37 ans, l’âge des questions… ?

Si j’en crois ma carte d’identité, ça y est, j’ai 37 ans. Bien. Et… ben je sais pas trop quoi dire. Bon ben salut !

Cupcake d'anniversaire

Non bien sûr que j’ai des choses à dire. Si vous me lisez un peu régulièrement, vous savez à quel point je me délecte de ces moments de bilan et perspectives (sachant que le prochain est à la rentrée scolaire, je vais en profiter là).

Faire le bilan

Faire le bilan

Donc que s’est-il passé pour mes 36 ans ? Mon Dieu mais tant de choses. Ah oui, juste avant de poursuivre, je vais pas parler de ma vie pro ici parce que je vais fêter mes 10 ans de carrière le 16 et j’ai trop de choses à dire sur le sujet pour le balancer ici (spoiler : j’ai eu une épiphanie de ouf), je le garde pour un article en entier.

Ampoule brisée par un projectile

Donc 37 ans, je disais. Je suis sereine. Faut dire que si on en reste sur ma vie perso, y a pas trop de quoi se plaindre. Vie commune réussie, ma vie avec Victor et nos deux chats, c’est quasi que du bonheur. “Quasi” ? Oui parce qu’on a la voisine du dessus qui est revenu nous saouler (mais plus de news depuis, elle a dû réaliser qu’elle était dans l’abus total et n’avait aucun recours, je sais pas, je m’en fiche) mais surtout, surtout, on a une bête noire absolue : les courses à l’hypermarché le samedi. Tiens, j’écrirai un article là-dessus parce que ce lieu est un aspirateur surpuissant à bienveillance et patience. Mais putain, pourquoi tous les vieux y vont le samedi alors qu’ils ont toute la semaine pour y aller ? Ce truc est une épreuve, un cauchemar, je crèèèèèèèève à chaque fois. Non mais vraiment, comparons : quand je dois sortir pour aller à un atelier couture, un atelier yoga, j’y vais en courant alors que le supermarché, je fusionne avec le canapé, LITTERALEMENT. Et je viens de faire plus de trois phrases sur mon cauchemar de l’hypermarché dans l’article sur mon anniversaire, gasp.

Yoga sur la plage

Mais du coup, mes 36 ans, ce fut beaucoup d’explorations et mes 37 ans le sauront d’autant plus, surtout quand j’aurai sorti mon mythique blog Nina feels good, le truc dont je parle depuis une éternité sans me lancer. Mais le fait de ne pas écrire sur le sujet ne m’empêche pas d’expérimenter, de vivre. En fait, j’ai décidé qu’il était temps de vivre de nouvelles vies. Au pluriel, oui. En fait, je suis en train d’inverser le paradigme. Pendant des années, je me servais de mon travail comme base de (très relative) stabilité dans ma vie et je butinais dans ma vie perso, me créant des dizaines d’aventures… pas toutes incroyables, loin de là mais bon, c’était là ma nouveauté. A présent que j’ai mon Victor et notre appart du bonheur, où pouvais-je donc puiser ma nouveauté, mon aventure ? Et bien, dans ma vie “professionnelle”.

écrire sur des documents

Parce qu’en ce moment, je fourmille de projets. Comme d’hab, oui, ok, mais là, je touche du doigt quelque chose. Je sais que mon kiff, c’est apprendre, me cultiver. Et il faut que je le fasse plus souvent, pour moi. Il y a quelques temps, je me posais un peu la question de l’intérêt de m’investir dans des activités annexes et aujourd’hui, j’ai ma réponse : parce que ça fait vivre plusieurs vies. Parce qu’à un moment, je peux être une plongeuse, une yogi, une étudiante en langues étrangères, une couturière, une artiste en papier, une photographe, une vidéaste, une ce que je veux. Parce qu’en fait, on s’en fout de ce que ça pourrait m’apporter demain ou après-demain, c’est ce que ça me rapporte maintenant qui compte car comme dirait Teresa “être ou ne pas être, moi, je suis” (philosophie).

Paper art

C’est tellement cool le paper art

Alors évidemment, y a toujours la question du temps qui manque mais je me mets petit à petit au Morning miracle (se lever à 6h le matin… normalement, c’est 5h30 mais on va pas pousser mémé dans les orties non plus) et in fine, j’espère y arriver.

Lever de soleil parisien

37 ans, nouvelle page, nouvelle vie… ?

PS : je me rends compte en relisant mon article de l’an dernier que j’avais quasi écrit les mêmes choses… Ok.

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Road trip en Europe de l’Est

Hey salut ! Ceux qui me suivent sur Twitter ou Instagram le savent :  pendant 15 jours, Victor et moi sommes allés se promener un peu à l’Est pour voir ce qu’il y avait de nouveau. En Europe de l’est ! Au menu : Prague, Budapest, Dubrovnik et Kotor. Ambitieux ? Oui mais c’était sans compter mon arme ultime : le powerpoint des vacances !

powerpoint_presentation

C’est à peu près à ce moment là que Victor a regretté de s’être installé avec moi, je pense.

