Waterfalls… version Philippines

(Un peu de musique ?)

La plongée étant un sport un peu exigeant niveau pression sur votre corps, il est recommandé de ne pas plonger 24h avant de prendre l’avion. Ainsi, après une plongée du matin assez moyenne à Turtle Bay, nous rangeons nos affaire définitivement : fin de plongée (pour ce séjour) pour nous, cet après-midi, on va barboter sous la cascade.

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Destination : Kawasan Fall ! On s’entasse dans le bus rutilant de l’hôtel (celui qui a crevé, oui)et en route pour un lieu que j’imagine féerique, on me l’a décrit comme une cascade tombant dans des bassins aux eaux bleutées. Ouaaaaah ! On se gare sur un parking blindé et on marche 10-15 km sur un petit chemin, remontant une rivière aux eaux limpides. Que tout ceci est bucolique ! On s’approche, j’entends l’eau vombrir au loin… Oui, la cascade !

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Oh mais que c’est beau, cette puissante colonne d’eau qui tombe dans un bassin à l’eau de jade… Sauf que moi, je m’attendais à ça :

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Et en fait, c’était ça :

Cette photo ne rend pas justice au monde qu'il y a

Cette photo ne rend pas justice au monde qu’il y a

Bienvenue dans l’un des spots préférés des Philippins. Alors avouons que c’est très beau et que l’eau est délicieusement fraîche et que j’étais ravie d’être là. Le contraste entre les intrépides et les prudents avec leur gilet de sauvetage était assez marrant même si, certains se sentaient pousser des ailes. Ainsi, alors que certains de mes camarades s’élançaient d’un rocher un peu haut, un mec (je ne suis pas sûre de sa nationalité, Philippin ou Coréen), sanglé dans un gilet de sauvetage me demande si c’est suffisamment safe pour sauter. Heu ben j’ai envie de te dire oui mais ton gilet me fait douter un peu…

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Ca aurait pu être une journée divine mais… j’ai fait mon boulet. Après le déjeuner, notre guide nous annonce qu’on va se promener dans la jungle. Alors je vous le dis, je trouve le mot jungle légèrement galvaudé, le sentier pour monter était très praticable. On monte un premier degré, on découvre un nouveau bassin avec pas mal de gens, quelques tables de pique-nique, des gamins qui jouent avec une liane. Tout ça est bien joli, je dégaine mon gros reflex et immortalise ces quelques instants.

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Le mec qui plane au milieu vient de lâcher la liane avec laquelle il se balançait

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J’ai pas réussi à comprendre le sens de cette photo

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On continue, on passe sur des rochers plats un peu humides et… je finis le cul (mouillé) par terre. Je me relève, pas de bobo, tout va bien. Quelques mètres plus loin, je reglisse d’un rocher à cause de mes pompes mouillées. Je tombe droite et sur mes pieds mais… dans ma chute, mon objectif tape ledit rocher. Pas de panique, pas de panique… Putain, j’arrive pas à retirer le cache, qu’est-ce qui se passe ? Un de mes camarades, me sentant en hyperventilation, vient m’aider, on arrive à faire sauter le cache et là, je tombe face à une désolation : le verre est pulvérisé.

Vous comprenez pourquoi j'étais pas bien ?

Vous comprenez pourquoi j’étais pas bien ?

Alors que l’on arrive à un nouveau pont branlant en bambou et que l’autre Nina du groupe (oui, sur 13 stagiaires, on a réussi à être 2 Nina) commençait à paniquer, je me dis “non, j’en ai marre”. J’ai donc annoncé aux autres que je restais là à les attendre et, Anaïs sentant mon bouillonnement intérieur, encourage les gens à me laisser seule. Je suis un peu comme ça : quand je suis énervée, j’ai besoin de rester quelques instants tranquille pour reposer un peu l’équation. Nous avons donc un objectif pété qui coûte facile 300 € (après vérification, pas du tout, c’est plus 160 € mais à ce moment là de l’histoire, j’avais pas Internet, j’étais dans la jungle). J’ai un autre objectif à focale fixe à Paris et nous sommes en fin de séjour donc de ce point de vue là, l’appareil peut être très vite réutilisable. J’avais pris une assurance UCPA donc peut-être que ça va me prendre le bris de matériel… Bref, après quelques minutes, le drame n’en est plus un surtout qu’en re testant l’appareil, tout fonctionne, à part évidemment la trace de bris sur les photos. Tiens, pas pété l’objectif ?

