Et si on arrêtait de mentir sur la perfection au travail ?

Vendredi après-midi, je traînasse un peu sur LinkedIn, activité que j’avais délaissée suite à la signature de mon nouveau contrat tellement j’en pétais. En cause ? Cette fable permanente de l’hyper réussite sans faille, ces gens qui ne sont que réussite et confiance en soi. Sauf que nous faire croire que la perfection au travail existe est juste la meilleure façon de nous fragiliser. Et si on changeait un petit peu les règles du jeu ?

La perfection au travail, seule voie de réussite ?

Je n’aime pas le monde du travail, qui n’est qu’une longue souffrance sans fin, mâtinée d’humiliation, stress, burn out, bored out et tout ça. Sauf que socialement, c’est moyen admis de balancer ça tant on est dressés à la réussite. Déjà à l’école, t’avais des profs bien vachards qui aimaient bien classer les copies par notes, lisant les passages les plus moisis des copies les moins bien notées. Et comme à cet âge là, t’es une belle graine d’ordures, on riait tous bêtement quand le prof nous désignait du doigt le cancre. Oui, j’ai eu des profs merveilleux (enfin, là, c’est une en particulier). Bref, dès l’enfance, tu apprends qu’il y a les bons, les nuls, et le ventre mou. Tu dois aspirer à être sur le haut du panier tout en ricanant de ceux qui n’y arrivent pas. Un peu le même principe que la téléréalité finalement où on prend un plaisir pervers à voir des gens censément idiots nous rassurer sur nos propres capacités. Je dis “censément” parce que filmez n’importe qui pendant 22h/24 (c’est toujours ça le ratio ?), vous pourrez compiler des moments de lapsus ou fautes de français sans grande difficulté.

Nabilla ou l'inculture des candidats de téléréalité

Mais c’est pas le sujet. J’ai récemment changé de taf et, surprise, mon poste a complètement évolué par rapport à ce qui était prévu donc j’apprends… et je réalise des tâches en même temps donc je me sens régulièrement dans la peau d’une jongleuse funambule… Métaphore qui prend tout son sens quand on connaît mon sens incroyable de l’équilibre (je n’en ai aucun). Donc je tâtonne et j’ai moyen confiance en moi (moyen comme pas du tout), d’autant que j’ai un management qui peut passer 10 minutes à me reprocher un imprécision plutôt que de retenir que les clients sont contents de moi et que je m’en sors avec les honneurs compte tenu du fait qu’on me met sur un nouveau métier et que la seule meuf qui maîtrisait bien les bails est partie. Bref, je vais me lancer dans la rédaction d’articles d’empowerment, histoire de me dire qu’il faudrait que je fasse ci ou ça au boulot pour sortir de tout ça et que je n’en ferai rien parce que voilà…

L'empowerment, prendre le pouvoir au travail

Comme vous l’avez compris, j’ai passé un mois de septembre tendax. Mais vraiment. Mais je ne suis pas tout à fait innocente dans l’histoire, j’ai un tort. Un tort de ouf et il va falloir que j’arrête avec ça : je mets les gens sur un piédestal. Enfin, certains. Peut-être est-ce un relent de mes années d’école avec les très bons élèves et les cancres (et que j’ai ce putain de syndrome de la bonne élève qui me nuit énormément car je suis incapable de lâcher le moindre lest) mais en gros, j’ai tendance à classer mes collègues en “très bons” ou “nuls”, sans grande nuance. Or n’oublions jamais que nous sommes tous le nul de quelqu’un d’autre et que j’ai l’impression qu’un grand classique du monde du travail (du moins dans mon univers impitoyable des agences de pub) que tous les autres services sont nuls et qu’il n’y a que le nôtre qui sauve les meubles (lol). Mais moi, je veux surtout vous parler de ce que je perçois comme “très bons”. Non, pardon “parfaits en toute circonstance” alors que moi, je fais des bêtises et que je suis la pire des loseuses. Ah oui, non mais par moments, je suis à ça de me préparer à un entretien préalable au licenciement pour une faute d’orthographe dans un mail, je suis la reine de l’autoflagellation. Du coup, au coeur de la “tourmente” (qui, après coup, s’est vraiment révélé être une tempête dans un verre d’eau), je me suis mise d’autant la pression parce qu’on m’avait présentée celle que je remplaçais comme une “pépite”, une “grande perte pour l’agence”. Hashtag sérénité, voyez. Alors que je lorgnais vers les toilettes en me demandant si je pouvais aller y pleurer discrètement, ma nouvelle collègue chouchoute me rassura “ah mais la fille que tu remplaces, elle s’en est pris dans la gueule bien pire, t’inquiète !”. Et je réalisais une nouvelle fois que nul n’était parfait, même ceux que je déposais délicatement sur le Panthéon de la réussite.

