et à retranscrire, c’est chaud.

Je vous raconte ça semaine prochaine.

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Kotor, station balnéaire du Monténégro

Quand j’ai organisé notre road trip en Europe de l’Est, j’ai voulu voir un max de choses mais aussi nous prévoir un peu de repos car ce sont nos seules vacances de l’été et va falloir recharger les batteries. Ayant entendu parler du Monténégro et de ses splendides paysages, je tape “station balnéaire Monténégro” et le gagnant est : Kotor. Embarquons donc maillots de bain et crème solaire, ça va glander sur la plage.

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Sauf que pas du tout, en fait. Reprenons. Après trois jours dans mon nouveau pays préféré, la Croatie (toujours à égalité avec la Grèce et l’Italie, j’ai pas mis au point un système de classement fiable), on monte dans un bus, direction Kotor. Evidemment, on est partis avec 20 mn de retard, on a passé une heure avec les douanes (mais j’ai récolté un nouveau tampon sur mon passeport qui commence à devenir bien velu). Le trajet nous balade dans les hauteurs de la Croatie jusqu’à arriver sur les bouches de Kotor, un fjord magnifique qui entoure un bras de mer. Et c’est parti pour le grand tour, je repère un village adorable avec deux petites îles avec un monastère sur l’une et une église sur l’autre. C’est trop beau, ce doit être là Kotor… D’ailleurs, on s’approche… et on ne s’arrête pas. Alors si ce petit bijou, là, c’est pas le plus beau de la baie, je me demande à quoi peut ressembler Kotor…

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On arrive enfin à destination et : je préférais le petit village, quand même. Mais Kotor a un truc génial, fou : outre les fjords bien sûr, Kotor dispose d’une vieille ville, un peu comme Dubrovnik mais surtout des remparts qui grimpent jusque haut dans la montagne pour atteindre la citadelle. Pendant 3 jours, je passais mon temps à lever le nez pour me repaître de ce spectacle. On peut même monter tout en haut mais après 10 jours à manger des escaliers tous les jours et vu qu’on était là pour glander, on n’a même pas prévu de le faire. Bref, on rejoint notre AirBnB après s’être tapés des côtes de malade (hydratation en négatif tellement on transpirait), on croise un tout petit chaton dans une évacuation d’eau qui nous salue (Monténégro +10 points dans mon coeur) et on s’installe. On a une chouette terrasse avec vue sur la baie (même si on a quelques bâtiments devant mais ça passe), l’eau verte qui rappelle les lacs de montagne… et pile en face, sur cette eau, un énorme paquebot TUI. Je hais ces paquebots, bordel ! Heureusement, il lèvera l’ancre une ou deux heures plus tard, il est donc temps d’aller à la plage se détendre.

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Quelques petites photos prises en direct de la terrasse

Et là, le fail : en guise de plage, du gravier. Alors là, je dois préciser un truc : j’ai passé mon enfance sur la plage de sable proche de Perpignan, fuyant les plages caillouteuses de Collioure ou Banyuls, par exemple. Même si Collioure, je conseille d’y aller, c’est vraiment joli. Je n’ai jamais compris l’attrait de certains pour les plages de cailloux, ça fait mal. On essaie de s’installer un peu comme on peut : douloureux. On essaie d’aller se baigner : douloureux. Un peu plus loin, il y a des transats, 10 euros la journée… Ah oui, petit point : le Monténégro étant sous protectorat européen, ils utilisent l’euro comme monnaie. Mais comme on n’a pas vérifié avant, on avait déjà changé toute notre monnaie. On se trouve un coin de plage moins caillouteux et on va nager un peu. Et là, j’avoue que nager au milieu de ce fjord mérite amplement les petits bobos aux pieds, c’est magnifique. Kotor propose également une sorte de piscine naturelle, un carré de pontons en béton avec ouverture sur la mer mais j’avoue que l’aspect eau croupie ne m’a pas trop attirée.