regret

Oui, voilà. En fait, tout a démarré il y a quelques mois quand j’ai découvert le pass Interrail, je nous imaginais déjà voyager à travers l’Europe en train, découvrir toutes les villes et les capitales. J’ai donc commencé à dessiner différents trajets. Voyons, où ai-je envie d’aller ? Amsterdam, Prague, Vienne, Dubrovnik, Thessalonique ? Attends, non, en train, ça colle pas trop… Amsterdam, Berlin, Prague, Dubrovnik, Thessalonique ? Et si on faisait Amsterdam, Berlin, Venise, Dubrovnik et Thessalonique ? Non, ça ne marche pas car : le train en Croatie, c’est pas ça… Par exemple, moi, je m’imaginais faire un Venise-Dubrovnik en longeant la côte mais non, si je veux faire Venise-Dubrovnik, je dois descendre à Bari et prendre le ferry. Bon, bref, j’essaie de ré articuler. Puis le soir de mon anniversaire, j’en parle un peu et Victor m’annonce qu’il veut aller à Budapest donc je modifie mon menu et voilà la version définitive : Prague – Budapest – Dubrovnik et Kotor. Oui, le Monténégro est apparu comme une bonne solution : moins loin que la Grèce et y a la mer.

Kotor au Monténégro

Commençons par un trajet en avion pour gagner du temps, puis train de Prague à Budapest, ça va. Maintenant, organisons le voyage Budapest – Dubrovnik… Et c’est là que ça commence à chier un peu : en fait, la Croatie n’a pas de réseau ferré très développé (peut-être à cause de la guerre, j’ai pas trop investigué là dessus, j’avoue) donc on peut arriver à Split en train, faire ensuite du bus jusqu’à Dubrovnik puis du bus jusqu’à Kotor. Ok. Et du coup, je prends pas l’Interrail, sans intérêt.

prendre le train pour voyager dans l'Europe de l'Est

Cette jolie gare est située à Budapest, en Hongrie

Je dessine donc nos vacances, je sélectionne quelques AirBnB plutôt sympas et je présente le tout à mon adoré, rétroplanning et budget en fin de présentation. Vendu ? Vendu ! Et je dois vous dire, mesdames et messieurs, que j’ai réalisé une très belle offre, un très beau package (on en a eu pour moins de 1500 € chacun pour 15 jours), je ne me suis pas plantée dans les dates, tout a roulé. Par contre, à refaire, je modifierais deux ou trois trucs mais c’est bon, si demain, je n’en peux plus du marketing, je pourrai faire agente de voyage. Enfin, à un voyage en train de nuit épouvantable et une plage de cailloux près mais on y reviendra.

plage kotor monténégro

La plage qui fait mal…

Tout était prêt en amont… Puis le déménagement et pof, on est partis à l’arrache complet : pas un guide, rien, juste nos habits et nos maillots et on s’en est sortis comme des chefs. Aidés certes par le Dieu Internet porté par le Saint Wifi, Victor a même été contacté par Google car il mettait plein de notes partout. On a usé et abusé de Google map et de ses établissements notés, de Tripadvisor, du forum du routard… Finalement, avait-on besoin de dépenser 20 € dans un guide qui nous aurait duré 2 jours ? Ahahah, non. Par contre, la prochaine fois, j’espère avoir plus de temps pour réaliser un cahier avec phrases clés, monnaie, points d’intérêts du coin. Mais comme toujours, le temps me manque.

Mais où se situe donc cette horloge ?? Réponse dans le prochain article (ou le suivant)

Mais où se situe donc cette horloge ?? Réponse dans le prochain article (ou le suivant)

Bref, asseyez-vous, on va un peu vous parler de notre road trip en Europe de l’Est (mais sans doute pas tout d’un coup, je vais encore être inspirée par plein de trucs, vous allez voir… ou pas parce que je n’ai aucune idée de la teneur de mes prochains articles)

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36, c’est 18×2

Bonjour à tous !  Aujourd’hui, j’ai décidé de vous offrir un cours de maths ! Non, en fait, aujourd’hui, c’est mon anniversaire, j’ai donc 36 ans. Ouais, 36 ans, 18×2, donc. Et curieusement, je le vis pas forcément hyper bien.

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En fait, un anniversaire, c’est toujours l’occasion de faire un peu un point sur sa situation… qu’on le fasse consciemment ou non d’ailleurs. Et le problème, c’est que je suis pas sûre d’être là où je devrais être à l’heure actuelle. En fait, je me sens un peu sur une fin de route et je n’ai aucune idée de quelle direction prendre par la suite. Et ça me saoule.

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Reprenons : bon, niveau privée, j’ai de quoi faire, le virage est amorcé et la direction claire mais… y a cet éternel problème de temps libre, d’envie de me réaliser dans certaines activités mais je n’y arrive juste pas et ça commence à vraiment me frustrer. Je veux vraiment tenter l’aventure éditoriale mais ma vie socialo-amoureuse d’un côté et surtout ma vie pro de l’autre m’en empêchent, j’ai pas de temps pour écrire quoi que je fasse et bordel, j’en ai un peu assez.