Athena, statue chevaliers du zodiaque

Parce que les échecs, on n’en parle pas ou alors s’ils sont un élément d’une success story, vous savez, ce côté, “aujourd’hui, c’est l’un des noms qui comptent dans la société, CEO de la start up de rêve mais avant, il a échoué, bla bla bla”, ces parcours flamboyants dont on est tous censés rêver (non) et qui ont le monopole de la réussite. On croit qu’on est le seuls à se tromper, à échouer (encore qu’il faudrait définir ce qu’est l’échec) et le tout bien encouragé par nos managers qui vont toujours aller nous pécher l’exemple de tel.le ou tel.le collègue qui fait autant que nous voire plus sans se plaindre (les managers oublient souvent que l’on se parle entre nous, au passage). Alors oui, celui-ci ou celle-la s’en sort peut-être mieux que nous mais… eux aussi, parfois, se sont plantés. Et ce n’est pas si grave car on ne sauve pas des vies.

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Range ton argument d’autorité

Longtemps, j’ai eu un énorme tort, un tort fortement répandu, d’ailleurs : j’en appelais à l’argument d’autorité. En gros, pour caricaturer à peine, je me targuais de mes diplômes qui étaient censés agir telle une massue pour faire taire à jamais mon contradicteur. Sauf qu’il va falloir nuancer très fortement.

Le diplôme comme argument d'autorité ?

Parfois, je débats. En ce moment pas trop… enfin si, je me débats mais avec mon burn out. Mais parfois, je vois des propos qui m’agacent ou me choquent et, dans un élan d’ennui, je me lance. Oui parce que pour me frotter à ça, il faut du temps. Balancer une punchline assassine à un crétin et s’en aller comme une princesse en refusant tout dialogue par la suite, ce n’est pas du débat. C’est soit du troll soit une volonté de faire comprendre au reac gogolito que non, son avis ne fait pas consensus. Et il m’arrive parfois aussi de signaler à quelqu’un que ce qu’’il dit n’a aucun sens car je ne peux m’empêcher de l’imaginer en train de taper doctement son texte,persuadé d’être le détenteur du savoir ultime… sans doute mais si tu oublies d’inviter la syntaxe et la grammaire, on va avoir du mal à être touché par tes révélations, hein… Et je vous vois venir, on en parlera une prochaine fois de la maîtrise de l’orthographe, grammaire et tout ça… (je l’ai déjà promis, je crois, en plus). Cependant, ici, le problème n’est pas tant un manque de maîtrise de la langue française mais plus une volonté d’utiliser un vocable compliqué pour… faire autorité. Mais comme dirait Boileau, ce qui se comprend clairement s’énonce aisément.

Jargon

Je suis hors sujet ? Pas tellement. Dans n’importe quel débat où vous rentrez ou bien que vous ne faites que suivre, il y aura souvent un (ou plusieurs) participant qui va arriver en brandissant son diplôme, sa culture (en utilisant un vocabulaire ronflant et souvent mal à propos mais peu importe) et son éducation (“ah, vous m’insultez, je gagne donc le débat”). Alors ok mais… Pour ma part, j’ai un bac+5 en journalisme après un bac+4 en histoire et un bac+4 en science politique. Diplômes qui ont entre 12 et 14 ans, déjà et qui peuvent me donner une certaine autorité dans un certain contexte précis, à savoir sur mes sujets de mémoire et encore… C’est à dire que j’ai étudié ces sujets y a plus d’une décennie et que j’en ai conservé un certain savoir MAIS… alors on va parler d’histoire précisément mais l’Histoire n’a jamais une seule lecture et il est possible que la grille de lecture que j’ai utilisée y a plus d’une décennie ait été remise en cause depuis. Ou que les faits ait évolués. Un pays peut avoir été un bel exemple de ci ou ça. Par exemple, le Brésil risque de se retrouver avec un second tour gauche-extrême droite donc si l’extrême droite passe, je sais pas si ce que je sais du Brésil d’aujourd’hui pourrait me donner une réelle autorité sur le Brésil de dans cinq ans par exemple, à moins évidemment de toujours étudier le sujet. Mais avoir su ne veut pas dire savoir.

Rio de Janeiro au Brésil

Il y a également la science, au sens très large du terme, où le moindre UE validé de médecine semble te placer au-dessus de la mêlée. Je ne rentre pas dans les débats sur la médecine car en guise de savoir, je n’ai guère que de certitudes et une petite culture grâce à mes parents mais effectivement, ce n’est pas moi qui vais vous expliquer comment marche un médicament, par exemple. Par contre, y a un truc que je comprends assez : c’est que la super dilution de certains principes actifs ne peut pas donner un médicament fiable. Et oui, nous rentrons sur le terrain joyeux de l’homéopathie sur lequel je vois de nombreux débats (enfin, moi, je ne vois que des gens qui défoncent l’homéopathie, j’avoue) et là, les arguments d’autorité fusent dans tous les sens, tout débat commence par l’annonce des années d’études “hé mais moi, j’ai étudié 10 ans l’homéopathie alors pouet pouet cacahuète”. Oui alors étudier pendant X années n’est pas forcément un argument. Moi, je suis sûre que j’aurais aucune difficulté à faire dix ans d’études en médecine… mais je ne garantis pas que j’arriverai en deuxième année. Voyez le truc ?

