J’ai testé pour vous la thalasso

Hop, petit crash test thalasso rien que pour vous. Tout à commencé en novembre quand mes parents m’ont annoncé qu’ils offraient une thalasso post natale à ma soeur et au pitchou et qu’ils y allaient aussi. Donc si je voulais me joindre à la tribu… Résumons : une semaine de vacances en famille avec le bébé, des soins et de l’eau… Mais pourquoi refuserais-je ?

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Nous voici donc en thalasso à l’Ile de Ré. On imagine souvent la thalasso comme un truc de vieux et, effectivement, les personnes de moins de 60 ans se comptaient sur les doigts de la main. Quoi que nous avons eu droit à toute une équipe de foot de 2ème division. Même que ma mère était toute émoustillée et m’a glissé « houla, t’as de quoi glisser un ou deux beaux mecs dans ton lit, là, hihi! ». Hashtag malaise. Il y a toujours une célébrité vieillissante en cure, cette semaine, c’était Claude Brasseur qui m’a d’ailleurs jeté un regard courroucé alors que je déambulais avec mes tongs qui couinent dans les couloirs du centre thalasso. Le décor est planté, petit détail des soins dans l’ordre inverse de mes préférences :

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L’enveloppement aux algues marines ou boue marine. Le topo : vous vous mettez à poil, on vous badigeonne d’algues ou de boue (sur les articulations, la boue), on vous emballe dans du cellophane puis une couverture chauffante et vous macérez 20 mn. Première séance, j’ai souffert : ça gratte mais tu es coincé dans ton truc. Tu as pris des lunettes réfrigérantes posées sur ton nez : elles te brûlent la peau les 10 premières minutes et te coulent ensuite sur le visage les 10 suivantes mais tu peux pas t’essuyer. Niveau détente : aucun. Heureusement, ma mère m’a filé une astuce : demander à laisser les bras hors de l’emballage. Effectivement, ça allait beaucoup mieux et j’ai réussi à me détendre, voire légèrement m’endormir… Mais la mixture continue de puer.

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Le jet tonique : une dame vous arrose avec un gros tuyau au jet surpuissant. Les jambes, le dos, les bras, le ventre… Et même les pieds. Et bon, moi, les pieds, j’aime pas trop trop qu’on me les touche. Mais le soin fait du bien, même le final à l’eau froide pour booster la circulation (la mienne est pourrie).

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L’aquagym marine : j’aime très beaucoup l’aquagym, je vais même m’inscrire à la rentrée. Mais je vous rappelle que la moyenne d’âge est plus proche des 70 que des 30 alors forcément, le niveau n’est pas des plus élevé. Ça reste néanmoins amusant même si un peu galère, deux ou trois participants faisant l’essuie glace (durant le cours, ils se déplacent vers leur droite, leur gauche, avancent et reculent, empêchant quiconque de prendre place dans leur sphère élargie). Une petite mise en bouche de ce qui m’attend l’an prochain et une petite vengeance par rapport à mes jeunes années où j’étais nulle en sport. Là, je me sentais habile, gracieuse, tonique, jeune, ferme, mince… Priceless.

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Le bain massant : vous entrez dans une baignoire qui fait des bulles pendant 15 mn. Des tas de petits jets directionnels vous massent la couane, on a jeté dans l’eau des cristaux marins (qui sentent hyper bon) ou des huiles essentielles aux vertus tonifiantes, relaxantes, amincissantes ou circulatoires. Seul bémol : si je ne me tenais pas très droite, un jet passait entre mon épaule et mon cou, sifflant sous mon oreille et allant s’écraser sur le mur d’en face. Les joies de mesurer moins d’un mètre 60…

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Attention, voici le podium de mes soins préférés !

– En troisième position : le modelage sous pluie marine. En gros, on vous allonge sur une table, sous des tuyaux qui font un peu ovni, on allume le tout et pendant que l’eau vous ruisselle dessus telle une douce pluie, une dame vous masse. 2 bémols à ce soin au top : l’eau peut vous couler dans les yeux et ça pique (eau de mer) et la cire utilisée pour le massage laisse un dépôt un peu gras. Mais c’est pour pinailler !