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La « piscine » d’eau de mer

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Le soleil passant vers 18-19h de l’autre côté du fjord, l’eau reste assez fraîche

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Point propreté de la plage : un canard abandonné

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Puisqu’il était désormais évident que nous n’allions pas passer nos journées à la plage à bouquiner, il fallait improviser. Une journée à paresser, siester, crapuler, une petite visite de la vieille ville de Kotor, très charmante (mais toujours pas de grimpette jusqu’à la citadelle) et petit plus : y a des chats partout. Dans la vieille ville, ils sont plutôt bien entretenus et en forme mais dès qu’on sort un peu, on a été attaqués par un adorable chaton de un mois qui avait contracté une sorte de coryza, j’imagine. Donc on a fait des “oooooooooh, trop mignon” mais on l’a pas touché.

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Après notre tour (un peu rapide, ce n’est pas très grand) de la vieille ville, on pousse un peu la balade et on tombe sur un vieil hôtel désaffecté, le bien nommé “Fjord”. Je capture un peu la façade puis commence à me raconter une histoire dramatique sur cet hôtel, imaginant un drame en pleine guerre des Balkans. Mais en fait, la vraie histoire est totalement nulle : faillite. En faisant des recherches sur le web sur le sujet, je tombe sur un blog de photographes qui sont allés dans la vieille bâtisse pour faire des photos. Ouiiiiiiii, des photos d’abandoned places, mon rêve ! Mais je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps : on n’a pas eu le temps d’y retourner et Victor était moyen chaud rapport à un éventuel risque de se prendre une plaque en béton sur la tête.

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Du coup, pour notre dernier jour, je fais du lobby pour aller à Perast. Perast ? Oui, vous vous souvenez, l’adorable village dont je vous ai parlé en début d’article. Et bien, après un tour là-bas, je suis absolument affirmative : si je retourne au Monténégro, je séjournerai dans ce village. Non, il n’y a toujours pas de plage de sable mais c’est absolument adorable et me réveiller le matin avec une vue imprenable sur ces deux petites îles, je ne peux qu’adhérer. Même si pour le coup, il n’y a pas de AirBnB (mais j’ai repéré une jolie maison à vendre…).

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Du coup, on achète celle-ci…

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…Ou celle la ? (plus abordable, je pense)

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Que retenir du Monténégro ? C’est beau, très (enfin, les bouches de Kotor du moins) mais mes ambitions sur le séjour là-bas (la plage) ont un peu terni mon image du coin. Une fois de plus, j’ai regretté qu’on n’ait pas de voiture (je n’avais pas pris mon permis, des baffes) pour découvrir d’autres coins hyper sympas comme Tivat ou encore le lac Skadar, hyper réputé. Quand je vous dis que je vais réorganiser un tour Croatie-Bosnie-Monténégro ! Le seul hic : je suis la seule conductrice, Victor n’ayant pas son permis. Mais bon, si je suis notre planning de vacances, ce ne sera pas avant 2019 alors d’ici là…

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Voici donc le récit de notre road trip en Europe de l’Est. Il me reste encore quelques aventures à narrer comme le train de nuit entre la Hongrie et la Croatie et une petite note sur les AirBnB. Bonne semaine les gens !

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Paris ou l’impossible improvisation

Avertissement : cet article va sonner “problème de riche” mais l’anecdote d’intro va servir à illustrer le pire défaut de la vie parisienne à mes yeux.

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Un dimanche de mars, 12h, quartier République, quelques parisiens battent le pavé devant un minuscule restaurant “Paperboy”qui sert des brunchs, paraît-il, délicieux. Nous voici au complet (3, on était 3), on rentre pour demander s’il y a de la place “non mais y en a dans 5, 10 minutes, vous êtes les prochains sur la liste !”. Ok, attendons. Une autre groupe se forme (une nana était là avant moi mais attendait ses camarades). Au bout de 15-20 mn, une table se libère enfin et… le groupe passe devant nous. Je commence à protester mais on me dit que si, si, ils étaient là avant, que c’est écrit sur la liste et que non, non, ils ne m’ont jamais dit qu’on était les prochains, limite en me traitant de menteuse. J’ai donc décidé de partir immédiatement et de ne jamais mais alors jamais revenir là-bas.

