La liste de la fille qui boarfffff

Ma vie est d’un monotone en ce moment…

– Salle de sport : Anaïs sur un rameur, moi sur un autre, on papote, on papote quand une faille dans le système apparaît. “J’ai faim” “Moi aussi””On va au McDo après ?” “Oh ouais !”. Mais bon, 5 mn plus tard, on s’est dit que c’était un peu débile d’aller au McDo griller en un hamburger l’heure et demi de sport qu’on vient de s’offrir.

– Des fois, je me demande si open space a la même signification partout. Du genre tu papotes tranquille sur skype avec un mec en journée, tu lui expliques que tu es au boulot en open space et donc là, il se dit que mettre sa bite en avatar était une bonne idée. Maintenant, je sais masquer les avatars de mes contacts.

– Ces derniers temps, je cours (au sens métaphorique du terme, il est évident que je ne mettrai jamais en pratique ma résolution du jogging parce que j’aime pas ça, le jogging) donc je commence à être un peu fatiguée. Tellement qu’en rentrant du salon de la plongée il y a 15 jours, je me suis écroulée sur mon lit et j’ai même pas eu le courage d’aller me faire couler un bain.

– Anniversaire d’Anaïs mi janvier, Anna et moi sommes chargées du cadeau. En semaine pas le temps donc on ira l’après-midi du jour J. Sauf que le matin, y avait fosse donc on rentre chez elle à 14h, on mange puis après le déjeuner, elle commence à regarder les boutiques où on pourrait aller “ouais alors on pourrait aller là ou là… Nina, tu dors!” Gneeeeeeeee ? “Bon, on fait la sieste ?”. On a donc dormi jusqu’à 17h15. Puis on a traîné. Résultat, on a décollé de chez elle à 18h50. Mais on a rempli la mission cadeau quand même !

– Pourquoi je ne vais jamais au cinéma : dimanche dernier, petite séance avec Anna, on va voir J Edgar. Moyenne d’âge dans la salle : 60 ans, facile. A côté de moi arrive une dame d’un certain âge qui sent fort la poudre mais pas comme j’aime, un peu la poudre de dame, un peu sucrée. Bon bref. La salle s’éteint, le film commence et la dame commence à salement s’agiter avant de me parler “j’ai fait tomber mon sac dans le trou de devant, hihi !”. Oui et ? Ah, elle veut qu’on l’éclaire pour le retrouver. Du coup, j’ai raté les premières minutes du film. Voilà pourquoi je ne vais jamais au cinéma.

– Mail sur viadeo : “Bonjour, nous cherchons un stagiaire pour notre site pour le community management, êtes-vous intéressée ?”. Heu ben vu que je suis en CDI et un peu senior quand même, non, pas vraiment, non…

– Pas mal de pots de départ en ce moment dans la boîte. Et à chaque fois, je fais la même “non mais je prends juste un verre et je rentre pas tard”. Et je finis par rentrer chez moi en titubant à 1h du matin. Et le lendemain, je suis incapable de bosser. Mais c’est pas ma faute si les gens partent aussi (pour une fois que je suis pas la démissionnaire de service…).


– Mauvaise humeur en ce moment, je suis en phase grognon. Et ça m’énerve. Cercle vicieux.

Voilà, rien de fascinant, il ne se passe rien dans ma vie. Ceci étant, si je compare à 2011, à cette heure-ci, j’avais déjà subi une rupture, un abcès dentaire et je me faisais agresser par mail par un sale type. Alors le calme de 2012, il me fait du bien.

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2010, ce sera mieux quand ce sera fini

Chaque année, à Noël, y a des traditions : le foie gras, le saumon, la bûche, le sapin et le bilan de l’année. A quatre jours de cette fin d’année, j’ai envie de dire : ouf, je vais pouvoir respirer ! Non parce que 2010, y a eu des trucs bien, je ne peux pas dire que ce fut une année pourrie. Non, ce fut une année montagne russe. Mais j’ai pas vomi.

