Le cinéma est mort et ce sont les blockbusters qui l’ont tué

Bonjour, je suis Nina Bartoldi, je ne suis pas cinéphile du tout mais j’ai décidé de vous asséner mon avis sur la question. Donc avant de vous expliquer pourquoi, selon moi, les blockbusters font beaucoup de mal au cinéma, je dispose ici même une caissette virtuelle de tomates pourries que vous pourrez me jeter allègrement au visage si, à la fin de ma démonstration, vous considérez que je n’ai rien compris.

Certified fresh rotten tomatoes

Je ne sais plus à partir de quand exactement le cinéma et moi, on a commencé à prendre nos distances. Plus jeune, j’y allais assez régulièrement : pour sortir entre copines ou à la fin de ma relation avec Guillaume pour nous occuper et nous éviter d’avoir la conversation qui fâche puis en plus, on connaissait la caissière qui nous laissait passer sans payer. Oui, à l’époque, on ne virait pas les gens pour un déficit de 85 centimes. Et puis j’ai commencé à déserter les salles : parce que c’est cher, parce que je m’endors, parce que j’ai pas envie d’aller mater la plupart des films qui me sont proposés. Du coup, parfois, je télécharge un film qui me tente moyen mais qui va me permettre de m’occuper deux heures et… mais… qu’entends-je ? La voix tonitruante des studios qui me pointent du doigt : “tu télécharges, vilaine ! C’est toi qui nous tues !”. Mmm, vraiment ? Voyons ça.

Studios universal visite

D’abord, il y a l’arnaque de la 3D. Vous savez, ce truc qui vous salope un film sans rien y apporter : ça assombrit l’image, ça fait mal aux nez pour les déjà binoclards qui se retrouvent avec deux paires sur le nez, ça vous rajoute en moyenne 2 € et en plus, ça rend l’action plus confuse 9 fois sur 10 et ça me fait sortir du film. Bref, je déteste la 3D surtout que ça souligne un peu trop avec la subtilité d’une vache américaine dopée aux hormones le fait que l’industrie du cinéma nous prend… ben pour des vaches à lait, justement.

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Mais encore, ça,c ‘est pas le pire. Revenons au dernier film que j’ai vu au cinéma, à savoir Batman vs Superman qui est, de l’avis général, un film assez moyen, voire un peu médiocre. Effectivement, malgré la présence d’Henry Cavill (qui ne sert à rien), d’un Batman convaincant alors qu’on avait très peur aka Ben Affleck et de la woh sexy Wonder Woman… ben rien n’a vraiment de sens. Sans parler du twist moisi basé sur un prénom, rien n’est vraiment prenant, on s’en fout un peu de ce qui arrive aux personnages. Même quand t’en as un qui meurt, t’es un peu en mode “ouais, ok… oh, j’ai plus de pop corn dis donc” (en vrai, je ne mange pas au cinéma parce que 10 fois trop cher). Bref un film complètement oubliable sauf que… “mais en fait, la version longue dispo en DVD est vachement mieux, tu comprends plus de trucs et tout”. Heu hein ? Tu veux dire que j’ai payé 10 € pour voir un film nul mais que si j’en paie 20 € de plus, j’aurai une version cool ? Puis cette semaine est sorti Suicide Squad, un film qui s’est fait descendre dans toutes les critiques que j’ai pu voir ou lire, jamais vu une telle unanimité… Bon, j’avoue que j’avais moyen la hype sur ce film, je sentais moyen la Harley Quinn qui avait l’air d’en faire des caisses (ok, son personnage aussi mais je sais pas, je le sentais pas), Will Smith me fait plutôt fuir et Jared Leto en Joker… Je ne saurais dire pourquoi mais dès le départ, j’ai rangé mon billet de 10 € : je n’irai pas voir ça. Le film sort, déluge de critiques assassines et là, attention “non mais en fait, on voit quasi pas le Joker dans le film parce que toutes ses scènes seront dans le DVD, ahah!” Ah ben dire ça après la sortie du film, c’est bien la preuve qu’on nous prend pour des cons. Surtout que la promo du film était basée essentiellement sur le Joker (quasi absent) et Harley Quinn alors que finalement, on ne voit que Will Smith à l’écran… Tout ça pour ça.

Suicide Squad l'équipe des méchants, blockbusters DC Comic

Et c’est là où je veux en venir : on a depuis quelques années des blockbusters “à univers”. Je trouve ça intéressant en soi surtout dans des exploitations d’univers complexes comme les super héros. Et comme j’adore l’univers Batman, forcément, ça me donne envie, à priori, d’adhérer au projet. Sauf que le projet coûte vite cher. Prenons l’univers Marvel (celui qui me séduit tellement que j’ai pas réussi à voir un seul Avenger en entier sans m’endormir) : 3 Iron Man, un Hulk, 2 Thor, 3 Captain America, 2 Avengers, 1 gardien de la galaxie, un Ant-Man et à venir : un Doctor Strange, 1 autre Gardien de la Galaxie, 2 autres Avengers, un autre Ant-Man, un Black Panther, un Spiderman un autre Thor et un Captain Marvel. Soit de 2008 à 2019, 22 films. Soit 220 € dépensés en 11 ans juste pour aller au cinéma. Et voyons combien me coûterait un DVD d’une série genre Daredevil : 24,99. Donc pour un prix annuel quasi équivalent, je passe soit 4 à 5h au ciné soit je me mate 26 heures de série télé… Niveau rapport qualité/prix, y a un joli fossé…

J'ai pas du tout vu Daredevil

J’ai pas du tout vu Daredevil

Alors oui, le coût d’un film n’est pas forcément comparable à celui d’une série mais là encore, a-t-on autant besoin d’effets spéciaux ? J’ai déjà parlé de la 3D mais même au-delà de ça, est-ce qu’on n’est pas en train d’aller trop loin ? Les films se tournent de plus en plus sur fond vert, on nous en fout plein la vue pour masquer les trous du scénario mais… qui est encore dupe ? Ces blockbusters sont donc censés nous raconter une histoire en 2h mais échouent et il faut acheter en prime le DVD pour réellement comprendre l’histoire. Sauf que si je reprends Batman vs Superman, le film ne m’a pas vraiment passionnée, je l’ai même trouvé long donc je ne suis pas forcément motivée à l’idée d’en reprendre une lichette.

