Un bilan 2016 haut en couleur

Ceux qui me lisent depuis des années le savent : j’adore faire des bilans. Parce que ça me permet de me recentrer mais aussi d’arrêter de toujours m’autoflageller parce que parfois, je me rends compte que je ne suis pas si nulle que ça, que j’ai fait des choses bien… Et autant vous le dire, ce bilan 2016, il s’annonce particulièrement positif.

bilan 2016 positif, fête et cotillons

Alors quand je dis que ce bilan est très positif, entendons-nous, ça veut dire “tout à fait personnellement, j’ai passé une très bonne année”. Si on oublie le monde qui nous entoure, quoi. J’aimerais d’ailleurs être capable de l’oublier plus souvent, celui-là car on ne va pas se mentir : 2015 fut une année horrible pour la collectivité, 2016 est bien resté dans la tendance et, en temps que Française, j’en ai déjà marre de 2017. Faut dire que, petit apparté, si j’ai enfin décidé à qui je donnerais ma voix (sans grand suspense, ok), je sais d’ores et déjà que mon candidat ne sera pas au second tour et que je ne vais pas aimer du tout la campagne qui s’annonce ni le résultat quel qu’il soit. Je parlerai peut-être une autre fois de mon choix mais je ne suis pas sûre d’en avoir envie. Fin de l’apparté.

Eoliennes, une énergie verte

Je disais donc 2016 fut pour moi, globalement, une très belle année, une année qui restera dans les annales comme très importante. On va faire un petit vrac :

  • Je me suis installée avec mon Victor dans un appart où on est très heureux (nonobstant la voisine folle du dessus qui nous a harcelé tout l’été à cause de notre bruit mais qui n’a plus l’air d’être gênée depuis qu’elle a fermé sa fenêtre, pour vous situer le niveau de dérangement)
  • On s’est pacsés même si, in fine, on a trouvé bien plus engageant de s’installer ensemble et surtout d’ouvrir un compte commun.
  • On s’entend toujours très bien, merci.
  • Niveau boulot, j’ai chopé pas mal de nouvelles compétences
  • D’ailleurs, je me suis prise de passion pour les statistiques, je commence à regretter de ne pas avoir fait d’études là-dedans. J’ai un peu regardé pour reprendre mes études là-dessus, c’est un peu compliqué dans l’absolu mais à voir pour la rentrée prochaine. En attendant, je me suis achetée une BD sur les stats

Couverture du livre les statistiques en BD de Larry Gonick et Woollcott Smith

  • Je me suis lancée dans plein de loisirs créatifs et j’adore ça. Des trucs que je voulais faire depuis des années sans jamais avoir le temps
  • J’ai fait un régime qui a bien marché, je me sens très bien dans ma peau, merci.
  • J’ai découvert le foot à 5 et j’adore, il faut vraiment que je trouve un moyen d’en faire plus (là, je ne vois que des équipes qui font des matches et tout mais moi, je veux surtout m’entraîner parce que c’est bon pour le cardio mais surtout… ben je suis une quiche quand même)
  • Je me suis coupée les cheveux, osant abandonner ma longue crinière pour une coupe courte et franchement, je suis ravie, ravie, ravie. L’autre jour, Anaïs me disait “ah, ça te va bien, ça va avec ton caractère je trouve” et elle a raison. C’est peut-être un détail pour vous mais après plus de 20 ans à me battre pour avoir des cheveux longs, des cheveux de fille (ma mère me préférait cheveux courts), j’ai enfin eu le courage de me couper les tifs. Par contre, la couleur rouge fut un échec, dégorgée en un mois, il ne reste plus grand chose.

Je fais n’importe quoi en DAB…

Et évidemment, les voyages : Montréal (rêve de gosse), Londres, Maroc, Barcelone, Europe de l’Est, Guadeloupe… Première année sans mettre le pied en Asie depuis un bail mais j’étais d’humeur ouest ces derniers temps.

Montréal vue de nuit de la grande roue de la fête des neiges

Abbaye de Westminster à Londres

Park Guell à Barcelone

Plage proche d'Essaouira au Maroc

Prague coucher de soleil

Le parlement de Budapest au soleil couchant

Dubrovnik vu du haut du téléphérique, Croatie

Kotor Monténégro, citadelle

Guadeloupe, plage des Saintes

Du négatif ? Pas grand chose. Quelques agaceries côté famille où mes parents et ma soeur s’arrangent entre eux sans penser à moi donc j’ai raté plein de petites réunions parce que ça tombait toujours quand j’étais en vadrouille, quelques petites disputes de “calage”, on va dire, avec Victor mais c’est réglé, la voisine du dessus, une ambiance au boulot louuuuuuuuurde (disons que je suis partie en vacances semaine dernière en espérant que ça allait enfin péter en mon absence vu que je me sens pas des masses concernée par les tensions), une agence immobilière qui ne m’a jamais rendu ma caution et voulait me faire cracher encore plus d’argent (ça n’est pas arrivé)… des broutilles ? Oui.

le chat, animal ami de votre sérénité

Une année aussi douce que le poil de mon chat

Donc oui, au niveau de mon petit microcosme personnel, 2016 fut une année absolument remarquable, rien à avoir avec l’année 2006 qui avait une gueule de mue très violente (surtout la fin) mais au moins, j’étais arrivée toute neuve pour 2007, une année fantastique.

Et 2017, alors, on attend quoi ?

une jeune femme attend avec impatience, sourire, chapeau de fête et ballons

On verra ça avec ma liste des bonnes résolutions !

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L’appartement mystère

La vie est parfois pleine de surprise. En pleine recherche d’appartement, je fais des “expéditions punitives” sur Seloger.com : je rentre mes critères (5 villes ciblées, Paris proche banlieue compris), je mate les annonces et si ça n’a pas l’air trop mal, j’envoie un mail puis je rentre le numéro dans le Trello qu’on a mis en place avec Victor pour voir si je rappelle (bon sauf qu’il le regardait pas et une fois sur deux, le temps que je rappelle, l’appart n’était plus valable). Jusqu’au jour où je reçois le coup de fil pour… l’appartement mystère.

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“Mlle Bartoldi, bonjour, ici l’agence Immobilia, vous avez envoyé un mail pour un appart de 53m² à 1050 € à Trivelin, est-ce que vous souhaitez le visiter”. Ah bah oui, oui, monsieur ! Il me donne les coordonnées de sa collègue, rendez-vous est pris… Sauf que je vois pas du tout de quoi il me parle. Ca me rappelle un peu mes recherches d’emploi, quand je balançais mon CV à tout Paris et qu’on m’appelait “Oui, bonjour, société Bidule, vous avez postulé à une annonce, vous voyez ?””Ah ben oui, bien sûr, enfin voyons!” Non,là, de suite, non, j’ai pas mon excel de candidature sous le nez… Donc je recherche l’appart en question, je trouve pas dans ceux que j’ai mis de côté… En reprenant la recherche initiale, je finis par le retrouver et… ok, y a juste deux photos floues du balcon… Mais qu’est-ce que je suis allée envoyer un mail sur cet appart ? Bon, c’est pas grave, le coin nous intéresse sur le papier, ce sera l’occasion de se frotter au quartier pour de vrai.

appartement mystère

Un samedi matin, nous voici donc à Trivelin. Bon, la sortie du métro est pas ouf mais ça craint pas et on va pas vivre dans le métro donc bon… On marche un peu, on voit au loin une zone industrielle un peu en friche mais bon, on va pas vivre sur le trottoir, voyons l’appart. On finit par trouver, on se retrouve à monter au 10e avec une dame très charmante qui voulait me prêter une écharpe au bout de 2 mn, on arrive et… ah mais oui, ça le fait ! Une belle surface, bel état, une cuisine américaine, une chambre avec placard, une salle de bain assez grande, un salon parqué, une entrée avec un autre placard et surtout, surtout…. une terrasse avec vue… On signe où ?

