2017, on dégage la workaholic

Ceci n’est pas encore mon article des bonnes résolutions, je vous le réserve pour la semaine prochaine parce que, oui, c’est ma tradition préférée avec celle du bilan. Mais quand même, il s’est passé un truc la semaine dernière qui m’a fait réaliser que je m’étais un peu trop fait bouffer par le boulot ces derniers temps et ce au détriment de ma santé, de mon sommeil, de mon régime, de mon temps libre et surtout de mon couple. Et si Victor a été particulièrement adorable et patient, je dois dire stop : en 2017, je vire mon moi workaholic.

tasses de café et feuilles de papier, trop de travail, workaholic

La prise de conscience a été violente. Je vous refais un topo rapide, n’y voyez pas de mode ouin ouin, c’est pas le but. Donc je devais rendre un gros dossier le 15 décembre, les délais étaient raisonnables MAIS j’avais d’autres demandes à traiter CAR je suis la seule dans mon équipe à savoir utiliser nos outils de social listening et que, ben tiens, ça te dirait de faire un peu de planning stratégique ? Faudra un jour que je vous parle de tout ça parce que là, je dois parler un jargon imbitable pour tous ceux qui ne bossent pas dans la comm/marketing. Donc du coup, me voici seules sur mes sujets avec mon gros dossier, là, un autre moyen dossier des demandes “oh, ça va, passe pas trop de temps dessus”. Sauf que “pas trop de temps” + “pas trop de temps”, à la fin, ça fait “plus de temps du tout”. Donc me voici à travailler soir et week-end pour tout faire, à quitter le boulot à 21h (alors que j’ai 50 mn de trajet maintenant), à re travailler en rentrant jusqu’à 2h30 du matin…

travailler tard, une femme seule dans un open space la nuit

Mais le pire fut jeudi soir, en fait. Après 3h d’une présentation marathon où Chef et moi fûmes franchement brillantes (j’ai pas bossé pour rien non plus), je file m’évanouir dans un taxi pour rentrer chez moi où je me mets à déborder d’euphorie “ouiiiiiiii, ce soir, je bosse pas, demain soir non plus et ce week-end, je fais rien, trop bieeeeeen !”. Et là, je me prends en pleine face tout le drame de ma situation : je me réjouis de ce qui devrait être absolument normal. Mes soirs et week-ends ne devraient être qu’à moi, je devrais en profiter pour avancer mes divers projets persos, câliner Victor, profiter de la chaleur de son corps aux heures tardives des matins de week-end au lieu de mettre un réveil le dimanche parc que “faut vraiment que j’avance, tu comprends ?”. En un mot : je suis une putain de victime.

Femme au bureau recouverte de post-its, burn out

En fait, je pense que tout remonte à mon grand traumatisme professionnel : Pubilon, ce bon gros taf de merde où je ne pouvais pas partir en vacances sans me faire appeler, mailer, harceler et j’ai un peu intégré le fait que je n’en faisais jamais assez et qu’il fallait parfois dépasser ton nombre d’heures pour ne pas se faire taper sur les doigts.

Femme regarde son ordinateur, désespérée, surmenage, trop de travail

Comme qui dirait : FAUX ! Bien sûr que parfois, faut un peu arrêter de regarder l’heure et de partir dès les 8h finies mais il faut que ça reste exceptionnel et là, clairement, ça ne l’était plus. A un moment, faut relire les choses à l’endroit : si tu ne parviens pas à faire dans tes 8h ton boulot et que tu n’as pas bâillé aux corneilles (oui, on va pas se mentir, on a tous des jours sans), c’est juste que ta charge de travail ne correspond pas à ton temps de travail effectif et que le souci vient d’au-dessus de toi.

presse agrume avec un citron

Oui, ok, je sais, j’entends. Sauf qu’en attendant, je fais quoi ? Je préviens au dernier moment le client qu’on ne viendra pas le voir parce qu’on n’a pas fini ? C’est sans doute la solution mais va falloir travailler pour assumer ça.

Une femme fait des acrobaties sur un trapèze

Donc en 2017 : plus de boulot à la maison et je monitore mon taf grâce à Toggl et Trello. 8h de proactivité, le reste, c’est que pour moi. Ca tombe bien, j’ai quelques ambitions là dessus… Je vous raconterai semaine prochaine.

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Faire la queue ou le début de la fin de la civilisation

Ah ben oui, j’y vais cash. De retour de vacances, je suis au sommet de ma forme ! Et pour mon retour, je vais vous narrer une anecdote car ça, j’aime bien.

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Tout se déroule vendredi fin d’après-midi. Après être partie en courant du boulot pour attraper le train de 18h23, j’arrive dans une gare Montparnasse bondée. Oui bah un vendredi soir de juillet, ça ne m’étonne pas plus que ça. Je file acheter mon sandwich et je répère une dame qui tourne autour des queues, vraisemblablement pour gruger. Et ça n’a pas manqué. Je commence à m’agacer : putain mais pourquoi les gens essaient toujours de faire ça ? Et quand je dis dame, elle avait le look de la dame du catéchisme prête à se lancer sur les chemins de St Jacques de Compostelle, la gruge de queue semble une maladie universelle. Mais j’en étais qu’à l’échauffement…

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Car mon train n’est jamais parti. Et ce n’était pas le seul à ne pas partir. Donc dans ce hall surchauffé et survolté, j’appelle mes parents pour avoir leur avis : le train de 16h40 et celui de 17h48 n’étant pas partis, est-il utile d’attendre celui de 18h23 alors que d’après les infos que j’ai, un incendie fait rage sur les voies puis y a eu un accident en plus ?

