Réécrire son œuvre : Neon genesis Evangelion

Pendant notre virée japonaise, j’ai été très étonnée de voir Evangelion partout. Pour ceux qui ne connaîtraient pas, il s’agit d’une série animée japonaise de la toute fin des années 90 que j’avais adoré pour cause de robot géant, mysticisme chelou et ambiance poisseuse. On suit Shinji, jeune ado lambda qui se retrouve pilote d’une Eva (les robots géants) car son père est directeur de la Nerd, consortium militaire chargé de défendre un Tokyo futuriste face à l’attaque des anges, des créatures mi-étranges, mi-degueulasses. Oui, si vous avez vu Pacific Rim, vous avez un peu idée du truc. Bref, la série m’avait fort plu, les oav pas du tout. Mais au Japon, je remarque une forte hype et surtout le personnage de Kaworu en tenue de pilote EVA et une jeune fille totalement inconnue.

Evangelion Rebuild, les 4 pilotes

Ils ont fait un reboot ! À peine rentrés en France, j’exige donc de voir. Il s’agit d’une série d’OAV qui sort au rythme d’un tous les deux ans environ. Le prochain devrait sortir cette année d’où un Shinkansen aux couleurs de l’Eva 1. Et je fus un peu désappointée de rater ça.  L’histoire ? Presque la même au début à quelques nuances près. Genre maintenant, la mer est rouge à cause du sang des anges, ces derniers sont faits en 3D qui jure un peu avec le reste du décor. Mais ce qui me dérange le plus, c’est le manque d’introduction total des personnages. Je connais l’univers Evangelion donc je vais peut-être dire une connerie mais je ne vois pas comment une personne qui n’a jamais vu la série originale peut s’intéresser à ce reboot. Les personnages sont littéralement bombardés dans l’histoire « hé, regarde, y a Rei !  Et Misato ! Et voilà Asuka ! ». C’est juste du fan service, ils pourraient quasiment tous être interchangeable. J’en veux pour preuve la fille inconnue, la 5e pilote d’Eva (Kaworu en est un aussi)? Mari. Je suis obligée d’aller sur Wikipedia* pour récupérer son prénom !  En plus, elle n’apporte rien, c’est juste le double d’Asuka. Non mais vraiment : étrangère, tête brûlée très sûre d’elle, une relation ambiguë avec Shinji (pour les 2 mn et 3 lignes de texte qu’ils échangent), c’est totalement Asuka. Même sa scène d’intro est faite pour nous montrer que c’est la même ! On voit une femme casquée combattre et j’étais là « ah, voilà Asuka… mais pourquoi elle pilote l’EVA 05 ? ». Ce n’est que,quand elle enlève son casque qu’on découvre que ce n’est pas Asuka mais une fille dont on ne nous donne même pas le prénom. Elle sert juste à mettre un combattant en plus dans le combat final du 4e épisode.

Shinkansen Evangelion

Pourtant, il y avait de bonnes idées comme remplacer Toji (4e pilote EVA dans la série originale) par Asuka dans l’EVA contaminée … bon, ça aurait été mieux si la relation entre eux deux avait été un peu plus creusée mais bon, vous allez me dire, on est sur des OAV, on a moins de temps. Oui mais on en prend pour intégrer Mari « Asuka like » alors que son personnage ne sert quasi à rien. C’était intéressant aussi de plus travailler la relation Shinji-Rei, surtout quand on sait qui est Rei en vérité…

Evangelion Rei & Shinji

En fait, sur le papier, je trouve intéressant de reprendre un univers et de rebattre les cartes pour raconter l’histoire différemment. Bon, là, je n’ai pas adhéré à ce nouveau résultat mais je trouve la démarche audacieuse. A mon humble niveau, je suis en train de réécrire Technopolis, le roman de mes 20 ans en changeant pas mal d’éléments et je commence déjà à me dire que sur le roman de Maja que j’ai toujours pas relu (mmm…), faudrait peut-être revoir la fin… enfin, réécrire un truc que je trouve bancal. Et c’est là que je me demande : existe-t-il réellement un point final ? Vous allez me dire que oui, quand on a publié une œuvre (ou réalisé une série), nous avons un produit fini. Oui sauf que… est-ce qu’on ne passe pas nos vies à réécrire encore et encore la même histoire ? Pour ma part, je n’arrête pas d’écrire des dystopies avec pour décor de fond une ville futuriste. D’ailleurs, c’est assez faux de parler de décor de fond, la ville fait entièrement partie de mon histoire, elle est le cœur du système. Augura et Neocittà ne sont que des versions rebootées de Technopolis… enfin, surtout Neocittà, Augura a été imaginée avec mes connaissances plus poussées sur l’urbanisme écologique.