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– En 2ème position : le lit hydromassant. Je veux le même ! Vous vous allongez sur un matelas à eau et des jets passent par en dessous vous masser. Juste parfait. Sauf que ça dure que 15 minutes !

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– Et en premier : le modelage relaxant. Soit un massage somme toute assez classique mais j’aime ça, les massages ! Détente tellement assurée que je me suis légèrement endormie le premier jour et je me suis réveillée en sursaut (en criant légèrement) quand la dame à rebaissé la table de massage.

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Conclusion : j’ai surkiffé. Avec une aquagym plus dynamique, ça aurait été carrément parfait. Et ces petite plages de détente m’ont permis de penser à plein de choses. Les projets refourmillent, le signe que je vais bien. Reboostée la Nina !

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Les hommes que l’on aime sont-ils la somme des hommes que l’on a aimés ?

Pif paf, le titre qui fait intitulé de thèse pour magazine féminin, démerdez-vous avec ça.

Hier, je vous parlais de ce garçon croisé qui m’a fait un drôle d’effet, celui de le reconnaître alors qu’il était impossible que nous nous soyions déjà croisés. Sortant d’un fantasme à base de « ce fut le grand amour de ma vie antérieure » (ah tiens, j’ai pas pensé à vous le coller hier celui-là, c’est bien dommage, c’est la plus romantico neuneu des explications), je cherchais une explication bien plus prosaïque à base de « auquel de mes exs (réels ou ceux sur qui j’ai bavé) me fait-il furieusement penser ? ». Car parfois, je me demande : craqué-je pour ce charmant garçon ou sur le fait qu’il m’évoque un souvenir amoureux.

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Quelque part en 2011, je croise un homme aux hasards de la vie qui me trouble. Physiquement, il est somme toute assez banal et a un style vestimentaire qui flirte avec le beauf. Alors quoi ? La trentaine me ferait-elle revoir mes prétentions à la baisse jusqu’à me sentir émoustillée par un homme dont je vois d’emblée les défauts ? Non parce que je vous rappelle que l’amour est censé rendre aveugle, hein… Je scrute, je cherche et je finis par comprendre : il ressemble un peu à Gabriel, mon amant depuis pas loin de 6 ans. Ah oui, ok.

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De façon générale, un crush peut influer de façon étonnante sur mes goûts. Je me rends compte qu’il suffit que je craque sur un mec pour que tous les individus du même type me fassent un peu vibrer. Ex : je craque pour un Arabe/ Noir /Asiat /Hindou (etc.), je vais me retourner dès qu’un type du même groupe ethnique lui ressemble un peu (oui, la couleur de peau, ça fait quand même pas tout). Mon dernier crush a les cheveux rasés ? Je vais soudain trouver les boules à zéro plus sexy. Henry Cavill joue Superman ? Je vais mater de plus près les mecs en moule bite rouge à la piscine (non, c’est pas vrai… y en a pas !). Bon bref, vous voyez l’idée.

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Mais le pire, ce sont les ressemblances avec mes amours déçues. Là, je vire limite hystérique : j’ai pas pu avoir l’original, je veux la copie. Un peu comme une vengeance de la vie. Je me souviens, cet hiver, je croisais un homme très proche de mon ex prince-charmant-devenu-crapaud. Faut dire que j’étais allée chercher direct un Italien pour être bien sûre. Après un premier rendez-vous prometteur (mais qui ne déboucha sur rien car Monsieur était plus un allumeur qu’un concrétiseur, remettant le feu dès qu’il me sentait partie, le truc qui me rend dingue mais pas dans le sens recherché…), j’étais quand même un peu chatouillée dans mon for intérieur : c’est pas malsain de chercher à se taper un mec qui a pour principale qualité de ressembler à un ex juste pour mettre fin à une histoire sur laquelle on n’arrive pas à mettre un point final ?

