J’ai testé pour vous la balade à cheval en Corse

Je suis globalement une petite chose peureuse. J’ai peur. Essentiellement d’avoir mal, je suis un cas clinique de dolorophobie. Je parle de douleur physique ou mentale, je fuis les deux avec ardeur… Voire hystérie. Pourtant, des fois, je cherche un peu les embrouilles. Genre quand je me mets à danser sur un bar, quand je tente de sauter dans le métro. Ou ce jour de 28 août 2013 où je suis allée caler mes fesses sur un cheval.

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Quand j’étais petite, mes vacances en centre aéré m’ont permise de faire de nombreuses excursions à cheval. Ainsi quand on nous proposa pour la journée off « cheval ou canyoning », le choix était facile (surtout au regard du paragraphe précédent). Sauf que du cheval, j’en ai pas fait depuis mes 17 ans, soit 16 ans sans grimper à dos de canasson… Forte de ce calcul, je me présentais plutôt faible au ranch où la dame distribue les chevaux. Je suis la dernière à entendre le nom du mien (je suppose que j’ai un physique tellement moyen que n’importe quel cheval m’allait) et j’hérite d’Altaïr, un beau brun nonchalant. Il est pas un peu haut quand même ? Bon, je me hisse avec la grâce de la patate sur l’animal, la dresseuse me règle les étriers et… Altaïr se barre. Courageuse, je crie « hiiiiii ! Je fais quoiiiiiii ? » « Rien, laisse le faire ». Oui d’accord… Mais il vient de se poser derrière un cheval un peu nerveux qui a l’air de vouloir nous donner une ruade… Allo, quelqu’un ? En fait, Altaïr, c’est un petit malin : des que le cheval nerveux s’est barré, il lui pique nonchalamment sa place. Ok, en fait, c’est juste un opportuniste.

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On part et là, la dresseuse nous explique qu’il faut être ferme au départ et que c’est dans le premier quart d’heure qu’on montre qui est le chef. Super, j’ai pas réussi à le montrer en quasi 9 ans à un chat d’à peine 3 kg alors tu parles un cheval… Effectivement, Altair sentit bien que j’étais pas des plus fermes et me fit partager l’une de ses passions : les buissons. Ah, il s’y jetait avec délectation, je tentais de le dissuader en le guidant à la voix « aaaaah au secours ! », ramassant au passage de jolies égratignures sur le bras.

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Autre passion d’Altair : les gaz et le caca. La fille derrière moi le matin le surnomma gentiment « le péteur » et conserva une distance de sécurité de 50m environ. Il péta donc, beaucoup. Et à un moment, en plein descente, il s’arrêta humer le caca que le cheval de devant venait de produire. De ? Hein ? Bref, un facétieux qui faisait rire tout le monde, surtout au moment où on se pose gentiment au bord d’un plan d’eau. Tous les chevaux commencent à boire, le mien préfère manger. Quand soudain, il trouve que les herbes de l’autre côté du plan d’eau ont l’air plus sympa donc ni un ni deux, il fonce dans le plan d’eau, m’offrant gentiment un bain de pieds que j’ai pu ramener jusqu’au centre UCPA grâce à mes baskets en toile. Merci Altaïr !

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Altaïr était donc taquin, opportuniste, un brin masochiste (il m’a aussi fait un trot en pleine montée et adorait prendre les voies les plus casse gueules) et je le pensais séducteur. En effet, après la pause du midi, je le trouve collé serré avec une petite jument. Hihi quel malin ! Mais l’encadrante dément « oh non, Altaïr, c’est pas trop son truc les femelles ! » Ah ? Effectivement quelques temps plus tard, à la faveur d’un arrêt, il se retrouve juste à côté de la jument qui le suivait et ils commencent un peu à s’énerver. « Ah Ben oui, Altaïr et Tintin, ça devait arriver ! » Ah mais alors pourquoi on se suit alors ? Le convoi repart et là mon cheval pique soudain en avant. Je me retourne, affolée, persuadée qu’il a filé un coup à la dénommée Tintin et je demande à sa cavalière si tout va bien « oui, me répond-elle, penaude. Mon cheval a mordu les fesses du tien ». Oh choubidou !

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Bon mais sinon, à part mon cheval facétieux (je suis revenue au ranch entière), la balade, c’était comment ? Gé-nial. Bon, on a fait plein de trot enlevé donc niveau cuisses, j’ai morflé, niveau fesses aussi. Et j’avais les genoux en compote au bout d’une heure tellement j’étais crispée. Mais ça valait pleinement le coup ! La petite balade dans le maquis le matin était charmante et l’apres-midi, on a eu une vue imprenable sur la baie de Sagone et une jolie fin de balade dans des lits de rivières (un peu asséchées).