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Ah oui, petit apparté. Soyons clair, je ne reproche pas à la SNCF ce navrant enchaînement des faits mais par contre, il faut vraiment apprendre à communiquer. Je suis arrivée à la gare vers 17h45, je suis donc allée m’acheter à manger. J’avais bien vu qu’il y avait des retards et des trains annulés mais je n’ai pas fait particulièrement attention. Une fois mon sandwich acheté, je commence à remarquer qu’il y a quand même vraiment beaucoup de monde, pas mal d’agents SNCF sécurité et de gens énervés. Et pas parce qu’ils se sont faits dépasser par la dame du catéchisme dans la queue de la boulangerie. Donc 20 mn après mon arrivée à la gare, je finis par choper mon smartphone et je découvre la vérité : ça chie grave. A ce moment là, le train de 17h48 est annoncé avec juste 10 mn de retard et le mien à l’heure… Aucun des deux n’est parti. Alors je veux bien que ce soit le bordel mais informez putain !

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Bref, comprenant que je ne partirai pas, je commence à me rendre aux guichets pour me faire rembourser et là, on arrive au summum de la gruge et je peux vous garantir que les grugeurs sont de tout âge, c’est universel, je vous dis ! Technique favorite du grugeur : jouer le paumé. Ainsi, quand j’atteins enfin le point ticket après 15 mn de queue (donc juste pour retirer un ticket), un mec arrive de nulle part et interpelle l’employé SNCF pour lui poser des questions et lui tend son billet en mode “je veux être remboursé”. Oui pardon, monsieur, ça te gêne pas que je sois déjà là, sans parler de la vingtaine de personnes qui font la queue derrière moi ? Ca déborde dans tous les sens, les gens ignorent les queues déjà formées, le nez levé, utilisant leur air perdu comme un coupe-file.

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Et ça me rend folle. J’avais déjà parlé de l’incivisme ordinaire dans le métro mais là, ça frôle le débordement de vase ! Surtout que je suis la meuf prête à laisser passer des gens si besoin est comme cette femme enceinte qui cherchait un guichet rapide pour juste avoir un mot pour dire que le train n’est pas parti. Mais là, ça vire au n’importe quoi. Mais quel est l’intérêt, pourquoi faire ça ? Pourquoi cracher systématiquement à la gueule des autres juste pour gagner 5 minutes ? Pourquoi prendre le risque de se faire prendre à parti et donc de s’engueuler, mettant tout le monde de mauvaise humeur ? Qu’est-ce qui vous pousse à systématiquement faire un gros doigt aux règles et à la bienséance quand lesdites règles ne sont qu’une question de mieux vivre ensemble ? Toi qui a grugé, es-tu rentré chez toi satisfait de toi-même, te disant que tu étais plus fort et plus malin que tous ces abrutis qui font docilement la queue ? Mais imagine 30 secondes si tout le monde faisait comme toi, tout le temps… Déjà qu’on fait la gueule dès qu’on doit se rendre dans le métro, par exemple, tout ça à cause de petites incivilités de merde, si tout le monde commence à ne plus compter que sur son intérêt personnel et essaie de dépasser tout le monde dans la queue, ça finira en guerre civile cette connerie ! Le premier au guichet, ce sera celui qui aura pris les cours de krav maga !

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J’aurai mon ticket avant toi d’abord !

J’exagère, certes, mais je me demande à un moment où ça a chié dans la colle. Je ne suis pas une acharnée des règles à la base, je peux même concevoir que certaines sont discutables. Mais parfois, respecter les règles ne nuit à personne, bien au contraire. Je vous renvoie, par exemple, à cet épisode de Minute Papillon avec sa sublime conclusion sur les limitations de vitesse. Après tout, c’est qui le con ? Celui qui ne respecte pas les règles en espérant ne pas être chopé et qui hurle au scandale dès qu’il se fait flasher ou l’Etat qui sait très bien qu’il y aura toujours des cons pour se croire plus forts que les autres, ne respecteront pas les règles et rempliront tranquillement la caisse avec l’argent de leurs amendes ? On pourrait voir ici un paradoxe : en disant merde à la société et ses règles, vous l’engraissez, intéressant. Non parce que pareil, qu’est-ce qui vous paraît si compliqué dans le respect de la limitation de vitesse, surtout aujourd’hui avec des voitures où tout est parfaitement sous contrôle ? On vous a déjà expliqué que rouler plus vite ne vous faisait gagner que quelques minutes au mieux (et en plus, ça consomme plus d’essence donc ça coûte plus cher). Et si vous avez envie de vous la jouer Fangio, inscrivez-vous au club de kart voisin.

Bref, non, vous n’êtes pas plus malins que les autres, vous êtes juste la lie de la société, vous comptez sur la passivité des gens qui n’osent pas l’ouvrir parce qu’on n’a pas été élevés comme ça mais putain vous gonflez tout le monde et ça finira mal. Si vous avez des accès de rébellion, je sais pas, engagez-vous dans une association qui se bat pour changer les règles pour dessiner un monde qui vous convient… Ah mais oui, suis-je sotte, vous n’avez pas envie de dessiner un autre monde puisque la seule chose qui vous enchante, c’est votre propre confort. Emmerder les autres pour gagner 2 minutes que vous reperdrez très rapidement (genre en attendant le métro ou le train qui n’arrivera jamais), ouah, super, quel gain incroyable !

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Pour achever cet article sans queue ni tête (mais j’aime bien ces articles à la limite de l’écriture automatique), revenons à la SNCF qui a versé la dernière goutte de cette journée de merde (oui, de merde car l’écran de mon iPhone pro, déjà abîmé, est définitivement mort quand mon chat l’a fait tomber de mon lit. Oui de mon lit, vive la solidité de l’iPhone 5c, hein ! Or mon smartphone ne serait pas mort si j’étais partie puisque, partant sans mon chat, elle ne l’aurait jamais fait tomber de mon lit). 0h, je reçois un mail “ouais, super, vous avez effectué 5 trajets en IDTGVmax, vous avez gagné une étoile”. Super, à quoi sert cette étoile ? A rien ! Si on considère en plus que je suis abonnée à ce service depuis février, 5 trajets c’est pas grand chose… Surtout si on considère que le 5e, c’était celui de vendredi soir, celui que je n’ai pas pu faire donc… Alors la SNCF, vos employés au guichet ont été super et, de façon générale, j’ai été surprise par le calme des gens face à cette situation. Mais revoyez votre communication, pitié…

Le chat casseur d'iPhone

Le chat casseur d’iPhone

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Téléphone-moiiii (crush téléphonique)

Quelque part en novembre, Amy, Missblabla et votre dévouée papotent boulot quand surgit dans le cas du « correspondant qui a une voix qui ruine la culotte ». Vous voyez très bien de quoi je parle !

