Comment trouver son plan cul ?

Vous avez bien réfléchi : vous avez envie de fun, de sexe mais pas d’engagement. La solution semble donc évidente : il vous faut un plan cul. Evidente ? Pas tant que ça car le vouloir, c’est bien, le trouver est, par contre, une autre paire de manche.

trouver son plan cul

“Mais Nina, t’es con ou quoi ? Tu te connectes sur Tinder et en 2 mn, tu as de quoi t’occuper”. Alors dans l’absolu, oui, vous pouvez trouver un joyeux partenaire de jeu sur votre mobile ou Internet mais je vous parle ici d’une relation suivie, une personne à croiser ponctuellement histoire de mélanger vos fluides (enfin, n’oubliez pas de vous protéger, hein !). Et là, trouver la perle n’est pas une mince affaire.

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Etape 1 : éliminer les queutard-e-s. Les one shots ont aussi leur charme, je ne dis pas mais on n’est pas là pour ça. Donc si la conversation vire en 2 minutes à “j’ai envie de te faire un cunni/une pipe. Et la sodomie, tu en penses quoi ?”, ne vous attendez pas à une relation pérenne. Car sur les sites de rencontre, les serial fuckers pullulent. Quand vous recherchez une relation coquine suivie, n’attendez rien d’eux, ils ne cherchent qu’à épingler votre photo sur leur tableau de chasse. Au moins, l’avantage, c’est qu’ils s’en cachent rarement.

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Parce que la clé du plan cul, et je dirais même son principal intérêt, c’est la connivence. Partons du principe que la première fois avec une personne n’est jamais la meilleure expérience sexuelle avec ce partenaire : on se connaît mal, on applique bêtement un savoir faire un peu généraliste, on connaît les grandes zones érogènes donc on capitalise dessus pour donner du plaisir. Mais en pratiquant régulièrement une personne, on dessine un petit do et don’t de ce qu’il/elle aime ou non. Et la réciproque est vrai ! Plus de plaisir, plus de sensation. Et si votre partenaire n’est pas très intéressé par votre plaisir, j’ai envie de dire : changez.

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Donc ok mais comment qu’on fait pour en trouver un du coup ? Alors je dirais : faites un peu mariner. Parce que l’amateur du one shot ne va pas vraiment vous courir après car… ben vous n’êtes pas unique. Donc pendant que vous tergiversez, une autre personne se montrera plus disponible et vous voilà éliminé-e. Bon, comme on a dit qu’on voulait un plan cul régulier, ce n’est que gain de temps et peut-être êtes-vous même passé à côté d’un mauvais coup. Non parce que je sais pas si vous avez remarqué mais les serial fuckers ont tendance à beaucoup se regarder baiser et oublient qu’ils ont une autre personne dans leur lit. Discutez un peu avec votre cible, voyez si y a moyen de trouver quelques sujets de connivence. Ah oui parce que le plan “non mais on fait que baiser, on se parle pas”, ça d’expérience, ça marche pas sur la durée.

Après chacun ses délires, hein, pas de jugements

Après chacun ses délires, hein, pas de jugements

Alors, vous avez trouvé une personne qui vous plaît et a une bonne conversation ? Bien, après quelques jours d’échanges de mail (pas trop non plus), prenez rendez-vous… Et vous verrez bien ce que ça donne.

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Le jour où j’ai démissionné

Tu lis ce titre et tu te demandes : c’est quoi le jeu de mots à deux balles qu’elle a inventé pour faire un titre aussi frappant ? Et bien ne cherche pas lecteur, il n’y a aucun deuxième degré, aucun sous-entendu. Hier, j’ai démissionné. Pour de vrai. Et je parle bien de boulot.

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Ceux qui lisent ce blog depuis quelques jours doivent se dire : « Encore une feignasse délicate qui baisse les bras parce que son patron lui a fait remarquer que ses chaussures étaient pas top! ». Ceux qui me lisent depuis longtemps doivent se dire : « Nina, la traumatisée du chômage, démissionne ? Elle a dû trouver autre chose, c’est pas possible ! ». Ceux qui me connaissent savent parce que je les ai tenus au courant. Ma démission n’a rien d’impulsif et oui, forcément, c’est parce qu’on m’a proposé un autre job que je ne pouvais pas refuser. Retour en arrière.