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2010 commençait avec une belle ambition : changer de taf pour ne plus jamais prendre de lexomil. Mission réussie après 6 bons mois de recherche pas vraiment intenses. Je vous ai relaté ça dans journal d’une démissionnaire auquel il manque la conclusion et l’épilogue. Je vais le faire. 6 mois de course, d’entretiens cachés, de stress, de déceptions. Jusqu’à la délivrance. Puis le préavis qui ne s’est pas forcément très bien passé, jusqu’à ce jour où j’ai littéralement pété les plombs au bureau. Vous en connaissez beaucoup des démissionnaires qui terminent quotidiennement entre 20 et 22h, vous ? Et pourtant, ce n’était pas encore assez, manifestement. Grosso modo, si je résume cette première partie de l’année, ce fut stress, grande fatigue. Parfois, j’avais envie de m’asseoir par terre et juste pleurer pour me vider de toute cette lassitude, de tout ce stress, me laver de l’intérieur. Avec le recul, je vois ce que m’a apporté cette expérience dans le positif au niveau du travail et aussi au niveau humain, j’adore mes anciens collègues.  Mais reste une blessure, une vilaine cicatrice qui a considérablement compliqué mon intégration dans mon nouveau boulot car j’ai perdu confiance et sens de l’initiative. Jusqu’aux mots magiques de ma chef actuelle « arrête de toujours demander la permission, fais les choses ! Tu es capable de faire de très belles choses, c’est dommage. » Ah oui, tiens. Je sais que j’ai encore du travail sur ce point mais j’avance, j’avance.

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2010 a été une année très riche d’un point de vue sentimental aussi avec l’arrivée d’Amant Chouchou qui n’est plus du tout un amant mais un vrai amoureux. Je me souviens de notre premier échange de regards, en janvier, cette pensée immédiate « lui, je le veux ». Notre première nuit qui me fait penser que lui, il n’est pas comme les autres. Les premiers jours où j’ai un peu peur qu’une nouvelle fois, le Prince charmant m’échappe. Prince charmant qui a quelques particularités, dirons-nous mais sur le coup, je ne fais pas attention.  Ce n’est pas grave, profitons de l’alchimie de nos corps et quand j’en aurai marre, je partirai. Puis il y a eu cette matinée de juillet, une matinée d’orage, où j’ai avoué mes sentiments. L’aimer, lui, c’est un peu comme se jeter dans le vide, je ne sais pas encore si le parachute va bien s’ouvrir. Ou plutôt c’est se lancer à toute vitesse sur une piste de ski, foncer tout schuss à travers un mur de brouillard sans savoir si derrière on trouvera une falaise, un sapin ou une piste délicieuse. Qui vivra verra comme on dit. Pour l’heure, la vitesse est enivrante, excitante, totalement flippante et parfaitement jouissive. Alors je continue. Quoi qu’il arrive, j’ai réappris à lâcher la carapace, à faire confiance, en lui et en moi, à dire je t’aime sans avoir l’impression de déclencher un cataclysme.
Même si je le dis pas beaucoup non plus, pas besoin, ça se voit (enfin je pense).

 

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Et puis, gros point positif de l’année, quand même, ce sont mes relations amicales, aussi. Outre mes ami(e)s habituel(le)s qui ont eu fort à faire avec moi cette année, notamment à cause de mes déprimes professionnelles et quelques atermoiements sentimentaux (je vous aime, faut pas l’oublier quand je suis chiante !), j’ai fait de belles rencontres. A la plongée, j’ai gagné des amies précieuses avec qui on parle beaucoup, on se soutient, on se confie. On rigole beaucoup aussi. Le fameux club des 5 passé à 6, peut-être une 7e en approche. Et tout ces gens qui sont là pour moi ou me font confiance pour m’ouvrir leur cœur, ça m’émeut presque aux larmes.

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Parce qu’en 2010, j’ai aussi beaucoup pleuré. J’ai appris à lâcher prise sur mes larmes et du coup, je suis une vraie fontaine. Je pleure parce que je suis triste, je pleure de colère, je pleure d’émotion, je pleure de jouissance. Je pense qu’à notre cantine, je suis la pleureuse officielle tellement je pleure dans les bras de Vicky devant. Bon, ok, je l’ai fait que deux fois et demi mais en un mois, ça fait beaucoup. Bon, j’ai encore un peu de mal à accepter mon droit à pleurer mais je progresse, je progresse.

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Comme je disais 2010 fut très riche. Ce qu’on peut me souhaiter pour 2011 ? Du CALME.

PS : Je suis en train de déménager mon blog donc si vous voyez un blog complètement différent à  l’adresse www.vingtenaires.com, c’est juste que le transfert a été fait. Ce sera sans doute dans la semaine.

