Retour à Tokyo pour une balade à Ueno

Le 17 octobre – Quelles sont les raisons qui poussent à se lever avant 6h du matin ? Un voyage, une action politique (on s’est levés à 4h45 pour offrir des petits dejs aux salariés qui commençaient tôt)… ou prendre un bain dans les sources d’eau chaude au soleil levant. Bon, le soleil levant, vu le temps, on l’a pas trop admiré, mais les bains étaient calmes, il n’y avait pas grand monde (et oui, nous n’étions pas les plus matinaux). De jour, les bains sont tout aussi beaux, on serait bien resté un jour de plus.

Ryokan au petit matin

Car oui, il est temps de rentrer à Tokyo pour la fin de notre séjour. Je n’ai pas du tout envie de rentrer, j’aurais bien prolongé le séjour même si je bénéficie de l’habituel effet des vacances : l’envie de faire plein de trucs en rentrant pour une vie plus jolie. Pas que l’origami ou apprendre à faire du thé matcha, non, mais par exemple donner la bonne orientation à ma vie pro*.

Vue du train japonais dans les montagnes

Milk shake matcha au Japon

Mais il nous reste un peu plus de quarante-huit heures avant le retour, profitons-en. Ayant trouvé un appartement proche de Ueno, c’est l’occasion de sillonner un peu le quartier. En commençant par le sublime magasin de jouets énormissime. On va y passer facilement une heure trente à naviguer entre les cinq étages, je m’achète un petit jouet kawai pour mettre sur mon bureau, une casquette fleur de cerisier, Victor craque sur un kit de perles à écraser (lui, il appelle ça du pixel art, ça marche aussi). On découvre des jouets Pokemon, Star Wars, Gundam, Evangelion, des animes qu’on ne connaît absolument pas, des petites choses miniatures, des dioramas partout. Je.veux. ça. en. France. On a aussi des petits jouets que tu peux synchroniser pour faire des chorégraphies, il y a des écrans qui balancent de la techno et des cris dans tous les sens.

Magasin de jouet dans le quartier Ueno de TokyoJouet kawai acheté à Tokyo Diorama japonais dans un magasin de jouets

Après cette excursion pleine de bruits et de couleurs, enchaînons sans transition avec le parc de Ueno, très couru au printemps lors de l’Hanamura, la fameuse floraison des cerisiers. Là, c’est l’automne mais Tokyo restera vert, bien plus que les montagnes en tout cas. Ce n’est pas grave. En passant devant le musée national de Tokyo, on découvre avec stupeur des oeuvres de Rodin et Bourdelle dont on pensait les originaux en France. Pour le penseur, c’est une version élargie mais pour le reste ? On découvre aussi éparpillées, ça et là, des oeuvres contemporaines dont une semi Statue de la liberté un peu étrange (c’était une statue devant un magasin, elle s’était brisée, un artiste en a fait une oeuvre). Mais ça, ce n’est rien, encore. Passons devant le zoo sans s’arrêter, j’ai eu mon quota d’animaux en captivité (je culpabilise toujours un peu après l’aquarium, j’avoue). Juste derrière, on découvre l’adorable jardin de dahlias dont les plus fragiles spécimens sont protégés par de ravissants parapluies.

Herakles de Bourdelle dans le parc Ueno à Tokyo La porte des enfers de Rodin dans le parc Ueno à Tokyo Le penseur de Rodin dans le parc Ueno à Tokyo

Oeuvre contemporaine, parc de Ueno, Tokyo, Japon Oeuvre contemporaine, parc de Ueno, Tokyo, Japon

Jardin de dahlias, parc Ueno, Tokyo, Japon Jardin de dahlias, parc Ueno, Tokyo, Japon Jardin de dahlias, parc Ueno, Tokyo, Japon

Pagode du parc Ueno vue du jardin des dahlias

En sortant, direction le lac voisin et… en fait, on se retrouve face à une marée d’énormes plantes aquatiques offrant des perspectives très étonnantes. D’énormes carpes se pointent dès qu’on approche du bord… Tu sens les bestiaux habitués à être nourris par les humains comme les daims de Miyajima ou Nara mais en moins mignon. On avise un petit stand de brochettes de crabe, on cède à la tentation et c’est juste délicieux. On fait le tour du temple bouddhiste, on fait coucou aux pédalos cygne et c’est reparti pour notre nouvelle destination : Todaï.

Temple bouddhiste sur le lac du parc Ueno Bouddha habillé Promenade autour du lac du Parc Ueno Pédalo cygne à Tokyo Plantes aquatiques du parc Ueno à Tokyo

Qu’est-ce que c’est, Todaï ? C’est l’université japonaise qui est utilisée dans plusieurs mangas à cause de son emblématique tour de l’horloge. C’était surtout un petit clin d’oeil de fans de mangas. Petite anecdote amusante : un papa prenait son enfant endormi sur son siège vélo en photo devant cette fameuse tour. Voulait-il raconter un “toi aussi, tu viendras ici, mon fils !” ou “Hihi, il est comme son papa, il dort à la fac !” ? Un mystère qui restera à jamais irrésolu.

Todai : université de Tokyo Todai : tour de l'Horloge Todai : université de Tokyo Todai : université de Tokyo

La nuit tombe, on retourne donc à Ueno récupérer nos sacs abandonnés dans des casiers (le truc qui nous a embelli les vacances vu qu’ici, tu ne récupères tes AirBnB qu’à 17h mais tu repars à 11h). On prend possession de notre dernier logement (sur six hôtes, nous n’en aurons vu aucun) et on s’effondre. On émerge à 21h, le temps d’une expédition punitive au 7/11 d’en face et fin de journée. Le lendemain, dernier jour complet à Tokyo.

Vue du lac de Ueno à la nuit tombante

* Huit mois plus tard, ça me fait hurler de rire puisque la seule orientation que j’ai trouvée à donner pour survivre, c’est de me barrer et que la situation a commencé à bien dégénérer à mon retour du Japon (à peu près au moment où j’ai ramassé une nouvelle chef. Coïncidence ? NON !)

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Serpenter dans les Alpes japonaises

Le 14 octobre – Petit journée puisqu’on a un peu plus de trois heures de trajet l’après-midi pour rejoindre Takayama. Au programme : musée du manga de Kyoto… après un petit passage à la laverie ! Oui parce que notre AirBnB avait beau être équipé d’une machine à laver, point de sèche linge et faire sécher le linge sur le balcon un jour de pluie, ça marche moyen, moyen… Donc petite pause de 20 mn à la laverie pour faire sécher, le temps qu’une petite mamie nous offre un Fanta Raisin  sans raison (ou on n’a pas compris laquelle).