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Et après, allez-vous me dire ? Non parce que je peux boycotter ce lieu, je pense qu’ils s’en contrefoutent. Vu la file d’attente, ils étaient pas à trois couverts près. Parce que voilà tout le drame des brunchs parisiens : tu ne peux pas réserver parce qu’ils s’en foutent, ils feront salle pleine quoi qu’il arrive. C’est ainsi que lors de notre brunch de février au Café Madam, nous avons dû attendre dehors dans le froid la 6e de notre table qui était en retard (pas de son fait) car “non non, on vous installera pas tant que vous êtes pas au complet”. La salle était vide putain ! Ca coûtait quoi de nous faire asseoir au chaud, nous permettre de consulter la carte alors qu’il n’y a putain de personne ? Pardon, je suis vulgaire mais c’est débile, ça n’a aucun sens de laisser 5 personnes dehors (en février, je me répète) alors que ton établissement est vide. On n’y reviendra jamais mais ils s’en foutent, y aura d’autres personnes à notre place, youpi.

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Parce que voilà, le dimanche à Paris, si tu veux bruncher, c’est la guerre. Pas d’improvisation possible, faut arriver tôt et tous ensemble. Ou aller dans un truc dégueulasse, éventuellement. Je parle des brunchs mais ça marche à peu près pour tout : un petit afterwork, un dîner (spécifiquement les jeudi, vendredi et samedi soir), une terrasse, un goûter, ce que vous voulez ! Parce que :

 

  • Dès qu’un endroit devient sympa, il est vite repéré par le Bonbon, Time out, my Little Paris etc. Donc il est blindé. Donc avec de la chance, tu gères bien et tu trouves une place mais un endroit le devient de suite moins quand tu n’entends plus la personne face à toi (je n’ai pas une très bonne audition) et que ton espace vital se réduit à peau de chagrin.
  • Paris, y a du monde, partout, tout le temps. Même quand tu te dis que ça va aller parce que c’est un long week-end, le mois d’août, il pleut, il fait froid… y a toujours du monde.
Une astuce pour te donner l'impression qu'il n'y a personne : le cadrage (parce que là, on sirotait nos cocktails debout)

Une astuce pour te donner l’impression qu’il n’y a personne : le cadrage (parce que là, on sirotait nos cocktails debout)

Et j’avoue que ça finit par me lasser. Oui, je vis dans une ville très peuplée à densité forte, ok. Sauf que cette densité permet aux uns et aux autres de se passer de la moindre politesse du genre te faire poireauter dans le froid ou faire passer quelqu’un devant toi l’air de rien parce que tout le monde s’en fout. Tu veux pas revenir ? C’est pas grave, c’est pas toi qui couleras la boîte.

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Alors bien sûr, ce qui est rare est précieux, on va tous faire la queue sur un trottoir glacial pour une place convoitée… Alors qu’un système de réservation permettrait tellement de rendre tout le monde content, de fluidifier le service… Y a des moments où je me dis qu’on fait tout pour me rendre Paris détestable. Tout est inaccessible, cher, tu ne peux rien faire sans te taper une collectivité agressive et agacée.

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De toute façon, m’en fiche, rien ne vaut un brunch à la maison avec Victor, na.

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PS : Oui, je sais, je fais beaucoup d’Instagram de Paris car la ville n’a pas que des défauts non plus

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Ce n’est pas toujours le meilleur qui gagne

C’est pas juste ! Déjà enfants, on percevait à quel point la vie n’était pas toujours tendre avec les gentils et que parfois, les méchants gagnaient haut la main. Longtemps,j’ai laissé ma rancune et mes désirs de vengeance de côté, me disant que la vie finirait par me venger car on ne peut pas s’en tirer quand on est un beau salaud. Ou salope, au choix.
Maintenant, je suis (hélas) adulte et j’ai bien compris que ça ne marchait pas toujours comme ça.

