Cycle Kitchin : deuxième !

Face au silence assourdissant de ma potentielle future boîte, je décide de repartir sur les chemins de la recherche de boulot. Et c’est là que tout s’enchaîne : à ma droite, un cabinet de recrutement qui veut absolument me rencontrer et à ma gauche le retour du cycle Kitchin. 

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Je m’explique : vers janvier, j’ai repéré une ancienne collègue éphémère, Gwenaëlle, qui s’agite sur les réseaux professionnels, allant jusqu’à rédiger une recommandation pour moi sur Linkedin. Collègue éphémère car il s’agit de la fille que j’ai remplacée lors de mon premier job de community manager donc j’ai bossé une semaine avec elle. En avril, alors que je suis en plein délire « cycle Kitchin », je reçois un mail de ladite Gwenaëlle « salut, je quitte mon job de community manager chez tel site, intéressée ? ». J’hésite un peu, du fait
de ma lettre d’embauche qui devrait arriver mais au bout de quelques jours, sans nouvelle, je finis par donner suite. Elle me donne le mail du chargé du recrutement qui me répond d’emblée : « super profil mais on va pas perdre de temps niveau salaire : vous voulez combien ? ». Il s’avère donc qu’il peut me proposer mon salaire actuel maximum. Comme j’ai envie de changer, je dis oui ! Entretien est donc pris pour le jeudi midi (enfin 13h).


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En parallèle, je décroche un entretien avec le cabinet de recrutement ce même jeudi à 8h30 (à l’autre bout de Paris). Double cycle de Kitchin : le cabinet de recrutement est dans le même quartier que mon premier boulot, l’autre boîte dans le même quartier que mon ancien bureau de TGGP. 2 entretiens le même jour, ça me rappelle le 11 avril 2007 et l’un des deux entretiens fut positif. Que de hasards ! 

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Premier entretien dans le cabinet de recrutement qui se passe bien, il me révèle le client vers la fin et là, je crie (enfin, pas trop mais un peu) : « Oh mais une de mes anciennes collègues de TGGP est partie là bas ! », « je peux le signaler ? », « Oui, oui ! ». Bon, tout ça sent bon, il transmet mon dossier à l’entreprise qui me contactera sans doute pour un entretien. Ok.


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13h, entretien dans la grosse boîte féminine, donc. Je retrouve Gwenaëlle pour l’entretien ainsi que Vincent, son chef, et là, je vis ce que j’appellerai un entretien idyllique : Vincent et moi, on est sur la même longueur d’onde, on pense tout pareil, je réponds à ses questions avant même qu’il ne les pose. En fait, j’ai pas tant l’impression d’être en entretien qu’en discussion avec un autre community manager. Je le sens bien mais pas de réponse avant 10 jours. Okay.

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De l’autre côté, je gagne le droit de passer non pas un mais deux entretiens, un avec le directeur marketing et un autre avec le PDG. Youhou ! Le premier se passe bien, je croise Lena, mon ancienne collègue TGGP et on convient de déjeuner ensemble le vendredi suivant, jour de mon 2e entretien où j’étais en congés vu que je partais pour Marseille en fin d’après-midi. Alors pour le 2e entretien, y a eu un gag. La veille, j’ai dormi chez Amant chouchou, ça ne devait pas être prévu puisque je n’avais rien pour me changer et mon t-shirt fleurait pas très bon. Donc je file acheter un top en route mais drame : je ne trouve pas de bar à proximité du lieu de l’entretien pour aller aux toilettes et me changer donc je finis par trouver un coin de rue un peu désert avec certes une fenêtre mais j’en ai pour quelques secondes. Je tourne le dos à la rue en gardant ma veste sur le dos, je vire le t-shirt mais pendant que j’enfile le nouveau,
ça tape derrière le carreau et je me fais engueuler « non mais ça va pas non ? ». Autant dire qu’une fois le top bien mis, j’ai pas traîné. C’te honte !