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Et soudain, l’inspiration

Je sais pas pourquoi mais ces derniers temps, niveau écriture, c’est moyen l’inspiration. Pourtant, il y en aurait des sujets à causer. Rien que l’actu, tiens… Mais sans doute que ça me déprime un peu trop, sans doute que j’estime que tout a été dit ailleurs, en mieux ou en pire, selon le média, et que ma pierre à l’édifice ne servirait pas à grand chose. Peut-être que je suis un peu désabusée, aussi, je sais pas. Puis j’ai un peu perdu de mon mordant et de mon cynisme ces derniers temps, je suis tellement Bisounours que je m’en effraie moi-même. Et hors de question de faire un article Bisounours.

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Et puis arrive ce moment béni où, soudain, l’idée jaillit. Par exemple la semaine dernière. J’ai certes mon journal d’une démissionnaire à terminer (alors que je fêtais dimanche mes 2 mois de période d’essai, que d’émotion, j’en suis à la moitié) mais des fois, j’ai pas envie. Et comme je suis très utéro-centrée en ce moment (je sais, on doit dire hystéro-centrée mais j’aime pas ce mot), je tourne un peu en rond. Non mais vous n’imaginez même pas comme je parle de mon stérilet à tout le monde en ce moment. C’est bien, je peux comprendre mes internautes qui sont enceintes, je vis pareil. Sauf que bon, à l’arrivée, j’ai pas d’enfants (principe n°1 du stérilet), ce qui est plutôt une bonne nouvelle au vu de l’état actuel de mon appart. Puis je saurais même pas où le mettre en plus. Et non pas là, merci. Mais voilà, Gudrun est désormais dans ma vie, Gudrun l’a changée et pas trop en bien pour le moment. Moi, j’ai pas les nausées du matin, j’ai mes règles tout le temps. 11 jours ce mois-ci et je rempile le 21 septembre. Voilà, utéro-centrée.

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Mais des fois, me vient une idée, soudain, comme ça, alors que je ne m’y attendais pas. Comme jeudi, alors que j’étais sans idée réelle d’article, voilà donc que se joue le dialogue entre Camille et Eve-Marie sur le déjeuner et que me vient cet article. Ou plutôt me revient car j’avais eu l’idée d’en parler dans le temps mais les idées, si je les note pas, je les oublie. Bien que je consulte finalement rarement mes notes, ce n’est finalement pas si utile mais ça me rassure un peu, sans doute. C’est comme tous ces romans que je n’ai pas écrit dont il reste un embryon de synopsis sur des cahiers oubliés. J’ai même des romans un peu détaillés de ci de là. Certains le sont dans ma tête comme les 4 tomes de Technopolis (arrêtés au tome 2 depuis 3 ans, je dois tout reprendre, je ne sais plus ce qu’il se passe), j’ai aussi une histoire d’ange et de démons en 3 tomes bien avancé dans le squelette mais j’ai pas écrit une page. Puis en ce moment, j’ai écrit une page d’un roman genre histoire d’amour un peu crade (Benjamin Biolay m’inspire) et 3 pages de mon interprétation de Lost. Là, j’ai même la liste des personnages avec leur métier et tout mais rien n’est définitif. Le problème étant ensuite que je ne peux pas tout faire : écrire, lire des blogs BD, jouer à yahoo! jeux, aller dormir chez Vicky, chez Amant chouchou, des fois un peu chez d’autres aussi. Et le week-end, je dors tout court en me disant qe ce serait cool de me la jouer comme Mickey et de faire marcher mes ustensiles de ménages à la
baguette.


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Je divague, revenons en à l’inspiration. L’inspiration, ah, l’inspiration. J’aime quand elle vient me cueillir par surprise, au détour d’une conversation captée, d’une scène observée (ça me rappelle que j’ai écrit un article y a 4 ans qui moisit sur un vieil ordinateur sur les disputes de couple en public, je devrais le réécrire)… Et là, en plus, je bosse sur des forums à nouveau et c’est source inépuisable de sujets en tout genre. Même si ça m’encourage dans mon utéro-centrisme, je passe quand même une partie de la journée à lire des histoires d’allaitements, de femmes enceintes jusqu’aux yeux qui ont peur de l’accouchement (ça s’appelle la tokophobie) mais aussi des histoires de « j’étais enceinte de 8 mois et le foetus est mort » qui filent bien le cafard. Je pense donc voler mes futurs enfants quand j’en voudrai, c’est plus sûr. Quoi que le souci c’est que tu sais jamais trop comment ça évolue. Y a pas longtemps, je voulais voler le bébé le plus beau du monde mais je trouve qu’en grandissant, elle est un peu moins la plus belle du monde alors je pense me contenter de voler le papa (lui, il est magnifique et il a fini de grandir donc pas trop de mauvaises surprises). Oui, voilà, à force de lire des nanas forcément utéro-centrées vu qu’elles ont la vie dans leur ventre, je réagis pareil (sauf que
moi, j’ai pas la vie, j’ai un Güdrun. Ceci étant, vu comme je réagis avec ce truc, je pense que si un jour je tombe enceinte, va falloir me fuir pendant 9 mois, je vais virer hystérique. Etymologiquement, on y revient). Mais sur les forums, y a pas que des histoires de ventre, y a aussi des histoires de fesses, de célibataires heureux ou malheureux, c’est amusant. Du coup ma
liste des notes à écrire s’allonge, s’allonge, c’est sans fin.

