Quand tu as un plan de vie mais que la vie s’en fout

Vendredi soir, 21h, je jette mon sac dans l’entrée et m’effondre sur le canapé, un peu heureuse d’en avoir fini avec cette semaine de merde, un peu inquiète de celle qui suit. Fin mars, je faisais un peu ma maline en mode “héhé, en avril et mai, je fais pas une semaine complète, ahahah!”. Et effectivement, j’ai inauguré la semaine dernière ma première semaine de 5 jours depuis début avril et autant vous dire que j’ai salement payé l’addition… Ruinant au passage mon joli plan de vie. C’est quoi l’issue, en fait ?

Quand t'es sous l'eau

Alors j’ai absolument conscience que ma chouinerie du jour transpire le problème de riche mais voilà, ça m’agace. Pardon ça m’agaaaaaaaace. Voyez, depuis ma sublime épiphanie, j’avance dans mes projets de vie parfaite. Ca se résumerait en : écrire mon roman (le roman de Maja est le seul projet que je tiens bien, 186 pages recopiées actuellement et partie 4 (sur les 4) entamées), écrire des articles et réaliser des vidéos de “résistance” (on en est même pas à un mois de Macronisme que je suis déjà en souffrance), monter mes vidéos de vacances (faut que je vous parle de tout ça, d’ailleurs), lancer mon blog bien-être, faire du sport tous les jours, reprendre mon Morning miracle, finir ma robe qui attend depuis décembre sa parmenture, coudre en général… Ah et oui, consacrer 8h par jour au travail.

plan de vie sous forme de bullet journal

Je voulais me faire un bullet journal aussi mais j’ai un souci avec le fait que j’ai une écriture dégueulasse

Sauf qu’entre la vision que j’ai de mon boulot désormais (job alimentaire) et la réalité, il y a une certaine marge. C’est à dire que je sais bien à quelle heure j’arrive le matin mais jamais à quelle heure je partirai le soir et autant vous dire qu’à part lundi, je n’ai pas réussi à filer à une heure qui commence par 1… Et comme en plus, le retour de la clim me nique les yeux (je pense à cause de la poussière accumulée en hiver qu’on me souffle gentiment à la figure maintenant), je rentrais chez moi avec la nuit, épuisée, cramée, finie. Oh, j’ai ma part de responsabilité, certainement : appelez ça la conscience… ou plutôt la bonne poire, je crois. Bref, je m’en sors toujours mais comme je disais à notre petit junior (qui fait deux têtes de plus que moi) “je sais que je vais y arriver, je m’en sors toujours… et je crois que c’est justement là, le problème”.

Xena la guerrière

Parce que j’ai beau n’en avoir rien à faire de mon travail, j’arrive pas à bâcler vraiment. Un vieux relent du syndrome de la bonne élève qui ne me lâche pas, sans doute. Connerie. Non parce que dans le monde du travail, tout ne va que dans un sens : je me crève le cul pour des queues de cerises (2% d’augmentation en 2 ans et cette année, je vais m’asseoir dessus. C’est pas comme si j’avais appris un nouveau boulot toute seule comme une grande) mais je n’arrive pas à lâcher prise, m’en foutre que ça le fasse plus. En fait, ce qui m’agace le plus dans l’histoire, c’est clairement moi, sachez-le. Mais du coup, en cas de grosse semaine comme ça (et celle qui débute au moment où vous lisez cet article ne s’annonce guère mieux), ma vie rêvée est reportée. Encore et encore. Jusqu’à quand ?

Une femme essaie de s'envoler avec un parapluie

J’essaie de m’organiser, caler le max de trucs dans mes journées. Même ma présence au boulot est hyper minutée. Mais ça ne rentre pas. J’aimerais que ce soit quelque chose comme :

– 6h15-6h45 : sport

– 6h45-7h15 : écriture

– 7h15-8h30 : aller réveiller mon adoré, câlin, douche, habillage, maquillage, petit déj.

– 9h30-10h : un peu de veille au bureau pour me cultiver un peu

10h-12h : travail

12-13h : pause dej

13-14h : écriture

14h-17h : travail

17h-17h30 : repos

17h30-18h : veille boulot

18h-18h30 : travail (administratif)

19h30 : maison

Et no pression pour la soirée, je profite avec mon adoré. Et pour le week-end, je me rêvais un truc genre : samedi écriture et cuisine et le dimanche travaux manuels mais ça, j’ai déjà abandonné. Alors vous allez me dire que je ne consacre “que” 5h30 au travail mais dans les faits, less is more, comme on dit et puis personne ne peut bosser 8h d’affilée sans glander à un moment ou à un autre.

difficultés de concentration, rêvasserie

Moi en réunion quand je préfère imaginer la suite de mon roman que d’écouter les gens qui parlent de trucs ne me concernant pas

