L’empathie est morte

Alors que la Start Up Nation démarre sous les chapeaux de roue, grignotant pépouse des acquis sociaux chaque jour un peu plus, les plus aisés commencent gentiment à faire la morale aux plus pauvres : 5€ d’APL en moins ? Respire Bobby, 5 €, c’est rien de rien, un peu d’effort collectif, que diable. Sauf que 5 € pour ceux qui ont si peu, c’est énorme… et c’est là que je me pose la question : est-ce que l’ empathie est morte ?

Menue monnaie, empathie pour les démunis

J’aurais pu vous parler des migrants, sans doute aurait-ce été plus facile, vous demander quelle société empêche des gens qui fuient la guerre de boire à leur soif en pleine canicule ? Dans quelle société les ramasse-t-on tous les trois matins pour les déplacer de centre en centre, rognant chaque jour un peu plus leurs droits élémentaires. Et je ne parle pas ici que des autorités, ne nous lavons pas les mains de ça. Quand je lis les commentaires des articles concernant les Migrants, j’ai la nausée. Et la colère. Merde, qu’est-ce qui nous rend aussi insensibles, au point de rire sans gêne de la mort d’un être humain juste parce qu’il n’a pas la bonne nationalité ? Ni la bonne fortune ?

Emmanuel Macron fait une blague immonde sur les Kwassa Kwassa

En même temps, quand le premier d’entre nous se permet de rire de ça, comment éduquer les gens là-dessus ?

Pourtant, je fais erreur. Ce n’est pas que l’empathie est morte, c’est surtout qu’elle n’a jamais existé. Enfin, pas de ce que j’en sais, en tout cas. Evidemment, je n’ai que les romans et cours d’histoire pour me référer à un temps que les moins de 37 ans ne peuvent pas connaître mais la charité et la solidarité ont toujours été une question compliquée. On se serre les coudes entre semblables et on rejette ceux qui semblent directement nous menacer. Jusque là, pourquoi pas. Je pense qu’en terme de solidarité, il nous est à tous plus facile et plus naturel pour aider quelqu’un que l’on connaît ne serait-ce qu’un peu. Rien qu’à mon minuscule niveau, je donne plus facilement la pièce à la dame au chat gris du RER que je croisais tous les jours à une époque (elle a réapparu vendredi, je vous cache pas que je commençait à m’inquiéter) qu’une personne que je n’aurais pas identifié auparavant. Il y a parfois des élans de solidarité instantanés face à de terribles catastrophes comme le tsunami de 2004 ou le séisme à Haïti. J’aurais pu penser que c’était parce que les gens étaient touchés par la détresse des enfants mais le cas des Migrants a bien démontré que ça ne marchait plus. Alors quoi ? Sans doute le caractère exceptionnel. Et encore, je pense qu’il y a aussi une forte part de « s’acheter une bonne conscience », littéralement. 

Tsunami 2004

Alors quoi ? La peur de l’autre ? Ca marche pas mal, surtout pour les Migrants, mais pour les plus défavorisés ? On peut éventuellement avoir peur de se retrouver avec un faible revenu mais ensuite ? Oui, ok, l’histoire nous a démontré que le peuple pauvre pouvait renverser des Rois et des Tsars mais dans le cas qui nous intéresse, ce n’est pas tellement ça. En vrai, je crois que ce qui agace, c’est l’injustice. Plutôt fantasmée pour le coup mais ceux qui ont tout ont du mal à admettre qu’ils doivent donner un petit peu à ceux qui n’ont rien. Parce que eux, ils ont “mérité” leur argent. Peu importe que leur fortune vienne d’un héritage, d’un salaire indécent car la personne a pu fréquenter de grandes écoles grâce à la magie de la reproduction sociale, de l’exploitation de stagiaires jusqu’à revendre à prix d’or sa start up (même si très peu perdurent)… Certains méritent leur patrimoine, je ne dis pas, mais ceux qui ne parviennent pas à boucler les fins de mois ne sont pas nécessairement imméritants, pour le coup. “Ah mais ils achètent des cigarettes et des écrans plats”. C’est à dire qu’à un moment, la vie n’est pas faite que pour travailler et payer ses factures, hein… Bref, pour moi, 5 €, c’est pas beaucoup, même pas un paquet de clopes, une dizaine de cafés à la cafèt’ du bureau, un quart de cours de yoga… Mais quand chaque centime compte, ça fait une réelle différence et je ne suis pas sûre d’avoir envie de vivre dans une société où on hausse l’épaule quand on grignote toujours plus la part de solidarité vers ceux qui n’ont déjà rien tout en leur faisant la morale. Et si on faisait preuve d’empathie au lieu de donner des leçons de vie à ces gens dont on ne sait rien ?

