Pollution des chakras

Depuis que je suis allée au Canada l’an dernier, pays de la civilité et de la politesse, j’essaie de mettre beaucoup de bienveillance dans ma vie, j’essaie de pas perdre mon calme inutilement. Sauf que certains ont décidé qu’ils n’en avaient rien à foutre de ma tentative de sérénité et rien ne les arrêtera : c’est la pollution des chakras.

Pollution des chakras

Je ne parle pas des anonymes pressés et parfois agressifs qui peuvent te démonter une épaule dans les couloirs du métro car tu dépassais d’un millimètre sur leur trajectoire et qui ne se retourneront pas pour s’excuser : pas le temps et de toute façon, tu n’existes pas, ils ont déjà oublié. Je ne parle pas des connards et leurs manspreading qui empiètent très largement sur ton espace vital ni ceux qui te regardent avec insistance alors que tu t’appliques à les ignorer. Je ne parle pas non plus des connards et connasses qui restent obstinément assis sur les strapontins aux heures de pointe, alors même qu’ils ont un cul inconnu à 3 cm du visage. A la limite, je me dis que pour ceux-là, le karma filera peut-être quelques gaz au propriétaire du dit cul. Ceux-là, au mieux, je lève les yeux au ciel et les oublie aussitôt, au pire, ils me pompent l’air et me font monter la tension quelques minutes.

Panneau de métro parisien au soleil levant

Non, je parle de ceux qui squattent dans ton quotidien et dont tu ne peux faire fi. Des collègues oppresseurs machos, incultes ET bruyants que tu n’arrives pas à évacuer de ta bulle de sérénité. Je vous parle aussi de la voisine harceleuse qui est en train de piétiner de ses petits pieds énervés la jolie bulle de bonheur qu’on s’est constituée, avec Victor. Parce qu’on ferme les volets trop tard, parce qu’on utilise le vide-ordures, parce qu’on déplace les meubles la nuit (??)(je rappelle que c’est la voisine du dessus au passage). Et comme elle connaît bien notre agente immobilière qui vit deux étages en dessous de nous, autant vous dire que niveau soutien, c’est un peu léger, surtout que la folle est allée voir tous nos voisins pour se plaindre de nous… Bref, on a la loi pour nous mais on va être obligés d’agir pour régler ça alors que bon, on a autre chose à faire de nos vies, hein…

Commissariat de police

Du coup, comment tu gères ça ? Je fais du yoga, je fais de la sophrologie, je respire par le nez et écoute des sons de pluie qui tombe mais y a des fois où tu tiens pas, où tu sens la moutarde te monter au nez et le cri dans la gorge, où tu n’en peux juste plus. Mais si tu cries, c’est toi qui perds. Parce que tu es la collègue chiante sans humour, parce que tu es la jeune locataire qui ne respecte pas la vieille proprio du dessus. Encore les bonnes vieilles oppressions : accepte l’humour du mâle dominant, accepte de baisser la tête face à tes riches aînés. Même s’ils sont en tort. Respirer par le nez, écouter la pluie, boire une tisane…

Femme sous la pluie

C’est dur, franchement, c’est dur. Mais peut-être aussi parce que la bienveillance ne doit pas passer par l’acceptation de tout et n’importe quoi. Les règles doivent être pour tous, quelle que soit votre âge, sexe, couleur, orientation sexuelle, patrimoine… Si je reprends l’exemple de la folle du dessus, elle nous écrit des trucs IGNOBLES tout en nous rappelant qu’on ne sait pas vivre et respecter notre prochain. T’es sérieuse, meuf ? Tu n’arrêtes pas de nous dire qu’on est mal élevés, mal éduqués, qu’on a aucun respect mais tu n’as jamais tenté de nous parler un minimum correctement. Mais voilà, comme c’est nous les jeunes, on est forcément en tort (36 et quasi 37 ans, tous les deux cadres dans de grosses boîtes mais apparemment, le fait qu’on n’achète pas autorise l’infantilisation). Et il y a un truc que je ne supporte pas, mais alors vraiment pas, c’est l’injustice, au sens large du terme.

Gal gadot est Wonder woman

Alors on fait quoi ? Concernant mes collègues, j’ai essayé de retendre la main, elle a été dédaignée donc la solution est désormais simple : je vais oublier politesse et bonne éducation la prochaine fois. Pour le reste, on verra avec une assistance juridique. En fait, c’est peut-être ça, le secret de la bienveillance : ne pas accepter n’importe quoi mais être bienveillant avec soi-même en se dépolluant l’air des nuisibles… Ca rendra peut-être service à ceux qui subissent.

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Elucubrations nocturnes

 Par Tatiana
 

La nuit, souvent je fais des rêves. Oui, bon je sais tout le monde en fait. Mais le truc c’est que moi je m’en rappelle tout le temps (car en général je me réveille juste après et je me rendors aussi sec), et qu’ils sont assez bizarres. Mon inconscient aime à s’exprimer haut et fort. Déjà quand j’étais au lycée, une des premières choses que je faisais en arrivant le matin c’était raconter mes rêves devant une audience mi-captivée, mi-interloquée devant mon imagination nocturne. Aujourd’hui ça continue. Je pourrais écrire un livre sur mes rêves. Une de mes amies m’a même dit que mes rêves étaient tellement bizarres qu’elle va m’acheter un livre sur l’interprétation des rêves pour mon anniv. Faut dire que les psychanalystes se régaleraient tellement ils sont symboliques.

L’autre soir mon inconscient a remis ça, une fois de plus. Voici ce dont je me souviens, donc pardon pour les choses peu claires :

Je suis dans mon appartement et il fait jour. Je dirige mes yeux vers ma fenêtre et là à mon grand étonnement et énervement, je vois un mec (le chanteur Raphaël) sur mon balcon me regardant avec l’œil pervers et avec le sexe qui sort de son pantalon. Ca me met hors de moi et je lui hurle dessus (mais il se marre) et je finis par appeler la police. Mais comment est-il arrivé sur mon balcon ? Alors en fait il à balancé une corde par-dessus la fenêtre et il a fait genre je m’accroche à la corde. Oui parce qu’il habite l’immeuble en face et il faut savoir que ma rue est très étroite et que de ma fenêtre à celle de mon voisin y a pas tellement de distance. La police met un certain temps avant d’arriver et au final je me rends compte d’un coup que je suis tranquillement en train de parler avec lui chez moi. Ni une ni deux je le remets dehors et je ferme les volets pour être sûr qu’il ne remette pas les pieds chez moi. C’était un conseil de la police. De son côté je crois que la police lui interdit de remettre les pieds sur mon balcon et il doit jeter sa corde sous peine de grosse amende. Après je ne me rappelle plus de rien, j’ai du me réveiller je crois.

Bon et là c’est seulement un aperçu, il est pas si bizarre que ça ce rêve. J’en ai fait des pires, dont celui ou des extraterrestres qui ont l’apparence de la faucheuse, descendent sur terre (enfin chez mes parents) et je me bats contre eux. Ou encore celui où je vois un chat s’éventrer devant moi (tout en me parlant en même temps) et se recoudre ensuite. Celui là il m’avait traumatisé à l’époque. J’en passe et des meilleures cela va s’en dire.

Vous l’aurez donc compris, ma vie nocturne est aussi folle que ma vie normale. Mon paysage onirique est très varié, on ne peut pas dire que je n’ai pas d’imagination. Par contre, soyez gentils de ne pas trop interpréter mes rêves. Si justement cela apparait codé c’est bien pour que ça n’arrive pas jusqu’à ma conscience.

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