Borne travaux à Takayama Train à Kyoto

On repart et en chemin, on croise Ibuki Munde (orthographe non contractuelle). Qui donc ? Ibuki Munde. Moi aussi, vingt quatre heures plus tôt, je n’avais aucune idée de l’existence de ce monsieur mais en ce moment, il y a une campagne électorale. Alors comment se passe une campagne électorale au Japon ? Pas de tractage mais mais des voitures sillonnant la ville en hurlant des slogans dans un mégaphone. Donc pendant que nous cherchions un bar la veille, nous avons eu le droit à une dame qui déclamait en japonais “Ibuki Munde ! Ibuki Munde [japonais]. Ibuki Munde. Ibuki Munde…” Il y a aussi les meetings ambulants, on en a également croisé un la veille avec des gens coiffés de chapeaux d’Halloween (?). Ce matin, qui retrouve-t-on devant le Seven Eleven, ses assistants décorant le carrefour de banderoles (je ne comprends que “10%” sur la dite banderole mais de quoi ? Un député acheté, un assistant parlementaire offert ?). Bon, ce doit être la version japonaise de nos marchés, après tout. Par contre, la voiture qui braille les slogans en boucle, priez pour que ça n’arrive jamais chez nous.

Elections législatives au Japon Elections législatives au Japon

Donc le musée du manga. En fait, c’est juste une bibliothèque avec des mangas dans toutes les langues. Je me suis plongée dans le premier volume de Naruto puis je suis passée au n°1 de Monster Hunter mais que j’ai lâché vu que c’était peu ou prou la même histoire (le héros tête brulée, son side kick très sérieux et incroyablement doué, la fille niaise qui ne sert pas à grand chose (le personnage de Sakura dans Naruto crispe légèrement la féministe en moi… enfin, l’écriture du personnage, je veux dire). Bon bref, le musée n’est pas très intéressant en soi, je pique un peu du nez mais j’adorerais avoir la même chose en France (avec mangas, comics et BD, j’entends).

Musée du manga à Kyoto

Et nous revoici dans le train. Après 45 mn de Shinkanzen, nous voici à bord d’un Limited Express et là, je peux vous dire que c’est pas la même histoire. Le train secoue tellement que je galère à écrire, toutes mes tentatives de photo ruinées par les soubresauts. Des photos ? Ou parce que la route est superbe. On circule dans les Alpes japonaises, le long de gorges, l’eau est caressée par une brume basse qui confère au paysage une ambiance quasi surnaturelle. J’avais adoré mon trajet en Renfe pour la beauté des paysages. Là, c’est encore plus grandiose.

Vues sur les Alpes japonaises par la fenêtre du Limited Express Vues sur les Alpes japonaises par la fenêtre du Limited Express Vues sur les Alpes japonaises par la fenêtre du Limited Express

Arrivée enfin à Takayama avec cinq minutes de retard. Il fait nuit mais on sent bien qu’on est en montagne, ça pique un peu. Cette fois-ci, on s’offre deux nuits à l’Hôtel. La chambre est petite, la salle de bain toujours en plastique mais bien assez grande pour ne pas être en contact avec le rideau de douche et le lit, le lit… un bonheur ! Mais surtout, dans cet hôtel, il y a une zone bain au dernier étage avec même une partie extérieure ! L’hôtel nous fournit un pyjama et un petit gilet matelassé, trop chou. Bon, par contre, c’est du modèle unique et ils ont dû prendre pour modèle un Américain Texan, apparemment. Vous avez déjà piqué les fringues de votre papa, enfant ? Et bien, ça donne à peu près la même sensation, je surflotte.

Takayama de nuit

hotel spa Alpina Takayama

Photo non prise par moi 😉

Alors petite histoire de comment qu’on va au bain. Vous prenez votre pyjama, vous allez dans les vestiaires et hop, à poil ! Les hommes d’un côté, les femmes de l’autre. Donc après un repas de boeuf Hida cuit à l’étouffée avec plein de plantes sauvages, on se précipite aux bains.

Plat de boeuf Hida

Donc j’avais expliqué un peu crânement à Victor que, si, si, les bains, ça se prend à poil. Sauf qu’en arrivant à l’entrée, je constate qu’il y a plein de chaussons donc plein de gens. Le doute m’assaille… On se baigne bien nus, hein ? Je me rends dans la zone pour me changer, tout le monde est déjà rhabillé… Bon, lançons-nous. Je vire mon pyjama, personne ne moufte. Je rentre dans le bain… Ouf, c’est bon, tout le monde est nu. Je me glisse donc avec délectation dans l’eau chaude, après m’être rincée une première fois. Dès que j’ai trop chaud, je file à la douche. Ici, vous avez le choix entre douche classique debout et douche assise. Face à un miroir. Ok… Je me lève, tranquillou puis je vais profiter des bains dehors. Je plonge dans un bain rond façon grosse bassine, j’admire le ciel (enfin, il fait nuit et nuageux donc l’expérience est un peu limitée). Je suis bien. Je retourne à l’intérieur, petit barbotage, dernière douche puis je file attendre Victor dans la zone repos où l’on peut s’allonger face aux montagnes… qu’on ne voit pas parce que c’est la nuit mais j’imagine. Je me sens bien, j’ai les jambes en coton, je pique un peu du nez mais mon amoureux arrive déjà. La nuit s’annonce paisible.

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D’Hiroshima à Kyoto

Le 10 octobre – Petite journée entre deux villes, Hiroshima et Kyoto. Levés un peu tard (08h40, une belle grasse mat’), on prend le temps, rien ne presse. Au menu du jour : aller jeter un oeil au château d’Hiroshima, jeter nos valises à la gare, faire le tour du Memorial Park puis retourner à la gare prendre un train pour Kyoto.

Le château étant à deux pas du AirBnB, nous partons avec nos gros sacs sur le dos. On traverse et là, on tombe sur un groupe de piétons qui attend patiemment le feu vert pour traverser la rue perpendiculaire… qui était coupée ! Ok… Je n’avais pas vu grand chose sur ce château et on s’attendait à un truc un peu pourri mais il était tout à fait charmant. Evidemment, c’est une reconstruction, le vrai ayant été rasé lors du bombardement…

Hiroshima - Le château

Hiroshima est une ville que je trouve très agréable, essentiellement parce que ses trottoirs sont très larges, j’avais comme un sentiment d’espace que je n’avais pas ressenti à Tokyo ou Osaka. Un peu plus de respect pour leur cours d’eau, aussi, il n’était pas enterré sous une route ou une autre. Mais l’Histoire est omniprésente, Hiroshima est un symbole de paix à elle seule. Et il y a évidemment le Memorial Peace Park, juste à côté du A Bomb Dome, les restes de la préfecture détruite par le souffle de la bombe qui a éclaté 600 mètres plus haut.

