Le SMS post premier rencard

Il y a deux types de premier rencard : celui qui se termine au lit et celui qui se termine sur une bise prometteuse ou embarrassée, selon l’intérêt de chacun pour l’autre. Parlons donc de ce rencard où chacun repart avec une incertitude relative : première étape d’une future relation ou seule et unique entrevue avec cet autre que nous aurons oublié dans quelques jours (et réciproquement) ? Si vous n’avez pas réussi à sentir le sens du vent, un indice : l’éventuel texto post premier rencard.

recevoir-texto

Récemment, j’ai eu quelques rencards ne conduisant pas directement dans un lit et ce pour diverses raisons. Après avoir ingéré un verre ou deux, je reprends le chemin de ma maison, quand mon mobile se met à vibrer et je reçois un message de type « c’était cool, on se revoit bientôt ? » Là, je peux dire sans trop m’avancer que le poisson à mordu à l’hameçon. Ou alors ce monsieur est excessivement poli ou pervers, je ne sais pas. Mais partons du principe que c’est un signe manifeste d’intérêt et penchons nous plus avant sur ce SMS post premier rencard.

sms

Vous passez une excellente soirée avec une personne qui vous attire mais voilà, la nuit ne sera pas à vous. Vous vous quittez et là, que faire ? Pourquoi envoyer ce SMS 10 à 15 mn après ce premier rendez-vous ? Hypothèse la plus simple : la timidité. Il n’est pas toujours simple de manifester son intérêt pour l’autre de façon claire, surtout quand on est timide et que l’on manque de confiance en soi (c’est généralement lié). Comme on n’a pas envie de se prendre un râteau en frontal, le sms est une façon prudente de signifier à l’autre qu’on aimerait bien effectivement passer au 2e tour, on ne disait pas juste ça par politesse.

drague-pour-introvertis

Le sms post premier rendez-vous est aussi une bonne façon de casser la terrible question du « quand doit-on relancer l’autre ? » et « pourquoi il/elle ne le fait pas ? ». Ben oui au moins, on indique directement la situation : moi vouloir toi et fais en ce que tu en veux. Par ailleurs, il faut battre le fer tant qu’il est chaud, comme on dit. Ne pas laisser le doute s’insérer, ne pas laisser à l’autre l’opportunité de se dire qu’à la réflexion, ce rendez-vous n’avez rien de magique et qu’on va peut-être en rester là.

ennui-reflexion

Mais parfois, ce premier texto est sans calcul, une simple envie de prolonger de quelques secondes la magie du rendez-vous. Peut-être est-il l’aveu d’un regret, celui de ne pas avoir eu le courage de se lancer, de déposer un baiser sur les lèvres de l’autre. Une occasion de rattraper très légèrement ce manquement… En attendant le rendez-vous suivant.

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Les souris sont des hommes

Dimanche soir, petites heures de la nuit, je tapote négligemment sur mon clavier en attendant le sommeil. Bon, en vrai, je joue sur King, ce site est une horreur de chronophagie. Bref, comme tous les dimanches, il est tard et je n’ai pas sommeil, la télé tourne un peu au hasard, sur la chaîne où je l’ai laissée. Quand soudain, Télé m’annonce Secret Story. J’aurais bien zappé mais j’étais un peu trop dans ma partie, on va dire qu’on va laisser tourner.

Et en fait, j’ai bien fait. Je n’avais quasiment jamais regardé, juste un peu l’an dernier et j’avais trouvé cette émission d’un profond sadisme. En fait, je vous résume la fois où j’ai regardé (oui, je n’ai vu qu’un épisode mais le pire, je crois) : pour une obscure raison, Cyril et Alice sont enfermés dans une pièce et espionne les autres. Ces derniers pensent que les deux enfermés sont partis. Or Cyril a entamé une liaison avec Alexandra et Alice avec Matthias. Et là, « la voix », sorte d’ersatz d’un Dieu sadique, demande à Matthias de séduire Alexandra (sans savoir que sa moitié ainsi que celle de la demoiselle sont toujours là, donc). J’étais effarée. Comme je bossais à l’époque sur le site people de TGGP, j’ai aussi appris que cette même voix avait demandé à Matthias de demander à Alice de venir vivre avec lui (mission acceptée) mais Cyril, lui, a refusé de larguer Alexandra pour 10 000 euros. Alors qu’elle était super chiante comme fille.

