Faut-il trop planifier ses voyages ?

Dans mes rêves les plus fous, je suis une sorte de Bree Van de Kamp de l’organisation. Quand je dis “fou”, c’est pas pour “incroyable” mais pour “totalement irréaliste, tu es tellement loin d’être ce que tu veux être…”. Du coup, quand je planifie un voyage non organisé, j’achète les billets (ou carrément tout le voyage) et je commence à crier “ouais, je vais bien étudier la destination” parce que je veux vraiment tout planifier mais… je pars toujours à l’arrache.

Le château Himeji au Japon

Je vous spoile un peu mes vacances à Fuerteventura que je partagerai ici d’ici deux ans, au vu de mon rythme de publication mais j’ai découvert après l’atterrissage que l’île n’avait rien à voir avec Madère (ce que je croyais) mais beaucoup plus avec le désert… Moi qui voulais fuir la chaleur. Bon, après, j’avais un peu bûché le sujet… sur Instagram et je n’ai jamais su où était ces putains de bassins naturels que je voyais sur toutes les photos mais au fond, on s’en fout. Bref. Je ne prépare pas beaucoup. Pour le Japon, j’avais le cadre, je savais quel temps on passait dans chaque ville mais après…

Fuerteventura - Los Lobos

Ah bah c’est sur Los Lobos apparemment, on n’avait pas eu le temps d’y aller

Et je crois que s’assurer une certaine souplesse n’est pas si mal. Lors de ce fameux voyage, notre “pire” erreur fut vraiment de ne prévoir qu’une journée au Mont Fuji et ne s’être accordé aucune souplesse sur le sujet.  Parce que le lendemain par exemple, il faisait vraiment très beau. D’où mon “j’aurais su, je fonctionne par base et on sillonne”.

Lac Kawaguchi

Mais c’est surtout qu’à un moment, à trop tout prévoir se passent trois phénomènes :

La fatigue

A force de trop prévoir un programme au cordeau, on oublie juste un élément essentiel : la fatigue et, accessoirement, le droit à la paresse. Prenons un exemple très concret : je regardais dans le train entre chaque destination ce que nous pourrions faire. Premier soir à Osaka, Victor me fait part de son envie de paresser au lit le lendemain, je commence à souffler mais… il n’a pas tort. On marche des kilomètres toute la journée, on ne prend pas tellement le temps de se poser… Du coup, à l’arrivée, je n’ai pas fait le Umeda sky building mais qui branchait moyen Victor de toute façon (une histoire d’escalator transparent et de vertige). Au pire, je ne le ferai jamais, au mieux, je reviendrai. Pas si grave, je ne savais même pas que ce building existait avant de lire son nom dans un guide.

Umeda Sky building Osaka

Photo pas du tout de moi car j’y suis pas du tout allée, même pas au pied

L’impossible improvisation

Une des choses les plus précieuses pour moi en voyage, c’est la perte de timing. Quand on part avec Victor, on peut se faire un petit déj de roi et ne pas manger le midi ou un truc sur le pouce ou au contraire, petit café rapide puis bon déj. Donc on s’arrête quand on a faim. Ou envie de se poser aussi, on a furieusement fréquenté les cafés Tully’s pour déguster lui un café, moi un matcha latte. Bref, un programme trop chargé et trop précis empêche toute improvisation… pour les pauses mais aussi pour le “oh, regarde, par là, ça a l’air joli.” On aime bien se perdre parfois dans les rues, marchant un peu au hasard tout en refaisant le monde, quitte à se retrouver parfois dans un quartier sans le moindre intérêt sous une pluie diluvienne.

Takayama sous la pluie

La déception

Et là, je vais en revenir un peu à Instagram. Je suis abonnée à pas mal de comptes voyage qui me donnent envie d’aller un peu partout dans le monde tant tout à l’air beau, chatoyant, les eaux pures et cristallines et… attention, va y avoir arnaque genre :

Planifier son voyage sur Instagram : risque de déconvenue

Et c’est là que je me dis “ok tu arrêtes de consulter Instagram pour voir ce qu’il y a à voir”. Il faut savoir qu’en tant que jeune femme dotée d’une très solide imagination teintée d’une étrange fascination pour le gigantesque et le futurisme (je ne sais pas trop comment le définir autrement), j’ai souvent des images très ancrées dans mon imagination et… ça ne colle pas toujours avec la réalité. Un exemple : Venise. Avant d’aller dans cette ville, j’en rêvais souvent, une version monumentale avec des bâtiments immenses… idem pour New York et Montréal, d’ailleurs (avec, à l’époque où j’avais peur de l’avion, un “mais comment je suis arrivée ici, j’ai pu faire un vol transatlantique, moi ?”). Pour vous situer, New York, la Statue de la Liberté, d’un vert profond, avait une tête aussi imposante qu’un building. Bon ben en vrai, pas tellement… et je vous parle pas de ce pont gigantesque que l’on prenait qui nous amenait… jamais trop su, je devais me réveiller avant. Finalement, aujourd’hui, je crois qu’il ne me reste que les pyramides dont je rêve, le reste, c’est vu et ça a quitté mes obsessions oniriques. Je digresse, je digresse mais j’ai cet espèce d’envie de gigantesque et je peux potentiellement être déçue entre mes attentes et la réalité. Or en ne me renseignant pas de trop, ça évite que mon imagination débordante tisse un tableau bien trop beau…

Tokyo de nuit

Alors évidemment, ne pas planifier trop tôt nous fait parfois passer à côté de certains monuments ou musées très prisés (le musée Ghibli à Tokyo par exemple… mais après, j’ai pas une adoration sans borne pour le studio, Victor en avait fait son deuil dès le départ, se disant, à raison, qu’on n’aurait jamais de places). Je suppose que le secret des vacances réussies est quelque part entre les deux… Va falloir que je prépare soigneusement mes vacances de folie de l’an prochain en sélectionnant deux ou trois immanquables… et laisser le reste dans un joyeux bordel.