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Mais le vrai point de tension, c’est le professionnel. Au quotidien, ça va, les jours se suivent sans toujours se ressembler et si y a des matins, je me lève avec un goût de pas envie, c’est plus parce que je suis pas du matin, je pense. Mais voilà, force est de le constater : je suis arrivée au bout du chemin et j’arrive pas savoir vers quoi reprendre la route. En gros : le social media management, je gère, je suis même capable de passer pour une pro de Snapchat alors que je n’arrive toujours pas à m’en servir (enfin, je sais pas quoi poster dessus, les trucs que je partage, je le mets sur Twitter ou Instagram, les choses que j’ai envie de partager en petit comité… je les mets pas forcément sur les réseaux sociaux. Mais je suis quand même sur snap et je vais vraiment essayer de snapper des trucs, je vous mets le compte :

snap-nina-bartoldi). Bref, les réseaux sociaux sont mon terrain de jeu… mais un terrain de jeu où je peux un peu trop dire quelle balançoire grince et quel cheval à ressort secoue le plus… Déjà, à force de coups de pression, j’arrive à quitter le community management pour la strat pure, mais…

36 ans

Alors voilà, je réfléchis et j’étudie les différentes options. Le management, ça me fait pas triper mais ok, je suis prête à m’y lancer à présent parce que… ben parce que c’est la route la plus évidente, en fait. Les RP ? Non merci. Le paid ? Ca me plaisait bien y a un an et demi mais finalement, c’est pas tant mon trip que ça, même si j’aime vraiment bien le RTB. La data ? Ah oui, ça, vraiment, ça me plaît. Mais comment transformer l’essai ? J’ai pas mal cette dimension dans ma boîte actuelle mais ça reste du social media data, on est très loin du data mining ou data analyse, il me manque trop de cordes pour le moment. L’autre jour, pendant un massage shiatsu (oui), j’ai eu une révélation : je veux faire de l’économétrie. Alors j’ai pris mon clavier, j’ai regardé… Ok, j’en ai pour minimum deux ans de formation (continue) ou en formation à distance…. à 2500 € l’année. Pas du tout ce que j’avais prévu et gros coup au moral. Parce que ça fait 9 ans que je vais du community management, 5 ans que je fais des claquettes sur les réseaux sociaux et je n’arrive pas à dessiner de nouveaux ponts. Je m’y emploie, je m’agite, je m’épuise… Et j’ai la sensation de louper toutes les opportunités.

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Le problème, c’est qu’à vouloir tout faire, on ne fait rien. Je veux booster mes langues et maîtriser un minimum l’espagnol et le suédois, en plus de ré acquérir l’allemand. Je veux devenir une économétriste, faire du yoga, aller à la piscine et à la salle de sport, coudre et tricoter, faire des infographies et même des vidéos… Bref, je m’obsède sur l’obtention de nouvelles compétences et je n’avance pas.

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36 ans, c’est 18×2. 18 ans, l’âge où j’ai quitté le nid familial, le plus gros changement de ma vie. J’aimerais que mes 36 ans soient un peu une réédition même si ok, je vais déménager pour m’installer en couple et ça, c’est déjà un sacré changement mais j’aimerais enfin trouver ma place au sein du milieu professionnel. Parce que ça fait 9 ans que je suis une carrière que j’ai pas forcément choisi, que j’y suis bonne en plus mais… ben, il serait temps de passer à autre chose.

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Noël, ce truc que tu vois jamais venir

Chaque année, la même histoire. D’abord novembre, les anniversaire de ma soeur, mon père et Anne qui sonnent comme un léger avertissement à mon oreille : Noël approche, gère les cadeaux au plus vite. Puis nous voilà déjà au Black Friday vers la fin novembre et soudain, sans que je comprenne pourquoi, me voici dans le train direction le sud avec un ou deux cadeaux manquants, des paquets à faire et surtout, surtout, l’angoisse qu’un des cadeaux commandés ne soit pas arrivé parce que le centre de tri de mon bled aime faire grève peu de jours avant Noël.

Le bocal de Noël

Enfant, Noël me rendait extatique. Le sapin et ses guirlandes lumineuses, la crèche, les vacances, les cadeaux, le quatuor gagnant. Faire le sapin et la crèche était une de mes occupations préférées. Je m’arrête un peu sur la crèche car c’est une vraie institution chez nous. En fait, l’histoire commence lors mon premier Noël, ma marraine avait offert à mes parents quelques santons “Carbonel”. Petit à petit, la crèche s’est étoffée : mon papa avait construit une maison-étable puis on a acheté quelques éléments dans un village près de Perpignan : une nouvelle étable en “pierre”, un pont, un puit, une autre maison… Puis une année, ma mère a acheté deux petites dalles de béton aggloméré que l’on a taillées avec ma soeur pour créer des espèces de falaises à plateau. On a buriné tout un dimanche après-midi et résultat, j’ai eu mal au poignet pendant 2 jours. Bref, la crèche, chez nous, c’est bien plus une institution qu’un symbole religieux, un terrain de jeu fantastique pour ma soeur et moi quand nous étions plus jeunes.

La crèche de Noël avec les santons Carbonel

C’est pas la nôtre mais y a de l’idée

Mais le temps est assassin et mon esprit de Noël en prend chaque année un coup. Peut-être parce qu’il fait 15° en décembre et que j’apprécie même pas mon traditionnel vin chaud censé me réchauffer vu que j’ai pas froid ! Peut-être parce que la semaine avant Noël est la pire quand tu bosses : trois milles réunions, des bouclages de dossiers aux petites heures de la nuit, de la fatigue et des crises de nerfs à tous les étages. Autant vous dire que quand vous dormez moins de 10h en trois jours, l’esprit de Noël devient vite un concept fumeux et lointain.