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Maintenant si le soir, au lieu de glander sur mon lit à jouer sur mon iPhone (voilà pourquoi j’en voulais pas), je prenais mon petit clavier pour pondre tous ces articles que j’ai en tête (sans parler des romans), ce serait pas mal. Non ?

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Résolution de rentrée : réécrire. Et re-lire aussi, je ne lis plus rien en ce moment, je me demande si c’est pas un cercle vicieux en fait.

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Affronter ses peurs


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Autant jouer carte sur table de suite : je suis plutôt du genre trouillarde. J’ai peur de certaines choses, j’ai peur de me planter, de ne pas être à la hauteur, de faire les mauvais choix. Faut dire que j’en ai fait, parfois, tant au niveau perso qu’au niveau pro. Mais bon, j’ai toujours fini par retomber sur mes pattes, trouver le courage en moi de me sortir des guêpiers. Cf journal d’une démissionnaire que je dois continuer. D’ailleurs, la vie m’a donne raison de démissionner, mes collègues de sont pris un licenciement économique dans la gueule une semaine après mon départ… Je n’aurais a priori pas fait partie du wagon mais ça sent quand même bien mauvais… Bref.

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Donc trouillarde je suis, jusqu’à me trouver au pied du mur où je me découvre des ressources insoupçonnées. J’ai su ne pas accepter certaines choses, m’imposer, me battre. Je sais aujourd’hui que j’ai cette force là. Mais j’ai un peu envie de tenter un truc ultime, pour voir. Je veux faire un bébé. Non, je déconne ! Non, je parle de quelque chose de plus physique qui me terrorise autant qu’il me fascine. Et si je franchissais le pas ?

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Déjà, j’ai franchi le pas de la plongee. Oui, la plongée ça fout la trouille. Pas celle en piscine mais celle en mer. Je me souviens la première fois que je suis partie sur le zodiac à Marseille, je ne faisais pas la fière, surtout que je n’étais jamais descendue si bas (je n’avais pas pu m’entraîner à la fosse avant pour cause d’emploi du temps à la con). La première descente fut épique mais une fois en bas, on se demande bien de quoi on avait peur. Quoi qu’en passant au dessus de plus bas fonds, sombres et profonds, là où mon niveau 1 ne me permet pas d’aller, ça fait peur. Passer le niveau 2 pour y aller ? Ok ! Bon, il faut avouer que l’eau est carrément mon élément et une fois à ma profondeur de croisière, je suis totalement détendue de la combi. En plongée, c’est pas compliqué, le secret, c’est de rester calme en toute circonstance et ne pas se précipiter. Ce qui est certes en contradiction totale avec mon caractère mais j’y arrive bien.

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Mais il y a quelques jours, j’ai envisagé un truc fou et ce le plus sérieusement du monde. Malgré la caipirhina et le schtroumpf (curaçao, rhum, lait de coco de mémoire) qui me coulaient dans les veines, j’avais comme une révélation. Si je le fais, je serai capable de tout. Déjà que je mange des tomates crues maintenant… Mais évidemment mon défi ultime n’est pas de manger des produits que je n’aime pas. Non le défi ultime de ma vie : sauter en parachute. Oui, tu as bien lu ! Moi, la fille pas du tout aérienne, qui n’osait pas aller aux toilettes dans un avion de ligne de peur de le déséquilibrer et de provoquer le crash. Quoique maintenant, je n’ai plus peur en avion.

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Mais pourquoi cette idée tout à coup ? En fait, tout a commencé en Corse, lors d’un déjeuner sur les hauteurs de Bonifacio. Des mouettes peu farouches étaient posées à quelques mètres de nous et je les regardais de jeter dans le vide avant de remonter gaiement au gré des courants. Là, je me souviens avoir pensé que la vie de mouette, c’est quand même sympa. Partageant ma réflexion, Anthony me répondit que je n’avais qu’à faire de l’ULM. Ah ouais !