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Les blockbusters tuent-ils le cinéma ? Oui et non. Oui parce que j’en viens à me demander pourquoi j’irais dépenser de l’argent pour un film qui ne peut pas me raconter une histoire à lui tout seul et je pense n’être pas la seule. Non parce que les cartes cinéma illimité permettront toujours à ces films d’avoir des spectateurs qui doivent être réguliers dans leur visionnage pour ne pas perdre d’argent… Tiens, faudra que j’en parle de ça, aussi. En attendant, si y en a bien un qui agonise, c’est le bon cinéma, celui qui relève le défi de faire tenir son propos dans le temps imparti sans nous obliger à revenir 3 fois pour avoir l’histoire en entier.

 

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Je déteste la 3D

Voilà, c’est dit. Jeudi soir, Victor et moi regardons les podcasts sur Batman vs Superman et nous décidons d’aller voir ça de plus près parce qu’après tout, y a Batman et puis Henry Cavill (ok, ça, c’est juste pour moi) alors pourquoi pas. Puis les avis sont unanimes : si le film est très mal écrit, Ben Affleck est un très bon Batman. Je propose donc qu’on se fasse une toile durant le week-end mais drame : pas une seule séance sans 3D. Et je déteste la 3D

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Déjà, j’ai des lunettes à montures un peu épaisses donc les lunettes en 3D par dessus ne sont jamais confortables. Oui, je pourrais mettre des lentilles mais j’ai testé quelques temps et ça ne me réussit pas du tout. J’admets que l’argument de la double lunette ne concerne qu’une minorité mais ça, c’était juste la mise en bouche car…

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Argument 2 : ça assombrit. Oui parce que vous n ‘avez pas besoin de moi pour noter que les lunettes 3D sont teintées et, forcément, ça joue sur la lumière de l’image. Un beau respect du travail du réalisateur sur la photographie… surtout pour un film genre Batman vs Superman où la photographie est précisément un argument vente.

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Argument 3 : le film n’a pas été conçu pour la 3D. A ma connaissance, seuls 2 films ont vraiment joué sur l’effet 3D : Avatar, le pionnier, et Gravity, qui voulait mettre en lumière l’évolution des personnages dans l’espace qui se déplacent donc en 3 dimensions. Alors pour Avatar, j’avoue que je n’ai aimé le film que pour ça (et je ne l’ai jamais revu depuis vu que j’ai rien pour lire de la 3D chez moi) mais pour Gravity, à part la scène revue 100 fois dans la bande annonces et éventuellement une ou deux prises de vue, c’était pas si indispensable que ça. Le fait que les films ne soient pas pensés pour la 3D fait que l’action peut parfois être brouillonne, les images pas du tout mises en perspectives dans cette optique là et donc, pour te rajouter de la profondeur, on t’ajoute un objet random au premier plan, façon perspective japonaise. C’était notamment le cas dans Titanic 3D que, oui, je suis allée voir parce que, précisément, j’attendais de la 3D qu’elle magnifie le bateau, intérêt majeur du film. Et bien, j’ai perdu 10 € et j’ai passé le film à chercher où j’étais censée voir de la 3D.

Je déteste la 3D

Argument 4 : et le majeur : ça me fait sortir automatiquement du film. Exemple : Star Wars 7. Dans la scène d’intro, Po court vers son X wing et là : jouet. Le vaisseau qui est censé faire 12,5 m de long pour 11,4m de large et 2,3 m de haut (merci Wikipedia !), un truc un peu lourd quoi, c’est pas loin de la taille d’un Mirage (re merci Wikipedia) mais par la distorsion entraînée par la 3D, j’ai eu l’impression de voir… un jouet. Comme la plupart des vaisseaux entrevus. Alors d’un côté, on pourrait presque trouver sympa de retrouver l’aspect maquette du cinéma d’antan, une sorte d’hommage à Ed Wood mais… je vous jure qu’il devient difficile de sentir que l’univers est en danger quand tu ne vois que des jouets dans les vaisseaux spatiaux censés s’affronter pour dominer l’univers.

Clic sur l'image pour en savoir plus sur le Japonais qui a réalisé cette maquette... en papier

Clic sur l’image pour en savoir plus sur le Japonais qui a réalisé cette maquette… en papier

Mais surtout, surtout… je déteste la 3D car elle me prend pour une pigeonne. On va pas se mentir : s’il y a autant de films 3D, c’est pas pour m’offrir plus de spectacle mais juste pour me faire payer plus cher. Alors que le film est absolument identique, on a juste mis un peu de paillettes dessus, de la paillette qui gâche un peu le truc au passage et salope discrètement le travail du réal au passage. Et je vous jure qu’aujourd’hui, trouver une séance en 2D relève de l’impossible. J’ai interpellé Gaumont sur Twitter pour savoir où aller voir ce foutu film en 2D et réponse : attendre la semaine prochaine. Sous texte : on sait qu’il va y avoir des masses de gens en première semaine donc on essaie de rentabiliser au max en le mettant au format 3D et gratter quelques euros.

Je déteste la 3D

Pourtant, j’aimerais que la 3D fonctionne, j’attends la réalité virtuelle depuis mes 15 ans mais… la 3D au cinéma, c’est vraiment pas ça du tout.

