Tu veux pas débattre avec moi ? Nazi.e !

Le débat, ah, le débat… Sacralisé, c’est, paraît-il, le summum de l’ouverture d’esprit, le “je suis tellement mature pour un échange d’idées”, alors que je déteste le débat, en fait. D’abord parce qu’il ne sert à rien dans l’absolu, les impliqués ne changeront jamais d’avis, par conviction ou par ego. Après, ça peut toucher ceux qui écoutent mais surtout, cette sacralisation du débat fait qu’aujourd’hui, on se sent obligés d’opposer deux camps d’égal à égal alors que non. Mais surtout, refuser de débattre serait une preuve de faiblesse, un reproche légitime à faire. Oh vraiment ?

refuser de débattre

Revenons d’abord sur le problématique débat d’égal à égal évoqué plus haut mais que j’évacue en paragraphe deux pour ne pas perdre tout le monde. Je peux tout à fait comprendre le débat politique où l’on va tenter d’équilibrer les couleurs des intervenants, je n’ai, sur ce point, aucun souci. Même en étant quelqu’un de très fermement positionnée sur l’échiquier, ça peut m’apporter une certaine culture. Le problème du débat politique est surtout le manque de modération de la part des journalistes qui ont l’air de pioncer les ¾ du temps et on va se retrouver avec un débat où A accuse B de mentir sur des chiffres… et personne ne valide (ou pas) cette affirmation. Alors que ce serait justement le travail journalistique. Autant il est difficile de trancher sur les idées, sur les faits, y a peut-être du fact checking à faire et en direct, s’il vous plaît, tout le monde ne se rue pas sur Twitter pour voir ce que disent les comptes de fact checking, voyez… Mais le pire, ce sont les débats “pseudo” scientifiques où on donne la parole d’égal à égal à des personnes qui n’ont pas la même légitimité. Un exemple ? L’homéopathie. Alors oui, je suis fille de médecin donc je ne suis pas rigoureusement objective mais à quel moment des billes de sucre sont censé guérir quoi que ce soit en fait ? Non parce que des études cliniques ont été menées, l’histoire de la mémoire de l’eau complètement démontée et je suis à peu près persuadée que la moitié des gens qui prennent de l’oscillococcinum n’ont aucune idée que c’est censé contenir des cellules de foie et de coeur de canard de Barbarie. Je suis quelqu’un qui évite dans la mesure du possible de prendre des médocs à la moindre occasion mais mettre sur un pied d’égalité un médecin qui prescrit des médicaments qui ont subi des études concluantes et un homéopathe qui défend une médecine qui est scientifiquement reconnue comme inefficace, pardon mais non. A la limite, moi, si les gens sont rassurés par un placebo pour un rhume, ça me pose aucun souci mais quand on commence à se passer de certaines vaccinations parce qu’on prend des billes de sucre ou qu’on croit que ça marchera mieux que la chimio (comme l’ananas fut un temps ou le fruit du jacquier aujourd’hui), s’il vous plaît… Enfin, c’est étrange parce que sur le cancer, on a aussi des articles de merde te disant qu’il disparaîtra si t’arrêtes de manger du sucre… ce qui me paraît un peu antinomique avec l’homéopathie mais passons*.

Homéopathie

C’est rigolo parce que je trouve plein de photos avec des petites fleurs mais aucune avec un canard…

Passons maintenant sur l’obligation de débat. Ben pardon mais non. La semaine dernière, quelques hommes se sont indignés d’avoir été placé sur une liste Twitter référençant les comptes problématiques. Cette liste, on en fait ce que l’on veut, notez. Je peux m’en servir pour bloquer des comptes en préventif parce que j’ai pas forcément envie de m’attirer des mascus malsains dès que j’ouvre la bouche ou recevoir des dick pics non sollicitées. A dire vrai, j’ai déjà bloqué des comptes qui venaient me suivre et qui puaient les embrouilles genre le mec bien macho qui vient me suivre moi, le genre de compte où tu sais que son seul but sera de te faire fermer ta gueule dès que tu diras quelque chose d’un tout petit peu féministe. Donc oui, je me protège un peu et je ne comprends pas le scandale.

Le scandale

D’abord, Twitter, comme n’importe lequel de mes réseaux sociaux, c’est un espace personnel et j’y suis/lis qui j’ai envie de suivre/lire. Je n’ai aucune obligation de RIEN. Non mais déjà que dans la vraie vie, je suis obligée de me coltiner beaucoup de gens dont l’avis me file vite la nausée, les commentaires dignes des meilleurs PMU dans le métro entre deux personnes qui ont décidé de partager leur conversation à tout le monde… Voilà, dans la vie, on n’a pas toujours le choix d’entendre certains avis moisis, c’est pas pour me les récupérer aussi sur mes réseaux sociaux. “Mais tu m’as bloqué alors que je t’avais rien dit, ma liberté d’expression, blablabla”. Alors le fait que je te bloque peut signifier deux choses : je n’ai pas envie de te lire mais aussi je n’ai pas envie que tu me lises, des fois que tu décides de me casser les ovaires, comme déjà expliqué. Mais même en te bloquant, je ne nuis pas à ta liberté d’expression : tous les 12 millions d’utilisateurs actifs mensuels Twitter peuvent te lire sauf une… Je trouve que niveau censure, c’est ultra léger.

L'homme qui pleure

Bref, va falloir un peu désacraliser le débat, surtout pour les quidams qui n’ont aucune obligation à le faire, rien à vendre, pas d’élections à gagner… Par exemple. Je n’ai pas envie de répondre ou même de voir quelqu’un parler, c’est mon droit le plus absolu. “Mais t’es pas ouverte d’esprit”. Si par “pas ouverte d’esprit” tu veux dire que je n’ai pas envie de perdre du temps avec des gens aux idées nauséabondes (j’ai bloqué Boutin) ou ceux qui guettent mes mots juste pour tenter de me rabaisser le caquet… heu ben ok, pas de soucis. Par contre, si tu trouves à ce point intolérable une personne qui ne voit pas l’intérêt de rentrer en connexion avec toi, demande-toi ce qui te motive vraiment : défendre une cause ou consolider ta posture ? D’ailleurs, j’en parle souvent de posture, va falloir que j’écrive dessus, tiens.