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Un parfum de victoire sur fond d’attouchements

Dimanche dernier, la France a gagné la Coupe du Monde. Bravo les gars, bien joué. A la fin du match, la foule exulte, les gens ont besoin de partager ce moment. Moi, je n’aurais voulu y être pour rien au monde car je déteste la foule. Pourquoi ? Parce que chaleur+alcool = un nombre beaucoup trop élevé de connards au carré. Ceux qui profite de l’occase pour s’adonner à des attouchements sans trembler. Et le pire, le plus navrant, c’est que j’avais raison.


Finale de la Coupe du Monde 2018 à Paris, la France championneJ’en avais parlé lors de la finale de Coupe d’Europe, tous ces gros dégueus qui profitent de la foule pour se frotter aux femmes. Certains pourraient se gausser en mode « roh les puceaux dont la sexualité se limite à un contact furtif avec une femme à travers des vêtements ! ». Sauf que ce n’est pas drôle, vraiment pas. A chaque soirée alcoolisée, c’est la même merde. Même l’an dernier, à la soirée de ma boîte, un mec que je connaissais vaguement m’a plaquée contre un mur et s’est frotté. Devant nos collègues. Personne n’a réagi. Au fond, c’est pas grave, « c’est l’alcool, c’est la fête. ». Non, c’est juste que les mecs sont des porcs. Oui, zéro nuances, j’en ferai le jour où je pourrai sortir dans une foule sans me prendre une main au cul tous les 100 mètres avec rires gras en prime. Tu mets pas de main au cul ? Très bien. As-tu déjà empêché ton pote de le faire ou le pourrir publiquement quand il le fait ? Voilà.

Barney Stinson, séducteur problématique

On notera par exemple que dans les séries américaines, les séducteurs ne sont quasi jamais recadrés par leurs amis parce que bon « ils sont gentils », au fond (NON)


C’est fou quand même. Pour la demi-finale et finale, des hommes se sont exhibés, tous fiers de coller leurs couilles sous le nez de tous et toutes. Et ça me fout en rage. Pas le spectacle de la nudité, je m’en branle, sans mauvais jeu de mots. Mais vous, quand vous vous bourrez la gueule et vous désapez, il se passe rien. On vous célèbre même dans la presse. Les femmes qui se montrent un peu en festival ou dans les ferias (aka grimpent sur les épaules de leur mec), elle se fait choper les seins. Pas mal d’artistes féminines ont arrêté de se jeter dans la fosse pour éviter les doigtages sauvages. Non, je n’ai pas fait de faute de frappe. Les hommes n’ont d’ailleurs aucun mal à partager leur fantasme de plonger leurs doigts dans une chanteuse qui voulait juste faire la fête… Des porcs, je vous dis. A côté de ça, je n’ai pas vu de femmes poster en commentaire du M. Nu de la finale : Mmm, j’ai envie de prendre sa vite dans la bouche ou d’enfoncer mes doigts dans son cul. Curieux.

Homme nu coupe du monde de foot

Il est certes vrai que sous cet angle, son cul risquait d’être rapidement indisponible…


Il faut arrêter la tolérance. Il faut arrêter de célébrer cette photo d’une femme forcée par un homme :

Femme embrassée de force à Time Square, les attouchements dans une foule en liesse
Il faut cesser de nous toucher, de nous demander de pardonner votre copain, ivre d’alcool et de joie, qui a un peu perdu le  contrôle mais bon, il est pas méchant. Sauf que pour lui, cette soirée restera un excellent souvenir, la bière était fraîche, il se sentait séduisant, les filles étaient faciles. Vraiment ? C’est peut-être pas tant que les filles étaient faciles mais qu’au mieux, elles sont polies, elle feignaient de t’écouter docilement tout en cherchant du regard quelqu’un qui pourrait les sortir de là, au pire, tu les avais bloquées contre un mur et elles commençaient à salement paniquer. Vos belles soirées sont toujours nos soirées sympas “mais à un moment, y a eu un relou qui…”. Ca, c’est notre vie. A faire attention quand on sort, à repérer le mec “sympa mais un peu relou quand il a bu” pour ne pas se retrouver à proximité pour pas se retrouver avec un inconnu qui vous plaque contre un mur en se frottant… dans le meilleur des cas. On doit faire ce travail là car personne ne nous défendra, jamais. D’ailleurs, nous allons en reparler du mec gentil, là… Oui, j’en ai déjà parlé mais c’est loin d’être fini. Surtout que certains ne semblent pas comprendre qu’ils sont partie intégrante du problème.

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Voyage de pacs en Guadeloupe

Mardi 8 novembre, 7h01. La gueule enfarinée et les muscles endoloris par une nuit quasi blanche dans les avions peu spacieux et glaciaux d’Air France, un couple fait la moue en attendant de débarquer de l’appareil. Fin de leur voyage de pacs avec un retour à la réalité bien violent : hier encore, ils barbotaient dans un océan à 29° en Guadeloupe, aujourd’hui, les voilà engoncés dans une doudoune prêts à affronter la neige.* Jet lag à son paroxysme.

Plage de Pompierre sur l'île des Saintes, Guadeloupe voyage de pacs en Martinique

Si la suite de notre relation ressemble à ce séjour, je pourrais résumer ça à chaleur, douceur, peau salée et dorée, rire et rhum. Et pour le versant moins cool et glamour : courbatures, pluie, transpiration et coups de soleil (compensé par un massage à l’après solaire, on se laisse pas aller !). Donc en résumé : une super semaine qui nous a permis de partager de beaux moments. Top je sais pas encore combien des moments romantiques du séjour, des fois que vous partiez en amoureux aux Saintes.