 

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La drague façon rue : la meilleure façon de pas choper sur les sites de rencontre

Avant d’aborder le point de la planification du premier rencard, je souhaiterais revenir sur un point : ce qu’on met dans les mails. Comme je l’ai dit, beaucoup de messages sont envoyés et peu reçoivent de réponse. Mais avant de nous bassiner avec l’éternel « toutes des connasses », ne seriez-vous pas légèrement en faute, messieurs ?

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Pour ceux qui sont un peu connectés à Twitter, vous voyez souvent passer des messages sur la drague dans la rue voire le harcèlement de rue. Tel n’est pas mon sujet même s’il est intéressant (mais d’autres le traitent mieux que moi, click on the link). Parmi ces messages, certains caricaturent ce petit jeu ridicule comme ce message, posté par Dieu seul sait qui : « Waaaah, tu siffles trop bien, voici mon 06″ – Personne, jamais ». Difficile, les femmes ? Bah oui, pardon d’aimer les hommes légèrement civilisés capables de tenter une interaction avec moi en utilisant un sujet, un verbe et un complément. Et je parle pas de vos putain de phrases à la con du genre que mon père a volé toutes les étoiles du ciel et compagnie. Un homme a-t-il réellement pensé un jour pouvoir choper de façon aussi basique ou sort-il surtout ça aux filles pour se faire mousser auprès de ses copains postés quelques mètres plus loin ? Non mais je demande, ça m’intéresse…

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Sur les sites de rencontre, on observe peu ou prou le même phénomène. Alors que certains se fendent d’un joli mail, certes en copier/coller pour certains, d’autres se disent qu’écrire, c’est chiant. Si pour certains, « slt », « bjr », « hi »… comptent pour un mail (alors que si j’avais voulu chatter, je serais allée sur le chat, ASTUCE !), d’autres singent carrément les comportements de drague dans la rue, ceux que l’on répète à longueur de temps qu’ils nous horripilent. Sans mentir, j’ai eu droit à des « hey, t’es vraiment mignonne, toi ! » ou des « hey, sexy ». Hey sexy. Hey-sexy. A quel moment dans ta tête tu t’es dit que j’allais répondre alors que si t’es pas totalement teubé, tu sais que des mails, j’en reçois par pelletée et que, oui, c’est un filtre. Même si t’es le sosie de Gael Garcia Bernal avec l’accent incluido, je te jure que non, ça marche pas. On me fait signe en coulisse que je peux pas entendre l’accent des gens par mail mais on s’en fout, y a pas non plus de sosie de Gael Garcia Bernal ni sur les sites de rencontre ni même dans ma vie et ça me fait déjà assez mal comme ça, arrête de retourner le couteau dans la plaie, merde*

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Reprenons ma super comparaison recherche d’emploi vs recherche d’amour parce qu’on va pas se mentir, elle est super. Est-ce que si un poste vous intéresse vraiment, vous allez envoyer un simple mail genre « hey, lucratif ! » ou « hey, je te trouve très rémunérateur » ou « salut, les missions que tu proposes me mettent les étoiles dans les yeux que mon père aurait volées dans le ciel » ? Bon, ce serait peut-être une technique à tenter mais pas sur le poste de vos rêves, je vous promets.

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Moralité : non seulement j’ai rien à répondre à tes « hey sexy » mais même si tu avais la tronche d’un Jon Kortajarena ou d’un Henry Cavill, ça ne fonctionnerait pas. Parce qu’au fond, je sens bien que t’en as rien à foutre et que t’as parlé à celle qui était connectée en même temps que toi. Et c’est pas non plus la peine de m’agresser en m’envoyant un « tu serais pas un peu trop difficile, toi ? », c’est le genre de mail qui me donne envie d’envoyer une réponse pas sympa (oui, j’ai reçu ça récemment d’un parfait inconnu qui n’a pas daigné me dire bonjour, faut pas déconner non plus).

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Bref, la semaine prochaine, on a une réponse à un mail car on a suivi les conseils de tata Nina.

* Si jamais t’as un freelance pour moi, je cherche des sous pour me payer quelques séances de psy…

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Tiens, si on se créait un mail de couple ?

Je l’ai toujours crié à qui voulait l’entendre, et aux autres aussi : la naissance d’un « nous » n’est pas la mort du « je ». Moi, Nina, j’ai existé 34 ans ou à peu près, avant de te connaître, il est hors de question de devenir une sorte d’appendice de ton toi. Le mythe des androgynes, c’est très joli mais je veux continuer aussi à vivre par moi même.

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Un jour comme un autre. Alors que je suis en train de bosser, je m’accorde une petite pause « netvibes » dit aussi « matons mes flux RSS de mails voir si quelqu’un est venu m’écrire qu’il m’aimait ». Oui, telle une adolescente en fleur, j’aime imaginer qu’un inconnu va me déclarer sa flamme. Et que cet inconnu ressemblera à Joe Manganiello ou à peu près (je vous ai trop parlé d’Henry Cavill et Jon Kortajarena, faut savoir varier ses crushes) (Manganiello est à peu près la seule raison valable de regarder True Blood. Ca et éventuellement le fait de voir comment, tel un film porno, ils vont écrire trois lignes de texte pour balancer une scène de cul) (l’autre jour, y a quand même Sookie qui a attaché un mec à un arbre avant de se le taper tranquille, sans trop lui demander son avis… Pardon, quoi !)(j’ai pas compris qui était le mec). Mais non, à la place, j’ai « Sébastien et Florence ». Je veux dire l’expéditeur du mail est « Sébastien et Florence », ils nous invitent cordialement pour une soirée dans leur chez eux. GASP !!
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Voilà, Sébastien et Florence sont devenus une entité unique, ils sont « Sebéflo ». « Ah tiens, j’ai des nouvelles de Sebéflo », « tu vas à la soirée de Sebéflo ce soir ? » « Sebéflo partent aux Etats-Unis en septembre, la chance ! ». Bien évidemment, il est plutôt sain pour un couple d’avoir des activités communes (sinon, on peut se demander s’il s’agit pas simplement d’un plan cul) mais une boîte mail commune, pourquoi ?