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This is the end

Par Enzo

Elle m’a quitté. Après 5 ans. Je me rappelle notre début avec nostalgie. C’était lors de l’été de canicule terrible. Ca parait si loin, une éternité. Je me rendais bien compte qu’il y avait un problème depuis quelque temps. Elle n’avait plus la même pêche. Et puis la semaine dernière, la réalité m’est apparu clairement. C’était fini.Ma tondeuse était sur le point de mourir. Même avec l’alimentation branchée, elle faisait le même bruit que quand elle était presque déchargée (c’est – c’était – une sans-fil). Aucun regret, l’investissement de départ était très largement rentabilisé. Aussi me suis-je arrêter dans un des rayons de mon centre commercial que je ne visite jamais, celui des tondeuses, rasoirs électriques, sèche-cheveux et autres instruments bizarres.

L’étalage était intéressant. En effet, il y avait clairement la vague métrosexuelle qui était passé par là. Il y avait plus de tondeuses affichant une utilisation pour le corps que pour les cheveux. Ce qui me fait penser avec le recul que je devais être précurseur – sans le savoir et pour des raisons bassement pratiques – en utilisant la tondeuse familiale pour autre chose que mes cheveux à la fin du
collège. Bon évidemment j’aurais préféré être précurseur dans le domaine internet ou autre, mais bon on se contente de ce qu’on peut.

Il y en avait des toutes fines dédiées aux dessins sur les cheveux ras et barbe de trois jours. Ah tiens il existe des tondeuses à narines et oreilles ! Toutes étaient devenus sans-fil (ah la modernité…). J’ai finalement jeté mon dévolu sur une tondeuse dont on pouvait enlever le sabot (pour des rasages à 1mm), qui allait sous la douche (on sait jamais, ça peut servir), à un prix raisonnable.



Bon comme rien n’est parfait, c’était celle qui avait le packaging le plus ridicule : avec une photo d’un torse musclé (qui devait être plus épilé que tondu mais bon…). Mais la raison l’a emporté sur le rejet (« rhaa ils vont penser que ça marche, les cons achètent cette tondeuse à cause de la photo en pensant qu’ils vont avoir le même torse »).

Prochainement sur le blog boyly d’Enzo : « Enzo achète FHM »

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Commando métro

Par Tatiana

Depuis peu je redécouvre les joies des transports en commun. Oh joie immense et transcendantale qui parcourt l’ensemble de mon être. Moi en faire trop ? non jamais.

D’habitude j’ai une sainte horreur des transports en commun, c’est un de mes pires cauchemars. Mais cette fois-ci j’ai décidé de prendre ça comme un jeu. Je passe les ¾ du temps à observer les gens leurs habits comment ils se comportent…Le quart restant j’adopte le même comportement : marche ou crève surtout si t’es devant moi dans les escalators.

 

Les gens dans le métro, même la plus innocente et frêle des jeunes filles, peuvent laisser dominer leur plus bas instinct. Ca peut aller très loin vous savez. Surtout en période de pointe ou de canicule (si c’est les deux ne pas sortir sans son gilet pare balle). Le plus drôle dans les transports en commun c’est de voir comment les gens vont se servir de leur instinct primitif et animal pour survivre et surtout écraser son voisin.

Voila comment ca se passe :