Plage de Pompierre sur l'île des Saintes, Guadeloupe

  • le snorkeling. Alors oui, ça je le mets direct en tête de liste parce que c’est un pur souvenir pour moi. Comme vous le savez, je suis une accro à la plongée… Contrairement à Victor qui a un léger blocage sur le sujet, malgré une expérience réussie en Egypte il y a quelques années. Du coup, ça complique un peu nos prises de vacances mais on y arrive. Genre là, je plongeais, il faisait du catamaran, on passait tout notre temps libre ensemble (on était en mi-temps donc c’est bon), le bonheur quoi. Mais il a voulu réessayer le snorkeling et nous avons passé des heures à naviguer au dessus des rochers, j’ai pu lui montrer plein d’espèces que je ne vois qu’au large genre une murène, des poissons perroquets,un petit serpent, des bagnats (je les aime trop), j’ai même trouvé un lion fish et, cerise sur le gâteau, une langouste planquée au pied de l’hôtel. Génial… Bon sauf évidemment le massif coup de soleil pris dans le dos vu que j’avais un peu oublié mon lycra au centre.

*photos prises en plongée, mon appareil est trop chiant pour le snorkeling*

Petits poissons bagnats à la Guadeloupe

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  • le chameau : j’aurais bien mis les couchers de soleil mais on n’en a pas eu de dignes de ce nom vu qu’il a plu presque tout le temps. Les Saintes, c’est une petite île très vallonnée, ça monte et ça descend avec un point culminant à 300 m : le chameau. Sur le papier, 300 m de dénivelé, c’est easy mais dans les faits, quand vous vous retrouvez à grimper une côte estimée à 70° par Victor (estimée à “putain, je vais crever” par moi), ça tire un peu sur les pattes. Mais le résultat est superbe… Même s’il pleut. Assise en tailleur sur un rocher en respiration ventrale, j’observais les averses se déverser aux alentours. Je n’aurais pas eu les babillages d’une meuf un peu trop grande gueule à côté (voyages en groupe…), ça aurait été juste parfait

Vue du haut du chameau, Terre de haut, les saintes

Averse sur Terre basse vu du Chameau de terre de haut, les saintes, guadeloupe

Terre de Haut, île des saintes, guadeloupe, vue du chameau

  • la plage de Pompierre : ma plage préférée des Saintes, du moins celles que j’ai pratiquées (Pain de sucre : beau contexte mais pas de place, la nouvelle plage, pas trop compris l’intérêt, la plage du centre UCPA, bien aussi, et Pompierre, donc). Le sable, les palmiers, une eau à 29° et pas grand monde le matin quand elle est bien exposée, de quoi batifoler en amoureux.
La nouvelle plage, île des saintes, guadeloupe

Ici la nouvelle plage

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Là le pain de sucre

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Là un iguane à Pompierre (mais ça fait pas peur en vrai : ils se mettent à marcher et c’est le truc le plus ridicule du monde)

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Pompierre again

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Pompierre toujours

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Et la plage du centre UCPA

  • Les orages tropicaux : moi, les orages, ça m’a toujours émoustillée.

orage pluie guadeloupe les saintes orage pluie guadeloupe

  • Le karaoké. Oui alors je suis la première surprise à mettre ça vu que je dois confesser que je n’avais fait de karaoké de ma vie (j’y suis déjà allée mais je n’ai jamais chanté devant les gens, je suis timide. D’où mon expérience en chorale… et mes rêves de devenir chanteuse envolés). Et bien non seulement j’ai (bien) chanté sans trembler (une magnifique chanson française « Moi Lolita ») mais j’ai surtout découvert le talent de mon Solidaire. En fait, j’avais appris cet été qu’il avait été chanteur dans un groupe avec ses potes (sa soeur a cafté puis j’ai trouvé les photos). Ce que je ne savais pas, c’est qu’il chantait du reggae. Ce que je ne savais pas, c’est que je vivais avec le sosie vocal de Bob Marley. Du coup, pendant le reste du séjour (2 jours), les gens qui n’avaient pas retenu nos prénoms nous appelaient « les chanteurs ». On va faire des concours de karaoké et devenir riche… Même si j’imagine assez mal un duo Alizée-Bob Marley…

Une maison sur l'île des Saintes en Guadeloupe

Bref, oui, le trip “sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés”, ça fonctionne… même si la plage n’était pas si abandonnée que ça, nous contraignant à garder nos maillots sur nous. Mais la —Guadeloupe, ce n’est pas qu’un truc de couple, je vous en dirai plus une prochaine fois !

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je  mens un peu sur la doudoune : comme il faisait beau quand nous avons quitté la métropole, j’étais en charmant petit pantalon en toile et veste en cuir. J’ai eu UN PEU froid en rentrant donc.