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Aaaaaaaah oui, on va me dire « mais c’est pour les événements communs genre la crémaillère, le mariage… » Oui, alors éventuellement même si la plupart des couples ayant le mail au double nom n’est ni marié et que la crémaillère est passée depuis longtemps et le mail sert toujours. Un mail commun, ça valide quelque chose : dans le couple, y en a un qui gère la vie sociale, l’autre qui suit. C’est pas Florence ou Sébastien qui lance l’invite en mettant l’autre en copie, non, c’est Sebéflo, tu sais pas forcément lequel vu qu’ils signent de leurs deux noms. Et tu le sais, ces mails là marquent aussi autre chose : les mails collectifs. Sebéflo te parlent pas à toi en particulier, ils parlent à la masse, ils inondent la foule en mal d’amour de leur sirupeuse romance. Ils annoncent à deux, c’est plus écolo. Et sans doute un peu plus froid. Et t’as intérêt à bien aimer les deux. J’eus connu un couple (qui doit avoir une adresse commune maintenant vu qu’elle n’avait de toute façon plus droit à aucune vie privée), j’aurais pas aimé recevoir un mail « nous » venant de lui vu que j’avais même pas envie de lui parler. C’est sans doute aussi comme ça que tu finis par recevoir des mails d’invitation d’un membre de cette entité 4 bras 4 jambes que tu ne connais pas car ils font désormais carnet de contact commun. La vraie question restant : utilisent-ils toujours leur adresse personnelle individuelle ou je peux arrêter d’écrire dessus ?
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Et puis après quoi ? Le compte Facebook commun ? Un mobile pour deux ? Pitié, pitié. Mais vous savez le pire ? C’est que ceux qui ont franchi le pas du mail à deux sont souvent ceux qui étaient les plus virulents sur le sujet. Du coup, il est fort possible qu’un jour, vous receviez un mail de Nina et XXX. Ce jour là, soyez chouette, renvoyez moi à cet article.

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Faut pas que tu couches le premier soir si tu veux garder un mec

Je suis lassée par la presse féminine, mais lasséeeeeee. Des fois, je me dis que je devrais la relire pour dénoncer mais les ¾ du temps, je frémis devant tant de clichés. Devant tant d’injonctions. Sois mince ! Porte du vert ou du rouge, balance tes fringues de l’an dernier, elles sont tellement old school que si tu les remets, on te brûlera en place publique. Tartine toi la gueule de telle crème ou celle-ci… Bref, chaque mois, on nous sort le manuel de la parfaite fille… Qui vient plus ou moins en contradiction avec ce qu’on t’a préconisé le mois dernier mais c’est pas grave. T’avais qu’à avoir une personnalité, aussi… Mais ce qui me fait violemment soupirer, ce sont les explications sur ton couple : si tu veux garder un mec, surtout, n’écarte pas les cuisses trop vite !

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J’ai déjà parlé je ne sais combien de fois de cette grande question de la première nuit. Coucher ou ne pas coucher ? Pour moi, la réponse est claire : tu fais ce que tu veux ! Si je me réfère à mon expérience personnelles, mes deux plus longues histoires officielles ont toutes les deux débutées par une nuit endiablée (enfin, non, y en avait une, c’était une fin d’après-midi mais à la fin, il faisait nuit, ça compte presque pareil). D’autres histoires où il ne s’est rien passé le premier soir ont rapidement terminé dans le mur. Il y a aussi ce plan cul fil rouge que je fréquente depuis 6 ans et demi, nous n’avons rien consommé le premier soir. Et celui de quasi 7 ans où nous avions rapidement finis tous nus dès la première rencontre. Comme quoi, y a pas de règles. Mais les magazines féminins insistent : tu comprends, si tu cèdes trop vite, il va se lasser de toi et te largueras pour de nouvelles cuisses closes, plus mystérieuses.

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Ah… Alors, ainsi, dois-je en conclure que :

Mon seul intérêt se limite à mon vagin et la possibilité d’y pénétrer. L’homme ne cherche bien que ça. Peu importe que je sois potentiellement intéressante, que j’ai de la conversation, de la culture ou de l’intelligence. Peu importe que j’ai d’autres compétences comme celle de bien danser, d’être très drôle ou même, quitte à être dans le cliché, de bien faire la cuisine (mon tiramisu est très bon, d’abord !). Que je chante pas mal ou que je sache jouer de la guitare. Le mec, je pourrai jongler avec 5 balles et cracher du feu, il regarderait ça d’un oeil torve parce que lui, il veut juste me pénétrer, donc. Le reste, c’est que du superflu, de l’habillage. Le papier cadeau qu’on va se dépêcher de déchirer sans penser à la brave personne qui s’est emmerdée à tout bien empaqueter. Y en a des comme ça, je dis pas… Généralement, on les appelle des connards. Tout simplement.

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– L’homme est un animal à bite et c’est tout. Lui, il veut juste la planter sur votre mont. Selon la durée de l’escalade, il décidera plus ou moins de faire de vous sa propriété ou d’aller à l’assaut d’autres hauteurs parce que vous étiez vraiment trop facile à monter.