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Mes camarades reviennent et me voient un peu apaisée, on redescend tous joyeusement pour la dernière partie de cet après-midi : le passage sous la cascade sur un radeau en bambou. Hihi, ça va être rigolo même si on ne comprend pas pourquoi les gens crient à chaque fois.

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Ah ben pour la peine, on a compris : l’eau te tabasse. Littéralement. Aplatie sur mon radeau, je reçois je ne sais combien de litres d’eau sur le dos, j’ai limite du mal à respirer. On recommence, deux fois, trois fois, ça m’arrache le bas du maillot puis on le refait assis… Une fois sortie de l’eau, la fille à côté de moi se jette sur moi, je me dis “tiens, je la savais pas si tactile” mais en fait, elle cachait juste un de mes seins rendu à sa liberté par la puissance de la chute.

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Bref, c’est assez bondé et touristique, la balade sur le radeau en bambou n’est pas indispensable mais ça reste beau.

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Ah et pour ceux qui s’inquiètent pour mon objectif, il va bien ! En fait, seul le filtre polarisant a été explosé. Une fois retiré les restes de celui-ci, j’ai pu refaire plein de photos. Mais il est vrai que le reflex, c’est encombrant et comme j’ai tendance à toujours le tenir au moins à une main, ça n’aide pas mon équilibre déjà précaire. Et puis à l’occase, il faudra peut-être que j’aille chez la podologue pour retaper ma voûte plantaire gauche déformée depuis mon accident du genou. Quelques photos prises après l’incident…

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Il y a des nuages incroyables là-bas, j’adore les nuages

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C’est moi ou c’est un peu phallique, là ?

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Voilà, fin du voyage aux Philippines, retour en France imminent (après 18h de vol en cumulé). Mais déjà, je formentais des projets pour mes prochaines vacances : rando américaine, plongée aux Antilles… Rien de tout ça, finalement. Avec Victor, nous allions nous envoler vers l’Europe du Sud. A suivre !

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C’est pas parce que je tiens pas mes résolutions que j’en fais pas

Tadaaaa, la meilleure tradition que Noël, mieux que la dinde que je ne mange jamais ou que le film de Noël que je ne regarde pas : les résolutions ! Ce truc magique qui me fait croire que ma vie sera meilleure demain. Evidemment, c’est toujours plus facile à dire qu’à faire mais laissez-moi rêver deux minutes que j’en tiendrai quelques unes.

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Avant tout, payons nous gentiment la honte en reprenant la liste de l’an dernier pour constater que j’en ai tenues aucune ou à peu près… Bon, j’avais dit que 2014 serait l’année de la réussite, je m’y suis plutôt bien tenue même si j’avais autre chose en tête à ce moment là (j’avais prévu d’évoluer dans ma boîte, pas d’en changer mais bon, je m’en sors mieux in fine). Pour le reste :

  • remettre de l’ordre dans mon intérieur : fait dans mon appart, un peu moins dans mon estomac (ça dépend des moments). Aucune capacité à me préparer à bouffer en avance (et pourtant, il le faut)
  • reprendre le yoga : oui mais par accident (proposé par ma boîte mais je sens que ça va pas durer)
  • mise en place d’un suivi dépenses pécuniaires/calorifères + mots écrits. Jamais fait, j’ai à peu près pas du tout tenu ma résolution de ne pas dépenser un budget hebdo de 150 €, j”ai parfois fait les 7 km de nage, jamais écrit 1500 mots/jour (je suis même pas sûre d’avoir écrit quoi que ce soit de littéraire cette année)
  • trouver un mec : ça dépend de ce qu’on met derrière le mot “mec” mais j’ai eu des petites scénettes sympa et une histoire d’amitié poussée bien sympa alors c’est pas tout à fait ça mais c’est pas tout à fait raté non plus.
  • devenir la queen du digital : être la boss de la social intelligence, ça marche un peu quand même…

 

Bilan moins catastrophique que prévu, ouf.