D’abord vous arrivez sur le quai et vous vous placez pile au bon endroit, en face de la sortie ou correspondance. Vous avez pris soin avant de repérer le terrain et les éventuels pièges. Le métro/train/RER arrive et là les gens qui descendent on s’en fiche car sinon on risque de rester sur le quai. Donc on laisse descendre le gros, histoire de pas se faire piétiner, et ensuite on fonce dans le tas. Deuxième étape : tout le monde se regarde d’un air suspect, et surtout guette les places assises. Il n’y en aura pas pour tout le monde donc seuls les plus forts y auront droit. Certains surveillent de manière nonchalante alors que d’autres sont limite sur vos genoux tellement ils veulent être sûrs que si vous vous levez ils auront votre place. Des fois y a même des gens qui me barrent le passage et m’empêche de sortir. Ca c’est le truc qui m’énerve le plus. Du coup votre station arrive. Vous vous êtes préparés mentalement à sortir depuis deux stations déjà. Certains se sont même rapprochés stratégiquement de la cible : les portes du métro. La rame se stoppe et les portes sont à peine entrouvertes que les fauves sont jetés dans l’arène et que le débarquement a lieu devant l’ennemi ébahi qui ne peut même pas s’approcher pour rentrer dans la rame. Maintenant plus rien ne compte, vous êtes seuls dans cette horde et personne ne vous facilitera la tâche, à savoir : emprunter une correspondance. Le flot de la foule vous emmène, parfois même là où vous ne voulez pas aller.  Vous devez maintenir le cap coûte que coûte qu’importe le prix à payer (écraser un ou deux pieds et bousculer une vieille c’est pas la mort après tout). Là aussi vous connaissez le terrain par cœur et vous empruntez tous les raccourcis possibles menant à la liberté. Mais votre moral est plus dur que le diamant : la lutte est dure mais la cause en vaut la peine (et toute peine mérite salaire c’est bien pour ca qu’on nous rembourse la moitié de la carte orange).

Mais le métro c’est aussi les embouteillages dans chaque escalators et sortie. Je crois que les mecs ont pas compris le principe de l’effet entonnoir. C’est absolument insupportable d’attendre en piétinant que la foule se déverse vers l’extérieur. Du coup y a des petits malins qui courent en sortant des rames. Ca me fait toujours un peu peur de voir tous ces gens sortir en courant. On dirait qu’ils fuient quelque chose. En tout cas prendre le métro comme un jeu ca permet de moins subir et mieux vivre les trajets aux heures de pointe. Et puis ca permet de faire aussi son sport de la journée ! Avec ça si je retrouve pas une ligne de déesse moi…
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Partouze MSN 2

[Le début]
Gauthier : Vivivivivi. tien une pute de plus?
Emmanuel : bonjour
Nina : Ouhlala, la partouze devient ingérable

Mister Big : chais po si Emma est là, ct juste pour le coté partouzial de la chose!

Nina : Bon, qui me fouille le tréfond, là???
Mister Big : mdr! c moi!
Emma : qui est [pseudo de Manu] siouplé?
Nina : Ahahahahahahah, je le savais!! 😉 C’est Emmanuel!
Gauthier : Emmanuel
Nina : Coucou Emma!
Emma : Oki, hello Manu et les autres

Nina : Bouh, il est moche son nez au mec de l’Ile de la Tentation

Gauthier : (dernière clope avant dodo)

Emma : l’endui de lissage est subversif. c’était ma pensée du jour

Nina : Toi même
Emmanuel : qué?
Gauthier : Nina, je te laisse l’hétéro
Nina : Tiens, j’ai acheté des boules de geishas, Emma
Emmanuel : elle arrive pas à le voir
Emma : et alors? ça marche sur toi?

Gauthier : (il faut arreter avec ce mot « subversif »)

Nina : J’arrive pas à voir la photo

Mister Big : alors Nina, j’ai vu la tete d’un des futurs coloc… laisse tomber! pas moche, pas bo, mais surtout… né en 1985, d’un, et ensuite, les prénoms… 😉

Gauthier : moi je l’ai vu
Nina : Non, subversif, c’est notre marque!!
Gauthier : viiiiiiii
Emma : je dis ce que je veux
Nina : Les prénoms, les prénoms!!!
Gauthier : les prénoms lol
Mister Big : [les 4 prénoms du jeune homme]
Emma : mais de qui vous parlez?
Gauthier : [les 4 prénoms du jeune homme]
Emmanuel : mon futur coloc
Mister Big : ca vaut un procés a ses parents, ca!!!
Gauthier : c l’age de mon PETIT frere!
Mister Big : trop fort, là, les parents!!! Hein? mon mec est plus jeune que ton frère???
Nina : Et puis 4, au cas où il aurait pas compris
Gauthier : oui tien j’y avait pas penser : PÉDOPHIIIIIIIIIIIIILE
Mister Big : mdr! oui! je t’ai piqué le créneau… 😉
Emma : il pourrai être mon fils z’allez qd mm pas l’enculer?
Emmanuel : mais plein d’argent
Nina : Ton fils??? Tu fus précoce Emma
Mister Big : mdr! quand meme! l’est né en 1985!!! t’es pas si vieille? lol
Emma : nan mais vu sa tête

Emmanuel : la carte est peut etre vieille [il nous a envoyé une copie de la carte d’identité du jeune homme]je l’ai jamais vu

Nina : Moi, je fais dans le trentenaire, na
Gauthier : Emma assume ses 40 ans – 13 😉
Emma : te cule Gauthier
Nina : Ton autre coloc, il a quel âge??