Alors comment on fait en fait ? Comment on arrive à équilibrer sa vie quand on bosse dans un milieu où le premier qui part a perdu, qu’on ne tolérera pas que tu n’aies pas fini ton boulot à temps, peu importe l’heure à laquelle tu finis (parce que le problème, c’est forcément toi, pas le sous-= staffing)(et j’ai malheureusement très bien intégré cette vision, j’arrive pas à la déconstruire). Et encore, moi, j’ai pas d’enfants, ce sont juste mes projets de ma vie rêvée qui sont en péril, hein. Certains me diront que je cherche à faire d’autres choses mais : y en a qui y arrivent et surtout, c’est ça qui me rend heureuse, au fond. Faire pleiiiiin de trucs, faire comme si je vivais plusieurs vies.

Atelier créatif, machine à coudre, matériel

Bon, je vais chercher des stages en affirmation de soi et dire non sans avoir peur de se faire virer. Si j’arrive à le caser dans mon emploi du temps.

 

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J’en ai marre d’être une victime

Comme je disais hier, il m’est arrivé une triste aventure à Barcelone : j’ai été volée. Alors que j’étais bien, alors que j’arrivais enfin à me détendre, alors que je profitais de cette douce journée de mars, j’ai été volée. Et ça m’a salement énervée.
canon reflex
L’histoire est banale. Attablée à la terrasse d’un resto, j’attends Zeno partie aux toilettes, je range tranquillement mon sac, mon appareil posé à côté de moi. Soudain, un mec passe derrière moi et me parle, voulant savoir si la table était libre. Je marmonne un oui, me demandant pourquoi il me demandait ça quand soudain, je percute : plus d’appareil. Le mec a détourné mon attention. Je hurle, je pars à leur poursuite, y a trois mecs qui courent, j’en attrape un, triomphante. Pas de bol, c’était un gentil touriste allemand qui avait essayé de m’aider. Avec le recul, il était évident qu’il ne s’agissait pas d’un des voleurs vu qu’il ne m’en a pas collé une pour que je le lâche. Bref, j’ai récupéré Zeno, on a fait un tour dans les petites rues des fois que (des fois que quoi, la question reste entière), je parle à un musicos qui me dit que, si je veux, il peut me dire où ils ont jeté mon portefeuille. Pas de chance : c’est pas mon portefeuille qu’on m’a piqué mais mon appareil photo. Au moins, la vie m’a appris que j’étais parfaitement capable de déposer plainte en anglais. Et que, oui, en terrasse, tu laisses rien traîner.
place-nationale
J’ai fait contre mauvaise fortune bon coeur : mieux vaut l’appareil photo que les papiers ou la carte bleue. Et puis je dois bien avoir une assurance qui va me rembourser un peu (non, en fait). Repartons de bon pied et faisons des photos avec mon téléphone pourri (vu que j’ai noyé mon iPhone 4. Mon année 2014 est très funky), ce sera toujours ça de pris. Mais ça m’agace, ça me démange. Dois-je m’en vouloir de mes quelques secondes d’inattention ? Oui mais non. Merde à la fin, j’ai aussi le droit, non, le devoir, de lâcher du lest. Barcelone est une ville réputée pour les vols, y a qu’à voir le défilé dans le commissariat pendant que nous attendions mon tour. J’ai eu une réaction, j’ai tenté de pas me laisser faire et finalement, je crois qu’il était plus sûr pour moi de choper un gentil touriste plutôt qu’un des voleurs qui aurait eu vite fait de me frapper pour que je le lâche (ce que j’aurais certainement fait, je sais pas me battre). Comme me dit ma mère « oh ben t’as eu du bol : la dernière fois qu’on a été à Barcelone, ton père a tellement été tabassé qu’on a fini aux urgences ». Voilà, voilà.
violence-barcelone
Pourtant, même si je raisonne, ça n’est qu’une goutte d’eau de plus dans mon vase déjà trop plein. Parce que j’ai été cambriolée 15 jours plus tôt et même si on ne m’a rien volée, ça commence à faire beaucoup. Que, comme je le disais, à force d’être la gentille de service, je suis devenue la super bonne poire et ce triste incident en rajoute, encore et encore. Je dois reprendre les choses en main, d’une façon ou d’une autre. Même si en l’occurrence, ce vol n’a rien à voir avec ma « gentillesse », pas plus que la visite de ma cave, mais c’est juste que ça me fatigue.

versailles

Alors je tourne le truc dans un sens, dans l’autre, je cherche, je veux trouver. Je dois trouver la force de dire merde, de dire stop, d’aller cogner symboliquement. La piscine me fait du bien mais je ne me rends pas plus « méchante ». Alors finalement, je repense au conseil que m’avait donné mon chef il y a 2 ans sur les arts martiaux. Et s’il avait eu raison. Peut-être du kendo, c’est classe, ça, le kendo. Et du yoga pour être « en phase ». Et après ? Puis-je faire le job seule ou suis-je alourdie par 34 ans de trop bonne éducation ? Je suis pas sûre.
kickboxing-Women
Mais je note déjà que je change, que je m’impose déjà plus. Et c’est pas fini. En espérant que ça n’en reste pas là.