Dans nos métiers de bureau, nous avons deux outils pour communiquer : Internet et le téléphone. On passe donc du temps accroché à notre combiné à discutailler avec nos collègues, clients ou prestas. Enfin, discutailler, je m’entends, on est plus dans le « ouais, salut c’est Nina, ça va ? Au sujet du dossier machin… ». Chaleur ! Mais dans tous ces contacts vocaux se cache celui qui fera l’amour à ton conduit auditif, dont la voix grave et vibrante fera monter ta température de quelques degrés. La phrase « tu peux m’envoyer les spés tech » n’aura jamais été aussi torride.

Et te voilà à minauder au téléphone, à palpiter de joie dès que tu vois le numéro magique s’afficher et tomber dans un pot de nutella format familial dès que le dossier machin est réglé et qu’il ne t’appellera plus. Parce qu’on est entre pro et les pros ne s’appellent pas juste pour s’entendre, on a du travail. Et en plus, c’est même pas une relation exclusive, tu le sais qu’il en appelle d’autres, qu’il leur susurre des histoires de bugs, devis et autres deadlines.

Mais attention ! Derrière la voix charmante se planque parfois une arnaque. Vous l’avez fantasmé, prêté un physique qui ferait passer Henry Cavill pour un thon puis un jour, vos chemins se croisent et comment dire… Votre culotte reste au sec et votre sang se glace : c’est donc lui, le prince de mes désirs les plus secrets ? C’est impossible ! Il est si… Pas du tout comme j’imaginais. Cas concret, y a 5 ans, j’étais en contact avec un mec qui avait une voix raaaaaaaaah ! Mais en vrai, ça donnait coupe brosse et chaîne à gros maillons entremêlée dans une toison bien fournie… Ouais non…

Et là, on s’est toutes comprises. La voix d’or ne fait pas toujours le mec charmant, c’est même assez souvent l’inverse. Mais peu importe le flacon, du moment qu’on a l’ivresse… De l’ouïe.

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Connasse de marketeuse

Y a des moments dans la vie où la vérité me tombe dessus telle une averse glacée, me frappe au visage tel le blizzard canadien, me met à genou tel un coup de poing dans le ventre… Bon, bref, des fois, j’ai des révélations et certaines me glacent comme celle-ci : je suis une connasse de marketeuse.

Pendant longtemps, le marketing fut pour moi une lointaine nébuleuse dont je n’identifiais qu’un élément : ma soeur. Mais de là à comprendre ce qu’elle faisait précisément, il y avait un fossé. Et puis j’ai été attrapée par l’attraction de cette nébuleuse (je suis pas convaincue de la valeur scientifique de ma métaphore mais j’aime la notion d’attraction de la nébuleuse) et petit à petit, j’ai intégré le système. Pire, je suis devenue le système. En clair, ça donne quoi ? Ce genre de discours « blablabla prés’ blablabla slides blablabla reportings blablabla bench’ blablabla trends blabla metrics blabla ROI KPI CPC CPA CTR lalalilalilala » (j’ai récemment redécouvert François Pérusse, mon écriture s’en ressent légèrement). Bref, je jargonne sans même m’en rendre compte, rendant mon discours particulièrement opaque pour les non initiés.

Mariage de Lena, je discute autour du feu avec Suzie qui connaît bien notre univers magique. « Non mais tu vois, le CM BtoC [prononcez BitouCi] et le CM BtoB [BitouBi] blablablabla ». Elle me fait « oui, oui. Tu sais que je suis à peu près la seule à comprendre ce que tu dis, là ? ». « Oh tu crois ? Attends… Hé Fabien [aka le prof de physique devant qui j’ai critiqué les cours de physique avant de faire une blague involontaire sur les ohms], si je te parle BtoB, ça te dit quelque chose ? » « … ». Ok, faudra un jour que j’étudie les mécaniques de communication entre un prof de physique et une marketeuse, ça n’a pas l’air simple…

Bref, quand je suis rentrée dans le marketing, je me moquais de tous ces gens parlant un espèce de gloubi-boulga franglais pour faire initié, alors même que mon ex stagiaire américaine m’expliquait qu’on utilisait la plupart des mots à tort et à travers (genre un benchmark, en anglais, c’est pas cette observation du marché tel qu’on l’entend). On forwarde, on suit les process, on se call back à propos de long tail, updates, on dit « c’est Nina du social (sochieul) », je dis « je suis chef de projet social media, je bosse dans le marketing digital, quoi… » et j’observe les gens qui ne sont pas du milieu ne rien capter à ce que je leur raconte et je ne leur en veux pas car je ne suis même pas sûre de comprendre moi même. Verbiage, acronymes et anglicismes, petite smoothie d’un wording qui ne sert qu’à faire croire qu’on maîtrise parfaitement les paramètres.

Et ça contamine. Je ne mets plus aux couleurs de, je brande, je fais même du brand content, du content plan, je me prétends crânement « SMO » (social media organizer). C’est pareil que chef de projet SM mais c’est plus international, voyez. On sort un peu des slots. On se moque de ce langage mais on l’adopte malgré ça. Je raconte ma journée à mes copines qui ne baignent pas dans le digital, elles me laissent parler poliment avant de me dire « Oui, heu…j’ai rien compris à ce que tu racontes ». Et à chaque fois, je rougis, je me dis que la contagion ne cesse de s’étendre et que bientôt, je serai condamnée à ne fréquenter que des marketeux car seuls eux me comprennent. Alors même que je prends un pied monumental quand je parle à des gens qui n’ont pas de blog, de Facebook ou de Twitter, qui ne connaissent pas les blogueurs ou twitterers influents et qu’en plus, ils s’en foutent. Et pourtant, je reprends mon discours à base « d’affect/affinitaire », « inspirationnel » et j’utilise des mots comme hipster, swag en pensant que tout le monde me comprend.