A bomb dome à Hiroshima

Un peu plus loin, des classes d’enfants se succèdent devant un monument à la mémoire des enfants d’Hiroshima tués par la bombe. On continue pour arriver au memorial en lui-même avec sa flamme qui ne sera éteinte que le jour où toutes le armes auront été éradiquées. C’est pas demain, quoi…

Memorial Peace Park à Hiroshima

Forcément, en se baladant dans la relative quiétude du parc (beaucoup d’enfants dont certains sont venus nous parler en anglais), on se sent un peu écrasés par le drame qui s’est joué ici, sa violente inutilité, aussi. Mais l’actualité nous rappelle assez régulièrement que l’Homme a tendance à ne pas trop apprendre de ses erreurs…

Le Péage Memorial Park d’Hiroshima #japan #hiroshima #memorialpark #peace

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Chat à Hiroshima

On finit ce petit tour d’Hiroshima par un déjeuner à base de soba, des nouilles au sésame, encore une jolie découverte ! On se balade dans quelques passages marchands, une des grandes spécialités des villes japonaises. Enfin, nous n’en avons pas croisé à Tokyo mais à Osaka et Hiroshima, ça pullule. On admire les chaussettes (j’adore les chaussettes japonaises), on traînasse dans un magasins de produits dérivés d’animés (avec un joli rayon manga… Je crois que je vais me mettre à en relire à mon retour). Un peu cher, forcément, mais bien sympa.

Soba

Jouir de bijou, boutique japonaise à Hiroshima

Hihihi

Retour à la gare pour un voyage Hiroshima-Kyoto avec petit pic de stress à la gare Shin Osaka avec cinq petites minutes pour notre changement de train. Moi qui suis du genre à totalement stresser pour les transports, imaginez ma sérénité. Mais on a assuré, mission accomplie. 12 minutes plus tard, nous voici à Kyoto. On se précipite dans notre AirBnB bien confortable malgré l’éternelle salle de bain en plastique honnie par Victor (moi, je n’aime juste pas que le rideau de douche se colle à moi car le bac de douche est souvent très étroit. On s’étale sur le lit pendant deux bonnes heures, harassés. Un petit bento et au lit, Kyoto nous attend.

Bento acheté à la gare de Kyoto

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Journée carte postale à Himeji

Le 08 octobre – C’est la journée carte postale ! En quittant Osaka, direction Hiroshima mais avec un arrêt au château Himeji pour y passer une partie de la journée.

Le château Himeji est appelé le Héron Blanc car sa couleur blanche évoque l’envol du gracieux oiseau. Oui, si on veut… Il n’en reste pas moins que dès qu’on approche du château, c’est la claque. Surtout que, cette fois-ci, le soleil est de la partie.

Le château Himeji

On s’approche des abords du château pour prendre les tickets d’entrée et là, on voit annoncé “une heure d’attente”. Encore une queue ? Pourtant, on peut payer nos billets directement, ce doit être un panneau abandonné là… On prend donc le ticket double entrée : le château et le jardin kokoen, un petit village samouraï reconstitué juste à côté. On télécharge l’appli qui va nous distribuer des petites vidéos tout au long de la visite (avec plein de fautes). La visite du château en soi n’est pas fofolle vu qu’il est vide mais ça reste un bon moment. D’abord parce qu’on a une jolie vue au sommet mais surtout parce que ça se visite sans chaussures ! Et oui, pour ne pas abîmer le plancher, on est priés d’abandonner nos chaussures à l’entrée. Visiter un château en chaussettes, quelle aventure ! Surtout que j’ai mes belles chaussettes japonaises… bon avec le petit orteil droit qui refuse de rentrer dans son logement donc ça donne une impression bizarre en mode je n’ai que quatre orteils ou le 5e est tout cassé.

Visite du château Himeji Visite du château Himeji Visite du château Himeji Visite du château Himeji

Marcher sur le plancher est toujours une sensation agréable, c’est presque apaisant… presque parce que bon, c’est très bruyant et pour monter aux étages, on doit passer par des escaliers étroits donc il faut faire la queue (ça nous change pas d’Universal Studio, quoi). Et c’est pour ça que nous avons fait une heure de queue en bas, après les caisses. Le centre qui surveille les séismes impose un nombre limité de visiteurs dans le château au cas où… et on nous informe de ça à peu près tous les quarts d’heure… j’étais super rassurée…

Intérieur du château Himeji Intérieur du château Himeji Intérieur du château Himeji

Château Himeji Château Himeji Château Himeji Château Himeji

Bref, le château est très beau et pas seulement l’extérieur, il vaut le coup mais surtout, ce serait dommage de passer à côté de Kokoen. Si vous aimez les jardins japonais, vous êtes obligés d’y passer. Bassins grouillant de carpes énormes, petits ponts, kiosques et même forêt de bambou, ça repose tellement après le bruit du château. Bon, ça ne repose pas les pieds mais on en ressort frais et reposés mentalement.

Château Himeji Jardin samouraï kokoen Jardin samouraï kokoen Jardin samouraï kokoen Jardin samouraï kokoen Jardin samouraï kokoen

Un arrêt dînette plus tard, nous voici de retour à la gare. Un dernier regard au château et nous voici dans le Shinkansen, direction Hiroshima. On récupère les clés de notre AirBnB dont on ne verra jamais l’hôte (sur les 4 AirBnB jusque là, on n’a vu personne…) et petite douche froide : flaque sous le frigo (avec mon pied dedans du coup car je n’avais pas encore trouvé la lumière), grosse araignée sur le mur. On galère à trouver le pocket wifi (rangé sur la machine à air conditionné…) et on se couche sur le futon pour une nuit un peu courte car il faut se lever demain pour aller à la rencontre de l’un des trois plus beaux sites du Japon : Miyajima

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Première rencontre avec Osaka

Le 05 octobre – Retour fugace à Tokyo pour prendre le Shinkansen, direction Osaka ! Après avoir galéré à trouver notre chemin, on jette nos sacs dans le premier casier venu et on file à la découverte de la ville, notre AirBnB n’étant pas immédiatement dispo. Destination : le château d’Osaka.


Osaka, lampadaireOsaka, streetart à la gare
J’avais lu sur le guide qu’il avait été reconstruit et j’étais un peu inquiète du résultat mais franchement, ça défonce. C’était notre premier vrai contact avec l’Histoire japonaise et avec la foule vraiment touristique. En fait, Tokyo, c’est blindé de touristes (on reconnaît quelques Occidentaux, on les croise en masse au marché aux poissons) mais je n’avais pas trop eu la sensation jusque là de baigner au milieu des touristes. Là, on se retrouve vite dans une marée humaine avec beaucoup de touristes asiatiques, Chinois ou Coréens pour beaucoup.