Mister Big : bon, bonne nouvelles, meme avec qq années de plus, à le voir, tu devrais pas etre tenté… 😉 ca ne sera pas « l’appart de la tentation » pour toi! 😉

Nina : Quelle déception!!
Emmanuel : 2002 la carte
Nina : Un petit plan à trois pour s’endormir
Gauthier : il est donc encore moche. personne ne devient beau en 4 ans
Mister Big : donc il avait… 17 ans!!!
Nina : Il a peut-être changé depuis
Mister Big : il en a 21 maintenant, c déjà mieux…
Emmanuel : c’est ignoble
Gauthier : Mister Big ton mec est bien né donc en 1987?

Mister Big : oui: la gueule ravagée par l’acnée, il doit etre mieux maintenant… 😉

Nina : 87!!!!
Mister Big : en 86! il fait 20 ans en septembre.. 😉
Nina : Putain sa mère

Gauthier : MON DIEU MAIS MOI EN 1987 J’ÉTAIS DÉJÀ PÉDÉ!!!!!!!!!!!

Emma : MAIS JE SUSI VIEILLE PUTAIN DE BORDEL DE MERDE DE CHIOTTE

Mister Big : ben moi en 80 je l’étais déjà aussi! je suis pédé de carrière, moi, mônsieur!

Gauthier : Emma il parait que la canicule c grave pour les personnes agées! tu pense à boire hien?

Mister Big : ben ouais, me tape un ti jeune… c’est la crise de la 30aine… je prends de l’avance, c’est tout! lol

Emma : JE VOUS EMMERDE TOUS PROFONDEMENT JE VOUS CONCHIE
Nina : J’ai pas dit que t’étais vieille moi…Putain, comment je vais en faire un bêtisier de cette conversation???
Mister Big : mdr! va falloir en couper un bon peu, oui!!!
Gauthier : Emma t pas belle qd tu fait la gueule!
Nina : Oui, ou comment perdre nos lecteur en deux leçons. On souriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit
Emma : tt le monde verra que vous m’insultez sans vergogne
Emmanuel : euh… juste pour savoir Emma quel age?
Emma : JE LE DIRAI PAS MERDEEEEEEEEEEEEEEEEEe
Mister Big : 27 , 28 dans trés peu… 😉
Nina : Nan, je couperai les passages où on t’insulte!! 😉
Gauthier : (moi je sais)
Nina : (moi aussi mais Mister Big l’a dit)
Gauthier : (oui j’ai vu)
Emmanuel : ca va … faut que j’invite Julien, il a 29
Emma : 27 dans 1 mois putain de ta race chié merde

Mister Big : oups! 26, 27 dans trés peu… (ct juste pour la faire raler… )

Gauthier : bon sur ce JE VOUS DIT LA BONNE NUIT LES ENFANTS
Emmanuel : 27 presque jeune c 2 ans de plus que mon hommer
Gauthier : bisous pour tout le monde (mm Emma la vieille peau)

Nina : Y a une lectrice qui m’a envoyée une photo de Bruxelles!!

Mister Big : mdr! je savais, mais j’attendais de voir ton temps de reaction!

Nina : Avec un magasin appelé « la brouette »!! 😀
Mister Big : c’est… 7 ans de plusque mon homme!
Emmanuel : bonne nuit
Gauthier : SURTOUT NE DITES PAS BONNE NUIT COUNASSE
Emmanuel : ca c méchant
Mister Big : va dodo?
Nina : C qui Julien??
Emmanuel : Julien une vielle grincheuse mais adorable
Mister Big : mdr!!! ben quoi? la brouette, c méchant?
Gauthier : ON S’EN FOU DIS MOI BONNE NUIT
Nina : Un pédé??
Mister Big : Julien? c’est notre mascotte!
Nina : Non, c gentil, la brouette
Gauthier : (je me sens un poil seul là…)
Mister Big : un ourson tout poilu…
Nina : C fait exprès moumour
Emma : va te faire Gaugau
Mister Big : (cte mélange de conversations!!!)
Nina : Oui mais il est pédé?
Gauthier : m’en v comme un prince! tchao
Nina : De toute façon, tu m’appelles demain
Mister Big : bien sur qu’il est pédé!!!
Nina : On déjeunera ensemble mercredi
Gauthier : (mm pas vrai)
Mister Big : ben partez tous, c ca!!! 😉 adieu!
[Gauthier quitte la conversation]
Nina : Mais y a que Gauthier qui part/ Oui mais parce que chacun parle d’un truc. Genre on met des monomaniaques ensemble, on comprend rien
Emma : Manu va falloir t’habituer à nos conv’ MSN lol