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– dans un couple, la réussite ne peut venir que de la femme car c’est à elle de se contrôler, toujours. Une femme qui s’offre le premier soir est une traînée ou une fille trop facile pour intéresser les hommes. Même si elle crache du feu. Une femme qui se fait désirer remportera forcément la partie. Peu importent ses désirs à elle, finalement. Peu importe qu’elle mouille tellement sa culotte de désir le premier soir, elle passera son dessous à la machine et on n’en parlera plus. Et peu importe si le mec, lui, trempe son biscuit le premier soir : il sera forcément toujours plus désiré car c’est bien connu qu’une femme ne cherche pas le sexe ou le frisson, elle cherche l’Amour. Même avec un abruti incapable de réaliser qu’avoir une copine qui couche le premier soir, ça n’a aucune importance car elle est autre chose qu’un vagin sur pattes avec une paire de seins et une bouche goulue. Nooooon. Quant à imaginer qu’une fille puisse également penser du mal d’un mec qui cède le premier soir (après tout, pourquoi pas), vous n’y pensez même pas… Puisqu’ils sont tous pareils à toujours vouloir nous la coller dans le plus d’orifices possibles. On leur en veut pas, c’est leur nature, ces pauvres amours…

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Et je colle Henry Cavill en chute d’article, baaaam

 

Question : est-ce que se cacher derrière une rose, ça rend mystérieuse ou ridicule ? Non mais je demande, hein…

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Man of Steel de Zack Snyder

Quoi, Nina qui est déjà allée trois fois au cinéma en 2013 ? C’est la folie furieuse.

J’ai des amies qui ont des arguments pour me faire aller au ciné. Genre, Amy : “Hé, on va voir Superman ? C’est Henry Cavill qui joue le rôle” . Henry Cavill, celui là même qui réveille mon petit coeur de midinette. Donc lundi dernier, j’étais sagement assise dans mon siège d’un UGC ou d’un Pathé à attendre de pouvoir me rincer l’oeil. Mais j’ai quand même suivi le film et voici mon avis.

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Tout commence par une scène à Krypton en mode “fable écologique”. Les Kryptoniens ont pompé toute l’énergie du noyau de la planète et celle-ci menace d’exploser à tout moment. Jor-El et sa femme Lara plongent donc dans l’anarchie et font un enfant qui va naître de façon naturelle, “le premier depuis des siècles” car les enfants sont crées dans la “chambre de la Genèse” où ils sont conçus avec un rôle prédéfini pour la société. Bref, un général local, Zod, veut se rebeller, ça vire en guerre civile. Jor-El vole le codex, un squelette contenant l’ADN kryptonien, le met dans le vaisseau avec son fils nouveau né et balance le tout vers la Terre, “une planète avec un soleil jaune”. Le petit s’en va, Jor-El est tué par Zod qui est arrêté et balancé dans la Phantom Zone où il dormira pendant 300 cycles avec ses sbires, dont une femme particulièrement garce et sadique. Comme toutes les méchantes.

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Ensuite, nous voici sur Terre où on découvre un Clark en pleine errance. Il aligne les petits boulots, tenté d’utiliser ses pouvoirs pour le bien de l’humanité mais il doit être prudent car son papa lui a appris qu’il devait cacher ses pouvoirs car l’humanité ne comprendrait pas. Puis il se retrouve au Pôle Nord où on a trouvé un ovni et là, qui que voilà ? Loïs Lane qui vient faire un reportage sur le dit ovni. Clark parvient à réactiver le vaisseau grâce à une sorte de clé USB et hop, son père apparaît et ils papotent, tranquille, dans une scène follement Shakespaerien. Donc Clark apprend qu’il a de supers pouvoirs grâce au soleil jaune et va jouer dehors pour voler un peu. Au passage, il sauve Loïs qui l’avait suivi, elle découvre donc que cet homme mystérieux a de supers pouvoirs. Mmmm…

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Loïs rentre à Metropolis et mène l’enquête, elle finit par retrouver l’identité de l’homme aux super pouvoirs. Ah oui donc Loïs connaît les super pouvoirs de Clark avant qu’il ne devienne journaliste. MMmmmm, ok. Là, pouf, Zod et ses potes débarquent sur Terre car ils ont été libérés de la Phantom Zone à la suite de l’explosion de Krypton et demandent à ce qu’on leur remette Kal-El, fils de Jor-El. Oui, ils veulent le Codex qu’il possède pour créer une nouvelle Krypton sur la terre. Clark se rend car le FBI a embarqué Loïs au passage. Zod et ses potes arrivent, la garce sadique embarque Clark et demande à Loïs de venir. Pourquoi ? On ne sait pas. Mais c’est pratique, Clark lui file la clé USB futuriste. Pourquoi ? On ne sait pas. Mais ça tombe bien, elle va réussir à la glisser dans un récepteur et hop, revoilà Jor-El qui lui explique comment se débarrasser des Kryptoniens. En gros, nos camarades ET ne supportent pas l’atmosphère terrestre, leurs super pouvoirs leur pètent à la gueule alors que Clark, il est habitué depuis le temps. Bref, Lois et Clark parviennent à s’évader et là, ça vire au massacre : les ET et Clark se battent à coup de voiture et de locomotives balancées dans la gueule (…). Bref, ça vire destruction massive et orgie d’effets spéciaux hyper bien faits mais… C’était long, très long.

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Bref, qu’en retenir ? Passons outre quelques incohérences scénaristiques pour s’attacher à Superman. Déjà, j’ai pas vraiment eu l’impression de regarder une histoire de Superman (ce nom est prononcé très précisément 2 fois et ce à trente seconde d’intervalles) mais une histoire d’extraterrestre qui vit sur Terre. Ensuite, niveau mythologie, y a pas mal de trucs qui me font grincer un peu des dents : le fait que Loïs Lane ne soit pas bernée par Clark Kent, son acolyte qu’elle prend pour un mec banal et un peu niais et qu’elle soit un peu cruchasse (elle glousse quand Clark la quitte pour une mission). Par contre, on retrouve bien le talent de Loïs pour toujours chercher des situation bien merdiques et j’aime bien l’actrice qu’ils ont choisie (Amy Adams). Les méchants semblent tout droit sortis d’Avatar avec leur manie de jamais crever, sans parler du Major américain (joué par le mec de New York police spéciale) bourrin à la mâchoire serrée. Clichés, clichés. Quant à Henry Cavill… Il est beau et c’est limite un peu le problème. Bon, là, ils l’ont un peu trop bodybuildé mais surtout Clark est censé être un mec assez banal, suffisamment pour pas se faire griller par les autres en tout cas. Là, on a droit à des tas de plans esthétiques sur Henry. Henry flottant négligemment dans l’océan, Henry prenant le soleil, Henry qui roule une pelle à Loïs…Même s’il est tout à fait dans la lignée des Christopher Reeves et Tom Welling (peut-être trop beaux aussi, allez savoir).

