Routine d’écriture

En 2016, j’écris. En voilà une bien belle résolution et force est de constater que 23 jours après le nouvel an, j’ai écrit environ une demi page… Je suis donc très loin des 3 pages par jour que j’ambitionnais. Des mauvaises excuses, j’en ai plein mon sac et on y reviendra mais pour s’y mettre pas le choix : je dois me créer une routine d’écriture.

Routine d'écriture

Les jours se suivent et se ressemblent. Enfin, pas vraiment mais on a une idée principale : je ne dégage pas de temps pour écrire. Je pars du boulot un peu tard (je ne me plains pas de ça, j’avance à 2 à l’heure en ce moment, pénible) et là, trois scénarii possibles : je sors (au resto ou à la salle de sport avec Anaïs), je rejoins Victor chez lui ou chez moi ou je retourne chez moi. Clairement, les deux premiers cas nuisent à l’écriture : c’est difficile d’écrire en société et quand je suis avec Victor, on essaie de faire des choses à deux : papoter, regarder un film (on a quasi fini tous les Wes Anderson)… ou jouer à la Nintendo 3DS côte à côte (j’ai salement replongé dedans, mon addiction est en pleine forme). Reste donc le troisième cas qui paraît idéal pour l’écriture : les soirées chez moi seule.

Cocooning version chapka culotte... Parce que pourquoi pas ?

Cocooning version chapka culotte… Parce que pourquoi pas ?

Sauf que ça se passe toujours de la même façon. Pendant le trajet du boulot à la maison, comme je marche, je suis en forme, stimulée, motivée : ce soir, je vais manger sain, faire un brin de rangement, faire quelques papiers, écrire. En général, les choses se passent comme suit : je mange sain (enfin, depuis quelques temps, ce ne fut pas toujours le cas), je lance un escape game et quelques vidéos Youtube pendant que je dîne… mais attends, je fais une dernière partie. Ah non, celui là n’était pas top, j’en fais un autre… Encore un autre… Oh ben il est déjà 0h 0h30 1h 1h30… Bon une douche et dodo, j’écrirai demain. Je vous jure que c’est systématique. J’ai même voulu bloquer le dit site d’escape game (je suis une fille pleine de volonté) mais apparemment, je n’ai pas le droit de bloquer un domaine sur mon pc perso…

escape_game

 

Alors puisque les habitudes, ça se change, c’est là que je dois attaquer et me créer une routine d’écriture. Tout simplement. J’ai envisagé plusieurs possibilités :

  • arriver plus tôt au boulot pour écrire avant de commencer ma journée de boulot. Bon, on a bien compris que j’étais pas du matin et que j’aimais pas bien me lever donc on va abandonner cette idée.
  • J’avais lu un article expliquant que le rythme idéal de travail, c’est 52 mn d’activité, 17 mn de repos. Donc je mettais un timer sur mon pc pour bosser 52 mn puis 17 mn de pause pendant laquelle j’écrirais… Sauf que dans les faits, c’est un peu chaud de se couper en plein élan, que tu sois en train de bosser ou en train d’écrire.
  • Ecrire le soir, dans mon lit avec ma tablette et mon clavier bluetooth
Obstacle majeur à l'écriture au lit : le chat

Obstacle majeur à l’écriture au lit : le chat

Voilà donc sur trois options, il n’y en a qu’une de réaliste : écrire le soir. Donc arrêter de procrastiner méchamment sur des jeux à la con (j’ai 94% sur ma tablette aussi) et écrire. Sauf que voilà, je glande, je laisse filer la soirée, je me couche trop tard et je me lève en bad, m’autoflagellant sur cette soirée encore perdue. Pour écrire, il me faut donc une routine, un réflexe d’écriture comme j’ai un réflexe de jeu à la con. Ca me paraît pas si compliqué : je rentre, je glande en mangeant PUIS je coupe ça et je vais me poser dans mon lit écouter de la musique et écrire avant de lire un bout. Je peux même m’offrir une heure de matage de série/tricot (j’ai envie de me remettre au tricot). Tout est question d’organisation…

Je tricote un peu serré

Je tricote un peu serré

Mais c’est un peu comme tout, le plus dur, c’est de s’y mettre. Je m’accroche toujours à l’exemple de ma pratique sportive. Je n’ai jamais été très sportive, à part quelques crises (une à 15 ans, une à 24 ans post rupture et là, depuis mes 27 ans) mais globalement, j’ai toujours été plus “affalée sur mon lit à imaginer aller faire du sport” (en gros). Puis ça m’est un peu tombé sur le coin du nez et depuis, j’en fais régulièrement, on peut même dire que je suis… sportive oui (quelque part dans le passé, mon moi ado est très surprise de l’apprendre). Et pour m’aider à être sportive, je mets en place des habitudes. Donc pour écrire, prenons l’habitude de le faire…

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Parce que la vie a besoin d’une B.O.