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Trop bonne, trop conne

Longtemps, j’ai mis ma lose sentimentale sur le fait que les hommes préféraient les chieuses et que j’en étais pas une. Aujourd’hui, je réalise que ma lose ne vient pas de ma non chianterie mais… De ma bonne poire attitude.

En couple, je suis conciliante. Très. Trop. Un peu par lâcheté, un peu par flemme : est-ce bien la peine de faire des scènes pour si peu et de dépenser une énergie folle alors que le boulot a déjà pompé 75% de ma batterie. Sauf trucs inacceptables de mon point de vue, je laisse pisser, le couple étant pour moi une sorte d’havre de paix, un domaine que je rêve facile et paisible.

Gentille ? Complètement gourde oui ! Parce que du coup, ces messieurs ne me respectent guère, se disant que je me laisserai jeter sans histoire, comme un papier froissé. Du genre prince-charmant-devenu-crapaud qui crut que jouer a) le silence radio (2 fois en plus) et b) la quête de ma compassion lui permettrait de se débarrasser facilement de moi. Elle est gentille, Nina, elle va me taper sur l’épaule et aller attendre dans son coin des fois qu’un soir, j’ai envie d’aller tirer mon coup. Mouahah ! Erreur, mon ami, faudrait voir à être plus subtil dans le foutage de gueule…

Oui, je suis empathique et prompte à prêter mon épaule pour consoler. Sauf que ce que je considère comme une qualité humaine au départ se retourne in fine contre moi et ça file légèrement la gerbe. Si je te mate dès le départ en te soumettant à mes humeurs et mon bon plaisir, tu resteras tel un fidèle toutou bien dressé ? Quelle tristesse. Tu n’as rien compris. Cette compassion, cette présence, cette gentillesse et cette patience que je t’ai offert, c’était de la confiture donnée aux cochons. Alors maintenant, il suffit. Oh non, je vais pas devenir une sale garce manipulatrice. Je vais juste cesser de jouer la copine ultra compatissante et très disponible. Il s’avère que je suis pas mauvaise en lead, je vais le prendre et donner le tempo. Et poser les limites. Parce que se faire marcher sur les pieds, c’est pas sexy.

En 2013, j’arrête d’être la fille mouchoir.

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Quand la vie t’emmerde, souris-lui

Ces derniers jours, j’ai été globalement d’une humeur massacrante, une envie furieuse d’aller démolir le bureau des scénaristes de ma vie en leur hurlant de me foutre la paix un peu. L’humeur mauvaise envahit tout, vous donne envie de tout plaquer mais… C’est pas la solution.

Lundi soir, je chemine vers le métro en me disant que bon, tout ça pue le vomi de Kenya quand je croise une dame qui galère pour faire grimper la poussette de son (petit?)fils sur le trottoir. Sans réfléchir, je propose mon aide, la poussette franchit l’obstacle et elle me gratifie d’un sourire avant que l’on reprenne chacune nos routes. Anecdote que nous oublierons chacune d’ici peu mais en rejoignant le métro, je me dis que, oui, c’est l’attitude à adopter.

Ce week-end, alors que je ruminais, je me demandais ce que je pouvais mal faire pour que la poisse me tombe toujours dessus. Autant y a des fois où je l’ai bien cherché (genre, au hasard, danser sur un bar), autant les dernières baffes, je les comprends pas. Suis-je trop gentille DONC trop bonne poire ? Dois-je oublier mes bonnes manières pour devenir une pétasse égoïste qui ne se soucie pas des œufs qu’elle casse chez les autres. Ça doit être reposant comme mentalité… Pas la mienne mais tout s’apprend. Après tout, j’ai une bonne intelligence émotionnelle, je comprends comment fonctionne les gens, pourquoi ne pas user de ce talent pour faire des coups de pute me servant à atteindre un but ? Comme ça au moins, les baffes seront méritées.

Sauf que j’ai beau dire, ce n’est pas moi. La vie a beau me démontrer par A+B que tout ne se paie pas toujours, j’ai pas envie d’être dégueulasse. Sans parler du fait que ça doit être fatigant d’être dans le calcul en permanence. Le sourire de cette dame hier a rentabilisé une journée plate et morne, même si c’est un rien minuscule, même si quelqu’un aurait sans doute fini par aider la dame. C’est là qu’est le vrai. Dans le réflexe de filer un coup de main sans attendre un quelconque retour.