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(par contre, ça fait un peu peur les mouettes)

Mais comment en suis-je arrivée au saut en parachute ? Simple : parmi mes anciens collègues avec qui je prenais un verre, l’un d’entre eux en est à 80 sauts. Alors je le harcèle de questions, je veux savoir. Ça fait peur ? On tombe vite ? Ça fait pas trop de haut de cœur ? Non parce que moi, ce qui me rend malade sur le bateau pirate ou le zodiac, c’est la sensation de chute, ça me fout le cœur au bord des lèvres. Mais il me rassure, ça ne file pas la gerbe. A ce moment-là de l’histoire, je suis résolue à sauter le pas ! Seul gros bémol : le prix. 230 euros le saut, 320 avec la video. Oui, voilà, d’autant que j’ai des projets de voyage donc euh…

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Mais j’ai envie de le faire. J’en pète de trouille, je me dis que je suis un peu tarée. Limite j’ai qu’à me planifier une nuit dans un vivarium tant que j’y suis… Mais je sais pas, je ressens le besoin de me prouver quelque chose, d’avoir une expérience de référence : « Là, j’étais morte de peur et pourtant, j’y suis allée ». A partir de là, plus rien ne me paraitra infaisable. Enfin, je crois.

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Journal d’une démissionnaire : reload


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Je vous avais annoncé à la fin du précédent volet de journal d’une démissionnaire une possible reprise. A l’époque, Ioulia et Simon m’avaient en effet promis de me
faire leur version de leur vie et de leur départ à TGGP puisque, oui, ils sont tous les deux partis.

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Pourtant, aucun des deux ne reprend cette catégorie. Non, c’est à nouveau moi qui vais parler de démission puisque pour la 3efois en 3 ans, ahah, je démissionne ! Je vis très bien mon instabilité professionnelle, merci. Mais cette nouvelle démission
n’est pas le fruit d’un caprice, non. Et évidemment que je pars ailleurs, travailler sur un site très connu dans un groupe beaucoup plus grand que Pubilon mais moins que TGGP. Et je vais vous dire, à mesure qu’approche mon départ (qui a lieu vendredi, je vous préviens de ma vie en temps réel…), j’ai la sensation que je vais enfin revivre.

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Je ne vais pas vous faire la version « dégradation des conditions de travail » comme je l’avais fait chez TGGP, ce serait trop long et surtout trop geignard. Mais ceux qui suivent ce blog n’auront sans doute pas manqué de noter une certaine dégradation de ma vie, de nombreuses plaintes sur mon état de fatigue, mon impossibilité à débloquer du temps pour moi et je ne vous parle même pas du passage Lexomil. Parce que oui, ce boulot m’a à un moment forcé à prendre des médocs pour avoir le courage de me lever le matin et aller bosser. Même si je n’en ai pris qu’une semaine et encore très peu, je reste traumatisée, ça m’a fait l’effet d’un électrochoc. Aucun boulot ne mérite que j’y perde la santé, aucun. Et je ne parle même pas de mon moral, mes amis m’ont vue dépérir, être bouffée par le (mauvais) stress et l’anxiété, jusqu’à encore dimanche où un pote me disait qu’il fallait vraiment que j’apprenne à lâcher du lest, à être moins impliquée… Facile à dire mais comme il a dit lui-même (si, si, j’ai parlé moi aussi) « Ouais mais quand on a connu le chômage longue durée comme nous, on a du mal à ne pas être consciencieux ». Voilà, c’est exactement ça !

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Donc je vais encore recommencer une nouvelle vie, dès le 12 juillet. Entre temps, j’ai 15 jours de vacances, je n’en avais pas eu depuis Noël sauf mon week-end
plongée à Marseille donc j’ai envie de dire que c’est mérité. Surtout que ça va être les premières vraies vacances depuis un an, genre personne ne m’appelle pour le taf, genre je n’aurai rien à faire ni aucune préoccupation. Ca va être tellement bon, mon Dieu, je ne réalise carrément pas. Mais vendredi, tout sera fini.

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En attendant, pour vous, lecteurs chéris (et les autres aussi), je vais vous concocter quand même quelques articles pour vous raconter quelques entretiens passés,
des histoires de recrutement car cette fois-ci, ce fut épique. Mais si c’est pour le meilleur, ça valait le coup d’attendre.