Le château d'Osaka Le château d'Osaka Le château d'Osaka Le château d'Osaka Gourmandises au thé matcha

Le Château. Architecturalement parlant, ça claque. Nous mais regardez vous-mêmes, la noblesse du bâtiment… C’est un peu la carte postale typique du Japon que j’avais en tête. Parlons un peu de la visite. Pour les peu ou pas intéressés par l’histoire, il est possible de prendre l’ascenseur directement jusqu’au dernier étage pour profiter de la vue et shooter le panorama, merci, bisous. Mais si vous vous arrêtez au sixième étage, vous découvrirez la vie de Toyotomi Hideyoshi… en diorama ! Victor et moi nous retrouvons donc à mater des scènes auxquelles nous ne comprenons rien (vu que nous sommes Japonais LV jamais) mais avec les explications en anglais à côté, on finit par un peu resituer le sujet. Je trouve le concept génial (et en plus, j’ai appris des trucs). Autre point d’intérêt, l’exposition du 4e étage avec tenues et armures traditionnelles.

Osaka vu du parc du château Château d'Osaka, dioramas de la vie de Toyotomi Hideyoshi Château d'Osaka

Mais revenons au panorama, ce petit tour au sommet du Château qui va constituer notre première vision macro d’Osaka. Globalement, la ville n’est pas très belle, pas aussi remarquable en terme de fantaisie architecturale malgré quelques immeubles et bâtiments qui accrochent le regard et un immeuble traversé de part en part par une route. Je croyais que ça n’existait que dans les jeux vidéos…

Panorama vu du haut du château d'Osaka

Osaka vue du haut du château Osaka vue du haut du château Osaka vue du haut du château Osaka vue du haut du château Panorama vu du haut du château d'Osaka Panorama vu du haut du château d'Osaka

Une route traverse un immeuble à Osaka

Fatigués, on se dirige vers notre AirBnB et… la déprime. Si notre appartement de Tokyo était super petit et celui de Kawaguchiko bruyant (mais grand), là, c’est juste glauque. Un éclairage par un vieux néon qui a un faux contact, une vieille lampe avec une corde à tirer trois fois pour l’éteindre, une salle de bain en plastique… Bon, ce point là m’a fait marrer, j’ai pu jouer à “on ferait comme si on était dans un camping car !”. Affamés, on se rend dans le petit resto voisin où on passe un très bon moment : des boulettes, des tempuras, des boulettes (au sésame et pâte d’haricots rouges), whisky et vin de prune. Après ça, aucun souci pour s’effondrer dans notre appartement glauque !

Boulettes au sésame

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Départ pour le pays du Soleil levant

29 septembre – Un voyage commence par l’excitation de partir sauf que moi, on me la vole toujours un peu. Mon mois de septembre fut fou : le boulot, des aventures d’écriture, une implication sans concession dans un groupe politique, la famille… Bref, je m’étais rêvée en agente de voyage qui aurait tout prévu pour que tout se passe au mieux, je me retrouve à l’avant-veille du voyage à la librairie pour acheter un guide en urgence.

Guide touristique Japon

Je ne recommande pas trop trop ce guide, si vous voulez savoir mais dans l’urgence…

Leçon n°1 de ce voyage : lâcher la pression. C’est pas grave si on ne voit pas tout, qu’on passe à côté d’un truc. On est tous les deux et c’est tout ce qui compte. Et puis, j’ai besoin de me détendre pour de vrai. Ce mois de septembre m’a tellement usé les nerfs que je suis partie en crise monumentale de larmes quand je n’ai pas trouvé mon passeport qui était rangé à un endroit si logique que je n’y suis pas allée direct. C’est pour ça que je ne range pas mes affaires, je ne les retrouve pas après. Une fois le passeport retrouvé, mon mec m’a lâché “et bah, heureusement que tu fais du yoga!”. Legit.

Lutter contre le stress avec le yoga

Les voyages me stressent. Pas le périple en lui-même mais plus cette fameuse phase de préparation parce que plus la date approche, plus j’angoisse sur ma (relative) non préparation, l’idée d’oublier ou perdre un truc… Parce qu’une fois sur place, je vous jure, je suis souple et détendue. J’essaie juste d’anticiper au maximum pour pouvoir partir l’esprit léger.

Les durs matins de juin #catstagram #cute #sunny #summer

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Le voyage commence dès l’aéroport. Pas d’anecdote ici, on s’enregistre, on passe la sécurité, on embarque, six premières heures de vol paisibles jusqu’à Doha, le temps de mater trois films pas terribles. Trois heures à tuer à Doha, l’aéroport de l’improbable avec une navette automatique à l’intérieur qui ne sert pas à grand chose, un ourson géant plutôt angoissant. C’est parti pour le deuxième vol, quasi dix heures. Tentative de dormir malgré le peu de place, la lumière du monsieur du bout de la rangée qui ne semble pas pouvoir dormir dans la pénombre. J’aime bien les vols de nuit pour l’ambiance apaisée, calme. Les volets fermés tout du jour, on ne verra pas la lumière du jour en ce désormais 30 septembre.

Une navette dans l’aéroport au dessus des boutiques, bienvenue à Doha ! #doha #airport #train #subway #attraction

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Tokyo, enfin. Mais le premier contact est… anecdotique. Il fait nuit. On fait connaissance avec les trains locaux, un truc de dingue : tu as tellement de place entre ton siège et celui de devant que tu peux y mettre ton sac tout en restant à l’aise. Je scrute par la fenêtre mais ne voit rien. On emprunte pour la première fois la Yamanote mais pas grand chose à voir au dehors. Un peu déçus de ce premier “non contact”, finalement, on se rend tranquillement vers notre AirBnB dans un quartier résidentiel. Ok, on verra demain… On récupère notre piaule. Littéralement une piaule avec la douche et la cuisine dans la chambre et un mini canapé en mousse qui ne sert à rien vu que quand tu t’assois dessus, ton cul touche le sol. Mais le lit est confortable, ça tombe bien. Après un voyage de 19h, nous sombrons.

train au pays du soleil levant

Matez moi toute cette place et ça, c’est juste le RER local !

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La claque japonaise

Ceux qui me suivent sur Twitter et encore plus Instagram ont pu le découvrir en direct : je suis partie 3 semaines au Japon. 3 semaines, les vacances les plus longues depuis que je bosse. Je débute l’écriture de cet article avant d’être retournée au boulot mais je sais déjà que je vais mettre du temps à me remettre de cette claque japonaise. Je reprends l’écriture une semaine plus tard, je flotte encore.