Par Enzo 

« Some dance to remember, some dance to forget » En paraphrasant « Hotel California », on pourrait dire que certains écoutent de la musique pour se

rappeler, d’autres pour oublier… Pourquoi peut-on avoir besoin de musique lorsque l’on ressent certaines choses ? Peut-être pour mettre une mélodie sur des émotions, comme l’on peut mettre
des mots sur des impressions. Une forme vaine de transcription physique d’un ressenti intérieur.

Il existe le terme romanesque, pour une vie « comme dans les romans ». Il manque le terme « filmesque » ou « cinesque » pour s’adapter à nos générations. La vie a besoin d’une bande son. Pour la sublimer peut-être, pour l’accompagner sûrement. Car la musique peut nous toucher si fort quand elle est liée a des évenements, des personnes ou des sentiments… Elle est le déclic, le moyen ou même renforcement mnémotechnique.

Musique pour se remonter le moral ? C’est le cercle vertueux. Je suis plutôt dans le cercle vicieux pour ma part. Musique pour accompagner, pour amplifier, pour sublimer la tristesse… Que les associations soit fait au gré du contexte (situations, personnes) ou plus intentionnelles (films), le résultat est le même. Un véritable chien de Pavlov.

Ma playlist s’intitule « Sick Sad World », et vous ?
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I’m bringing sexy list

– Cette semaine, au boulot, j’ai décidé d’écouter de la musique, je me suis mise sur technikart radio, histoire de me la péter à donf à être au top de la hypitude bobo parisienne de mes fesses. Au moment où j’écris ces lignes, y a la chanson de Blanche Neige, « hého, on rentre du boulot ». Sens-tu la hypitude monter en toi?? Parce que moi pas trop (surtout qu’ils enchaînent avec un Moustaki, je veux mourir).

– Question que je pose à un de mes ados : « ben tu kiffes quoi, toi? » Réponse : »les filles et le foot ». Ca envoie du rêve, là.

– Mercredi soir, j’ai réussi à casser deux paires de lunettes de soleil en 3 mn 30. Je m’impressionne toute seule, là. Par contre, aucune ampoule n’est encore décédée chez moi depuis presque un mois.

– Ma vie est pourrie : mercredi midi, je cours à Mango acheter ma belle robe rouge. Elle n’y est plus. Dépitée, j’en essaie deux autres, ça va pas du tout. Oui, l’inconvénient quand on est une fille à forte poitrine, c’est que parfois, en haut, ça passe pas, en bas, ça fait beaucoup trop large… Genre la jolie robe sur le cintre, sur moi, on dirait que j’ai fait trois trous dans un sac de jute et que j’ai dit que c’était une robe. Du coup, j’en ai acheté une bleue marine et blanche chez Promod, ach’ment moins chère, avec un splendide bandeau qui fait que je
suis de suite moins traumatisée par ma coiffure. Mais jeudi, en revenant de la piscine, j’ai croisé une fille qui avait la même robe à moins de 10 Mn de mon taf. Déjà que toutes les nanas ont la même veste que moi.


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– Cette semaine, j’ai tenu une résolution prise il y a un an et demi, mieux vaut tard que jamais. Je suis donc allée à la piscine jeudi nager à peu 3/4 d’h soit 1,5 km. Bon, j’aurais pu faire plus mais vu que j’y vais pendant ma pause déj, je fais ce que je peux parce que 10 à 15 mn de marche pour y aller, le temps de se mettre en tenue, la nage en elle-même, ressortir, se laver, se sécher, s’habiller, se sécher les cheveux, se remaquiller. Ben voilà. Et le plus dingue, c’est que je me suis faite draguer. Bon, ok, j’étais en train de repartir donc habillée et sans le bonnet mais je m’étais pas remaquillée. Dingue !