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Donc oui, j’ai eu mal aux cuisses et aux fesses pendant 2 jours, mes bras sont griffés et mes baskets en toile noyées mais si on me le reproposait demain, je chevaucherai Altaïr dans discuter ! En espérant qu’il ne retourne pas se baigner…

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EVJF

Par Tatiana(Enterrement de Vie de Jeune Fille)

 

Dimanche soir à minuit (j’aime bien la chronologie en ce moment moi) : j’ai enfin assez émergé pour vous écrire ces lignes. Je crois que mon cerveau n’aurait pas pu le faire avant et vous n’auriez rien compris. De quoi vais-je vous parler allez-vous me dire ? Et bien je vous le donne en mille : l’enterrement de vie de jeune fille de mon amie d’enfance (20 ans d’amitié c’est pas rien), qu’on va appeler Barbie, parce que c’est elle ma star et que faut dire aussi ca lui va bien comme surnom. Pas parce qu’elle est débile mais parce qu’elle possède la plastique qu’il faut pour ce surnom. Non vous n’aurez pas son numéro, je vous rappelle qu’elle va se marier.

Pour la petite histoire il y a eu beaucoup de polémique sur cette journée. Je ne vais pas trop m’attarder car sinon l’article va faire 3 pages, mais on a eu quelques embrouilles avec la cousine. Allez savoir pourquoi, alors qu’elle n’est pas témouine (j’aime inventer des mots), elle a décidé de faire l’organisation du truc toute seule sans nous mettre dans la boucle. Alors certes, elles sont très proches mais moi j’avais envie de lui dire que Barbie je la connais depuis aussi longtemps qu’elle et que j’avais envie de m’en occuper un peu de sa journée. Ben non, elle, elle s’est bien garder de nous répondre quand on lui a envoyé des mails.  Ce qui fait qu’on s’est retrouvées la semaine dernière avec un mail
dans nos boites qui décrivait toute l’organisation du truc sans qu’on ait notre mot à dire. Sous-entendu « t’es d’accord ou pas on s’en fiche royal ». C’est d’ailleurs ce qui s’est plus ou moins passé, quand on leur a fait un peu remarquer que pour le choix du restau, elles avaient pris un truc pas vraiment dans notre budget. Merci de vous renseigner avant, afin de savoir si les
filles invitées en question ont de l’argent ou non.

Bref ! Le jour tant attendu est arrivé. Barbie devait se faire kidnappée à 11h30 chez elle en banlieue et après, rdv au QG (chez la cousine) pour l’habiller… Moi je
devais les rejoindre chez la cousine, de une, pour poser mes affaires pour le soir vu qu’on dormait toutes là-bas, et de deux, pour voir la transformation de Barbie en policière de choc et
de charme. Ensuite, direction place d’Italie. On se restaure le midi au Mac Do et ensuite commence les gages. Juste avant première péripétie. On se fait repérer par des coiffeurs qui nous interpellent. Barbie, qui au début faisait sa maline, y va sans se faire prier. Nous voilà parties pour que madame se fasse faire un brushing gratuit dans un salon de coiffure plutôt hype. Il était tellement vide, qu’au début on s’est demandé si c’était bien un salon. Le plus drôle c’est quand la responsable et arrivée par les escaliers. Une furie. Elle était avec une actrice qui joue dans « La vie d’artiste » et commence à faire croire à l’actrice qu’on est des journalistes. Forcément l’actrice commence à me demander qui je suis. Moi je fais un peu ma bonde « Je suis Tatiana T » d’une voix ferme et décidée, tout en sachant qu’elle voulait savoir de quel journal j’étais. Tout de suite la responsable arrive par derrière et dit que je viens du Figaro. Ben voyons, vu mon look et mon âge j’ai à fond l’air d’une journaliste du Figaro moi. L’actrice part et la responsable commence à me taper
la discute. Au moment où elle a appris que j’étais en phase de devenir graphiste je crois qu’elle a eu envie de me prendre dans ses bras. Elle a commencé à me baratiner je ne sais quoi en me disant qu’elle connaissait des gens qui connaissaient des gens (jusque là moi aussi c’est pareil hein) et qu’il fallait absolument que je lui envois mon CV. Là où j’ai tiqué c’est quand elle m’a demandé un portrait de moi. Euh, je suis désolée mais je crois que mes employeurs n’ont pas à me juger sur mon physique pour voir si oui ou non j’ai des qualités professionnelles. Manquerait plus que ça tiens. Le brushing est fini, on peut enfin s’échapper de l’asile de fou. Il était temps elle commençait à me souler avec ses histoires à deux balles. La nana elle a quand eu le culot de baratiner une actrice devant moi et après elle croit que je vais avaler toutes ses couleuvres ?!