Aurora et Mariano dans Teresa

Après, il faut arrêter de confondre culture et intelligence. Tu es cultivé ? C’est bien. Faudra un jour qu’on discute de la culture acceptée voire sacrée versus une culture plus populaire. Tu as fait des études et t’as même des diplômes ? Cool, super. On parlera une autre fois de la valeur d’un diplôme. Tu vois par exemple, moi, j’ai jamais été une grosse bûcheuse (enfin, à la fac si mais parce que j’aimais ça de ouf) mais j’ai une bonne mémoire. Recracher correctement un savoir, ce qui satisfait certains profs, ne fait pas de moi quelqu’un d’intelligent. Bref, le fait d’être plus diplômé.e, cultivé.e ou poli.e que votre contradicteur ne vous donnera pas la victoire. Présenter vos arguments sans enrubanner ça d’un jargon peu compréhensible voire pas compréhensible du tout, par contre…  

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Le travail est une souffrance

Je m’intéresse pas mal à la problématique travail… car pour moi, il s’agit d’une énorme arnaque. Je veux dire, on m’avait vendu le travail comme un moyen de s’épanouir, de devenir quelqu’un, de réussir ma vie. Bullshiiiiiiiiit. La seule chose que ça m’offre, c’est de la fatigue, du non sens, de l’aigreur… et du fric qui me permettra de partir en voyage pour oublier quelques jours ce petit jeu de dupes. Je vous le dis, le travail est une souffrance.

Le travail est une souffrance

En fait, je crois que je ne passe pas une semaine sans voir un article sur les burn-out, bored-out, brown-out, je sais pas quoi-out qu’on nous sortira demain. On souffre, on s’invente des mots pour expliquer ce non sens qu’est notre “bullshit jobs”, nos patrons embauchent des “chief happiness officers” qui nous fournissent des jus de fruits pressés main et organisent des tournois de ping pong pour nous faire oublier que notre vie entre 9h30 et 19h, elle est nulle à chier.

Le bonheur au travail : la grande arnaque

Et le pire, c’est que j’ai complètement conscience que dans ma sphère, on est vraiment dans les “problèmes de riche”. Mon métier n’a sans doute pas vraiment de sens : personne ne veut voir des publicités pendant qu’il se balade sur le net, personne ne veut voir de pub tout court. Mon métier, c’est de vous parler de promos, de produits, de vous faire acheter. Evidemment, dit comme ça, ça n’a aucun sens et il est vrai que je n’en trouve pas particulièrement. Mais pour un job alimentaire, il est sacrément rémunérateur. Bah oui, n’oublions pas que le travail, c’est avant tout “gagner sa vie”, comme on dit. Et l’environnement est bien plus sympa qu’une caisse du Leclerc avec son violent éclairage néon et son bruit permanent ou un guichet de la Poste où tu te fais engueuler parce que le facteur n’a pas livré le colis ou expliquer d’un air désolé à la personne qui pleure à ton guichet que tu ne peux pas lui donner de l’argent car y en a plus sur son compte. J’ai bossé à la Poste, je vous jure que c’est comme ça que ça se passe (ah et les gens qui choisissent des timbres pendant deux heures alors que derrière eux, y a 25 personnes qui attendent). Si le burn-out est assez transversal quel que soit le milieu, le bored-out et browned-out, c’est pas un truc typique de bureau ?

Bored-out

Faut dire qu’on nous met la pression, un truc de ouf. Le travail fait partie de notre identité. Je ne suis pas Nina, passionnée de plongée, de dystopie et qui passe sa moindre minute de libre à rêvasser non. Je suis Nina, consultante webmarketing… Ah oui, en plus, je viens changer d’étiquette et j’en change selon le client donc c’est un peu la confusion. Le pire, c’est que quand je ne me présente pas en déclinant mon métier (ce qui arrive tout le temps dans ma vie perso), on me le demande très rapidement. Cet hiver, je suis allée à Cuba (un récit à suivre dès mercredi, regardez comme tout s’enchaîne bien par ici) en voyage UCPA : nous étions déconnecté de tout, sans Internet, rien, et en général, ça donnait ça “salut, tu t’appelles comment ? Tu viens d’où ? Tu fais quoi dans la vie ?”. Mais j’ai pas envie de parler de mon travail, moi, c’est juste le moyen que j’ai trouvé pour bien vivre et me payer ce voyage. Je ne l’ai pas choisi et il n’a rien qui va changer la vie des gens. Je ne fais que coller des sommes dans des docs excel en faisant comme si ça avait une quelconque valeur, je ne sauve ni des vies, ni la planète. Au contraire, même, je pense que mes petites activités numériques alourdissent chaque jour mon bilan carbone.