* Si des pro homéopathie passent par là : le fait que vous, à un moment donné, ça vous a fait du bien ne démonte pas différentes études prouvant que ça ne sert à rien. Soignez-vous avec des billes de sucre en expliquant à qui vous voulez que les médicaments et les vaccins, c’est juste un truc de labos (sinon, l’oscillococcinum, c’est vendu par les laboratoires Boiron, bisous) mais perso, je m’en fiche donc épargnez moi vos complaintes, merci.

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Le projet Audrey

Veux-tu jouer avec moi ?

Reprenons l’histoire : il y a presque 9 ans, quelque part en mai 2005. En plein stage, je vais me griller une petite clopinette sur un balcon du 9e arrondissement. Alors que j’observe nonchalamment les passants en bas, une idée me frappe. Les idées me frappent souvent et j’aime ça. Et si je créais un blog un peu à la Sex and the city avec à la place des personnages, mes amis et moi. Même que ça s’appelerait les Vingtenaires parce que y’en a marre des galères amoureuses des trentenaires ! Nous aussi, on en chie parfois. Souvent. Ca tombe bien, en plus : nouvelle dans la grande ville, je découvre les joies de Meetic et l’incroyable univers du plan cul. Oui, moi, je fais les choses à l’envers : je me suis mise en couple toute jeune pour m’éclater à 25 ans.
rihanna
Puis comme je le disais, ça a évolué. En bien, en mal, à chacun de voir. Ma vie sentimentale est passé d’essentielle à accessoire. Les hommes qui étaient le coeur de mes histoires, de nos histoires, ne sont aujourd’hui que des personnages secondaires qui passent et n’ont même plus droit à des prénoms. Je ne m’en étais pas rendue compte avant d’écrire cette phrase mais je suppose que c’est assez symptomatique. Mais peu importe, on n’est pas là pour me psychanalyser, hop ! Des fois, ça me plairait bien de raconter des petites anecdotes mais j’avoue avoir fermé ces chapitres à force de me faire traiter de sale pute et compagnie par les trolls. Oui, c’est triste mais y a des choses qu’on n’a pas envie de se prendre dans les dents, même si ce n’est pas forcément justifié. Non non, pas d’énième chapitre sur les trolls, j’en ai assez parlé par le passé.

troll_ego01Maintenant, le problème se pose autrement : mon blog est (relativement) connu par mes collègues certes adorés à qui je sors de la vanne de cul à la moindre occasion mais on ne sait jamais qui peut obtenir le lien et je n’ai pas forcément envie que tous mes collègues curieux soient au courant de mes folles nuits. Alors que faire si je me censure ? Quelle est ma porte de sortie ?

venezia
La fiction. Semi fiction, on dira. Un bougli bougla d’histoires qui me sont arrivées, qui sont arrivées à  mes potes ou aux potes des potes… On reprend la base : 4 personnages (au moins) mais une seule voix qui parle, celle d’Audrey, 27 ans ? Pourquoi Audrey ? Parce que j’aime bien ce prénom. Pourquoi 27 ? Parce qu’il fut un temps où j’avais la (vague) idée d’écrire un one woman show qui se serait appelée 27 ans, célibataire, vit seule avec son chat, sa mère pense qu’elle est lesbienne. Mais bon, c’est bien joli d’avoir de folles idées mais je sais pas jouer la comédie et je sais pas écrire pour la scène quoi qu’il en soit. Mais du coup, en remixant un peu tout ça, hop, voici Audrey. J’espère que vous l’adorerez. J’espère que je réussirai l’exercice. Ou je m’en lasserai aussi vite que mon projet One day one pic.

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Désinformations

Le pouvoir magique des réseaux sociaux. Vendredi dernier, je rentre aux petites heures de la nuit et fonce sur Internet pour me mettre au courant de l’accident de Brétigny. Je devais, le lendemain, prendre un Intercités Toulouse-Limoges-Paris et je me doutais bien que mon train serait annulé. Je finis par faire un tour sur Twitter et découvre cette histoire de caillassage des secours diffusé en boucles avec commentaires plus ou moins racistes à l’appui. Oui maintenant, quand on parle de caillassage, on assimile ça aux jeunes de cité donc aux Arabes. Classe, vraiment…

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Et puis on découvre que ahah, pas du tout. Y a bien eu un vol de portable et quelques badauds énervés de se faire refouler des lieux de l’accident mais personne n’a rapporté d’émeute telles que décrites sur Twitter. Sauf que la rumeur a grossi et que les démentis semblent peu écoutés. C’est la guerre civile, les sauvageons attaquent, raaaaah !! Cet épiphénomène me paraît intéressant à deux niveaux.

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Niveau 1 : la force de la rumeur


Tout part d’Europe 1 qui tend son micro à une membre d’Alliance, syndicat policier d’extrême droite. Les chaînes d’info en continu diffusent l’info à tout va, les twittos commencent à retweeter en masse avec quelques commentaires charmants. Les instances sur place étant légèrement occupées à tenter de sauver des vies, personne ne vient démentir avant le lendemain, trop tard, le poison s’est distillé. Ce qui est intéressant ici, c’est de voir que personne n’a l’idée d’attendre un peu avant de répandre la rumeur. Cas de plus en plus classique sur Twitter ou tu peux tuer un people d’un simple “RIP people” repris en boucle ou par un tweet trop court pour préciser une vérité…

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Amusant de voir aussi que les gens qui fustigeaient les journalistes qui ne vérifient pas leurs informations sont très prompts à retweeter la moindre information sans même se questionner sur sa valeur. Un RT ne vaut pas un article ? Certes mais c’est précisément ce qui a emballé la rumeur, ce qui lui a donné vie. Ce qui fait qu’aujourd’hui, on doute de la véracité des faits, on part un peu plus dans des délires sur un gouvernement dictatorial qui tait la vérité. Pourtant, j’aimerais savoir comment les « sauvageons » ont pu accéder au wagon pour piller les morts vu que, justement, les tensions étaient dues au périmètre de sécurité trop élargi. Donc d’un côté, il y a des échauffourées à cause de trop de précautions de sécurité mais de l’autre, on a des jeunes qui pillent les cadavres, peinards. Sans qu’aucune photo ne soit prise alors que les photographes amateurs surconnectés
ont tous partagé des clichés pris de loin de l’accident. Censure, censure, censuuuuuure sans doute. Bref, gros bullshit, la nana d’Alliance (qui n’était même pas sur les lieux) a finalement juste crié au loup… et vous avez tous rentrés vos moutons, effrayés.