Fatigue de fin d'année

Et que dire des vacances de Noël ? Je les attends avec impatience avec la douce promesse de siestes et grasses mat’. Sauf qu’en vrai, non, pas tant que ça. D’abord, tu as la course aux derniers cadeaux et leur emballage, une activité dans laquelle je n’ai jamais réussi à briller, essayant de déployer quelques astuces pour cacher la misère du paquet. Puis tu entres dans le marathon bouffe et familles : tu manges, tu manges, tu bois, tu bois, tu vas de maison en maison faire des bisous à tes proches, apporter quelques cadeaux, manger, manger, boire, boire. Si on rajoute à ça ma bonne habitude de choper un rhume ou une crise de foie, c’est un peu râpé pour le repos. Sans parler que depuis, j’ai gagné un neveu (et une nièce mais elle est encore dans sa période “je dors, je mange, je végète”) qui aime très fort sa tatie. En somme : quand Saturnin est debout, tout repos devient impossible vu que je suis son jouet préféré.

Saturnin joue dans la forêt, une photo sans retouches dont je suis très fière

Je suis super fière de cette photo (sans retouches)

Mais pourtant, j’aime Noël quand même. je m’en fous que ce soit une fête commerciale, je m’en fous des histoires de crèche ou pas, je m’en fous de la fatigue et de prendre 3 kg en 5 jours. Noël reste une jolie parenthèse dans ma vie où je me fais cajoler chez mes parents, où je vois ma famille, où on rigole, où on se ravit de faire plaisir à ses proches. Et où on boit du champagne devant la cheminée (enfin, la cheminée, ça devient salement optionnel). Mais cette année, quand même, gros bémol : quasi une semaine sans Victor, ça me chagrine un peu.

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After de Anna Todd

J’ai une lourde croix à porter. Pour mon anniversaire (celui d’avril, oui), on m’a offert pas moins de 4 volumes d’ After de Anna Todd. Sur le coup, je déballe le cadeau et me retrouve face à 4 pavés aux couvertures fluos, un peu étonnée “tu sais ce que c’est ?” “Non” “C’est pareil que Fifty shades of grey!”. Ah ok, j’ai dû communiquer une mauvaise information à un moment pour ue tu penses que j’aime cette littérature. 4 volumes. Mais c’est un cadeau, je me suis fait un devoir de lire les 4. J’ai terminé le 1er et je vous avoue que ma bêta testeuse (Anaïs, qui a dévoré les 50 nuances…) a vraiment du mal à finir le 2. Donc pour vous expliquer pourquoi on en chie des ronds de chapeaux, laissez moi vous conter l’histoire.

After de Anna Todd, l'érotisme pour les coincées

Theresa dite Tessa, arrive à la fac. Fille à maman qui lui a bien serré la vis, fiancé au good boy qui sent bon le chocolat chaud et les corn flakes, elle fait la rencontre de sa coloc de chambre, une meuf piercée, tatouée et habillée comme une pute (ce qui dans la tête de Tessa veut dire “jupe qui arrive au dessus du genou et débardeur). Maman de Tessa est très fâchée mais fifille ne veut pas faire d’histoires. La coloc, Stef, a plein d’amis tous tatoués aussi dont Hardin, un Britannique que Tessa déteste car il est trop con. Mais au fil des soirées alcoolisées, les deux vont se rapprocher jusqu’à ce que…

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Bon, rien de neuf sous le soleil : la petite vierge et le bad guy, ils se détestent donc se kiffent à mort et après 475 pages de niaiseries, ils finissent par coucher ensemble (bon, ils ont fait un peu de touche pipi et de caresses buco génitales avant, quand même). Tessa, ravagée par la passion, plaque son mec à la guimauve, se fâche avec maman, quitte sa chambre d’étudiante pour partir vivre avec Hardin. Ouais, ok. Les scènes de cul sont convenues mais pour le coup, elles sont légèrement plus charmantes que celles de Beautiful Bastard qui étaient toujours écrites sur le même schéma. Charmantes, pas excitantes.

un-baiser-langoureux-pour-une-scene-torride-image

Ah, le schéma narratif, parlons-en. Comme Beautiful Bastard, on retrouve systématiquement les mêmes séquences “dispute-Han je te déteste Hardin-sexe ou tripatouillage”. Faudra un jour que je me penche sur cette question du “les Américaines se libèrent sexuellement après une dispute”, ça semble particulièrement les exciter, quand même. En tout cas, Tessa, ça lui fait de l’effet, même si on a droit à chaque fois à “mais c’est trop un con, je le déteste, plus jamais je lui parle ! Baisons!”. Mon Dieu. Tant que nous sommes à parler de Tessa, je n’arrive pas à décider si l’auteur est très doué pour nous peindre un personnage flippant de psychorigidité, ce qui la rend assez antipathique au demeurant, ou si cet effet est involontaire. Non parce que Tessa, c’est la meuf qui, au bout de 2 jours de cours, veut à tout prix avoir 15 jours d’avance et faire tous les devoirs (y compris ceux qu’on ne lui a pas donnés?), se met systématiquement au premier rang et lève la main et à chaque question mais surtout, surtout, elle passe sa vie à mettre des réveils pour tout chronométrer : “allez, 20 mn de littérature puis 10 mn de douche puis sieste de 15 mn puis pipi de 2 mn” mais… je crois que tu devrais te faire soigner, mademoiselle. Et puis elle est coincée, putain. Au début du roman, elle se choque que sa coloc et ses amis boivent de l’alcool, qu’elle soit la seule à être encore vierge, que personne ne comprenne qu’elle veut se préserver pour son mariage… Mais le pire, c’est que quand elle finit par tripoter Hardin, elle se choque de ses mots cochons, genre “t’as un trop beau cul”, “oh, je vais jouir” et la meuf, dans sa tête “ohlala, je m’habituerai jamais à son langage grossier”. Heu, pardon, quel langage grossier ? Non mais je veux bien que la fille soit coincée et qu’on insiste LOURDEMENT sur ce point mais le mec va au pire lui dire un “j’ai envie de toi”, pas un “je vais te baiser comme une grosse chienne et aller tellement au fond que ça va ressortir par la bouche”… Ah, et truc que je ne supporte pas, ils n’arrêtent pas de s’appeler “bébé”. Je sais que les Americains adorent ça mais je déteste ce sobriquet, vraiment.