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Alors, en 2015, je fais quoi ? Je reprends mon idée de chi va piano va sano mais en priorité :

  • devenir une psychorigide de la to do list car ça marche bien. En gros, je m’achète un agenda dans lequel je liste tout ce que je m’impose de faire dans la journée (pro et perso), ce que je dépense (en calories et en sous), ce que j’écris… Ca fait complètement meuf folle dis comme ça mais j’ai teeeeeellement tendance à m’autoflageller pour rien qu’en cochant les cases, les choses seront faites
  • M’instaurer un samedi ou dimanche glande. Quitte à me mener la vie dure 6 jours sur 7, le 7e (samedi ou dimanche), je fous rien et je culpabilise pas 30 secondes
  • Me préparer une gamelle pour le midi, ça coûte trop cher à la longue les sandwiches et ça fait grossir. Me constituer une tirelire où je mets ce que j’ai économisé en fin de semaine pour me payer des escapades, des stages et des massages
  • Me trouver un vrai cours de yoga, je sens que ceux du bureau vont s’arrêter (et la prof parle trop). Prendre des cartes de 10 cours de yoga, gym suédoise si je trouve une salle cool (y en a une à côté de chez moi mais les cours sont trop tôt) et de danse. En 2015, je transpire. Et la piscine, on y retourne et on arrête de chouiner parce qu’il fait froid
  • Choper des stages : photo, trucs manuels, danse, pilotage, tout ce qui me permettra de m’amuser et d’apprendre des trucs
  • Ecrire pour de vrai
  • Changer de style vestimentaire, ça casse un peu ma jolie ascension qu’on me prenne toujours pour l’alternante de service (j’ai 34 ans bordeyl)
  • M’acheter des plantes

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Et… et puis voilà. Trouver un mec, on verra ce que me réserve la vie, apprendre une langue, oui, non, pas en ce moment (mais renforcer l’anglais même si je suis pas si mauvaise). Trouver mes voies, oui mais rester sur la mienne pour le moment, tant que ça marche. Parce que je suis certes bonne dans le rebond mais ça finit par fatiguer un peu. 2015, année de la consolidation (de la psychorigidité, du touche à tout, de la chlorophylle et de la glande donc… ).

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Mais surtout, surtout, ma vraie résolution, celle que je ne sais pas du tout comment je vais tenir, c’est arrêter le snoozing d’être un boulet. Non parce qu’entre mes différentes cascades dans la rue ou dans un escalator où mon adresse géniale qui fait valdinguer mon verre de rouge direct sur le pantalon et la chemise du mec de la régie qui nous payait le déj, sans parler de tous les objets que je brise, j’en ai putain de marre. (si idées, je suis preneuse).

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Demain, je vous parle de mes résolutions spéciales réseaux sociaux (et blogs)

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Et hop, un autre chapitre!

Par Tatiana25 avril

Ou la la il fait faim ! Ce matin on a pris le car pour aller à Veracruz et on est tombées sur une compagnie de bus qui donne pas à manger. Seulement le voyage dure quand même six heures. Hier on a passé une journée de folie, on a couru dans tous les sens : immigration, courses, déposer nos affaires chez les parents de notre pote…Sa mère super gentille nous a filé des barres de céréales. On avait sûrement l’air affamées et épuisées. Son frère nous a sorties (ils sont du genre assistance sociale dans la famille), enfin que du bonheur quoi. Et ce matin on a fini par quitter le DF : ville pourrie ! Vivement la plage !