Et à l’inverse, je peux me montrer complètement pédante en pensant parler à des non-initiés, à leur expliquer le B-A-BA du web qu’ils connaissent déjà ou carrément balayer d’un geste de la main « non mais c’est trop compliqué à expliquer quand t’es pas du milieu ».

Bref, je suis une connasse de marketeuse (oui parce que j’alterne les 2 minutes du peuple avec Bref. Je pense devenir la fille la plus relou du monde dans deux semaines max)

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Powerpoint – CV : même combat

Dans le monde merveilleux de la comm/marketing, nous avons un outil que nous affectionnons par dessus tout : le powerpoint. Le powerpoint, il nous sert à tout : répondre à un appel d’offre, animer une réunion, présenter nos services, faire une recommandation, faire un reporting… Bref, quoi qu’on ait à dire, on le dit en diapo. Oui mais voilà, au pays des slides, une guerre fait rage : doit-on faire une présentation épurée ou trop waouh ?

Pour ma part, j’ai toujours été méfiante du “waouh la forme !” en matière de présentation. De 1, ça prend du temps de trouver l’image trop canon pour donner un effet boeuf (j’ai jamais compris cette expression au passage). Mais surtout, de 2, ça peut perturber les gens à qui tu fais ta présentation. Il faut savoir qu’une présentation se déroule en général comme suit : une ou deux personnes qui déroulent le powerpoint en commentant les slides et le reste qui écoute. Or en général, les présentations se font dans des bureaux aux murs de verre ou dans un recoin d’un espace dédié aux rendez-vous avec du passage, donc. Et là, c’est un peu l’effet chaton qui fixe son attention sur tout ce qui bouge ou ce qui brille. Comme par exemple la super image que vous avez choisi pour illustrer votre propos. Le client retiendra-t-il l’image ou le discours qui y est associé ? Le suspense est à son comble !

Ca me rappelle l’éternel débat sur les CV. Lors de ma première recherche d’emploi, alors que j’étais jeune et persuadée que mon diplôme était un sublime passe partout pour ouvrir toutes les portes, je changeais mon CV tous les trois jours selon les préconisations des uns et des autres.
– Ton CV, il doit tenir en une page et c’est tout.
– Non mais fais le en deux pages parce que là, la police sera trop petite et ce sera pas lisible
– Mets pas de photo, on pourrait croire que tu penses que ça va jouer en ta faveur.
– Mets ta photo, on va croire que tu caches quelque chose sinon…

J’en passe.

Pour le powerpoint, c’est pareil : un coup on te dit qu’il faut être factuel : de la donnée sans fioritures, des termes simples et efficaces. C’est pas de la photo que tu vends, c’est un concept. Oui, ok. Et à l’inverse, faut rendre le truc sexy avec des animations de dingue pour montrer qu’on est des gens funkys, inspirés et que ces modestes diapositives sont à notre image : inspirées, créatives. Alors, tu signes, oui ?

Perso, je suis de l’école de l’efficacité. Un chat étant un chat, je le dis, je balance chiffres et mots clés parce que les photos créas arty mes fesses, c’est même pas moi qui les ai prises. En guise d’illustration, je trouve nos réalisations que la photo trop waouh trouvée sur flickr ou sur Fubiz. Et puis, les powerpoints trop esthétiques, ça me paraît toujours un peu cache-misère. Que caches-tu derrière ces belles images ? Mais tel un CV, la vraie question est : la forme peut-elle réellement être discriminante ? Est-ce qu’un CV d’1 ou 2 pages sera retoqué parce que le format ne plaît pas au recruteur. La photo ou l’absence de est-il forcément éliminatoire ? Des diapos épurées seront-elles plus ou moins convaincantes que des diapos waouh ? Est-ce que tout ça n’est pas des querelles sans intérêt. Je veux dire tant qu’on n’arrive pas à ça :

Le seul avantage d’utiliser des images arty dans ses powerpoints, c’est que ça donne enfin une utilité au pinage de pinterest

PS : Est-ce que je vous parle la prochaine fois d’infographie ou tout ceux qui ne bossent pas dans la comm/marketing ne ressentent pas la moindre once d’intérêt pour les powerpoints et co ?

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L’ambition, c’est pas tout dans la vie

Mon cher moi d’avant,

Ca faisait longtemps que j’avais pas pris ma plume virtuelle pour t’écrire. Tu as désormais 15 ans et tu assistes à ton premier forum des métiers. Pendant longtemps, à chaque fois qu’on te demandait ce que tu souhaitais faire dans la vie, tu répondais selon ton humeur du jour : prof d’allemand (ahah, tu as toujours été mauvaise), archéologue, prof
d’hist et géo (t’étais pas si loin), coiffeuse, assistante sociale, chanteuse avec guitare. Ah sur ce point, laisse tomber, 16 ans plus tard, tu n’as toujours pas appris à en jouer. Mais à 15 ans, suite à ce forum des métiers, tu te décides : tu seras journaliste.


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Je vais pas faire durer le suspense bien longtemps : ça n’arrivera pas. Une petite chronique dans un journal people mais rien de plus. Pleure pas, tu feras autre chose (et tu seras par conséquent mieux payée, en fait). Tu vas pénétrer dans l’univers magique de la comm-marketing. Sans jamais l’avoir étudié, je sais mais tu apprendras que rien ne vaut
l’école du terrain tu sais. Tu seras community manager mais tu ne sais pas ce que c’est, ça n’existe pas encore. Déjà, à 15 ans, tu n’es pas connectée à Internet, tu sais que ça existe mais tu as du mal à comprendre ce que c’est précisément. Tu le découvriras bien assez tôt (et tu seras complètement accro, c’est moche un peu).