Enfin, on sort de cet enfer, on récupère deux Havraises au passage et nous voilà parties pour les gages. Gages établis en thématique avec la tenue de policière of course. Donner des contraventions, faire des tests d’alcoolémie, faire la circulation (elle a failli provoquer un embouteillage et plusieurs accidents tellement les mecs se retournaient au volant). Après, on a les classiques indémodables comme embrasser une tonne de mecs…Perso, les gages moi je suis pas du tout pour. C’est pas un concept auquel j’accroche, et si un jour je me marie je refuserais nette qu’on me fasse ça, car ça m’amuse pas du tout. Même quand c’est pas moi qui les fait ça m’amuse pas remarque. Finalement ça se résume à suivre une fille déguisée et ridicule et à attendre qu’elle fasse son truc en prenant des photos. On a eu la séquence émotions aussi en milieu d’aprem. D’ailleurs c’est ce que j’ai trouvé le mieux je crois dans toute la
journée. La fille qui avait organisé ça avait demandé à Barbie de noter ses 10 erreurs de jeunesse, et à nous une infraction et un objet évoquant un souvenir avec Barbie. C’était marrant de la voir se remémorer des souvenirs. Et puis ses erreurs de jeunesse aussi c’était sympa. Bon, à un moment elle s’est mise à pleurer car un de ses regrets était assez triste. Mais la joie est vite revenue.

Les gages finis on rentre au QG (chez la cousine) pour prendre un apéro, préparer le squat et se changer pour la soirée. La soirée parlons-en, c’est un restau karaoké. Un restau où la nourriture est bonne mais ne vaut pas son prix. Un karaoké prometteur (enfin autant que possible pour un karaoké) mais qui au final s’est révélé nul. Le mec ne nous a pas laissé chanter une seule chanson. Monsieur avait sa table favorite et les autres ils pouvaient crever je crois. On a eu le droit une seule fois de chanter quelque chose, parce que il a eu le
malheur de dire « à qui le tour maintenant » et nous de répondre « A NOUS !!! ». Et encore on a même pas chanté une chanson qu’on aimait bien. Mais la cerise sur le gâteau c’est quand on a eu le droit à non pas un mais 4 strip tease de mecs bodybuildés et décérébrés. Ben oui qui dit 4 enterrement de vie de jeune fille dans le restau, dit 4 strip tease, à mon grand désarroi. Cela dit il n’y avait pas que le mien de désarroi, car les Havraises elles étaient dans le même état de consternation/hilarité/stupéfaction… Ils auraient quand même pu les prendre
beaux les gogos danceurs. Sans déconner j’aime déjà pas les mecs hyper musclés (voire même musclé tout court) alors si en plus de visage ils sont moches avec l’œil bovin… Je suis désolé mais ca n’envoie pas du rêve du tout. En plus ils savent pas danser sexy, à part des coups de reins c’est bien tout ce qu’ils savent donner. Mon prof de salsa faisait bien mieux. Je crois que le pire fut quand Tarzan (le 3e dans la liste) est entré en scène. Il n’a rien trouvé de mieux à faire que de me fixer pendant tout le temps où il fait tournoyer la nana dans tous les sens, et qu’il lui filait des coups de reins (on aurait presque pu les imaginer à poil en train de brouetter). Ca fait sacrément bizarre de voir quelqu’un imiter l’acte sexuel en face de vous avec une fille alors qu’il vous regarde droit dans les yeux l’air de dire « j’aimerais bien faire ça avec toi mais sans les habits ».

Journée et soirée mouvementée comme vous pouvez le constater. Franchement les enterrements de vie de jeune fille j’en ai ma claque pour cette année.

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Mexique suite et fin

Par Tatiana

je vous ai gardé le meilleur pour la fin !

 