Ouais, c’est plus reposant de voir les choses comme ça.

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Le problème, c’est que t’es trop gentille

Guillaume mon manager 06 mars 2012

Mon voyage en Thaïlande ayant agacé mes collègues, j’ai eu la grande joie de subir mon entretien annuel dès ma rentrée des classes. Entretien globalement positif sauf que j’ai un terrible défaut : je suis trop gentille. Du genre à dire oui au client à peu près toujours et finir tard parce que je me suis engagée à finir un truc.

Ce défaut, si tant est que ça en soit un, n’est pas réservé au boulot, je l’ai aussi en dehors. J’ai un côté bonne poire godiche. En fait, c’est pas que je suis trop gentille, c’est juste que les 3/4 du temps, je choisis de laisser couler en me disant « à quoi bon s’énerver ? ». Je dis pas que des fois, ça me démange pas de monter au créneau, de dire que la personne m’ennuie avec ses faux problèmes, ses dramas créés sur mesure pour qu’on s’occupe d’elle, ses arguments fallacieux ou bancaux. Mais tu sais que tu n’auras pas gain de cause de toute façon et qu’arrive un moment, vaut mieux économiser sa salive que de tenter de démontrer en quoi l’autre a tort ou me fatigue. Sauf qu’à force de courber le dos, tu chopes un lumbago. J’envisage une carrière de parolière hip hop, t’as vu ?

Et puis Guillaume a dit autre chose : »tu devrais faire un sport de combat ». Je ris « mais je suis trop godiche, j’oserai pas frapper » »oui ben quand tu te seras pris une bonne mandale, tu oseras ! ». La nuit portant conseil, je me dis qu’il a peut-être pas tort… Ça fait quelques temps que je suis blasée de ma laisse couler attitude, que je sens la moutarde me monter au nez et que j’ai envie de dire merde plus souvent qu’à mon tour. Que je ressens la nécessité de me réimposer, de ne plus accepter l’inacceptable et advienne que pourra. Plus méchante la Nina 2.012 ? Méchante non, caractérielle oui. Après tout, j’ai quand même de quoi être sûre de moi, arrêtons de tenter de couler peinarde entre les rochers.

Alors j’ai jeté un œil sur le net mondial pour voir. Boxe française (celle où on ne frappe pas au visage), j’ai une salle pas trop loin du boulot. Seul souci : quand ? Je veux dire j’ai chorale le lundi, plongée le mardi, salle de sport avec Anais le jeudi. Le mercredi ? Non, j’ai aussi besoin de me reposer en semaine. Le vendredi ? À voir, c’est un soir souvent pris dans mon agenda. Le week-end ? Je dors, je fais le ménage, je vois mes amis. La question est : dois-je me rajouter une activité en plus, moi qui suis en permanence en asthme mental ? Oui mais si ça me permet d’arrêter de faire ma godiche, dois-je vraiment m’interdire de tenter ?

Je ne sais plus, je suis perdue…

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Courrier des lecteurs : réponse à Laure

Cette semaine, Laure nous a soumis la question suivante : « Ma question : je sors avec un mec depuis quelques mois et je l’aime mais il m’a trompée plusieurs fois et je sais pas quoi faire. Je lui ai promis de ne pas le tromper mais je l’aime, je veux pas le quitter ! Au
secours! 
»



La cellule Love and sex des vingtenaires (feat Enzo) s’est pris la tête sur cet épineux problème et voici ce qu’on en pense.

Marine : Nan mais ça va pas bien, oui?
Comment faire reculer la condition de la femme en deux secondes : lui il peut me tromper parce que je l’aime trop pour le quitter, mais moi je lui ai promis de pas le tromper… Sache que les femmes serpillères n’ont jamais fait et ne feront jamais rêver les hommes. Comment dire ça autrement : tu es une roue de secours pour lui. Il reviendra toujours vers toi, c’est vrai, car tu es flatteuse pour lui : tu es à ses pieds et tu bronches pas. Il te garde pour le moment faute de mieux mais il te jettera sans ménagement dès qu’il trouvera une nana qu’il aura pas envie de tromper/qui lui tiendra tête un minibout. De deux choses l’une : ou tu as un minimum d’amour propre et tu mets fin à ça tout de suite (même si c’est dur, même si tu pleures, même si blablabla… les larmes ne feront qu’être plus nombreuses si tu t’enlises là-dedans), ou bien tu lui proposes un couple libre. En en assumant les conséquences. Il ira voir ailleurs, tu iras voir ailleurs si
l’envie t’en prend, vous ne vous rendrez pas de comptes là-dessus et vous construirez une harmonie de la sorte. Est-ce faisable/viable? J’en sais rien. Mais de toutes façons, ne te leurre pas: s’il t’a déjà trompée, plusieurs fois de surcroît, et qu’en plus tu t’écrases, il n’y a aucune raison a priori pour qu’il ne récidive pas, et peu de chances qu’il t’aime de la façon dont toi tu l’aimes. C’est une relation déséquilibrée et le déséquilibre crée l’échec.