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Par contre, cette fois-ci, je ne ferai pas du journal d’une démissionnaire 5j/7, je me réserve le droit de vous parler d’autre chose entre temps, je dois par
exemple vous parler de foot (si !), de meuble télé, de concert, d’orgasme, d’une expérience sensuelle à venir (rien de bien indécent non plus mais ça n’a pas encore eu lieu), du fait que je suis vieille et de mon stérilet à venir. Ah et aujourd’hui, je passe mon niveau 1 de plongée, peut-être que je vais vous saouler avec.

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Ok, on finira donc cette nouvelle session journal d’une démissionnaire à Noël.

PS : Oui, la fille avec les palmes bleues qui remonte sur l’octopus de son accompagnatrice, c’est moi

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Bienvenue chez Pubilon

Depuis que j’ai fini mon journal d’une démissionnaire, j’ai oublié de vous raconter mon arrivée chez Pubilon. Déjà trois mois, j’ai fini ma période d’essai, d’ailleurs. Le décalage entre ma vie et mes écrits me déprime, parfois.

Donc petit rappel : j’avais passé deux entretiens dans un café n’ayant pas vu les bureaux sauf l’entrée. Certains s’étaient demandé pourquoi, j’ai eu la réponse dès que j’ai découvert mon bureau : les murs sont totalement moisis. Le sol n’est pas droit et à ce moment là, je n’avais pas découvert les toilettes où il devait faire 10° les jours de beau temps. Ah ouais, c’était donc ça. Quand j’arrive, il n’y a que Rémi le chef puis arrive un gars, Pascal, que je connaissais pour sa réputation de blogueur : « Ouah, je suis crevé, je rentre de New York là… ». Ok, je sens le gros prétentieux, là…



On descend fumer avec Rémi pour discuter un peu, Anthony, l’Asiatique qui n’a pas un nom d’Asiatique (en fait, si, il en a un, mais il n’est pas usuel. Et pour la demoiselle qui trouve raciste que je puisse blaguer sur le fait qu’un Asiat ait un nom qui ne sonne pas de là bas, petit cours de rattrapage. Des fois, j’ai envie de jouer un requiem à l’humour). Retour dans mon bureau, j’allume mon ordi. Ah, l’écran n’est pas branché, expédition sous le bureau pour régler ça. Manifestement, si quelqu’un est payé pour faire le ménage, il est vraiment payé à rien faire, c’est dégueulasse. Retour en haut. Ah, l’écran n’est pas connecté à l’ordi, retour sous la table. Bon, maintenant, je suis pas connectée au net. Je repars sous la table, cherche un câble éthernet, quelque chose mais rien. Bon, au bout d’un quart d’heure de tripotage, je me décide à aller voir Rémi qui me dit d’attendre Fabien qui va me régler tout ça.


Je retourne à mon bureau et m’occupe comme je peux, un premier gars arrive (le bureau était divisé en deux) : Guillaume. Ouais encore un et c’est pas fini. Vers 10h30, Fabien arrive et m’installe tout. Alors dans mon bureau, je suis donc seule avec les deux gus et ce qui est très amusant, c’est qu’ils ont tous les deux démissionné et quittent le bureau le mois suivant. C’est amusant comme ambiance.


L’ambiance, parlons en, la première semaine fut assez curieuse, en fait. J’étais donc dans le bureau des démissionnaires qui continuaient à faire leur taf plus sérieusement que je ne l’ai fait à TGGP mais qui en avaient un peu gros sur la patate rapport à certains trucs et j’étais donc au courant de tout. Enthousiasme de la nouvelle arrivante vs lassitude des partants, je me sens un peu le cul entre deux chaises et j’ai légèrement peur. Dès le premier soir, je discute un peu avec Anthony, Fabien et Guillaume qui commencent à se moquer de Pascal : « t’attaches pas à lui, il va dégager ! ». Heu ? Le mercredi, deux jours après mon arrivée, Rémi m’invite à déjeuner pour parler un peu. Je suppose qu’il craint que ma localisation dans le bureau me démotive un peu, que je sois effrayée par les dires des partants. Et il me parle de Pascal : « Je ne sais pas si on va le garder, tu sais, il ne fait pas son travail, je ne suis pas très content ». Donc en gros, j’arrive dans une boîte et déjà on veut licencier un mec qui est arrivé 15 jours avant moi. Ca gèèèère.



