La politique est le cancer de la société

Pif, allez, c’est gratos. En fait, non, c’est pas gratos, c’est vraiment une pensée de plus en plus prégnante chez moi, je réfléchis beaucoup à ce sujet : comment on abandonne la politique pour passer à une gouvernance purement administrative qui prend en compte l’intérêt général avant le clientélisme. Lourd.

L'intérêt général

En fait, il va falloir que je décortique tout ça, que je me penche bien plus sur l’anarchisme, par exemple, que j’imagine un système qui me paraîtrait plus juste et surtout plus safe au niveau mondial. J’avais commencé à poser ça dans mon utopie de “Fin de l’histoire” qui en est actuellement à la page 4 depuis des mois (mais parce que je dois le recommencer), je me pique à imaginer ce que serait un monde à la démocratie participative poussée à l’extrême, où il n’existerait plus de “politiques”, ces hommes (surtout) et ces femmes (parfois) qui sont prêts à brader l’avenir de leur citoyens pour un titre, qui n’envisage l’avenir que dans un délai court-termiste et décident en fonction de ce qui va leur rapporter le plus. A eux, pas à nous. Je vous invite par exemple à lire La revue dessinée de cet été et notamment la BD sur le nucléaire (ou vous pouvez aussi mater la vidéo du Defakator sur le sujet). En fait, je vous invite à lire la revue dessinée tout le temps, voilà.

La revue dessinée

Alors d’où je sors ça maintenant ? Et bien, la chaleur, les incendies, la colère. Je suis très angoissée par l’avenir de notre planète. Enfin, non. La planète, elle survivra. Nous, par contre… En vrai, je ne serais pas du tout préoccupée de la survie de l’humanité s’il n’y avait pas Pivoine et Saturnin. Ca va paraître très violent ce que je vais dire, et ça l’est, mais depuis le temps que les climatologues tirent la sonnette d’alarme et qu’on ne fait que de vagues promesses en sachant très bien qu’on ne fera rien pour les tenir, désolée mais l’humanité ne mérite pas d’être sauvée. La seule chose qui me fait chier, c’est qu’on aura exterminé très violemment une faune et une flore qui ne méritait pas ça. Bref, je suis atterrée et furieuse que ce problème soit nié, encore et toujours parce que… le résoudre ne rapporte rien ou tout du moins pas assez pour respecter compétitif, bla bla bla, mon cul sur la commode.

La politique française ne veut pas renoncer au nucléaire

Je suis de plus en plus persuadée aujourd’hui que la politique (ou les politiques tout du moins) est le principal problème de notre société. Trop de “je”, pas assez de “nous”. Trop de volonté d’assurer une élection/réélection, pas de volonté de réellement avoir des vues sur un long terme. De toute façon, on peut pas régler tous les problèmes sur un quinquennat, on promettrait quoi pour la prochaine réélection ? Le pire, c’est que j’exagère même pas. Alors bien sûr, dans mon utopie très brouillonne, là, il manque des tas de choses, ça soulève beaucoup de questions dont la première serait “qu’est-ce que l’intérêt général” ? J’aime aussi me poser la question de la modalité. Comment impliquer les citoyens, comment rester une démocratie. Non parce que détacher la politique des intérêts particuliers pour la mener dans une optique d’intérêt général, à un moment, ça peut vite devenir “non mais selon les prédictions, stats et pia pia pia, il vaut mieux choisir ça”. Du coup, met-on la destinée du pays dans les mains des statisticiens et experts dans leurs domaines respectifs. Sauf qu’il est assez rare qu’on obtienne un consensus global sur un sujet donné, les querelles de clocher, comme on dit, sont nombreuses et il est souvent difficile à brûle-pourpoint de prendre partie. Sans parler de l’argument d’autorité dont je reparlerai un jour car c’est un sujet passionnant. Ah et pour le consensus sur le réchauffement climatique, clic clic. Du coup, est-ce qu’in fine, la solution serait de tout confier à des algorithmes prédictifs qui prendraient les meilleures décisions possibles en fonction des paramètres… Alors perso, donner trop de pouvoir à l’IA, c’est…

Terminator

Mais voilà, je glisse peu à peu dans le défaitisme le plus total quant à la politique (sauf locale dans une certaine mesure, j’y reviendrai)… et c’est pas simple à vivre même si ça ouvre des champs d’étude incroyables.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Tu n’es pas d’accord avec moi : tu n’as aucune ouverture d’esprit

Depuis le temps que je zone sur les réseaux sociaux, il s’est passé deux choses : je me suis “radicalisée” sur de nombreux sujets (genre le féminisme où je mords de plus en plus facilement) et par conséquent, je me suis retrouvée à “débattre” avec des gens aux avis radicalement opposés au mien. Ce qui entraîne en général deux réactions :

  • tu n’as vraiment pas d’humour (non, l’humour oppressif ne me fera jamais rire, sorry)
  • tu n’es pas ouverte d’esprit.