Tokyo - Evangelion

Mais malgré moi, j’en reviens toujours à ces mêmes thèmes, ces mêmes questionnements : comment on tombe en résistance ? Parce que peu importe le décor, l’époque..  ça reste mon sujet principal. Je peste parfois quand je tombe sur des romans qui me rappellent le précédent de l’auteur, un peu comme Victoria Hislop ou, dans une moindre mesure, Frank Thilliez mais est-ce parfaitement conscient ? Pour certains, je pense que oui, il y a une « recette » du succès sans nul doute mais les autres ?

Evangelion

Bref, tout ça pour dire que j’ai envie de revoir Evangelion, la série originale dont je vous remets le générique qui met de bonne humeur, je trouve :

 

* En vrai, elle n’apparaît pas dans Wikipedia, j’ai retrouvé son prénom sur le wiki dédié à Evangelion, en fait…

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Le cinéma est mort et ce sont les blockbusters qui l’ont tué

Bonjour, je suis Nina Bartoldi, je ne suis pas cinéphile du tout mais j’ai décidé de vous asséner mon avis sur la question. Donc avant de vous expliquer pourquoi, selon moi, les blockbusters font beaucoup de mal au cinéma, je dispose ici même une caissette virtuelle de tomates pourries que vous pourrez me jeter allègrement au visage si, à la fin de ma démonstration, vous considérez que je n’ai rien compris.

Certified fresh rotten tomatoes

Je ne sais plus à partir de quand exactement le cinéma et moi, on a commencé à prendre nos distances. Plus jeune, j’y allais assez régulièrement : pour sortir entre copines ou à la fin de ma relation avec Guillaume pour nous occuper et nous éviter d’avoir la conversation qui fâche puis en plus, on connaissait la caissière qui nous laissait passer sans payer. Oui, à l’époque, on ne virait pas les gens pour un déficit de 85 centimes. Et puis j’ai commencé à déserter les salles : parce que c’est cher, parce que je m’endors, parce que j’ai pas envie d’aller mater la plupart des films qui me sont proposés. Du coup, parfois, je télécharge un film qui me tente moyen mais qui va me permettre de m’occuper deux heures et… mais… qu’entends-je ? La voix tonitruante des studios qui me pointent du doigt : “tu télécharges, vilaine ! C’est toi qui nous tues !”. Mmm, vraiment ? Voyons ça.

Studios universal visite

D’abord, il y a l’arnaque de la 3D. Vous savez, ce truc qui vous salope un film sans rien y apporter : ça assombrit l’image, ça fait mal aux nez pour les déjà binoclards qui se retrouvent avec deux paires sur le nez, ça vous rajoute en moyenne 2 € et en plus, ça rend l’action plus confuse 9 fois sur 10 et ça me fait sortir du film. Bref, je déteste la 3D surtout que ça souligne un peu trop avec la subtilité d’une vache américaine dopée aux hormones le fait que l’industrie du cinéma nous prend… ben pour des vaches à lait, justement.