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Pourquoi je te raconte ça ? Pour t’apporter un peu d’insouciance ma fille, tu vas un peu en manquer de 20 à 25 ans, pensant que réussir était tout dans la vie. Et bé non. Déjà, la réussite, c’est subjectif. Mais écoute la vieille que je suis. Longtemps, j’ai cru qu’il fallait aller vite et haut, aucune alternative. J’ai donc voulu courir pour tout faire vite. J’ai toujours eu cette urgence de vivre, je me calme que depuis très récemment, t’as pas fini de galoper ma fille. Tu vas avoir une vie professionnelle intense sauf que tu vas avoir du mal à comprendre qu’il ne faut pas courir dans les escaliers; chaque marche compte. Dans chacun de mes précédents boulots, à peine installée sur une marche, je me questionnais déjà sur la suivante.


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Et puis je suis arrivée dans ma nouvelle boîte. Où je bosse sous les ordres de gens plus jeunes que moi. Sur le coup, je me suis posée la question, je t’avoue : aurais-je un peu raté ma vie ? Bon, ok, à 31 ans, c’est un peu chaud de se condamner. Puis j’ai réfléchi : de 1, j’ai des expériences diverses et variées qui me servent quoi qu’il arrive. De 2, pour une fille qui n’a fait aucune étude dans le marketing, je m’en sors très bien. Tu m’entendrais parler, on dirait que j’ai fait ça toute ma vie. De 3, j’en ai marre de courir. Je comprends ENFIN que c’est pas l’essentiel. Là, je suis bien dans mon job, je me fous de l’échelon supérieur parce que là, je ne cherche pas à aller plus haut, je cherche d’abord à stabiliser. Parce que grimper en courant un immeuble branlant, c’est risquer de se casser quelques dents. Et si mon dentiste m’aime bien, il me coûte cher quand même. Il faut prendre le temps, ma fille. Et ne pas placer ses oeufs dans le même panier. L’ambition, c’est important mais ta vie ne se résume pas à ton statut professionnel. Tu as aussi des amis, des amours, une famille, des
activités. 

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Alors écoute moi, jeune fille et note ce que je te dis. Oui, tu peux le faire avec ton stylo turquoise. Tu dois avoir une ambition, une seule dans la vie, le secret de tout : arriver à l’équilibre. En somme avoir un boulot qui te plaît mais ne pas arrêter de vivre pour autant. Parce que même si tu travailles bien et que tu aimes ton taf, il y a des jours où ça coince, où la loi de Murphy te moisit tout ton dossier. Et ce jour là, tu as besoin de souffler, de passer une soirée à te détendre en bonne compagnie, à te défouler dans un bassin… Bref, la vie professionnelle, c’est comme la vie amoureuse, c’est pas rose tous les jours non plus. Alors ne mise pas tout dessus, tu finiras en nervous breakdown.

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Courrier des cœurs, réponse à Juliette

Cette semaine, Juliette nous a posé la question suivante :

« Bonjour les vingtenaires ! Alors voilà ma situation : je sors avec un garçon depuis plusieurs mois. Pendant les premiers pas, on n’a pas fait l’amour car j’étais vierge et je ne voulais pas précipiter les choses. Maintenant, au bout de 4 mois, on a fini par le faire. Sauf que maintenant, on ne se voit que chez lui et à chaque fois,on fait l’amour. Moi j’aime bien mais des fois, j’aimerais faire autre chose, sortir au cinéma… C’est pas facile de se voir car on n’a pas les mêmes horaires mais quand même, depuis qu’on fait l’amour, j’ai l’impression qu’on ne fait plus que ça. Qu’en pensez-vous »


La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie, voici ce que nous en pensons.

Bobby : Ma chère, tu as de la chance d’avoir un petit ami, car vue la façon dont vous autres, femelles du troisième millénaire, traitez les pauvres hommes que nous sommes, tu devrais t’estimer heureuse qu’il existe encore des mâles hétérosexuels en mesure de vous culbuter par plaisir, et non par pure nécessité de procréation. Alors prend ton pied et profite, car bientôt les garçons seront las de vos caprices et vous laisseront tomber, et on recréera des ovules artificiels pour pouvoir sexer tranquilles
sans se soucier de vous, pendant que vous irez au cinéma entre copines.
Désolé si ma réponse n’aide pas, mais j’avais envie de faire dans le mordant, pour une fois.

Enzo : Il a quatre mois à rattraper, c’est peut-être pour cela. Plus sérieusement, que répond-t’il lorsque tu proposes des activités extérieures ? Qui ne sont aucunement incompatibles avec le sexe, non pas qu’il faut absolument les cumuler (sexe au ciné) mais l’un après l’autre bien sûr. Bref il n’y a pas beaucoup d’explications à ce comportement, si vous arrivez à trouver du temps pour faire l’amour avec des horaires incompatibles, vous pouvez arriver à trouver du temps pour faire autre chose. Je ne vois qu’une explication (sous réserve que tu lui ai vraiment fait part de ta volonté de diversifier vos activités) : il est possible qu’il ne soit avec toi que pour cela. Tu as voulu attendre 4 mois pour être sûre ? Il a fait semblant pendant 4 mois. Il est possible aussi qu’il t’ait trompé pour patienter si longtemps. C’est pessimiste je sais mais voyons les choses factuellement : depuis cet acte, vous ne vous voyez plus que chez lui et vous ne faites que ça. Si tu ne lui as pas fait savoir que tu avais
d’autres passions dans la vie, fais le et tu verras si je dis vrai selon sa réaction (toutes proportions gardées, s’il a attendu 4 mois pour te faire craquer, il aura un seuil de tolérance aux activités diverses pour continuer à coucher avec toi et pourra aller au ciné de temps en temps sûrement). Si tu lui a déjà dit et qu’il ne change en rien, il y a de fortes chances pour que j’ai vu juste. C’est pas grave, tu es tombé sur un humain de mauvaise qualité, ça arrive. Tu  apprécieras d’autant plus les humains honorables que tu rencontreras après. N’hésite pas à recontacter la cellule de crise « love & sex » des vingtenaires si tu veux savoir comment le larguer en lui faisant le plus de mal possible.

