L’écrito-thérapie par Bernard Werber

Ou comment je dois vraiment trouver un moyen de vivre de l’écriture. A l’heure où je vous écris, je suis fatiguée. Faaaaatiguée parce que j’ai eu un week-end chargé entre politique (oui, je suis militante maintenant et direct au coeur du truc) et surtout, dimanche, masterclass écrito-thérapie avec Bernard Werber. Une journée éprouvante (de 9 à 18h45 à peu près) mais tellement inspirante et stimulante.

Masterclass écrito-thérapie de Bernard Werber

Bon, est-il vraiment utile que je vous présente Bernard Werber ? J’ai mis un lien wikipedia au cas où mais je pense qu’on peut s’en passer. Personnellement, j’ai découvert Bernard Werber quand j’étais en 4e, la prof de français nous avait demandé de lire Les Fourmis. Je l’ai lu en une nuit et demie, à peu près. J’ai lu pas mal d’autres romans de lui, ses thématiques de prédilection étant assez proches des miennes. Bref, un nom qui m’était plus que connu et quand Garyas me propose d’assister une masterclass sur l’écriture, je ne peux que dire oui. Après tout, ça fait partie de mon projet de vie et je suis bien trop proche du début du chemin pour me permettre de faire ma snob qui n’a rien à apprendre. D’autant que je pense que rien n’est moins faux que ça.

Des legos et des cahiers Moleskine

Alors j’ai noté what milliards de thèmes dont je vais reparler ici (oui, ma série carnet d’une écrivaine est relancée puissance 1000, là), je vais donc me contenter de vous parler de mon ressenti, du pourquoi je suis rentrée chez moi épuisée mais exaltée… et légèrement frustrée.

Excitation

D’abord exaltée. J’ai beaucoup aimé le contact avec Werber. Je sais que le personnage divise mais je vous cache pas que, là, de suite, je vous laisse à vos opinions respectives, moi, j’ai passé un bon moment. Une conférence pas trop descendante, très participative, enrichissante. Werber a encouragé les gens à partager leurs écrits, avec bienveillance et sans jugements et ce n’est pas si facile de partager ses écrits en public, je vous le garantis.

Timidité

Du coup, je voulais rentrer chez moi et écrire, écrire, écrire. Après avoir dormi cependant car j’étais un poilou fatiguée.

Dormir sur le ventre

Et c’est là que vient la partie frustrante : j’ai pas le temps. J’arrive toujours à écrire dans le métro le soir, j’avance pas trop mal sur mon histoire d’Ofelia même si j’ai pas du tout le temps de retaper sauf que j’ai envie d’écrire plus encore. Alors je réfléchis, j’essaie de pousser un peu les murs de mon emploi du temps mais c’est chaud patate . J’ai envie d’écrire plus, tout le temps, partout, c’est viscéral. Parce que oui, mon rêve de vivre en écrivant se fait de plus en plus fort, de plus en plus évident. Mais combien d’appelés pour si peu d’élus ?

Combien d'appelés pour peu d'élus

Va falloir que je bosse ma routine. Je n’ai pas pu m’inscrire le mardi soir au cours de film d’animation (oui, j’ai des idées bizarres des fois). Du coup, peut-être pourrais-je imposer à la maison un mardi soir activités chacun de notre côté ? Peut-être…

Agenda des activités

En tout cas, je suis reboostée à mort pour l’écriture. Et ce masterclass m’a donné une nouvelle idée de roman que j’aime beaucoup.

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J’ai testé pour vous l’Oculus Rift… y a deux ans

 

Parce que je suis la reine pour vous raconter ma vie en direct live (tiens, j’ai pas fini le Canada, d’ailleurs. Je crois que je vais vous épargner le récit de mon week-end à Londres), je voulais vous parler d’une expérience que j’ai faite… y a deux ans : j’ai testé l’Oculus Rift. Et réalisé au passage le rêve de mon moi ado.