Je n'ai aucune idée de ce qu'est ce film mais les 2 garçons sont tout à fait flippants

Je n’ai aucune idée de ce qu’est ce film mais les 2 garçons sont tout à fait flippants

Pour finir, dernier point et non des moindres : la prétention HALLUCINANTE de l’auteur. Pas mal de scènes se passent en cours de littérature anglaise où nos jeunes héros étudient entre autre Les hauts de Hurlevent et Orgueil et préjugés*. Et l’auteur ose à chaque fois faire des parallèles entre les héros de ces romans et Tessa et Hardin. D’ailleurs, je me demande si c’est vraiment un hasard si Hardin commence par un H comme Heatcliff et si Theresa et Catherine ont des consonances proches. Non mais sérieux, comment tu peux oser un tel parallèle ? Est-ce que moi, j’irai écrire un roman en me plaçant subtilement à l’égal d’un Moravia, par exemple ? Je ne crois pas, non. Il faut quand même être sacrément sûr de son coup pour se positionner direct en face d’un monument de la littérature anglaise et sans frémir, s’il vous plaît. Dommage, tu n’arrives pas à la cheville d’une Emily Brontë. Comme quoi, le sexe n’est pas vraiment l’ingrédient phare des bons romans.

Wuthering-Heights

* que j’étais justement en train de lire en parallèle, cet étron m’a en plus spoilé la fin… Bon, ok, elle était prévisible mais quand même…

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35

Si je m’en réfère à ma carte d’identité, ça y est, j’ai 35 ans aujourd’hui. Oh waouhou déjà ! Mais hier encore, j’étais cette fraîche jeune fille de 25 ans, débarquant pleine de rêve sur Paris… 35 ans. 30+5 ou pire… 40-5. Tic tac tic tac.
35
Je n’aurais pas cru mais si : j’ai la crise de la trente cinquaine. Je ne pensais pas que ça existait mais figurez-vous que si, du moins pour moi. Alors que je m’étais sentie forte et sereine pour mes 30 ans en mode « hihi, 30 ans, c’est cool, je sais qui je suis lalala », à 35 ans, c’est plus compliqué. Pourtant, ma vie roule encore mieux qu’à mes 30 ans. Le jour de mes 30 ans, je me suis éveillée pour rejoindre un boulot que je haïssais, passant tout mon temps libre à mailer des CV pour me tirer de là au plus vite. A mes côtés, mon petit ami du moment, un garçon aussi charmant que dysfonctionnel qui n’aurait jamais m’offrir plus que la place de maîtresse officielle bien qu’il n’en ai pas réellement conscience (ou ne veuille pas l’admettre). A 35 ans, je fête mes 7 mois dans cette boîte où tous les espoirs me semblent permis, où je cartonne et où je joue enfin le jeu de l’entreprise, espérant aussi gagner la branche que je vise : les études (oui, je sais, avant, j’avais dit stratège digitale, laissez-moi changer d’avis). Mon chéri est bien plus fonctionnel que celui de l’époque, on vit une relation cool, tendre et épanouissante qui nous fait du bien à tous les 2, tout va bien. Côté amitié, j’ai des piliers solides et je le sais, dans ma famille, tout va bien, ma soeur voyant à nouveau son ventre s’arrondir. Mais je vous en reparlerai. Bref, tout va bien. Alors c’est quoi cette crise ? C’est la crise du sens.
sens-vie
Je ne veux plus perdre de temps en conneries, en fait. Ca s’articule autour de plusieurs axes. Le premier est personnel : je veux savoir qui je suis. Enfin pas tant qui je suis (je le sais) mais ce que je peux faire. Je ne finirai pas ma vie dans le marketing, c’est un acquis pour moi. Parce que si je m’éclate à raconter des histoires, à arriver à répondre à la problématique client en mettant les bonnes pièces dans le bon ordre, ça n’aide personne. Je veux dire si demain, on arrêtait tous de faire du marketing, ça ne léserait pas grand monde in fine, ma contribution à la société étant aujourd’hui résumée à payer mes impôts et à consommer. Ca fait une bien belle jambe à ceux qui ont eu moins de chance que moi dans la vie. Ca tourne depuis janvier, j’arrive toujours pas à trouver mon engagement et j’ai envisagé un temps à finir ma vie marketing pour devenir… instit. Pourquoi pas mais en fait, je me rends compte de deux choses : ce qui me motive avant tout, c’est l’idée de passer le concours et ensuite, les enfants, à part mon neveu, je suis pas sûre d’avoir une grande patience avec eux. Je me suis imaginée masseuse Shiatsu aussi pour aider… les riches. A 60 € le massage, c’est pas le smicard qui va profiter de la détente accordée par mes doigts de fée (au moins). Bref, ça mouline, ça mouline.
Labyrinthe-pelouse
Autre point que je trouve encore plus intéressant : ma volonté de décaper mon entourage, façon Monica. Je m’explique : je veux de la sérénité partout. J’en ai marre des parasites de la vie, ces gens pas forcément méchants en soi mais que t’as pas envie de voir car ils sont toujours négatifs ou qu’ils ont une addiction qui fausse leurs rapports aux autres. En gros, ils ne m’apportent rien. Je ne parle pas de gens qui sont à un moment T dans une situation qui les rend triste et déprimés voire dépressifs, je ne rêve pas de vivre au milieu des Bisounours non plus mais il y a cette catégorie de gens, ceux qui sont toujours bourrés/camés/en chasse en soirée et qui finissent par en être ultra lourd. Ceux qui vont passer le moment où vous allez vous voir à se plaindre, plaindre, plaindre sans même se demander 30 secondes si vous, ça va. Des gens toxiques, quoi. Ca, c’est fini. Je veux des gens qui m’apportent quelque chose : à minima un bon moment (sauf cas où la vie a été pute avec eux, bien sûr, je ne dis pas que je tournerai le dos à mes amis le jour où ils auront un pet de travers), mais aussi des connaissances, qui touchent leur bille dans des univers que je connais pas ou mal.
happy friends in summertime
C’est un peu compliqué à expliquer, ça fait limite amitié intéressée mais c’est vrai que j’ai envie de gens « meilleurs » que moi qui me poussent en avant, m’encouragent à lever le point et avancer vers mes objectifs, qui me nourrissent de leurs savoirs et m’invitent à partager avec eux mes compétences, qu’on s’apportent mutuellement des choses. Ca vient finalement avec le fait que je n’ai plus envie de me bourrer la gueule à en vomir aux soirées, que je préfère une soirée cool à siroter du vin en refaisant le monde que des soirées défonce à dire de la merde dont on se souviendra pas parce qu’on n’était plus en état d’enregistrer.
dites-adieu-a-la-gueule-de-bois-grace-a-cette-nouvelle-pilule-miracle-qui-reduit-le-taux-d-alcool-dans-le-sang
Bref, 35 ans, c’est l’âge de l’intelligence et de la sérénité. Deal with it !