VUE

Bon, je vous cache pas que j’ai manqué de passer Victor par la fenêtre. “Alors, voici la chambre avec parquet mais vous pourrez mettre un tapis, hein!””Oh vous savez, avec deux chats, on va éviter !”. J’arrête de respirer, la dame réagit pas. On finit la visite et il remet ça “oui parce que bon, avec deux chats…” Mais taiiiiiiiiiiis-toi putain ! “Ah vous avez des chats?” Ok, c’est mort “Ah les chats, c’est mieux que les chiens, ça fait pas de dégâts”. Quand je lui en parle plus tard, il me dit “non mais on va pas mentir non plus”. Non mais en entretien, par exemple, si on ne me demande pas expressément si je suis efficace dès le matin, j’évite de balancer gratos “embauchez-moi mais sachez qu’avant mon café, que je vais faire durer jusqu’à 10h30 au moins, ça sert à rien de me faire bosser, hihi !”

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Bref, le mercredi, je vais voir la dame dans une brasserie pour lui donner le dossier, elle veut à tout prix m’inviter à déjeuner puis m’explique les différentes modalités pour le loyer, le déménagement… Heu mais… vous voulez pas regarder le dossier avant, madame ?

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Et c’est ainsi qu’en ayant répondu à une annonce par accident, nous avons trouvé notre petit nid d’amour (et je pense que personne n’a postulé à part nous)… Comme quoi, le hasard fait bien les choses, parfois…
Du coup, c’est parti pour les cartons, les démarches administratives donc vous comprendrez que je vais sans doute moins repasser par ici… ouais, ça va pas trop changer par rapport aux derniers mois !

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Recherche d’emploi vs recherche d’appartement

Quelque part en 2015, je suis un peu morose : je m’ennuie un peu à mon poste, je suis pas très copine avec mes collègues, je commence à avoir des envies d’ailleurs… Sauf que 1/ça ne fait qu’un an que je suis là et on ne part pas au bout d’un an et surtout 2/la recherche d’emploi, surtout quand tu es déjà en poste, la plaie. Mais depuis, j’ai trouvé pire, une recherche qui te rend folle et te dégoûte en 2 mn : la recherche d’appartement.

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Je vous plante un peu le tableau : début mars, mon adoré ayant sa première fiche de salaire de son nouveau CDI, je décide de partir à la recherche d’un petit nid d’amour parce que la vie entre deux apparts, j’en peux juste plus. C’est pas compliqué : n’étant plus jamais chez moi toute seule ou presque, mon appart vire au taudis, je n’ai plus le temps d’écrire, la plaie. On doit s’organiser pour savoir chez qui on dort histoire d’avoir des affaires de rechange, on se retrouve dans les vapeurs de pétard du coloc de mon cher et tendre le dimanche au réveil… Autant vous dire que ma patience a été mise à rude épreuve… Donc dès la première fiche de paie de mon cher et tendre reçue, je me lance.

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Et je me prends un gros mur dans la gueule : une période d’essai ? Non, merci ! Mais… Nous sommes tous les deux cadres dans des secteurs qui ne craignent pas la crise (surtout lui : il a mis 10 jours entre sa mise en ligne de son CV et la signature de son CDI, vive le développement informatique), nous gagnons à nous deux en moyenne 5 fois le loyer, il y a certains apparts où mon dossier seul pouvait passer à deux centaines d’euros près mais en gros : période d’essai, vous dégagez. Du coup, je prends mon mal en patience, je pars me détendre au Maroc et à mon retour, je relance les hostilités. Et c’est pire : on a même eu le cas où on ne pouvait pas visiter un appart sans un dossier complet (il manque toujours des papiers du côté de mon mec, le mien était complet depuis quelques temps déjà)… Je comprends qu’on ne signe pas un bail sans tous les papiers mais là, on parle de visiter, on ne sait même pas si ça va nous plaire !

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Parce qu’il faut le savoir : les agences sont omnipotentes et n’en ont strictement rien à foutre de ta gueule. Et pour cause : tant d’appelés pour si peu d’élus, si tu n’es pas dispo à l’heure de visite proposé (au singulier, oui), tant pis pour toi, tu es éliminé d’office. Véridique, je vous jure, j’ai eu des sms genre “on a reçu votre demande, vous êtes dispo pour une visite aujourd’hui à 12h ?” “Non” “On vous recontacte” sans jamais avoir de nouvelles. Mieux, l’agence qui te sms après que tu les aies appelés pour te proposer un rendez-vous visite. Tu as donc bien précisé en amont que oui, nous étions salariés en CDI vu que tu veux pas nous louer un appart sinon… Et là, donc, le sms de la mort “vous êtes disponibles jeudi à 16h30 pour visiter l’appart ?”. Hmmm, alors si vous connaissez un poste où on est dispo l’après-midi à 16h30, pourriez-vous me filer le tuyau ? Je suis TRES intéressée.

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Bref, entre les agences qui bossent pas le samedi (??), les rendez-vous de dernière minute impossibles à planifier quand tu es deux, les horaires de visite improbables,les agences qui ne te répondent même pas et qui sont globalement injoignables… La déprime est au bout du couloir.

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Parce que la différence flagrante entre la recherche d’emploi et celle d’un appart, c’est la part improbable d’aléatoire. Je veux dire : si je postule à un emploi, si mon CV correspond à la recherche, j’ai un nombre élevé de chances de passer un entretien (à une horaire qui me facilite un peu la vie). Ici, même si on gagne 5 fois le loyer et qu’on a tous les deux de bonnes situations, tu ne peux même pas accéder à la visite de l’appart (qui est peut-être complètement pourri). C’est juste une question de chance : si tu es dispo quand il faut, peut-être que tu pourras prétendre être le locataire du dit appart sinon va tenter ta chance ailleurs.

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Bref, j’ai déchanté plusieurs fois : d’un côté mon mec qui ne se presse pas pour me fournir les papiers malgré ma pression (et vous n’avez pas idée à quel point je peux être chiante quand je m’y mets),de l’autre les agences qui ne s’intéressent qu’à mon éventuelle disponibilité en journée pour voir un appart. En fin de course, je m’étais résignée à faire directement le tour des agences pour aller plus vite.

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Mais le sort nous a réservé une petite surprise. Hé oui, si je râle maintenant sur le sujet, c’est que j’en sors ! Deux petites visites d’appart, un petit crush sur l’un d’entre eux, dépôt de dossier, merci, au revoir. Victor et moi, nous sommes à J-21 de l’aménagement !

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Kenya, fidèle assistante


Je vous en dis plus demain… ou un autre jour !