vache-a-lait-2

Mais encore, ça,c ‘est pas le pire. Revenons au dernier film que j’ai vu au cinéma, à savoir Batman vs Superman qui est, de l’avis général, un film assez moyen, voire un peu médiocre. Effectivement, malgré la présence d’Henry Cavill (qui ne sert à rien), d’un Batman convaincant alors qu’on avait très peur aka Ben Affleck et de la woh sexy Wonder Woman… ben rien n’a vraiment de sens. Sans parler du twist moisi basé sur un prénom, rien n’est vraiment prenant, on s’en fout un peu de ce qui arrive aux personnages. Même quand t’en as un qui meurt, t’es un peu en mode “ouais, ok… oh, j’ai plus de pop corn dis donc” (en vrai, je ne mange pas au cinéma parce que 10 fois trop cher). Bref un film complètement oubliable sauf que… “mais en fait, la version longue dispo en DVD est vachement mieux, tu comprends plus de trucs et tout”. Heu hein ? Tu veux dire que j’ai payé 10 € pour voir un film nul mais que si j’en paie 20 € de plus, j’aurai une version cool ? Puis cette semaine est sorti Suicide Squad, un film qui s’est fait descendre dans toutes les critiques que j’ai pu voir ou lire, jamais vu une telle unanimité… Bon, j’avoue que j’avais moyen la hype sur ce film, je sentais moyen la Harley Quinn qui avait l’air d’en faire des caisses (ok, son personnage aussi mais je sais pas, je le sentais pas), Will Smith me fait plutôt fuir et Jared Leto en Joker… Je ne saurais dire pourquoi mais dès le départ, j’ai rangé mon billet de 10 € : je n’irai pas voir ça. Le film sort, déluge de critiques assassines et là, attention “non mais en fait, on voit quasi pas le Joker dans le film parce que toutes ses scènes seront dans le DVD, ahah!” Ah ben dire ça après la sortie du film, c’est bien la preuve qu’on nous prend pour des cons. Surtout que la promo du film était basée essentiellement sur le Joker (quasi absent) et Harley Quinn alors que finalement, on ne voit que Will Smith à l’écran… Tout ça pour ça.

Suicide Squad l'équipe des méchants, blockbusters DC Comic

Et c’est là où je veux en venir : on a depuis quelques années des blockbusters “à univers”. Je trouve ça intéressant en soi surtout dans des exploitations d’univers complexes comme les super héros. Et comme j’adore l’univers Batman, forcément, ça me donne envie, à priori, d’adhérer au projet. Sauf que le projet coûte vite cher. Prenons l’univers Marvel (celui qui me séduit tellement que j’ai pas réussi à voir un seul Avenger en entier sans m’endormir) : 3 Iron Man, un Hulk, 2 Thor, 3 Captain America, 2 Avengers, 1 gardien de la galaxie, un Ant-Man et à venir : un Doctor Strange, 1 autre Gardien de la Galaxie, 2 autres Avengers, un autre Ant-Man, un Black Panther, un Spiderman un autre Thor et un Captain Marvel. Soit de 2008 à 2019, 22 films. Soit 220 € dépensés en 11 ans juste pour aller au cinéma. Et voyons combien me coûterait un DVD d’une série genre Daredevil : 24,99. Donc pour un prix annuel quasi équivalent, je passe soit 4 à 5h au ciné soit je me mate 26 heures de série télé… Niveau rapport qualité/prix, y a un joli fossé…

J'ai pas du tout vu Daredevil

J’ai pas du tout vu Daredevil

Alors oui, le coût d’un film n’est pas forcément comparable à celui d’une série mais là encore, a-t-on autant besoin d’effets spéciaux ? J’ai déjà parlé de la 3D mais même au-delà de ça, est-ce qu’on n’est pas en train d’aller trop loin ? Les films se tournent de plus en plus sur fond vert, on nous en fout plein la vue pour masquer les trous du scénario mais… qui est encore dupe ? Ces blockbusters sont donc censés nous raconter une histoire en 2h mais échouent et il faut acheter en prime le DVD pour réellement comprendre l’histoire. Sauf que si je reprends Batman vs Superman, le film ne m’a pas vraiment passionnée, je l’ai même trouvé long donc je ne suis pas forcément motivée à l’idée d’en reprendre une lichette.

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Les blockbusters tuent-ils le cinéma ? Oui et non. Oui parce que j’en viens à me demander pourquoi j’irais dépenser de l’argent pour un film qui ne peut pas me raconter une histoire à lui tout seul et je pense n’être pas la seule. Non parce que les cartes cinéma illimité permettront toujours à ces films d’avoir des spectateurs qui doivent être réguliers dans leur visionnage pour ne pas perdre d’argent… Tiens, faudra que j’en parle de ça, aussi. En attendant, si y en a bien un qui agonise, c’est le bon cinéma, celui qui relève le défi de faire tenir son propos dans le temps imparti sans nous obliger à revenir 3 fois pour avoir l’histoire en entier.

 

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Cette bande annonce qui m’a trompée

Quand je vais au cinéma, je fais bien attention à ne pas rater le début de la séance car ils passent un truc que j’adore : les bandes annonces. J’aime bien prendre ces morceaux de films mis bout à bout et imaginer l’histoire du long métrage derrière. Sauf que maintenant, la bande annonce te spoile méchamment le film. Comme dirait le fossoyeur de films “maintenant, aller au cinéma, c’est payer pour voir la version long métrage de la bande annonce”. Et c’est pas faux ! Je me souviens par exemple avoir vu le film Le Saint avec val Kilmer et à un moment, le personnage est censé être mort ou disparu (j’ai un souvenir très diffus de ce film) mais je savais que c’était un leurre. Parce que c’est le héros donc immortel ? Non parce qu’une image de la bande annonce le mettant en scène n’était pas encore passée… Et c’était extrait d’une des dernières scènes du film. Bravo champion.