Ben tiens…

ouverture d'esprit

M’étant déjà énervée sur le sujet de l’humour, passons donc directement à l’autre sujet : l’ouverture d’esprit. Je peux affirmer sans rougir que je suis ouverte d’esprit : de nature curieuse, j’aime bien découvrir de nouveaux sujets, me passionner pour ceci ou cela, butiner tel un colibri un peu de connaissance à droite, à gauche. Il suffit que je lise un livre ou un article sur quelque chose qui attire mon attention pour que j’entame une boulimie d’infos sur le sujet. Ce qui crée une légère frustration au vu du temps libre dont je dispose actuellement… Parfois, je lis un article ou mate un reportage qui me laisse froide, ça arrive aussi. Bref, j’essaie de m’intéresser et de me cultiver dans la mesure du possible mais au vu de mon temps libre disponible, je vais me consacrer aux sujets qui ont allumé l’étincelle de mon intérêt. C’est ainsi que je ne vais pas lire 50 nuances de Grey juste “par ouverture d’esprit”. Ca va, je me suis déjà tapé 2 volumes de l’infect After, ça me suffit en terme de “tomber amoureuse d’un pervers narcissique qui va te faire chialer tous les 2 matins, c’est ça, l’amour, le vrai !”.

femme-relation-abusive-amour

Non mais à un moment, comment on a réussi à faire croire que l’amour, le vrai, saigne forcément ?

Parfois, je m’indigne sur certains sujets ou propos. J’ai ma sensibilité et certaines choses, je ne veux plus les entendre. Je vomis le sexisme donc quand je vois une remarque gratuite et déplacée sur les femmes, je ne vais pas hésiter à mordre. Idem, en ces temps troublés, je ne supporte plus le racisme ou la xénophobie et je ne vais pas hésiter à rentrer dans la mêlée. Et c’est là que le bât blesse : “han, tu ne tolères pas mon opinion [dégueulasse], t’es pas ouverte d’esprit”. Ou en sous texte : “tu veux pas être d’accord avec moi alors que je t’explique, t’es pas ouverte d’esprit”. Alors non, ceci n’est pas de l’ouverture d’esprit. Par exemple, un mec m’a fait chier dimanche sur une conversation autour de Ivan Rioufol, le mec néo réac qui recycle sans trembler le choc des civilisations d’Huntington et qui crache en toute occasion sur le multiculturalisme (“le cheval de Troie de l’islamisme”. Je cite, oui). Donc je trouve que, déjà, connaître les propos de ce monsieur, c’est déjà beaucoup. Mais quand je m’érige contre de tels propos et qu’on m’explique que les pays musulmans ne sont pas plus ouverts au multiculturalisme (pas du tout le sujet) et que je refuse de cautionner, voilà “je suis pas ouverte d’esprit”.

couple-dispute-debat

A se demander si on ne prend pas les autres pour de sombres idiots. En somme : moi seul-e est le savoir et je te le confie. Tu refuses de me suivre ? Alors tu es borné-é, tu n’es pas ouvert-e. Mais quoi ? L’ouverture d’esprit, ce n’est pas adopter l’avis du dernier qui a parlé. Tu as exposé tes arguments et je ne suis toujours pas convaincue mais c’est moi qui ai un problème d’ouverture ? Pourquoi, toi, tu ne te remets pas en question ? En général, quand je l’ouvre sur un sujet, c’est que je me suis un minimum renseignée dessus, je ne contredis pas juste pour faire chier. Ca ne veut pas dire que je refuse toute conversation sur le sujet, mes opinions ont aussi évolué (heureusement), mais à un moment si tu n’arrives pas à me faire changer d’avis, pose toi la question : soit tu n’as pas su trouver les arguments, soit nous avons des vues totalement opposées sur le sujet et il est difficilement imaginable que nous trouvions un consensus. Et à la limite, ce n’est pas grave. Pour ma part, quand je débats, je sais très bien qu’à un moment, l’orgueil entre en jeu donc même si j’arrivais à convaincre la personne en face, je me doute que 9 fois sur 10, celle-ci ne l’avouera jamais. Et je m’en fous de ça, je veux juste que la personne réfléchisse, se dise qu’effectivement, y a peut-être une autre vision des choses, que oui, les propos tenus sont problématiques… ou peut-être que quelqu’un lisant le débat sera touché par les arguments.

le débat d'entre deux tours

Mais arrêtez de décréter qu’une personne qui n’adopte pas vos opinions manque d’ouverture d’esprit. Surtout quand elles puent bien fort la xénophobie.

 

Rendez-vous sur Hellocoton !