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Budapest, la ville aux bains… et aux marches

Quittant Prague qui nous avaient conquis, nous voici partis pour Budapest, ville adorée par Victor et que j’avais donc hâte de découvrir, malgré une légère appréhension : après le froid de Paris et la relative chaleur de Prague, on se dirigeait tout droit vers la capitale la plus chaude d’Europe. Température annoncée : 32° mais le truc de la rue, il indiquait 38…

Chaleur à Budapest fontaine_budapest fontaine_budapest_2

Oui, j’ai pris des photos de trucs rafraîchissants, ça m’inspirait

On arrive dans une gare moderne, on se fait un peu sauter dessus par des gens qui veulent nous proposer des apparts ou chambres à louer mais nous avons un AirBnB, prenons donc le bus pour le rejoindre… Bus sans clim (ou alors on l’a pas sentie), je me suis évaporée, littéralement. On récupère l’appart, on va se promener dans la rue, amusés par les Hongrois scotchés devant la télé pour voir le match Hongrie-Portugal. La rue crie, la rue vit et nous, on peut faire un premier tout peinard. Mais ça allait vite virer au cauchemar car : la Hongrie s’est qualifiée. On s’est retrouvés pris dans un raz-de-marée de supporters et on n’a rien pu faire de la soirée : les bars nous refusaient et Victor a été assez énervé de croiser un mec se balader avec un T-shirt white power/croix celtique tranquille dans la rue, comme si tout était normal. On a fini sur notre balcon à manger du fromage fumé acheté au supermarché et à boire de la palinka cerise en se disant que 4 jours, ça allait être long.

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On a goûté la Palinka Cerise et la Palinka abricot, on a préféré cette dernière. Et les photos ont été prises au marché couvert de Budapest donc ça marche

Mais j’ai une devise dans la vie : il faut savoir donner une 2e chance. Le lendemain, nous partions donc à la découverte de la ville, commençant par le marché couvert (super sympa) puis en allant se promener du côté du Buda dit le côté où ça grimpe. Surtout qu’en ce premier jour, nous avions commis une erreur fatale : nous avions oublié de prendre notre bouteille d’eau. Mais malgré tout, je découvrais avec plaisir les merveilles de la ville. Comme Prague, on retrouve le principe d’un fleuve (et pas n’importe lequel, le mythique Danube) qui coupe la ville en deux avec un côté plat et un autre vallonné, côté sur lequel il est plaisant de grimper pour avoir une vue de l’autre rive : une ville dense parsemée de nombreux clochers. Mais surtout, le bijou de la ville, le diamant de la couronne : le Parlement. C’est juste incroyablement beau, surtout quand il se dore au soleil couchant. Et autant vous dire que pour une apprentie écrivaine qui a notamment un manuscrit qui se déroule dans un univers médiéval (mais que je n’écrirai sans doute jamais), grosse dose d’inspiration. Par contre, on n’a pas pu rentrer à l’intérieur mais rien que de dehors, ça vaut le coup.

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A Budapest, il y a une activité incontournable : les bains. J’étais ultra motivée pour les bains Széchenyi, Victor plus pour les Gellért donc je propose qu’on fasse ces derniers un jour puis les autres un autre jour. Les bains, ce sont donc des bassins d’eaux thermales à différentes température, des saunas, des bassins d’eau glacée à la sortie du sauna (j’ai pas fait, curieusement…). On commence donc par les Gellért : très propre, système de casier pas mal du tout (on avait une sorte de bracelet électronique qui déverrouillait la cabine ou casier) et malgré un prix un peu élevé, ils ont été honnêtes et nous on fait payer juste une cabine et un casier plutôt que deux entrées cabines. Mais bon, voilà, comptez 16 € chacun en moyenne. Vraiment sympas, surtout la partie extérieure, un petit bémol cependant : on n’avait pas le droit de nager dans la piscine intérieure sans bonnet de bain… Ah ben oui, suis-je donc sotte, j’ai oublié mon indispensable compagnon de voyage : le bonnet de bain ! Pour un truc touristique, je trouve ça un peu dommage (et j’étais un peu frustrée). Mais sinon, top. Quant aux bains Széchenyi, nous n’avons finalement pas testé.

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Autre point d’intérêt : le château de Buda, surtout du côté de l’église Saint Matthias, c’est juste magnifique : vous accédez par de petites rues qui fleurent bon la période médiévale… les voitures exceptées. Ah oui, parce que, tant qu’on est à Saint Matthias, il y a dans l’aire du château de Buda quelques soucis majeurs (pour les grands râleurs que nous sommes) : les voitures, donc, un bar en haut d’une des jolies tours autour de l’église et surtout, surtout : un putain de Hilton très moche qui gâche complètement le lieu. Une fois Saint Matthias visité, poussez jusqu’au château de Buda et flanez dans les jardins : nous, y avait personne.

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Le Hilton dégueu au fond à gauche…

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Le bar était en haut, dans la tour de droite. Le choc…

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Quand je vous dis qu’il n’y a personne…

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Sauf que ces havres de paix se méritent… étant planqués ça et là dans les collines de Buda, faut grimper, grimper, grimper pour y arriver. Et honnêtement, notre périple dans la colline Gellert pour atteindre la statue de la liberté locale nous a un peu dégoûté des escaliers de façon durable (surtout chaleur, soleil, raaaaaaaaaah). Mais on a tout grimpé, on a juste pris le funiculaire une fois (mais j’aime bien les funiculaires, surtout celui là).

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Petit instant bucolique au Château de Buda

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Budapest, en fait, c’est un petit peu la ville qui collectionne les havres de paix (contrairement à ce qu’on aurait pu croire le premier soir) : dans les collines de Buda (on est montés jusqu’à la Statue de la liberté totale par 35°, on a cru mourir mais il y a avait un marchand ambulant de glace en haut et surtout on a vu un écureuil en redescendant donc j’étais contente), dans le parc autour du château de Vajdahunyad (château plus vieux que celui de Buda, coin très sympa même si un concert ou karaoké lancé dans un resto voisin a fini par nous faire fuir) ou encore sur l’île Margit. Sur celle-ci, à noter une fontaine où on peut mettre les pieds dedans et qui propose quelques séances de fontaine musicale : les jets suivent le tempo ! Super sympa et surtout super rafraîchissant car tu ne ressors pas tout sec de l’expérience. Vu qu’il faisait à peu près 35°, on a grave apprécié.