J'ai testé l'oculus rift

Quelque part dans le passé, j’ai 11 ou 12  ans, je me livre un samedi à mon activité préférée : végéter sur le lit parental, une télécommande à la main et je zappe. Oui, le début de mon adolescence fut assez ingrat, on va pas se mentir. Je tombe sur une émission de Canal+ qui s’appelle l’Oeil du Cyclone qui était, je cite Wikipedia, dédiée aux arts alternatifs. Ce qui explique sans doute pourquoi j’en ai un souvenir un peu étrange… Bref, un jour, un épisode est consacré à la réalité virtuelle et OH MON DIEU, je veux ces trucs là. Alors pour rappel, pour ceux qui tomberaient sur ce blog pour la première fois, je suis née en 80 donc cette émission, je l’ai matée en 1991 ou 92. Je reste bouche bée devant ces casques que tu enfiles et qui te permettent de tout faire. Bon, j’avais un peu trop laissé mon imagination gambader, je croyais que ces casques projetaient en 3D ce que tu étais en train de penser et que, donc, tu pouvais naviguer dans les décors que tu créais toi même juste par la pensée… Ce serait géant… mais très flippant.

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Donc depuis 91-92, j’attends. Je lisais avec avidité les reportages de VSD et compagnie (la référence) annonçant que notre bon vieil écran cathodique aurait disparu de nos foyers en 2000, au profil des fameux casques de réalité virtuelle. Alors oui pour les écrans cathodiques mais non pour les casques de réalité virtuelle. Alors, j’attends, j’attends puis un jour, je reçois un mail dans ma boîte pro “venez tester l’Oculus Rift à la cafète”. Et j’ai testé la montagne russe. Donc ça a donné des “aaaaaaaaaah putain” et le mec qui finit par se mettre derrière moi parce que je bouge beaucoup trop pour ma propre sécurité. Au bout de 2 mn, je suis extatique et légèrement nauséeuse, aussi. Récemment, j’ai aussi eu l’occasion de tester le Samsung VR, les mecs avaient compris que j’avais pas lancé la vidéo qu’on m’avait proposée mais un jeu au vu de mes gestes.

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Alors est-ce que c’est à la hauteur de ce que j’attendais. Alors évidemment, j’ai compris depuis bien longtemps que le casque VR ne lit pas dans mon esprit pour projeter les images que j’imagine mais j’avoue que ça reste bluffant. T’as beau être face à de l’imagerie 3D (et on sait que j’aime pas trop ça), tu es vite immergé dans l’univers qu’on te propose, tu esquives des images en polygone qui te foncent dessus, tu n’entends plus ce qui se dit autour de toi, tu découvres un nouvel univers… Alors oui je suis enthousiaste, surtout que je peux utiliser l’Oculus Rift ou le Samsung VR avec mes lunettes mais…

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Il reste quand même un gros point négatif. Oh je ne parle pas de vos camarades qui vous font des blagounettes pendant que vous jouez parce que pour certains, j’ai envie de dire… ben choisissez mieux vos amis…

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Non, je parle de la nausée. Ben oui, ça tourne, ça vire et ton cerveau commence à perdre un peu les pédales et donc… ben tu finis par avoir la gerbe au bord des lèvres. Donc oui, la VR, c’est génial et si j’avais pas prévu de a/déménager, b/ faire des voyages, c/me racheter un pc portable à l’occase et d/aller au Japon en 2017, je me serais précipitée sur l’Oculus Rift mais pour le moment, on va attendre…

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A moins qu’en tant que super professionnelle des réseaux sociaux, Facebook m’offre un casque… Non ? Et bah tu peux attendre pour que j’utilise la réalité virtuelle sur mes pages de marque, Mark !

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Je déteste la 3D

Voilà, c’est dit. Jeudi soir, Victor et moi regardons les podcasts sur Batman vs Superman et nous décidons d’aller voir ça de plus près parce qu’après tout, y a Batman et puis Henry Cavill (ok, ça, c’est juste pour moi) alors pourquoi pas. Puis les avis sont unanimes : si le film est très mal écrit, Ben Affleck est un très bon Batman. Je propose donc qu’on se fasse une toile durant le week-end mais drame : pas une seule séance sans 3D. Et je déteste la 3D

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Déjà, j’ai des lunettes à montures un peu épaisses donc les lunettes en 3D par dessus ne sont jamais confortables. Oui, je pourrais mettre des lentilles mais j’ai testé quelques temps et ça ne me réussit pas du tout. J’admets que l’argument de la double lunette ne concerne qu’une minorité mais ça, c’était juste la mise en bouche car…

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Argument 2 : ça assombrit. Oui parce que vous n ‘avez pas besoin de moi pour noter que les lunettes 3D sont teintées et, forcément, ça joue sur la lumière de l’image. Un beau respect du travail du réalisateur sur la photographie… surtout pour un film genre Batman vs Superman où la photographie est précisément un argument vente.