Effectivement, le lundi suivant, débandade : alors qu’un nouveau, Martin,  vient d’arriver (il va y avoir plein d’arrivées durant les mois de mars avril, on est aujourd’hui 9, je suis la 3e par ordre d’ancienneté), une crise éclate rapport à un brief ultra urgent demandé par une agence. Guillaume pète un plomb, commence à crier, remettant notamment en cause un document que nous a rendu Pascal, Rémi lui répond « viens, on va parler en bas ». Pendant leur absence, Pascal s’interroge : « mais comment ça se fait que je suis pas au courant de ce brief ? ». Anthony, qui est en face, bafouille un : « je sais pas… ». Rémi et Guillaume remontent et attention, ça va aller
très vite :

« Pascal, je peux te voir s’il te plaît.

– Oui pourquoi ? Ca va être long ?

– Heu… écoute, ramasse toutes tes affaires ».


Fin du contrat de Pascal. Alors forcément, quand on arrive dans une boîte où une partie des employés se barre et qu’un autre est viré au bout de même pas un mois de travail (mais il avait pris deux jours de congé maladie la semaine d’avant pour cause de sinusite), j’étais pas super détendue du string. Heureusement, je me suis fait ma petite place. Faudra que je vous raconte.

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La douce vie de démissionnaire



Qu’il est bon d’être démissionnaire et d’en n’avoir plus rien à faire, oh oui, c’est bon, c’est bon ! Suite à ma lettre de démission, Louise m’appelle pour que je lui fasse un bilan de mes fonctions. Ouiiiiiiiiii ? Mais comment sait-elle que je m’en vais ? Ah, c’est Lénaïc qui lui a dit avec un « ah au fait, le mois de préavis, c’est bon ». Le contraire m’eut étonnée, vu à quel point j’étais indispensable.

 

A partir de là, autant dire que je me la coule relativement douce. Relativement car j’ai vite du travail à rendre pour Pubilon sur des projets qui vont m’échoir et qui débutent avant mon arrivée. Le reste du temps, je glande lamentablement, faisant quelques vagues effort de ci de là plus pour que Simon ne se fasse pas engueuler si les chiffres de mes sites sont mauvais qu’autre chose. Parce que faut dire ce qui est, j’en ai strictement plus rien à faire. Mais Le changement s’opère. Le lendemain de l’annonce de ma démission, j’arrive au boulot et Ioulia s’extasie : « Oh mais c’est dingue, tu rayonnes ! ». Ben oui, je me caaaaaaaaaasse ! Et je ne fais même pas semblant d’en être affectée, je suis super joyeuse.

 


(c) Tandem2008

Le lundi suivant ma démission, je suis réveillée dès l’aube par le téléphone (8h, quoi… Je suis démissionnaire, je vais pas aller au boulot aux petites heures) « Bonjour, Nicolas Serbeaux du cabinet de recrutement NTCIGM (les cabinet de recrutements ont souvent des noms marrants quand même), je vous appelle pour vous proposer un poste de community manager ! ». Hé oui, je te le dis que le boulot, c’est comme l’amour : dès que tu cherches plus, t’en as dix qui te tombent dessus. Parce que pour l’anecdote, on m’a proposé un autre poste via un cabinet de recrutement 15 jours après et pas plus tard qu’hier soir, on m’a à nouveau reproposé le premier. J’attends la fin de ma période d’essai pour mettre mes fiches viadeo et linkedin à jour.





Bref, autant avoir fait la fille sans grande ambition était reposant, autant la démissionnaire, c’est carrément jouissif, j’ai le pouvoir absolu. Plus personne ne me demande rien, plus personne ne me reproche rien, ils savent que je me barre. Mais certaines réactions sont assez étranges. A ma première réunion post démission avec Vanessa, elle me regarde les yeux plein d’étoiles et me demande : « alors, tu pars où ? ». Bon, vu comme elle me regarde, quelqu’un a dû lui annoncer que j’étais enceinte, c’est pas possible ! C’est amusant sa réaction, elle qui ne m’avait jamais vraiment aimée jusque là…


Après, il y a ceux qui m’aiment et qui sont réellement ravis pour moi et ceux qui s’en foutent. Ioulia m’a expliqué récemment qu’elle a pris le métro avec une nana que je voyais parfois en réunion et quand ma Polonaise préférée lui a raconté que j’avais un poste génial avec des responsabilités, l’autre a semblé un peu dubitative. Ah oui, on me prenait vraiment pour la reine des débiles profondes en fait…  Enfin bref, je n’annonce ma démission à quasi personne sauf mes coupains, je laisse la rumeur faire son travail. Tellement que la
veille de mon départ, alors que se tient une soirée pour le déménagement vers Lavande sur Seine, des tas de gens ne sont pas au courant. M’en fous.  Même que Big boss qui ne m’a jamais adressé la parole en un an et demi me dit « bonsoir, ça va ? ». Avec Ioulia, on est hébétées : il nous a parlé ! Ce n’était jamais arrivé (je vous le jure).