Lucas : tu lui dis en face ce que tu viens de nous écrire. Une fois, deux fois, et s’il ne réagit pas, c’est qu’il te considère comme un jouet et basta. A toi de le larguer et d’oublier son nom et l’affection que tu avais pour lui. tu mérites surement mieux qu’être considérée que comme un vagin, don’t you ?

Tatiana : Alors tu dis que t’as chopé une infection et que tu peux plus faire l’amour et tu vois comment il réagit.

Diane : Lui homme = ouga bouga = milliards de petits spermatozoides à placer= crac boum hue le plus souvent possible.
Toi pas homme = mon vagin n’est pas une autoroute
Solution= …..polygamie ou compromis.
CQFD

Jane : Avec tout le respect que je vous dois les copains, je suis horrifiée à la lecture de vos réponses.
Vraiment.
Tu nous dit que c’était la première fois pour toi, statistiquement tu dois donc être dans la tranche la plus jeune des vingtenaires. L’âge où l’on n’est que fougue et hormone, et où la sexualité est une vaste découverte. Vous avez attendu, les hormones, tout ça, il se peut tout simplement qu’il apprécie de sexer avec toi et qu’il considère que les galipettes à chaque fois que vous vous voyez sont un bon moyen de partager de l’intimité, un moment rien qu’à vous. Ça ne veut pas dire que c’est un obsédé qui va te tromper si tu lui dis que tu aimerais aller au ciné au lieu de se sauter dessus immédiatement. Ça ne veut pas dire non plus que si tu lui dis que tu n’as pas envie un jour, tu dois te justifier ou lui dire qu’il peut aller voir ailleurs si sa frustration face à un refus est insurmontable.
Après je vais peut-être me faire traiter de douce utopiste castratrice qui mènera l’humanité à son extinction en me voilant ainsi la face, face à de sinistres réalités biologiques, mais il me semblait que le sexe étant une composante d’une relation, pas le point central. Donc oui, tu peux avoir ton caractère, vouloir faire d’autres choses que du sexe frénétique sans pour autant qu’il te lâche. Et sans flipper qu’il te quitte pour ça.

Summer : Je suis assez d’accord avec Jane, vos réponses sont horribles. Je pense aussi que c’est une personne jeune et qui commence à peine sa vie amoureuse et qui se posent plein de questions idiotes comme toutes personnes qui commence une histoire de couple.
Pour répondre à la lectrice je lui dirais juste qu’il faut qu’elle essaie le NON. Tout simplement. Ce n’est pas parce que tu l’as fait attendre 4 mois que tu n’as plus le droit de dire non.
N’oublie jamais d’être en accord avec toi-même et ce que tu désires. Si ton mec ne comprend pas ça c’est qu’il manque une chose essentielle dans votre couple le respect de l’autre. Et si c’est le cas, tu n’auras pas perdu grand chose!

Keira : Alors je vais sans doute passer pour l’obsédée de service dans toute cette histoire mais quelque chose m’interpelle énormément dans tout ça…

Parce que d’après mes souvenirs, une fois les deux ou trois premières fois assez désagréables qui suivent le dépucelage, après c’est la découverte et l’éclate totale. Donc on en redemande sans cesse.

Enfin pour moi c’est comme cela que ça s’est passé. Et pour la plupart de mes amies aussi.

Donc dans mon esprit d’obsédée, c’est plutôt la fille que je ne comprend pas dans cette histoire.

Le ciné on y retourne logiquement au bout d’environ 3 mois, une fois qu’on a exploré toutes les possibilités sexuelles variées et
trouvé ce qu’on apprécie le plus en couple. Une fois les bases en place, on peut recommencer à faire autre chose que copuler parce que justement, on sait que côté sexe, on est sur la même longueur d’onde.

Et il est possible que dans ton cas ces 3 mois s’allongent parce que justement, tu l’as fait attendre 4 mois !

Enfin ce n’est que mon avis de femelle, si tu veux celui d’une femme, adresse-toi à quelqu’un de moins frustré.

Donc, mon conseil : parle-lui, ou alors mens en disant que tu es irritée à force de faire la chose et que tu as besoin de quelques jours de repos. Ce mensonge est cool parce que c’est tout à fait crédible et qu’ensuite, ça ne veut pas dire que tu le repousses indéfiniment non plus. Et ensuite, ça va permettre de restreindre la fréquence des ébats.

Mais encore une fois, je ne te comprends pas. 🙂

Nina : Mouais. Bon, alors, déjà, je retiens des réponses de mes collègues mâles que ne pas coucher le premier soir ne préserve pas des connards, on peut même les faire poireauter 4 mois et tomber sur un sale type. Petit moment de triomphe personnel : ah ! Qu’est-ce que je disais ? Bon, bref,revenons en à Juliette.
Bon, tu me sembles assez jeune donc je vais te révéler le secret de la réussite d’un couple : la communication. As-tu déjà signalé à ton mec que tu aimerais faire autre chose de vos soirées ? Si la réponse est non, si tu ne protestes pas quand il te donne rendez-vous chez lui, comment peut-il deviner que tu as envie d’autre chose ? Pour moi, tant que tu ne lui a
pas proposé un autre type de soirée, il n’y a pas anguille sous roche. Surtout que j’imagine qu’en 4 mois, tu as dû rencontrer ses amis… Donc je crois juste qu’il s’agit d’un non dit, d’un petit malentendu. Après, s’il refuse de faire autre chose, là, effectivement, ça va être plus compliqué.

Voilà, si toi aussi, petit lecteur, tu as une question love and sex à nous poser, tu n’hésites plus, par comm, mel (nina.bartoldi’at’gmail.com), facebook,
twitter…

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Les femmes d’aujourd’hui en veulent !

Hier, c’était la journée de la femme, événement passé globalement inaperçu parce que tu comprends, en France, les femmes ne sont pas malheureuses, y a pas de raison, à quand une journée de l’homme, blablabla.  Comme la St Valentin est le jour où l’on se moque des amoureux, la journée de la femme est celle où tous les machos trouvent très drôles de nous rabaisser. Ahahah… Ahem.