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Côté bouffe, pas grand chose à dire, on s’est fait une belle orgie de fromages fumés (on avait un petit balcon aménagé, on a beaucoup mangé à l’appart le soir). Par contre, niveau boisson, c’est le pays de la citronnade, ce qui m’a rendu forcément heureuse. Après, citronnade n’a pas toujours la même définition : c’est soit “boisson à base de citron pressés et fruits marinés” soit “limonade dans laquelle on a mis plein de bouts d’agrumes qui macèrent là dedans”. Globalement, j’ai surtout eu le 2e mais c’est si rafraîchissant ! Mention spéciale à celle du marché couvert, faite maison et putain de délicieuse, je dois trouver la recette.

C'est le pays du Pepperoni mais j'en ai pas mangé, tiens...

C’est le pays du Pepperoni mais j’en ai pas mangé, tiens…

Evidemment, en Hongrie, on boit de la Palinka, liqueur aux fruits qui donne très chaud (au coeur et au corps). Alors petit avis : on a testé la Palinka cerise et la Palinka abricot, c’est cette dernière qui a remporté nos suffrages. Mais on vous laisse vous faire votre avis. D’ailleurs, à propos de boire, arrêtons nous 30 secondes sur les ruin bars, ces bars installé dans des immeubles délabrés, souvent avec des éléments récupérés, et qui animent les nuits hongroises. Suite au conseil d’un pote de Victor, nous jetons notre dévolu sur le red bar… Ruin bar à la déco totalement communiste avec des représentations de Lénine en punk ou les plus fameux dirigeants communistes vous invitant à “join the party”. Badoum tsss ! Bon, c’était cool mais je mourrais de chaud donc on n’est pas restés trop longtemps.

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A propos de communisme, j’ai été très étonnée de découvrir que pour eux, ce n’était pas du tout un sujet traumatique : on pouvait acheter casquettes, chapkas ou masques à gaz (?) avec la célèbre étoile rouge, des tas de T-shirts de type Lenine punk (j’en aurais bien pris un mais difficile à assumer au taf) ou celui qu’a acheté mon adoré : Marx & Spencer. Je ne vivais certes pas là en 1956 mais de ce que j’en sais, cette année là, ce ne fut pas vraiment la joie…

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Bref, je quittais Budapest réconciliée avec ce pays qui m’avait pourtant fait très peur le premier soir. Comme quoi, laisser une deuxième chance, parfois, c’est bien. Je recommande ? Oui, c’est beau et les prix sont vraiment raisonnables pour le coup.

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Allez, zou, en train, direction la Croatie… mon futur grand amour.

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Ce chat qui ne m’aimait pas

Ce chat là :

"Je vais te tuer"

« Je vais te tuer »

A priori, un chat qui ne m’aime pas, ce n’est pas bien dramatique surtout que j’ai d’ordinaire la côte avec les félidés. Par exemple, chez mes parents, il m’est impossible de dormir sans qu’un, deux voire trois chats viennent squatter mon lit (celle de ma mère, celle de ma soeur qui vit désormais dans le sud et la mienne quand je la redescends bien que cette dernière ne soit pas toujours très partageuse). Selon ma théorie toute personnelle, c’est parce que je dégage beaucoup de chaleur en dormant donc je suis un peu la bouillotte humaine des chats.

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Mais revenons en à celle qui ne m’aime pas : Evanya. Le problème avec Evanya, c’est que c’est la chatte de Victor, le garçon avec qui je vais m’installer dans quelques temps. Et elle ne m’aime pas beaucoup. J’exagère ? Reprenons les faits.

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Janvier 2014, un froid matin d’hiver. Je me lève et me glisse mollement dans cette salle de bain qui n’est pas mienne, celle de mon amant du moment, Victor. Eau chaude, savonnage, séchage, je quitte la salle de bain emballée dans ma serviette et me glisse dans la chambre pour m’habiller. Oh pouah, ça pue la pisse de chat. Peu réveillée, je saisis mon pantalon et… alors de 1, il pue et de 2… y a une grosse tache qui n’y était pas la veille… J’approche mon nez et… Ah oui, je confirme : le chat a pissé sur mon pantalon. Alors le drame est le suivant : j’ai pas de pantalon de rechange et Victor est très fin (alors que moi, pas vraiment). Par miracle, je rentre dans son jean (et j’avoue que ça me faisait un super cul), la situation TRES gênante n’est donc plus que gênante. Cette histoire entrera désormais dans la légende et l’explication officielle de Victor restera “tu lui as fermé la porte de la salle de bain au nez, elle s’est vengée”. Oui mais c’est à dire que j’allais pas laisser la porte grande ouverte, sachant que Victor vit en coloc… Pourtant, lors de ma première venue dans cet appart, elle avait été très gentille avec moi… Sans doute parce que son maître venait de me mettre un stop dans la face, qui sait…

Je te vois même pas

Je te vois même pas

Depuis, on navigue entre guerre froide et entente cordiale. Elle vient me coller la nuit parce que toujours cette théorie de la chaleur mais à la différence de Kenya qui dort aussi avec nous, elle, elle dort entre nous…Ce que nous interprétons par “NON, ne faites pas de bébés”. Faudrait peut-être que j’essaie de lui expliquer le concept de stérilet… Bref, en 2 ans dont un an de réelle relation, elle est venue une fois, UNE SEULE FOIS sur mes genoux pour un câlin. Alors que dans le même temps, Kenya passe de l’un à l’autre selon qui l’appelle. D’ailleurs, un soir, j’avais décidé de la rendre folle : moi sur le lit, Victor sur le canapé, on l’appelait à tour de rôle pour faire des câlins, elle en pouvait plus…