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En somme : un bon film d’action bien ricain avec une louchette d’écologie, de réflexions sur le destin, le bien et le mal et une belle allégorie sur le nazisme/communisme, notamment la scène hallucinante où l’on voit le Général Zod en sorte de statue argentée avec des soldats de même types défilant derrière lui sur fond rouge. La référence est si subtile… Je ne le conseillerais pas aux vrais fans de Superman mais si vous avez envie de passer 2h devant un blockbuster, faites-vous plaisir !

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A partir de là, on se rencontrera pas

Une histoire sur un site de rencontre, ça commence toujours par un mail. Oui, les flashes, charmes, pokes ou je ne sais quoi, je compte pas ça comme un contact ! Le premier mail est souvent de type “Hey salut [commentaire sur une photo genre “tu me plais” ou sur les informations entrées sur le profil genre “y a pas que ton cul qui m’intéresse” même si c’est parfois faux], à bientôt ? Prénom”. Si la personne vous intéresse, vous répondez et s’engage une conversation. Mais plus la conversation par mail s’éternise, plus votre histoire sent la croquette. D’ailleurs, à partir de là, on devrait écrire histoire avec un minuscule H.

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Le mail est censé être une sorte de préliminaire amoureux. On s’échange quelques banalités avant de vite lancer la seule question qui nous intéresse “quand est-ce qu’on se voie ?”. Seulement parfois, la conversation s’enlise. On parle, on parle… et on parle. De tout, de rien, de la vie, du mauvais temps, de ce qu’on a mangé et de ce qu’on regarde à la télé ou de ce qu’on lit… Ca continue, encore et encore, on ne sait finalement toujours pas grand chose de l’autre mais l’idée de se rencontrer n’apparaît toujours pas. Et à un moment, tu te rends compte que tu as échangé plus d’une centaine de mails pour ne rien dire et là, tu le sais : ça ne se fera jamais.

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Evidemment, parfois, l’autre est loin donc en attendant un rapprochement géographique, ça occupe. Mais si la personne et vous êtes dans la même ville, pensez bien qu’à un moment, trop de mails noie votre relation. Les préliminaires, c’est super sympa mais au bout de 2h de papouilles, soit je m’endors, soit mon corps est devenu tellement hypersensible qu’à la prochaine caresse, je file un coup de pied.

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Et puis faut savoir passer la seconde. Une relation épistolaire est bien charmante (à condition de rentrer un peu plus dans l’intime, deviser sur le superficiel n’a pas grand intérêt) mais quand deux personnes souhaitent réellement se rencontrer, elles n’attendent pas 107 ans si elles peuvent facilement le faire. Surtout que la relation épistolaire peut avoir un effet pervers : créer des sentiments pour une personne qui n’existe pas vraiment. Vu que ce fut ma spécialité dans ma prime jeunesse, je sais précisément de quoi je parle. On échange, on se livre, on dessine de l’autre un portrait idyllique grâce au matériel qu’il nous donne, on tombe amoureuse d’un mythe. Et j’ai pas besoin de vous expliquer en quoi c’est pas bon. A l’arrivée, le décalage entre vos fantasmes et la réalité est violent, vous vous plantez et vous souffrez à en perdre sommeil et appétit alors que vous n’êtes finalement tombé amoureux que du personnage principal du petit roman que vous vous êtes écrits.

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Et puis se voir n’empêche pas la conversation, vous n’êtes pas obligés de vous retrouver à poil au bout de 2 mn… Même si être à poil n’empêche pas non plus la conversation, les fameuses conversations sur l’oreiller, c’est pas mal aussi. Mais les mots sont trompeurs. On habille de syllabes la réalité, on la travestit, on ne montre que ce qui nous plaît sans avoir de grandes difficultés à cacher ce qui nous paraît moins valorisant. Avec des mots, je peux dessiner un moi si différent, si je veux… Evidemment, on pourrait s’étonner d’une telle stratégie : quand l’autre verra l’ampleur de l’arnaque, il prendra ses jambes à son cou. Mais peut-être est-ce vous l’arnaquée, vous pensez parler au sosie d’Henry Cavill au métier prestigieux qui fait preuve de tant de finesse d’esprit mais s’il le faut, votre interlocuteur n’a ni le physique, ni le prestige et même pas tout à fait l’intelligence qu’il prétend avoir (on trouve de si belles phrases prêtes à copier/coller sur le web sur tout un tas de sujets). Bref, même si ok, passons au dessus des apparences car cet homme, on a ressenti quelque chose pour lui blablabla, reste que partir sur un mensonge n’est jamais une bonne idée.

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Donc si la rencontre traîne c’est soit que vous n’êtes pas si intéressés l’un par l’autre que ça, soit que quelqu’un a la trouille de ne pas ressembler à l’image qu’il a donné… Bref, ça n’annonce pas forcément que du bon.

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Les hommes que l’on aime sont-ils la somme des hommes que l’on a aimés ?

Pif paf, le titre qui fait intitulé de thèse pour magazine féminin, démerdez-vous avec ça.

Hier, je vous parlais de ce garçon croisé qui m’a fait un drôle d’effet, celui de le reconnaître alors qu’il était impossible que nous nous soyions déjà croisés. Sortant d’un fantasme à base de « ce fut le grand amour de ma vie antérieure » (ah tiens, j’ai pas pensé à vous le coller hier celui-là, c’est bien dommage, c’est la plus romantico neuneu des explications), je cherchais une explication bien plus prosaïque à base de « auquel de mes exs (réels ou ceux sur qui j’ai bavé) me fait-il furieusement penser ? ». Car parfois, je me demande : craqué-je pour ce charmant garçon ou sur le fait qu’il m’évoque un souvenir amoureux.