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Argument 3 : le film n’a pas été conçu pour la 3D. A ma connaissance, seuls 2 films ont vraiment joué sur l’effet 3D : Avatar, le pionnier, et Gravity, qui voulait mettre en lumière l’évolution des personnages dans l’espace qui se déplacent donc en 3 dimensions. Alors pour Avatar, j’avoue que je n’ai aimé le film que pour ça (et je ne l’ai jamais revu depuis vu que j’ai rien pour lire de la 3D chez moi) mais pour Gravity, à part la scène revue 100 fois dans la bande annonces et éventuellement une ou deux prises de vue, c’était pas si indispensable que ça. Le fait que les films ne soient pas pensés pour la 3D fait que l’action peut parfois être brouillonne, les images pas du tout mises en perspectives dans cette optique là et donc, pour te rajouter de la profondeur, on t’ajoute un objet random au premier plan, façon perspective japonaise. C’était notamment le cas dans Titanic 3D que, oui, je suis allée voir parce que, précisément, j’attendais de la 3D qu’elle magnifie le bateau, intérêt majeur du film. Et bien, j’ai perdu 10 € et j’ai passé le film à chercher où j’étais censée voir de la 3D.

Je déteste la 3D

Argument 4 : et le majeur : ça me fait sortir automatiquement du film. Exemple : Star Wars 7. Dans la scène d’intro, Po court vers son X wing et là : jouet. Le vaisseau qui est censé faire 12,5 m de long pour 11,4m de large et 2,3 m de haut (merci Wikipedia !), un truc un peu lourd quoi, c’est pas loin de la taille d’un Mirage (re merci Wikipedia) mais par la distorsion entraînée par la 3D, j’ai eu l’impression de voir… un jouet. Comme la plupart des vaisseaux entrevus. Alors d’un côté, on pourrait presque trouver sympa de retrouver l’aspect maquette du cinéma d’antan, une sorte d’hommage à Ed Wood mais… je vous jure qu’il devient difficile de sentir que l’univers est en danger quand tu ne vois que des jouets dans les vaisseaux spatiaux censés s’affronter pour dominer l’univers.

Clic sur l'image pour en savoir plus sur le Japonais qui a réalisé cette maquette... en papier

Clic sur l’image pour en savoir plus sur le Japonais qui a réalisé cette maquette… en papier

Mais surtout, surtout… je déteste la 3D car elle me prend pour une pigeonne. On va pas se mentir : s’il y a autant de films 3D, c’est pas pour m’offrir plus de spectacle mais juste pour me faire payer plus cher. Alors que le film est absolument identique, on a juste mis un peu de paillettes dessus, de la paillette qui gâche un peu le truc au passage et salope discrètement le travail du réal au passage. Et je vous jure qu’aujourd’hui, trouver une séance en 2D relève de l’impossible. J’ai interpellé Gaumont sur Twitter pour savoir où aller voir ce foutu film en 2D et réponse : attendre la semaine prochaine. Sous texte : on sait qu’il va y avoir des masses de gens en première semaine donc on essaie de rentabiliser au max en le mettant au format 3D et gratter quelques euros.

Je déteste la 3D

Pourtant, j’aimerais que la 3D fonctionne, j’attends la réalité virtuelle depuis mes 15 ans mais… la 3D au cinéma, c’est vraiment pas ça du tout.