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Retournement de situation

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Cruelle désillusion : l’appart que je voulais n’est plus en location apparemment, ce qui veut sans doute dire que je n’en serai pas l’heureuse locataire vu que je n’ai reçu aucun coup de fil à ce sujet. Or après mes histoires de lose avec ma carte bleue et autres déceptions de petit ordre, je suis assez déprimée. Je revis un peu les heures noires du chômage, quand les entretiens n’aboutissaient à rien. Même si l’enjeu n’est pas aussi important, ça me rappelle quand même ces mauvais souvenirs et je m’en serais bien passée.

Une semaine après la disparition de l’annonce, je me lève et me dis qu’il faut que je reprenne mes recherches. Des apparts bien, j’en trouverais d’autres. Et puis j’ai découvert un parc sympa dans ma ville, ce n’est pas parce que je n’ai pas l’appart à 3 mètres de là que le quartier m’est interdit. Puis il me semble avoir vu un panneau à louer sur l’immeuble voisin, je peux toujours me renseigner…

Forte de ma nouvelle volonté de trouver un appart, même si je commence à douter de mon dossier, j’arrive au boulot, salue Ioulia, pose mon fessier sur mon siège et à peine ai-je posé mon fessier sur ma chaise que mon poste sonne. « Et allez, ça commence… Allo ?

– Mlle Bartoldi ?

– Oui.

– Bonjour, agence immobilière Machin, donc pour l’appartement à Plume sur Berges, il faut qu’on décide d’une date d’entrée dans les lieux, votre dossier est bon. »

Hein ? Quoi ? Je ne comprends pas… C’est quoi ce délire ? J’avais déposé mon dossier 10 jours plus tôt, il me paraît impossible qu’on me rappelle 10 jours après… Hé bé si, l’appart est à moi à partir du 20.


Après la joie, je réalise l’engrenage administratif qui s’annonce. Etape 1, envoyer le préavis pour mon appart actuel. Comme je n’ai toujours pas de carte bleue, je dois emprunter des sous à Simon pour payer mon recommandé avec accusé de réception (la honte, quand même). Ca, c’est fait. Ensuite ? Me rendre à l’agence pour signer les papiers et donner plein de sous. Problème : l’agence n’est pas la même que celle où j’ai déposé mon dossier donc les possibilités que je me perde encore sont élevées. La veille de la signature, Vicky me demande si j’ai déjà une attestation d’assurance pour mon nouvel appart. Comment dire… non. Ah, encore un truc à régler.


Mais chaque chose en son temps, revenons en à la signature du bail. Ca n’a pas raté, je me suis perdue, je connais mal le quartier. Ah tiens, c’est là où j’ai eu mon premier rendez-vous avec Gabriel. En fait, c’est sur une station de la ligne 6, on était sortis chacun d’un côté, on était au téléphone sans se trouver puis à un moment, il me dit « avance jusqu’au parking » et là, on avance et tout à coup, on surgit chacun d’un côté de la station, eye contact… Mais j’ai pas le temps de jouer la nostalgie, je suis en retard et perdue. Je finis par trouver l’agence. Je signe tous les papiers, fais un chèque à 4 chiffres et voilà. L’appart est officiellement ma location. Maintenant, l’agent immobilier doit m’appeler pour l’état des lieux.

A peine repartie, coup de fil dudit agent qui se la joue mielleux : « félicitations pour l’appart, hihi » alors qu’il n’avait pas été des plus
agréables pendant la visite. Sans doute que  j’ai pas la tête à avoir les moyens de louer un studio seule… L’état des lieux est donc fixé le lundi suivant, à 12h. Youpi !


Et voilà, Plume sur Berges, je reste chez toi. Et là, je suis contente. Non seulement je dépends d’une autre gare donc niveau problèmes, ça va être beaucoup plus léger vu que plusieurs lignes passent par ma gare, il y a aussi des bus. Mais la super bonne nouvelle de l’histoire, c’est que nos futurs bureaux de Lavande sur Seine sont à un quart d’heure, vingt minutes à pied de mon chez moi. Te souviens-tu du temps béni de ma vie toulousaine où j’allais à la fac à pied ? Ca va recommencer, yeah ! Plus de mauvaise humeur matinale pour cause de train annulé. Ca n’a pas de prix.

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Mais comment trouver un appart ?

Prendre la décision de changer d’appart, c’est bien mais ça ne suffit pas. Les agents immobiliers qui gavent ma boîte aux lettres ne veulent que me vendre des apparts mais jamais m’en louer. Déjà, avant de chercher, il faut savoir ce que l’on veut, on a globalement deux voies royales.

A- L’agence immobilière

Premier réflexe. On se rend chez M. l’agent immobilier et il nous propose ce qu’il a en catalogue. Ca, en théorie. Parce qu’en pratique, les agences immobilières sont taquines, instants vécus. Un lundi, je gagne un RTT car on déménage nos bureaux donc je me dis que je vais en profiter pour me rendre à Lavande sur Seine, ma plausible future ville. Déjà, penser que toutes les agences immobilières sont ouvertes le lundi, c’est plus de l’optimisme, c’est de l’abnégation. Quant aux autres, faut dire ce qui est, la location, ça ne les intéresse pas. D’ailleurs, ils n’en proposent même pas « ah, pour ça, faut aller dans notre agence sur Paris 8e ». Ah bah oui pour louer un appart en banlieue, j’aurais forcément pensé à faire les agences dans un des quartiers les plus chers de la capitale.

Quoi qu’il en soit, la location, c’est un peu leur argent de poche donc gagner de 500 à 800 euros sur mon dos, ça ne les passionne pas. J’ai même vu 1000 euros de frais d’agence pour un appart à 690 euros ttc, je pense qu’on peut appeler ça du foutage de gueule.

B- Le propriétaire

De prime abord, ça paraît la solution idéale car pécuniairement plus intéressant. En effet, qui dit proprio dit pas de frais d’agences immobilières. Tout est basé sur la confiance mais nous sommes entre adultes, non ? Ben non. Pour ceux qui lisent ce blog depuis longtemps, vous connaissez mes mésaventures avec feu mon proprio puisqu’il est mort depuis. En janvier 2006, dégât des eaux chez moi, il me laisse le soin de contacter un plombier, je vais les travaux, lui envoie la note et… « non, vous vous êtes faite arnaquer, je
paie pas ». Rien du tout, 800 euros de ma poche. Après tout, je pouvais attendre qu’il valide le devis avant d’entreprendre les travaux, vivre dans une odeur de vase et l’humidité en plein mois de janvier, je suis vraiment une chochotte de pas avoir tenté le coup. Donc l’avantage de l’agence, c’est que normalement (ahem) ils sont réglos et gèrent ce genre de problème. Quand j’ai eu un souci de plomberie à Toulouse, je n’ai pas eu à débourser un rond de ma poche.

Par ailleurs, le problème majeur des proprios, c’est qu’ils demandent parfois des pièces justificatives hallucinantes. Mars 2005, je suis sur Paris pour quelques jours pour me trouver un appart. L’un d’eux me plaît donc la proprio me fait venir chez elle à Montrouge pour que je lui apporte tous les papiers. Etant étudiante, tous les papiers, ça veut dire ceux de mon père. Je précise pour ceux qui ne savent pas que mon père est médecin spécialiste libéral et a en plus un mi-temps au CHU de ma ville natale. Déclaration de revenus, bulletins de salaire de l’hôpital… Et là, la nana me fait : « vous avez le contrat de travail de votre père à l’hôpital ? ». Heu… Mais il est libéral avant tout quand même donc non, j’ai pas. « Vous avez une attestation de banque comme quoi votre père n’a jamais été à découvert ? » Non et j’ai pas son test d’urine non plus. Je sais que parfois, les propriétaires ont des mésaventures avec des locataires mais là, mon père a quand même une bonne profession, faudrait voir à ne pas exagérer. Evidemment, je n’ai pas eu cet appart là, mon père
aurait pu être à découvert une fois dans sa vie, je n’ai pu prouver le contraire.