– J’ai retrouvé mon mojo, c’est le pouvoir du bandeau

– Cette semaine, j’ai eu une expérience sexuelle très intéressante…

– Pourquoi quand je passe à Montparnasse, j’ai toujours « j’veux un mec » d’Adrienne Pauly dans la tête ? Du coup, je marche comme une vraie pétasse en dandinant du fessier comme une folle, j’ai l’impression d’être dans un clip, je m’éclate !

– Sinon, hier, j’ai fait pareil avec Sexy Back.

– Comme je fume plus (bon, si, 2 clopes, cette semaine mais j’étais tellement desséchée le lendemain matin que j’ai pas eu envie de recommencer), je mange du chewing gum. Sauf que je peux pas m’empêcher de faire des bulles avec. Ca fait très pétasse quand même.

– J’assume totalement ma pétasserie.

– Cette semaine, on a eu un chat avec Abd Al Malik (si tu sais pas qui c’est, google est ton ami), c’était très cool. Je l’ai trouvé plutôt brillant comme mec.

– Au boulot, le logiciel pour mettre mes articles en ligne me cherche. J’ai mis 3h à rentrer le transcript du chat d’Abd Al Malik, grrrrrrrrrrrr !! Mais aucun pc n’est décédé durant la manœuvre (et pourtant, c’est pas faute d’avoir eu très envie).

– Je commence à maîtriser le SMS. Ex : je métriz le SMS. J’kif tro la rass a sa reum, c tro ouf ton truc mon frR. Bon, là, j’ai rien à dire mais je vous ferai tout un article en SMS (avec traduction) un jour.

– Je me demande à quoi ça sert de bosser qu’avec des mecs s’ils parlent pas de nanas ou presque (ou alors quand je suis pas dans le coin).Merdum, comment je peux apprendre sur les hommes s’ils disent rien, hein ? Va falloir que je les décoince un peu les petits !

– Heureusement, demain, les Ra7orboys répondent à ma question sur leur blog. Ouais, c’est un teasing.


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Je t’’aime à en crever

[C’était pas du tout l’article que j’avais prévu pour aujourd’hui mais celui que j’avais écrit s’est perdu dans les méandres de ma clé USB]

Parfois, dans ma vie, j’écoute de la musique. J’adore ça, j’adore chanter, j’adore que mon espace s’emplisse de ce doux bruit mélodieux, j’adore découvrir de nouveaux artistes et je maudis les transports en commun de Paris de faire trop de bruit pour que je puisse écouter tranquillement mon ipod. Du coup, je lis, c’est pas plus mal. Mais là n’est pas le sujet.

love-fumee

J’avais rédigé un article il y a quelques temps sur la musique, B. O de ma vie. Je sais pas si vous avez remarqué mais quand on déprime, on n’écoute que des chansons qui vous rappellent votre déprime, justement. Comme si tous les chanteurs du monde entier trouvaient les mots qu’il faut pour bien appuyer là où ça fait mal. D’ailleurs, la plupart me servent de pseudos MSN. Suite à ma dernière rupture qui m’a mise pas mal K.O, tout semblait parler de mon histoire. Quelques extraits, au hasard :