Ca fait tellement longtemps que je ne sais plus où j’en étais. Ah oui ! les Caraïbes. Rien que le nom ça laisse rêveur. Les plages de sable fin et blanc, les palmiers, la mer bleu turquoise. Et bien oui, chers webolecteurs c’est bien comme ça les Caraïbes. Avec en prime une eau bien chaude, c’est à dire assez chaude pour qu’il n’y ait pas de choc thermique en rentrant dedans, et assez froide pour vous rafraîchir de l’horrible chaleur extérieure. L’île est vraiment belle, même s’il n’y a que des Etats-Uniens (oui faut être précis dans la vie), et que tout est écrit en anglais. J’ai un peu l’impression d’avoir quitté le Mexique. Comme souvent la partie touristique est bien distincte de la partie autochtone. Ca fait du bien de rester plus d’un jour dans une même ville, c’est un vrai bonheur. Surtout que les gens de l’île sont sympas et encore plus quand ils voient que vous parlez leur langue maternelle. On a rencontré deux français là-bas. Enfin plus précisément, un québécois et une française. La nana fait des vêtements super sympas et vraiment pas cher. Des trucs tendance à Paris qui coûteraient la peau du cul, ici c’est le prix d’un truc à Pramod (comme dirait Anna Gavalda). Elle bosse avec un mec qui fait des bijoux avec des coquillages et il nous a indiqué où en trouver sur l’île. Donc on a fait une petite expédition à la pointe nord de l’île pour descendre dans une crique sauvage. C’était bien drôle, et on a vu des coquillages énormes. J’ose même pas imaginer les bestioles qu’il devait y avoir à l’intérieur. On a vu plein d’iguanes super gros, qui vivent peinards en liberté car peu de gens vont dans ces coins là. On a aussi fait du snorkeling (c’est quand vous faites de la plongée avec palmes et tuba), pour voir de jolis poissons tropicaux. J’ai eu un peu les boules car on était vraiment au milieu des poissons. D’ailleurs je m’excuse auprès de ceux que j’ai du malencontreusement assommer à coups de palmes. On s’est aussi taper une intoxication alimentaire, bien comme il faut. Les trois nénettes vu qu’on avait mangé la même chose. Du coup on a du partir un jour plus tard que prévu car impossible de bouger de la chambre, et surtout des toilettes. Plus ca va et plus je me dis que ce voyage est parfait à faire en couple. Ca ne m’étonne pas que l’autre (cf articles précédents) ait changé d’avis en revenant. En parlant de couple, j’ai réussi à me faire scotcher par un relou à l’auberge de jeunesse sur l’île, alors qu’elle était pleine de pétasse cette auberge. Ben non, il a fallu qu’il vienne me voir moi. Alors qu’il y avait un super beau blond (mais qui le savait car il passait son temps à se balader en boxer), qui, lui, aurait pu me parler. Faut dire que ce jour la j’avais mis ma tenue de pétasse.