Bref, au vu de ma mésaventure avec mon proprio, je décide donc de passer par agence cette fois ci mais je regarde aussi les annonces de particuliers. Après tout, aucune solution n’est idéale et c’est finalement qu’une question de chance. On risque autant de tomber sur un proprio connard que sur une agence jemenfoutiste… Ou alors, je vais jouer au loto et me l’acheter direct, mon appart.

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Allez, zou, je déménage !

Décidément, ce début d’année 2008 est marqué par le sceau du déménagement. D’abord celui du boulot qui aura donc lieu le 25, ce qui me permettra de travailler à la maison.
Maintenant, je peux donc me pencher sur mon déménagement à moi vu que je sais où je vais bosser.

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Pourquoi déménager, vous allez me demander. Pour plusieurs raisons : a) je prends chaque année 20 à 30 euros de loyer en plus donc je devrais arriver à un 650 euros TTC pour un studio en rez-de-chaussée côté rue. Pour le même prix voire un peu plus, j’aurai un T2. Et pour moi, un T2, ça va enfin être un appart d’adulte avec une vraie chambre dans laquelle je vais mettre un vrai lit. Au départ, je visais un Paris intra muros mais vu que je vais bosser dans un quartier ultra cher, je pense partir en petite couronne, mais plus à Plumes sur Berges, j’ai une idée d’une autre
ville. Mais surtout, surtout, je veux être proche métro ou bus mais je ne veux plus prendre le train, plus jamais. Mais je veux quand même rester dans le même secteur, là où ma sœur vit aussi histoire qu’on reste pas loin. Là, c’est vrai qu’à 15 mn à pied, c’est quand même idéal.

 

Maintenant que la décision est prise, va falloir se bouger le cucul et des milliers de questions se posent. D’abord le préavis : il est de deux mois, je le lance maintenant ou
j’attends de trouver ? Bon, prudente, j’ai prévu d’utiliser mon RTT du jour pour courir les agences. Enfin normalement car là, je suis dans un état lamentale, je me suis bloquée le cou et je marche comme une mémé, j’ai mal partout. Là, franchement, ça me fait un peu chier d’avoir mal partout pour mon RTT, je comptais pas rester au lit toute la journée, au départ. Bon, bref, l’idée est d’aller dans une agence immobilière et de demander à la personne en face des conseils à ce sujet.

Ensuite, y a la question du coût et là, ça fait peur. Voilà en gros le calcul de base : frais d’agence (environ un loyer)+ le premier loyer + la caution + un vrai lit + une
étagère digne de ce nom. Bon, ma grand-mère m’a promis 1000 euros « le jour où je m’installerai », sachant que ça fera 10 ans en septembre que je vis seule… Donc bon, j’ai ça, les restes de ma caution (vu comme mon proprio est très près de ses sous, je doute d’en récupérer même la moitié) et je vais demander comme cadeau d’anniversaire une petite participation déménagement. A la limite, ils m’offriront mon lit.

Alors maintenant, certains vont me dire « mais dis donc,pourquoi t’achètes pas ? ». Parce que d’abord, je suis célibataire donc si je dois acheter, ce sera soit en couple, soit dans quelques années, quand j’aurai renoncé à l’idée d’être casable. En attendant, je mets des sous sur mon PEL. Là, avec ce que j’ai, je pense pouvoir m’acheter les chiottes. Et
c’est quand même important, quoi ! A une époque, j’avais pris un grand délire avec Vicky et Summer : « tu vois, j’achète des toilettes dans le Marais, je les rends publique et je
me fais une tune monstre ! ». Non parce que nous, les filles, nous sommes délicates. Jamais mais alors jamais je n’irai me soulager dans des sanisettes alors si on me propose des
toilettes clean nettoyées par des vrais gens et pas des jets automatiques qui en foutent partout. Donc bon, en attendant, j’épargne, j’épargne, c’est toujours ça de pris. Bon, je n’aurai jamais les moyens d’acheter un appart sans prêt mais quand je sauterai le pas, j’aurai plus de fonds et un meilleur salaire, selon la logique de l’augmentation annuelle. Surtout que je compte évoluer, bien entendu. Mais là n’est pas le sujet !

 

J’aime bien avoir des projets dans la vie, ça fait avancer. 2007, c’était le boulot, ça, c’est fait (et deux fois, même) donc 2008, ce sera un appart de grande fille avec une chambre à part et un vrai lit. En attendant, là, je vais rejoindre le mien. Et vu mon état, je vous jure que le vrai lit, là, j’en rêve. Surtout que je n’ai aucune idée de l’endroit où j’ai rangé
ma minerve.

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Les vacances de l’amour

Lecteur, tu l’auras remarqué, plus une série est pourrie, plus je la kiffe. Pourquoi ? Masochisme télévisuel ? Non, c’est pas tant ça, c’est juste que j’adore parler de
ce genre de séries, surtout qu’on remarque vite qu’on n’est pas la seule à les regarder. Et ce que j’adore encore plus, c’est de les disséquer pour en faire sortir les grandes lignes.
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Donc les Vacances de l’amour, c’est quoi ? C’est la suite (et à priori la fin) d’Hélène et les garçons. Avant, Hélène et ses potes étaient étudiants (Hélène et les Garçons)
puis y en a un qui a hérité d’une maison et ils y ont tous emménagé (Le miracle de l’amour) et enfin, un d’entre eux a gagné au loto et comme il est trop sympa, il embarque tous ses potes dans une île paradisiaque des Antilles, Love Island (les Vacances de l’amour). Déjà, rien que le nom de l’Ile, ça promet. Alors dans un premier temps, ils vivent tous à l’hôtel puis on vire la moitié du casting et on récupère Johanna, héroïne des débuts de la série et là, les filles tiennent un bar sur cette même île pendant que les garçons sont skippers sur un bateau sauf un qui est moniteur de jet ski. On récupère Nicolas au passage, l’ancien fiancé d’Hélène qui avait quitté la série avant que l’autre gagne au loto mais je sais pas pourquoi. Bon, en gros, à chaque épisode, la bande sans Hélène, partie depuis longtemps en Australie, traque tous les méchants de l’Ile et Dieu sait qu’il y en a, un par épisode. Puis nouvelle saison, les gens changent un peu de travail : les filles n’ont plus leur bar, Johanna et Lalie tiennent une agence immobilière, Bénédicte une galerie d’art, la moitié des garçons sont skippers et les autres tiennent un watersport. Arrive les méchants-méchants : les Watson, Peter et sa sœur Eve, nymphomane qui se fait sauter à tous les épisodes. Puis Hélène revient, Eve Watson disparaît mais y a une plus grande nympho, Audrey McAllister, qui se tape en moyenne 3 mecs par épisode. En très gros, les méchants-méchants veulent faire un super complexe hôtellier et les gentils-gentils veulent pas pour
protéger l’écosystème. Oui, l’intrigue d’Hélène aux Antilles et écologique.