Pour l’occasion, Accenture s’est un peu penché sur la place des femmes en entreprise, en voilà une bonne idée. Je vous livre les chiffres en vrac :

– Une femme cadre sur deux (46%) trouve que son responsable ne lui donne pas assez de responsabilités en rapport à ses compétences et qualités professionnelles. Je confirme, c’est même pour ça que j’ai démissionné (entre autres).

– Les femmes sont particulièrement volontaristes : si 59% d’entre elles estiment avoir très bien réussi leur vie et parmi elles, plus de 80% prennent des initiatives, réclament des tâches plus complexes et n’hésitent pas à sortir de leur « zone de confort » pour progresser dans leur carrière.

– Quelques chiffres encore :  78% acquièrent de nouvelles compétences pour passer à l’échelon supérieur, 76% aspirent à de nouvelles fonctions, 68% sont prêtes à voyager pour leurs projets professionnels et 65% réclament régulièrement de nouvelles missions.

L’étude montre en outre que les femmes privilégient la quête de nouvelles responsabilités alors que les hommes quémandent plus volontiers des augmentations. Donc si on en croit cette étude, les femmes ne rechignent pas à la tâche, du moment que l’échelon suivant est en vue. Je sais pas pour vous mais pour moi, c’est TOTALEMENT mon cas. Je suis une carriériste pur jus même si ce mot a une dimension péjorative qui ne me correspond pas. Je n’ai pas les dents qui rayent le parquet, je ne marche pas sur les cadavres de mes collaborateurs, je me contente d’avancer en cherchant des jobs où je m’éclate. Il est vrai qu’à choisir, je préfère un salaire moindre avec le peps dès le réveil (ou à peu près, je ne suis pas du matin) qu’un métier super bien payé qui m’amène tout droit à la dépression.


Ceci étant dit, on a beau être plus motivées, prêtes à se bouger le popotin pour être performantes, aller au-delà de nos simples attributions, que voit-on au dessus de notre échelle sociale ? Le plafond de verre, le fameux ! Ce qui fait qu’en 2008, les femmes gagnaient encore 20% de moins que les hommes. Alors évidemment, on va dire qu’après tout, c’est notre faute, on préfère travailler plus que gagner plus, on se démerde mal aussi. Le peu de femmes chefs d’entreprise ? Ohlala, ça ne veut rien dire, arrêtons de tout stigmatiser, c’est parce que vous ne savez pas vous imposer, blablabla. Tu parles ! Plutôt que de me lancer dans une bataille de chiffres à qui on fait dire ce que l’on veut, je me contente des faits. Chez TGGP, les responsables féminines sont dans les secteurs RH, presse féminine (et bah tiens), communication. Mais dans l’organigramme général, dans les hautes sphères, ça pue la testostérone.

Dans ma première boîte, le chef était effectivement une femme mais si j’ai bien compris, la boîte était un cadeau de papa.  Non qu’elle ne soit pas compétente mais du coup, je me pose la question : aurait-elle pu arriver à un poste dirigeant sans papa ? Hein ?


Alors quelle suite ? On démontre par A+B que les femmes sont globalement plus efficaces et volontaires que les hommes au travail, est-ce qu’on va enfin atomiser ce vilain plafond de verre ?


En attendant, le 08 mars fera la joie de tous les anti féministes qui n’ont pas compris encore qu’en France, même si on n’est pas à plaindre, c’est pas pour autant qu’il faut se la fermer et laisser les choses en l’état. De toute façon, je vomirai ad eternam la politique du « ta gueule, y a pire ailleurs ».

 

Merci à Amélie et Burson-Marsteller pour ces infos !


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Choisis bien tes mots

Pendant la recherche d’emploi, Internet reste un de nos outils les plus efficaces, pour peu qu’on sache s’en servir et qu’on ne fasse pas trop n’importe quoi avec (car n’oublions pas que le recruteur fouille). Par exemple, on peut consulter les annonces de l’ANPE en
ligne
ainsi que d’autres sites de recherche d’emploi comme monster, keljob, cadremplois, categorynet (mais attention, ce sont des reprises d’annonces donc un peu moins fraîches), talents, apec… ainsi que celles d’agences interim mais je reviendrai une autre fois sur ces dernières.


Donc face à nous, un moteur de recherche prié de fouiller pour nous les annonces parce qu’on n’a pas non plus que ça à faire, faut candidater. Oui mais vois-tu, le moteur de recherche n’est pas toujours ton ami. Tu découvriras (ou tu l’as déjà fait) au cours de tes recherches que les annonces qui sortent ne correspondent pas toujours à ce que tu attends et que le moteur passe à côté d’annonces qui t’iraient bien mais dont l’intitulé ne correspond pas à ce que tu as rentré.


Concrètement, quand je cherchais du boulot, je tapais « rédactrice ». Sur monster, son truc, c’était de me sortir des pages et des pages d’annonces pour rédactrice juridique. Je n’ai pas compris exactement de quoi il retournait mais ça n’a rien à voir avec mes compétences, c’est sûr et certain. Par contre, à aucun moment, je n’aurais eu l’idée de taper animatrice de communauté vu que je ne savais pas que ça existait pour commencer et que je n’aurais pas pensé que ça ait un rapport avec moi. Pourtant, ce fut mon premier CDI. Maintenant, je suis community manager, c’est à peu près pareil mais ça parle à plus de gens, ça fait moins « c’est moi qui annonce les numéros au loto de la paroisse le dimanche ». Par ailleurs, avec ma formation, j’aurais pu être intéressée par des annonce pour rédacteurs, journalistes mais aussi assistants de communication voire attaché de presse selon le niveau requis.