Mi août, par là. Un vendredi matin, j’ai la tête dans le pâté, j’allume mon ordi, checke mes mails tout ça quand je vois qu’une personne que je ne connais pas veut se mettre en lien avec moi sur viadeo. Il me veut quoi ? « Bonjour, je travaille chez très grand groupe de presse, votre profil m’intéresse, on se voit ? ». C’est une blague ? Bon, dans le doute, je vais répondre parce que, merde, très grand groupe de presse entre en contact avec moi, c’est pas rien. Après un échange de mails, je reçois un coup de fil, ils veulent me proposer un poste de responsable de communauté (à peu près ce que je fais à l’heure actuelle). Fin août, j’ai un premier entretien avec ce jeune homme, Simon, qui se passe plutôt bien, petit résumé.

«Alors y aura 4 communautés, une divertissement, une féminine, une parents et une actu. Vous voulez laquelle ? » Alors, dans divertissement, y a cinéma et je suis nulle en cinéma, parents, vous connaissez mon amour pour les enfants. Et dans féminine y a le site Internet de THE magazine féminin. Donc je prends celle-ci, hop ! «Très
bien, je transmets votre dossier à mon DRH et s’il lui plaît, vous aurez un entretien avec la rédactrice en chef de THE magazine féminin(qu’on appellera désormais TMF, pour aller plus vite).

Le temps passe. Zen, Nina, zen, même si c’est pas ton truc. Un jour, alors que j’avais pas super le moral, téléphone «Bonjour, je suis madame la RH de très grand groupe de presse (donc on dira TGGP) rattachée à TMF, on se voit ? » Un jeudi matin de septembre, 9h du mat, me voici dans l’antre de très grand groupe de presse. Hasard
amusant, j’ai bossé dans l’entreprise juste en face, celle où il y avait DRH choupinou, ça me rappelle une époque très rose de ma vie. Un signe ? Je me retrouve face à une femme de 35 ans, je suis un peu tendue. Oui, elle, elle s’en souvient peut-être pas mais à l’époque où j’étais au chômage, elle avait refusé mon CV. Bon, ok, c’était pas pour le même poste et là, ce sont eux qui sont venus me chercher mais voilà. Pendant une heure, Mme RH me questionne «pourquoi quitter votre emploi actuel alors que vous y êtes bien ?

– Parce que TMF, parce que TGGP, parce que moi journaliste, parce que meilleur salaire. »

Ben ouais, autant être honnête. Je sors de là mitigée : Mme RH était un coup super sympa («mais vous l’avez mis où votre accent ? ») un coup plus froide («une lettre d’engagement ? Mais on n’en est pas encore là). Ouais, ok.

Mardi, 10 jours plus tard. Je savais qu’il fallait pas que j’attende la réponse trop vite mais plus elle se faisait attendre, plus j’étais stressée et de mauvais poil. Heureusement, le soir, je devais voir Gabriel, ça allait me détendre. Soudain, le téléphone sonne, «privé ». C’est eux, je le sais, je le sens. On y va, on décroche, on
bloque la respiration et on attend : «c’est bon, vous êtes prise ! ». C’est normal que j’ai envie de pleurer de joie ? Evidemment, j’appelle toute ma famille (c’est là que j’apprends que ma grand mère est hospitalisée), je maile, textote les potes. Je fête ça dignement avec Gabriel au champagne puis X fois avec mes amis (mouhahah).

Hier matin, dernière étape. Négociations salariales ok, date de début du contrat ok. Je retourne à TGGP pour signer mon contrat même si ce n’est pas là que je bosserai mais dans une agence sur Paris, pas très très loin de chez moi. Sur le contrat, c’est écrit, je serai cadre, rien que ça. Maintenant, je dois annoncer ma démission. Et là,
c’est pas si facile ! Mais je le raconterai demain.

En attendant, à 10h30, ne rate pas le dévoilement des candidats de mister Personnality !

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Tartiflette et champagne

Bon, je suis en vacances pour quelques jours donc j’en profite pour me détendre, sortir et tout ça. Mercredi, je suis allée au cinéma voir Indigènes avec un homme. Bon, pour le film, je suis mitigée. Les acteurs sont très bons, rien à dire à ce niveau là mais par moment, ça fait un peu « Il faut sauver le soldat Ryan » version française, c’est dommage… Mais cet article ne va pas parler du film mais plutôt du jeune homme qui m’accompagnait : Simon.