Bref, dimanche, je regarde et voici un peu le topo, c’est compliqué, il y a des milliards de candidats, des cachés dans une trappe qui rentrent et sortent au gré de la voix et essaient d’éliminer des autres et de découvrir leur secret car ils les espionnent via un écran de télé. Donc samedi, il y a eu l’élimination de Daniela dont je ne sais rien à part qu’elle était vulgaire mais c’est une constante de cette émission. Elle a été victime d’un complot de Léo, qui est un des infiltrés. La voix a profité de la soirée des éliminations pour dégager
Léo que personne n’aimait et mettre à sa place Angie, une fille très naturelle, pas du tout refaite de la tête aux pieds, et Romain qu’est beau gosse. Et puis là, on fait rentrer un type qui n’était pas dans l’émission jusque là, qui s’appelle Martin. Dans le sas de la maison, la voix explique à Martin qu’il va devoir remplir une première mission : faire croire qu’il est le mec de Cindy. Une nana qu’il n’a donc jamais vu de sa vie. Donc Cindy l’attend dans l’entrée et ils mettent au point leur plan. Bon, voilà, le reste de l’épisode est globalement sans intérêt, les absents se font casser du sucre sur le dos comme toute bonne émission de télé réalité (et comme dans la vie), ça se drague, les filles rivalisent de classe et d’élégance (ahahah)…





En fait, cette émission a quelque chose de fascinant. En fait, les secrets de base, on s’en fout : avec le net, ils durent au mieux 2h. Ce qui est plus marrant, ce sont les nouveaux que la prod via la voix impose aux candidats. J’ai trouvé assez énorme qu’un mec entre dans un jeu et se retrouve au rang de petit ami d’une nana assez vulgaire (mais oui, ok, elles le sont toutes). J’aime ce côté un peu manipulation de tout le monde qui se ment juste à l’arrivée pour gagner de la tune. Sexe, argent et manipulation, c’est un bon cocktail. Sauf qu’évidemment, c’est présenté par Castaldi qui me donne toujours envie de le frapper. Ce mec me paraît faux mais d’une force ! Je suis totalement persuadée qu’il n’est absolument pas sympa et qu’il manque totalement la dimension 2nd degré de ce show. Quant aux candidats, c’est la foire au plus pseudo trash vulgaire. Toutes les nanas ont posé seins (siliconés) à l’air dans Entrevue, FHM et co, elles manquent terriblement de raffinement, d’humour 2nd degré et je ne parle pas de la maîtrise approximative de leur français. Et chez
les mecs, ce sont exactement les mêmes, la silicone en moins. Genre le Romain, là, il est beau gosse de prime abord mais après trois jeux de sourcils genre « je suis trop un ténébreux », on se rend compte qu’à part choper de la dinde en boîte le samedi soir, il n’a rien de bien intéressant à offrir. Mon chouchou étant Léo, un ex SDF si j’ai bien tout suivi, qui se la joue grand machiavélique et qui n’a pas tout à fait tort vu qu’il a réussi à éliminer Daniela juste en manipulant les gens. Mais bon, aux pays des idiots, c’est pas bien difficile d’être le plus manipulateur.

Bref, je regrette finalement que pour cette émission, ils recrutent pas des candidats d’un meilleur niveau, genre des mecs supra cynique sur l’émission, qui sont parfaitement conscients de leur rôle de rat de laboratoire et essaient de battre la voix à son propre jeu même s’ils ne peuvent pas communiquer entre eux. Parce qu’avec des gens un peu plus… heu… on va dire évolués et sans Benjamin Castaldi, ce jeu pourrait être un pur monument de manipulation mâtiné de sadisme. Et là, je peux vous jurer que j’en raterais pas un
épisode !

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Petits coups bas entre amis

Par Jane

J’ai toujours pensé que les exs des copains-copines étaient un sujet tabou, des cibles interdites, du pas-touche intégral. Jusqu’à hier. Mais reprenons depuis le début.

Il y a des nouvelles qui se répandent comme une trainée de poudre. Ou des gens qui ont vraiment des antennes. Le célibat, par exemple.

Il y a quelques temps, je reçois un texto d’une connaissance. Cette connaissance est en fait l’ami de l’un de mes exs, qui prend des nouvelles une fois par an, pour le 1er janvier, ça donne bonne conscience. Cette connaissance est également celui qui avait balancé quelques gentillesses très peu flatteuses sur mon compte lors de la rupture. Nous soulignerons ici la délicatesse de l’ex qui m’avait gentiment rapporté que « de toute façon, mes potes m’ont dit que… » Messieurs, vous détestez qu’on vous dise « ma mère me l’avait dit » ou encore « j’aurais du écouter ma meilleure amie », alors ne nous faites pas vivre la même chose.

