Où je vais rentrer en résistance

Terme un peu grandiloquent, je l’admets mais j’annonce la couleur. A l’heure où j’écris cet article, il est 22h07 jeudi 20 avril, une fusillade a eu lieu sur les Champs et je ne sais pas encore qui quoi qu’est-ce (on commence à parler d’un cambriolage qui aurait mal tourné). Quelle que soit l’histoire (et au-delà bien sûr du drame humain), je ne vois qu’une conséquence : un second tour Fillon-Le Pen.

Affiche pour le second tour des élections présidentielles

Alors soyons un peu clairs : je sais qu’un Président sans majorité parlementaire n’a pour ainsi dire aucun pouvoir donc on a une deuxième chance en juin mais honnêtement, je suis pas très optimiste. Alors, en mon âme et conscience, j’ai décidé de “rentrer en résistance”.

Résistance

“Et tu vas rentrer en résistance derrière ton clavier ? Bouffonne, va !” (oui, j’imagine un contradicteur un peu énervé). Alors déjà je pense que oui parce que ça ne fait jamais de mal de prendre la parole, tu ne sais jamais à qui tu vas apporter un peu de lumière. Et au pire, ça fait toujours du bien de voir qu’on n’est pas tout seuls. Mais surtout, je vais bouger mon cul sur le terrain. Etant salariée, j’ai un peu trop laissé les syndicats, étudiants, chômeurs, ceux qui pouvaient aller manifester à ma place. Je dois désormais assumer mes opinions et je ne laisserai rien passer.

Manifestation contre la loi Travail

Cependant, finalement, peu importe qui sera au second tour, peu importe si le candidat que j’ai choisi portera l’écharpe tricolore, je ne donne pas de chèque en blanc, sorry. Les promesses n’engagent que ceux qui les croient, je le sais. Je vote pour une vision de la société et si je suis trahie, je continuerai à vociférer pour obtenir cette société là. Je ne suis militante de rien, aucun parti. Si je ne suis pas contente, peu importe qui aura lancé une réforme dégueulasse, je m’y opposerai.

Manifestation féministe contre Trump aux Etats-Unis

En fait, cet article est un peu un appel au réveil citoyen. Je sais pas vous mais là, niveau naïveté démocratique, j’ai épuisé mon stock. J’aimerais être optimiste, j’aimerais y croire encore parce qu’on est vivant tant qu’on est fort (je comprends même pas ce que ça veut dire), me dire qu’on va pas systématiquement se faire baiser la gueule, voir nos droits grignotés chaque jour un peu plus, notre bien être, notre environnement… Mais vraiment, je n’y crois plus. Limite, j’en viens à me demander pourquoi je vote encore… Alors c’est fini, je me laisserai plus faire.

Bulletin de vote nul

J’avais écrit quelques articles qui devaient être publiés cette semaine et je me suis un peu loupée mais je les publierai semaine prochaine, peu importe le résultat du second tour (et je vous parlerai de Séville, aussi !)

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Ma tradition chérie : le bilan

Ouais, j’aime les bilans, je suis comme ça. Parce que ça fait toujours du bien de s’arrêter de courir un peu pour voir le chemin parcouru et quelles leçons en tirer. Mesdames et messieurs, comme chaque année, je vous propose mon bilan 2015.

bilan de l'année : l'équilibre ?

Oueeeee !

lapin-tout-mignon-lapinou

Alors 2015, c’est une année complètement bipolaire, une année Double Face (je regarde trop Batman). C’est à dire que selon ce que je regarde, c’est soit une année tellement géniale que je pourrais la classer dans le top 3 à 5 de mes meilleures années mais de l’autre, c’est une année aussi très amère. Alors parce que je reste un bisounours, parlons d’abord du négatif pour finir sur le positif

bisounours pas content

Le négatif : monde de merde

Ai-je réellement besoin de détailler ? En 2015, tout le monde a morflé. Double attentat en France mais aussi les drames humains qui se passent à nos portes, sur les plages de nos voisins, personnes qui meurent pour éviter le pire et finissent tristement leur vie échoués sur une plage européenne. Attentats, fusillades, relations qui se tendent… Je sais pas où on y va mais on y va en courant