Pollution numérique

J’ai commencé un manuscrit sur toutes ces hypocrisies du monde du travail (il fait deux pages depuis… juin, quand je m’apprêtais à quitter mon ancien taf. Le nouveau me demande actuellement trop d’énergie, je préfère consacrer mes instants de répit à l’écriture de romans) où je dénonce cette société de l’ultraperformance qui nous balance que le travail est la seule voie d’épanouissement, qu’il faut vivre de sa passion, gagner du fric pour être quelqu’un, ne pas compter ses heures… Moi, j’ai un plan, un plan quinquennal (forcément) : j’ai 5 ans pour faire sauter la banque… et après, je me casse en province pour faire n’importe quel taf avec des horaires. Parce que la vie, c’est pas dans un open space qu’elle se passe.

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Travailler moins pour vivre heureux

Je n’aime pas le monde du travail. Premièrement parce que c’est un monde particulièrement injuste et j’ai l’impression qu’aucun milieu n’est épargné. Il n’y a pas besoin d’être bon dans ton métier si tu es maître dans l’art des ficelles à tirer. Parfois, les usurpateurs finissent par tomber mais parfois pas… On en prend pour 40 ans d’humiliation, de torchage de pied sur notre ego qui n’avait rien demandé, de magouilles et manipulations sans intérêt… Chaque jour chômé quel qu’il soit devient pour moi une véritable fête, une bouffée d’air frais. Parce que mon bonheur, c’est travailler moins.

Le bonheur de se reposer

Je n’ai rien contre la notion de travail. J’écris ce blog depuis bientôt 13 ans (wow !), ce qui représente 2800 articles (re wow), j’écris des romans, j’écris, j’écris, j’écris. Ce qui n’est certes pas rémunéré maiiiiiiiiiis ça reste du travail, surtout certains articles où je dois faire deux ou trois recherches pour étayer mes propos. Ces articles que je produis gratuitement peuvent servir au pire à divertir ou passer le temps, au mieux à éveiller quelques consciences ou aider dans une argumentation future, au plus parfait vous faire découvrir des choses. Il n’est certes pas essentiel à la société mais… mon taf non plus en fait. Mais y en a un pour lequel je suis payée, l’autre non.

Travailler moins pour son patron et plus pour soi

On a une notion très ROIste du travail (retour sur investissement pour les chanceux qui ne bossent pas dans le marketing) : le travail, c’est ce qui me rapporte des sous, qui me fait payer des impôts et consommer des trucs dont je n’ai pas besoin la plupart du temps. Le truc qui me permet de vivre mais pas de m’épanouir. En fait, dans la start-up nation, on te fait croire que le bonheur au travail, c’est monter sa start-up dans un secteur que t’aimes trop car quand tu bosses dans ta passion, tu n’auras pas l’impression de bosser une seule journée, hihi. Bullshit, hein, près de 9 startups sur 10 ne passent pas les 5 ans et ça reste un rêve réservé aux CSP+ avec une bonne famille en back up quand surviendra la faillite… Pour les autres, ça va être “baisse la tête et bosse pour mériter ton salaire, tu vas pas finir comme ces feignasses de chômeurs qui vivent grassement grâce aux allocs, nan ?”. J’essaie de comprendre comment on peut vivre grassement des allocs mais j’ai beau envisager tous les calculs, j’y arrive pas et quand je demande à ceux qui vocifèrent ça de m’expliquer, ils ne répondent jamais. Bref, pour (sur)vivre, il faut travailler dur, longuement et ne pas être trop difficile non plus. Tu prends ce qu’il y a et si ça te va pas, t’as qu’à lancer ta start-up, donc.

Lancer sa start-up

Sauf que je ne comprends pas qu’on poursuive sur cette voie. D’abord, du taf, il y en a de moins en moins, le CDI devient une chimère, les stagiaires occupent des postes à part entière tout en étant payés une misère. Et puis tiens, le salaire, parlons-en. Dès que tu demandes une augmentation, t’as l’impression de demander à tes interlocuteurs de s’arracher un bras pour te le donner, on te fait chialer dans les chaumières en mode “la conjoncture”, “mais t’es déjà la mieux payée”, “ok, on te file une augmentation mais chut, le dis pas, tu es la seule à en avoir une”. Alors de 1: on se parle entre collègues donc arrêtez de mentir. Et de 2 : je ne suis responsable ni de la conjoncture ou d’éventuels mauvais choix de ma boîte ni du salaire de mes collègues… Mais par contre, je constate que mon loyer et mes frais augmentent et que du coup, plus je reste dans une boîte, moins je vis bien… Mais bon, qui suis-je pour me plaindre, j’ai un CDI, je devrais m’estimer heureuse.