 

Y a un peu moins d’un mois, je suis allée au meeting de Jack Lang qui n’a servi à rien, finalement, puisqu’il n’est plus candidat à la candidature (j’adore cette expression). Bref, un jeune homme m’informe par mail qu’il y était aussi donc on s’échange nos avis sur la question et nos mails dévient un peu sur la politique, la société, le féminisme. Enfin, plein de sujets hautement intéressants. Hé oui parce que j’ai pas l’air comme ça mais je peux parler de plein de choses ! Bon, on s’échange des mails de plus en plus long, allant jusqu’à huit pages word. Faut dire qu’entre les articles qu’on s’échangent et nos nombreux débats, y a de quoi dire. En plus, Simon travaille dans un milieu proche du mien donc ça crée encore plus de sujets. Le week-end dernier, il me propose d’aller au ciné mais j’étais déjà prise donc rendez-vous est pris mercredi soir. On se retrouve devant le ciné et c’est parti pour 2h30 de film. On sort de là sur la même impression : mouais bof. Bon, comme je crève la dalle, je suggère qu’on aille manger un bout et on se fait une petite tartiflette, comme des rebelles que nous sommes. Au resto, on reprend nos débats et on finit par décoller à 23h30. On se balade un peu dans Paris, on se plante devant Beaubourg où il me fait remarquer qu’il y a plein de rats mais vu que j’ai pas mes lunettes, je les vois pas. Ouais, des fois, le monde d’une myope est plus beau que le vôtre. Bref, après cette petite promenade nocturne, on prend un taxi pour rentrer chez lui. Dans le taxi, Simon parle de salsa avec le chauffeur, je suis totalement larguée mais bon, je découvre un nouvel univers…

 

Après un voyage dans « l’ascenseur qui fait peur » (très brusque), on arrive enfin chez lui, un appart assez classieux avec une immense bibliothèque. Il me propose à boire, dans la liste, il y a du champagne… Bon, comme je suis atrocement snob, forcément, je prends une petite coupe. Bon, je le force un peu à en faire autant car j’étais gênée qu’il ouvre une bouteille juste pour moi. On continue notre petite conversation puis il me présente un peu sa bibliothèque, toute classée par thème. Une bibliothèque qui prend tout un pan du mur, je rêve de la même, surtout que je ne sais plus où ranger les livres, chez moi. Pendant qu’on discute, on se frôle un peu les mains mais on reste sage puis il me propose de me faire lire une BD écrite par le mec de Charly Hebdo, j’avoue que c’est très drôle, on se marre bien. C’est bien la première fois qu’on me fait le coup de la BD ! Une fois la lecture terminée, on passe à des choses plus épicées, on ne tarde pas à passer dans la chambre (où il y a un lustre vraiment marrant). Bref, je vous passe les détails mais à 4h, extinction des feux : il se lève à 8h30, la nuit va être courte. Au petit matin, on se réveille pour un petit intermède crapuleux puis on se rendort une heure. Autant vous dire que quand le réveil sonne, je suis carrément à côté de mes pompes. Il m’avait proposé la veille de rester dormir et de partir une fois réveillée mais je décline l’invitation : ça me gêne un peu de rester dans son appart toute seule. On s’habille et on part donc en même temps. Bon, je suis totalement au radar, heureusement que j’avais pas de changements à faire sinon, je pense que je les aurais ratés.

 

Vendredi soir, 2h, je suis chez moi, je ne dors pas encore. Soudain, un texto. Je pense d’abord que c’est Gauthier, y a que lui pour me texter à cette heure-là ! Raté, c’est Simon qui m’informe qu’il sort de soirée et qu’il peut passer chez moi, si je suis pas trop fatiguée. Bon, branle-bas de combat : je me douche puis je range tout ce que Kenya a fait tomber par terre. Oui parce que cette bête a une passion pour la chute des objets comme ce soir où elle a fait tomber la sauce sucrée de mes sushis, pile sur la moquette, grrrrr ! Bref, là, n’est pas le sujet. A 3h, il est chez moi, on discute un peu puis on batifôle jusqu’à 5h. Alors que je suis en train de me rappeler comment je m’appelle, il se rhabille, ce qui m’étonne. « Heu, tu restes pas ?

– Non, j’ai plein de trucs à faire demain et si je dors ici, je les ferai pas. »

Bon, j’insiste un peu, lui faisant remarquer qu’il n’y a pas de taxis dans ma foutue ville de banlieue mais quand on les appelle, ils viennent… Après un dernier bisou, il s’en va donc, me laissant seule dans mon lit. Et voilà, je dors seule alors qu’en plus, j’ai fait un cauchemar, une histoire de révolutionnaires qui canardent la foule dans laquelle je me trouve. Alors qu’au début, il était sympa mon rêve, j’étais en colo et j’assistais au tournage de Chantal et Samantha (n’importe quoi !). Enfin, je vous rassure, malgré le canardage, je n’ai pas pris de balle, je me suis réveillée avant.

 

Enfin bref, j’ai appris pas mal de choses sur le jeune homme un peu par accident. Mais bon, j’ai encore des tas de choses à apprendre mais je le fais, petit à petit. Quoi qu’il en soit, je découvre une fois qu’un trentenaire, c’est quand même vachement endurant !

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