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Hier encore, j’avais 33 ans

En fait, non, hier, j’en avais déjà 34 mais j’avais la flemme d’écrire alors prenons une légère liberté par rapport aux faits et puis j’ai pas trouvé mieux comme titre.

happy-b-day

Voilà, un nouvelle année, ma 35e en ce bas monde. J’attendais pas mal de mes 33 ans vu que c’est un chiffre impair et qu’en plus, y a plein de trois et j’aime bien les 3 (et les 6, les 7 et les 9. Quine !). Donc 33 ans devait être l’âge de ma réussite incroyable. Et bien pas trop. En fait, ce fut un peu l’année du peinard même si j’ai été souvent débordée, en flirt permanent avec le burn out, dès que je pouvais en milieu aquatique. Niveau privé, j’ai envie d’applaudir ma belle stabilité amicale. Pour le reste, quelques mecs, des biens (un ou deux) mais pas mal de connards quand même, des manipulateurs, menteurs, arnaqueurs, sans doute pervers narcissiques pour au moins deux d’entre eux. Mais aucun dommage de mon côté. Une éventuelle blessure d’ego récemment mais rien qui ne puisse m’abattre. Tout ça n’a pas tant d’importance.

poubelle-rose

Mais pour mes 33 ans (et pas que), il s’est passé un truc qui me révulse et j’ai décidé que pour mes 34 ans, ça n’allait pas se passer comme ça. Je me suis fait baiser la gueule et pas qu’un peu. Donc voilà, pendant 33 ans, j’ai été la gentille bonne élève polie et disciplinée. Et bien, révélation : c’est pas la bonne stratégie. Pas du tout. Pendant que tu t’appliques à faire tes devoirs en souriant, ça manipule, ça tracte et tu restes sur le bord de la route. La gentillesse, je la réserve désormais pour un cercle très fermé. Pour le reste, je sais pas encore comment je vais gérer mais c’est bon, j’ai bien compris la leçon. Ca, c’est ma résolution 34 ans : sortir les griffes et pas juste pour patasser ma couche avant de m’endormir (cette métaphore est une honte).

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En conséquence de quoi, je considère que 34 ans sera l’âge de moi. MOI. Pour de vrai, je veux dire. Je deviens mon principal centre d’intérêt. Toujours plus de piscine, du temps pour moi. Fini les nocturnes, fini le « oui, oui ». Je dis oui que si j’ai envie, je me fiche d' »être serviable », de « faire plaisir », de « pas faire de vagues ». Après tout, pourquoi faire ? Pour plaire à des gens qui n’existent même pas dans ma vie ? Pour éviter des coups ou des insultes (réels ou psychologiques, voyez l’idée ?). On ne peut pas plaire à tout le monde, même en étant la plus grosse bonne poire du monde donc fuck. Je dis non. Non non non. Comme dirait mon neveu.