Recevoir un message en mars me semble donc un peu suspect. Le nouvel an est passé. Ce n’est pas encore mon anniversaire. J’ai eu des nouvelles de mon ex dernièrement donc je pense que ce n’est pas ça non plus. Bon, qu’est-ce qu’il me veut lui? Par curiosité, j’accepte de le voir. Ses textos sont parfois ambigüs, mais je me dis que je dois mal interpréter.

On réussit finalement à se trouver un créneau qui nous convient, le rendez-vous est fixé à samedi. « Je n’ai jamais vu ton appart' » Oui, mais moi non plus je n’ai jamais vu le tien, et je survis plutôt bien, donc on reste sur l’option rendez-vous en ville, ça m’évitera de devoir faire du ménage.

30 minutes avant l’heure de rendez-vous théorique, je suis affalée sur mon canapé à siroter de l’aspirine pour tenter de déloger le gros mal de tête qui menace de me flinguer mon samedi soir, en vieux t-shirt et jean informe. Mon téléphone sonne, et il m’annonce qu’il va être en retard. ca commence bien. J’en profite pour me maquiller (en vue de la soirée) et me coucher (en rattrapage d’un manque de sommeil chronique) Je suis réveillée toutes les 20 minutes par le téléphone, et finis par lui dire de passer chez moi, ça sera plus simple. J’émerge quand quelqu’un frappe à la porte.

L’entrevue est très civilisée, le café coule à flot, on échange les dernières nouvelles et celles plus anciennes, on parle boulot, quotidien parisien, célibat, banalités, sans aucun sous entendu glauque. Lui assis sur le canapé, moi sagement posée sur une chaise et agrippée à mon thé et mon aspirine.

A peine est-il parti que je retourne me coucher (toujours pour rattraper mon retard de sommeil) quand mon téléphone vibre. Pensant que ça concerne la soirée, je jette un oeil à l’écran.

« Ca m’a fait plaisir de te revoir, tu es de plus en plus belle. J’aurais aimé en revoir un peu plus de toi »

Petit conseil au passage: Quand on vous dit que vous allez servir de cadeau d’anniversaire, même en tout bien tout honneur, n’acceptez jamais, il semblerait que ça puisse traumatiser certaines âmes sensibles. Ou que certains aient une bonne mémoire.

Ouai, mais bien sûr; voilà que ça redevient ambigü, maintenant qu’il n’est plus là! Je réponds poliment mais sans encouragements. Dernier message reçu (et auquel je ne répondrai pas) « Sois sage ce soir » Non mais là, ya comme un bug, il se prend pour qui?

Hier soir, le téléphone sonne, je décroche machinalement.

« Alors, comment ça va? Tu as passé un bon week-end? »

« Euh… Oui… »

« Et tu as été sage? »

« Je ne pense pas que ça te regarde… »

« Ouille, ça doit vouloir dire non ça… Merde… »

« Je pense que tu t’en remettras! »

« Tu ne veux pas venir me voir [à Pétaouchnoc] jeudi? »

« Non, je bosse le lendemain, et c’est un peu loin. Et puis le recyclage, c’est pas mon truc. »

« Le recyclage? »

« Essayer de te taper une ex de l’un de tes potes, avec qui il est resté plus de deux ans, t’appelles ça comment? »

« Mais non, c’est de l’histoire ancienne! En tout cas, n’hésite pas à me rappeler! »

Après une telle déclaration, je m’interroge: pensait-il vraiment que le statut de pote de mon premier amour allait faire que j’allais tomber dans ses bras? La fin de mon histoire avec cet ex lui faisait-il penser que je n’avais absolument aucune moralité et que je sautais sur tout ce qui bouge? Etait-il si sûr de lui qu’il pensait que le fait de le revoir me ferait immédiatement tomber dans ses bras?

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Nina la séductrice

Lecteur, je vais te sortir une vieille histoire. Pourquoi ? Parce que d’abord ma vie est super calme. Ensuite, à l’époque, je l’avais pas raconté pour des raisons qui m’appartiennent. Mais bon, là, y a prescription.