Etyl (elle, elle me fait tellement penser à lui que j’arrivais même plus à l’écouter à une époque)« J’ai continué à croire, pauvre idiote que le temps resterait notre andidote, j’ai fait ce que j’ai pu pour t’apaiser, c’n’était jamais suffisant, jamais assez » (Naoiq), « Si parfois, je suis fragile, c’est que, j’ai réussi à garder en mémoire ton visage immobile et mes souvenirs fanées. Souvent ce que tu aurais dû être me manque »(Désolée), Marc Lavoine « Je me sens si seul, tu me manques trop »(je connais pas le titre de la chanson), même Patrick Fiori « que tu revieeeeeeeeennes, je ne m’y attends plus, des jours et des semaiiiiiiines… »(je connais pas non plus le titre de la chanson). Bon, pour notre ami corse, je précise que c’est la faute de ma sœur. Oui, ma sœur déteste cette chanson car elle l’écoutait à l’époque où Anthony était parti et ça lui faisait trop penser à sa propre histoire. Bon, bref, chacun a ses chansons déprime, vous avez compris le topo. De la même façon, quand j’aime, j’ai l’impression que toutes les chansons mettent des mots sur ce doux sentiment qui me renverse. Anaïs : « Oh oui je t’aime, je t’aime à en crever… tes pneus pour que tu restes là. Je n’aime que toi, je t’aime à en pleurer. Mes yeux ne jurent que par toi […]Mes rêves m’éloignent de ton corps, j’ai peur de perdre ton odeur. Et même si je te serre très fort, je ne peux m’empêcher d’avoir peur. Où est ton corps lorsque tu dors, où est ton cœur ? »(je t’aime à en crever), Ariane Moffatt : « J’comprends plus ce qui m’arrive, j’perds le contrôle, ça me fait rire. J’comprends plus bien mes désirs, tu m’attires et j’me tire dans ton point de mire »(Point de mire), Lara Fabian : « Je t’aime, je t’aime, je t’aime-MEUH ! » (Je t’aime), Johnny « Que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime… » (Que je t’aime). Oui, bon, ok, les deux derniers, ils étaient faciles mais c’est pas ma faute à moi, si les gens chantent plus des chansons d’amour tristes que gaies.
Bon, pourquoi je te raconte tout ça, lecteur ? (t’es toujours là ?) Ben, en fait, en plein spleen « écoute des chansons qui me remue le couteau dans la plaie parce que je l’aime-euh (et que c’est pas réciproque) », je me suis dit la chose suivante : en fait, si tant de chansons me correspondent, c’est parce que je vis la même chose que les autres. Elémentaire, ma chère Nina. A 26 ans, il était temps de se rendre compte que ta vie n’avait rien d’exceptionnel, fillette. Bon, c’était pas une révélation en soi mais mon chemin de croix, des tas de gens ont eu le même, en fin de compte. Pourtant, quand on est en pleine rupture, à passer ses journées à faire monter les actions de Kleenex et à mettre du mascara sur les draps (oui ben, c’est pas ma faute si en me maquillant le matin, j’avais pas prévu que j’allais pleurer l’après-midi et en mettre partout), on a l’impression que personne ne comprend ce que l’on ressent. Dans les faits, c’est vrai, quand on m’appelle et que je pleure, on me comprend pas « A….a…i…ou…bouhouhouhou ! » « Heu… Je suis désolé mais j’ai rien compris… ». Plus sérieusement, quand on est malheureux, on a toujours l’impression que les autres comprennent pas, qu’ils font semblant de compatir mais qu’au fond, ils s’en foutent de vos problèmes. Ne nie pas lecteur, je le sais que toi aussi, t’as pensé ça. Sans doute parce que quoi que nos amis fassent, ils ne peuvent pas panser ces plaies-là. Après tout, que faire quand un ami a le cœur en mille morceaux, que leur amour a dansé la gigue dessus avant de claquer la porte hein ? Les écouter, oui. Les divertir, oui. Mais ça répare pas forcément les cœurs mais on ne peut guère faire plus, on va pas forcer l’ex à revenir avec notre ami. Surtout si on le supportait et qu’on se dit qu’une fois les larmes séchées, notre ami se rendra compte que cette rupture était la meilleure chose qui soit.
Pourtant, si je regarde dans mon entourage, je ne connais pas une personne qui n’a jamais souffert d’une rupture. Mais vraiment souffert genre je passe tellement de temps à pleurer que j’ai pas pissé depuis trois jours. Et c’est normal. Chacun réagit à sa manière, certains s’étourdissent pour oublier et font en sortes de ne surtout pas se retrouver seuls, d’autres s’enferment totalement dans leur grotte. Chacun sa méthode, je pense pas qu’il y en ait une mieux que l’autre. Mais quoi qu’on fasse, quand on se retrouve seul, on a l’impression que personne ne nous aime, que nous sommes délaissés etc. On écoute ces foutues chansons en pleurant, on se la joue « film dramatique avec B.O ». Pourtant, si ces chansons mettent si bien des mots sur nos maux (oooooooooh !), c’est bien que ce que l’on vit n’a rien d’exceptionnel, non ? Objectivement, tout le monde s’est ramassé en amour et peu en sont morts. Donc on pleure un bon coup et on va de l’avant : après tout, sur un album, il n’y a pas que des chansons tristes.