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Finalement, j’en reviens à ma question d’hier : qu’est-ce qui fait le crush ? Si un crush découle d’un autre crush, d’où part le point zéro ? Pour remonter la filière de l’ex prince-charmant-devenu-crapaud, ce qui me fit craquer au départ, c’est qu’il ressemblait à Jeremy Sisto, acteur aperçu dans Six Feet under et dont une scène de baiser avec Claire Fischer avait fait palpiter mon petit coeur et ruiné ma petite culotte… Un peu déprimant quand on y pense. Heureusement que mes histoires passées remontent plus à de vrais mecs, de chair et de sang, plutôt qu’à un vague acteur que je ne croiserai jamais de ma vie.

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La question reste : quel est le point alpha. Freud me répondrait mon père. Ouais, enfin, si on considère que je kiffe les Méditerranéens bruns plutôt mince et que mon papa est blond aux yeux bleus et un peu rondouillard, on n’y est pas du tout. Qui est donc ce brun au visage émacié et sans doute lunetteux qui détermine la plupart de mes attirances aujourd’hui ? Est-ce que je cherche dans toutes mes aventures l’image de l’homme alpha, mes attirances sont-elles la somme de mes précédentes attirances ? Ou ce brun Méditerranéen émacié est le mieux en terme de reproducteur pour moi, la petite presque blonde aux yeux bleus ? Les opposés s’attirent car qui se ressemble s’assemble ou inversement ?

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Pour complexifier la réflexion, nous parlerons un autre jour des attirances intellectuelles.

 

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Où V aurait dû être ma série préférée

Mais non et je suis frustrée.


Petite, j’ai eu une grande fascination pour la série V, qui me faisait un peu peur avec les extraterrestres lézards. Ado puis jeune adulte, je prenais grand plaisir à remater cette série qui reprenait des thèmes chers à mon coeur : la résistance face à l’envahisseur, les intrigues politiques, l’homme face à sa morale, ses valeurs, sa survie. Je suppose que si dans mes romans, il y a souvent des résistants, c’est pas pour rien.

Alors forcément, quand ils nous ont fait un remake de V avec les effets spéciaux de notre XXIe siècle, j’étais toute émoustillée. Ca va être démentiel, youhou ! J’ai tout téléchargé et j’ai commencé à mater comme une folle la saison 1. Puis j’ai suivi la saison 2 par intermittence sur NT1 je crois. Il y avait tout :
– la manipulation des foules par l’envahisseur qui donne d’une main pour mieux les emprisonner de l’autre
– les résistants terriens
– les résistants extraterrestres
– une lutte dynastique entre Anna, la Reine, Diana sa mère (interprétée par Jane Badler, LA Diana des années 80 qui fait toujours aussi peur mais pas par la cruauté de son personnage, non, juste par les ravages de la chirurgie esthétique) et la jeune Lisa, tiraillée entre son devoir de fille de la reine et son amour pour le terrien Tyler (ado débile et sans le moindre intérêt. Constante : à 16 ans, terriennes et extraterrestres sont des dindes)


Des manipulations en tout genre, des questionnements sur la collaboration ou la résistance pour chacun des personnages, des plans pour tenter de réveiller la foule conquise, un jeu d’échec permanent entre Anna et la 5e colonne. Putain mais sur le papier, ça me fait vibrer !

Sauf que pouf, dans les faits, c’est mou, c’est nul. D’abord, l’histoire est un mauvais copier-coller de la première version où on tort légèrement l’histoire pour en obtenir une nouvelle, similaire mais un peu différente. Avec ce sublime non sens : Diana, la cruelle Reine, a donc bien existé puisqu’on la retrouve. Sauf que si on reprend l’histoire de Diana, elle a envahi la Terre y a 20 ans… Ah ben on va dire que quand les ET ont été défaits y a 20 ans, ils ont pris la peine de nettoyer le cerveau de l’humanité pour qu’on oublie tous cette guerre intergalactique et nous refaire le coup 20 ans après…


Les personnages sont bien trop manichéens, les questionnements trop faciles. Les acteurs un peu absents, un peu convenus. Il manque un truc, en fait, un liant, quelque chose qui rendrait la perverse Anna géniale alors que tout ce qu’elle fait est attendu, la manipulation est trop facile pour être honnête. Et je ne vous parle même pas du jeu de massacre du dernier épisode de la saison 2 qui ne rime strictement à rien et qui laisse cette question en suspens : tout ça pour ça ?