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Là, je vis un entretien super bizarre. Je suppose que le responsable marketing ayant testé mes aptitudes, là, on teste ma personnalité donc l’entretien est entrecoupé de remarques absurdes sur mon nom de famille qui ressemble à celui d’une personne connue, sur le fait que je fais de la musculation (enfin, je pose mon gras sur un appareil de sport et je m’en sers, quoi).Finalement, je repars avec la demande de rédiger une reco sur ce qui pourrait être fait sur le site. Ok… Je sors de là, il est midi et la pause déj n’est qu’à 13h donc Lena me propose d’aller faire un tour en attendant. Posée sur un banc, je vais lire mes mails et là, j’en ai un de Vincent : « on vous prend ». 

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(photo piquée sur contemplative-art)

Mais tant que j’ai pas de contrat, je jubile pas (trop). En attendant, je déjeune avec Lena, une autre fille qui m’apprend qu’une de mes copines est en lice pour ce même poste. Puis je cours pour partir à Marseille. Marrant la vie : en octobre 2009, lors de mon premier séjour à Marseille, j’étais en pleine tourmente, là, en pleine délivrance. Il y a tant de coïncidences que je vais finir par croire au destin…

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Les entretiens se suivent et se ressemblent (ou pas)

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Je poursuis mon petit journal d’une démissionnaire, ça fait déjà 3 mois que je suis à mon nouveau poste, il serait temps de conclure. Patience, ça va venir.
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Donc entre novembre 2009 et mai 2010, j’en ai passé des entretiens. Combien ? Je sais pas, faudrait que je compte mais je n’en ai guère envie, je dirais une dizaine voire une douzaine. J’en ai déjà raconté quelques uns qui méritaient que l’on s’y arrête, d’autres ne méritent pas un article à part entière mais le côté anecdotique fait que je vais juste les regrouper ici. En fait, il y en a quatre qui ont retenu un peu mon attention.

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Le cabinet de recrutement ou de l’art d’être une belle erreur de casting

Des annonces, j’en ai vues, j’ai répondu à je ne sais combien sans toujours avoir un seul retour. C’est le jeu ma bonne dame. C’est agaçant mais voilà, l’auto-reply « si dans 3 semaines, t’as pas de nouvelles de nous, oublie », je le connais pas cœur. C’est notamment la spécialité des cabinets de recrutements. Durant mes recherches, j’ai croisé la route de deux d’entre eux. Quand je dis croisé la route, c’est-à-dire que j’ai eu des entretiens chez eux. Le premier, trèèèèèèèès connu, m’appelle pour un poste où j’ai eu le culot de postuler. Culot car c’est un poste d’éditeur de site web demandant des connaissances et compétences que je n’ai pas, notamment au niveau négociations de partenariat ou référencement. Mais bon, je décroche un entretien. On me demande de ramener mes diplômes. Il faut savoir que mon dernier diplôme date de 2005 et que je ne suis jamais allée le chercher, pas plus que celui de 2004. Non parce que depuis 5 ans, il me semble que ma carrière parle plus de mes diplômes surtout que rappelons pour les nouveaux arrivés que j’ai un diplôme de journaliste et que là, je suis community manager. Tout à fait la même chose donc.

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Bref, entretien classique, je parle de ma vie et là, attention, verdict du jury, aka le monsieur (bien comestible) spécialisé dans le recrutement :
« Ouais, vous êtes super géniale, on sent que vous aimez votre métier… beaucoup trop en fait ». Pardon ? Ben oui, je suis trop motivée, technique et détaillée ce qui fait que a) il doute que j’ai le profil pour devenir éditrice de site (moi, je suis certaine que je ne l’ai pas) et b) mon enthousiasme tirera toujours les propositions salariales vers le bas vu qu’on sait qu’on pourra m’avoir pour pas cher. Ceci étant, pour ma défense, j’étais sérieusement en mode prison break donc je voulais me casser de mon job, peu importe le prix. Résultat, je leur ai fait un magnifique powerpoint sur les améliorations qu’on pourrait apporter à leur site (j’ai même parlé partenariat et référencement), document qui m’a pris deux heures à faire et accueilli par un silence assourdissant. Plus jamais eu de news.