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Et hop, un autre chapitre!

Par Tatiana25 avril

Ou la la il fait faim ! Ce matin on a pris le car pour aller à Veracruz et on est tombées sur une compagnie de bus qui donne pas à manger. Seulement le voyage dure quand même six heures. Hier on a passé une journée de folie, on a couru dans tous les sens : immigration, courses, déposer nos affaires chez les parents de notre pote…Sa mère super gentille nous a filé des barres de céréales. On avait sûrement l’air affamées et épuisées. Son frère nous a sorties (ils sont du genre assistance sociale dans la famille), enfin que du bonheur quoi. Et ce matin on a fini par quitter le DF : ville pourrie ! Vivement la plage !

1er mai


Allez : re-bus. 8h dans l’inconfort le plus total, à côté d’un vieux qui pue (ben oui c’est toujours pour ma pomme ces trucs là). Bon alors, Veracruz on y est restées deux jours seulement et je vais vous dire pourquoi. Quand on est arrivée là-bas, on descend du bus à -15C° et là, grosse grosse vague de chaleur. Oh lala mais que se passe t’il ? C’est sûrement parce qu’on est entre deux bus et qu’il y a la chaleur des moteurs. Ah… euh non c’est la chaleur de la ville oups ! Dommage. Au secours la chaleur tropicale, on se serait cru dans un sauna, mais véridique hein sans aucune exagération. Même allongée sur un lit tu transpires tout ce que tu peux sans t’arrêter jamais. Moi j’ai pas super apprécié la ville, vu que Mr Ex est passé par la avec sa p… (oui aujourd’hui j’ai envie d’être un peu vulgaire, vous ne m’en voulez pas j’espère). Donc vu que j’ai plutôt de l’imagination, j’ai eu le loisir de bien me les représenter main dans main, écouter de la musique et tout, et tout. Parce qu’en fait il faut savoir qu’il y a des musicos partout dans cette ville. C’est en quelque sorte la fête de la musique tous les soirs. Veracruz est quand même joli comme ville, tu trouve encore des bâtiments style coloniaux. C’est un peu sale mais comme pas mal de villes au Mexique.


Ensuite, direction Catemaco, petit tout petit village au bord d’une espèce de lagune. Ce village est plein de grigris et talismans car c’est en ce lieu que se déroule le congrès des sorciers chaque année. Franchement, trop mignon le bled, on aurait dit que le temps c’était arrêté là-bas. Les gens fonctionnaient au ralenti mais pire qu’ailleurs dans le pays. Le côté négatif c’est que ben forcément y avait rien à faire, alors on est pas restées. J’ai hésitée à me faire désenvoûter mais finalement j’y ai renoncé par manque de confiance. Ca m’aurait déplu de ne pas savoir ce qu’il me fait le sorcier. Le lendemain c’était une nouvelle fois journée bus ! Oui, au Mexique le bus aimer tu dois.

Atterrissage à Villahermosa qui n’est pas hermosa du tout. C’est très très crado comme ville et il fait encore plus moite qu’à Veracruz. Mais c’est une étape obligée pour aller à Palenque. Et donc à P on a visité les ruines bien sûr qui sont dans la forêt : oh la belle verte !! Non mais c’est vraiment beau et c’est marrant je trouve ça encore plus beau en photo. Vous avez le meilleur bande de veinards ! Le meilleur à Palenque c’était Agua Azul : les eaux azur et elles portent très bien leur nom. C’est une super longue cascade d’eau avec des bassins naturels. Avec la pression ça fait des jacuzzis naturels, autant dire le pied total. De l’eau cristalline qu’on a envie de boire. Rien que d’en parler ça me fait rêver… Comme Disney quoi (comprenez le slogan « rien que d’en parler ça fait rêver »). La particularité de Palenque c’est qu’ici les pharmacies sont comme en France, on y trouve ni clopes, ni bouffe, ni autres trucs chelous, mais… des médocs !! L’explication c’est que les pharmacies ne faisaient pas assez de bénéfices en vendant seulement des médicaments. Alors elles ont diversifié leur offre. C’est ainsi qu’on a toujours acheté nos clopes en pharmacie. On se rapproche tout doucement de la plage avec en dernière étape : Merida.