 

Comme tout un chacun, j’ai des principes et des règles. En un mot, je peux tout faire tant que je peux encore me regarder dans une glace. Je me bats dans la mesure de mes moyens pour faire mon petit bonhomme de chemin mais quand je vois les routes que prennent d’autres qui finissent par me passer devant, j’ai comme un sale goût dans la bouche. Peu importe le mérite, vaut mieux parfois la combine.

Est-ce que vous vous souvenez du maillon faible, le jeu de Boccolini ? Je trouve que c’est une assez bonne métaphore de la société finalement : ce n’est pas le meilleur qui gagne mais celui qui a été assez malin pour se faire discret jusqu’à ce que ce soit son heure. Si on prend l’exemple de la politique française, c’est carrément ça. Prenons nos deux candidats du second tour, Nicolas et Ségolène. Honnêtement, à l’heure actuelle, je ne sais pas lequel je méprise le plus tant je les trouve aussi minables l’un que l’autre. D’un côté Ségolène qui s’est incrustée en cours de route alors que les éléphants du parti s’étaient épuisé sur le référendum européen et qui a remporté tranquillement la mise. Plus d’un an et demi après, j’en pleure
encore. A droite, Sarko qui reste quand même un phénomène : il n’était ni le plus beau, ni le plus intelligent, il avait son lot d’ennemis, les journalistes le détestent et le descendent régulièrement, malgré le mythe de la presse complice. Je dirais même que Sarko, il est globalement un peu crétin et que s’il n’avait pas de beaux discours écrits par des mecs un peu plus évolués, il ne serait rien de rien. D’ailleurs, y a qu’à voir les résultats dès qu’il improvise, le « quand y a des grèves, personne ne s’en aperçoit », j’ai un peu envie de lui suggérer de vivre ma vie une semaine en période de grève qu’on rigole. Et encore, je dis ça, je suis vraiment pas la plus pénalisée dans l’histoire.

Je parle politique mais c’est partout pareil. Bien sûr, il y a un facteur chance : être là au bon endroit et au bon moment, ça aide énormément. Mais honnêtement, est-ce que personne ici n’a été dégoûté par une promotion, une carrière fulgurante qu’a eu quelqu’un d’objectivement moins doué que nous. Et oui mais le talent, ça ne suffit pas, faut aussi
savoir tirer les bonnes ficelles. Prenons par exemple le monde de la télé. Quand Audrey Pulvar, la présentatrice antillaise du 19-20 de France 3 qui est une belle femme même si elle s’économise pas mal sur le sourire, explique sur le plateau de Pif Paf que le directeur de LCI lui a dit clairement « tu es très douée et compétente mais elle, elle est plus jolie que toi donc c’est elle qui l’emporte », ça démange un peu. Si je prends Melissa Theriau, elle n’a pas de diplômes de journaliste, elle a un niveau inférieur au mien mais elle a sa belle gueule et la voilà propulsée présentatrice de Zone Interdite. Bon, franchement, je m’en fous vu que la télé ne m’a jamais intéressée (du moins pas la présentation d’un JT) mais je peux comprendre qu’une fille parfaitement formée, très compétente mais moins jolie l’ait un peu en travers de la gorge.

Moralité : en fait, il n’y en a pas vraiment. Ca fait partie du jeu et on n’y peut rien. Mais je pense que plutôt que de maudire dans son coin celui qui a mieux réussi en prenant des chemins détournés, il faut aussi se remettre en question et se bouger le popotin. Notre premier et seul allié dans une ascension sociale, c’est nous mêmes et il est tout à fait possible de tirer des ficelles sans pour autant se dégoûter soi même. Alors au lieu de vomir sur celui qui nous a grillé la politesse, on regarde comme il a fait et on retient la leçon : ça nous servira forcément un jour ou l’autre.