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Autre cabinet, autre ambiance. Là, je charme la demoiselle face à moi et je décroche l’entretien avec le PDG de la boîte qui recrute. Souci 1 : ce jour là, j’étais en train de mourir d’un rhume, sous entendu mon nez menaçait de se décrocher, je parlais atrocement du nez, je planais à 100 000, mes yeux pleuraient tout seuls. Ze cata. Comme je ne voulais pas arriver en retard, je suis arrivée bien 10 mn en avance devant la société. Or étant enrhumée, j’allais pas patienter un peu dans la rue. Et bien j’ai senti que ces 10 mn d’avance ont légèrement énervé le PDG. Qui de toute façon n’a pas trop écouté ce que je racontais vu que je n’étais pas « assez luxe » pour lui. Hé mec, je t’ai donné mon salaire, tu dois bien te douter que j’ai pas les moyens de me fringuer chez Chanel, là, de suite…  Peu importe, j’ai appris par la suite par une copine qui bosse dans le cabinet de recrutement qu’aucun candidat n’a jamais fait l’affaire donc voilà.

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Le test de personnalité de la mort

Pour un autre entretien, on me demande de passer un test de personnalité. Ok, je le fais. Déroulement de l’entretien classique, je parle de ma vie, la demoiselle me parle du poste qui consiste en gros à manager une équipe (entre autres). Puis elle me lit mon test de personnalité « vous ne cherchez surtout pas les responsabilités, vous n’en avez rien à faire de vous mettre en avant, vous aimez bien travailler seule ». En gros. Moi « ouiiiiiii ! C’est trop ça ». Bon, ben curieusement, j’ai pas eu le poste, allez savoir pourquoi. Ceci étant, c’est pas plus mal : même si c’était pour une enseigne très connue, je n’aime pas le management de salariés, je suis infoutue de déléguer donc arrive un moment où il faut aussi savoir connaître ses forces et ses faiblesses. Evidemment, si je veux continuer à progresser, va falloir que j’apprenne un jour à manager une équipe (parce qu’une communauté, ça va, je gère) mais j’ai pas très envie actuellement. Bref.

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Le job qui pue la croquette

Alors là, ce fut le pompon de la pomponnade, si j’ose dire. Entretien décroché un matin, il neigeait, je me souviens, je suis arrivée en retard car j’avais oublié de noter le numéro précis de l’immeuble et j’étais pas dans le bon. A l’époque, j’avais pas encore mon iPhone donc c’était passablement la merde. Le projet avait l’air super chouette, l’entretien se passe bien même si la fille en face que je connais a oublié qu’on s’était déjà croisées en soirée. Peu importe, je me sens pas mal motivée jusqu’aux détails techniques du poste :
« alors c’est un contrat en auto-entrepreunariat de 6 mois renouvelable ». Gloups. «Le salaire est de 1900 € » Heu, net ou brut ? « Ah non, faut enlever la TVA, ça fait 1400 à l’arrivée ». Hin, hin, hin, comment te dire ? « Ah oui mais non, moi, je suis en CDI là et je gagne déjà bien plus, je ne peux pas accepter, même si le projet est sympa ». Ce à quoi la demoiselle en face de moi a répondu « Même si vous étiez au chômage, vous n’êtes pas obligée d’accepter n’importe quoi non plus », un truc du genre. J’ai découvert récemment qu’elle ne bossait plus pour eux. Tu m’étonnes !

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Bref, j’en ai vu des vertes et des pas mûres, j’ai été déçue parfois, baissé les bras à quelques moments en me disant que finalement, chez Pubilon, ça n’allait pas si mal que ça, que je ferais bien de continuer un peu. Mais finalement, j’ai continué à postuler. Et bientôt toucher le graal.

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