 

Bon, en fait, le scénario en lui-même, on s’en branle. Moi, ce qui m’intéresse, c’est l’évolution de la série. A l’époque de la fac, ils baisaient mais ça se disait pas, c’est
très sous-entendu. Genre, dans un épisode, on veut faire croire que deux personnages ont passé la nuit ensemble, ils se baladent avec des lunettes de soleil (sous entendu, j’ai pas dormi, j’ai des petits yeux). Des fois, y avait un peu de pédagogie aussi « mais tu te protèges au moins ?

– Mais bien sûr enfin ».

Là, ça nique pour de vrai et c’est carrément pas sous entendu. Déjà, on voit des seins tout le temps. Enfin, ceux des putes de service genre Eve ou Audrey, les gentilles-gentilles,
non. Déjà, les gentils-gentils, ils ont tendance à coucher dans un lit donc les draps cachent leurs courbes alors que les garces couchent sur la plage. J’ai même vu un cul nu (masculin), un méchant-méchant qui couche avec Audrey, sur la plage, donc. Parce qu’Audrey, à peine elle a atterri sur Love Island qu’elle connaît toutes les plages désertes où copuler avec ses nombreux amants. De toute façon, Audrey, elle répète à longueur de temps qu’il n’y a que le cul et le boulot dans la vie pour elle donc dans un épisode, elle va se faire son complice dont j’ai oublié le nom (David, je crois), son futur mari, Peter Watson, et Nicolas qui est tout dépressif car il croit qu’Hélène est morte et que sa fiancée officielle est en prison à Paris. Je pense qu’Audrey lave son hygiène intime avec Rogé Cavailles pour pouvoir assurer ces multiples coïts sans que ça finisse par brûler et sans choper une cystite. Surtout qu’Audrey, elle est sale, elle couche surtout dans la mer, les piscines et sur les plages et c’est pas bon pour la flore intime.

Il y a de la drogue aussi. Ca, ils aiment bien la drogue dans Hélène et les garçons sur le modèle chute, rédemption et mea culpa. Là, on a Cynthia, l’Allemande molle qui revient
dans la série et elle est droguée. En allant chercher une dose, elle se fait voler son sac et elle se retrouve employée de force dans une boîte de strip tease (c’est Matrioshka version
bisounours) mais ses amis la sauvent à temps et du coup, elle est désintoxiquée dès qu’elle dit « non mais la drogue, c’est trop mal ! ». Quoi que non, dans l’épisode suivant, en
manque, elle s’endort et y a le feu et le bébé de Laly manque de cramer. Mais il est sauvé quand même, faut pas déconner non plus.

Bref, sexe, alcool, mais plus rock n’ roll puisque les garçons ne jouent plus, ils barrent des bateaux et conduisent des jet skis. Et font des bébés à leur copine, genre ça pullule
dans la série : Laly nous en fait un et après, c’est Bénédicte. Mais pas Audrey qui met jamais de capotes, elle doit prendre la pilule. En fait, le but de cette série est clair : le
scénariste a pris le pari que ceux qui regardaient Hélène ado suivraient ses nouvelles aventures adultes et trouveraient donc que les personnages sexent et travaillent (même s’ils changent de boulot tous les 3 jours alors qu’il me semble qu’aucun n’a jamais été diplômé de quoi que ce soit). Sauf qu’à l’arrivée, je me demande si le trop grand décalage entre l’histoire de départ et celle d’arrivée n’est pas trop grand. Surtout que si on regarde, des jeunes qui passent leur journée au bord de la mer, qui baisent à tout va et changent de métier tous les jours, c’est pas précisément nouveau…

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La télé peut nous aider

Des fois, j’allume ma télé et je tombe sur des émissions de type talk show où on vient en aide aux gens. En fait, je n’en vois que sur TF1 mais j’avoue que je n’aime pas vraiment ce genre d’émissions donc je dois en rater pas mal. Mais bon, c’est pas grave, on va faire avec ceux que je connais, à savoir Sans aucun doute (ou les péchés capitaux, il me semble que c’est pareil) et Y a que la vérité qui compte. Parce que des fois, la télé, c’est que du bonheur, comme dirait Arthur, Benjamin Castaldi ou Nikos.
 
 
Bon, je regarde rarement et en fait, j’ai découvert lundi que ça reprenait, y avait Grey’s anatomy, avant, c’était mieux. Et puis, en plus, ils ont viré la fille qui faisait l’hôtesse mais ils font toujours les reportages avec une nana qui se la joue Pascale Clark avec de la poésie écrite par un gamin de CE2 : « ils sont tous deux et deux, ça rime avec amoureux. Tout va bien sous le soleil de Nice où dore leur bonheur. ». Enfin, voilà. Des fois, je me demande qui peut passer dans ce genre d’émissions. Parce que, perso, on me convie là, j’y vais pas : si on a quelque chose à me le dire, c’est pas la peine de le faire devant des milliers ou millions de spectateurs. Surtout que si vous ouvrez pas le rideau, vous passez pour la méchante garce sans cœur. Mais peut-on reprocher à une nana de pas vouloir sortir avec son marchand de journaux à qui il manque une dent et qui a les cheveux naturellement huilés ? Mais bon, outre les déclarations d’amour foireuses, il y a la partie « retrouvailles ». Imaginons que je décide de retrouver mon démon tentateur parce que, tiens, je rêve ma vie et que je connais son nom et prénom, contrairement au mec au briquet. Bon, il faudrait déjà que je fasse la démarche, que le monsieur vienne et encore, une fois sur place, faudrait pas que je me prenne un merveilleux : « non mais j’ai une copine, je peux pas sortir avec toi ! ». Enfin bon, je le ferai jamais mais potentiellement, la télé pourrait me rendre heureuse, pour peu que j’ai pas peur de me prendre un râteau devant des milliers ou millions de téléspectateurs.
 