Et comme je m’en lasse pas :

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Improvisation

14h20, dans un studio de la banlieue parisienne, une jeune femme entre et fait un câlin à son chat qui miou mioute beaucoup. Des fois que je sois sourde. La jeune fille a des cernes violettes et le maquillage au milieu des joues et elle se rend compte qu’elle a rien de prêt pour son blog. Elle aurait pu faire un sketch mais là, elle est cuite. Une BD ? Déjà qu’en pleine forme, elle sait pas dessiner, imaginez la cata.



Alors, je me lance dans un article impro. Le problème, c’est qu’il y a pas mal de trucs que j’ai prévu de mettre dans ma liste de samedi et je vais pas tout déflorer maintenant. Mais je vais faire du teasing, juste pour que vous veniez samedi, mouahahahah. Par exemple, samedi, je vous parlerez des décérébrés de la plate-forme où je bosse. Genre y en a qui ont un QI inférieur à leur pointure de chaussure mais vraiment. Non mais vous verrez à quel point j’exagère pas. Et puis je vous parlerai d’expériences extrêmes que j’ai eues le week-end dernier (oui, j’exagère) parce que
je suis méga wild. Vous avez envie d’en savoir plus ? Ben je dirai tout samedi.

Puis je pourrais vous parler des articles que j’ai en avance aussi. Parce que j’en ai plein vu que mes collègues de blog sont prolixes en ce moment et moi inspirée et j’en ai encore plein d’avance. Sans parler de ceux entamés pas encore terminés. Ah puis c’est bientôt l’anniversaire du blog aussi, va falloir que je prépare un article sur le sujet, gloups !

Bon, là, je parle, je parle, mais je ne dis rien. Peut-être pourrais-je parler de la réflexion que j’ai eue tout à l’heure en rentrant chez moi, cheminant sous la bruine qui n’arrange pas les restes de mon maquillage. Ma vie est cyclique à un point que ça en est impressionnant. Prenons ma vie professionnelle par exemple. 2005 : stage cool de fin mars à mi juin puis stage foireux l’été. 2006 : taf cool trouvé fin mars et qui m’amène jusqu’à début mai puis stage pas forcément foireux mais je devrais être enfin payée la semaine prochaine (si, si ! Même que le monsieur, il a dit qu’on allait fêter mon nouveau job). Après, d’octobre à fin mars, désert, des opportunités non concrétisées et tout ça. Là, aujourd’hui, je sors du cycle, à priori, puisqu’étant en CDI, y a peu de chances que je me retrouve dans un plan taf foireux cet été et dans une période de chômage d’octobre à mars. Puis en amour/sexe, c’est pareil. Mais bon, j’aimerais un peu sortir du cycle aussi, histoire de me reposer. Bon, en fait, j’ai remarqué ça mais je sais pas quoi en faire, c’est juste que j’aime bien jouer ma mystique.

Mon Dieu que cet article ne veut rien dire, c’est fou ! Je m’éclate comme une perdue à balancer des infos sans les développer pour titiller votre curiosité, même si c’est prétentieux. Après tout, peut-être que vous vous en foutez de ma vie, peut-être que vous aimez juste les articles « magazines » de ce blog. Tiens, je vais lancer un sondage sur la question, pour voir. Le résultat sera amusant, je pense. C’est fou comme les blogueurs (dont moi, hein) ont cette manie de penser que leur vie intéresse tout le monde, qu’ils passent leur vie à dire « ahahah, si les lecteurs savaient ». Mais peut-être qu’ils s’en branlent. Ou que s’ils savaient, ça changerait rien. D’ailleurs s’ils savaient, ça changerait pas leur vie puisque nous ne sommes pas le centre de leur univers. Enfin, faudra que je développe ça dans un article, tiens.

Bon, là, je crois que j’arrive en bout de route, mes yeux se disent merde, je raconte ma nuit à future coloc et on disserte sur nos vies affectives, c’est rigolo. Elle va être d’enfer cette future coloc. Dans 15 jours, je récupère une vraie fiche de paie avec un vraie salaire dessus (la première, c’était un demi salaire) et là, ce sera la fête du slip !