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Quelque part en 2011, je croise un homme aux hasards de la vie qui me trouble. Physiquement, il est somme toute assez banal et a un style vestimentaire qui flirte avec le beauf. Alors quoi ? La trentaine me ferait-elle revoir mes prétentions à la baisse jusqu’à me sentir émoustillée par un homme dont je vois d’emblée les défauts ? Non parce que je vous rappelle que l’amour est censé rendre aveugle, hein… Je scrute, je cherche et je finis par comprendre : il ressemble un peu à Gabriel, mon amant depuis pas loin de 6 ans. Ah oui, ok.

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De façon générale, un crush peut influer de façon étonnante sur mes goûts. Je me rends compte qu’il suffit que je craque sur un mec pour que tous les individus du même type me fassent un peu vibrer. Ex : je craque pour un Arabe/ Noir /Asiat /Hindou (etc.), je vais me retourner dès qu’un type du même groupe ethnique lui ressemble un peu (oui, la couleur de peau, ça fait quand même pas tout). Mon dernier crush a les cheveux rasés ? Je vais soudain trouver les boules à zéro plus sexy. Henry Cavill joue Superman ? Je vais mater de plus près les mecs en moule bite rouge à la piscine (non, c’est pas vrai… y en a pas !). Bon bref, vous voyez l’idée.

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Mais le pire, ce sont les ressemblances avec mes amours déçues. Là, je vire limite hystérique : j’ai pas pu avoir l’original, je veux la copie. Un peu comme une vengeance de la vie. Je me souviens, cet hiver, je croisais un homme très proche de mon ex prince-charmant-devenu-crapaud. Faut dire que j’étais allée chercher direct un Italien pour être bien sûre. Après un premier rendez-vous prometteur (mais qui ne déboucha sur rien car Monsieur était plus un allumeur qu’un concrétiseur, remettant le feu dès qu’il me sentait partie, le truc qui me rend dingue mais pas dans le sens recherché…), j’étais quand même un peu chatouillée dans mon for intérieur : c’est pas malsain de chercher à se taper un mec qui a pour principale qualité de ressembler à un ex juste pour mettre fin à une histoire sur laquelle on n’arrive pas à mettre un point final ?

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Finalement, j’en reviens à ma question d’hier : qu’est-ce qui fait le crush ? Si un crush découle d’un autre crush, d’où part le point zéro ? Pour remonter la filière de l’ex prince-charmant-devenu-crapaud, ce qui me fit craquer au départ, c’est qu’il ressemblait à Jeremy Sisto, acteur aperçu dans Six Feet under et dont une scène de baiser avec Claire Fischer avait fait palpiter mon petit coeur et ruiné ma petite culotte… Un peu déprimant quand on y pense. Heureusement que mes histoires passées remontent plus à de vrais mecs, de chair et de sang, plutôt qu’à un vague acteur que je ne croiserai jamais de ma vie.

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La question reste : quel est le point alpha. Freud me répondrait mon père. Ouais, enfin, si on considère que je kiffe les Méditerranéens bruns plutôt mince et que mon papa est blond aux yeux bleus et un peu rondouillard, on n’y est pas du tout. Qui est donc ce brun au visage émacié et sans doute lunetteux qui détermine la plupart de mes attirances aujourd’hui ? Est-ce que je cherche dans toutes mes aventures l’image de l’homme alpha, mes attirances sont-elles la somme de mes précédentes attirances ? Ou ce brun Méditerranéen émacié est le mieux en terme de reproducteur pour moi, la petite presque blonde aux yeux bleus ? Les opposés s’attirent car qui se ressemble s’assemble ou inversement ?

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Pour complexifier la réflexion, nous parlerons un autre jour des attirances intellectuelles.

 

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Marotte culturelle

T’ai-je déjà parlé, cher lecteur, de mes obsessions culturelles ? Je crois pas non… Donc si tu es un peu attentif, tu dois te douter que je te parlerai de mes obsessions culturelles. Si tu n’avais pas capté, je t’invite cordialement à te prendre un petit café.

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Je me considère souvent comme une pique-assiette de la culture, je sais des tas de petites choses mais y a des sujets où j’ai de grosses, d’énormes lacunes. Voire une connaissance du sujet qui se mesure limite en négatif. Je picore, je picore et un jour, sans raison particulière, un met culturel excite mes papilles intellectuelles plus que de raison et je décide de me plonger à fond dans le sujet. Une nouvelle obsession culturelle est née.

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Ça peut être tout et n’importe quoi. J’ai eu ma période légendes arthuriennes (bien avant la sortie de Kaamelott), ma période Moravia, Barjavel, Extebarria, mes récurrentes envies de culture russes ou italiennes… Des fois ça passe vite, des fois ça reste assez solidement. Ce qui me permet au passage de m’adonner à l’un de mes pires vices : l’achat compulsif. Ben oui, des que je rentre dans une librairie, la carte bleue me démange, c’pas ma faute… Et encore, je ne fais plus de tour au rayon CD ou DVD, ouf !