Une salariée et des post-its

Et c’est vrai que je gagne bien ma vie et que la boule au ventre que j’ai le matin en me levant n’est pas liée à mon avenir. Cependant, une société qui sacralise à ce point le travail et les sacrifices qui sont censés y être liés, qui glorifient les gros bosseurs, ceux qui dorment peu, qui font beaucoup, dans un pays où l’on souffre de burn out, bored out, brown out, où le chômage a du mal à baisser… Est-ce qu’il n’y a pas une petite erreur de calcul ? Pourquoi toujours bosser plus alors que ça va, in fine, nous coûter toujours plus, à minima notre santé (et pas que physique). Est-ce qu’il ne serait pas temps d’entamer une décroissance du temps de travail pour nous offrir plus de temps pour nous, pour notre bonheur et, soyons fous, pour être réellement utiles à la société ? Les 32h, utopie ou conclusion logique ? Pour moi, la réponse est évidente : donnons-nous plus de temps pour vivre, créons des emplois en réduisant notre emploi du temps, arrêtons de nous obséder avec le chiffre d’affaires et payons correctement tous les collaborateurs, y compris les stagiaires. Rendons le travail moins pénible, moins vide de sens en rendant de la vie aux travailleurs.

Etre heureux au travail... en travaillant moins ?

Est-ce que je rêve d’une vie aux 32h ? Carrément. Et vous savez ce qui me fait frémir d’envie aussi ? Le revenu universel. Je vous en parle la semaine prochaine.

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La vague

Je reprends la plume quelques instants avant de la redéposer, manque de temps.

Je suis sur la vague. Hésitante, incertaine. Un moindre faux pas et c’est la chute. Parviendrai-je à maintenir le cap, glisser avec aise et élégance jusqu’au sommet ou serai-je happée par les flots et rejetée tel un déchet sur la plage, les poumons pleins d’eau salée ? Je suis à la croisée de chemins, comme souvent dans la vie. Parfois, j’ai la sensation de vivre dans un sitcom écrit par des scénaristes sous crack.
Corse 2013 050
Je n’ai pas le temps de faire mieux par ici. Je suis cramée, je suis en burn out, mon corps me lâche petit à petit. Plus que 4 jours puis une semaine de vacances. Je ne réalise pas vraiment mais celle-ci, je l’aurai pas volée. Une semaine loin du tumulte. Une semaine pour me remettre de cette vie trop trépidante où je ne peux plus vraiment me reposer, trop de choses, trop de choses…
pays-basque
Vivement que la vague passe. En espérant que je puisse la dompter.
biarritz
PS : en gros, je reviendrai écrire ici quand j’aurai récupéré parce que moi y en a plus arriver à réfléchir ou à pondre quelque chose d’à peu près correct.

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Hier encore, j’avais 33 ans

En fait, non, hier, j’en avais déjà 34 mais j’avais la flemme d’écrire alors prenons une légère liberté par rapport aux faits et puis j’ai pas trouvé mieux comme titre.

happy-b-day

Voilà, un nouvelle année, ma 35e en ce bas monde. J’attendais pas mal de mes 33 ans vu que c’est un chiffre impair et qu’en plus, y a plein de trois et j’aime bien les 3 (et les 6, les 7 et les 9. Quine !). Donc 33 ans devait être l’âge de ma réussite incroyable. Et bien pas trop. En fait, ce fut un peu l’année du peinard même si j’ai été souvent débordée, en flirt permanent avec le burn out, dès que je pouvais en milieu aquatique. Niveau privé, j’ai envie d’applaudir ma belle stabilité amicale. Pour le reste, quelques mecs, des biens (un ou deux) mais pas mal de connards quand même, des manipulateurs, menteurs, arnaqueurs, sans doute pervers narcissiques pour au moins deux d’entre eux. Mais aucun dommage de mon côté. Une éventuelle blessure d’ego récemment mais rien qui ne puisse m’abattre. Tout ça n’a pas tant d’importance.

poubelle-rose

Mais pour mes 33 ans (et pas que), il s’est passé un truc qui me révulse et j’ai décidé que pour mes 34 ans, ça n’allait pas se passer comme ça. Je me suis fait baiser la gueule et pas qu’un peu. Donc voilà, pendant 33 ans, j’ai été la gentille bonne élève polie et disciplinée. Et bien, révélation : c’est pas la bonne stratégie. Pas du tout. Pendant que tu t’appliques à faire tes devoirs en souriant, ça manipule, ça tracte et tu restes sur le bord de la route. La gentillesse, je la réserve désormais pour un cercle très fermé. Pour le reste, je sais pas encore comment je vais gérer mais c’est bon, j’ai bien compris la leçon. Ca, c’est ma résolution 34 ans : sortir les griffes et pas juste pour patasser ma couche avant de m’endormir (cette métaphore est une honte).