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Niveau 2 : les mauvaises intentions gagnent toujours
L’un des premiers tweets que j’ai vu passer, c’est un mec de Brétigny ou des environs proposant son aide aux rescapés pour les héberger. Tellement perdu dans le flot de vos indignations que personne ou presque n’a relevé. Personne n’a parlé de l’élan spontané de certains habitants Brétignois venus proposer spontanément leur aide. Le délire va même jusqu’à prétendre que ces gens ont voulu aider pour en vrai piller les cadavres. Vous n’avez pas honte de ces discours de merde ? Bien sûr que la France va mal, on ne retient que ce qui ne va pas, même si ça n’existe pas. L’indignation sur commande. Faut dire qu’en un an, on en a remué de la merde : entre le racisme assumé lors des dernières élections et l’homophobie décomplexée, faut pas s’étonner que les gens ne doutent pas une seule seconde que les sauvageons de la cité ont forcément voulu piller des morts. C’est la guerre civile, on n’est plus chez nous, blablabla.

racisme

La circonspection n’est pas une faiblesse. Attendez de savoir avant de propager une rumeur. On y gagnerait tous. Et notons que les habitants de banlieue ne sont pas tous des charognards sans foi ni loi… On a encore raté l’occasion de démontrer que Brétigny, c’est pas le « Bronx ».

Notez aussi que vous n’êtes pas obligés d’avoir un avis sur tout. Renseignez-vous avant de réagir.

Un peu de lecture intéressante pour finir :

Brétigny et les pillards de l’apocalypse

Emballement à Brétigny (2)

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Engage-toi, indigne-toi !

L’autre jour, je lisais un article intéressant dans Philosophie magazine (jemelapete.com) à propos de notre époque qui nous épuise par une nécessité d’indignation perpétuelle. En gros il faut que l’on ait un avis sur tout, nous devons quoi qu’il arrive être des citoyens éclairés, éveillés, à l’inverse de la grenouille qui cuit à petit feu. Quitte à s’épuiser en vain.

(c) Antonin Moulart

Je baigne dans le magma médias sociaux toute la journée, c’est mon métier mais aussi mon bruit de fond. A défaut d’écouter la radio, je zieute Facebook et Twitter et suis (vaguement) ce que racontent les congénères. Et je suis fascinée. Fascinée par la nécessité de l’individu média social d’avoir un avis sur tout, en permanence, mais surtout un avis critique, violent. On est bien plus souvent dans le rejet que dans la bénédiction. On live tweet les discours politiques de Sarkozy, Le Pen ou Hollande à grand coup de hashtags (pour ceux qui ne connaissent pas Twitter, le hashtag est un mot clé précédé d’un # donc si j’utilise le hashtag #fhollande2012 par exemple, si quelqu’un clique dessus, il aura accès à tous les tweets intégrant le dit hashtag) histoire de ne pas passer inaperçu.

Un certain recul ? Une possible réflexion ? Non, non, on est à chaud tant que le hashtag est dans les trends topics (les sujets du moment), faut que les gens connaissent à tout prix notre avis. Le web citoyen est éclairé, il tire à boulet rouge sur tous les somnifères médiatiques car il est celui qui sait. Ce qui donne d’un côté des tweets assassins sur TF1 collabo et de l’autre les live tweets sans le moindre intérêt de Confessions Intimes. Du type : « Jérôme, c’est vraiment un gros beauf avec son tuning » « Ohlala, Karine cause bien la France. LOL ! ». Indispensable.

Sauf qu’il y a des sujets sur lesquels je n’arrive pas à avoir un avis spontané, je suis partagée et j’ai besoin de me renseigner, de prendre du recul pour m’exprimer (ou pas d’ailleurs). Genre l’histoire de Megaupload où nombre de twittos ont hurlé au scandale, à la censure, à la fin de la liberté d’expression. Heu, la liberté d’expression, c’est se faire de la tune easy en proposant des films et séries que nous n’avons pas tournés ? Non, je demande hein. Si d’un côté, je comprends le côté préoccupant des lois SOPA et co qui menacent la créativité web et la libre expression, de l’autre, j’ai un peu de mal à pleurer pour un mec qui s’est fait des ronds sur le dos des créateurs de séries, réalisateurs et consommateurs. Et je suis assez agacée de voir la capacité des internautes à s’indigner quand leurs intérêts sont directement touchés (« je vais faire quoi sans megaupload moi ? ») plutôt que pour certaines causes un peu plus critiques à mon sens. Oui, megaupload, c’était bien pratique (bien que je ne m’en suis que peu servi, je reconnais) mais bon, un peu comme les torrents et co, je les utilise en sachant bien que le robinet risque d’être coupé un jour. Même si je continue d’acheter des biens culturels, même si ça m’a permis de découvrir des artistes dont j’ai acheté les CD, même si je n’aurais jamais dépensé un rond pour certains films téléchargés par curiosité. Et jamais regardés pour la plupart, en plus. Sauf que bon, chacun y va de sa petite histoire, la main sur le coeur mais comme j’ai dit, ils sont nombreux à s’indigner à l’heure de passer à la caisse.

Je crois que le web et surtout l’utilisation qu’on en fait (mise en scène perpétuelle d’un nous engagé, éclairé, pétri d’intelligence et de bonnes réflexions) nuit au débat par la rapidité de jugement et, donc, de condamnation. C’est noir ou blanc, c’est brut et c’est comme ça. Je crois qu’admettre qu’on n’a pas assez d’infos pour exprimer un avis est preuve de sagesse, ne pas parler comme tous les autres histoire de est preuve de maturité.