Bobby : « je lui ai promis de pas le tromper mais je l’aime » > Bon, déjà, ça me parait un peu confus. On va mettre ça sur le compte d’un
trouble profond causé par les élans de curiosité passagère de monsieur. Pour ma part, c’est NON. Dans un couple, on est DEUX, pas deux plus quelques extras. Si on met sur la table dès le début qu’on peut aller voir ailleurs, ok, on peut même décider ensemble de ne
pas se le dire et que si on le fait c’est pas la fin du monde. Perso, c’est pas mon truc, mais pourquoi pas. J’ai du mal avec le « oui mais tu comprends avec toi y a des sentiments alors qu’avec elle c’est juste sexuel ».
Pour moi si on est en couple, on fonctionne à deux, comme une machine à deux rouages, et si il a besoin d’aller voir ailleurs, c’est que la machine ne fonctionne pas. Je dis pas qu’il faut casser la machine et rompre aussitôt, surtout si tu l’aimes, ça sert à rien d’être aussi expéditive. Par contre, comme toute machine, un couple, ça se répare. On se dit les choses avec franchise, avec sympathie, avec complicité. Si y a une incompréhension vraiment trop forte, ben oui, dans ce cas, change de mec. Il est peut être pas assez mûr, il a peut être pas assez essayé de partenaires sexuels dans sa vie, il cherche de l’expérience, ou bien tu l’attires pas assez, et dans ce cas il a rien à faire avec toi.
En tout cas, l’idée de le tromper par vengeance me parait pas très appropriée ni très digne. (vous devez me trouver réac’ mais en ce moment je me fais draguer que par des mecs en couples et y a rien de tel pour me saouler)

Bastien : La première question que nous nous poserions, nous, humble rédacteurs, a la lecture de ta requête serait « tu veux donc savoir si on te conseille de le larguer ou de rester avec malgré les à cotés ». Et bien non, ça n’est pas apparemment le conseil demandé vue que la réponse se trouve dans la question initiale, je cite « je veux pas le quitter ! ».
Dans ce cas analysons les autres alternatives:
-Le priver de sexe: est ce bien tenable ?
-Le priver de copains: pour se retrouver célibataire il n’y a pas mieux.
-Ne plus s’épiler, se maquiller, se laver pendant une période indéterminée: ce serait le pousser encore plus au crime.
-Un violent coup de genou dans les couilles: ça soulage mais je ne te le conseille pas, par empathie masculine.

Sans vouloir faire mon récurent, pourquoi cette notion de fidélité au coeur du couple ? S’il a des sentiments pour toi et qu’il couche -également- avec toi tout n’est il pas bon ? Si en plus on ajoute les violons à la mode « je ne veux que son bonheur » alors amen, il a tout compris ! Pour finir je préciserais que n’étant ni en couple ni adepte de la fidélité je ne peux pas trop te conseiller. Je serais même du genre a imiter ton bonhomme donc mes conseils te seront bien peu utiles…

Lucas : Pour moi ya pas photo et la réponse sera simplissime. une nana qui me trompe je préfère mettre fin à la relation même si ça va être dur et que je vais en chier.

Voili,voilou. Je ne crois pas avoir besoin de développer.

Tatiana : Nan mais c’est quoi ce mec « fais ce que je dis mais pas ce que je fais ». Avant de répondre faut juste que je m’énerve 2 secondes sur le monsieur que s’il me lit j’ai envie de lui dire que c’est qu’un gros con égoïste. Pour lui c’est rassurant d’être avec toi car il a bien compris que de toute façon tu n’es pas prête de le quitter peu importe ce qu’il te fera endurer. Donc  comme certaines personnes qui n’aiment ps rester seules, il préfère rester avec toi mais c’est une très mauvaise raison et c’est très égoiste de sa part car il ne pense pas à ton bonheur. Tu mérites quelqu’un qui ne te trompe pas à tout bout de champs, nan ?

Après effectivement si toi tu conçois la possibilité d’un couple libre alors c’est peut être ta solution. Mais il n’a pas à t’imposer quoi que ce soit si lui il ne suit pas les mêmes règles.