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Devenez un pro du sexe en dix minutes

L’autre jour, je suis allée déjeuner avec Gauthier puis je me suis baladée dans le rayon librairie de Virgin voir si un nouveau volume de mon manga préféré était sorti. Ben non. Je tombe alors nez à nez avec une table sur laquelle est exposée divers ouvrages : « Le sexe pour les nuls » « Devenir un pro du sexe », « le kama sutra facile » et autres ouvrages du genre. Bon, c’est pas nouveau que le sexe fait vendre mais là, on sent que l’été approche.

 

De façon toute personnelle, je n’ai pas ce genre de manuel. J’ai bien regardé sur le site d’aufeminin.com les petits conseils, je me suis poilée pendant une heure sur leur flûte enchantée mais une fois que je suis dans les mains expertes d’un homme, j’avoue que je calcule plus rien. Peu importe que ma jambe soit à 30 ou 45° honnêtement, j’ai pas mon compas, de toute façon. Une fois, en fouillant dans les livres de mes parents pour sustenter ma soif de littérature, j’ai trouvé un petit manuel de sexualité. Rien de bien hot, ça faisait plus « petit manuel
d’apprentissage pour les pucelles romantiques » avec de jolis dessins de couple au crayon de couleur. Tout ce que je savais déjà sur la lubrification naturelle du vagin, sur la pénétration et tutti quanti était là. Apparemment, ce livre a disparu, depuis, c’est bien dommage : je l’aurais refilé à mes enfants. Tant pis, je leur passerai « step up love story », manga érotico-rigolo, pour s’informer. Je suis une pédagogue née, y a pas à dire.

En fait, ces manuels me font marrer. Pas tant leur contenu que leur utilisation, je ne peux m’empêcher d’imaginer. Petite mise en situation burlesque. Gianni, mon voisin très buonito (qui n’existe pas en vrai, mes voisins sont soit vieux, soit moches, soit cons, soit les trois), me propose un petit dîner chez lui. Comme il me l’a demandé en me regardant droit dans les seins en se caressant distraitement le torse, je me dis qu’il y a quéquette sous couette. Mais voilà, Gianni, il est Italien et comme je suis traumatisée par Stallone (l’étalon, là…), je cours à la FNAC m’acheter « toi aussi deviens une pro du sexe en 10 minutes ». J’étudie, je m’entraîne toute seule chez moi (super ridicule), je fais des fiches. Soir X… Je suis tellement spontanée que je deviens la pire des amantes et Gianni pense désormais que j’étais vierge et que j’avais fait mon éducation sexuelle devant des films érotiques.
 

Autre mise en situation. Voilà, je sors officiellement avec Sagamore (ben oui, c’est plus Brad) depuis genre 6 mois et on a envie de pimenter notre vie sexuelle. Donc on s’achète un petit manuel « grimpez au rideau à coup sûr ». On rentre et tout émoustillés, on se jette l’un sur l’autre, on vire les fringues et là…

« Bon, sors le bouquin 
Tiens, on pourrait faire ça.

Ah ouais. Bon alors, comment ils disent ? Bon, tu mets ta jambe comme ça et moi comme ça… Ah non, c’est l’inverse

Oui, ça m’étonnait aussi que je me retrouve avec ma jambe autour de ma taille.

Ah, zut, mon bras me gêne…
Oui, tu dois le mettre là.

Ah (pif, je lui file un coup au passage). Pousse-toi, j’arrive pas à mettre mon bras !

Oui mais si on bouge, on va perdre la position
Ah ça y est !
Ouais mais laisse tomber, je bande plus. »
Bon, j’avoue que j’exagère un poil mais c’est l’idée.
 