1er mai


Allez : re-bus. 8h dans l’inconfort le plus total, à côté d’un vieux qui pue (ben oui c’est toujours pour ma pomme ces trucs là). Bon alors, Veracruz on y est restées deux jours seulement et je vais vous dire pourquoi. Quand on est arrivée là-bas, on descend du bus à -15C° et là, grosse grosse vague de chaleur. Oh lala mais que se passe t’il ? C’est sûrement parce qu’on est entre deux bus et qu’il y a la chaleur des moteurs. Ah… euh non c’est la chaleur de la ville oups ! Dommage. Au secours la chaleur tropicale, on se serait cru dans un sauna, mais véridique hein sans aucune exagération. Même allongée sur un lit tu transpires tout ce que tu peux sans t’arrêter jamais. Moi j’ai pas super apprécié la ville, vu que Mr Ex est passé par la avec sa p… (oui aujourd’hui j’ai envie d’être un peu vulgaire, vous ne m’en voulez pas j’espère). Donc vu que j’ai plutôt de l’imagination, j’ai eu le loisir de bien me les représenter main dans main, écouter de la musique et tout, et tout. Parce qu’en fait il faut savoir qu’il y a des musicos partout dans cette ville. C’est en quelque sorte la fête de la musique tous les soirs. Veracruz est quand même joli comme ville, tu trouve encore des bâtiments style coloniaux. C’est un peu sale mais comme pas mal de villes au Mexique.


Ensuite, direction Catemaco, petit tout petit village au bord d’une espèce de lagune. Ce village est plein de grigris et talismans car c’est en ce lieu que se déroule le congrès des sorciers chaque année. Franchement, trop mignon le bled, on aurait dit que le temps c’était arrêté là-bas. Les gens fonctionnaient au ralenti mais pire qu’ailleurs dans le pays. Le côté négatif c’est que ben forcément y avait rien à faire, alors on est pas restées. J’ai hésitée à me faire désenvoûter mais finalement j’y ai renoncé par manque de confiance. Ca m’aurait déplu de ne pas savoir ce qu’il me fait le sorcier. Le lendemain c’était une nouvelle fois journée bus ! Oui, au Mexique le bus aimer tu dois.

Atterrissage à Villahermosa qui n’est pas hermosa du tout. C’est très très crado comme ville et il fait encore plus moite qu’à Veracruz. Mais c’est une étape obligée pour aller à Palenque. Et donc à P on a visité les ruines bien sûr qui sont dans la forêt : oh la belle verte !! Non mais c’est vraiment beau et c’est marrant je trouve ça encore plus beau en photo. Vous avez le meilleur bande de veinards ! Le meilleur à Palenque c’était Agua Azul : les eaux azur et elles portent très bien leur nom. C’est une super longue cascade d’eau avec des bassins naturels. Avec la pression ça fait des jacuzzis naturels, autant dire le pied total. De l’eau cristalline qu’on a envie de boire. Rien que d’en parler ça me fait rêver… Comme Disney quoi (comprenez le slogan « rien que d’en parler ça fait rêver »). La particularité de Palenque c’est qu’ici les pharmacies sont comme en France, on y trouve ni clopes, ni bouffe, ni autres trucs chelous, mais… des médocs !! L’explication c’est que les pharmacies ne faisaient pas assez de bénéfices en vendant seulement des médicaments. Alors elles ont diversifié leur offre. C’est ainsi qu’on a toujours acheté nos clopes en pharmacie. On se rapproche tout doucement de la plage avec en dernière étape : Merida.


Le 4 mai

Finalement, on a pas vu grand-chose de Merida. On est arrivées de nuit et on est parties tôt le lendemain pour le site de Chichen Itza. Les ruines de ce site sont magnifiques (enfin moi j’ai adoré) mais la chaleur très rude. Surtout entre midi et deux. Le seul hic c’est que c’est tellement touristique, qu’ils ont aménagé ça à la Disneyland Paris. Arrivée sur Cancun de nuit. Mais quelle nuit ! On a atterri dans un hôtel miteux dans les quartiers pauvres de la ville vu que nous on avait pas assez d’argent pour jouer nos gringas. Tout est écrit en Anglais, ça fait très succursales des USA. Tout est hors de prix par rapport au reste du pays. Petit exemple : une course de taxi à 30 pesos coute ici 150. Forcément on y est restée qu’une nuit et on est parties direct à Isla Mujeles tôt le lendemain. Mais attention on y est allées sur le ferry des pauvres ! Mais c’est quoi vous allez me dire ? Ben en gros c’est une plate forme flottante ou y a pas un seul touriste à part nous trois et que des Mexicains qui nous regardent bizarrement. Accessoirement y avait aussi plein de marins, ça c’était rigolo.

La prochaine fois vous aurez le droit à la partie Caraïbes de mon voyage.
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