Jane : Ceci est une réponse à haute teneur en girl power. Comment dire ça poliment: CASSE TOI? Non mais faut vraiment qu’on le dise pour que tu le réalises? Amour propre, tu connais? « Non mais c’est toi que j’aime, même si je vais voir ailleurs, tu m’attends et tu bouges pas… » Et en attendant, si tu veux bien faire le repassage… Donc on se reprend en main, on fait un sourire, on le traite d’abruti fini incapable de penser autrement qu’avec sa b***, on tourne les talons la tête haute, et on lui souhaite de trouver le bonheur
avec ses autres poulettes. Et on attend d’être hors de vue pour s’effondrer. En n’oubliant pas qu’on se remet d’un chagrin d’amour. mais que l’amour propre, c’est plus dur à récupérer une fois qu’il a été bien piétiné!

Summer : Moi aussi tu m’aimes bien lectrice je suis sûre, alors je voudrais 100 balles et un mars! Comment ça non? Pff je suis déçue tu ne m’aimes pas tant que ça alors.
C’est grosso merdouille le genre de réponse que tu penses qu’il te fera quand tu lui diras stop, et là que dire si ce n’est que manifestement c’est lui qui ne t’aime pas tant que ça puisqu’il se permet d’aller voir ailleurs. La vérité c’est que quand tu lui diras stop, il n’aura peut être même pas de réaction, il ira voir la suivante tout simplement. Sans vouloir te donner une leçon que tu connais déjà sinon tu ne poserais pas la question, j’aimerais juste que tu réfléchisse sur l’éventualité d’un quelconque avenir avec lui. Te sens tu prête à être un numéro sur la liste de toutes celles qu’il doit honorer?

Enzo : Si j’étais joueur, je dirais que je ne vois pas où se situe le problème vu la manière dont tu évoques ton cas… Mais ce serait un peu
(très) méchant ! Tu ne sais pas quoi faire ? Selon la manière dont tu exposes le problème, tu n’as qu’une solution : rester avec lui !
Je t’aurai bien conseiller de le quitter vu que la situation dans laquelle tu es semble te faire du mal (mais que tu acceptes par ton manque de réaction). Mais « tu ne veux pas le quitter ». Comme il n’y a strictement aucune raison qu’il change (à part une castration accidentelle), ton problème semble insoluble si tu ne veux pas accepter la solution finale. Et puis c’est quoi cette histoire de pas le tromper alors que lui le fait ?! Une demande de sa part (ce qui montrerai qu’il a encore moins de respect pour toi alors qu’il ne semble pas en avoir énormément déjà) ou une envie masochiste de ta part ?
Bref, c’est le serpent qui se mord la queue :
– il me fait du mal, que dois-je faire ?
– défend-toi et/ou quitte-le
– mais je l’aime, je ne peux pas !
– ben te défend pas et ne le quitte pas alors !
– mais il me fait du mal, que dois-je faire ? Etc etc etc

Nina : Je crois que tu souffres de ce qu’on appelle communément du syndrome de bonne poire. Alors déjà, je ne comprends pas pourquoi tu t’es engagée à être fidèle et pas lui. Tu es la reine du harem? Dans un couple, les règles du jeu doivent être les mêmes pour tout le monde, question d’équilibre.

Alors,maintenant, je vais être franche : si la situation te fait souffrir, faudrait peut-être commencer par lui dire au monsieur. Si à partir de là, il n’est pas capable de faire ce que tu lui demandes, c’est qu’il ne te respecte pas. Et un mec qui ne respecte pas sa copine ne la mérite pas, c’est mathématique. Alors j’entends déjà le « mais je l’ai-meuhhhh! ». Je te répondrai : « commence par t’aimer toi et plaque ce boulet, tu ne t’en sentiras que mieux ».

Enfin, l’idée du tromper pour se venger, je pense pas que ça arrange quoi que ce soit puisqu’à l’heure actuelle, sans vouloir être méchante, je pense que ce garçon ne t’aime pas.

Si tu as une question love and sex et que tu as besoin de nos lumières, surtout, n’hésite pas, nos clavier frétillent à l’idée de te répondre

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Gays, Gays, pacsons-nous!

Par Mister Big

 
Ce blog existe pour raconter ce que l’on a sur le cœur, parler de nos petits soucis ou bien encore dire du mal de nos exs, sans oublier, bien sur, ce qui génère 95% des commentaires : le cul. J’ai déjà parlé de sexe, ça en a même fait chauffer le compteur… et rassurez-vous, je suis pas prêt d’arrêter ! Mais aujourd’hui, je me pose plutôt des questions sur ma vie sentimentale…
 
Car oui, j’ai une vie sentimentale ! Mes rapports avec les autres membres du sexe masculin ne se résument pas à raboter les amygdales sans les mains ou à tasser le repas de la veille. Je serais même à classer dans la catégorie « Serial Lover ».
 