Je vais donc prendre le temps de lire des articles sur anonymous et je vous ferai part de mon avis. Si j’en ai un à l’arrivée. Non parce que moi, j’aime bien l’idée du groupuscule comme ça, d’une résistance mais y a des trucs qui me turlupinent un peu alors je n’arrive pas à prendre partie définitivement dans l’histoire. Et peut-être que j’en parlerai pas parce que je me serai pas décidé et que mon blog pourra se passer d’un article vide sans intérêt ni réflexion.

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Et si l’UMP cherchait à dynamiter le web ?

Hier, Pink et Topper discutaient lip dub à base de « non mais qui fait encore du lipdub après le massacre de l’UMP sur le genre ». Et là, j’ai eu comme une révélation : et si ce lipdub était une stratégie subtile et diabolique pour détruire à jamais le genre Lipdub ? Et si l’UMP fagocitait le web français en détruisant tout ce qui fait le buzz ?

 lipdub-ump.jpg

Bossant dans le web, je suis assez au fait des dernières tendances. Le principe est simple : une agence (en général, ça part des Etats-Unis) propose un truc révolutionnaire et tout le monde suit si ça marche. Genre le lipdub ou le flash mob, par exemple. Mais pour le lip dub, là, c’estr mort de chez mort, faut plus en faire, l’UMP a tout cassé.

lipdub_UMP_lagarde.jpg

Mais… alors si c’était volontaire ? Prenons Twitter et le sémillant Frédéric Lefebvre qui a eu son compte suspendu le premier jour car il avait, je cite « trop de followers ». Au moins. Imaginons que Lefebvre soit le ver dans le fruit, celui qui ringardise à mort Twitter de par sa seule utilisation. Et ils sont sur Facebook aussi ! Et ils ont des blogs où ils copient-collent les contenus d’autres blogs ! Mon Dieu, ils sont partout, ils ringardisent tout, ils font fuir la horde d’Internautes toujours à la pointe. Mais où allons-nous débattre dans l’espace virtuel ? Sur Meetic ? Je suis sûre que si on cherche bien, on aura quelques jeunes pop’ et peut-être même des membres du gouvernement. Ceci étant, si j’y trouve Laurent Wauquiez, j’en serai ravie.

laurent-wauquiez.jpg

Bon, il est vrai que le lipdub fut un merveilleux foirage même si à chaque fois que je pense à Xavier Darcos ou Christine Lagarde, tout plein de grâce et d’élégance dans ce clip, j’ai envie de rire. L’utilisation des médias sociaux laisse à désirer pour la plupart d’entre eux et je suis sûre que si Christine Boutin disait que les rencontres sur Meetic étaient quelque chose de bien, elle nuirait grandement à la vitalité du site. Parce que Christine Boutin, c’est un peu la dame qui a dit que mettre une capote, c’était pas très drôle. D’un
autre côté, coucher sans capote ne m’a jamais fait mourir de rire non plus. Ce serait préoccupant, d’ailleurs… Mais imaginez un peu quels génies de la stratégie on aurait là : « plutôt que de lutter contre le web 2.0 qu’est méchant avec nous, adoptons le en  criant haut et fort que ouais, les médias sociaux, c’est trop bath et regardons les internautes fuir ». Comme ça aucun délit manifeste de censure et ce vilain média qui fait peur se tait de lui-même.

 etoile_de_mer_medias_sociaux.jpg

J’aurais dû faire dictateur.

PS au cas où : bien entendu, cet article est un délire de ma part, interdit de le lire au 1er degré

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Les filles, c’est fait pour faire l’amour

Par Lucas

NB : tous les liens menent vers une nouvelle fenêtre.

Aujourd’hui je vais vous parler des yéyés !! (noooon partez pas)
Pour les martiens qui nous lisent, les yéyés c’est un truc de la génération de nos parents ; toute une époque et un état d’esprit : les 60’s.
C’était un peu l’équivalent du Arènebi d’aujourd’hui sauf que ça pouvait être auto dérisionnant, loufoque et mélodieux.
Aujourd’hui, le Arènebi c’est toujours la même ligne de basse, des chœurs en arrière-fond et des paroles débiles.
Bon d’accord, je balance des clichés au flash. Après tout il y avait aussi des paroles merdiques il y a 40 ans et ya des trucs à repêcher de ci de là aujourd’hui. J’avoue même : j’adore Walking Away de Craig David. Les paroles sont faciles mais font parfois resonner en nous qq chose : comme les yéyés…

(non ce n’est pas Barack Obama en bas à gauche…)


Allez hop ! Revenons en arrière il y a 4 décennies !
L’époque ou Johnny était un djeunz cool !
J’ai demandé à Imioule de me trouver des yéyé et il m’a sorti un fichier zip qu’un vieux monsieur de 60 balais a du faire un jour en pensant à sa jeunesse. 1 Go le fichier !

J’ai mis 3 semaines, j’ai tout écouté et je dois dire que j’ai kiffé l’aspect culturel !

On est loin, très loin de la scène française actuelle avec Jeanne Cherhal, Marie Kiss La Joue, Clarika, entre autres… c’est à dire des chanteuses avec des textes (souvent) travaillés ! Mais ces titres yéyé font quand même resonner (et raisonner) des choses en nous ! Parfois je me suis vraiment bidonné tout seul ds le Tromé !
Mais alors, quess qui caractérise les Yéyé ???

I) Des reprises de chansons anglophones… mais en français !

Si je chante« Ces bottes sont faites pour marcher », ça ne vous dit rien ?
Allez l’écouter vous allez rigoler !
Mais ya aussi… Heureux tous les deux par Franck Alamo, voire même Fiche le Camps, Jacques (et ne revient plus jamais jamèèèè jamèèèèèè jamèèè)
nb : la mise en scène et le jeu d’acteur dans le clip sont… absents !

ou encore Dans le Temps, (Downtown) chantée par Petula Clark en français mais ici c’est une vidéo d’un mec qui se fait son trip chez lui vous allez au moins sourire, c’est garanti…

Le pire c’est qu’à l’époque les traductions des paroles étaient des plus libres !
Par exemple quand les Compagnons de la Chanson reprennent « Yellow Submarine », le refrain ça devient (non, je n’ai pas fait d’erreur et ya pas de doublets)

« Nous partions dans un
beau Sous Matin Vert,
Un sous-marin vert,
Vert comme la mer.
Tantôt vert, tantôt vert et tantôt bleu,
Tantôt vert et bleu,
Comme nos rêves bleus…

Ouhai chuis d’accord : ils se sont dé-chi-rés sur les paroles. Bah justement ça aussi c’est un truc des Yéyé !