<3

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Bref deux chats, deux styles. Vous allez me dire que c’est pas bien grave que ce chat ne m’aime pas, qu’elle me regarde toujours comme si elle allait me trancher la carotide, qu’elle me tire occasionnellement les cheveux (je vous jure qu’elle fait ça), qu’elle piaule dès que j’embrasse son maître et vient même faire un tour sur le lit en miaulant très fort pendant que nous sommes en train de faire l’amuuuur. Bon, c’est peut-être une compétition vocale, elle est super douée en miaulage fort… Le souci, c’est qu’il serait temps qu’elle m’accepte vu que je vais bientôt faire partie intégrante de sa vie, moi et ma Kenya, donc. On a tenté la cohabitation cet été et force est de constater qu’elle a beaucoup mieux accepté mon chat que moi…

Tu sens qu'il y a un chat plus serein que l'autre, quand même

Tu sens qu’il y a un chat plus serein que l’autre, quand même

Il y a quelques temps, avant de me remettre avec Victor, je me disais qu’en vieillissant, je multipliais les chances de tomber sur un mec avec enfant et de me retrouver dans le rôle peu enviable de belle-mère… Finalement, j’avais pas si tort.

Il est à moi...

Il est à moi…

Ca se finit à quel âge la crise d’ado chez les chats ?

 

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C’est la saison du manque affectif

Novembre est souvent un mois un peu bof, un peu mou du genou où l’humidité nous envahit malgré notre manteau tout neuf, la nature pourrit, il fait nuit tout le temps. Bref le mois où rien ne nous paraît plus sexy que notre plaid, notre pyjama, notre couette et nos pantoufles rembourrées. La période où se coiffer et toucher des objets sans se prendre une pigne devient un défi permanent… Bref, on n’a pas la gagne.

fillette-boude
Un samedi soir de novembre, alors que l’ennui et la mollesse sont mes seuls compagnons, je me surprends à taper le nom de quelques uns de mes exs sur Google histoire de voir. Tiens, un a fini par passer sa thèse et enseigne à La Sorbonne maintenant. Tiens, une vidéo d’un autre… Ah mince, il est resté bien charmant. Et celui-ci qui ne m’a offert qu’une nuit bien foireuse, puisque Facebook me le propose en ami (scrmlml), il devient quoi. Bon, ok, c’était un connard mais ses yeux couleur de Jade, mon Dieu…

Ceci n'est pas le connard aux yeux de jade

Ceci n’est pas le connard aux yeux de jade

Mais que m’arrive-t-il, bordel ? Pourquoi je m’amuse tout à coup à aller réveiller ces fantômes du passé qui végétaient peinards à la limite de ma conscience, qui ne hantaient même plus mes rêves ? Soit je suis complètement maso soit… Mais bien sûr ! C’est la saison du manque affectif !

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En hiver, je suis un chat : je veux de la chaleur, de la douceur et des câlins. Je veux rentrer le soir et tomber dans les bras d’un gentil gars qui me serrerait contre lui en me grattant la tête. Or actuellement, les seules personnes à me faire des câlins sont mon chat et un amant occasionnel (et encore j’ai du bol, j’eus connu des plans cul garantis 0% tendresse et câlin). Mon cerveau a envie de tendresse et comme j’ai pas de crush en ce moment, à défaut de piocher dans mes fantasmes, il pioche dans mes souvenirs. Sale traître !
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Parce que c’est là que tu es susceptible de commettre une « connerie ». Que si un de tes exs t’appelle, ta raison aura beau tenter de te rappeler que c’est un connard ou une connasse, ton cœur et ton corps en manque vont te susurrer que quand même, les gens changent, peut-être que cette fois-ci… Ou tu tenteras de combler ce manque en recrutant ton patch tendresse sur Tinder parce que, bon, on sait jamais, y a peut-être quelqu’un de bien dans le tas. Sauf que tu es vulnérable, tes critères de sélection sont drastiquement revus à la baisse et le premier ou la première « pas trop mal » fera l’affaire. Et tu réveilleras le lendemain dans des draps souillés encore plus mal que la veille parce que l’autre n’avait pas prévu de jouer les prolongations avec toi.
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Vraiment une période de merde. Mais accroche-toi, préserve-toi, on ne sait jamais qui frappera à ta porte demain. Certes, peut-être personne mais ça fait pas de mal de rêver un peu.