Bref, il va falloir que tu prennes une demi-journée et que tu épluches les sites à fond pour noter tous les intitulés qui te concernent de près ou de loin. De façon générale, j’aurais tendance à penser que l’économie de temps n’est pas toujours un bienfait. Oui, tu vas gagner du temps en ciblant les annonces qui semblent te concerner directement mais si tu passes à côté d’une annonce qui te correspond plus, ces 5 minutes de gagnées le sont-elles vraiment ? D’autant qu’en se laissant guider par ce moteur de recherche, ne ferme-t-on pas la porte à des possibilités qu’on n’avait pas envisagées ? Pendant longtemps, je n’ai pas pensé à la voie communication et pourtant, mon premier CDD (avec DRH choupinou), c’était assistante de comm. Et même aujourd’hui, je crois que la suite de ma carrière s’orientera plus vers elle que vers le journalisme mais pour le moment, je ne bouge pas puis ce n’est pas le sujet. Au bout d’un certain temps de recherche, il faut envisager d’ouvrir un peu les perspectives, tout en restant dans le raisonnable. Non, on ne va pas répondre à cette annonce pour un biochimiste quand on a un master pro ethnologie. Il faut rester dans le domaine de nos compétences mais ce n’est pas parce que sur votre diplôme, il y a marqué un domaine ou métier spécifique qu’il ne faut pas aller voir ce qu’on trouve chez les métiers proches, on peut avoir des surprises.


Idéalement, n’hésitez pas à demander conseil à votre conseiller ANPE/APEC, c’est son métier de vous guider. Il faut juste espérer qu’il connaisse un minimum votre secteur d’activité.

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Les lofteurs vs les bloggeurs

Là, de prime abord, ce titre est effrayant, inquiétant et surréaliste mais oui, je te confirme, il y a un lien entre les lofteurs et autres « stars » et les bloggeurs, du moins ceux qui s’affirment influents. Je ne vais pas me défouler sur cette notion aujourd’hui, ce n’est pas trop le sujet, quoi que…

Alors, quel est donc le point commun entre ces deux entités. Bon, déjà, il y a le fait qu’on ne connaît jamais vraiment leur vrai nom. Par exemple, il y a Loana du loft et Nina des vingtenaires, des gens qu’on appelle par leur pseudo mais dont personne ne connaît le vrai nom, finalement. Mais en fait, ce n’est pas tant ça le point commun que je voulais évoquer parce que ça ne ferait pas un article à part entière mais plutôt le phénomène de « je suis célèbre… dans ma tête ». J’ai eu l’occasion de croiser un lofteur dans une soirée,
j’en avais parlé à  l’époque, celui qui fornique dans une piscine et le mec se sentait plus péter. Se rend-il qu’il est juste un gros naze dont plus personne ne se souvient ou presque ? Que si on ne m’avait pas dit « hé, c’est machin », je me serais dit au mieux « tiens mais ce mec me dit quelque chose, j’ai dû le croiser quelque part » mais pas plus.

Et bien le bloggeur « influent », c’est pareil. Au départ, le blog était un petit espace de parole avec une personne qui écrit pour raconter sa vie, se créer une vitrine professionnelle, etc. Aujourd’hui, pour pas mal, le but est de choper des cadeaux à la louche, être invité aux soirées ultra VIP, jouer à mort le racolage et le « buzz » pour attirer le visiteur, tout ça, tout ça. Le bloggeur, comme le lofteur, se pense important et célèbre et que même qu’il a le pouvoir de dégommer une marque, un film ou une personne. Par exemple, si moi, je te dis qu’un film est nul, forcément, tu vas me croire et ne pas y aller. Mais si je te dis qu’un film est bien, tu vas y aller. C’est pour ça que je trouve normal que les marques me brossent dans le sens du poil et que si elles font un faux pas, je vais les assassiner car j’ai le pouvoir.

Ce que j’aime surtout, c’est la sensation d’être célèbre. Les blogs les plus lus font en moyenne 10 000 visiteurs uniques par jour donc un certain pourcentage vient de google. En gros, il arrive régulièrement que des gens lisent votre blog sans savoir qui vous êtes et sans forcément lire ce que vous avez dit en dehors de l’article qui les intéressait. Alors c’est sûr que si je dis que l’appareil photo XY est tout pourri et que je suis bien placée sur google, le consommateur qui hésite à l’acheter tombera sur mon avis en premier ou pas loin. Mais
s’il se contente de mon avis sans en consulter d’autres, il n’est pas bien malin.

Mais le must, quand même, ce sont les guerres entre bloggeurs. C’est un peu à qui tapera le plus fort, à qui va virtuellement assassiner qui… Alors nous sommes supposés lire tout le monde sinon tu ne comprends pas les piques limite private jokes qui font rire tous les commentateurs sauf toi car tu ne comprends pas qui est visé par « j’aime toutes les tortues sauf celles qui sont attirées par le turquoise alors que ça leur va pas du tout ». C’est comme les guéguerres des lofteurs et assimilés qui essayaient de se discréditer les uns
les autres pour gagner sauf que le bloggeur, il ne gagne rien. Au mieux, il fait baisser les stats de sa cible mais en général, c’est l’effet inverse que cela produit. En gros, le bloggeur met en scène ses disputes en espérant que ça va fasciner tout le monde car tu comprends, il est une célébrité, on aime quand ça saigne.

Mais surtout le bloggeur est un peu un ringard comme les lofteurs. Parce qu’il veut tellement exister qu’il y a de quoi se moquer de lui, de ses crises existentielles parce qu’il n’a pas été invité à telle ou telle soirée ou parce que telle marque l’a snobée, sa volonté de soigner la forme plus que le fond, parler du dernier album de Madonna juste parce que ça va ramener du clic alors qu’il déteste Madonna. Les outils marketings, les tuyaux, on finit toujours par les connaître, c’est pas si compliqué. Mais vendre son âme pour une notoriété fantasmée, ce n’est pas forcément mieux que de se faire filmer toute la journée pour une émission de téléréalité. Surtout que sorti du milieu des bloggeurs, nous ne sommes plus personne. D’ailleurs, si tu n’évolue pas dans le milieu pub-market-comm voire journalisme parisien, c’est à peu près certain que quand tu commences ta phrase par « j’ai déjeuné avec tel bloggeur la semaine dernière et tout », on ne sache pas du tout de qui tu parles.

PS : Un autre article sur le sujet que j’ai bien aimé

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