le-cha-

En conséquence de quoi, je considère que 34 ans sera l’âge de moi. MOI. Pour de vrai, je veux dire. Je deviens mon principal centre d’intérêt. Toujours plus de piscine, du temps pour moi. Fini les nocturnes, fini le « oui, oui ». Je dis oui que si j’ai envie, je me fiche d' »être serviable », de « faire plaisir », de « pas faire de vagues ». Après tout, pourquoi faire ? Pour plaire à des gens qui n’existent même pas dans ma vie ? Pour éviter des coups ou des insultes (réels ou psychologiques, voyez l’idée ?). On ne peut pas plaire à tout le monde, même en étant la plus grosse bonne poire du monde donc fuck. Je dis non. Non non non. Comme dirait mon neveu.

Saturnin

Alors, qu’est-ce qu’on peut me souhaiter pour mon anniversaire ? De devenir la meuf qui compte et pas juste la « gentille » de service. Et des sous aussi parce que j’ai plein d’envies de voyage mais j’ai pas trop les moyens là de suite.

Happy B day me !

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Les vices de la cigarette électronique

Comme ma vie est légèrement stressante à l’heure actuelle (je flirte méchamment avec le burn out), je m’enorgueillis comme une tarée de mes petites victoires. Genre “héhé, ma jambe est guérie” (et pour le moment, ça m’a servi à rien, ça semble être un rouage de ma vie qui tourne dans le vide pour rien) mais surtout, surtout “j’ai arrêté de fumer”. Je crois que vous vous rendez pas compte de l’exploit au vu de mon état de nerfs.

stop smoking

Donc j’ai pénétré l’univers de la cigarette électronique même si j’avoue que je suis pas assidue du tout. Je n’ai même pas fumé la dose de 10 cigarettes que j’ai mis dedans. Je tire un peu dessus après une dure journée ou après un verre ou deux mais point. Et encore, pendant la soirée du séminaire, j’ai même pas eu envie de tirer une latte ! Bref, autant dire que je n’ai pas remplacé une addiction par une autre. Et pourtant, la cigarette électronique pourrait te faire tomber dans un cercle bien plus vicieux… Je m’explique.

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Jeudi soir, il y a un mois, je crois, je file en soirée avec Anaïs et des amis à elle. Dans un bar à Parmentier, j’arrive et là, je vois le groupe derrière nous, dans la salle, en train de fumer. Je tique un peu avant de comprendre : cigarette électronique. Jeudi dernier, re soirée dans un bar, les cigarettes électroniques diffusent leur vapeur d’eau, sereinement. L’autre jour, question d’un internaute pour une de nos marques : “On peut fumer dans vos avions avec une cigarette électronique ?”. Zéno me parlait aussi d’une de ses connaissances qui était ravie de pouvoir fumer sa clope électronique au restaurant. Mais bande de moules, vous le faites exprès ou quoi ? Oui, ça m’énerve. Le resto/bar, ça fait 5 ans qu’on peut plus fumer dedans. Dans les avions, ça doit bien faire 20 ans. On a pris l’habitude de ne plus fumer en ces lieux, pourquoi de suite perdre ces bonnes habitudes pour retomber dans une nouvelle dépendance ?

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La plupart des fumeurs que je connais peuvent physiquement se passer de cigarettes sur une durée plus ou moins longue. Typiquement, pendant le sommeil, pendant un vol d’avion, un long film ou même pendant une hospitalisation. Pour ma part, j’étais justement une fumeuse d’habitude. Je pouvais m’arrêter hyper facilement en vacances, j’ai pas fumé une clope pendant mes 2 mois de convalescence quand je me suis cassée la jambe. Mais je savais que j’aurais du mal à me débarrasser de mes clopes routinières. Pourtant, ma béquille cigarette électronique m’a permis de me jeter dans l’aventure du sevrage. Je ne crois pas être un cas à part, je pense que pas mal de fumeurs sont, comme moi, accros à l’habitude. N’est-ce donc pas une connerie sans nom d’augmenter le nombre d’habitudes parce que, hihi, là, on peut ?

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Et puis je trouve qu’il y a vraiment un côté rebelle de merde. Les gens se sont habitués à sortir fumer, dégainer la clope électronique dans des lieux où il est interdit de fumer me paraît une façon ridicule de se la jouer “fuck da police!”. Au secouuuuuuuurs ! Dans les faits, il est vrai que ce n’est pas si gênant, les gens qui fument une clope électronique qui crache de la vapeur d’eau dans un bar ou un resto. Bon, par contre, le premier qui me diffuse sa vapeur d’eau devant un écran de ciné, je le pulvérise… Heureusement que je vais jamais au cinéma… La vraie question, au fond est “pourquoi”. Je veux dire hier, le Monsieur qui veut fumer dans l’avion arrivait sans doute à tenir ses 8-10 ou même plus heures de vol et là, on dirait soudain que l’envie de fumer est plus impérieux que tout, qu’il ne PEUT pas tenir. Non, je ne comprends pas. J’ai la sensation que, finalement, chaque nouvelle “liberté” gagnée n’est qu’un lien de plus sur une camisole de force.