Bref, au lieu de massacrer une série culte pour en faire une soupe fade… Reprogrammez nous l’histoire originale.

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Où trouver l’homme ? Episode 34 : en vacances avec ses parents

(Cette série est normalement très fictionnelle mais cette fois-ci, quasi pas)

Martinique, 16h30 heure locale, 5 métropolitains blancs comme des bidets débarquent. On la fait comme la Croisière s’amuse, attention : « Love, exciting at you, and the boat, is expetiiiiiiiiing you ! » avec (image dans un hublot avec grans sourire et effet de cheveux pour celles qui les ont longs) : Papa Bartoldi, Maman Bartoldi, Anthony, Alice, Nina. Ils sont 5, 3 femmes et 2 hommes donc même les plus nuls en maths l’auront compris : je suis la célibataire de service




Arrivés à l’hôtel, on explique au monsieur de l’accueil que non, les deux soeurs Bartoldi ne dorment pas dans la même chambre, y en a une avec M. Rosso qui est censé être seul dans la chambre et une soeur qui dort seule. A partir du moment où je suis clairement identifiée comme la célibataire de service, j’ai droit à un joli jeu de drague mais rien de bien sérieux. Le lendemain soir, rebelote, deux Martiniquais nous invitent à danser le souk, ma mère et moi, je sens mon compagnon de danse très emballé (alors que je ne sais pas danser en plus). Ma mère est très fière : « Ben dis donc, ma fille, tu as du succès ici ! ». Ouais, enfin, comme toutes les filles, quoi… Faut dire que ma peau laiteuse et mes cheveux clairs sont un solide atout, apparemment.



Mais le top du top, c’est la virée en bateau. Il y a quatre membres d’équipage : le capitaine Aziz, l’hôtesse Coralie, la photographe Delphine et le marin Domé. Dès le début du périple, Domé me colle un peu, il pose avec moi sur des photos, c’est assez amusant et je prends ça pour ce que c’est : du jeu. Même si à un moment, il commet un grosse faute : quand je remonte dans le zodiaque après une escale, il me chatouille la voûte plantaire. Il ne faut JAMAIS faire ça, c’est très dangereux ! J’ai assommé Guillaume 1er un  jour où il s’amusait à ça, je me débattais, il a lâché mon pied qui a atterri direct sur son front. DANGER!


Bref, Domé arrive à choper mon prénom (l’a-t-il entendu ou demandé?), explique à ma mère que nous allons nous fiancer… Ouhla, va falloir que je lui explique que j’ai quelques soucis d’engagement, moi… Mais bon, c’est rigolo, je ne prends pas ça au sérieux. Surtout que je ne suis pas du tout à mon avantage : la chaleur m’a fait gonfler, on dirait que j’ai pris 20 kg, mes cheveux sont en bataille, ma face rouge et je ne suis même pas maquillée. A table, quand il me sert mon plat, il s’assoit à côté de moi et me sussure « mmmm, tu dois
être douce! ». DANGER  je suis extrêmement sensible des oreilles, ça m’émoustille un peu quand on me chuchote des trucs. Ma mère en face rigole qu’elle n’en peut plus (le planteur, c’est le mal).