 

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Chars et couvre-feu à Montréal : la crise d’octobre

Aujourd’hui, j’ai envie de vous raconter un bout d’histoire canadienne  et plus précisément québécoise : la crise d’octobre. Tout commence en 1963, dans la province de Québec, Canada, en pleine Révolution Tranquille dans la belle province. La Révolution Tranquille ? Pour simplifier à l’extrême, c’est le réveil du Québec qui sort un peu de son traditionnalisme catholique pour se lancer tête la première dans l’urbanisation et l’industrialisation. Haut fait de cette période : la nationalisation par René Lévesque des sociétés privées d’électricité pour en faire Hydro-Québec, véritable moteur économique de la province. Si ça t’intéresse (et je le conçois tout à fait), tu cliques là pour aller sur Wikipedia. Donc le Québec se modernise et favorise en parallèle la montée du nationalisme québécois. Galvanisés par ce mouvement, Gabriel Hudon, Raymond Villeneuve et Georges Schoeters décident de créer le FLQ, le Front de Libération du Québec.

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Le mouvement souhaite créer une insurrection pour renverser le gouvernement du Québec afin de mettre en place un Etat socialiste. Entre braquages de banques et plasticages, la situation se tend, on compte 5 morts et des blessés. On ne sait pas vraiment combien d’actions ils ont mené, on sait qu’ils ont attaqué la Bourse de Montréal, ils avaient le projet d’aller faire péter la Statue de la liberté et deux d’entre eux auraient été croisés dans un camp d’entraînement en Jordanie, se préparant à déclencher une guérilla urbaine au Québec. Oui, les jeunes qui partent s’entraîner au Moyen Orient, c’est carrément pas nouveau.

Paul Rose, un des leaders du FLQ

Paul Rose, un des leaders du FLQ

Bref, les Québécois avaient investis la lutte armée d’extrême gauche bien avant les Bande à Baader, Action Directe ou les Brigades Rouges. Mais en octobre 70, tout bascule. Le FLQ arrête braquages et plasticages pour se lancer dans l’enlèvement et commencent avec James Richard Cross, un commissaire commercial britannique. Puis 5 jours plus tard, ils kidnappent le Vice Premier Ministre et ministre du travail Québécois, Pierre Laporte. Pour les libérer, ils demandent le pack classique : libérations de prisonniers politiques, beaucoup d’argent, la diffusion de leur manifeste, un avion et une amnistie. Sauf que tout ne se passe pas comme prévu : Pierre Laporte meurt accidentellement (apparemment en sautant d’une fenêtre lors d’une tentative d’évasion mais ça ne reste que la version du FLQ, on ne saura jamais si c’était vrai ou non).

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Le corps de Pierre Laporte retrouvé dans le coffre d’une voiture

Ok, Nina, allez-vous me dire, c’est intéressant ton histoire mais pourquoi tu nous racontes ça ? Parce que suite à ces enlèvements, le Premier Ministre du Québec, Robert Bourrassa et le maire de Montréal (Jean Drapeau) demandent de l’aide au Premier Ministre Fédéral, Pierre Elliott Trudeau (Trudeau comme le Premier Ministre Fédéral actuel, oui, parce qu’en fait, Justin, c’est son fils). Ni un ni deux, Trudeau promulgue la loi sur les mesures de guerre donnant des pouvoirs étendus à la police. En gros : couvre-feu, chars dans les rues de Montréal, 450 arrestations donc beaucoup qui n’avaient strictement rien à voir avec le FLQ, beaucoup d’artistes, des journalistes, qui se retrouvent en prison ou en cavale parce que… Parce que. Vous me voyez arriver avec mes gros sabots ou pas ?