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Mais parfois, les bandes annonces sont montées de telle façon qu’on te raconte une tout autre histoire. Bonne nouvelle, on me spoile pas le film mais mauvaise nouvelle, ça peut être absolument déceptif. Prenons par exemple les comédies : on peut être sûr que les meilleures vannes seront dans la bande annonce, faut donner envie quand même. La question devient alors : est-ce que le film est à l’avenant où on a eu droit aux seules trois bonnes vannes de l’oeuvre. L’avantage, c’est que si on n’a pas rigolé sur la bande annonce, on peut déjà se passer de voir le film.

Dès la bande annonce, tu sais que tu n'iras pas voir ce film

D’autres fois, tu vois un teaser et là, ton imagination construit une histoire en deux minutes trente et tu veux aller voir ce film… Sauf qu’il n’existe que dans ta tête en fait. Comme par exemple… A la poursuite de demain. Quand j’ai vu la bande annonce pour la première fois, alors que le film s’appelait encore Tomorrowland, j’avais très envie de le voir, d’autant que la grande ville me rappelait follement Esthar de Final Fantasy VIII, jeu auquel j’ai beaucoup joué, juste pour les cinématiques et parce qu’il se finissait beaucoup plus vite que Final Fantasy VII. Et un peu Zanarkand de Final Fantasy X, jeu que je n’ai jamais terminé, tiens… Bref, j’étais motivée pour le voir même si je craignais d’avoir un George Clooney version “je suis venu cachetonner mais j’en ai rien à foutre du film, bisous !”. Puis les distributeurs français ont décidé de lui donner un titre français “À la poursuite de demain”, douchant immédiatement mon enthousiasme. Déjà, est-ce que les gens qui traduisent les titres de films peuvent arrêter de parodier des titres d’autres films ? Genre le “entre amis”, là. Surtout qu’en général, ça n’annonce vraiment rien de bon, ça fait “hé, ce film est une merde mais on a mis un titre proche de celui d’un autre film que vous avez aimé pour vous attirer dans les salles”. 

Ici Esthar

Ici Esthar

Zanarkand

Et là Zanarkand

Magie, magie, Tomorrowland se matérialise sur mon disque dur et un soir de “on fait rien”, on décide de se mater ça avec Victor. Et… Ben pour ce que j’en ai vu parce que je me suis endormie un bon moment, c’est mauvais. Je vais citer Victor qui lit par dessus mon épaule tandis que j’écris cet article “Non mais parle de la scène d’exposition qui te fait croire que la fin du monde est imminente afin de créer un enjeu alors qu’à la fin du film, tu comprends que pas du tout, c’est malhonnête !”. Ce n’est certes pas le sujet mai un peu quand même car il y a une autre chose de malhonnête dans ce film : la bande annonce ! Donc là, je vais spoiler mais le film est nul de toute façon ! En fait, dans le film, l’insupportable héroïne dont j’ai oublié le nom trouve un médaillon qui la fait switcher de son monde actuel (le présent) à cette société futuriste incroyable où elle va prendre une fusée, moment qui constitue l’essentiel de la bande annonce et qui m’avait mis l’eau à la bouche… sauf qu’on apprend au bout de 20 mn de film qu’en fait, ce qu’elle a expérimenté n’était qu’une publicité pour une ville qui n’existera jamais. L’enthousiasme de la jeune insupportable est douché et mon intérêt pour le film envolé.

Et donc là, c'est Tomorrow Land

Et donc là, c’est Tomorrow Land

On a en France un vrai problème avec les bande annonces. Je sais pas bien comment ça se passe à l’étranger mais nous, soit on te raconte tout le film parce qu’on veut t’en mettre plein la vue et que les scènes finales sont généralement plus dantesques que le début (surtout pour les blockbusters) soit on te raconte un truc qui n’a rien à voir parce que les seules scènes cool du film mises bout à bout sont trompeuses… Mais on s’en fout, on veut que tu craches ton billet de 10 pour voir ce film qui, en fait, n’existe pas ou que tu connais déjà. Et encore, quand je dis 10, je parle pour les versions 2D.