La claque japonaise - Le torii de Miyajima

Cette fois-ci, j’ai essayé de bien faire les choses pour partager le récit de mes vacances : j’ai écrit un journal. Il faut savoir que depuis ma séance d’écrito-thérapie avec Bernard Werber, je suis résolue à écrire tout le temps sur tout. Mes prochaines étapes : acheter des cahiers pour journal intime et journal des rêves. Donc je vais vous partager un récit jour après jour du Japon, si ça vous intéresse (si ça vous intéresse pas, je publierai le mardi, je pense, suffira de pas venir).

Ecrire dans le Shinkansen, Japon

Mais en attendant que je retape tout, j’ai envie de vous livrer de façon brute mon ressenti du Japon, je vais même pas essayer de ranger ça, je le veux brut de décoffrage. Alors avant d’aller plus loin, je vais être claire : oui, j’ai adoré, oui, j’y retournerai, on a déjà des plans avec Victor. Surtout qu’en se démerdant bien, c’est pas si cher, le tout est de trouver la promo parfaite sur l’avion, couplé au JR pass pour se déplacer dans et entre les villes. Côté hébergement, les AirBnB sont aussi une bonne façon de faire des économies même si vous ne rencontrerez aucun de vos hôtes. On n’a pas eu le temps de tout faire de toute façon, notamment Kyoto où on a eu un temps assez moisi et puis le Mont Fuji qu’on n’a pas bien vu et puis Okinawa a l’air cool et puis Sapporo et puis… et puis… Et puis tout. Evidemment, le souci majeur par rapport à la Grèce ou l’Italie qu’on aime d’amour, aussi, c’est qu’on peut pas y aller juste quelques jours. Mais voilà, le Japon, ça fait une semaine qu’on est rentrés et je suis encore dedans.

Alors déjà, on va aborder direct la question qui m’a été le plus souvent posée après le “c’était bien”, c’est le “c’est vrai qu’ils sont polis”. Oh que oui et faut vraiment qu’on importe ça, ici. C’est pas tant de la politesse que du savoir vivre et du savoir faire attention au bien commun. Du coup, tu évolues dans une bulle beaucoup moins agressive. Laissez-moi vous expliquer : quand tu attends le métro, le train ou à n’importe quel endroit où tu fais la queue, personne ne va te bousculer ou tenter de te gruger (enfin, les Japonais, les touristes, ça peut être une autre histoire) et MON DIEU que c’est reposant. Moi qui déteste faire la queue ou suis énervée neuf fois sur 10 quand je prends le métro parce qu’il y a toujours un connard ou une connasse qui débarque sur le quai au moment où le métro entre et se pose devant tout le monde, y compris ceux qui ont déjà dû laisser passer une rame ou deux ou ceux qui restent le cul vissé sur les strapontins en toutes circonstances (faudra que j’écrive un jour un plaidoyer sur le retrait des strapontins dans le métro), là, ça allait. Oui, ok, y a l’effet vacances qui est non négligeable mais même dans les endroits où il y a une foule de dingue, personne ne te bouscule, les gens restent de leur côté de circulation et t’évitent naturellement. Alors y a des petites nuances à apporter : une fois dans le métro, y a plus de pitié : je ne les ai pas vus céder la place aux vieux et ils se posent un peu là où ils sont, sans forcément chercher à fluidifier les entrées et sorties de la rame. Ils ne sont pas dans la même amabilité que nous, non plus. Ils sont hyper enjoués dans les rapports commerciaux, on va dire, ce qui est hyper agréable, mais dans la rue, les gens détournent le regard et quand tu leur souris parce que tu leur cèdes le passage ou qu’ils te le cèdent, ils passent en baissant le regard. Ceci étant, les touristes Italiens aussi… (je n’aime plus beaucoup les touristes italiens, maintenant, j’avoue, il y en avait pas mal et je les ai trouvés pas très sympas).

Shibuya Tokyo

Autre question qui revient souvent : les toilettes technologiques. Alors oui, globalement, toutes les toilettes ont des petites lunettes chauffantes et vous pouvez activer un jet et certaines sont même équipées d’un petit lavabo incorporé. Dans les apparts un peu froids, le siège chauffant m’a rendue bien heureuse. Dans certains WC publics, vous pouvez même lancer un petit bruit d’eau… Alors moi sur le coup, j’ai pas compris, je voyais pas trop l’intérêt du bruit d’eau pour me stimuler… Je veux dire, je suis aux toilettes, j’ai pas tellement besoin d’encouragement quoi. Mais en fait, non, c’est pour dissimuler le bruit de vos flux… C’est un peu charmant et délicat (bon, moi, j’ai trouvé ça un peu stressant, le bruit d’eau, j’ai cru qu’il y avait une fuite). Par contre, il y avait rarement du savon au lavabo et encore moins de quoi se sécher mais sans doute parce qu’en utilisant le petit jet pour s’essuyer, ils ne se lavent pas les mains, je sais pas…

WC japonais

Non mais on rigole mais c’est hyper écolo ce truc

Autre point hygiène qui m’a rendue folle : les reniflements. Ils ne se mouchent pas. Selon Victor qui a parlé à un de ses potes qui a vécu là-bas, il est extrêmement mal poli de se moucher en public. Nous avons donc partagé le train avec un monsieur qui a reniflé pendant vingt minutes. Et ça s’est arrêté parce que nous sommes arrivés à destination, pas parce qu’il a fini par céder à la tentation du mouchoir.


Tant de choses encore… Les trains, le thé matcha, la bouffe en général… Je vais en avoir pour trois mois à tout raconter !

 

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AirBnB : la solution top pour voyager, mais…

Tout commence en 2014, quand je file à Barcelone avec la Reine Zénobie pour 4 jours de vadrouille, elle me suggère que nous prenions un AirBnB pour nous loger. Après une étude de marché minutieuse (3 clics sur Last Minute et 2 sur voyage privé, à peu près), nous convenons que c’est effectivement la meilleure solution en rapport qualité prix (à prix équivalent, si l’hôtel nous offre un solide petit déjeuner, ils ne sont pas vraiment bien situés). Je découvrais alors les choix de voyager en logeant dans des appartements privés, m’offrant une liberté d’aller et venir bien plus agréables qu’un petit déjeuner à prendre à des horaires fixes et ne proposant pas toujours un grand choix.