L'état d'urgence décrété lors de la crise d'octobre au Québec

Si je choisis de faire mon historienne aujourd’hui, c’est pour vous expliquer que l’Etat d’urgence cache en son sein bien plus de mal que de bien. Si l’histoire du terrorisme québécois s’est arrêté là, l’indépendantisme choisissant désormais la voie démocratique (le parti Québécois, souverainiste, gagna les élections suivantes, ce qui entraîna le 1er référendum sur l’indépendance en 80), il reste dans la société québécoise un réel traumatisme. Peur des terroristes multipliée et peur des arrestations arbitraires. Qu’on nous encourage à ne pas sortir de chez nous en situation de danger, ok, même s’il aurait été plus malin de fermes les boutiques et le métro comme à Bruxelles (petite pensée pour les salariés du 14 novembre qui sont allés bosser). Qu’on donne des pouvoirs accrus aux services de police et aux politiques, là, je commence à faire sacrément la gueule. Oui, on vous l’annonce sans trembler, on va réduire vos libertés et même ne plus respecter les Droits de l’Homme mais c’est pour notre bien. D’ailleurs, regardez toutes ces arrestations et gardes à vue qui ont permis de démanteler des cellules terroristes… Ah non, en fait. On en profite plus pour liquider les affaires courantes et tenter de cacher sous le tapis la colère des citoyens en interdisant les manifs. Parce que tous ces gens au même endroit, c’est dangereux. Par contre, continuez à fréquenter les centres commerciaux, prendre le métro ou dépenser vos sous au marché de Noël, promis, on veille au grain.

Affiche lors d'une manif au Québec lors de la crise d'octobre

Réduire nos libertés pour nous protéger ? Quelle jolie fable. Depuis la fameuse loi renseignement, les morts par attentat en France ont quasi été multipliés par 10. Mais la pilule continue de s’avaler sans trop de protestations. Parce qu’on est en France et que quand même, ça va, c’est la démocratie, ça n’embêtera que ceux qui ont quelque chose à se reprocher. Des bavures ? Oui ça arrive mais c’est aussi ça, la guerre [contre le terrorisme], y a toujours des victimes collatérales mais c’est pour notre bien. Dormez citoyens, la police veille. Bon, on n’est pas à l’abri qu’elle vous tire du lit à 4h du mat car elle s’est trompée d’appart mais les dommages collatéraux… Si j’ai choisi l’exemple du Québec, c’est pour montrer à quel point, même dans une démocratie, on n’est jamais à l’abri de perdre notre liberté, un droit pourtant fondamental. Mais les dictatures, quelles qu’elles soient, n’arrivent jamais du jour au lendemain, tout arrive lentement. Habituez-vous à renoncer à vos libertés et le jour où un parti moins démocrate arrivera au pouvoir, il sera trop tard pour s’indigner (et ça peut arriver, arrêtons de nous mentir) (tiens, un petit top 10 des dictateurs les mieux élus)

Coucou, moi aussi, j'ai été élu (j'ai pas mis Hitler pour éviter le point Godwin même si je trouvais l'exemple plus pertinent)

Coucou, moi aussi, j’ai été élu (j’ai pas mis Hitler pour éviter le point Godwin même si je trouvais l’exemple plus pertinent)

Je finirai cet article en citant Edward Snowden, vous savez, ce lanceur d’alerte qui nous a informé des écoutes massives et ce, sans grande réaction in fine de la part des citoyens. “Les gens disent que ça ne les gêne pas les écoutes car ils n’ont rien à se reprocher. Imaginez que vous soyez dans un bar avec un ami et qu’une personne vient s’installer à votre table pour écouter votre conversation… Là, ça ne vous gêne toujours pas ?”.

Faites comme si j'étais pas là...

Faites comme si j’étais pas là…

Alors, la sécurité, c’est plus important que tout ?

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New York, Neeeeew Yooooooooork !

Liza Minelli – 1977

 

J’ai longtemps rêvé de New York. Quand je dis rêver, c’est au sens premier du terme. J’ai rêvé je ne sais combien de fois que je foulais les rues de la grosse Pomme. Une grosse Pomme un peu difforme avec une statue de la liberté gigantesque (mais vraiment), un espèce de pont ave un demi cercle étrange (sur ce point, je suis pas si déconnante, ça pourrait être le Bayonne Bridge mais qui aurait plus le look du Pont de Lupu*) et des buildings aux reflets bleutés partout. Longtemps, ce rêve était associé à ma peur de l’avion et à la réussite : j’avais enfin réussi à dépasser ma phobie pour traverser l’Atlantique et ça me rendait très très heureuse. Il faut savoir qu’à cette époque, je rêvais aussi souvent que j’étais dans un avion qui se crashait ou un avion dans le ciel se crashait pile sur ma gueule (pas de chance). Y a même un cauchemar où je me suis sentie brûler avant de me réveiller en sursaut.