Mister Big : mdr! c ce que je disais… cte mélange de conversations!

Emma : c tjrs comme ça

Mister Big : vendredi soir, t’as droit à la meme chose, sauf que tu remplaces Emma par Lucie!!!

Nina : Oui mais on s’habitue hein!! Oui et l’alcool en plus
Emma : et pourquoi jy serai pas moi d’abord?
Nina : Parce que tu seras pas sur Paris ce WE

Mister Big : parce que toi t’es à toulouse vendredi soir, et nous tous on sera à paris!

Emma : mais sur MSN oui
Nina : Oui mais nous, on sera pas sur MSN!!
Emma : vs me ferez bien un petit coucou à 6 mains
Emmanuel : avant d’avoir bu sinon on y arrivera plus

Nina : Ah ben y en a qui partent déjà de l’Ile de la tentation, ils trichent! Oui, ça fera du :cabv va lk Ammmemana??? Oui, quand on est saoul, on a une notion particulière de l’orthographe

Mister Big : et des mots, en général… 😉

Nina : Ah elle a des seins tous refaits la blonde pas belle!!!!

Mister Big : mdr! La moche, Emeline, elle se tape le crétin du village!!!

Nina : Elle se tape personne::
Mister Big : il a l’air con qu’il en peut plus ce mec!!!
Nina : Elle a plein de boutons suspects près de la bouche…
Mister Big : ben si: son mec!

Nina : Herpès?  Ah son mec. Ah ouais, il a l’air super gland!!

Emma : pas juste g la télé ds mon salon-foutoir
Nina : Bon, ça baise oui????
Emma : et je suis ds la chambre

Nina : Bah, ils parlent,ils parlent, mais ils foutent rien. Pas un zizi dans une foufoune ou dans un anus

Emma : Nina, tu sors
Mister Big : ben koi? c’est l’ile de la tentation!

Nina : Oh, il la demande en mariage, c trop mimi!!!!!!!!!!! :'(

Mister Big : le grand black va niker sa meuf en direct!!! mariage sur TF1 à la Lady-Di!!!

Nina : Ah l’idiot du village, il va baiser avec Fanny!!!
Emmanuel : mais non j’ai fait pleins de bébés ce week end !
Nina : OHE!!On parle pas de sesque !C tabou, on en viendra tous à bout!!

Emma : OUAIS D’ABORD TT LE MONDE A PAS LA CHANCE DE POUVOIR NIKER A VOLONTE

Mister Big : ben moi aussi j’ai passé le WE à baiser!!!Ensuite, la conversation dérape sur des histoires d’anulingus donc si vous voulez la suite, dites le en comm, moi, j’ai hésité à la mettre. Si le oui
l’emporte, la suite samedi! 🙂

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Et voilà…

Pour la première fois en un an et plus, la cata : je n’ai aucun article de prêt pour ce blog. Des idées d’articles, j’en ai plein les tiroirs mais je n’ai pas vraiment le temps de les écrire, j’ai du boulot par-dessus la tête. Et en plus, ce soir, je m’en suis rajoutée : l’association va mettre en place une soirée mi octobre, j’ai demandé que mon stage soit allongé jusque là pour que je puisse participer à la préparation de cette soirée. Parce que je n’ai jamais fait ça et que ça me branche. Puis j’ai un gros projet à mettre sur pied aussi, un gros boulot en perspective.
 

Mais je ne t’oublie pas lecteur. Je sais que si je ne poste pas, tu vas t’inquiéter. Tu vas te dire que je suis morte, que je déprime ou que j’ai passé une folle nuit dans les bras d’un homme. Et bien même pas. Je ne suis ni morte, ni dépressive et je n’ai aucune vie sexuelle. Enfin, si, j’en ai une avec ma propre personne et j’avoue que je me trouve bon coup, je marque à tous les coups.