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Depuis, j’ai utilisé ce mode de logement à Rome, Naples, Athènes, New York, Londres, re Barcelone, Prague, Budapest, Dubrovnik et Kotor. Ah, la joie d’avoir le choix de dîner au resto ou “à la maison”, la possibilité de prendre un petit déj à poil si on en a envie,  les systèmes de check in et check out simplissimes (“laissez la clé sur la table, bisous”), la liberté des horaires et des apparts souvent placés proches des points d’intérêt, parfaits pour des piétons. Ce mode de logement m’enchante mais… qu’ouïs-je ? Sur ma timeline Twitter, mes gauchistes sûrs râlent sur AirBnB, modèle qu’ils jugent aussi néfaste que Uber. Allons donc…

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AirBnB pose le problème du logement en ville : un AirBnB représente un appartement inaccessible à la location pour les locaux et participe donc à l’augmentation des loyers dans ledit quartier du fait du déséquilibre de l’offre et de la demande. Moui, je suis moyen convaincue. Parce que j’avais une vision un peu naïve du truc : pour moi, la location AirBnB, c’était un moyen de rentabiliser un appart vide pour des particuliers dans des cas précis : absence prolongée (ex celui de Barcelone où le mec loue son appart quand il est pas là), peut-être couple récent qui vit plus ou moins ensemble et sous-loue l’appart vide de l’autre conjoint sans oser le lâcher pour le moment (cas soupçonné pour notre premier hôte à Athènes), héritage d’un appartement un peu vieux à refaire pour être plus “tendance” mais besoin de fonds pour réaliser les travaux (cas soupçonné à Dubrovnik)… Bref, je ne voyais pas le mal et était un peu agacée par la volonté de la France d’imposer les revenus liés à ce marché. Pour moi, ce n’était qu’un appoint provisoire en attendant de… Un peu comme toutes les sous-locations dont je vois les annonces fleurir régulièrement sur mon Facebook ou mon Twitter.

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Sauf que notre expérience AirBnB en Europe de l’Est m’a fait entrevoir une autre réalité, celle du business caché. Sur au moins deux apparts (je ne sais pas pour Budapest, nous n’avons pas rencontrés nos hôtes mais pour le coup, je pense qu’il s’agissait de particuliers), la location était gérée par une agence, détail dont je n’ai pas eu la connaissance avant de réserver. Et ça m’a emmerdée. Pourtant à Prague, l’appart était super bien entretenu, confortable, bien situé et l’agence nous a fourni un cahier détaillé de ce que nous pourrions faire en ville, très pratique. Le gars parlait un anglais impeccable, facilitant les échanges. Mais je me suis sentie complice d’une pratique qui tue justement ce que j’aime bien dans mon image fantasmée du AirBnB : un petit arrangement entre particuliers. Et là, je comprends parfaitement pourquoi la France veut taxer les revenus liés au AirBnB : parce que pour certains, ce n’est pas un revenu ponctuel histoire de rentabiliser l’appart pendant les vacances mais bien un business à part entière, d’autant plus lucratif qu’il n’est pas imposé.

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Du coup, vais-je renoncer au AirBnB ? Non parce que ça reste le moyen le plus agréable d’être hébergé dans une capitale mais je vais essayer d’être la plus attentive possible pour squizzer les agences qui profitent de la plateforme pour se faire un peu de fric au black. Et parce que quand on loue directement à un particulier, on a un peu plus de chance de discuter, d’avoir de vrais bons plans de gens qui connaissent le quartier… et de se retrouver à partager une liqueur de menthe avec la proprio de l’appart en arrivant alors qu’on ne rêve que d’une douche ! (la dame croate, ce fut fort épique mais assez drôle)

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Kotor, station balnéaire du Monténégro

Quand j’ai organisé notre road trip en Europe de l’Est, j’ai voulu voir un max de choses mais aussi nous prévoir un peu de repos car ce sont nos seules vacances de l’été et va falloir recharger les batteries. Ayant entendu parler du Monténégro et de ses splendides paysages, je tape “station balnéaire Monténégro” et le gagnant est : Kotor. Embarquons donc maillots de bain et crème solaire, ça va glander sur la plage.

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Sauf que pas du tout, en fait. Reprenons. Après trois jours dans mon nouveau pays préféré, la Croatie (toujours à égalité avec la Grèce et l’Italie, j’ai pas mis au point un système de classement fiable), on monte dans un bus, direction Kotor. Evidemment, on est partis avec 20 mn de retard, on a passé une heure avec les douanes (mais j’ai récolté un nouveau tampon sur mon passeport qui commence à devenir bien velu). Le trajet nous balade dans les hauteurs de la Croatie jusqu’à arriver sur les bouches de Kotor, un fjord magnifique qui entoure un bras de mer. Et c’est parti pour le grand tour, je repère un village adorable avec deux petites îles avec un monastère sur l’une et une église sur l’autre. C’est trop beau, ce doit être là Kotor… D’ailleurs, on s’approche… et on ne s’arrête pas. Alors si ce petit bijou, là, c’est pas le plus beau de la baie, je me demande à quoi peut ressembler Kotor…

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On arrive enfin à destination et : je préférais le petit village, quand même. Mais Kotor a un truc génial, fou : outre les fjords bien sûr, Kotor dispose d’une vieille ville, un peu comme Dubrovnik mais surtout des remparts qui grimpent jusque haut dans la montagne pour atteindre la citadelle. Pendant 3 jours, je passais mon temps à lever le nez pour me repaître de ce spectacle. On peut même monter tout en haut mais après 10 jours à manger des escaliers tous les jours et vu qu’on était là pour glander, on n’a même pas prévu de le faire. Bref, on rejoint notre AirBnB après s’être tapés des côtes de malade (hydratation en négatif tellement on transpirait), on croise un tout petit chaton dans une évacuation d’eau qui nous salue (Monténégro +10 points dans mon coeur) et on s’installe. On a une chouette terrasse avec vue sur la baie (même si on a quelques bâtiments devant mais ça passe), l’eau verte qui rappelle les lacs de montagne… et pile en face, sur cette eau, un énorme paquebot TUI. Je hais ces paquebots, bordel ! Heureusement, il lèvera l’ancre une ou deux heures plus tard, il est donc temps d’aller à la plage se détendre.

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Quelques petites photos prises en direct de la terrasse

Et là, le fail : en guise de plage, du gravier. Alors là, je dois préciser un truc : j’ai passé mon enfance sur la plage de sable proche de Perpignan, fuyant les plages caillouteuses de Collioure ou Banyuls, par exemple. Même si Collioure, je conseille d’y aller, c’est vraiment joli. Je n’ai jamais compris l’attrait de certains pour les plages de cailloux, ça fait mal. On essaie de s’installer un peu comme on peut : douloureux. On essaie d’aller se baigner : douloureux. Un peu plus loin, il y a des transats, 10 euros la journée… Ah oui, petit point : le Monténégro étant sous protectorat européen, ils utilisent l’euro comme monnaie. Mais comme on n’a pas vérifié avant, on avait déjà changé toute notre monnaie. On se trouve un coin de plage moins caillouteux et on va nager un peu. Et là, j’avoue que nager au milieu de ce fjord mérite amplement les petits bobos aux pieds, c’est magnifique. Kotor propose également une sorte de piscine naturelle, un carré de pontons en béton avec ouverture sur la mer mais j’avoue que l’aspect eau croupie ne m’a pas trop attirée.