L’évolution de l’espèce humaine a engendré l’Homo Sapiens Sapiens,  qui, comme tout espèce répondant aux lois de l’évolution, s’est divisée en l’Homo Sapiens Footballisticus et l’Homo Sapiens Homosexualis. Nombreux sont ceux qui croient que, par un problème évident de reproduction, cette dernière espèce est vouée à stagner et ne jamais évoluer. Mais tout ceci est faux. La preuve en est mon appartenance à une sous-branche de cette famille : l’Homo Sapiens Homosexualis Romanticus. N’y voyez pas une référence à Roméo et Juliette ou quoi que ce soit du genre… Le H.S.H.R. est un spécimen d’homosexualis qui croit en ce que nombre de gens appellent la vie de couple…
 
Personnellement, je suis un fusionnel. Je n’arrive pas à imaginer une histoire à long-terme en restant chacun chez soi. Si je voulais ce genre d’histoire, moi chez moi, toi chez toi, je serais comblé par celle que j’ai avec mon facteur ou ma banquière. Moi, j’ai besoin de rentrer et de trouver chez moi mon homme sweet homme. Au moins, ça motive pour rentrer plus vite !
 
Mais de nos jours, nombreux sont ceux qui veulent le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière, c’est-à-dire avoir un mec, être fous amoureux et que tout se passe pour le mieux du monde, mais rester à vivre comme un célibataire dans son petit chez-soi… Et là, y’a comme un os dans le Bonbel… Suis-je le seul à encore vouloir vivre à deux ? La sous-espèce Homo Sapiens Homosexualis Romanticus se limite-t-elle à une seule erreur génétique, c’est-à-dire moi ? Je ne crois pas. Vous allez trouver ça redondant, mais ce qui me pousse à dire cela, c’est la solitude. Avouez : combien d’entre vous se sentent seuls, en ce moment, devant leur PC, à lire cet article ? Si vous êtes au boulot et que vous lisez cela, c’est bien que vous êtes seuls à ce moment précis. Ou alors faites gaffe : c’est peut-être votre patron qui est avec vous ! Si vous êtes chez vous, le soir, après le boulot ou la fac, vous êtes seuls devant le PC, seuls dans votre petit appartement, ou seuls dans votre chambre avec vos parents à l’étage d’en dessous… Et combien de vous trouvent ces moments pesants ? Combien vont éteindre leurs PC pour aller se coucher à contre-cœur, d’un pas lourd, car ils sont seuls chez eux ?
 
Bien sur, la solitude a du bon, et elle est nécessaire au bon équilibre de la psyché, elle est souvent réparatrice, reposante, propice à le réflexion. Mais quand elle ne l’est pas, elle est le pire ennemi qu’on puisse avoir. Elle est là, dans l’écho des pièces vides, dans le silence quand on se couche, dans le repas mangé seul chez soi devant la télé… Moi, mon réconfort, c’est quand je demande « tu préfères manger quoi ce soir ? », « y’a quoi à la télé ? », ou quand j’entends le souffle de mon copain qui dort à coté de moi, quand je peux sentir sa chaleur à mes cotés… Mais comment avoir tout cela en vivant chacun chez soi ? C’est quasiment impossible… On ne peut découvrir qui l’on est qu’à travers le regard de l’autre, et en l’occurrence, l’autre idéal pour moi est mon copain… quand j’en ai un !
 
Je vous conseillerai d’ailleurs l’ouvrage « Solitude » de Françoise Dolto à ce sujet. L’écriture n’est pas facilement compréhensible à la première lecture, mais ce qu’elle y dit sur la solitude est bourré de vérités.
 