 

L’histoire se déroule en février, il fait froid, il pleut. J’ai rendez-vous avec Gauthier et un charmant jeune homme qui s’appelle Bastien sur qui j’ai jeté mon dévolu. Je donne donc rendez-vous au jeune homme du côté de Bastille pour aller dans notre bar de prédilection mais je suis pas bien. Je me suis salement pris la tête avec quelqu’un dans la journée et j’ai très mal à la tête mais je pense que ça va passer. Je retrouve Bastien et direction le bar. On s’installe, Gauthier m’informe qu’il sera en retard, une bonne heure. Bon, Gauthier, il est toujours en retard mais là, c’était pour me permettre de profiter un peu du jeune homme en tête à tête. En temps normal, c’eut été appréciable mais je me sens pas bien.

 

On commande un cocktail. Je vais pas bien. Je commence à boire. C’est encore pire. En fait, mon mal de tête semble avoir des répercussions sur mon estomac. En pleine phrase, je me lève et cours dehors car j’ai la nausée mais ça passe. Je me rassois à ma place, un peu mortifiée. Bastien semble être sincèrement inquiet pour moi, j’imagine que les couleurs ont fui mon visage, je dois ressembler à un fantôme ! Bon, je laisse tomber mon cocktail et je prends un coca mais le résultat n’est pas forcément des plus brillants, je cours tantôt aux toilettes, tantôt dehors, sans pour autant arriver à vomir.

 

Gauthier arrive enfin, il voit ma tête et s’inquiète, pensant que mon entrevue avec Bastien se passait mal mais je lui explique que j’ai un petit souci gastrique. Bon, les deux garçons font connaissance tandis que je prie pour que mes soucis passent. Gauthier décide de me vendre mais il a des arguments pour le moins troublants : « Ouais, Nina, c’est une femme libérée… Enfin, libérée, libérée, elle aime bien se faire attacher de temps en temps ! ». Oh la vache ! Cette soirée est purement cauchemardesque, qu’est-ce qu’il lui prend de dire un truc pareil ! Bon, ça va, Bastien rigole en apprenant cette information, il part pas en courant, je suis rassurée.

 

Bon, mon estomac ne va pas mieux et soudain, je vomis. Mais je suis une fille bien, je mets ma main devant ma bouche et je cours au dehors, évitant de tout déverser sur Gauthier mais je démonte un peu la porte au passage. Je sors du bar : à droite, un groupe de gens donc je vais à gauche et je vomis. Pile devant la baie vitrée du bar. Donc tout le monde peut assister à mes prouesses gastriques meeeeeeeeeeeeeeeeerde ! Enfin, sur le coup, j’y pense pas, je retourne à ma place, sans doute blanche comme la mort et là, Gauthier m’informe poliment que j’aurais pu vomir de l’autre côté du bar, histoire qu’on me voit pas puis m’invite à boire une gorgée de coca. Je bois une gorgée ou deux, je retourne vomir et là, c’est bon, c’est fini mais je suis exténuée. On décide de quitter le bar, Bastien doit prendre un train tôt le lendemain et j’ai du mal à tenir debout. Je supplie Gauthier de me laisser dormir chez lui (à 10 mn à pied du bar) parce que je me sentais pas capable de rentrer chez moi (beaucoup plus loin, foutue banlieue). On quitte donc Bastien, Gauthier me ramène chez lui et me propose gentiment de me laisser une bassine au pied du lit mais c’est bon, la crise est passée, j’ai juste besoin de dormir. En cheminant, je gémis : « bouhouhou, je me suis cassée mon coup toute seule ! ». Et mon moumour de me rassurer : « Mais non, chuis sûr qu’il t’en veut pas, il avait l’air inquiet pour toi ». Bref, je me couche et j’écrase ma bulle pendant 12 bonnes heures, réagissant à peine quand Gauthier rentre de boîte. Le lendemain, ça va mieux, je rentre chez moi, bien dégoûtée.

 

A l’arrivée, Bastien ne m’en a pas voulu d’avoir passé la soirée à vomir, m’astiquant même sur le sujet lors d’un entretien téléphonique. Suis-je sortie avec lui ? Non, tu l’aurais su, sinon, tu sais que je ne te cache (presque) rien, lecteur ! Le problème ne venait pas de mon estomac, juste que Bastien avait une copine et était fidèle, c’est tout à son honneur.

 

En tout cas, je crois que c’est le pire plan drague de ma vie. Je n’avais pas vomi pour cause non alcoolique depuis 1997 ! Il fallait que ça tombe pile ce soir là. Enfin, ce qui me rassure, c’est que même malade, je n’ai pas dégoûtée Bastien à qui je plaisais bien, il me l’a dit à plusieurs reprises, ensuite mais bon, y avait sa copine et je suis pas du genre patiente, alors voilà…  

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