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La « piscine » d’eau de mer

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Le soleil passant vers 18-19h de l’autre côté du fjord, l’eau reste assez fraîche

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Point propreté de la plage : un canard abandonné

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Puisqu’il était désormais évident que nous n’allions pas passer nos journées à la plage à bouquiner, il fallait improviser. Une journée à paresser, siester, crapuler, une petite visite de la vieille ville de Kotor, très charmante (mais toujours pas de grimpette jusqu’à la citadelle) et petit plus : y a des chats partout. Dans la vieille ville, ils sont plutôt bien entretenus et en forme mais dès qu’on sort un peu, on a été attaqués par un adorable chaton de un mois qui avait contracté une sorte de coryza, j’imagine. Donc on a fait des “oooooooooh, trop mignon” mais on l’a pas touché.

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Après notre tour (un peu rapide, ce n’est pas très grand) de la vieille ville, on pousse un peu la balade et on tombe sur un vieil hôtel désaffecté, le bien nommé “Fjord”. Je capture un peu la façade puis commence à me raconter une histoire dramatique sur cet hôtel, imaginant un drame en pleine guerre des Balkans. Mais en fait, la vraie histoire est totalement nulle : faillite. En faisant des recherches sur le web sur le sujet, je tombe sur un blog de photographes qui sont allés dans la vieille bâtisse pour faire des photos. Ouiiiiiiii, des photos d’abandoned places, mon rêve ! Mais je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps : on n’a pas eu le temps d’y retourner et Victor était moyen chaud rapport à un éventuel risque de se prendre une plaque en béton sur la tête.

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Du coup, pour notre dernier jour, je fais du lobby pour aller à Perast. Perast ? Oui, vous vous souvenez, l’adorable village dont je vous ai parlé en début d’article. Et bien, après un tour là-bas, je suis absolument affirmative : si je retourne au Monténégro, je séjournerai dans ce village. Non, il n’y a toujours pas de plage de sable mais c’est absolument adorable et me réveiller le matin avec une vue imprenable sur ces deux petites îles, je ne peux qu’adhérer. Même si pour le coup, il n’y a pas de AirBnB (mais j’ai repéré une jolie maison à vendre…).

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Du coup, on achète celle-ci…

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…Ou celle la ? (plus abordable, je pense)

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Que retenir du Monténégro ? C’est beau, très (enfin, les bouches de Kotor du moins) mais mes ambitions sur le séjour là-bas (la plage) ont un peu terni mon image du coin. Une fois de plus, j’ai regretté qu’on n’ait pas de voiture (je n’avais pas pris mon permis, des baffes) pour découvrir d’autres coins hyper sympas comme Tivat ou encore le lac Skadar, hyper réputé. Quand je vous dis que je vais réorganiser un tour Croatie-Bosnie-Monténégro ! Le seul hic : je suis la seule conductrice, Victor n’ayant pas son permis. Mais bon, si je suis notre planning de vacances, ce ne sera pas avant 2019 alors d’ici là…

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Voici donc le récit de notre road trip en Europe de l’Est. Il me reste encore quelques aventures à narrer comme le train de nuit entre la Hongrie et la Croatie et une petite note sur les AirBnB. Bonne semaine les gens !

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La Croatie : et si on s’y achetait une baraque ?

Après la torride Budapest, j’avais HATE (en majuscule, oui) de me rapprocher de la mer, histoire d’avoir un peu d’air. A l’origine, je voulais vraiment aller en Croatie et j’ai construit le voyage en fonction de ça. Au menu : un petit arrêt à Split puis direction Dubrovnik !

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Je vous passe les détails du trajet entre la Hongrie et la Croatie mais spoiler : c’était horrible, je vous raconterai dans un article entièrement dédié. Nous arrivons donc relativement ronchons à Split avec une seule envie : un CAFE (toujours en majuscule, oui). Et déjà, on touche ce qui va être le défaut majeur de la Croatie : l’argent. Tout est payant et on te fait cracher un petit surplus si on peut. Ainsi, on a commandé deux cafés, on nous a automatiquement servi deux grands cafés (plus chers que des Expressos, donc). Peu attentifs et encore peu familiarisés avec la monnaie locale (la Kuna… on a chanté Hakuna Matata pendant trois jours), on ne se rendra compte de la supercherie que lorsqu’on y retournera prendre un café après notre déjeuner (on avait un bus à prendre dans la gare routière voisine).

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Nous nous étions arrêtés à Split car je n’avais pas trouvé de train Budapest-Dubrovnik et les avis sur la ville était en plus positifs, je décidais donc d’y rester quelques heures. Et effectivement, c’est superbe : la mer, une vieille ville aux belles couleurs, un palais dioclétien. La balade dans le centre historique est vraiment super agréable, on s’en prend bien la vue. Par contre, une fois le tour fait, il serait difficile de rester sur place (on n’a pas trouvé la plage mais on ne l’a pas vraiment cherchée non plus) et, moyennant finance, vous pouvez vous rendre dans d’autres villes de Croatie. Donc au bout de 2 heures, émerveillée par les photos des îles alentours ou encore de Pula, Zadar, Mostar (bon, en Bosnie), je décrète que la Croatie entre direct dans le top 3 de mes pays préférés, avec l’Italie et la Grèce (me demandez pas le classement exact, je suis pas sûre)…

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On va prendre le bus pour Dubrovnik et, malgré un départ à l’heure ou à peu près, on arrivera avec une heure de retard. Alors oui, ça, je sais pas si c’est nous qui avons eu de la malchance ou si c’est un fait mais on n’a jamais été à l’heure avec les transports croates. Pourtant, ils partaient relativement à l’heure (20 mn de retard certes sur notre Dubrovnik-Kotor) mais ça merdait ensuite. Alors oui, on passait des contrôles frontières ô combien pète-couilles mais quand on a fait Kotor-Dubrovnik opéré par des Monténégrins, malgré l’attente à la douane, on est arrivés à l’heure. Bref, je passe 5h à moitié lire moitié regarder le paysage en décrétant que “oui, oui, c’est très beau !”. Après un bref arrêt en Bosnie et une photo sur Insta histoire de dire que j’y étais, nous voici arrivés à bon port avec, donc, une bonne heure de retard. Heureusement que l’appart est juste à côté de la gare routière, on se pose tranquille sur la terrasse en profitant de la vue sur le port… Ah oui, oui, j’aime la Croatie !