Je me demande toujours ce qui pousse les gens à acheter ce genre de bouquins. Non parce que s’il y en a autant, c’est que ça doit marcher. Il me semble même en avoir vu un qui s’appelait genre : « Bien faire l’amour dans le noir ». Juste ciel ! Personnellement, je considère que le sexe est quelque chose d’assez spontané. Avant de me lancer dans une brouette, je ne fais pas le menu. « Alors, on va commencer comme ça puis après, on pourrait enchaîner sur ça puis terminer ainsi. T’es partant ? ». Et l’improvisation, nom de nom ? Déjà, quand je suis avec un mec, je prévois pas le quand alors le comment, c’est d’un ridicule ! Moi, je préfère quand ça commence tout doucement et quand, sans qu’on comprenne comment, on retrouve la tête sous le bureau (oui, c’est du vécu, hum…).

Pour moi, le sexe, c’est un art. On peut apprendre la technique dans des livres mais ça ne veut pas dire qu’on sera doués pour autant. J’ai des livres de dessin à la maison, vous avez bien vu le résultat. Je peux acquérir la technique mais si j’ai pas le petit plus qui fera le « génie »… D’autant que, pour moi, le sexe, ça ne se pratique pas de la même façon selon le partenaire. C’est idiot de le dire mais c’est vrai. Avec un amant qui ne me satisfait que moyennement, je vais pas multiplier les brouettes acrobatiques alors qu’avec un mec particulièrement doué… Par ailleurs, certains mecs ont des particularités. Par exemple, avec Laurent, monsieur ne pouvait pas prendre son pied si je me la jouais pas amazone. Bon, ben, c’était comme ça mais c’était un peu lourd à force. J’aime pas les systématismes.

Bref, je me demande quel est le public de ce genre de livres surtout qu’il suffit de parfois bouger la jambe de 3 mm pour que la position étudiée prenne un autre nom. Le mieux : les magazines féminins qui nous expliquent que telle ou telle position pour se muscler. Alors certes, le sexe, c’est du sport mais je me vois bien dire à mon mec : « Non, chéri, on le fait comme ça, j’ai besoin de travailler mes abdos. » Bon, si le mec se barre pas en courant, j’aurai de la chance.

Plus sérieusement, autant ça peut flatter l’imagination, ce genre de lecture, autant une fois dans le feu de l’action, je suis pas foutue de penser technique. Franchement, si je commence à me dire « bon, alors, contracte les cuisses comme ça, ça va les affiner. Tourne-toi un peu, ça permet une meilleure pénétration. Ah, il a l’air d’apprécier. Maintenant, je vais passer ma jambe là, comme ça, on va passer direct de la brouette tonkinoise à sa variante javanaise. Ouah, on a changé de position, c’est cool », ben, forcément, je serai moins impliquée dans le truc. Je ne calcule pas. Je laisse faire. Et curieusement, y a que comme ça que je prends mon pied. Si je cogite, je décolle pas, c’est mathématique.

Le sexe, ça s’apprend pas dans les livres, ça se vit. Alors laissons la théorie au placard, rien ne vaut la pratique !
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Petite drague en boîte

Par Manonthemoon

Thierry se forçait a croire qu’il n’avait rien fait de mal ! Apres tout, il n’était pas le premier. Puis tout avait était si vite. D’abord les petits regards, tous ces sous entendus, le sentiment de se comprendre a demi mots, le désir, corps pour corps, ne pas oser, puis si, enfin, pour le bonheur de chacun…sur le moment il ne pensait pas faire quelque chose de mal, seul sa conscience formaliste lui disait de se confesser, bien qu’il soit athée. « allons bon mon p’ti Thierry, il ni a pas de mal a se faire du bien ! ». Non, il n’était pas le premier, il savait éperdument que d’autres médecins ont déjà brouettés leur patients. Mais il ne parvenais pas a oublier qu’il était vétérinaire…

 

Un gros désolé pour ce texte minable, je n’ai guère eut le temps pour véritablement me pencher la dessus (m’y suis pris un peu tard faut avouer…) mais s’il est possible de te rendre autre chose, ou plutôt quelque chose, le 12, fait signe et j’aviserais =)

 
Bonne chance pour ton concours !
 