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Mais j’aime bien me passionner pour un truc, fureter les rayons réels ou virtuels à la découverte d’un nouveau livre sur mon sujet du moment, regarder un film ou une série sur le sujet s’il y a… Par exemple, en 2013, j’ai deux marottes qui se dessinent :
– le surnaturel : alors origine de cette nouvelle marotte : Supernatural, justement. Ils le diffusent sur CanalPlay infinity et comme Jensen Ackles figure en bonne place sur ma liste des crushes people, je me suis fait plaisir. Force est de constater que je ne connaissais en fait pas du tout la série et je découvre alors que c’est pas juste l’histoire de deux frères bonnasses qui tuent des esprits et démons mais qu’il y a une trame un peu plus riche avec la guerre des anges, démons, tout ça. Or au tout début des années 2000, voire même un peu avant, j’étais une accro de ce genre de trucs. Je lisais des mangas avec plein d’anges dedans, j’avais lu plein de trucs sur les anges et les démons, une semi pro d’angéologie et de démonologie. Même que j’avais écrit pas moins de 3 romans avec des anges et des démons dedans. Aucun de ré exploitable en l’état je pense mais bon… Et même quand j’était plus petite, jeune ado, j’étais accro au mystique, je regardais avec passion toutes les émissions sur le surnaturel (on n’a jamais fait mieux que Mystères), lisais beaucoup sur le sujet. Là, j’ai envie de m’y remettre. Parce que finalement, étudier le surnaturel, ce n’est finalement rien de plus que de se pencher sur la mythologie puisque nos religions ont finalement repris dans l’ensemble nombres de mythes païens réadaptés à leur sauce.

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– Batman. Oui voilà. Il y a quelque chose qui me fascine chez Batman : comment est-on passé d’un sympathique super héros en tenue mauve qui castagne en ziwiiiiii kaboomm plaf ! Au super héros super dark que t’as pas super envié de croiser la nuit dans la rue, même quand t’as rien à te reprocher. Et accessoirement pourquoi Bruce Wayne est un mec aussi chiant (bien que je dois avouer que j’aime assez le parti pris de Nolan de Wayne qui joue le milliardaire alcoolo connard flambeur pour mieux dissimuler son double jeu) et transparent. Du coup, j’ai commandé l’encyclopédie Batman pour en savoir plus. Et si je la trouve bien, je passerai sur Superman, d’autant que je compte bien aller voir The man of the steel, le nouveau Superman. J’ai jamais trop aimé ce Super Héros, beaucoup trop lisse à mon goût mais y a Henry Cavill dedans, un autre de mes top crushes people.

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Ça va déjà bien m’occuper quoi. Mais vous commencez à me connaître : j’ai dans mes marottes une incroyable inconstance. Alors peut-être que demain, je vais me passionner pour autre chose, je vais peut-être me piquer d’architecture, d’histoire de la mode, de philosophie ou de développement personnel… L’avantage des marottes, c’est qu’on peut picorer à l’infini sans risque d’indigestion. Enfin pour moi parce que je sens que ma marotte telenovelas en 2012 à plus saoulé que passionné mon public. Quoi que faudra que je vous en reparle tiens. Et vous plaignez pas, ça fait longtemps que j’ai pas parlé Ab production et soap opéras !

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Tu flirtes là ou… ?

Une histoire d’amour ne commence pas au premier baiser mais bien avant, à l’heure des échanges de regards complices, des effleurements volontaires, des doux flirts agrémentés de rires de gorge, jeux de cheveux et sourires en coin. Ces heures de flirt vues comme une douce période… après avoir conclu.

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Parce que le flirt, c’est quand même compliqué. D’abord, comment savoir si l’autre, en face, est en train de flirter ou s’il est naturellement affectueux, tactile, cordial voire excessivement poli. S’il me demande ce que j’aime lire/écouter/regarder, est-ce parce que ma petite personne l’intéresse ou qu’il entretient la conversation ? S’il met sa main sur mon bras quand il me fait la bise, c’est parce qu’il est tactile ou qu’il a envie de me toucher ? Etc. Etc.

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Parce que tout est question de prisme. Petite mise en situation parce que j’aime ça et vous aussi (si, si, vous le savez pas forcément mais vous aimez ça). Donc imaginons que j’ai en vue un jeune homme, Henry (comme Cavill oui parce que comme dit Loxy, je place super bien mes crushes people). Comme je suis pas tout à fait godiche, j’arrive à adresser la parole au jeune homme qui discute tranquille avec moi. Une interaction humaine tristement classique. Sauf que moi, je suis à fond les ballons donc mon décodeur amoureux s’emballe. Il se passe la main dans les cheveux ? Il me veut. Il me regarde dans les yeux ? Il me veut. Il me sourit ? Il me veut. Il termine la conversation par un “bon ben à plus”, il me sur-veut, la preuve, il dit qu’il souhaite me revoir. Alors que dans les faits, il en a peut-être juste rien à faire de moi, a passé sa main dans ses cheveux par tic, me regarde dans les yeux car je le fixe direct dans les pupilles, il sourit par par politesse. Quant au “bon ben à plus”, je m’attendais à quoi “Bon ben dégage connasse et à jamais, j’espère”.

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Simple interaction ou signe manifeste d’un intérêt ? Peut-être que Henry, il me trouve bien jolie, qu’il a passé sa main dans ses cheveux pour montrer qu’ils sont soyeux, s’est noyé dans mes grands yeux bleus, m’a adressé des sourires complices et que son “bon ben à plus” voulait bien dire “à très vite et puis tiens, on irait pas au ciné demain pour se rapprocher l’air de rien dans le noir ?”. Bref, chacun de nos gestes est-il une invitation ou un mouvement anodin sujet à interprétation ?

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Evidemment, on me dira que si on veut savoir, on n’a qu’à demander. Mais toute histoire d’amour qui se respecte comporte toujours cette zone d’incertitude, ce “je te parlais sans savoir si je t’intéressais ou pas, tu comprends…”. Et puis y a des moments où c’est pas si évident de faire le premier pas non plus. Reste donc à décoder, décoder, décoder. Comment parle-t-il aux autres filles ? Est-ce qu’il se retrouve souvent proche de moi ? Est-ce que son bavardage est poli ou réellement intéressé ?

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Heureusement, la plupart du temps, on finit par démêler le réel du fantasmé. Et au pire, on se prend un râteau mais c’est pas si grave… Des garçons avec qui minauder en se demandant s’ils flirtent ou sont juste cordiaux, ça ne manque pas.

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