A un moment, à la faveur d’une escale, on discute. Il est très sympa en fait, beaucoup moins clown dès qu’il ne joue plus son rôle, on parle de nos amours, il me dit que je dois faire attention à me préserver (avec un préservatif, s’entend). Il m’explique qu’il a deux doudous en ce moment mais « y a le corps mais pas l’esprit ». Il me raconte aussi qu’il a parfois eu affaire à quelques nanas un peu olé olé sur le bateau qu’il s’amusait à dragouiller un peu pour l’ambiance mais elles se prenaient tellement au jeu qu’il devait expliquer au mari que, non, il n’avait pas de vues sur elles. Y en a même une qui, au moment de quitter le bateau, lui a planté une bise juste à côté de la bouche. Y a de ces connasses des fois…



Lors du dernier jour, je pars faire de la plongée seule et je sympathise avec un mec sur le bateau, je lui ai même prêté ma crème solaire indice 50. Ne nous emballons pas, le monsieur était marié. Mais à peine descendu du bateau, ma mère me voit dire au revoir à cette personne et me demande qui c’est et s’il m’a laissé son numéro.



Conclusion ? Mes vacances ont été beaucoup plus torrides dans l’imagination de ma mère que dans les faits. Non que ma mère ait imaginé la partie torride de l’histoire justement (mais ça va pas non !) mais parce qu’à l’écouter, je suis incapable de me rendre dans un endroit sans briser tous les cœurs.

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Où trouver l’homme ? Episode 26 : nuit blanche avec Fabien

A la recherche du prince charmant
Recommandé par des Influenceurs

(Cher lecteur, je te rappelle que tout ceci n’est qu’une fiction et que je suis un peu limite sur le respect des dates vu que je parle
de la nuit blanche 15  jours après les faits mais euh… prout!)

Rendez-vous était donc pris vendredi soir avec Fabien, j’étais toute émoustillée, surtout depuis le baiser auquel j’avais eu droit à la sortie du taxi. La veille, je reçois un texto : « voyons nous plutôt samedi pour la nuit blanche. » Heu mais pourquoi on ne se verrait pas vendredi et samedi d’abord ? Il n’a pas l’air super motivé là… Si ? Non ? Quelques mails échangés avec la girlie team plus tard, il est entendu que je dis oui pour samedi et j’arrête de psychoter. On en est au tout tout début de la relation, inutile de se voir toutes les trois heures non plus. Même si la mise en bouche m’a furieusement ouvert l’appétit.


Le samedi soir, nous voici aux Tuileries pour une nuit blanche de folie. J’arrive et je le vois en train de lire. Heu, je lui fais la bise ou je l’embrasse direct ? Non, je l’embrasse direct, je veux reprendre les choses où elles en étaient. Il me prend la main et on marche. D’animation en animation, on marche beaucoup mais je ne m’en rends pas tellement compte. On discute beaucoup, on se raconte notre semaine, on devise sur l’actualité, je ne vois pas le temps passer. De quartier en quartier, on se retrouve au Trocadéro. Oh, la Tour Eiffel en bleu, c’est beau. Oh, ça clignote ! Fabien m’enlace et on regarde la vieille Dame de Fer scintiller. Quand ça arrive aux autres, on se pince le nez en hurlant au cliché mais finalement, quand on le vit, on trouve ça magique. Finalement, même une cynique comme moi peut trouver ça chouette, le romantisme. On descend le long du Trocadéro pour rejoindre la Tour Eiffel, de l’autre côté. J’aime bien me mettre en dessous de la Tour  et regarder en l’air, je me sens toute petite. Encore plus que d’habitude.

Fabien me tire par le bras et m’amène droit vers une station de Velib. Aïe, ça se corse. Je n’ai jamais fait de Velib et y a une raison à ça : j’ai peur. D’abord, je n’ai pas fait de vrai vélo depuis facilement 10 ans (le faux vélo étant celui qui reste dans un appartement, pour ceux qui allaient demander) ce qui signifie que je vais avoir autant d’assurance là dessus que Bambi sur le lac gelé, sans parler du fait que ça pèse un âne mort. En plus, les voitures, ça me fait peur, surtout à Paris. Bon, comment m’échapper de là sans perdre mon aura de sensualité?

« Tu veux pas continuer à marcher plutôt ?