Mais le summum de la télé justicière, c’est quand même Sans aucun doute avec notre ami Julien Courbet, défenseur des petites gens. En fait, j’avais un peu oublié cette émission, suis retombée dessus vendredi dernier. Ah oui, la justice expéditive de TF1, c’est encore mieux que Cas de divorce ! C’est quand même fou qu’une émission de télé passe avant la justice parce que dans les faits, c’est ça. Prenons un cas au hasard : moi. Bon, si jamais je décidais d’assigner mon proprio qui m’a pas remboursé un centime sur mes chiottes (et en plus, mon père a payé les 80 euros que je refusais de payer) ou l’asso qui m’a pas encore payée mes 600 euros (mais je leur ai envoyé un mail incendiaire vendredi et comme de par hasard, Simon m’a rappelé mais comme j’étais avec Guillaume 1er, j’ai pas décroché), non seulement ça me coûterait du temps mais aussi de l’argent. Et oui, il faut bien payer les avocats, c’est normal, ils ne vivent pas
de l’air du temps. Mais bon, grâce à Julien Courbet, je squizze tout ça ! Je vais voir M. Courbet, je pleure un peu sur le plateau, des avocats sur place se mobilisent pour moi et hop, tous mes soucis sont réglés !
Par exemple, quand je regardais, deux bonnes femmes avaient des soucis avec leurs locataires qui payaient pas le loyer. Ennuyeux en effet. Bon, l’équipe tente une conciliation téléphonique, c’est le grand moment de l’émission en fait. Courbet, il est fort, il a réussi à donner une image à du son (le téléphone) et à mettre en scène l’appel en lui-même. Pour ceux qui n’ont jamais vu, je vous décris un peu. Courbet dit : « Nous allons appeler ces personnes pour tenter de parvenir à une conciliation. Régie, composez le numéro ! ». Là, il tend le doigt vers la caméra et ça lance un petit jingle à base de son de touches (il est atroce ce jingle), on voit des gens en régie avec des micro-casques sur la tête. Bon, ça sonne « biiiiiiiiiip, biiiiiiiiiiip ! Allo ? » Alors, au début, ce sont les gens qui viennent se plaindre qui parlent genre « non, non, on n’est pas à la télé » et si ça
s’envenime, ce qui arrive souvent, Julien Courbet intervient. Et là, c’est grandiose, on assiste d’abord à une volée d’insulte « Non mais qu’est-ce que tu m’veux connard ? C’est pas toi qui fait la loi ! Va te faire fout’ ! Tut-tut-tut ». Oui parce que la personne raccroche en général mais elle s’est tellement énervée qu’on a bien entendu les postillons s’écraser violemment contre le combiné. C’est concept : c’est l’émission de télé qui active l’imagination, on les voit les postillons, on sent le décor autour, on imagine le beauf de base, le même qui
a témoigné dans Droit de savoir la semaine dernière pour dénoncer le prix prohibitif des loyers (comme je parle bien quand je m’y mets, vous sentez la journaliste, là ?). Bon, après ce premier échec, on se démonte pas, on envoie les journalistes sur place. Une voix off nous explique tout, on filme même les gens sur le plateau qui attendent une réponse. En gros, c’est pas du direct et on s’en vante ! De l’autre côté, Julien, il est gentil mais il allait pas me faire croire qu’à 1h du matin, il arrive à avoir la CAF et une agence immobilière au téléphone !
Bon, on filme les journalistes qui se font refouler par les locataires toujours très courtois et on revient en plateau. Les avocats expliquent que là, avec la trêve hivernale qui s’en vient, on ne peut plus faire expulser les locataires car le temps d’instruire le dossier, il sera trop tard. Oui parce qu’à TF1, ils passent par-dessus de la justice au max mais arrive un moment où il faut quand même s’adresser aux instances compétentes (ouf !). Ceci étant, en un coup de fil, ils ont réussi à demander à la CAF de verser les allocs logement aux propriétaires et non plus aux locataires. Bordel, moi, ça fait trois mois que j’attends qu’ils me versent mon ALS (surtout que je suis chômeuse maintenant).
 
En fait, tout ça me gonfle. Bon, encore, Y a que la vérité qui compte, si ça amuse les gens de se prendre une honte en public, je m’en fous. Et les petits textes poétiques de CE 2 sont marrants. Mais les trucs genre sans aucun doute qui passent par-dessus la loi pour régler des problèmes, je suis moins d’accord. Bon, c’est bien pour les gens qui en bénéficient, surtout qu’en général, ce ne sont pas des gens très dégourdis, qui découvrent un peu les rouages d’une justice implacable (ooooooh !) mais ce qui n’est pas forcément juste, c’est que l’émission
prend FORCEMENT le parti de celui qui est sur le plateau. Comme si la volonté de passer devant une caméra donnait forcément une légitimité. Parce que mine de rien, il me semble que ces procès télévisuels sont basés sur la bonne foi de celui qui passe à la télé, il n’y a aucune preuve juridique. A ce compte-là, c’est facile de foutre la pression sur des gens dont le seul tort a été de saisir la justice plutôt que la télé.
 
En fait, la télé, ça me fait peur, des fois.

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Pauvre petite chose

Par Mister BigCertains d’entre vous entendent parler de Mister Big, voient mon nom apparaître de ci de là, et, pour les plus curieux qui ont cliqué sur les archives, je représente aussi quelques rares articles. Le pourquoi du comment de cette présence épisodique est simple : la vie et ses déboires. En ce moment, mon meilleur ami vit une de ces périodes difficile où tout semble s’acharner sur lui. Moi, je l’ai vécu entre septembre 2005 et Janvier 2006. Il me semble vous avoir promis, dans une de mes rares apparitions (qui a dit « j’ai vu la vierge ??? »), de vous raconter le pourquoi du comment. Et bien le voilà.

Prenez un Mister Big heureux en amour, avec un CDI lui permettant de poser le préavis de départ de son appart pour aménager avec son cher et tendre, des zozios qui chantent, le soleil qui brille, etc etc… Ca, c’était moi l’été dernier. Et là, cruel comme un enfant qui arrache ses ailes à une mouche pour voir combien de temps elle va survivre sans, le destin a décidé que j’étais trop gâté depuis trop longtemps et m’a fait payé mon bonheur au prix fort.

Premier acte : je te quitte. Pour moi, le vent a tourné le temps d’un WE. J’étais casé, suffisamment alcoolique pour sortir presque tous les WE avec Gauthier, le reste du temps partagé entre son boulot et l’homme que j’aimais, et tout semblait parfait. Fin octobre, je devais quitter ma coloc pour me créer un nid douillet avec mon homme. Et là, à la mi-septembre, sans crier gare, en rentrant d’une journée passée avec des amis, voilà que j’entends un « je ne t’aime plus, ça peut plus durer comme ça ». Un coup de vent sur un château de carte, et vlan, plus rien ! J’étais largué. Lui, le lendemain, prenait le train pour rentrer chez papa-maman et me laissait seul avec un préavis pour nulle part et un hébètement sans fin face à ce qui me tombait sur la gueule. Bon, vous me direz, on se fait tous larguer. Avoir son univers entier qui s’effondre, c’est probablement arrivé à tous ceux qui lisent ces lignes, on y survit. Ca, je suis d’accord avec vous. Mais ce n’était que le premier acte.

Acte deux : tu m’passes ton portable ? Environ 15 jours après m’être fait méchamment lourdé, Gauthier me sort un vendredi soir et on noie nos pensées dans la vodka, mère au sein si réconfortant quand tout va de travers… 5h du mat : faudrait que je rentre, je bosse à midi (hé oui, même le samedi !) Qu’à cela ne tienne : je vais rentrer à pieds, 20 minutes de marche, ça va me dégriser. Je bise tout le monde et hop ! Je décolle… je fais 100mètres, et là, au rond point, une voiture s’arrête, un jeune homme d’obédience nord-africaine (oui, on appelle ça du politiquement correcte, car si j’avais dit un reubeu, on m’aurait traité de raciste ! mais j’y peux rien, moi, si je me suis po fait agressé par un suédois !!!) descend du coté passager et m’apostrophe en me disant « ma voiture est tombée en panne ! Tu peux me passer ton portable ? » « heu… j’ai plus de forfait, désolé ! » D’habitude, ça suffit pour que le type me lâche. Ben pas ce coup-là !  Il continue à m’importuner, moi j’avance, puis d’un coup, je sens une main sur mon épaule gauche genre « tu vas me regarder que tu le veuilles ou pas ! », je tourne légèrement la tête, et, sûrement soucieux que ma coupe de cheveux tienne en place, le type me pulvérise une grande giclée de laque ! Sauf que la laque, c’était une bombe lacrymo, et que c’est pas mes cheveux qui étaient visés, mais mes yeux. Et il avait bien calculé son coup : il me l’a collé à deux centimètres de l’œil gauche et m’en a pulvérisé sur toute la gueule ! Mais pas de chance, suis pas un pédé, moi ! La surprise passée, je me retourne et je lui lance un « t’avais bien calculé ton coup, connard ! » Enfin… courageux, mais pas téméraire, le gars ! Il était déjà en train de courir à toutes jambes pour retourner retrouver son pote dans la voiture soit disant en panne ! Tout fout le camp ! Il m’agresse et oublie même d’essayer de me faucher mon portable que je tiens pourtant dans la main ! Bref… il aura fallu 8 à 10 secondes pour que la lacrymo commence à faire effet, mais après, elle a pas fait semblant de brûler ! Heureusement pour moi, la mère d’un pote habitait la rue d’à coté, donc j’ai foncé chez elle, je l’ai réveillé et j’ai rincé tout ça ! Aucune de mes lentilles n’avaient disparu, mes yeux allaient mieux, et le lendemain, me suis réveillé avec le plus merveilleux peeling qui ne m’ait jamais été fait ! En un mois, je me retrouve largué puis agressé. Ca commence bien.