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Les baisers

Il y a quelques années, j’avais parlé du baiser. Et j’ai envie de remettre le couvert car je dois le confesser : j’adore ça, embrasser. Je crois que je préfère le baiser à la baise. Autant je pourrais me contenter de baisers sans baise, autant je ne conçois pas la baise sans baisers.
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Arrivée, légèrement précoce, du printemps ou heureux hasard, les baisers retrouvent le haut de l’affiche dans mes actualités Internet. D’abord, il y a le site Internet Ici sur la bouche qui vient de voir le jour, un projet de géolocalisation de baiser assez chouette sur le principe. Et il y a la fameuse vidéo où 20 inconnus s’embrassent pour la première fois. Le premier baiser… Ca me rend toute chose.
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J’ai repensé récemment à ces premiers baisers, à ces baisers tout court, ceux qui comptent, ceux qui te marquent, ceux qui te font exécuter une danse de la victoire mentale tellement tu attendais ça, tellement c’est parfait, tellement le monde a complètement disparu tout autour de vous. On s’en fout des autres, on s’en fout du lieu, on s’en fout de tout, c’est juste toi et moi. Le décorum, c’est juste pour faire joli dans les films. C’est doux un baiser, ce sont deux lèvres qui s’effleurent, deux langues qui se caressent. Ca donne beaucoup de choses un baiser. Ca ouvre des portes, ça crée une intimité. Il y a un avant et un après le baiser, pour peu qu’on y mette un peu de sentiment et d’envie dedans.
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Je me souviens de baisers. Celui échangé pour la première fois avec l’English one dans les couloirs d’une station de métro avec commentaires aigris de quelques passants. Celui échangé avec un chouette garçon à la fin d’un documentaire au forum des images. Celui échangé avec ce garçon étranger dans une petite rue entre République et le Canal Saint Martin rythmé par les cris de manifestants défilant dans l’artère voisine. Même ceux échangés pour la première fois devant et dans mon ascenseur avec ce garçon dont j’avais envie depuis plusieurs mois. Même si, à défaut d’avoir tiré le gros lot, j’ai tiré un connard, ça reste un moment intense, exaltant. Si j’ouvre ma boîte à souvenirs, il y a sans doute plus de baisers que de nuits torrides. Parce qu’il est un signal de départ, un « oui, toi et moi, on va pas en rester là ». Même si on en reste là, d’ailleurs, ça reste un joli moment, un souvenir offert.
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J’aime le baiser, oui, j’en aime la sensation, la chaleur, ce que ça augure. J’aime regarder les gens s’embrasser dans la rue (tant que ça ne ressemble pas à un pré coït cependant), j’aime imaginer leur histoire. Est-ce le début d’une histoire ou juste une démonstration entre deux amants, deux amoureux de longue date ? Au milieu de la foule agressive et maussade, une jolie scène de baiser, pardon mais ça fait plaisir. Pendant quelques secondes, au moins deux personnes étaient heureuses.

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Quand t’es dans le désert

Déjà de retour d’Egypte, une semaine passée dans un souffle. C’est fou ce que le temps passe vite quand on s’amuse.

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Petite remise en contexte : samedi dernier, j’ai calé mes fesses sur le siège dur d’un vol charter, direction Marsa Alam en Égypte. Je partais avec mon club de plongée, celui où je ne connais à peu près personne. Mais j’ai pris de quoi lire, tout va bien.

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Après un vol de 5h30 sans histoire (je n’ai vraiment plus du tout peur de l’avion, j’aimerais comprendre comment m’est passé cette phobie, ça pourrait m’être utile), nous voici en Égypte, en débardeur, chaleur ! Des bus viennent nous chercher, direction les eco lodges de Wadi Lahami ! On est un peu excités comme des puces, je commence un peu à sympathiser. 2h30 de bus plus tard, on ressemble plus à des zombies… On écoute distraitement le message d’accueil d’un grand Égyptien barbu puis on récupère enfin nos bagages, direction la tente. Je partage ma tente avec 2 autres filles : une que je connaissais déjà un peu et une parfaite inconnue. Magnifique tente de 25m2 avec frigo, ventilateur et petit salon en pouf. Oui, paie tes aventuriers en mousse. On va être bien !

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Et effectivement, passer une semaine sans vrai toit au dessus de votre tête, c’est juste le pied. On était réveillées par le soleil, on se levait sans peine à 6h du mat (par contre, je sombrais vers 21h30-22h. Moi !). Malgré le désert, on était juste en bord de mer donc nous avions toujours une douce brise limite fraîche par moments. Un soir, j’ai même eu froid ! Mais mes moments préférés étaient entre 17 et 18h, quand le soleil commençait à décliner et nimbait les lieux d’une lumière dorée. Caressante. Oui, ce désert était cajoleur, la brise vous enveloppait, le soleil couchant donnait un éclat particulier aux choses, m’offrant un sentiment de plénitude.

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Par contre, pour ce qui est des Égyptiens, je ne peux pas vraiment en parler, nous n’avons pas quitté le centre. Les dive masters étaient adorables et patients (il en faut avec un groupe de 34 personnes). Et plutôt beaux gosses, surtout un à qui j’aurais bien montré l’intérieur de ma combi… Mais bon, je suis passée à côté de l’Egypte. A la limite, j’ai entendu deux appels à la prière (oui, 2 sur tout le séjour mais je crois que c’est une question de sens du vent) et j’ai trouvé ça assez étrange, un peu irréel. Pas ce qui est dit (je parle pas arabe) mais cette voix qui semble venir du ciel qui scande des trucs dans une langue que je ne connais pas. C’était à la limite du mystique… Je me suis posé quelques questions sur l’architecture égyptienne rapport aux trois bâtiments et demi croisés et fin de l’histoire. Bref, je suis pas partie en Egypte mais dans le désert.

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Et lui, il m’a drôlement fait du bien. Je me suis reposée, j’ai bronzé, j’ai lu, j’ai savouré la douce caresse de la brise sur mon corps, j’ai adoré la lumière dorée du soir. Mais j’ai quand même réussi à choper une putain de crève carabinée avec triple combo mal de gorge, nez qui coule et conjonctivite. Du coup, je suis retournée au boulot avec l’oeil gauche rouge, l’oeil droit qui pleure, le nez pelé, la peau en sale état (le gras de la crème solaire et l’eau de pas super qualité ont eu raison de mon épiderme de princesse petit pois. Par contre, j’ai pas trop trop de bleus)… J’ai pas fait rêver mes collègues à mon retour.

Je suis vraiment une championne !

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Téléphone-moiiii (crush téléphonique)

Quelque part en novembre, Amy, Missblabla et votre dévouée papotent boulot quand surgit dans le cas du « correspondant qui a une voix qui ruine la culotte ». Vous voyez très bien de quoi je parle !