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Pardon pour la dernière métaphore, j’avais du mal à conclure…

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Bats-toi ou tais-toi

J’ai conscience d’être dure parfois. Avec moi en particulier mais avec les autres aussi, certains comportements dépassent mon entendement, j’ai du mal à tolérer. Certains, chacun fait fait fait, ce qui lui plaît plaît plaît (j’ai retrouvé cette chanson récemment, je trouve qu’on a oublié à quel point ça peut être cool la basse) mais arrive un moments où je ne peux plus cautionner.

20 janvier 2011, une des pires soirées de ma vie. Enfin tout est relatif, la pire soirée filles quoi qu’il en soit. En présence : Isa Rousse qui vient de perdre sa grand-mère, Isa Brune qui vient de se taper un burn out, Lena encore au chômage (elle a retrouvé du boulot depuis, d’où le encore qui n’est en aucun cas un jugement de valeur), Alice en pré rupture, moi célibataire depuis même pas 24h, la douce Jade qui hésite entre se marier, avoir du sexe avec son patron et quitter son mec et Anaïs qui ne faisait pas la roue en dansant la vie vu qu’elle était aussi un peu en phase down. Le serveur est en plus désagréable au possible, il nous impose limité les plats selon ce qui l’arrange, c’est la fête. Soudain, au dessert, suite à une sombre histoire de tournage de dos malencontreux, Alice pète un plomb, se lève de table en claquant sa chaise, va payer et fait mine de s’en aller, en larmes. Bon, personne ne bouge, je me dévoue malgré les conseils de Lena qui me dit de laisser tomber mais le bisounours à l’intérieur de moi ne peut rester sans réactions face à quelqu’un qui pleure. Bref, je finis la soirée à la consoler, tout à fait ce dont j’avais besoin, quand vient ce bout de dialogue qui m’a rendue dingue:
Moi: »Mais si tu aimes tant le contact avec les gens, pourquoi tu ne donnes pas des cours ?
Elle : Bah non attends, c’est du boulot ! »

Un an et demi plus tard, elle en est toujours au même point dans sa vie et moi, je suis loin d’elle. Parce que je sais qu’on peut être malheureux dans la vie, qu’on peut être victime d’une poisse surréaliste. Je sais de quoi je parle en la matière, je n’ai jamais autant entendu de « c’est injuste ! » vis à vis de ma dernière merde, je le sais, je l’ai intégré. So what ? Je m’assois par terre et je pleure jusqu’à ce que… Jusqu’à ce que quoi, d’ailleurs ? Ou alors, je relève le gant et je me bats. La malchance entraîne une conséquence que je dois retransformer en chance. Tant que ça ne touche pas la santé, rien n’est définitivement bien ou mal tant qu’on décide d’en faire quelque chose. En 2011, j’avais émis l’hypothèse d‘écrire un roman sur le marasme qui était mien, histoire de rentabiliser la chose. Je ne l’ai certes pas fait parce que ça n’avait pas d’intérêt en soi mais j’ai essayé tant qu’à faire de ne pas couler. Le noir absolu n’existe pas, tout n’est toujours question que d’éclairage. Je perds mon job ? J’en trouverai un nouveau avec tout l’exaltation de la nouveauté et un salaire supérieur en prime. Idem pour le petit ami (enfin, sans l’histoire du salaire). Mon genou est cassé ? La rééducation est source de petites fiertés genre la première fois que j’ai remarché sans béquilles, quelle grande victoire. Bon ok, c’est plus facile à dire avec le recul. Mais jamais je ne suis restée au sol trop longtemps.

Alors je sais que ma combativité et ma pugnacité figurent en haut de la liste de mes qualités. Je peux être une lionne blessée si nécessaire et c’est la même que je suis la meilleure, je crois. De façon sans doute un peu perverse, je ne suis jamais aussi fière de moi que quand je redresse la barre. De la même façon au boulot, j’éprouve une satisfaction limite jouissive quand je clos un dossier compliqué. J’en parlerai à mon thérapeute quand j’en aurai un. Du coup, je suis dure avec ceux qui geignent sur leur sort sans se bouger le cul. Je sais qu’il faut de la force et du courage pour se sortir de son bourbier quotidien mais merde, il y a des choses à faire, sans aller jusqu’à tout envoyer balader. Quand j’entends Alice refuser le moindre effort pour améliorer un tant soit peu son quotidien, ça me rend dingue. Peut-être qu’à l’inverse, je m’agite trop à tort et à travers, c’est fort possible. Mais ne rien faire, vraiment ?