18 mai

Bon, j’ai grave pris du retard dans mes comptes rendus, donc je fais un rez rapide pour que vous raccrochiez les wagons. Le tout en regardant un charmant jeune homme qui s’exhibe devant nous car il a remarqué qu’on le matait. Pour info, là on est de retour à Playa del Carmen. Après Isla Mujeres, on est allées à Playa del Carmen, The destinachionne of the couples. C’est hyper touristique car ils veulent en faire le nouveau Cancun, alors ça construit de partout. Y a plus un bout de plage libre et sans hôtel ou restau qui la borde. Ya une super longue rue commerçante qui longe le bord de mer, et donc on arrive jamais sur le sable avant 15h30 car on est toujours attirée par une boutique. Mais le problème c’est que c’est des boutiques pour riches et que nous on est pauvres. Ici c’est vraiment très américain, et des fois on nous rend même la monnaie en dollars !! Enfin on essaie car nous on en veut pas des dollars. Toutes les filles sont belles et bien foutues, c’est pas très bon pour le moral. Par contre les mecs c’est pas ça… Surtout le problème c’est que y a que des couples amoureux. C’est très traumatisant. Dans les restaus et les bars c’est ambiance romantique. Mais bon on a pas finies lesbiennes pour autant. Les deux premiers jours on a pas arrêté de croiser un groupe qui était à l’auberge dont le beau blond. Mais c’est pas pour autant qu’on a établi le contact. L’hôtel où on est super bof, et on a hérité de la chambre Barbie !!! Toute rose, de quoi faire des cauchemars. Dans chaque chambre t’as un lit bien et un lit pourri. Le pire c’est les deux gamins qui font le ménage et viennent te réveiller à 9h du mat’ en te foutant limite dehors. C’est ici qu’il y a eu le clash entre mes deux compagnes de voyage. Mathilde et Maria se sont super embrouillées toutes les deux : la galère, et moi qui comptais les points. Au bout d’un moment, je décide que j’en ai ras le bol et que puisque c’est comme ça, je rentre à l’hôtel. Et là, elles me suivent les deux. Alors que je voulais m’éloigner des ondes super négatives. A partir de là ça a plombé un peu l’ambiance. Après on est parties pour Tulum, un peu plus bas sur la côte. Le premier soir on a atterri dans une auberge de jeunesse toute pourrie. Notre chambre était en béton sans peinture avec encore les traces de construction sur les murs. On a eu la compagnie de fourmis rouges énormes trop gentille car elles m’ont piquée en pleine nuit, et je me suis réveillée avec les bras en feu (oui ca fait très mal une piqûre de fourmis rouge). Ah oui! Y avait aussi pas de lumière dans la piole, c’est très pratique. Le lendemain on décide (curieusement) de se barrer. Pour se loger à Tulum, tu as deux solutions : tu loge en ville mais c’est loin de la mer, ou tu loge dans les cabanas au bord de la mer mais c’est cher. Enfin c’est pas cher par rapport aux prix en France, mais c’est pour notre budget, si. On s’est fait toutes les cabanas le long de la plage, l’horreur ! On a marché sous la chaleur écrasante du soleil, sans rien trouver. Finalement on a fini dans un hôtel près des ruines de Tulum. Le hic de la chambre, il n’y avait pas de porte dans la salle de bain, juste un rideau. Sympa pour l’intimité. Petite parenthèse : on vient encore de croiser le beau blond, et comme d’hab’ on s’est regardé et basta. Le temps que je réalise que c’était lui il était trop loin. Pour revenir à Tulum, Maria avait un succès fou auprès des mecs de l’hôtel. Grâce à elle on s’est fait des virées touristiques gratos, dont une à la réserve de Sian Kahn. L’histoire à retenir, c’est notre départ de Tulum, où on a eu des emmerdes de bus. Mathilde, elle nous quittait pour revenir en France. Nous on devait aller à Mahahual, plus bas sur la côte. Déjà on s’est faites scotchées par un mec trop chelou, complètement défoncé. Un espagnol qui venait d’Ibiza, fan de Jim Morrison. Le mec nous a lu les lignes de la main. Selon lui, je dois devenir une artiste accomplie à 40 ans et j’aurais un fils. Il m’a aussi sorti que j’étais romantique, mais là j’ai pas tout compris. Et il m’a dit que ce serait pire en vieillissant. En fait je ne sais pas s’il a dit que j’étais amoureuse que ça allait grandir, ou s’il voulait dire que j’étais sentimentale et que c’était pas prêt de s’améliorer. Après, il a commencé à me tenir les mains en disant des trucs que je comprenais pas. J’ai appris en partant qu’en fait (selon lui) on a avit fait un truc érotique genre communion sexuelle (cherchez pas ça n’arrive qu’à moi ce genre de choses). Il nous a tenu la jambe toute la matinée, les filles n’en pouvait plus. Le meilleur moment étant quand il a voulu nous donner des trucs et qu’il me sort une dent : eurk ! Et tout ça parce que notre putain de bus est parti avec 20 minutes d’avance. Oui, on a jamais atteint Mahahual. Quand on est arrivées à la gare le bus était déjà parti. On a donc décidé de retourner à Playa, car le prochain bus pour Mahahual était le lendemain. Plus tard (oui j’ai arrêter de mettre la date sur mes notes alors je ne sais plus quel jour on est) On a zoné là-bas pendant 4 jours, et après on devait aller à San Cristobal de las Casas, ex capitale de l’état du Chiapas et fief des guerriers Zappatistes. Ce fut épique pour prendre nos billets de bus d’ailleurs. On a attendu super longtemps pour que la nana daigne nous faire la réduction étudiante. Et en plus, on avait juste un billet pour Pallenque car il y avait eu des braquages de bus quelques jours avant et ils avaient fermé les routes. On en savait même pas si on allait pouvoir aller là-bas. La super blague c’est que cette conne nous a vendu un billet pour le samedi alors que nous on voulait partir dimanche. On a pas trop apprécié quand on est arrivées à la gare de bus et que le chauffeur nous a dit ça. Heureusement qu’on avait payé notre nuit d’hôtel pour pouvoir garder la chambre jusqu’à 18h. On a du repartir dans le centre de la ville et à pieds avec nos sacs car aucun taxi ne s’arrête en dehors des bornes de taxis dans cette ville. Le lendemain on a failli se battre avec la chef de gare pour qu’elle nous rembourse nos billets. Cette conne ne voulait rien entendre. On a tenté notre chance à l’autre gare, et on a bien fait car on est tombées sur un mec sympa, qui nous a fait nos billets pour la moitié du prix étudiant et qui nous a aussi informées que la route pour San Cristobal était réouverte. Voilà comment le soir même on a