Acte trois : Toit et moi. Entre toutes ces émotions (car, en plus de ça, mon ex m’a joué pendant presque deux mois le grand jeu du « je sais plus si je sais que je sais pas si je sais vraiment si j’aurais pas mieux fait de savoir avant car au final je me demande si je t’aime pas toujours ») et mon boulot, me voilà arrivé à la fin de mon préavis et toujours pas d’appartement en vue ! Premier novembre : Mister Big remplit un garde meuble et amène ses dernières affaires chez la mère du pote qui m’avait recueillit après l’agression. Que cette femme soit canonisée ! Elle m’a hébergé pendant un mois, et ça m’a énormément aidé ! Mais en décembre, elle avait de la famille qui arrivait, je pouvais pas rester. Un copain connaissant mon problème m’avait proposé une colocation provisoire, je bondis donc sur l’occasion : je prends mon baluchon sous le bras et je passe décembre chez lui. Mais là aussi, chaque chose a une fin. Début janvier, toujours SDF, j’échoue chez Océane chez qui j’avais déjà dormi quelques WE. Mais, détail intéressant, elle aussi lâchait son appart, donc j’avais jusqu’à la fin janvier pour trouver quelque chose, même une vieille niche pour chien, sinon c’était vraiment la rue ! Chez Emma, je repère quelques offres sympa d’appart sur internet, je visite, je visite, mais rien. Je dois en visiter un dernier. Mais le jour même, on m’appelle une heure avant pour me dire « ben on a pas encore récupéré les clefs, on vous prévient dès qu’on les a ». J’étais en deuxième position pour le visiter. Je vais à l’endroit, je regarde l’immeuble, et, me sentant aculé, je décide de prendre le susdit appart sans même l’avoir visité, vu que je n’étais pas prioritaire pour le voir et donc le prendre. Je n’avais jamais fait ça de ma vie, mais aux grands maux les grands remèdes : je joue la Causette à l’agence, qui accepte, puis refuse, mais me promet (-craché-juré !) de me le faire visiter en tout tout premier ! Je visite, je signe ! Et voilà comment j’ai enfin mis fin à presque trois mois de SDFisme mondain.

A tout ceci je rajouterai d’importants problèmes d’argent en Novembre, des pressions à mon boulot de merde, Gauthier qui part pour Paris, mon ex qui me tourmente, et même des morpions en décembre, tant qu’à y être. Mis bout à bout, tout ça, ça use, et ça use même beaucoup. J’étais assez souvent dans un état second, j’ai même décompressé une fois au boulot (pour plus de définitions, demandez à Emma, c’est elle l’infirmière psy !), et je lançais même un « qu’est-ce que je serais mieux si j’étais mort » à l’occasion. Heureusement, ceux qui me connaissent vous le diront, j’ai un moral solide et une personnalité assez prononcée pour dire ce genre de chose mais jamais passer à l’acte ! C’était une sorte d’exutoire à mes idées noires. D’ailleurs on riait beaucoup de nos malheurs avec Gauthier à l’époque en les abordant de façon tragi-comique genre « je me suiciderai jamais, mais si un bus avait la bonne idée de perdre le contrôle et de me faucher au passage, ça serait pas une mauvaise idée… » Bref, je ferai pas un « acte quatre » pour tout ça, mais j’ai été à deux doigts de la dépression nerveuse, et c’est bien parce que j’ai une volonté d’acier, un moral à tout épreuve et des gens qui m’entourent que j’ai réussi à dépasser tout ça ! Maintenant, je finis de me reconstruire, que ça soit au niveau de mon cocon à moi (mon appart, en gros !) comme de penser les plaies de mon cœur et de réaliser tout ce qui m’est arrivé en l’espace de quelques mois. Le prochain acte sera de réellement faire quelque chose de ma vie. Dans l’immédiat, je garde mon boulot de merde le temps de finir de me reconstruire (et surtout de tout payer !) et après, je tente de trouver ma voie. Mais ma priorité number one maintenant, c’est d’être égoïste et de ne penser qu’à moi. J’ai toujours pensé aux autres, taché de leur faire plaisir, tout sacrifié pour mon mec, et voilà où ça m’a mené ! Je passe en premier, désormais. Quand je vivrai la vie que je veux vivre, là, je pourrai penser aux autres.

Voilà en gros un aperçu de la vie de Mister Big et de ses petits tracas. Présentations et explications faites, je vais enfin pouvoir plus participer à ce blog !

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J’’aime pas le dimanche

Au septième jour, comme il s’était bien décarcassé, Dieu décida d’arrêter là sa création et décida d’aller se reposer. Bon ok, créer le monde en 6 jours, c’est balèze, il avait bien le droit à une petite sieste. Mais voilà, le dimanche, du coup, c’est le jour du rien, le non-jour de la semaine. Et je l’aime pas.