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En attendant, je suis toujours à la recherche de ce film d’anticipation avec une ville cool et lumineuse qui me donnerait envie de vivre dans le futur, une belle utopie… Je ne désespère pas ! Mais je me fierai plus aux bande annonces pour choisir un film, par contre. Et je vous mets les cinématiques de Final Fantasy VIII et X car ça me fait plaisir

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Je déteste la 3D

Voilà, c’est dit. Jeudi soir, Victor et moi regardons les podcasts sur Batman vs Superman et nous décidons d’aller voir ça de plus près parce qu’après tout, y a Batman et puis Henry Cavill (ok, ça, c’est juste pour moi) alors pourquoi pas. Puis les avis sont unanimes : si le film est très mal écrit, Ben Affleck est un très bon Batman. Je propose donc qu’on se fasse une toile durant le week-end mais drame : pas une seule séance sans 3D. Et je déteste la 3D

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Déjà, j’ai des lunettes à montures un peu épaisses donc les lunettes en 3D par dessus ne sont jamais confortables. Oui, je pourrais mettre des lentilles mais j’ai testé quelques temps et ça ne me réussit pas du tout. J’admets que l’argument de la double lunette ne concerne qu’une minorité mais ça, c’était juste la mise en bouche car…

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Argument 2 : ça assombrit. Oui parce que vous n ‘avez pas besoin de moi pour noter que les lunettes 3D sont teintées et, forcément, ça joue sur la lumière de l’image. Un beau respect du travail du réalisateur sur la photographie… surtout pour un film genre Batman vs Superman où la photographie est précisément un argument vente.

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Argument 3 : le film n’a pas été conçu pour la 3D. A ma connaissance, seuls 2 films ont vraiment joué sur l’effet 3D : Avatar, le pionnier, et Gravity, qui voulait mettre en lumière l’évolution des personnages dans l’espace qui se déplacent donc en 3 dimensions. Alors pour Avatar, j’avoue que je n’ai aimé le film que pour ça (et je ne l’ai jamais revu depuis vu que j’ai rien pour lire de la 3D chez moi) mais pour Gravity, à part la scène revue 100 fois dans la bande annonces et éventuellement une ou deux prises de vue, c’était pas si indispensable que ça. Le fait que les films ne soient pas pensés pour la 3D fait que l’action peut parfois être brouillonne, les images pas du tout mises en perspectives dans cette optique là et donc, pour te rajouter de la profondeur, on t’ajoute un objet random au premier plan, façon perspective japonaise. C’était notamment le cas dans Titanic 3D que, oui, je suis allée voir parce que, précisément, j’attendais de la 3D qu’elle magnifie le bateau, intérêt majeur du film. Et bien, j’ai perdu 10 € et j’ai passé le film à chercher où j’étais censée voir de la 3D.

Je déteste la 3D

Argument 4 : et le majeur : ça me fait sortir automatiquement du film. Exemple : Star Wars 7. Dans la scène d’intro, Po court vers son X wing et là : jouet. Le vaisseau qui est censé faire 12,5 m de long pour 11,4m de large et 2,3 m de haut (merci Wikipedia !), un truc un peu lourd quoi, c’est pas loin de la taille d’un Mirage (re merci Wikipedia) mais par la distorsion entraînée par la 3D, j’ai eu l’impression de voir… un jouet. Comme la plupart des vaisseaux entrevus. Alors d’un côté, on pourrait presque trouver sympa de retrouver l’aspect maquette du cinéma d’antan, une sorte d’hommage à Ed Wood mais… je vous jure qu’il devient difficile de sentir que l’univers est en danger quand tu ne vois que des jouets dans les vaisseaux spatiaux censés s’affronter pour dominer l’univers.

Clic sur l'image pour en savoir plus sur le Japonais qui a réalisé cette maquette... en papier

Clic sur l’image pour en savoir plus sur le Japonais qui a réalisé cette maquette… en papier

Mais surtout, surtout… je déteste la 3D car elle me prend pour une pigeonne. On va pas se mentir : s’il y a autant de films 3D, c’est pas pour m’offrir plus de spectacle mais juste pour me faire payer plus cher. Alors que le film est absolument identique, on a juste mis un peu de paillettes dessus, de la paillette qui gâche un peu le truc au passage et salope discrètement le travail du réal au passage. Et je vous jure qu’aujourd’hui, trouver une séance en 2D relève de l’impossible. J’ai interpellé Gaumont sur Twitter pour savoir où aller voir ce foutu film en 2D et réponse : attendre la semaine prochaine. Sous texte : on sait qu’il va y avoir des masses de gens en première semaine donc on essaie de rentabiliser au max en le mettant au format 3D et gratter quelques euros.