pris la direction du plus bel état du Mexique. On s’est fait pas loin de 17h de bus avec un arrêt. On était mortes en arrivant. Le Chapias est un des états les plus pauvre du Mexique, donc il y a beaucoup de gens qui vous accostent dans la rue pour vous vendre des trucs. C’est très dur de dire non, et tu te retrouve avec des choses dont tu n’as pas besoin et qui prennent de la place dans ta valise. Là-bas, on a visité la ville et les petits villages dans la montagne aux alentours. J’ai flippé d’attraper le palu car y avait quelques moustiques qui trainaient et c’est la région du palu. De San Cris on est allées sur la côte pacifique à Puerto Escondido. A ce stade j’en ai ras le bol et je tourne en rond dans ce pays. J’en peu plus de voir tous les jours la même personne et de ne parler qu’à elle (même si je l’aime beaucoup). Pas moyen de se retrouver seule c’est horrible. Puerto c’est très mignon mais y a rien à faire, surtout qu’on se tape un reste de tempête tropicale et qu’il pleut tout le temps. Je perds tout mon bronzage !!! Pas moyen de se baigner, l’océan est déchainé et je flippe de rentrer dans l’eau. Avec l’humidité ambiante, y a un max de bestioles et je me fais bouffer par des trucs que je veux même pas savoir ce que c’est. C’est ici qu’arrive la partie intéressante du séjour pour vous car c’est ici que j’ai testé (pour vous et un peu pour moi aussi) le mexicain ! Maria était déjà venue en décembre ici et elle connaissait un mec qui s’appelle enrike et qui tient un bar dans le centre. Le mec est sympa et un soir où on va boire un verre dans son bar il nous demande si on veut aller à une soirée. Moi j’avais moyennement la motivation mais Maria avait l’air de vouloir y aller et les deux margaritas que je m’étais enfilées m’avaient enlevé toute volonté. Donc nous voilà parties à la soirée vers 2h une fois le bar fermé, avec une Anglaise et deux mecs. Cette anglaise est complètement torchée et elle arrête pas de le chauffer enrike, mais lui il semble pas y faire plus gaffe que ça. Moi à ce moment là, j’y faisais pas gaffe non plus. Cette fête est pour le départ d’une Argentine. Les gens sont cools et on rencontre deux autres Français. Forcément on boit, un peu, beaucoup. On arrête pas de nous payer des bières. Et petit à petit je remarque que le petit enrike il vient souvent nous voir, et qu’il me prend par la taille avec un regard qui en dit long. Moi je lui rends son regard, car non finalement l’Anglaise elle ne l’aura pas celui-là. L’ennui c’est qu’à chaque fois qu’il vient me voir il me laisse sa bière alors je commence à être dans un sale état, et comme chaque fois que je suis dans un sale état j’ai envie de sexe. Nos regards deviennent sans équivoque, d’ailleurs j’ai une photo de nous deux ou je le tiens par le coup genre t’es ma propriété, c’est assez drôle. Mais bon il tente rien non plus lui il fait chier !! Vers 5h Maria est naze et moi je désespère. On décide de rentrer. On dit au revoir aux gens et là monsieur se réveille et nous propose de rester dormir chez lui. Car notre hôtel est loin et la route à prendre pour rentrer est super dangereuse (y a quand même des gens qui se sont faits tuer sur cette route la nuit). Ni une ni deux on dit oui (enfin surtout moi), et nous voilà tous les trois chez lui. Moi j’attends de voir s’il va se bouger le cul. En attendant je me fou sur le canap’ parce que bon je suis un peu naze aussi. Enfin il vient se mettre à côté de moi, enfin plutôt sous moi car je suis allongée et donc j’ai mis mes jambes sur lui. En moins de deux minutes il se met à me caresser les chevilles. Bon, là je pense que c’est pas juste amical. Maria décide d’aller se coucher (très bonne chose). Et nous on reste comme deux cons. Il me dit un truc en espagnol que j’ai rien compris. Parce que là j’ai dépassé le stade d’alcoolémie où je suis trop forte en langue étrangère. Je décide de prendre les choses en main (mais pas comme vous pensez bande d’obsédés!!) et j’opère à un rapprochement stratégique. En gros, je me mets dans ces bras. Deux trois embrassades s’ensuivent, et il m’emmène sur la terrasse, pour la suite. Mais bon euh, la terrasse elle fait face au lit où dort Maria donc moi je suis moyennement chaude pour brouetter devant ma copine quand même. Je lui fait comprendre, non sans mal car lui rien à foutre. Au final, direction le jardin. Il fait quand même les choses bien (trait typique du macho qui a l’habitude des filles de là-bas à qui il faut faire style on est pas un connard et on veut pas juste te baiser) et met un drap avec même une bougie. Je vous jure ! Franchement j’ai trouvé ça super mignon. Nous voilà donc partis, sauf que son sale chien il a voulu aussi jouer avec nous. Donc super la concentration quand y a un chien qui vous lèche la jambe (et pas autre chose hein). Je l’ai viré je ne sais pas combien de fois à coup de pied. Après j’ai eu le droit à des « t’as été super » Celle là on me l’avait jamais faite, ça fait assez vieux film américain. Je croyais qu’on en disait plus ce genre de phrase depuis les années 70. Le lendemain, Maria nous vois dans le lit dans les bars l’un de l’autres et elle a même pas tilté. Je vous raconte pas comment elle a halluciné quand je lui ai raconté. Elle avait rien vu de notre manège, même quand elle est partie se coucher. Moi qui croyais qu’elle avait fait exprès de nous laisser. C’était vraiment très agréable d’être dans ses bras. Après ma rupture je me sentais vraiment pas terrible et j’avoue que ça m’a fait vraiment du bien. Sentir l’attention sur soi et le désir de l’autre. En tous cas c’est des vrais baratineurs les latins, c’est moi qui vous le dis. Tous les trucs qu’il m’a sorti, on aurait dit que limite j’étais la femme de sa vie, alors que bon il a une copine ce jeune homme. Enfin, Je suis toujours plus ou moins en contact avec lui. Mine de rien je crois que lui comme moi on aime bien entretenir le truc juste histoire de jouer. Je sais qu’en ce moment il projette de partir en Bolivie, et moi je vois mes prochaines vacances J. On est parties deux jours plus tard pour Oaxaca où on est restées un jour. Après le DF et la France. J’ai eu trop de mal à me remettre dans le rythme français. Retour très très dur à la réalité. Même maintenant je regarde mes photos avec une certaine nostalgie, comme si c’était une autre époque de ma vie. C’est plutôt étrange. Mais c’était quand même un chouette voyage.