avions de chasse

Et justement, 2015 a été l’année du vrai réveil douloureux. C’est pas tant que je dormais mais… cette année plus que jamais, j’ai bien compris à quel point je ne pouvais plus faire confiance à notre classe politique mais surtout, j’étouffe devant ce constat simple : pas d’alternative. En 2012, je haïssais la France de Sarkozy, celle qui “dressait les citoyens les uns contre les autres”, j’avais hâte que ça se termine. Je n’avais pas d’espoir particulier pour la France d’Hollande parce que je ne crois pas du tout à l’homme providentiel mais… bordel, la France de Hollande/Valls n’a rien à envier à celle de Sarkozy mais depuis un mois, on piétine peu à peu nos libertés, on nous dresse les uns contre les autres, on nous manipule à grosses ficelles pour nous faire avaler plus facilement des boas constructors… “La droite aurait fait ça, les Français auraient hurlé”. Je suis bien d’accord. Du coup, quand je pense à 2017, je me dis que quel que soit l’heureux élu, on continuera à s’enfoncer dans la merde jusqu’au cou, avec le consentement de la majorité silencieuse qui continue de croire que « c’est pour notre bien ». Du coup, 2015 est l’année où, plus que jamais, j’ai ressenti le besoin de lever le poing, d’arrêter d’attendre un lendemain meilleur ou de compter sur les autres. Si je veux gueuler, je dois le faire avec les autres et je dois trouver une façon de le faire bien. Militer dans un parti, c’est non mais trouver une asso qui me corresponde dans mes “combats”… J’ai un piste, autant essayer de la suivre.

Lever le poing révolution

Bref, 2015, c’est vraiment une année où ma foi en l’humanité a souffert, une année où, pour la première fois de ma vie, je me suis prise à avoir la trouille dans certains lieux publics bondés et ça, très honnêtement, ça me fait chier. Je ne me retiens pas de sortir et je vais là où je dois aller mais parfois, me traverse une pensée “casse-toi d’ici, c’est pas safe”. Alors qu’au fond, si les terroristes ne courent pas les rues, on n’est jamais à l’abri d’une mauvaise rencontre, un psychopathe ou une voiture qui roule trop vite ou aux freins un peu défectueux. Dire qu’on ne cède pas à la peur est facile… Le faire réellement nécessite plus de travail que ce que je pensais.

inquietude fatigue stress

De l’autre côté, du côté totalement personnel, 2015 a été une année merveilleuse : niveau perso, il y a donc Victor, ce garçon que j’ai failli laisser partir 3 fois et finalement, la 4e fut la bonne. Bon, ok, techniquement, on s’est remis ensemble en 2014 mais c’était le 30 décembre alors c’est presque 2015, chut. En fait, à la relecture de notre histoire, on faisait plein de trucs de couple sans se considérer en être un (genre partir en vacances ensemble), on a mis du temps à capter mais finalement… En 2016, si tout se passe bien, ce sera emménagement puis PACS. Ah bah oui, on a assez perdu de temps comme ça, on passe la seconde.

On s'offre des bagues pour le PACS ?

On s’offre des bagues pour le PACS ?

Pour le reste : des voyages superbes (Rome, Philippines, Naples, Athènes, les Iles grecques, New York), une nièce absolument adorable, un neveu qui ne jure que par “Tatie Nina” et même au boulot, après une première partie d’année compliquée, ça va beaucoup mieux. Les choses prennent naturellement l’inclinaison que je veux leur donner (je veux me perfectionner en e réputation et data analyse et ma chef veut que j’aille dans ce sens là aussi tout en me demandant de faire des formations aux clients. Que demander de plus ?), il faut juste qu’en 2016, je mette le ola sur certaines choses comme ces putains de réunions et…

Pivoine la plus jolie

Ah mais là, je déborde sur mes résolutions 2016. On en reparle demain !

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La roadmap de la touriste

Tu peux découvrir une ville de deux façons : en te perdant (je suis très douée pour ça), errant dans les rues au hasard, ou en ayant ta check list de touriste. Si je me perdis dans Venise, Rome, Naples, Athènes, Mykonos, Honfleur, Lisbonne, en Sicile. Au gré de mon instinct, je tourne à droite, à gauche… Tiens, ça a l’air mignon. Parfois, je tombe sur de charmants petits coins, d’autres dans une impasse sans le moindre intérêt. A New York, mon temps était compté : 4 jours pour faire le grand chelem touristique afin de pouvoir revenir un jour avec Victor et errer sans but dans les rues.