II) Des textes originaux su-per-drôles… vu avec notre regard de jeune des années 2000.

Par exemple une chanson composée par Gainsbourg pour Dominique Walter et qui parle… des thons. C’est à dire les boudins…
C’est facile et ça n’engage à rien, les petits boudins
Ca n’pose pas de question c’est ça qu’est bien chez les p’tits boudins, chez les p’tits boudins, hein hein hein

ou encore Les filles, c’est fait pour faire l’amour (nan pas frapper)

voire des textes glauques,même pas second degré à l’époque, mais qui me font éclater de rire vu que c’était censé être
vendu aux djeunz :
« Je t’aurais bien invité à prendre le thé dehors
Je t’aurais bien invité, dommage que tu sois mort… »

ou des trucs qui seraient surement censurés aujourd’hui !
« Où est ma drogue mon haschich,
Où est mon opium, mon kiff ?

mais aussi d’autres tubes très gentillets qui nous font sourire, nous les jeunes des années 90-00…
« Je suis d’accoooord , pour le ciiiinéma,
Pour le rooock, le Twist ou le Tchatcha,
J’suis d’accoooord pour tout ce que tu voudras
Mais ne compte pas sur moi,
Pour aller chez toi…

Grandiose !!
Quand je pense à mes parents qui n’écoutaient que des trucs « intelligents » :  Brassens, Gainsbourg, Brel, Leo Ferré, Graeme Allwright, Bod Dylan, Leonard Cohen… Quess qu’ils ont loupé !
😉

Allez je vous laisse avec un p’tit revival Yéyé que j’ai créationné !
C’est nul, il manque des pieds partout,

Une strophe sur deux j’ai un temps de retard, voire pour une carrément une portée de retard !
C’est chanté faux archi faux,
mais ca m’a bien fait marrer de l’écrire dans le RER !
Ça s’appelle Madame la DRH..!

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Grosse colère !

[Attention, EDIT en fin d’article]

Bon, maintenant, ça suffit, la blague a assez duré.

Ca fait un long, long moment que je suis régulièrement victime d’un troll dont les particularités sont toujours les mêmes :
– pseudo qui change à chaque fois ou presque
– utilisation d’un proxy pour cacher son IP
– des adresses mails bidons
– une orthographe improbable
– des insultes très violentes
– des liens vers des sites genre youporn ou boursorama
– un fichier sur lequel il a copié/collé son comm (vu qu’il est incapable de le retaper) qu’il reposte quotidiennement.

C’est lourd, très lourd. Mais là où vraiment, ça dépasse les bornes, c’est quand ce noble Seigneur va poster sa merde sur les blogs de mes copines. Il avait posté un comm incendiaire chez Lil Virgo pour dénoncer ma censure et là, il poste son comm insultant chez PinkLady. Ce qui est intéressant, c’est qu’il a choisi un pseudo qui correspond à mon pseudo MSN, un pseudo que je n’utilise pas forcément quotidiennement, signant mes mails autrement.

Donc il est évident qu’on se connaît. Un individu normalement constitué (pemets moi de lâcher un lol) ne viendrait pas ici quotidiennement poster de tels messages de haine et les garder sur son pc pour pouvoir les poster quotidiennement ici, des fois que je n’aie pas compris.

Alors vas-y, montre toi, aies pour une fois les couilles d’assumer tes actes. Tu fais preuve de lâcheté depuis de longs mois, prouve moi que tu vaux plus que ça. Je t’attends. Parce que tu vois, je ne vois pas bien ce que tu cherches. Me faire fermer mon blog ? Mais pourquoi ? Qu’est-ce qu’il te gêne mon blog ? Tu sais, il y en a des millions d’autres, des milliers d’actifs au moins. Tu peux très bien vivre sans lire le mien, à me laisser à ma médiocrité crasse. Je ne représente rien, je suis lue par à peine un millier de gens, ce qui veut dire que plus de 63 millions de Français ne connaissent pas mon existence. Je ne suis pas leader politique ni leader d’opinion, je ne promeus aucune idée extrémiste, je me contente de partager mes réflexions de provinciale arrivée sur Paris et qui évolue depuis 3 ans. Je ne me trouve ni provocante, ni subversive. Que mon blog existe ou pas ne changera rien à l’histoire. Et puis je vais te dire, plus tu t’excites contre moi, moins j’ai envie de fermer mon blog, ça te ferait trop plaisir.

Je ne sais pas si tu es la même personne qui m’a forcée à porter plainte l’an dernier suite à des menaces de mort. La gendarmerie était remonté jusqu’à une personne, je ne sais pas où ça en est. Ca explique peut-être pourquoi tu te planques derrière des milliers de proxy et que tu as un abonnement sur Globenet.  Je pense que tu as sérieusement besoin d’aide car cette haine envers moi n’est vraiment pas normale.

Ah et pour te faire plaisir, je publie ce fameux comm que tu postes quotidiennement ici, pour que mes lecteurs saissise bien l’ampleur de ta psychopathie : «  tu finiras vieille fille,et tu ne seras jamais une femme. moi je connais les femmes,les trou:come toi,j’ai eu ma période mais les ptites morues de ton gends qui rèvent de devenir de vrai femmes respectées(mdr) on les retrouve toujours assises sur un tretoire à attendre des ptites pièces…t’en fais pas je t’accorderais 2 ou 3 gouttes d’urine mais le moindre centime d’euro c’est exclu 🙂 ». Evidemment, j’ai respecté l’orthographe de base.

Alors si tu as un problème avec moi, et manifestement, tu en as un, tu le règles avec moi et tu laisses les autres en paix. Mon mail n’est pas difficile à trouver, j’attends tes explications. Je suis vraiment curieuse de savoir ce que j’ai pu bien te faire pour mériter une telle haine. Et surtout savoir qui tu es car sur les trois noms des gens avec qui je me suis disputée dans ma vie, je sais qu’une n’utiliserait pas ces méthodes (enfin, pas comme ça), un ne perdrait pas de temps à ça et le troisième, j’ose espérer que depuis le temps, il est passé à autre chose. Donc qui es tu et pourquoi tu te comportes de la sorte ? Mais je sais pertinemment que tu ne répondras jamais à cette question.