Merde, je peux pas rester la dessus, j’envoi quelque chose d’autre, attention, impro (t’as même les comm’ qui vont avec ^^)

 
Hum hum
 

Un matin comme un autre, metro, ANPE, dodo, la 1ere étape s’annonce olfactivement complexe, la 2e nerveusement tendue, et la 3e seras enfin la pour faire le pont avec la 1ere…youpi !

 

J’attendais mon RER comme a l’accoutumée, la gueule dans le rectum, le rectum a la clavicule, 12.6g de caféine dans le sang, mais toujours ce sale goût de weed crameux de la veille au fond de la bouche, qui te tire la langue et t’arrache les yeux. Finalement, je n’irais pas a la recherche de croûton aujourd’hui, mieux a faire. Je fous dredg a fond dans ma 205 diesel blanche, et je roule, je roule…Devenue décapotable, mes cheveux aux vent, la musique résonne dans mes tympans, Hollywood capitale du chewim-gum me permet d’oublier la bedave de la soirée, les yeux stop de picoter, comme dirais un gaulois au gros ventre, quand l’appetit vas, tout vas, et le moins que l’on puisse dire, c’est que j’ai faim…J’ère sans but jusqu’à la soirée, me fait beau, du moins prend une douche, j’attend 2h pour partir dans la boitounette de village, plus tu y vas tard moins tu dépenses, question de tactique…Tite chemise retourné sur le col en V du polo Ralph Lauren, le tout sur un fute sombre et des shoe dites « classes » qui te destroy le pied comme Lorie te destroy ta journée. L’air d’un clown, mais bon, parais que ça fait bien…je roule toujours dans ma 205 diesel blanche, ce coup si c’est Interpol en musique de fond, suffis d’avoir un peu de calme avant la tempête…je rentre sans trop de problème, ils manques de monde la dedans, guerre que les survet’ basket casquette qui rentrent pas, même mes converse auraient pu le faire…après 2 verres au bar, je décide d’accoster, une jolie brune, l’air énigmatique, pas la fille a danser ou a boire, parfait…attaque ciblée, le sempiternelle « ça manque un petit peu d’ambiance non ? » pour aborder, tout se roule et se déroule, le plus normalement qu’il soit, elle ne me regarde pas spécialement, pourtant je pense avoir le succès qu’il faut…je look de plus près, elle dois avoir la 25aine, commerciale (se voit aux chaussures) et narcissique (comme tout commercial) bref, une proie tellement sur d’elle, de sa supériorité, qu’elle en devient parfaite pour se distraire un soir en servant de vide couille. Pas un pas sur la piste de danse, je sens qu’elle veux s’amuser un peu, je lui propose de sortir, elle me dis « ou » je lui répond « ou vous voulez… » en pensant très fort « pourvu qu’elle aime les 205 diesel blanche… ». Bref, 2 heures après, nous nous sommes tranquillement chez moi, teille de tequila quasi a poil sur le lit, elle commence a sérieusement relooker un peu plus bas que ma tête, moi je ne fais pas que commencer mais je n’ai plus a me cacher. Espérons qu’elle boive assez, fin pas trop, les douches romaines c’est pas mon trip…je la regarde, pour le moment chacun a enlevé lui même ses vêtements « il fait chaud tu trouves pas ? » mais chacun, du moins moi, souhaite plus ! Décide de partir a l’assaut, quand elle me sort soudain qu’il faut qu’elle rentre chez elle, qu’elle n’a pas le temps, qu’elle est désolé, elle me glisse un faux numéro sur la table, pas même un regard en sortant, rien, que dalle…

Bastien, un ami, le lendemain matin « sexe le persil entre les dents »

Je tiens a signaler que cette histoire est entièrement vrai (pas moi ^^) et que j’espère que la personne concerné (un certain Julien) ne lira jamais ceci…

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