Au détour d'une rue à Lisbonne

Au détour d’une rue à Lisbonne

Au détour d'une rue à New York

Au détour d’une rue à New York

Cet article vous présentera donc les incontournables du touriste. Pour me faciliter la vie et éviter trop de retrait d’argent à l’étranger, j’ai opté pour la solution de facilité : le city pass. Avec ce city pass, acheté pour la modique somme de 114 $ (je vous ai dit que New York était cher ?) et je peux désormais :

  • Monter en haut de l’Empire State Building
  • Aller jouer avec les dinosaures du musée d’histoire naturelle
  • Aller au Met
  • Aller au top du Rockefeller center ou au Musée Guggenheim
  • Faire un coucou à la statue de la liberté en direct de la Circle cruise ou aller à ses pieds et visiter Ellis Island
  • Visiter le Mémorial du 9/11 ou visiter le musée de l’aéronautique et de la conquête spatiale (y a un intrépide dedans, je me souviens plus du nom exact et j’ai la flemme de chercher).

New York vu d'en haut

Tout ça, oui ! La question devient dès lors : comment on s’organise. Facile, en fonction de la météo : les trucs dehors quand il fait beau, les trucs dedans quand il fait moche (il a juste plu le vendredi en fin de journée). Voici donc une petite review des trucs dehors, je vous parlerai des musées une autre fois

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  • L’Empire State Building

Peu avant mon départ, un collègue qui revenait justement de la Grosse Pomme (tout le monde est allé à New York cette année)  m’avait dit “si tu pars que 4 jours, évite l’Empire State Building, tu vas perdre 3h !” Mais quand même, ça me titillait… et soit on m’a menti, soit j’ai eu un bol de tarée mais j’ai accédé très vite au sommet. Après avoir pris un ascenseur qui monte si vite que ça m’a fait mal aux oreilles et avoir tenté de faire la visite avec l’audioguide qui freezait, j’accède enfin sur la terrasse et OH MON DIEU ! J’ai eu la chance d’y arriver en fin de journée avec un soleil magnifique, Manatthan dorant au soleil couchant. J’ai fait 30 fois le tour de la terrasse, fait 150 photos, tenté des selfies à contre jour (je suis nulle en selfie, j’aime pas ça de toute façon, voilà), réalisé un petit portrait d’une Japonaise avec son smartphone (et j’ai réussi à déjouer le contre jour parce que je suis une smartphotographe hors pair… quand il s’agit pas de selfie, donc). J’ai adoré, j’ai adoré, j’ai adoré. Franchement, j’ai passé un moment génial, j’ai aimé chercher voir New York de haut, j’aurais voulu y retourner tous les jours.

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  • Le Rockefeller center

J’adore le RockeFeller center. Pourquoi ? Parce qu’un mec a quand même créé un immeuble à son nom en mettant une représentation de Zeus sur le fronton et des drapeaux comme si c’était l’ONU. La petite patinoire est assez sympa, aussi. Mais évidemment, le Rockfeller center, outre ses émissions de télé dont le fameux show de Jimmy Fallon, on y va pour sa vue. On monte dans un ascenseur très rapide qui en profite pour vous diffuser un petit film sur le plafond transparent chantant les louanges de la NBC (je me moque mais c’est assez étrange comme expérience) et on se retrouve sur le toit pour une magnifique vue. Alors évidemment, si on a déjà vu l’Empire State Building, rien de bien neuf sous le soleil… Quoi que si, justement. D’abord, vous avez une vue magnifique sur Central Park (vue obstruée sur l’Empire State par… le Rockefeller Center) donc rien que pour ça, ça vaut le coup et on aperçoit au loin le ballet aérien de la Guardia (j’adore les avions, depuis que je n’en ai plus peur). Bref, ça vaut AUSSI le coup.