Saturnin

Alors, qu’est-ce qu’on peut me souhaiter pour mon anniversaire ? De devenir la meuf qui compte et pas juste la « gentille » de service. Et des sous aussi parce que j’ai plein d’envies de voyage mais j’ai pas trop les moyens là de suite.

Happy B day me !

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Dis 33

Samedi, mon compteur personnel prenait un an de plus. Me voici à 33 ans. Mais je m’en fous, j’ai toujours l’air d’en avoir 25. Mais un anniversaire, ça compte non ?

nina-bebe

Ben non. Enfin, plus comme avant. Avant, mon anniversaire était une date clé pour reprendre des résolutions perdues de vue depuis janvier. L’an dernier, mon anniversaire est arrivé peu après l’annonce de la grossesse de ma soeur donc autant dire que je m’en foutais un peu. Cette année, j’ai un peu repris ma vie en main des début mars en arrêtant de fumer (pas une clope depuis le 04 mars) ET en faisant un régime basé sur un équilibre alimentaire. Oui les 2 en même temps, je suis folle. Donc bon, niveau résolution, je n’ai plus grand chose à ajouter.

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Ensuite, c’est l’occasion de faire le bilan. A l’image de l’année 2012, mes 32 ans ont été de véritables montagnes russes. Ça a bien continué jusqu’à aujourd’hui ! Non mais pour vous situer le truc, prenons la journée du 24 janvier : le même jour, je perds ma carte bleue, je me troue la jambe dans le métro mais j’apprends une très bonne nouvelle. Du coup, je ris ou je pleure ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Et la lose a frappé fort le jour même de mon anniversaire. Laissez moi vous raconter… Comme si vous aviez le choix.

bebe-bidou

Samedi, lever tôt (8h30, c’est très tôt pour un samedi) pour aller chez l’infirmière qui me dit que je suis en fin de cicatrisation, youpi ! Bref profitant de ma matinée, je vais à la laverie (je suis tellement débordée en ce moment que j’ai pas le temps d’appeler un plombier… Sans mauvais jeu de mot). Je reviens, j’ouvre la porte et là, énorme bruit d’eau chez moi. Mon Dieu ! Que se passe-t-il ? En fait la fixation du pommeau de douche s’est arrachée, faisant tomber ce dernier qui, dans sa chute, a allumé le mitigeur à pleine eau… Je suis rentrée, la baignoire était à 3/4 pleine quand même…

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(Non ma baignoire n’est pas sale, c’est l’email qui est cramé)

33 ans, l’année du WTF ?

PS : J’avais tellement de beaux cheveux petite…

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La semaine de 8 jours

Discussion entre collègues lors d’une pause, Salima nous expose sa théorie de la semaine des 8 jours et je trouve ça tellement génial que j’ai décidé d’en faire un article pour promouvoir cette théorie. Ouais, je fréquente des gens intelligents, moi. Voici donc la théorie :
– une semaine travaillée de 4 jours, c’est la course, on doit faire en 4 jours ce qu’on fait en temps normal en 5. Donc la semaine 4 jours travaillés ne colle pas. Et prendre un 4/5e, ça fait des sous en moins.
– un week-end de 2 jours passe trop vite. Trois jours permettraient de 1/ passer un jour à ne rien faire d’autre que de se reposer, 2/ sortir faire la fête et 3/ faire son ménage et son administratif.

5+3 = 8, le chiffre magique d’une vie équilibrée. Voilà, voilà, c’est ça qui me la que dans ma vie, ce 8e jour pour se reposer. Moi, je le crois pas que Dieu a créé le monde en 7 jours, on nous a caché le 8e jour, celui où, pour se donner du courage avant de terminer son oeuvre, il est allé faire la fête. Non mais je vous résume mes trois premiers week-ends de décembre :
– week-end 1 : AG de la plongée puis anniversaire de Loxy_more. Couchée 3h, ménage le lendemain.
– week-end 2 : osthéo à midi, shopping-balade avec Anna, soirée anniversaire d’Isa Rousse, couchée à 3h du mat chez Anaïs. Lever 13h, papote jusqu’à 17h30, retour chez moi vers 18h30.
-week-end 3 : soirée de la plongée le vendredi soir, nuit chez Anna, brunchounet chez elle, petit shopping avec elle, courses du week-end puis retour chez moi vers 18h. Dimanche ménage, visite d’un pote de 16h30 à 19h.

Et là, je te pose la question : c’est quand que je :
– écris pour le blog
– travaille sur des projets annexes
– me mets à la couture
– tricote
– avance dans mon roman.

Bon, j’ai peut-être trop de projets persos… Mais avec la semaine de 8 jours, je pourrais me permettre d’avoir tous ces loisirs et l’argent de mes 5 jours de travail. Imaginez comme nous serions heureux dans cette configuration. Après 5 jours de dur labeur, trois jours, trois jours entiers pour récupérer, faire des choses, profiter de ceux que l’on aime. C’est tellement évident que c’est la solution.

Alors unissons nous camarades. Prenons nous la main et réclamons d’une seule et même voix la création de ce 8e jour que nous appellerions Neptedi par exemple. Là, on a une ouverture, on court tête la première vers l’effondrement de notre système actuel alors c’est le moment idéal pour agir, proposer notre idée, attendre que tout s’écroule et en faire u axe de notre recontruction. J’y crois, nous pouvons avoir une vie équilibrée entre travail et vie privée ! Oui ! Rejoignez-nous ! Levez-vous et dites oui au Neptedi !