Le 4 mai

Finalement, on a pas vu grand-chose de Merida. On est arrivées de nuit et on est parties tôt le lendemain pour le site de Chichen Itza. Les ruines de ce site sont magnifiques (enfin moi j’ai adoré) mais la chaleur très rude. Surtout entre midi et deux. Le seul hic c’est que c’est tellement touristique, qu’ils ont aménagé ça à la Disneyland Paris. Arrivée sur Cancun de nuit. Mais quelle nuit ! On a atterri dans un hôtel miteux dans les quartiers pauvres de la ville vu que nous on avait pas assez d’argent pour jouer nos gringas. Tout est écrit en Anglais, ça fait très succursales des USA. Tout est hors de prix par rapport au reste du pays. Petit exemple : une course de taxi à 30 pesos coute ici 150. Forcément on y est restée qu’une nuit et on est parties direct à Isla Mujeles tôt le lendemain. Mais attention on y est allées sur le ferry des pauvres ! Mais c’est quoi vous allez me dire ? Ben en gros c’est une plate forme flottante ou y a pas un seul touriste à part nous trois et que des Mexicains qui nous regardent bizarrement. Accessoirement y avait aussi plein de marins, ça c’était rigolo.

La prochaine fois vous aurez le droit à la partie Caraïbes de mon voyage.
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Toujours pas d’’amour

Ici, nous sommes sur un blog de gens hautement cultivés donc je cite du Priscilla, même pas peur. Mais cet article ne concerne pas cette mini-chanteuse qui file tout droit sur les traces d’Alyzée. Puis un petit clin d’oeil à Emma rapport à cette chanson. 

 

Bon, résumons la situation. Il y a trois mois, je décidais de me racheter une virginité, espérant que mon gentil voyant avait raison en disant que sur le plan amoureux « ça allait évoluer sur les trois prochains mois ». Oui, bon, techniquement, il n’a pas eu tort, il y a eu évolution mais ça s’est soldé par un rien. Bon, rassurez-vous, je suis pas en train de pleurer sur ces trois derniers mois que je ne considère pas comme perdus, quelque part, j’y ai gagné. En très résumé : j’ai rencontré quelqu’un que je trouvais trop bien pour moi mais finalement, non, nous étions à égalité.  Donc, au moins, ça a regonflé mon ego même s’il ne s’est rien passé pour des raisons que je ne détaillerai pas ici.

Mais bon voilà, ma nouvelle virginité ne m’a rien apporté, finalement. Dimanche soir, je réfléchissais en faisant mon sudoku (oui, je fais du sudoku pour rêvasser, je suis bizarre) et je me demandais ce que je devais faire. La situation est simple : je n’ai pas de petit ami potentiel et je sais pas vraiment où en trouver. Sur meetic ? Non, déjà donné. Dans les camarades de promo de Gauthier ? Heu ben non plus, le seul à peu près potentiellement baisable, y a une fille qui a fait pipi dessus pour marquer son territoire (métaphore) et elle jette des glaçons sur la première femelle qui s’en approche. Là, c’est pas une métaphore, c’est véridique.

Alors que faire ? Trouver un plan D (comme dérivatif) en attendant ? Dans ma besace à mec, il ne me reste que Laurent dit l’obsédé. Bon, alors, certes, il était très mignon et j’ai un bon souvenir de nos brouettes mais vu comme il m’a saoulée, je ne suis pas sûre que ce soit très bon pour mon ego de me retrouver entre ses pattes. Car le souci majeur, c’est que je sais déjà pas où je pourrais trouver un plan L (comme Love) alors un plan D… Enfin, si, un plan D, je peux en trouver en boîte, par exemple mais bon, en boîte, j’y vois rien donc si c’est pour repartir avec un gars qui ne me plaît pas, autant laisser tomber.

Bon, alors, aucune perspective d’avenir amoureux ? Bah, techniquement, si : avec Zoé, on a prévu une soirée plan M. Elle invite chez elle le petit Ludovic et Bastien plus un couple d’amis et on voit ce que ça donne. Bon, a priori, j’hériterais de Bastien mais rien n’est moins sûr. Enfin, ce n’est pas forcément pour me déplaire : beau petit brun journaliste rugbalistique, y a quand même pire. Mais bon, autant ne pas capitaliser là-dessus, on ne sait jamais… Enfin, quoi qu’il en soit, Zoé m’a promis de s’occuper de moi, vu que M. Zoé fait un retour remarqué. Cool.