Après, chacun est libre de rester les pieds dans la gadoue s’il a la flemme ou le manque de courage de s’en sortir. Ok. Mais dans ce cas là, tais-toi. Tu as le droit de râler mais capturer la conversation pour chouiner en boucle sur tes problèmes, non. Et pense à changer de psy, je doute de l’efficacité du tien.

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Ca, c’est contre nature

(Avertissement : si j’ai passé un bac L, c’est pas pour rien, je ne suis pas très scientifique comme fille)

L’autre jour, je discutais avec une amie des relations amoureuses car elle était dans une situation compliquée. Pour la faire courte : elle avait rencontré un mec génial avec qui tout allait bien sauf un point : le monsieur était libertin. Or ma pote a bien voulu fermer les yeux sur ce point jusqu’à ce que la vérité éclate : elle, elle est exclusive, c’est sa nature. Du coup, je me suis mise à réfléchir un peu : sommes-nous, en tant qu’humains naturellement monogames ou polygames ? Et bien j’ai pas trouvé la réponse.

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De façon générale, on aime tout justifier par notre nature animale. C’est vrai, on a beau avoir un cerveau et intellectualiser ce que l’on peut, on reste en prise avec des besoins fondamentaux : manger, boire, dormir, déféquer, baiser. La nature nous ayant donné des orgasmes et du plaisir, on ne baise pas que dans un but purement procréatif mais hé, on n’est pas les seuls, pour commencer. Je vous jure que la fois où j’ai vu mon chat se masturber sur le sac d’une copine que j’hébergeais, je vous jure qu’on n’est pas les seuls (et ce fut très gênant quand même). Bref, finalement, est-ce que le contre-nature existe ? Je doute.

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Prenons le cas de la polygamie pour commencer. Argument : « les animaux ne sont pas fidèles ». Et bien je dirais que ça dépend. Certains animaux se choisissent un partenaire pour la vie (non mais regardez la marche de l’Empereur, c’est super en plus. Je l’ai vu avec mes parents, on a vécu très intensément le truc du genre « oh non, le bébé va se faire manger par le gros oiseau tout moche ! »). Donc pas de généralité, les animaux peuvent avoir un ou plusieurs partenaires, vivre dans une tribu ou en solitaire… En poussant la réflexion, je me suis demandée quand était née cette histoire de couple. Si je me souviens bien de mes cours d’histoire, on avait déjà des couples dans la Grèce Antique par exemple mais « l’infidélité » était parfaitement institutionnalisée mais « l’infidélité » était essentiellement homosexuelle. Mais pourquoi à un moment, le mâle et la femelle humain ont décidé de se mettre par deux au moins pour créer une mini tribu de lien de sang. Sommes-nous alors programmés pour vivre en famille avec un nombre de partenaires reproducteurs réduits, quitte à prendre son plaisir ailleurs ?

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Autre exemple que je trouve encore plus intéressant : l’homosexualité. Argument type : l’homosexualité, c’est contre-nature, les animaux ne sont pas pédés, eux. Hiiiiiiin ! Mauvaise réponse. L’homosexualité animale existe. Je ne vous raconterai pas ce que faisaient les deux chiennes de mes tantes entre elles, par exemple mais j’ai vu de mes yeux vu… Non, les animaux de ma famille ne sont pas déviants ! Mais une fois de plus, force est de constater que les animaux nous donnent des arguments dans les deux sens et que quoi
qu’il en soit, rien ne paraît ici contre nature puisque les animaux s’adonnent à des plaisirs homosexuels.

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Donc… Donc la conclusion est simple : la nature ne nous apporte aucune réponse. Nous arrivons après des millénaires de mélange savant entre inné et acquis, entre besoin et envie. J’ai envie d’aller un peu loin, là, attention, ça va faire mal. Considérant que pendant longtemps, la femme a eu besoin d’un mâle protecteur pour lui permettre, à sa progéniture et à elle de survivre. Mélange d’inné et d’acquis, aujourd’hui, une femme et un homme ont besoin l’un de l’autre dans l’inconscient collectif. Sauuuuf qu’aujourd’hui, en tant que faible femme, je peux survivre seule et en toute sécurité, je pourvois à mes propres besoins, sauf bien sûr le volet reproducteur. Sauf que nous avons le choix…

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Et si finalement, l’évolution du mix inné/acquis donnait ENFIN le pouvoir aux femmes ?

Je vous ai dit que j’avais pas eu de vacances depuis Noël et que je flirte avec le burn out ? Non parce que là, j’ai totalement conscience que cet article est parti sur un grand n’importe quoi . Mais allez, je l’assume.

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