Non mais sérieux, depuis que Salima m’a suggéré cette idée, je trouve tellement que c’est la solution rêvée pour sortir de ma perpétuelle frustration de ne pas avoir de temps que j’ai envie ce croire qu’on appliquera ça un jour. Un jour de mon vivant de préférence.

Bon, je crée la page Facebook de l’idée, vous êtes chauds ?

 

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Liste de la fille qui a un calendrier de l’Avent

J’en avais jamais trop eu, c’est un collègue qui nous l’a offert. Tout ça pour dire que je cours tête baissée vers Noël en espérant glisser en 2012 sans plus de dommages, j’en ai eu assez, merci.

– Petite soirée anniversaire, je m’habille un peu sex des fois que (raté, tous les célibataires avaient un vagin et une préférence pour les mâles quoi qu’il en soit), j’enfile mes chaussures à talons pas mises depuis longtemps. Arrivée chez ma pote, je finis par les virer tellement j’ai mal. Il faut savoir que depuis mon accident, mon pied gauche s’est un peu affaissé de n’avoir pas marché pendant quelques semaines donc les talons, je supporte plus. Retour vers 1h du matin, le seul train qui part me laisse à une gare à 15 mn à pied de chez moi. Bien. Je le prends, je commence à marcher dans la rue pour rejoindre chez moi. Au comble de la douleur, je finis par enlever mes bottines. Je remercie le ciel d’avoir eu la présence d’esprit de mettre des chaussettes en plus de mes collants.


– Tirage de cartes par ma copine Anna : je vais rencontrer le big Love et être tellement heureuse que ça va créer plein de jalousies mais attention, M. va être muté. Rah mais même dans les tirages de cartes, ma vie est compliquée !


– PC du bureau, on m’a invitée à en réclamer un via le service de maintenance informatique. J’ai donc ouvert un ticket… Il a été fermé en résolu alors que j’ai toujours ma rougne. Bon ben je vais le rouvrir.

– Des fois, dans la vie, tu as le choix. Comme celui de balancer le mail d’une personne pour qui tu n’as aucune estime sans le lire et lui laisser l’illusion qu’elle a eu le dernier mot. Ou alors, tu le lis, tu t’énerves et tu t’enfonces dans un débat sans fond. Pour avoir testé plusieurs fois la première solution, je vous la conseille.


– Il y a 15 jours, j’ai commandé un parfum sur Marionnaud (parce que sur Sephora, ils ne font pas cette marque online), on m’annonce qu’il sera livré dans deux ou trois jours. Au bout d’une semaine, je n’ai toujours rien reçu donc je vérifie sur le site et là, je lis à propos de ma commande “reçue-complète”. Je heu quoi ? Je le confesse, j’ai parfum un peu cher, 80 € le flacon donc forcément, je commence un peu à m’énerver sur leur site et les réseaux sociaux et au bout de 15 jours, révélation : en fait, mon colis était abandonné quelque part dans l’entrepôt. Je sais pas pourquoi je m’obstine à commander quoi que ce soit sur Internet vu que je tombe toujours sur le colis oublié dans un recoin.


– Des fois, tu décides d’être honnête et tu cherches à télécharger des séries en VO sur iTunes pour les regarder sur ton iPad. Sauf qu’en fait, le catalogue est riquiqui, je voulais Spartacus et Borgias, moi… Alors, bon, je fais quoi ? Je télécharge ?

– Il m’arrive toujours de folles aventures. Par exemple, vendredi dernier, j’ai un rendez-vous client avec Lise. Elle m’appelle pour me prévenir qu’elle sera en retard et m’encourage à monter chez le client avant elle. Sauf que pas de bol, la boîte est au 5e et on m’annonce l’ascenseur en panne. Bon ben je vais monter à pied. Sauf qu’évidemment, arrivé au 5e, je me retrouve face à une porte close. Je toque à la porte, rien… Bon… Je vais donc envoyer un mail à la cliente. Le temps que je l’écrive, Lise me rappelle “je suis arrivée, il marche l’ascenseur”. Oui seul le plafonnier ne marchait pas… On dira que 5 étages à pied, c’est bon pour mon genou.

– Je suis une délinquante. J’ai pris une place dans un idtgv mais ma gare n’est officiellement pas desservie. Le train s’y arrête mais je n’ai pas le droit de descendre. Je vais le faire quand même. Je demande au contrôleur qui me dit “si vous vous faites contrôler à la descente, c’est 35 € d’amende”. Bon, je vais tenter. Et je suis descendue sans encombre.

– Au retour, par contre, je me fais choper par un contrôleur beaucoup moins compréhensif qui m’aboie dessus. Forcément, je lui réponds sur le même ton en lui faisant remarquer que le train s’arrêtant en gare, je ne vois pas bien où est le problème. Comme il continue de s’énerver, je lui réponds qu’il est obtus. “Ne m’insultez pas mademoiselle!”. C’est pas une insulte mais c’est ma faute aussi, faudrait que j’utilise des mots plus simples… Ceci étant dit 35 € parce que je ne respecte pas le trajet initial (mon trajet est moins long que si je partais de Toulouse), ils se touchent grave à la SNCF.

Ma vie est foooolle… Non, en ce moment, c’est un peu calme plat et ça fait du bien en fait.

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