Alors, je vais écrire un article plein de riens, des conneries histoire de t’occuper en ce vendredi car je sais que tu pars en vacances parce qu’on arrive au mois d’août. Tu vas m’abandonner, lecteur, tu rateras ma folle nuit d’amour avec Sagamore… ou pas. Tu vas rater mon embauche dans une prestigieuse rédaction… ou pas. Tu vas rater des articles super drôles, bien tournés et tout. Tu vas rater mon article sur l’épilation (spéciale dédicace à un lecteur). Tu vas rater des articles sur ma folle vie, sur mon boulot, sur ce que je pense sur tout et n’importe quoi. Et oui, lecteur, quand tu seras sur la plage à te rôtir les miches, moi, je serai enfermée dans mon appart devant mon bureau, mon ventilo à gauche et mon brumisateur à droite. Oui, je suis une fille qui utilise son espace de façon ergonomique.

Moi, je ne suis jamais partie en vacances en août. Dans ma famille, on partait du 15 au 30 juillet, à peu près parce qu’après, y a vraiment trop de monde et chez les Bartoldi, on aime pas le monde. Surtout à la plage. Parce que les chiens à leur mémère qui font leur trou à 2 cm de notre serviette, ça fait chier. Les gens qui viennent s’étaler limite sur notre serviette aussi. En août, moi, j’allais en centre aéré avec quelques gamins de la té-ci, ça m’apprenais la vie. J’ai appris beaucoup de chose en centre aéré : faire des crocodiles en perle, des bracelets brésiliens ou comment mettre une capote, comment on roule une pelle et comment on joue à action ou action (parce qu’on s’en fout de la vérité, on veut juste s’embrasser sous la tente). J’ai aussi appris à faire du sel coloré qu’on met dans des bouteilles, c’est joli, ça décore. On préparait aussi un spectacle pour la fin du centre aéré, on dansait, on chantait, on jouait des petits sketches, c’était marrant.

Moi, mes « vacances » sont terminées, je suis rentrée hier sur Paris avec des coups de soleil partout, une vraie touriste allemande. Maintenant, ça va mieux, je suis bronzée et trop canon… Faudrait que je bronze plus souvent, tiens, même si c’est pas bon pour ma peau. Pendant mes « vacances », je me suis levée tous les jours à 8h15. Aujourd’hui, première matinée sur Paris, j’ai lamentablement quitté ma couche à … 12h. Mais Dieu s’est vengé, il m’a fait faire un cauchemar horrible. Au début, j’allais au cinéma avec Gaugau voir Superman Returns, avec un super ascenseur qui monte dans les nuages. En sortant de la séance, je me rends compte que j’avais pas mis mes lunettes. Je rentre chez moi et là, je me rends compte que j’ai une espèce de bulle d’eau sur mon iris gauche. Ca fait comme une lentille super épaisse et qui commence à éclaircir le bleu de mon œil. Après, je vais dans une espèce d’endroit où je suis censée avoir un cours de je sais pas quoi. Là, j’ai mal à l’œil, je me regarde dans la glace et c’est l’horreur : le bleu est en train de se diluer dans le blanc de l’œil, la pupille commence à se brouiller aussi. Je montre mon œil à la prof, je veux à tout prix aller à l’infirmerie, surtout que la bulle d’eau se forme aussi à droite. Je suis morte de trouille, j’ai peur de perdre la vue. La prof me dit que c’est très grave, une maladie qui touche une personne sur 6 millions, à peu près, que je vais perdre mes yeux et tout. Je veux aller à l’infirmerie mais c’est le bordel en cours, personne ne m’écoute. Et là, arrive mon père, je lui montre mes yeux et il me dit : « mais non, c’est pas grave ! ». Et là, mon réveil (re)sonne, merci !