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Y a un avion sur la photo…

Bref, New York, j’en avais envie, très fort. Et des fois, dans ma vie, j’en ai marre de dire “j’ai envie de”, “je rêve de” et d’en rester là. Après un check de mon compte épargne et quelques tweets me permettant de trouver une compagne de voyage, c’était fait : New York, me voilà. Oui, je n’y suis pas allée avec Victor car il y est déjà allé et que je voulais me faire le grand chelem touristique, je vous raconterai. D’ailleurs, avec Zenobie, on s’était mises d’accord : on vit notre vie chacune de notre côté en journée, on se retrouve le soir. L’avantage : un hébergement divisé en 2 (c’est hors de prix sinon), des soirées sympas.

*Nolita spirit*

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Alors New York ? Tout comme Athènes, j’ai été ravie de découvrir une ville conforme à mes attentes. Différente de l’image que j’en avais mais en aucun cas décevante. Il faut savoir que New York, il y a des endroits que tu reconnais tellement tu les as vus dans des milliers de films ou séries. Exemple : Time Square. On a d’ailleurs démarré par là dès le premier soir, le but étant de ne pas se coucher trop tôt et oublier vite le jetlag. Du coup, pour le dépaysement, on repassera vu qu’on a l’impression de connaître déjà mais c’est encore plus fou que ce qu’on voit au ciné ou à la télé. New York, c’est génial parce que c’est totalement Gotham City, en fait. Pour peu que tu lèves le nez (et à New York, tu as de quoi regarder en l’air), l’architecture est folle, tu découvres d’étranges sculptures, des rebords de toits étranges, des constructions qui te donnent l’impression qu’il y a un manoir sur le toit. C’est énorme, étrange, fascinant.

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C’est celui là, mon manoir sur le toit

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New York, ça grouille, tout le temps. Mais en même temps, c’est tellement grand que tu ne te sens pas non plus oppressé. A certaines heures, tu as du monde dans le métro mais j’ai toujours un minimum de place pour respirer. Dans Central Park, dans certains recoins, tu es seule, tranquille, y a plus de bruits, plus d’odeur, plus que toi et les écureuils.

*alone in central Park*

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Le bruit et l’odeur,parlons en. Je vais un peu lister les points négatifs de New York comme ça, c’est fait et je reviendrai dans d’autres articles sur tout ce que j’ai aimé.

  • L’odeur : ça pue la bouffe partout, tout le temps, et pas trop le potage de légumes maison, en fait. Les hot dogs et moi n’étant pas très copains depuis une obscure histoire de vomi dans un téléphérique, y avait des moments où ça me soulevait un peu le coeur, je l’avoue.
  • Le bruit : coucou les sirènes ! Sirènes + gros klaxons vu que tout ce qui est ambulances et co sont de gros camions qui me paraissent plus faits pour la route que pour la ville mais apparemment, c’est ma petite vision d’européenne. Donc par moment, tu te balades quand soudain “niou niou niou paaaaaaaaw paaaaaaaw !”. C’est bon, ambulance, je suis là, viens me ramasser, je viens de faire un infarctus. Sinon la circulation en général, les piétons ne respectent pas les feux, les vélos encore moins, les conducteurs klaxonnent tu sais pas pourquoi. Le kiff.
  • Le métro. OH PUTAIN. Alors on m’avait dit que le métro new yorkais était plutôt sale et vétuste et bien non, ça ne m’a pas choqué, c’est pas là le souci. Le problème, c’est plutôt que c’est COMPLIQUE. Oui COMPLIQUE en caps lock. J’ai enfin compris le dernier jour les histoires de lignes express et lignes pas express, de qui dessert quoi. Non parce qu’autant vous dire qu’en 4 jours, je me suis retrouvée plusieurs fois beaucoup trop haut ou beaucoup trop bas mais jamais là où je voulais.
  • Les prix hors taxes et les pourboires non compris. Où comment préparer la monnaie juste mais non, en fait, t’as oublié la taxe ! Je ne comprends même pas l’intérêt du truc, sincèrement, pourquoi afficher un prix qui ne correspond pas à ce que tu vas payer ? Je peux comprendre que le service soit à discrétion mais le truc des taxes, ça n’’a aucune logique pour moi.