Pour mes autres lecteurs, je m’excuse mais qu’on aille emmerder mes copines, là, je ne suis pas d’accord. Alors pour me faire pardonner, quelques vies de merde  :
– Aujourd’hui, je suis caissier, un client dépose, entre autres, un cahier de vacances. Pour faire de l’esprit je lui dis: « Ah ! Moi aussi lorsque j’étais petit, mes parents m’en achetaient chaque été ! Je ne le faisais jamais ! » Le client m’a regardé et m’a dit : « Vous auriez peut-être dû, non ?! » VDM
– Aujourd’hui, épreuve du Bac, j’ai tenté 7 fois de réussir un créneau avec ma vieille 2CV sans jamais y parvenir devant tous les Terminales S de ma ville. J’ai dû me résigner et virer 10 personnes qui squattaient la dernière place en épi pour pouvoir m’y garer. VDM
– Aujourd’hui, mon copain à qui je propose de lui amener un café au lit me répond « c’est gentil Sophie ». Nous sommes ensemble depuis 5 ans et je m’appelle Maude. VDM
– Aujourd’hui, j’étais dans la foule en train de danser devant un très grand groupe lors d’un festival de musique. Un mec me donne une petite tape sur l’épaule, je me retourne et là il me dit : « Ah nan en fait t’es moche ». VDM

Tiens, à part Lil’ Virgo, quelqu’un a déjà posté sur Vie de merde ?

Demain, ce sera plus léger, Lucas prendra la parole.

NB : Pardon pour le chat animé…

EDIT : Ok, en fait, j’ai un gros doute, mon troll est un antisémite notoire fréquentant un blog à la limite du nazisme (il a balancé un lien vers mon blog deux fois, paraîtrait que je ne respecte pas sa liberté d’expression,on se demande bien pourquoi). Ne connaissant personne d’ouvertement antisémite voire franchement nazi, il semblerait que l’utilisation de mon surnom soit un pur hasard. En fait, j’espère VRAIMENT que je ne connais pas cette personne car là, j’ai envie de vomir. Vous ne m’en voudrez pas de pas filer le lien. Est-ce que c’est le moment de préciser que je ne suis pas juive ou pas ?

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Les limites de la liberté d’expression

Janvier 2005, cours de droit du journalisme. Face à nous un avocat (plutôt craca miaou) nous soumet un cas « vous avez rendez-vous avec Nicolas Sarkozy dans un hôtel pour une interview sur son dernier livre quand vous le voyez arriver avec une femme qu’il embrasse, qu’est-ce que vous faites ? ». Là, c’est la lutte droit d’information contre droit à la vie privée. Les journalistes ne peuvent pas tout dire et tout faire, c’est un fait. Mais aujourd’hui, les limites de la liberté d’expression touchent aussi les internautes lambda.

 Depuis quelques temps, la rumeur grandit : Nicolas Sarkozy sortirait avec une journaliste française de type blonde qui a un nom de voiture rouge italienne. Mais la consigne tourne : les journalistes ne doivent pas en parler, la journaliste aurait demandé aux
rédactions de ne plus évoquer sa vie privée. Sur le fond, je peux comprendre que c’est chiant que tout le monde commente sa vie privée. Sur la forme, c’est inévitable : on ne devient pas compagne du Président de la République en toute discrétion. Mais suite au scandale des photos de François Hollande et de sa nouvelle compagne dans « Closer », personne n’ose tirer le premier et il faut s’en référer à la presse étrangère pour en savoir plus. Si les journalistes sont soumis à la loi du droit à la vie privée et ne franchissent pas la ligne rouge, les blogueurs, eux, s’en donnent à cœur joie dans le sous-entendu. On ne dit pas qu’ils sont ensemble mais on fait plein de blagues. Mais ça ne plaît pas à la journaliste qui décide de sévir. Ainsi, le sujet évoqué sur le forum Elle a été censuré à la demande de l’avocate de la journaliste. Je vous aurais bien mis le lien mais le sujet a été supprimé depuis.

 Là, j’avoue que ça me pose un problème. D’après ma cops qui participait à la conversation, ça ne dépassait pas le stade de la rumeur. En gros, une nana a posé la question « vrai ou pas », les gens ont répondu des phrases genre « bah si c’est vrai, il se fait pas chier le père Sarko » ou « on s’en fout, y a les grèves, qu’il s’en occupe ». Bref, rien de bien méchant. Et pourtant, ça a été jugé too much par notre amie. Elle a donc demandé à Elle, hébergeur du forum (et donc responsable du contenu) d’effacer le sujet. Ni plus, ni moins. Les journalistes n’ont pas le droit d’en parler, ok, mais nous ? Au nom de quoi doit-on se taire ? Pour respecter la vie de Mme la voiture rouge ? Mais alors tous les forums n’ont qu’à fermer leur portes, alors, car il y a toujours des sujets sur la vie privée des personnalité, y a qu’à lire les forums de Public et consort. Même le divorce Sarkozy est commenté en long, large et travers, y a un sujet sur la future compagne de Sarko… Et je dirais tant mieux. On a encore le droit de papoter, de languedeputer, non ? Ah ben non. Désormais, les propos des gens comme vous et moi tenus en public sont susceptibles d’être censurés sous peine de poursuite judiciaire ? Ne peut-on plus dire ce que l’on veut ? Bien sûr qu’on flirte avec la limite, le droit à la vie privée mais les commentaires sur la vie privée des personnalités est en général un incontournable des forums. Pourquoi Mme voiture rouge a surréagi ? Oui parce que là, je trouve que c’est un peu fort de café, quand même. Surtout que, selon le mail de l’avocate, c’est pas tant l’histoire avec Sarko qui coince mais qu’on parle de son divorce avec son futur ex mari, donc. Elle n’a pas été le seul site à subir les foudres de l’avocate, comme lu ici.