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Le Rockefeller center vu de l’Empire State Building

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Oui alors en fait, c'est pas Zeus, c'est la sagesse mais ma version est plus marrante

Oui alors en fait, c’est pas Zeus, c’est la sagesse mais ma version est plus marrante

Sinon là, c'est Prométhée

Sinon là, c’est Prométhée

  • Le World trade center

Oui, je le mets là car je vais parler du lieu et pas du Mémorial que je n’ai pas fait par manque de temps et je n’y tenais pas particulièrement, je suis pas une fana du côté “nous, le monde libre avons souffert !”. Je saisis tout le drame humain du 11/09, c’est ce que ça a légitimé derrière qui me fait violemment grincer des dents. Sans parler de ce nouveau building, certes magnifique… Ca me donne la sensation que la leçon n’a pas été tirée. Bref, un regard aux bassins du souvenirs, des noms de gens décédés, quelques photos parce que le bâtiment est beau et fait des reflets sur l’immeuble d’en face et je repars

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  • La statue de la liberté

Le plus typique pour la fin. Comme je disais dans mon article d’intro, j’ai souvent rêvé de la statue de la liberté, version monumentale (à peu près cette photo : mais c’est ce que je voyais entre les buildings).

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Lors de notre arrivée en shared bus, je l’ai vue, au loin, face à Manhattan, dans une semi pénombre, brandissant fièrement sa flamme. Dans mes oreilles, la BO parfaite : Again de Archives (Archives est la BO parfaite d’à peu près tout, ok). Grosse impression. Par la suite, je ne l’ai plus beaucoup vue, n’errant que peu au Sud de Manhattan. Je l’ai aperçue du haut de l’Empire State, puis par la suite en haut du Rockfeller center et du Pont de Brooklyn. Du coup, j’étais un peu excitée dans le ferry qui amenait jusqu’à la fameuse Liberty Island mais comme je suis un peu quiche, je ne me suis pas posée du bon côté du ferry et ne l’est pas vue alors qu’on approchait (et j’arrivais pas à bouger). Pas grave, je ferai les photos de la Statue de la liberté “vue de l’eau” au retour. Liberty Island a 2 intérêts : la statue donc, qui reste remarquable et une très belle vue sur la skyline de Manhattan. Mais c’est un peu comme la Tour Eiffel : il faut le faire une fois mais inutile d’y retourner.

(je ne retouche pas les photos parce que ça me saoule donc admirez le ciel bleu de ouf)

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Je fais plein de photos et j’embarque pour Ellis Island. Et je me trompe encore de côté pour le ferry donc les seules photos de la Statue de la liberté prises de l’eau seront un peu lointaines. Pas grand chose à dire sur Ellis Island en soi, je pense que c’est quand même à faire au moins une fois, ça fait pas mal réfléchir sur l’histoire des migrations, sur un pays de liberté qui parque ses nouveaux arrivants pour pas s’encombrer des trop pauvres, des pouilleux ou des fous… Et si, comme moi, vous avez eu droit à un texte sur Ellis Island chaque année dans vos cours d’anglais, vous aurez une petite pensée émue pour vos profs.

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Voilà un peu pour les grand spots touristiques, je vous parlerai de musée, de comédie musicale à Broadwa, d’architecture et de jolie rencontre une autre fois.

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La bise !

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Et voilà, on a atteint le point Sarko !

Je vous parlais il y a quelques temps du point Sarko, il est temps de vous en parler car hier, j’en ai vu tellement que ça m’a donné envie de hurler. En gros, tout comme le point Godwin ou Alonso, c’est le moment de la conversation où un être incapable de défendre une quelconque argumentation lance un « tout ça, c’est la faute à Sarko ». Sauf que des fois, ça tombe vraiment comme un cheveu sur la soupe.