Y a un an, j’en étais au même point : « bouhou, mais où trouver un homme ? » Bon, la différence majeure entre l’an dernier et cette année, c’est qu’avant, j’étais limite désespérée (d’où mon inscription meetique). Là, ça fait un an que je suis à Paris, j’ai un réseau d’amis non négligeable et donc des potentialités de rencontres infinies. Par ailleurs, cette petite année m’a montré que j’étais pas le vilain petit boudin que je croyais être et comme je suis en phase de régime, je me sens mieux dans ma tête. Rien ne me stimule plus que
ma petite demi-heure de rameur quotidienne, je transpire, j’écoute la musique, je sens mes muscles qui travaillent et je suis même pas mâchée donc aucune raison de s’arrêter en si bon chemin.

Mais bon, même si le célibat en lui-même ne me pèse pas, le fait de ne pas avoir de perspective amoureuse est un peu ennuyeux. Oui, je m’ennuie, je n’ai rien pour rêvasser le soir, pas de carotte au bout du bâton pour être encore plus motivée pour ramer et ne pas aller au McDo du coin me substanter. Heureusement pour moi, je fais confiance à la vie, je sais bien qu’elle va me mettre dans les pattes un charmant jeune homme au moment où je m’y attendrai pas. Déjà, la semaine prochaine, je vais commencer un nouveau boulot, y aura peut-être un choupinou rien que pour moi. Bon, certes, il y a le DRH qui est très mignon mais bon, un supérieur hiérarchique, c’est pas l’idée du siècle, il me semble. Mais bon, y a un millier d’individus dans cette foutue entreprise, ça multiplie les contacts.

Après, il y a toujours des moyens de multiplier les rencontres. Je pourrais, comme Anne, me mettre à la danse, c’est très bon pour rencontrer des hommes mais je sais pas si je suis particulièrement douée pour cet exercice. Je suis pas sûre que bousiller les pieds de mon partenaire soit une merveilleuse idée pour le convaincre de venir boire un verre chez moi (ou aller en boire un chez lui, je suis pas sectaire). De plus, nous sommes en avril, ce genre d’activités se termine en juin et j’ai un peu raté les six derniers mois de cours donc je ne pense vraiment pas que ce soit une bonne idée.

L’an dernier, alors que je sortais ma litanie : « bouh, personne il m’aime et je sais même pas où trouver un homme ! », Gauthier m’avait suggéré de faire du caritatif : un bel homme généreux, c’est le pied. Oui, certes, sauf que donner de mon temps pour une mauvaise raison (trouver un homme, pas aider mon prochain), je ne sais pas si c’est vraiment une bonne idée. Très honnêtement, ça fait quelques temps qu’un engagement social me titille : quitte à avoir du temps libre, autant que ça serve à quelqu’un qui n’est pas moi. Mais je peux pas faire ça dans une optique de drague, ce n’est pas honnête. Quelque part, ce serait exploiter le malheur d’autrui pour mon propre bonheur donc même si un gars engagé me paraît être un bon parti, je ne rejoindrai jamais une ONG ou association dans cette optique-là. Mais merci de m’aider à remédier à ma solitude, mon moumour.

Le problème en amour, c’est que moins on le cherche, plus on le trouve et vice-versa. Alors que faire ? Attendre patiemment que ça nous tombe dessus ? Attendre et patiemment ne faisant pas particulièrement partie de mon vocabulaire, je me vois mal rester le cul posé sur une chaise et voir ce qu’il se passe. D’un autre côté, mes expériences passées m’ont montré que plus je cherchais, plus je me fourvoyais. Et l’amour avec un petit ou un grand a est toujours arrivé par la petite porte, celle que je n’avais même pas vue. Seulement, pour ne pas la voir, il ne faut pas la fixer. Et pour ne pas la fixer, faut avoir un plan D pour nous divertir. Mais où le trouver mon plan D ? Hop, on en revient au point de départ.

Donc, voilà, ma vie sentimentale ressemble à un rubik cube et je suis aussi nulle en amour qu’en géométrie spatiale. En attendant de réussir ce foutu casse-tête et décider quel chemin emprunter, je rêvasserai à Brad Pitt, ça m’occupera

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