Petite, les heures du dimanches qui s’égrenaient à une vitesse folle me faisaient penser à un ultimatum : bientôt la fin du week-end ! Il est 16h, tu dînes à 20, il te reste 4 heures pour faire tes devoirs… Bon, d’abord, je goûte. Puis après cette sacro-sainte pause (comme si j’avais interrompu mes devoirs pour ça, tiens, je les avais même pas commencés !) à base de
chocapic tout en feuilletant un magazine, je retourne dans ma chambre où je fais semblant de bosser, sauf quand j’ai un devoir à rendre. Dimanche 20 heures, devoirs rarement faits mais c’est pas grave. Moi, j’étais la rebelle du primaire, du collège et du lycée : jamais je ne faisais mes devoirs mais j’avais toujours de bonnes notes. Dégueulasse hein ? Reste que le dimanche, je n’aime pas ça, devoirs ou pas devoirs. Et encore, les devoirs, ça occupe…
Oui car que faire un dimanche ? Du shopping ? Ben non, les magasins sont fermés. Aller chez le coiffeur, l’esthéticienne, le docteur, l’agence immobilière, la banque ou je sais pas quoi ? Non, ils sont tous fermés. Oui, ils travaillent en même temps que nous, logique, me direz-vous. Tout ça, faut le faire le samedi. Bon, s’il fait beau et que nous sommes à une période de l’année où il fait bon, on peut aller se promener, prendre la voiture pour partir au fin fond du département ou chausser les baskets pour déambuler dans la forêt voisine. Mais, curieusement, le dimanche, il pleut souvent. Alors on glande, on ne regarde pas la télé car il n’y a rien. Vidéo-Gag, ça fait 15 ans que ça passe et se farcir les présentateurs entre les gags, c’est d’un pénible… D’ailleurs, ils ont bien fait de remplacer Bernard Montiel par M. Météo, j’ai pas vu la différence, ils récitent tous les deux de façon pénible et ennuyeuse leur texte. Là, y a une blonde en plus qui doit feindre l’enthousiasme mais c’est pas trop ça. Le public, maintenant, ce sont des enfants mais je me demande s’ils ont pas recyclé les images du public du Club Dorothée. Sinon, y a le maillon faible, rapidement lourd, 7 à 8, émission ni racoleuse, ni voyeuriste, Drucker qui roupille sur un canapé tandis que ses chroniqueurs font de l’auto-promo à fond. Par exemple, Philippe Geluck, personne qui m’énerve, il faut l’avouer : « oui alors M. l’invité, je vous ai fait un dessin du chat, vous savez, ma BD dont le volume 8 vient de sortir ! ». Bon, Geluck sort sa blague, souvent nulle et Drucker, à la fin, il fait le récapitulatif : « notre invité, Bidule, qui sort un film au cinéma le 7 janvier, Philippe Geluck dont le volume 8 du chat vient de sortir, vous pouvez retrouver Anne Roumanoff tous les soirs à une salle de spectacle et Jean-Pierre Coffe dans sa cuisine. » Soyons franc, cette émission résume parfaitement les ambiances de dimanche : c’est mou, c’est chiant, c’est morose. Et en plus, j’ai l’impression que le montage accentue encore cette impression.
Le dimanche, c’est se coller le nez à la fenêtre et regarder la pluie qui tombe. C’est soupirer quand on allume la lampe à 18 h car la nuit tombe : week-end déjà fini, on repart sur une nouvelle semaine. Ce n’est pas tant la perspective de cette nouvelle semaine qui commence qui me mine que celle de la semaine qui se termine. Cette semaine, j’aurais voulu finir mon roman, raté. Cette semaine, j’aurais voulu finir mes devoirs, raté. Cette semaine, j’aurais voulu appeler la mairie pour savoir comment je peux avoir le RMI, raté. Cette semaine, j’aurais voulu qu’il m’appelle pour me dire de le rejoindre chez lui, raté. Bref, les dimanches, c’est l’heure du mini bilan de la semaine : tout ce qui devait être fait et ne l’a pas été, ça fout la trouille. Et puis, y a le terrible constat : que s’est-il passé cette semaine ? Rien. Pas d’appel pour du boulot, pas de charmant jeune homme pour me consoler, Brad et Angelina sont toujours ensemble et Kenya ne sait toujours pas faire la vaisselle (ça m’arrangerait).Des fois, le dimanche soir, à l’heure du bilan, j’ai comme une boule à la gorge… Et à la télé, y a que des trucs pour me démoraliser encore plus, des émissions sur des meurtres, des crashs d’avions, des scandales, des ci, des là… Tous pas beaux, tous malhonnête, l’homme est un fruit pourri. Si, des fois, y a
Urgences. Cette série est un peu particulière pour moi puisque quand j’étais au lycée, on la regardait tous à la maison, papa, maman, Alice et moi. Plus tard s’est agrégé Guillaume 1er qui adorait. Je l’ai ensuite regardée avec Arnaud et Guillaume II. Et seule. Je me souviens de mon premier urgence seule, j’étais triste : le lendemain, je commençais la fac et je pensais au reste de ma famille qui regardait ça collégialement. Et moi, toute seule dans mon coin. En plus, Urgences, maintenant, c’est chiant. J’ai même plus le beau George Clooney pour faire passer mon cafard, j’ai plus qu’à aller me coucher.
Des fois, le dimanche, c’est repas de famille : ça égaie, mais c’est pire au niveau « sentiment qu’on n’a pas vu passer le week-end ». On apérote (hop, une coupette de champagne), on déjeune mais pas qu’un peu : entrée, deuxième entrée, des fois, plat, fromage, dessert, re-champagne, café. Comme aujourd’hui, un peu. Ma mamie et ma tatie sont venues, nous avons mangé joyeusement et pendant le café, alors que ma sœur et mon père avaient fui, ma grand-mère, pompette, raconte à quel point ma mère était une vilaine peste petite et ses sœurs, guère mieux. Moi, je
suis pleine à craquer et le champagne fait des bulles dans mes yeux. Ca pique, la meilleure façon de les soulager, c’est de les fermer. Oui, d’ordinaire, moi, le dimanche, à midi, je dors, je ne mange pas. Donc le repas s’éternise, ma tête s’appesantit et le temps qu’on finisse, qu’on débarrasse et tout ça, c’est 17 heures. Qu’as-tu fait de ton dimanche ? Bah, j’ai mangé.
J’aime pas le dimanche. En plus, dans ma famille, ils décèdent toujours un dimanche. Mon grand-père (je n’étais pas née), mon autre grand-père, mon oncle, ma tante… Ils ont tous trépassé un dimanche, c’est comme ça. Quand le téléphone sonne un dimanche et que mon père n’est pas de garde (ce qui arrive relativement rarement, il faut l’avouer), ma mère a un peu peur. Je me souviens la dernière fois que quelqu’un est mort dans ma famille : un dimanche ensoleillé, tout va bien, on déjeune tranquillement à trois (ma sœur étant à Londres) quand le coup de fil retentit. On abandonne tout sur place et, depuis, on n’a jamais plus mangé de poisson aux petits légumes.
Le dimanche, c’est aussi le jour où je me sens sale. Comme je sors pas, je fais le minimum d’effort : en jogging, un coup de brosse histoire d’éviter les nœuds et pas de maquillage (pourquoi faire ? Séduire George Clooney à travers la télé ?). Je traîne, je glande et le soir, je me sens cra-cra. Alors que je n’ai rien fait de physique ou salissant (parce que quand je le
fais, je me lave, du coup). C’est juste parce que je suis en négligée et que je ne suis pas si habituée que ça à ne pas être parée. Et qu’en plus, j’aime même pas ça, être en jogging parce que ça fait sac à patates et je me sens moche.
Un nouveau dimanche se termine. Cette semaine, j’ai eu une hypothétique proposition de stage (à suivre), j’ai appelé un beau garçon et papoté une heure avec lui, j’ai eu une idée fantastique, j’ai eu des cadeaux d’anniversaire tout plein. Mais les gens m’ont pris une taille (voire deux pour certains vêtements) en trop sur les fringues (pas vexant du tout), j’ai bouffé comme dix en culpabilisant parce que si on me prend des tailles en trop sur les fringues, c’est que je dois ressembler à une baleine. Brad est toujours avec Angelina (oui, ma mère lit Voici donc j’ai pu le
constater), Kenya roupille au lieu de faire la vaisselle et j’ai fait un rêve cette nuit qui m’a rendue tristoune et perplexe pour la journée.
Foutu dimanche !
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