Mais bon, même si je me levais tôt chez mes parents et que je bossais, c’était quand même un peu les vacances, je travaillais le matin dans le jardin puis quand j’avais trop chaud, j’allais faire un plouf dans la piscine. Kenya jouait tranquille dans le jardin avec Clio, la petite chatonne de mes parents. Faut savoir qu’au début, ma bestiole ne voulait pas que l’autre l’approche, elle lui soufflait dessus et se barrait en courant si l’autre l’approchait. A la fin, Kenya lui foutait de sacrées claques à Clio mais c’était juste pour jouer. Au vu de la canicule et tout, j’ai finalement laissé ma cro-crotte à mes parents pour le mois d’août et je culpabilise à mort. J’ai l’impression de l’avoir abandonnée. Mais bon, c’est comme un gosse : si j’avais des enfants, ne les laisserais-je pas chez papi mamie pour profiter encore un peu de la campagne ? Si, sans doute. En plus, ça lui a évité de se taper le train et tout. Bon, le train, ça va, il était climatisé mais le métro, lui, non. Et pour bien en profiter, la conductrice nous a fait descendre à mi parcours en nous demandant de prendre le suivant. Je sais pas si tu as remarqué, lecteur, mais l’été, le métro, ça sent la sueur et les pieds, ça pue, quoi.

Et puis voilà. Je ne sais plus quoi raconter, il est tard et je vais aller me coucher, j’ai bobo la tête. Demain, j’ai plein de boulot, je sens que ça va déborder un peu sur le week-end. Mais comme Gaugau est pas là, j’aurai pas grand-chose à faire, même si je dois voir Tatiana et peut-être une autre copine.

Tu trouves pas que ma vie est passionnante, lecteur ?
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Etes-vous né à la bonne saison ?

En tant que vingtenaire, je dois trouver la réponse à mes questions dans la folle gamme des journaux féminins, même si la plupart s’adressent soit aux adolescentes, soit aux trentenaires. Une fois de plus, les vingtenaires, étudiantes fauchées ou smicardes qui ne peuvent se payer le jean à 100 euros et qui ont déjà perdu leur virginité (enfin, pour la plupart) n’ont qu’à se débrouiller toute seule.
 
Les journaux féminins ont parfois le don de répondre aussi aux questions qu’on ne se pose pas, mais alors pas du tout. Le mois dernier, j’attendais le train à la gare (oui, je suis une rebelle, j’attends le train à la gare, moi) et je vois d’immenses affiches pour un journal féminin, je ne sais plus lequel (Marie-Claire ou l’étrangement nommé Question de Femmes). Et là, une question essentielle barre la une de ce titre : êtes-vous née à la bonne saison ? Ah, enfin, je vais savoir ! 25 ans que j’attendais que l’on me le révèle : suis-je née à la bonne saison, bon Dieu ? Non, en réalité, je me suis jamais posée la question. Du coup, en attendant mon train, j’ai développé le thème dans ma tête, sans pour autant acheter le magazine, faut pas déconner non plus.
 
Déjà, je me demande quelle est la journaliste droguée qui a eu cette idée. Imaginons un peu la conférence de rédaction qui a pu permettre à une telle interrogation existentielle d’occuper quelques pages dans ce magazine. J’imagine un lundi matin, l’équipe arrive.
« Ahlala, la fête chez Aline était terrible, samedi soir !
– M’en parle pas, j’ai pas encore décuvé !
– Bah, moi non plus ! »
Tandis que nos amies journalistes essaient de diluer leur gueule de bois dans le café, voici la rédactrice en chef qui arrive. Rédac’ en chef, ce n’est pas facile tous les jours : on écoute les idées des journalistes et on tranche. Des fois, on en a, on les soumets, mais le peu de rédac’ chefs que j’ai croisés se foulaient assez peu l’imagination, soyons honnête. Donc voici notre rédactrice en chef qui arrive, pas forcément plus en forme que les autres puisqu’elle était invitée à un super brunch mondain la veille. Oui, elle s’est rendue compte qu’un demi-croissant, ça n’éponge pas quatre coupes de champagnes. Donc elle s’assoit, elle grogne un bonjour.
« Bon, vous avez des idées pour l’été ? »
Un ange, une mouche, un train, un avion, 46 voitures, 3 bus de la RATP et 17 rames de métro passent.
« Bon alors ?
– Heu… Ben… Moi, j’ai pas pu réfléchir ce week-end, ma sœur a accouché et…
– On n’a pas idée d’avoir un gosse à c’te saison !
– Et si on faisait un dossier : « êtes-vous née la bonne saison ? » avec des astrologues et tout ?
– Putain, ça, c’est une idée, cocotte ! Un truc que les autres magazines ne feront pas ! »
 
Pour les lecteurs masculins, il est vrai qu’en été, les magazines féminins ne sont pas franchement variés (le reste de l’année non plus, remarquez). Vous avez au choix :
« cet été, baisez, mais baisez protégée », « cet été, baisez, mais baisez bronzée », « belle en maillot ! Vous avez un gros cul ? J. Lo aussi ! »,
« vous vous êtes faite piquer par une méduse ? Pissez-vous dessus ! ». Bon, la critique est facile, il n’empêche que je ne rate pas un numéro de Cosmo car il y a également des articles qui changent un peu de ces marronniers incontournables (et donc insupportables ?). En fait, lecteur, pour être honnête, la lecture de Cosmo m’inspire nombre d’articles (que je n’écris pas, la plupart du temps).
 