Ma photo de Bosnie

Ma photo de Bosnie

Et la vue de la terrasse notre AirBnB à Dubrovnik

Et la vue de la terrasse notre AirBnB à Dubrovnik

Le lendemain, nous voici en route pour la vieille ville, là notamment où sont tournées les scènes de King’s Landing de Game of Thrones (et aussi des scènes de Star Wars VIII donc niveau merchandising, entre Game of Thrones et Star Wars, on était biens). Alors un peu d’histoire pour commencer : suite à la guerre des Balkans, Dubrovnik avait été en partie détruite et la vieille ville a été reconstruite avec les méthodes de l’époque. Et effectivement, si tu ne sais pas qu’il y a eu une guerre, tu n’as aucun moyen de le savoir juste en te baladant dans les rues. Seules stigmates trouvées : un char et un bateau repeint dans d’étranges couleurs posés dans un coin à côté d’un square pour enfant au bord du nouveau port. Ah et une vague expo sur le sujet en haut du téléphérique. Mais revenons à la vieille ville. Dire que c’est beau ne rendrait pas vraiment justice au lieu, c’est magnifique, somptueux. Et en plus, dès qu’on sort un peu des gros points centraux, y a peu de monde donc on peut flâner tranquille (mais bon, on est partis hors scolaire, ça joue peut-être). En petit plus produit : les fontaines qui distribuent de l’eau fraîche, un délice au vu de la chaleur ambiante.

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Voyez le toboggan derrière à gauche du char

C'est la bataille de la Nera !

C’est la bataille de la Nera !

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Mais la vieille ville nous a confronté au problème majeur de la Croatie évoqué plus haut : tout est payant. Ainsi, quand on a voulu se promener sur les remparts, on a découvert qu’on devait payer 16 euros chacun pour avoir le droit de monter une bonne grosse volée de marches et se promener sur les remparts. Pour le même prix, on a le droit de monter dans un téléphérique, direction le sommet de la montagne au-dessus de la ville… Donc quitte à payer, autant filer notre argent là où ça nous paraît le plus justifié. Notez que le problème n’est pas de payer quelque chose, juste la somme… Et pareil pour le resto du midi : Victor étant affamé, nous nous attablons à un resto dans la vieille ville, conscients que ça va nous coûter un peu cher mais tant pis. Donc pour deux entrées, deux plats, un dessert, deux café, une bière et un cidre… 80 € ! Pourboire non compris, s’il vous plaît. Bon, sur ce point, il faut comprendre que les restaurants croates ressemblent pas mal aux restos italiens (sauf qu’on vous fait pas payer les couverts et le pain) : dans le menu, vous avez des “entrées chaudes”, soit de gros plats de pâtes/risottos qui vous suffiront amplement et qui ne sont pas très chers… contrairement aux plats un poil plus élaborés (surtout le poisson alors qu’ils sont juste à côté de la mer, va comprendre…).

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Du coup, entre les remparts et le téléphérique, on a choisi ce dernier (coût plus légitime) et franchement, on n’a pas regretté trente secondes. Pour preuve :

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Bref, avoir passé une très belle journée à Dubrovnik et trempé mes fesses dans la mer (littéralement, j’étais assise sur un rocher en bord de mer, les vagues sont venues me lécher le fondement mais vu la chaleur, j’ai séché en quelques secondes), il nous fallait un plan pour la journée suivante. Les excursions proposées sont nombreuses (à peu près les mêmes qu’à Split mais en partant de Dubrovnik, donc) mais vu qu’on n’avait rien planifié ni réservé (et qu’on n’était pas sûrs d’être prêts à payer 60 € pour se balader avec un gros convoi de touristes. Je l’avais fait en Thaïlande, j’avais pas kiffé des masses), je suis allée jeter un oeil rapide sur Internet et nous voici partis pour l’aboretum de Trsteno (je vous dis pas le sketch pour acheter un ticket de bus pour … la ville sans voyelle ou presque). D’abord parce que ça nous ferait du frais, ensuite parce que ça avait l’air beau et enfin, quitte à se la jouer fans de Game of thrones (alors qu’on a zappé la saison 06), quelques scènes y ont été tournées, notamment celles censées se dérouler dans les jardins de King’s Landing. Et effectivement, c’était très sympa à un détail près : les moustiques. Je suis plutôt ce genre de personnes qui n’attire que peu les moustiques, un met de second choix pour eux… Bah, là, dans la forêt, pas de pitié, je me suis retrouvée avec des cloques qui grattent sur toutes les jambes. Donc si vous allez à l’arboretum (et franchement, c’est sympa, je conseille), pensez au spray anti moustique. Sinon, c’est très beau, surtout la fontaine de Neptune et le nympheum, l’aqueduc, le jardin. Vous vous promenez au calme au milieu des papillons. Plus bucolique, tu meurs.

C'est là que sont jouées les scènes entre Margaery et Lady Olenna dans Game of Thrones

C’est là que sont jouées les scènes entre Margaery et Lady Olenna dans Game of Thrones

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Un Neptune s’est glissé sur la photo, le trouveras-tu ?

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Y avait des libellules aussi

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Vois-tu le papillon ?

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Et là, tu le vois ?

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Après cette charmante promenade et un déjeuner pas trop mal dans le resto voisin, on décide de suivre les panneaux “plage” histoire de se tremper les pieds. Et là, nouveau point commun avec pas mal de régions d’Italie, ils n’ont pas forcément la même définition que nous de “plage” : ici en l’occurence, c’était une sorte de ponton en béton plus quelques dalles éparpillées à droite à gauche. Autant dire que l’effet “port” nous a bien dissuadé (mais on a un peu utilisé la douche voisine par contre).

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Sinon côté bouffe… Ben rien à signaler en fait, on a vite oublié les restos pour grignoter tous les soirs à la maison, notamment des gnocchis pas mal du tout, y avait du cidre un peu partout aussi.

Donc en résumé, j’ai adoré la Croatie, Victor un peu moins à cause de ce truc de tout payer tout le temps. Les côtes et les paysages sont fabuleux, les gens globalement sympas et surtout : après une semaine de privation, on voyait à nouveau des chats donc des petits chatons qui squattaient devant notre appart (mais sauvages donc inapprochables). Victor et moi nous amusions à repérer plein de vieilles maisons en mode « on rachète, on retape, on en fait un gîte ». Un peu comme on avait fait en Grèce, quoi. Mon seul regret : ne pas avoir eu de voitures pour pouvoir nous déplacer facilement et se faire un vrai tour de Croatie. Je me le mets donc dans ma liste (infinie) d’idées voyage “tour Croatie (et Bosnie + Monténégro).

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Exemple de maison à retaper

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D’ailleurs, à propos de Monténégro, bouclez vos ceintures, c’est notre prochaine destination !

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