Hier, un avion d’Air France a disparu, c’est dramatique. On pourrait disserter des heures sur ce qui a pu se passer, il n’en reste pas moins qu’on n’en sait rien alors nos théories, on peut se les mettre où je pense avant de s’indigner sur ça ou ça ou de dire que le gouvernement nous ment et que c’est un attentat. Oui parce qu’hier, j’ai encore cédé à mon vice le plus pervers : lire les commentaires de journaux en ligne. Il faut que j’arrête, c’est aussi nocif que Confessions intimes, ça me force à regarder les yeux dans les yeux la connerie humaine (du moins celle de ceux qui s’expriment) et ça me désespère. Parce que c’est fou comme tout le monde est soudain spécialiste en aéronautique et que tout le monde connaît la vérité. Et voilà qu’arrive notre ami le point Sarko : « de toute façon, c’est la faute de Sarko, ça l’arrange bien pour les européennes, gna gna gna ». Une dame a même dit : « Ce sont pas ces gens là qui auraient dû
être dans l’avion mais l’autre, là ». Il est vrai qu’il coûte plus cher de dire le nom de Sarkozy que de se taire, cf un « casse toi sale con » qui n’a abouti sur rien et un « Sarkozy je te vois » qui a coûté cher à son auteur, bien que personne n’ait encore compris pourquoi.



Alors voilà, maintenant, dans tout débat français, arrive toujours un point où c’est la faute à Sarko, même sur des points où il n’a rien à voir comme la météo ou un crash d’avion, au hasard. Comme je dis souvent : « la plus grande force de Sarkozy, ce sont ses détracteurs ». Parce que la plupart sont tellement cons que ça me donne envie de pleurer. Parce qu’on lui tape dessus tellement pour n’importe quoi qu’il joue sur du velours. D’abord, on ne peut s’empêcher d’ironiser sur sa petite taille. Mais quelle intelligence ! C’est sûr que le gars, il va avoir la contre argumentation facile : « Ma petite taille, c’est tout ce que vous avez à me reprocher ? ». Hé oui, taper sur le physique, c’est facile et ça laisse deviner qu’il n’y a aucun autre argument derrière. Donc si les anti Sarkozystes primaires étaient moins cons, ils chercheraient d’autres arguments et Dieu sait qu’il y en a. Je comprends parfaitement qu’on soit anti Sarkozyste, moi-même je dois l’être puisque je souhaite qu’il dégage en 2012 (mais je n’aime pas trop le « anti », un peu trop extrêmiste). Mais y a quand même bien d’autres choses à dire que de taper sur sa taille. Même sans se pencher sur sa politique, il n’y a qu’à taper sur son français alternatif ou sa didactique assez curieuse pour commencer. Comme disait le Petit journal, il passe son temps à se répéter ou à s’auto contredire, ce qui donne à peu près ceci « Mais aujourd’hui, le drame en France… le drame en France… ce sont tous ces gens qui ne travaillent pas. Oui… Non mais d’accord, on ne peut pas dire ça mais c’est quand même un problème grave… un problème grave. Quoi ? La crise ? Oui, il nous faut la surmonter en proposant des solutions au chômage… des solutions au chômage ». On peut à la limite taper sur son côté bling bling, sur la mise en scène ridicule de son couple (« à plus tard, chouchou ! ») mais bon sang, il y a suffisamment de quoi dire pour ne pas lui inventer des torts supplémentaires. Quand je lis que le crash d’un avion l’arrange ainsi que son gouvernement, là, je dis stop. Vous êtes cons ou quoi ? Quand on voit le nombre d’incidents/crashes que connaît Air France depuis quelques temps (Concorde en 2000, Toronto l’an dernier et le crash d’hier), sans parler de la remise en cause de l’Airbus A 330, Airbus qui est quand même LE moteur industriel de la région toulousaine, je ne vois vraiment pas en quoi ça l’arrange. Sans parler du drame humain qui toucherait pas moins de 25 pays, d’après ce qui a été annoncé. Ah ouais, trop bon pour son image, super.



Bref, ne pas aimer Sarkozy est un droit, je comprends parfaitement vu qu’il me donne parfois envie de pleurer. Mais ça ne nous autorise pas non plus à tomber dans le grand n’importe quoi voire carrément souhaiter sa mort, faut arrêter le délire et réfléchir un peu avant de parler. Parce qu’à force de s’acharner comme ça, à tort et à travers, ça va finir par le rendre sympathique, il va jouer la posture du « En France, le changement dérange mais je ne faiblirai pas malgré les critiques ». Allez, trouvez de vrais arguments (il y en a une foultitude, comme dirait Ségolène ou Chirac, les champions du néologisme), prouvez qu’on peut être intelligemment anti Sarkozyste. Je vous jure, c’est possible.

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