Bref, côté TGGP, le divorce est consommé, je fais moins que le minimum vital, ce qui n’est certes pas pro mais personne ne s’en rend compte de toute façon… Mais j’étais pas partie que déjà, chez Pubilon, je devais assurer mon premier rendez-vous chez un client…

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29, c’est 30-1

Et voilà, encore une année de plus au compteur. Il y a 29 ans, je naissais, petite chose tremblante, barbouillée de plasma, hurlante. Pas de dents, quelques cheveux, incapable de faire quoi que ce soit. Et 29 ans plus tard, je suis un être à part entière. Ca file un peu le vertige quand on y pense, non ?




Donc, voilà, 29 ans. Autant vous dire que là, je réalise pas. J’ai passé ses derniers mois entre état second et stress, des changements en pagaille. Bref, j’ai pas bien compris où sont passés les derniers mois (non, pas là, non) mais voilà, aujourd’hui, j’ai 29 ans. Soit 30-1. Je crois que c’est la première année qu’un chiffre m’interpelle autant, j’entame ma dernière année de vingtenaire.  Il me reste à peu près 365 jours pour faire tout ce que je voulais faire avant mes 30 ans. Alors je ne vais pas la faire à la Friends avec une liste de trucs débiles mais force est de constater que ma vie est très différente de ce que j’imaginais il y a dix ans.


Côté boulot, j’avoue que ma récente embauche au poste de ***** (vous le saurez bientôt, la série journal d’une démissionnaire sera terminée bientôt) avec des responsabilités et une paye pas dégueu. Evidemment, je n’imaginais pas il y a dix ans quitter l’univers du journalisme puisque désormais, je ne touche plus la presse ni de près ni de loin mais je n’ai pas le sentiment d’avoir raté ma vie, mon rêve pour autant. D’abord parce qu’à l’heure actuelle, il me reste près d’une quarantaine d’années de travail, je pense, vu que les années de travail vont encore s’allonger (enfin, à mon avis) donc ça laisse de la grosse marge pour retourner vers mes premières amours ou les oublier définitivement. Mais voilà, à 29 ans, je me dis que je m’en sors plutôt pas mal, finalement, surtout si on considère que je suis restée quasi 1 an et demi au chômage.

Côté vie privée, par contre, c’est pas forcément ce que j’attendais de la vie. En fait, j’étais persuadée dans ma prime jeunesse qu’à cette heure-ci, je serais en couple et maman. Bon, évidemment, étant jeune, je n’avais pas conscience de la peur panique que m’inspire le concept de maternité.  Je trouve déjà qu’avoir un chat est une énorme responsabilité et que je culpabilise dès que je ne lui fais pas assez de câlins alors un enfant à qui il faut tout apprendre et ben bonjour… Mais bon, de toute façon, avant d’être mère, faudrait avoir un mec et là, je dirais que ça va être compliqué. D’abord parce qu’en ce moment, je suis un peu trop métro, boulot, dodo pour sérieusement penser aller draguer. Que quand je vais sur meetic, j’en ai marre au bout de deux minutes, en plus. Que je ne suis pas pour autant en manque vu que j’ai quelques amants. Mais bon, de toute façon, faudrait déjà que je surmonte ma méfiance envers les hommes qui me disent qu’ils m’aiment. La question que je me pose toujours est : pourquoi ils me disent ça si ce n’est pas vrai alors que je ne leur demande rien ?

Bref, côté amour, faudrait que je m’y remette un peu, si j’ose dire mais bon, je me dis toujours que plus on cherche et moins on trouve(ou on trouve mal). Non parce que sinon, le reste, je me dis que ça va plutôt pas mal. La santé, je récupère un peu et je suis moins fatiguée, mon nouvel appart est drôlement bien, Kenya reste maigre mais heureuse, je fais du sport et j’ai le tonus, je sors pas mal (même si des fois, j’aimerais mieux me coucher)…

Non, en fait, ces 29 ans (je refuse de dire « cette trentième année ») s’annoncent pas si mal. A dire vrai, je suis un peu ennuyée car j’avais décidé de dire qu’à 29 ans, je changeais de boulot et c’est déjà fait. Une idée d’objectif ?

NB : Comme la question va forcément venir, non, le blog ne changera pas de titre l’an prochain, s’il est toujours là.

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