La loi est pour elle, y a rien à redire. Mais je la trouve bien mauvaise joueuse. On ne peut pas empêcher les gens de parler, de ragoter, surtout sur la vie de notre président de la République. A partir du moment où Cécilia est partie, la liste des nouvelles copines de Sarko s’est allongée de jour en jour. Une réaction aussi « virulente » donne donc à penser que la rumeur n’en est pas une. Ca me rappelle l’épisode Baudis chez TF1 dans l’affaire Allègre : en voulant « tordre » le cou à la rumeur, il en a fait une affaire d’état. Là, c’est
marrant de voir comment les médias contournent le truc, comme 20 minutes qui publie une info sur son site suisse (la loi n’est pas
la même…), tout le monde renvoie vers le Daily mail anglais… Il paraît qu’il existe des photos du couple supposé qui vont paraître à l’étranger.

Là, on touche quand même à une question éthique. Que les journalistes respectent la déontologie journalistique c’est normal. J’avoue que la peoplisation des politiques ne me plaît pas, les photo de paparazzi d’Hollande et de sa nouvelle compagne, je trouvais ça too much. Je pense effectivement que les médias n’ont pas à parler en long, large et travers de la vie privée de Sarko parce qu’au fond, on s’en fout quand même un peu. Même s’il est vrai que sa compagne peut avoir un rôle dans la vie politique française, comme je l’ai déjà dit. Mais peut-on en demander autant aux internautes lambda ? Quand je vais sur un forum, j’ai des devoirs, définis par la charte. Mais c’est vrai que papoter sur ce genre de rumeurs me paraît pas des plus odieux, surtout si personne n’affirme rien. Et quid des bloggeurs ? Pas journalistes mais doivent-ils pour autant respecter la même ligne de conduite que ces derniers ? Pour ma part, j’aurais pas fait d’article sur le sujet, même si j’avoue avoir lancé une sale vanne sur la question dans une de mes listes. Mais demander à des bloggeurs d’enlever les articles sur le sujet, n’est-ce pas un peu trop ? Surtout que les articles de blog ont une durée de vie globalement limitée, surtout pour les blogs tenus à jour quotidiennement. Alors qu’il m’aurait paru plus simple de laisser pisser, Mme Voiture rouge
et son avocate remettent une bonne dose d’huile sur le feu et relancent l’impression que la liberté d’expression en France n’existe plus. Pour ma part, je ne peux nier que Mme Voiture Rouge utilise la loi qui est en effet en sa faveur et sur le principe, on ne peut rien redire sur ça. Mais je trouve ça vraiment exagéré. Sortir un lance-flamme pour tuer une punaise, ça fait plus de dégâts qu’autre chose même si, in fine, les articles et sujets de forum visés ont été retirés.

(quoi, j’ai abusé des méta liens?? Mais euh…)

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Et la liberté d’expression hein ?

Les Français sont râleurs, jusque là, je ne vous apprends rien. Mais par-dessus, je dirais que la plupart sont cons et globalement inconséquents. En ce moment, dans ma vie, la grande mode, c’est de brandir le drapeau de la liberté d’expression, de gueuler halte à la censure et tout ça. Par exemple, sur la plate-forme de blog où je bosse, y a une charte et si tu respectes pas la charte, ton article est modéré. Chez over-blog, tu respectes pas la charte, hop, ton blog est suspendu. Ben oui, mon gars, faut lire avant te signer, on t’a pas appris ça à
l’école ?

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Donc c’est la grande mode en ce moment, ils hurlent à la censure toutes les 2 secondes. Censure, au moins. Mais là où je commence à péter les plombs, c’est quand ils commencent à nous traiter de fasciste ou à se comparer aux bloggeurs chinois. Ouais, je sais, rien que ça. Non mais du con, ce serait à ce point là, ton blog n’existerait plus et tu croupirais en tôle, je te rappelle qu’on a tes coordonnées… Evidemment, ça prête plutôt à rire, surtout que ceux qui gueulent ont tout leurs articles en ligne. Mais quand on replace ça dans le contexte, ça me fait un peu grincer les dents. Des gens sont morts à cause de la censure, la vraie, ce n’est absolument pas comparable !

Le problème c’est que, souvent, on brandit le droit d’expression à tort et à travers sans même réfléchir à ce qu’il représente. Dès que vous posez une limite, c’est parti, y a toujours un crétin pour hurler à l’atteinte à la liberté d’expression. Seulement la loi ne vous autorise pas à tout dire, Dieu merci. Par exemple, cette semaine, on a modéré deux blogs néo-nazis. Ah, là, personne ne s’est élevé contre leur suspension. La loi met des gardes fous souvent très ténus et globalement faciles à contourner. Limite à la liberté d’expression ? Et puis quoi encore ?

Je viens de terminer « la barbarie journaliste » d’Antoine Perraud, intéressant de ce point de vue même si l’auteur aurait pu se dispenser de donner des leçons de morale toutes les 3 pages. En gros, il dissèque la couverture médiatique de 3 affaires : Outreau, RER D et Baudis-Allègre. Arrêtons nous sur cette dernière qui m’intéresse à plusieurs titres : je vivais à Toulouse au moment de l’affaire qui a fait les choux gras de la Dépêche du Midi où, comme tout étudiant futur journaliste toulousain qui se respecte, j’ai fait un stage. Dans le livre,on voit bien comment le journal monte une kabbale contre deux de ses ennemis de toujours, Dominique Baudis et Marc Bourragué. Sans aller jusqu’à la diffamation, le journal est allé très très loin, entraînant une surenchère avec les autres titres. La parole des anciennes prostituées n’a jamais été mise en doute et même réinterprétée, comme toutes les déclaration de cette affaire. Quand Marc Bourragué déclare avoir reçu chez lui Patrice Allègre qui était en compagnie d’un ami en 91 ou 92, ça devient en 91 et 92, dans la Dépêche.