Mais revenons à notre H.S.H.R. Ce brave romanticus a donc pour but dans la vie de se caser… mais du coup, le ferait-il avec n’importe qui ? Je me suis posé la question… et au final, c’est vrai que je ne me suis pas toujours caser avec des mecs qui me correspondaient… Si ! Le dernier, on était fait pour être ensemble… Mais personne ne m’avait précisé avant que j’avais pris l’option « plante moi un couteau dans le dos » avec celui-là… Moi qui pensais n’avoir pris que l’option « brouette »… Mais comme le dit le dicton : « qui aime bien, châtie bien »… Il était donc raide dingue de moi, vu ce qu’il m’a fait… Mais ne nous attardons pas sur ces puits de souffrances que sont les exs, sinon Causette aurait l’air d’être une nympho sous exta à coté de nos petites histoires ! Reprenons avec notre romanticus. Il est donc là pour trouver l’âme sœur et vivre avec… Mais de nos jours, une des choses qui ne se fait plus dans les couples, ce sont les compromis. Et je parle pas du « j’ai toléré le fait qu’il se gratte les couilles » ou autres fadaises comme ça. Je parle du vrai compromis, c’est-à-dire de l’abandon d’une partie de soi. Car pour que les deux personnes cohabitent, il leur faut céder une partie de ses habitudes et de sa façon d’être pour que la sauce prenne. Mais qui est prêt à le faire ? Quelle est la fille qui, de nos jours, ne va pas se sentir flouée d’années de lutte féministe si on lui demande de réduire son nécessaire à maquillage pour poser sa brosse à dent dans un coin du lavabo ? Et quel mec ne va pas prendre peur et fuir en imaginant le mariage quand sa copine lui dira « au fait, y’a ma mère qui va passer demain soir récupérer le service à raclette… Ca te fera une occasion de la rencontrer ! » ? La plupart ne piperont pas un mot, mais commenceront à sentir la main envahissante de l’autre sur sa vie… Mais moi, je ne demande que ça ! Qu’on m’envahisse ! Je veux voir ses fringues traîner sur les chaises ! Je veux pouvoir râler contre ses sales manies ! Les conflits, j’adore ça ! Ca met du piment dans la vie… Et s’engueuler avec son mec, c’est déjà, d’un, avoir un mec (!) et de deux, échanger avec lui, avoir une relation dynamique ! Après, il faut savoir trouver la limite entre chamailleries et engueulades graves… Si tu finis à l’hosto, tu peux commencer à te poser des questions, là ! Bref… tout ça pour dire que le romanticus, dont j’espère ne pas être le seul spécimen existant, est prêt à accepter tout ça pour vivre une vie à deux. Là où la difficulté s’accentue, c’est qu’il n’est pas juste un Homo Sapiens Romanticus, mais un Homo Sapiens Homosexualis Romanticus ! Et là, bizarrement, ça coince. On voit tout le temps des mecs, sur les sites gays, dirent qu’ils cherchent le grand amour, le seul, l’unique, mais pas un n’est prêt à vraiment se lancer dans une histoire. Tous prennent peur dès que cela devient sérieux. Perso, je suis pas plus un ange qu’un autre : si l’envie me prend, un moment chaud me dérangera pas du tout ! Mais si je rencontre un mec qui m’intéresse, je ne vais pas non plus faire semblant… A part une paire d’histoires qui n’ont pas dépassé le mois pour X raisons (dont la number One pour moi : la distance), les autres ont duré au moins 6/8 mois, jusqu’à plus de 2 ans pour la plus longue… Il faut vraiment se laisser une chance, et ne pas prendre peur aux premiers signes de conflit, de désaccord ou à la première déception quand l’auréole de sainteté, souvent due au phénomène « tout nouveau tout beau » qui arrive au début d’une histoire, se sera ternie…
Là dessus, Gauthier vous dira que je suis trop bonne poire, justement… Je fais des concessions, des efforts, trop même, tout ça pour me faire planter à la fin… mais bon, on ne se refait pas ! Quand j’aime, j’aime ! D’ailleurs, garder des relations amicales avec mes exs est toujours très dur pour moi, car si je les ai aimé, ce n’est pas pour rien, et je les aimerai toujours, même si ce n’est plus tout à fait pareil, et même le dernier qui m’a arraché le cœur à main nues pour le donner en pâture à des corbeaux affamés… et le tout sans anesthésie ! (comment ça j’en fais un peu trop ? Pas si sur… je vous raconterai si vous êtes gentils !) Dans un milieu, le milieu gay, le sexe est tellement facile et les contextes parfois si difficiles (car, disons-le, même si je n’ai quasiment jamais eu de problème à cause de ma sexualité, nombreux sont ceux qui tombent encore sur des spécimens d’Homo Sapiens Footalisticus dont la mentalité est restée bloquée en 1864…) que créer une histoire qui tient la route est de plus en plus dur à réaliser… Et, chers amies blogueuses, chers amis blogueurs, bonne nouvelle ! Tout ceci vous pend au nez à vous aussi, bande d’hétéros ! Héééé oui… vous les premiers, adeptes du net, vous découvrez les joies du sexe de plus en plus facile… mais avez-vous remarqué comment le fait de se caser, et pour de bon, devenait de plus en plus difficile… ? Certains nieront le rapport entre ces deux faits, mais pas moi… Comptez vos rendez-vous sans lendemains… et faites vous même le bilan…
 
Allez, cet article est beaucoup trop long pour mon faible cerveau… Je vais vous lâcher avec mes histoires de Romanticus… mais repensez à votre solitude, à ce vide en vous, et demandez vous si le meilleur moyen de le remplir ne serait pas avec un amour partagé plutôt qu’avec des amants ou maîtresses d’une nuit ou d’autres ersatz tels que le net, les jeux vidéo, etc… A vous de voir…
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