– Non, non, je veux aller jusqu’à la BNF et ça va nous faire une chouette balade, tu vas voir.

– Oui mais les voitures…

– Elles  ne sont pas obligées de nous rouler dessus, tu sais. Allez, viens ! »

Ok, ma case « argument valable et non ridicule pour ne pas faire de Velib » est officiellement vide, je n’ai pas le choix.


Nous voici partis sur nos montures qui pèsent vraiment lourd, pfff. Mais force est de constater que la balade est plus que plaisante. A la fin, je suis même suffisamment détendue pour rigoler à ses blagues et faire un peu la folle. Mais juste un tout petit peu, y a les voitures quand même… Arrivés à Bibliothèque, on abandonne nos vilaines montures et c’est reparti pour un tour. Les animations sont à l’image du quartier : futuristes et alambiquées. Avec le jeu des sons et lumières, j’ai un peu la sensation d’être dans un rêve. Tout cela ne
serait-il que le fruit de mon imagination ? On descend de l’esplanade pour tourner du côté de Bercy, très underground dans le style, aussi. En revenant, on s’arrête sur un banc du Pont Simone de Beauvoir pour regarder un peu couler la Seine en discutant. Comme j’ai un peu froid, j’en profite pour me coller à lui mais je tremble quand même un peu.


Et là : « tu veux qu’on aille chez moi ? C’est pas loin. »

Aaaaaaaaaaa suivre.

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Où trouver l’homme ? Episode 25 : Fabien

(Cher lecteur, souviens toi que tout ceci n’est qu’une fiction. Et sinon, ça va chez toi?)

 Après le mariage, j’avais donc récupéré le numéro de Fabien, charmant jeune homme qui me plaît au dedans et au dehors. Après avoir laissé passer deux jours, j’appelle, l’air de rien. On discute un peu genre j’appelle de façon anodine puis on en vient à l’essentiel : quand se voit-on ?


Le mardi suivant, on se retrouve du côté de Mouffetard pour boire un verre. Je suis toute émoustillée, je dois me préparer comme il se doit pour ce rendez-vous. Jolie tenue qui met bien en valeur mes arguments anatomiques, Je me maquille avec soin, un peu de paillettes, du gloss… Des dessous affriolants et une éradication du poil. Il faut tout prévoir. Rater un homme à peu près parfait pour des aisselles velues, ça m’ennuierait tout de même.


Arrive le jour J, je suis en avance, je me compose donc un air nonchalant pour ne pas lui donner l’impression que je joue ma vie sur ce rendez-vous, ça fait fuir les mecs en général. Intéressée, oui, désespérée, non. Ah le voici, je lui adresse mon plus grand sourire et on va se poser dans un bar. On discute de tout et de rien, on refait le monde plusieurs fois, on aborde aussi le sujet de nos amours. Nous sommes tous deux célibataires et disponibles, ça tombe plutôt bien. Je roucoule, je me pâme, je me secoue les cheveux l’air de rien,
je ris à gorge déployée, je rentre le ventre et sors les seins. Bref, je suis en pleine parade nuptiale.


Sauf qu’à force de parader, on ne voit pas l’heure passer et le dernier métro est passé depuis quelques temps. Que faiiiiiiiiire , me désespère-je. Il me rassure : y a une station de taxi pas loin. Ok, ce n’était pas vraiment la réponse que j’attendais mais restons souriante. On se pose devant la station de taxi, en voici un au loin.

« Bon, ben, bonsoir alors…

– Non, non, je te ramène jusqu’à chez toi. »

Hein ? Il s’invite chez moi, là ? C’est un peu curieux comme façon de procéder mais quitte à être épilée, autant rentabiliser. Surtout que j’avais aussi fait le ménage au cas où. La femmes des années 2000 ne doit jamais être prise au dépourvu.