Donc la vocation d’un magazine féminin est, à la base, de répondre à nos questions. Et bien ce magazine-là, il répond aux questions que je ne me pose pas ! Et le pire, c’est que, sur mon quai, alors que je recrachais la fumée de ma cigarette, voilà que je me mets à réfléchir à la question !
 
Suis-je née à la bonne saison ? Ben, oui, ma foi. Bon, sautons toutes les considérations astrologiques de base, aucun signe n’est réellement à éviter. Personnellement, il y a deux, trois signes que je n’aime pas mais c’est personnel. Bon, déjà, selon l’astrologie, on a des affinités en fonction de notre signe : je m’entends particulièrement bien avec les signes de feu, les Balances, je suis attirée par les Taureaux, j’apprécie moyennement les Cancer, les Vierges me prennent souvent la tête et les Verseaux ne me réussissent pas du tout. Ceci étant, j’ai les mêmes constations par rapport aux prénoms, certaines personnes portant des prénoms honnis auront du mal à trouver grâce à mes yeux. Et le pire c’est que j’ai un copain qui déteste EXACTEMENT les mêmes prénoms que moi, comme quoi…
 
Donc, pourquoi affirme-je que je suis née à la bonne saison ? D’abord, pensons à ma chère et tendre génitrice. Je suis un bébé du printemps, ce qui veut dire que ma mère a tout juste commencé sa grossesse en été et n’a pas dû subir les grosses chaleurs alors qu’elle était sur le point d’accoucher. Pour ça, par exemple, mon ex est né à la mauvaise saison : début septembre 1976, soit juste après la grosse canicule, je plains sa pauvre mère (ce qui expliquerait aussi pourquoi il est fils unique…). Donc de ce point de vue-là, les enfants nés entre février et juin sont nés à la bonne saison. Les autres non, leur mère a été enceinte, et surtout grosse, l’été !
 
Bon, suite à cette première réflexion hautement intellectuelle, je décide de faire entrer un nouveau facteur : le jour anniversaire ! Oui, les enfants, quand c’est jeune, ça aime fêter son anniversaire avec ses petits camarades. Donc, ceux nés en juillet et en août sont définitivement mal nés : je me souviens de mes petits camarades d’été qui râlaient car personne ne venait à leur anniversaire, vu que tout le monde était parti en vacances. Pour ma part, tout dépendait des années : je suis née le jour de Pâques donc, parfois, mon anniversaire tombe pendant les vacances scolaires, ce qui n’était pas dramatique en soi : au plus tard 15 jours après, je pouvais organiser mon truc. De toute façon, vu qu’il pleut toujours des cordes à mon anniversaire, je pense que je vais arrêter de le fêter.
 
Bon, pour ma part, je suis née à la bonne saison mais pas un bon jour : un dimanche, de Pâques, de surcroît. Mais encore, j’ai eu la décence de naître en plein après-midi (certes, ça faisait 15 jours que ma mère allait à l’hôpital tous les soirs pour accoucher…) alors que ma chère sœur est née non seulement un dimanche mais à 3h du matin !
 
Voilà, après 10 minutes de réflexion sur mon quai de gare et une cigarette consumée, je suis arrivée à la conclusion que :
– oui, je suis née à la bonne saison
– on a rarement traité un sujet aussi con.  Non mais imaginez la demoiselle fragile née en janvier qui lit que les gens nés en hiver sont des psychopathes ! Elle fait quoi dans ce cas-là ? Elle va porter plainte contre sa mère de pas l’avoir conçue au bon moment ?
 
Je suis montée dans mon train sans acheter cette merveille de journalisme, je ne saurai donc jamais si, selon ce journal, je suis née à la bonne saison ou pas. En même temps, qu’est-ce que je m’en fiche !
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