Je déteste la 3D

Pourtant, j’aimerais que la 3D fonctionne, j’attends la réalité virtuelle depuis mes 15 ans mais… la 3D au cinéma, c’est vraiment pas ça du tout.

 

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Albator de Shinji Aramaki

Comme certains ont pu le deviner hier, j’ai une certaine culture manga et la saga Harlock, ça me parle à mort. En fait, j’ai lu Galaxy Express 999 et quelques volumes d’Albator, justement, et j’adorais notamment la lutte de Maetel et Esmeraldas contre leur mère Prometheus. Bon, on casse direct le suspenses : elles ne sont pas dans le film. Mais Albator restant un personnage sombre et intrigant, allons voir ce petit bijou d’animation.
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Point 1 : l’animation justement. J’ai vu le film en 2D dans une petite salle MAIS en VO et pardon mais si y a bien un truc que je ne supporte pas de voir en VF, ce sont les productions japonaises (même si je ne comprends strictement rien mais franchement, regardez Evangelion en japonais et en français et vous comprendrez). Ceci étant, malgré la 2D, niveau spectacle, ça claque. L’Arcadia est monumentale et les mouvements dans l’espace tout à fait fluides, on suit facilement l’évolution. Alors que pardon mais dans pas mal de films avec batailles spatiales, y a toujours un moment où je suis perdue. Malgré le passage dessin animé/animation, on reconnaît à peu près les personnages et l’univers gothique. Seul (gros) bémol : Mime qui me paraît assez loin du souvenir que j’en avais et mon compagnon de virée a été un peu traumatisé par son string enfilé sur sa combinaison mais passons. Niveau décor, je suis totalement conquise. Passons à l’histoire.
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La conquête spatiale a permis aux Humains de partir essaimer un peu partout dans l’univers mais sans jamais réellement trouver une planète aussi hospitalière que la Terre donc ils décident finalement d’y retourner mais y a plus la place pour tous ces individus là et ça vire en guerre spatiale pou retourner sur Terre. Finalement, la Coalition Gaïa prend le pouvoir et décide de faire de la Terre un sanctuaire sacré où plus personne ne peut aller. Albator n’approuve pas cette décision et entre en rebellion. Oui, ceux qui connaissent l’univers Harlock ont donc remarqué que ça n’a strictement rien à voir avec les histoires déjà développées. Il s’agit officiellement d’un préquel à la saga finalement. Gros mouais.
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Parce que c’est le léger souci de ce film qui avait pourtant pu être un de mes films préférés de la vie. Oui, on se prend une sublime claque avec les images mais l’histoire, pffff. Le périple commence par l’arrivée d’un jeune homme au bord de l’Arcadia. On découvre très vite que c’est un espion à la solde de la Coalition, envoyé directement par son frère paraplégique qui a l’air un peu vicieux. Sur Mars où il vit, il est assisté par une jeune femme dont on comprend très vite qu’elle est au coeur du trio amoureux (avec les deux frangins donc). Notre jeune garçon commence donc à tenter de deviner les secrets de l’Arcadia en déambulant en son sein (scène plus ou moins copiée du manga ou du dessin animé, je ne suis pas sûre mais ça m’a bien rappelé quelque chose) mais on découvre vite qu’Albator et Mime ont très bien percé le jeu du petit jeune. Ils oublient néanmoins de prévenir Kei qui lui raconte tout le plan : ils vont faire péter tous les noeuds du temps de l’univers pour revenir à l’époque où les hommes vivaient sur Terre.
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De là, on se retrouve dans un scénario à multiples rebondissements, le jeune homme change 4 ou 5 fois de camp et nous fatigue légèrement, son frère reste méchant et pervers mais on apprend que, ô surprise qu’on n’avait pas vu venir, il est paraplégique à cause de son frère. La fille ne sert pas à grand chose au passage. Bref, la lutte entre les frères rangerait presque Albator dans un de ses classiques blockbusters américains avec une petite dimension écologique. Heureusement, il existe également tout un questionnement sur le choix entre vérité et illusion, la manipulation des masses…
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Bref, oui, j’ai aimé. J’ai cru lire un jour qu’il s’agissait du premier film d’une trilogie mais j’ai jamais retrouvé cette info donc j’ai dû la rêver. Dommage car même si cette histoire de frères m’a un peu saoulée, le spectacle est tel que j’en aurais bien repris deux louchettes.