Dans nos métiers de bureau, nous avons deux outils pour communiquer : Internet et le téléphone. On passe donc du temps accroché à notre combiné à discutailler avec nos collègues, clients ou prestas. Enfin, discutailler, je m’entends, on est plus dans le « ouais, salut c’est Nina, ça va ? Au sujet du dossier machin… ». Chaleur ! Mais dans tous ces contacts vocaux se cache celui qui fera l’amour à ton conduit auditif, dont la voix grave et vibrante fera monter ta température de quelques degrés. La phrase « tu peux m’envoyer les spés tech » n’aura jamais été aussi torride.

Et te voilà à minauder au téléphone, à palpiter de joie dès que tu vois le numéro magique s’afficher et tomber dans un pot de nutella format familial dès que le dossier machin est réglé et qu’il ne t’appellera plus. Parce qu’on est entre pro et les pros ne s’appellent pas juste pour s’entendre, on a du travail. Et en plus, c’est même pas une relation exclusive, tu le sais qu’il en appelle d’autres, qu’il leur susurre des histoires de bugs, devis et autres deadlines.

Mais attention ! Derrière la voix charmante se planque parfois une arnaque. Vous l’avez fantasmé, prêté un physique qui ferait passer Henry Cavill pour un thon puis un jour, vos chemins se croisent et comment dire… Votre culotte reste au sec et votre sang se glace : c’est donc lui, le prince de mes désirs les plus secrets ? C’est impossible ! Il est si… Pas du tout comme j’imaginais. Cas concret, y a 5 ans, j’étais en contact avec un mec qui avait une voix raaaaaaaaah ! Mais en vrai, ça donnait coupe brosse et chaîne à gros maillons entremêlée dans une toison bien fournie… Ouais non…

Et là, on s’est toutes comprises. La voix d’or ne fait pas toujours le mec charmant, c’est même assez souvent l’inverse. Mais peu importe le flacon, du moment qu’on a l’ivresse… De l’ouïe.

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Le jour où tu comprends que c’est fini

Mardi soir, alors que la chaleur m’etouffe, je tombe par hasard sur Clara Sheller, saison 2, que j’avais vaguement suivi lors de sa première diffusion. Je n’avais accroché que moyennement vu que je trouve l’heroine plus exaspérante qu’une Carrie Bradshaw même si je préfère Zoé Félix dans ce rôle. Bref, je mate donc les 3 derniers épisodes en constatant que j’avais finalement été dure avec cette série qui propose pas mal de choses intéressantes. Peut-être aussi parce que dans ses épisodes, la vie de Clara s’effondre et je me suis légèrement identifiée à elle (période marasme, j’entends). Et surtout une scène où Clara s’effondre en larmes car elle a compris : son mec et elle, c’est fini.

Avez-vous déjà connu cette sensation ? Vous sentez que votre couple n’est pas à la fête, vous fermez les yeux très fort en vous persuadant que vous avez tort, que c’est juste une petite crise et que ça va passer. Jusqu’au signe, un truc anodin qui vous fait comprendre que ce n’est pas uniquement dans votre tête que ça ne va pas et que votre relation ne tient plus qu’à un fil. Un fil bien élimé en plus. Parce qu’il n’est pas dispo ce soir, parce qu’il semble ravi que vous sortiez avec vos copines, parce que vous avez voulu annuler votre soirée avec lui pour voir d’autres personnes, parce que votre dernier « je t’aime » est resté sans réponse. Vous vous raccrochez à votre dernier fil avec l’énergie du désespoir mais la fin est inéluctable : ça ne tiendra pas.

Face à un mur de 5 m de haut sans la moindre aspérité, vous êtes obligée de renoncer. Toutes les histoires d’amour ne finissent pas sur un « et ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants », malgré tous les efforts qu’on peut faire. On peut y voir un échec si on veut, moi, je préfère me dire qu’on n’est pas faits pour vivre avec tout le monde. On a tenté, ça n’a pas marché, c’est la vie.

Sauf que quand tu percutes, tu t’effondres. C’est comme une douche froide en hiver, ça mord, ça griffe, tu te sens lacéré, déchiqueté, ton cœur se tord de douleur, tes tripes aussi. C’est une pierre qui te tombe dans l’estomac, un rocher qui tombe sur tes épaules et te cloue au sol. Tu hurles, tu te débats, tu penses que tu ne pourras jamais te relever. Tu penses à la vie sans l’autre, cette vie que tu ne peux imaginer. Tu es au bord d’un gouffre que tu pressens sans fond et tu essaies de te raccrocher comme tu peux pour ne pas chuter.

Parfois, tu fais durer un peu le supplice, dans un mauvais calcul. Vous savez tous deux que c’est fini mais tant que personne ne dit rien, c’est comme si ça continuait. Ton cœur se serre d’angoisse à chaque fois que tu le voies, de peur qu’il prononce les mots fatidiques. « Faut qu’on parle ». La tension devient lourde, intolérable, la moindre étincelle met le feu aux poudres. Jusqu’au jour où le fil craque définitivement « alors, c’est fini ? ».

Là, tu te sens plongé comme dans un lac froid et sombre. Tu souffres, tu as peur de ce lendemain où tu devras reprendre la route seul. Et en même temps, tu ressens comme un soulagement : le pantomime que vous jouiez depuis quelques temps et qui vous épuisait se termine enfin. Une sorte de sérénité de celui qui sait qu’il va se noyer : la fin est inéluctable. Il va falloir du temps pour renaître, se guérir, refaire confiance. Le travail de reconstruction, de réhabitude de la vie en solo te terrifie. On se promet de rester amis histoire d’attenuer le choc tout en sachant que ça fera plus de mal que de bien. Mais sur le moment, envisager la vie dans cet autre qui a tant partage avec nous est inimaginable.

Pourtant, au fond, on le sait, on finira par sortir de notre lac gelé pour repartir sur notre chemin. Ce chemin où on finira par trouver un nouvel autre.

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