Nous voici dans le taxi, comme tout ceci est romantique, on discute en regardant Paris by night. Je prends rarement le taxi pour cause de prix mais j’aime m’offrir ce petit luxe de temps en temps, c’est agréable de contempler la ville de nuit. J’ai gardé une âme de touriste. On discute, on se frôle un peu, l’air de rien. Dans mon for intérieur, je suis toute émoustillée… En fait, c’est carrément un volcan, j’ai envie de lui sauter dessus, là, dans le taxi mais je suis une fille polie et le chauffeur n’a pas l’air super sympa en plus. Ah nous voici dans la partie délicate du trajet, j’indique au chauffeur en laissant ma cuisse frotter négligemment celle de mon compagnon. Mise en température enclenchée.


Nous voici devant ma porte, autant vous dire que j’ai très très chaud dans mes vêtements.

« Attendez moi, j’arrive », dit Fabien au chauffeur.

Hein ? Quoi ? Quel est ce malentendu ? Il compte me déshonorer et sauter dans son taxi la minute qui suit ? Le fait qu’il demande au taxi de l’attendre est-il un indicateur de ses prouesses sexuelles ? Et je fais quoi, moi ? Je ne lui propose pas d’entrer, je refuse de me mettre toute nue devant un mec qui pense que nos ébats dureront suffisamment peu de temps pour se permettre de demander au taxi de l’attendre.

« C’était sympa comme soirée, faudra remettre ça vite.

– Oui, heu… oui.

– Bonne nuit. »

Quoi il s’en va maintenant ? Mais pourquoi il m’a raccompagnée alors ? Il se penche vers moi et m’embrasse doucement sur les lèvres puis me laisse planter sur mon trottoir pour partir dans le taxi. Je le vois me faire un signe de main et la voiture disparaît au premier virage.


Je rentre chez moi, le sourire aux lèvres. Yes, je suis tombée sur un gentleman. Je me précipite sur mon téléphone pour lui envoyer un texto : « j’ai passé une soirée délicieuse, j’ai hâte de remettre ça. ». Sa réponse ne tarde pas : « Pourquoi pas vendredi ? ».

3 jours, ça va être long.


A suivre ! (quelle garce je fais)

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Du sexe avec une célébrité : un fantasme à réaliser ?

L’autre jour, j’ai écrit un article dans lequel je parlais de « Sagamore », en référence à Sagamore Stévenin. Oui, c’est pas parce que j’ai pas de moitié en vrai que je ne peux pas parler amour ou autre. Mon fiancé virtuel, avant, c’était Brad mais comme j’ai eu un vrai copain pas virtuel du tout depuis, le nouveau, c’est Sagamore parce que je fais pas dans le réchauffé. Bref, voyant cela, une lectrice me proposa gentiment de me filer les coordonnées de ce monsieur mais je refuse, ne sachant qu’en faire. Car après tout, autant c’est rigolo de fantasmer
sur une célébrité, autant le concrétiser, non.

Bon, imaginons, imaginons. Nina est seule dans son lit, elle imagine de belles histoires de princes charmants et de princesses. Dans le rôle de la princesse, moi, forcément. Dans le rôle du prince… Bon, comme je n’ai aucun plan M pour le moment, prenons un choupinou célèbre, ça fera l’affaire. Donc au hasard, notre ami Sagamore. Voilà un prince doux, prévenant aux attributs royaux conséquents. Oui, comment vous croyez, vous, que prince et princesse « eurent beaucoup d’enfants », par insémination artificielle ? Bon, bref, vous saisissez
l’idée. Bon, comme j’ai beaucoup d’imagination et que j’ai du mal à m’endormir, j’ai le temps de fantasmer, avec plein de scénarii différents et tout.

Un jour, voilà que je me promène dans la rue. « Lalalalala ». Soudain, qui vois-je ? Sagamore himself ! Bon, cette scène est totalement fictive puisque je pourrais croiser mon père dans la rue que je ne percuterais même pas. Mais bon, on continue ! Donc, je croise M. Sagamore et lui, il me remarque aussi, il me propose de boire un verre. Bon, on discute, blabla, puis il me propose un dernier verre chez lui. Bon, comme j’ai plus 15 ans, j’ai pas la naïveté de croire qu’un mec m’invite à un dernier verre juste pour me parler de la pensée philosophie de Kierkegaard. Donc, toute émoustillée, j’accepte. Oui parce que quitte à être dans la supposition, il est acquis que pour l’occasion, je serai épilée, j’aurai mes plus beaux dessous et j’aurai même pas mes règles.