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Patte de lapin et fer à cheval

Il y a des moments où, dans la vie, les embrouilles s’accumulent sans qu’on comprenne bien ce qu’on a fait pour mériter ça. Personnellement, ça doit faire six mois que les petits tracas de la vie quotidienne s’accumulent. Certes, il n’y a pas mort d’homme mais parfois, on aimerait vraiment pouvoir s’en prendre à quelqu’un tellement ça fatigue.

Je vous avais déjà raconté mes loses. J’avoue que, jusque là, j’étais du genre chanceuse dans la vie : toujours au bon endroit au bon moment. C’est pour ça que je ne pensais pas connaître le chômage un jour : j’aurai forcément la bonne opportunité à la sortie de mon stage. Tout faux. Depuis, je suis devenue la postuleuse folle, je réponds à toutes les annonces qui correspondent à peu près à mon profil, je parle de mon chômage à tout le monde, au cas où la personne connaîtrait quelqu’un qui travaille dans la presse. Mais ma chance m’a abandonnée, on dirait.

Retour chez mes parents pour les vacances, youpi, un peu d’air pur et de vie en communauté. A peine rentrée, je peux mesurer la malchance familiale… Oui parce que la lose, c’est héréditaire, ça me vient de mes parents. Donc pour l’anniversaire de mon père, ma mère décide de lui offrir un GPS. Ma tante va donc en acheter un à Toulouse et nous le ramène. Mon père a hâte de l’essayer, il monte à l’ordinateur familial, il met le CD d’installation et…rien. Je fouille dans l’ordi, je clique sur le fichier « install », il veut pas partir, sous prétexte que ce n’est pas une application valide. Application valide toi même ! On tente l’installation manuelle, toujours rien. Bon, très bien, on va aller faire un tour à Toulouse pour leur signaler le problème. Donc c’est parti, trois quarts d’heure aller, trois quarts d’heure retour, tout va bien… Arrivée au magasin, je vais au SAV qui m’envoie gentiment bouler : je suis priée de me rendre au rayon correspondant. De toute façon, je suis une bonne femme, ils me prennent de haut genre : « t’es trop conne, tu peux pas comprendre un objet aussi évolué. » Un poil agacée, j’y vais et je tombe sur un gentil vendeur et je lui explique mon problème, il teste le CD et… ouf, ça lui fait pareil ! Il me propose donc de me filer le CD d’installation du modèle d’exposition mais, heureusement, avant de me le filer, il le teste : même souci. TOUT VA BIEN ! Il regarde la notice : « Ah mais regardez, y a un numéro au cas où le logiciel marcherait pas, ça doit arriver souvent… Il faut les appeler et ils vous enverront un nouveau CD.
– Ok… Et on a combien de temps pour changer le GPS ? »
C’est pas que je pressentais que ça allait arriver mais bon… Je rentre dans ma ville, de mauvaise humeur, j’arrive chez moi et je vois le chat du voisin jouer dans le jardin… Mais que sont ces étranges cristaux que j’aperçois ? Je sors, curieuse et là, c’est le drame : ces charmants cristaux sont de l’eau séchée : une canalisation a pété et pulvérise de l’eau partout ! Au secours !