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Ch…ch…ch…ch…Changes !

Par Keira

 Tout d’abord : Bonne année !

Voilà, ça c’est fait.

Ensuite. Je disais hier à Nina que j’allais faire un petit article mignon en partie sur le réveillon et la famille mais comme tout le monde le fait… bah non.

Donc pour changer un peu j’ai décidé de revenir à ce que je faisais avant. Une critique ciné.

Bon, là j’ai été inspirée par Nina et sa critique d’Indiana Jones. Mon cerveau étant au point mort jusqu’à demain (la rentrée des classes, youpi !) je m’autorise une critique pas très constructive visant seulement à avoir des réponses de gens intelligents. Oui, je suppose que mes lecteurs sont intelligents.

Vous me l’avez prouvé un certain nombre de fois, donc je veux en avoir la certitude absolue.

Je vais vous parler du film… *roulements de tambours*… Avatar !

Et tout ça avec trois semaines de retard sur tout le monde.

Parce que j’aime ça.

J’aime bien James Cameron, autant vous le dire tout de suite. Pas toujours pour les raisons que tout le monde penserait évidentes. Je ne suis par exemple, pas une fan de ses personnages qui sont toujours très… stéréotypés. Ni de ses dialogues. Qui sont souvent assez creux. Je ne suis pas non plus une fan de ses élans sentimentaux. En fait ce que j’aime profondément chez Cameron c’est sa capacité à titiller mon imaginaire. A me faire rêver.

Il avait réussi à me faire rêver avec Abyss et Titanic (ouais, quand même, une croisière comme ça… c’est pas mal, non?) et là il vient de m’achever avec Avatar.

Le pitch pour ceux qui ne l’ont pas vu c’est un mix entre Pocahontas et un film bourrin à la Schwarzy avec un méchant ayant le niveau intellectuel d’une huître et des grosses cicatrices. MAIS ! On s’en fout.

Pourquoi ? Parce que bordel… c’est d’une beauté ! Et en plus le monsieur Cameron, il ne fait pas que s’amuser avec un univers dingue, il le sublime avec la 3D.

Je ne sais pas si comme moi, vous en aviez marre de cet abus des effets 3D dans les animations qui finissaient par vous coller une migraine atroce… si c’est le cas, Avatar va vour réconcilier avec la 3D.

Parce que même si elle est très souvent présente, contrairement à d’habitude, ce n’est pas pour qu’on ait l’impression de se faire bouffer par tout ce qui bouge, mais simplement là pour apporter une profondeur de champs hyper réaliste, créer une ambiance avec des insectes qui volent autour de nous. Nous plonger finalement, dans cet univers magnifique de la planète Pandora.

L’autre bonus du film en plus de cet univers dingue c’est le soin apporté à la création d’une mythologie, d’une culture complète de ce peuple Naavis (vous savez, les schtroumpfs-félins). Mister Cameron a prit le soin de demander à un super prof d’université de créer tout un langage et tout le tralala pour que ce peuple soit crédible. De même, on sent l’intervention d’ethnologues dans le soin apporté aux rituels montrés, que ce soit les rites chamaniques, la communion avec la nature, le respect de la nature. Tout ceci n’est pas sans rappeler certaines des tribus qu’on peut croiser dans nos documentaires.

Donc voilà, même si le scenario n’est pas vraiment à la hauteur, on s’en prend plein la figure visuellement. Surtout en 3D d’ailleurs.

C’est un film qui nous dit clairement « Il y aura un avant et un après Avatar », un peu à la façon de Tron à son époque. C’est aussi un film qui nous emmène dans un autre univers cool, qui nous rappelle que nous aussi, à une époque éloignée, nous étions un peu ces Naavis. C’est un film écolo à fond. Un film humaniste à fond.

Bref, c’est plein de bonne intentions et alors que ça dure près de 3h, on ne s’ennuie pas une seule seconde.

Comme quoi. James Cameron. Est. Super. Fort.

Ouais !

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