Bref, lui et moi, moi et lui sur un canapé à quand même boire ce dernier verre et ce qui devait arriver arriva, nous nous embrassâmes passionnément avant de finir en brouette. Bon alors, déjà, vous aurez noté que jusqu’à la brouette, M. a un comportement irréprochable. C’est déjà de l’ordre du fantasme. M. étant un peu connu, il pourrait me croiser dans la rue et faire : « hé poulette, ça te dirait de baiser avec une célébrité ? ». Heu… Ben non, là, j’ai pas le temps, j’ai ma casserole de lait en double file ! Bon et même s’il est gentleman, il pourrait être très mauvais amant ou me sortir un « alors, ça te fait quoi d’avoir couché avec une star ?» à peine a-t-il fini de jouir. Heu… Ah, il faut que j’y aille, mon
chat a l’appendicite, là. Bref, entre la réalité, pas toujours glamour, et le fantasme, toujours délicatement sensuel, il peut y avoir une sacrée différence. Non parce qu’on sait jamais, Sagamore, il peut être goujat, SM hard, podophile (non, y a pas de fautes, c’est un amateur des pieds !), petite bistouquette, bande mou, éjaculateur précoce…

Bref le mythe serait brisé. Tu vas me dire, et alors ? Au moins, le fantasme sera réalisé. Ouais mais finalement, j’aurais préféré que ça reste un fantasme car même si la liste de mes fantasmes sur des célébrités sont longues, ça fait chier quoi. En plus, j’ai rien d’une midinette et côté « fan qui couche avec sa star » (à dire avec une voix de pétasse), ça me fait pas triper, il faut être honnête. Déjà quand j’ai reçu le mail de la demoiselle, je me suis demandée ce que je pourrais en faire. Fureter dans son quartier en espérant le croiser ? Je le fais plus depuis mes 16 ans. Et puis j’ai pas le temps. Et puis avec le bol que j’ai, il habitera forcément à l’autre bout de Paris. L’appeler alors ? Ah, j’imagine ça d’ici :

« Allo Sagamore ?
Heu… Oui, c’est qui ?

Je m’appelle Nina et j’ai 26 ans et je te trouve trop trop beau.

Merci. Et ?
Ca te dirait qu’on aille boire un verre un de ses 4 ?

Ah…euh…Je peux pas, je dois m’épiler les genoux. Et puis je suis marié et en plus, je suis podophile. »

Toutes mes répliques sont à dire avec ma voix de pétasse option suraiguë hystérique. Bref, ça pourrait être très rigolo mais la dernière fois que j’ai appelé un mec pour lui déclarer ma flamme (j’avais 16 ans), je me suis pris un vent donc curieusement, la drague téléphonique, je le sens plus trop.

Et puis d’abord, si mon destin est de me taper un jour Sagamore, c’est que nous nous serons trouvés par hasard et pas parce que j’ai joué ma fan hystérique et collante parce que, ça, curieusement, je sens que ça lui plaira pas.

Nous fantasmons tous sur des célébrités, c’est normal. Mais je suis pas la seule à trouver Sagamore (ou Brad ou d’autres) choupinou donc c’est plus marrant de se faire ses films que de tenter quoi que ce soit. Parce que Sagamore, il doit en avoir marre des nanas qui le désirent corps et âme, qui lui écrivent de longues lettres avec des cœurs sur les i et puis tout ça.


Non, c’est définitif : Sagamore, si tu me veux, c’est à toi de te bouger !

 

PS : Sagamore, si tu me lis, sache que je ne pense pas que tu sois équipé petite bistouquette impuissante. Sache cependant aussi que je suis comme St Thomas, je ne crois que
ce que je vois…

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