Bon, on a coupé l’eau et une semaine plus tard, je retournais sur Toulouse changer le GPS puisque j’ai jamais pu joindre le constructeur du GPS… Quand j’appelais, une gentille dame m’explique que tous les correspondants sont en ligne mais on va me prendre, pas de panique. Au bout de 10 minutes à attendre le même refrain, je raccroche. Je réessaie, un quart d’heure à entendre toujours la même dame… Excédée, je décide donc de ramener le tout et je me suis jurée de ne jamais acheter de matériel informatique de cette marque là. Donc je me tape un nouvel aller-retour sur Toulouse, je me fais rembourser. Sauf que je m’étais garée dans un parking que je connaissais pas et que la porte que j’avais empruntée pour sortir ne permettait pas de rentrer dans le parking… J’erre, donc, et je finis par demander à un vigile :
« Bonjour, on fait comment pour entrer dans le parking ?
– Ah bé c’est pas compliqué, vous prenez l’ascenseur, là, et vous ouvrez la porte avec le ticket de parking.
– Mais j’ai pas de ticket, j’ai payé avec ma carte bleue… ».
Donc le vigile a gentiment demandé un ticket au pc sécurité pour me permettre de récupérer enfin ma voiture. Donc je suis rentrée chez moi de mauvais poil…

2006 commence, ça ira forcément mieux… Grossière erreur. Lundi 2 janvier, mon père m’amène à la gare : je retourne sur Paris où je retrouverai Guillaume, youpi ! J’avais réservé mon billet sur le net une semaine avant, j’avais pris une place en 1ère vu que c’était le même prix qu’en seconde. Je retire mon billet et là, je m’énerve : je n’ai pas de place attitrée, « place assise dans la mesure des disponibilités ». Je commence à râler mais mon père me rassure : en première, y a toujours de la place. Je monte dans le train, je range mon sac comme je peux en me faisant un merveilleux bleu sur le bras gauche et je vais m’asseoir : c’est vrai, y a plein de place ! Mais à Bordeaux, c’est la ruée et je me retrouve… debout ! Folle de rage, j’appelle mon père pour me plaindre : « tu vois, je te l’avais dit ! ». Et là, le contrôleur passe et il se prend tout dans la gueule : « Non mais c’est scandaleux, j’ai payé 80 euros et je me retrouve debout !
Ah oui, ça arrive…
Mais quand j’ai réservé sur Internet, il était marqué « place assise garantie » et là, je n’en ai pas ! »
Bref, je fais une scène pas possible, une nana (assise) se fout limite de ma gueule, qu’elle m’énerve pas trop, celle-là aussi. Le contrôleur fait le tour et confirme qu’il n’y a plus de places assises (comme si j’avais pas pu le constater par moi-même, je le savais, déjà !) donc il m’explique comment faire les démarches pour me faire rembourser. Ainsi, me voici donc assise sur les marches à côté de la porte (oui, tous les strapontins étaient pris, aussi). Et bien figurez-vous que les portes d’un TGV sont mal isolées… Donc j’arrive sur Paris d’humeur massacrante, je me vrille le doigt avec ma valise à roulette qui a tendance à se retourner, je suis de mauvais poil, je vais mordre quelqu’un ! Heureusement, je retrouve Guillaume à la gare, ça va mieux mais les galères ne sont pas terminées. On arrive à ma maison, je prends mon courrier : j’ai reçu un colis le lendemain de mon départ de Paris, soit quinze jours auparavant… Or la poste ne garde les colis que 15 jours ! Je suis à nouveau furieuse : j’avais demandé à l’expéditeur de me prévenir s’il m’envoyait ce colis ! Mais ça, encore, c’est rien !

Guillaume entre dans la salle de bain et en ressort aussi sec : quelle odeur là-dedans ! On se croirait dans une grotte : affreusement humide et ça pue la moisissure. Effectivement, par terre, il y a une grosse flaque… Non, je n’avais pas oublié de couper un robinet, ça s’appelle une fuite. Là, tout ça cumulé, j’ai eu envie de pleurer… Le lendemain, je vais à la Poste : mon colis est reparti. Et pour finir dans la lose, France Telecom m’a coupé mon ADSL samedi, donc je n’ai plus le net… De plus, mes parents sont venus sur Paris, ce week-end, ce qui a donné : ma sœur et moi malades dans la nuit de vendredi à samedi, mon père malade samedi en fin de journée et ma mère malade dans la nuit de samedi à dimanche. Mais quelle famille !

Pourtant, peut-être que tout va s’arranger : jeudi, on m’a remplacé ma chaudière et le plombier a remplacé mon réservoir de WC qui fuyait… Maintenant, faut que j’envoie la facture à mon proprio qui me doit 800 euros, maintenant, youpi… Mais à présent, je peux prendre une super douche chaude (avec de la pression ! C’est nouveau, ça, pour moi, dans cet appart) et ma salle de bain ne sent plus mauvais, il n’y fait plus si froid. De plus, j’ai un déjeuner lundi avec de possibles futurs employeurs donc à suivre… Ma lose serait-elle en train de partir ? Les six derniers mois m’ont appris à ne pas crier victoire trop vite…
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