Le problème est que la liberté d’expression n’est plus respectée mais pas dans le sens de privation de parole mais dans le sens d’abus. On va trop loin que les limites posées par la décence, on se lance dans des déclarations stupides et fallacieuses qui peuvent détruire la réputation de quelqu’un, par exemple. Les blogs posent une nouvelle problématique à ce sujet : quel crédit accorder à ce qu’ils disent ? A quelles règles doivent-ils se soumettre ? Y a la loi, bien entendu mais après, rien ne nous empêche de faire dans le prosélytisme et la mauvaise foi. Or qui lit quoi et qui prend le recul nécessaire pour remettre en doute ce qu’avance un bloggeur ? Si par exemple, je dis « un homme du PS haut placé, amateur de chemise rose, sortirait avec une ancienne chanteuse punk ex prof à la Star ac », par exemple, je reste dans le cadre de la loi : non seulement je ne donne pas de nom mais en plus, je mets un conditionnel. Je n’affirme rien, je suppose. Mais si on lit entre les lignes, on comprend que Jack Lang se taperAIT Armande Altaï. Bon, évidemment, vous vous doutez que cet exemple est le pur
fruit de mon imagination… Du moins, je l’espère pour eux. Surtout le blog est noyé dans la masse d’infos. Si je balance un potin du genre ici, vous le répèterez ou pas dans votre entourage, ça va faire tâche d’encre plus ou moins vite et à la fin, impossible de trouver la source du potin. Et ça m’étonnerait bien que le diffamé pense à moi, honnêtement.

La liberté d’expression est finalement ce que nous en faisons. Mais réfléchissez un peu avant d’hurler à la répression à tort et à travers : si vous étiez vraiment censurés, ça fait un moment qu’on n’entendrait plus votre voix. Quoi que pour certains, ça me ferait vraiment des vacances !

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Mettre la photo de son ex à poil sur le net, c’’est pas sport

Aujourd’hui, j’ai pas envie de faire un article sérieux parce que là, je viens de finir un article sur la bataille juridique autour de l’avortement au Portugal (aujourd’hui, c’est encore illégal) et que dès que j’ai fini ici, je passe sur le retour des brigades rouges en Italie. Bref, je m’éclate. Donc légèreté est mon amie, parlons de conneries.



L’autre soir, je regardais la navrante émission Paris Dernière présentée par la voix sexyssime de Xavier De Moulins. Non mais sans déconner, une voix pareille qui vous susurre des mots cochons pendant la brouette, rien que ça, ça vous file un orgasme. Bref, c’est pas le sujet. A un moment, il interviewe un mec que je trouve méga choupi de prime abord, genre brun mal rasé mais là, le mec explique qu’il gère plusieurs sites pornos et de suite, je le trouve moins sex. D’ailleurs il filme une nana topless pas belle du tout qui est là pour se venger de
son mec. En gros : « regarde mon corps, tu l’auras plus jamais ». Ouais, super, ça fait trop rêver…

Du coup, je me dis que je pourrais faire un article sur ma superficialité genre « le mec méga choupi, à partir du moment où je sais qu’il fait dans le porno, ça me refroidit un peu » mais étant curieuse, j’ai cherché sur le net pour trouver le lien du site. Et en fait, y en a deux. Celui de notre ami (Milukman, pour ceux qui veulent chercher) d’abord où faut payer pour avoir accès à pas mal de choses, notamment le top moche « vengeance censurée car filles trop moches » (pourquoi tu les publies alors ?). On apprécie l’élégance de la chose. Bon, bref, c’est surtout un site qui permet de retomber sur tous les sites pornos du monsieur, c’est pas très drôle.

 

J’en ai trouvé un autre un peu plus marrant même si, quand même, c’est un peu bof. Des nanas à poil, des maigres, des minces, des normales et des un peu rondelettes (mais pas énormes non plus). Des photos d’une finesse folle. Bon, je regarde et je lis les textes, c’est rigolo. J’ai beaucoup aimé le « je mets pas ta tête car je te respecte ». Ou le « t’es qu’une sale pute, je veux plus voir ta tête de c******* ». Oui, pute, ça passe mais connasse, ne dépassons pas les bornes. Y a aussi ceux, très courageux « comment j’ai pu me taper un thon pareil ? ». Ben, je sais pas mon gars, à toi de nous le dire. Bon, les filles, si vous avez posé à poil pour votre mec et que vous lui avez fait un coup de pute, allez vérifier… Ou si la rupture s’est mal passée parce que bon, on n’a que la version des indélicats. Quoi qu’il en soit, je trouve pas le procédé très correct. Perso, si je fais assez confiance à mon mec pour poser devant lui à poil, j’ai pas envie qu’il s’en serve comme ça. Perso, les photos de mes exs à poil, je les garde pour moi. Remarque, le seul que j’ai à poil dans toute sa superbe, ça lui ferait une sacrée pub parce que mmmmmmm… elle serait ratée, ma vengeance ! Du coup, à partir de maintenant, je suis officiellement traumatisée et je poserai jamais nue pour un mec. Non parce que pour le coup, vous manquez d’élégance messieurs parce que j’ai beau chercher, y a pas l’équivalent masculin… Parce que très franchement, faudrait vraiment qu’un mec me trompe avec ma sœur et ma mère pour que j’en arrive à un tel comportement. Parce que bon, c’est peut-être rigolo de prime abord mais je trouve ça un peu bof comme vengeance. D’abord parce que ça n’a rien d’original. Ensuite, je me dis que certaines choses doivent rester privées. Puis en plus, une fois la colère passée, vous risquez de regretter mais tout le monde aura vu votre ex à poil, peut-être même son boss.

 

Alors si vous avez des envies de vengeance, vengez vous plutôt des pigeons parce que, ça, c’est des sales bêtes. Ca pue, c’est moche, con, ça envahit tout partout, ça salope tout et en plus, ils me font peur. Oui, quand je passe sous un vol de pigeon (parce qu’ils pullulent à ma gare), j’ai toujours peur de me prendre du guano sur la tronche. Parce que tout le monde s’en prend un jour ou l’autre, surtout quand il faut pas. Genre mon père le jour d’un enterrement, pile sur le smoking noir. Ca aura eu le mérite de faire marrer les gens mais bon… Donc voilà, faites comme moi, détestez les pigeons et vengez vous d’eux !

Allez, promis, la prochaine fois, je fais un article plus sérieux.

PS : Ouééééééééé, c’est vraiment la photo de mon ex à poil là, mais j’ai « coupé » l’essentiel… Tant pis pour vous!

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