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Et c’est tout. Sorti de ça, j’ai adoré, sincèrement. Je sais pas si j’aimerais vivre là-bas (surtout au regard du prix de la vie) mais en tant que touriste, je dis oui, oui, oui! à New York. Même si mes pauvres baskets ont trépassé (pour de vrai). Ces prochains jours, je vous parlerai donc d’écureuils, de musées, de statut de la liberté, de Brooklyn, d’heureuses retrouvailles et plein de choses. Mais pas demain, non, car demain (si j’ai le temps d’écrire mon article donc sans doute pas demain), je vous parlerai d’autre chose.

Il reviendra...

Il reviendra…

*Wikipedia est mon ami, oui

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Philippines, vacances à presque l’autre bout du monde

En avril, je suis partie aux Philippines et je vous en parle enfin (et j’enchaînerai ensuite sur mes vacances en amoureux en Europe du Sud de début juillet mais c’est pas dit que je m’arrête en milieu pour m’énerver sur la société) ! Ma vie ayant été un peu folle depuis, j’ai pas pris le temps de me poser sur le sujet, les revues voyage me sortant un peu moins des tripes que des articles où je me désespère sur mes congénères.

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Fin 2014, Anaïs et moi, on s’excite sur des vacances plongées en Polynésie, le paradis des plongeurs (avec les Komodos apparemment). Mais début 2015, à l’heure de faire péter le livret A, on panique un peu : le chikungunya fait des ravages dans la région… Alors on ré épluche le catalogue UCPA et finalement, on repère un voyage aux Philippines : un peu moins cher, des dates plus pratiques, banco.

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Le 13 avril, nous décollons donc vers les Philippines dans un rutilant A380 (j’étais super contente alors qu’Anaïs et nos nouveaux amis n’en avaient globalement pas grand chose à faire) de Korean Airlines avec une petite escale de 5h à Seoul (arghhh!). Après un vol fait de lecture et de dodo (les films étaient en anglais sous titrés coréens et j’entends jamais rien dans les avions, j’essaie même de sous-titrer les films français quand je peux, ça m’aide beaucoup), nous voici à errer dans le gigantesque aéroport de Seoul avec douches et sièges massants (ouais!) avant de ré embarquer pour Cebu, capitale régionale des Philippines. Comme nous arrivons à minuit et demi, je me raconte une belle histoire : au lendemain, nous ouvrirons nos rideaux et découvrirons un paysage enchanteur, hihi ! Sauf que le lendemain matin, nous avions ça comme vue :

J'avais mis un filtre par accident

J’avais mis un filtre par accident

Oui, on a dormi dans un hôtel un peu moyen mais on s’en fout, on est partis pour le premier resort, youpi !

De suite ça change

De suite ça change

Alors avant tout, petit topo largement pompé sur Wikipedia : . Concrètement, on a pris plein de ferries pour relier une île à une autre et tu as de mini chapelles ardentes et des signes catholiques partout, jusque dans les taxis mobilettes… Ce qui est assez cohérent avec leur façon de conduire, ils prient juste avant de démarrer… Nous aussi d’ailleurs. Un peu comme la Thaïlande, tu te demandes comment y a pas plus de morts tellement ça double dans tous les sens, ils ont un ratio de 3 pour une place disponible. Nous avons un peu pris le pli, nous entassant à 7 ou 8 dans le taxi mobilette ou à 15 dans une voiture 9 places suite à la crevaison de notre bus rutilant…

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Donc durant notre séjour, nous avons séjourné dans 3 resorts avec club de plongée inclus, une petite plage, piscine, clim, tout confort. Les gens sont très gentils et serviables. de façon générale, les Philippins sont vraiment adorables, y compris quand ils ne sont pas payés pour nous servir : quand on se promenait sur la plage, de nombreux enfants nous interpellaient, mi hilares mi intimidés, juste pour nous saluer.

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Bref, les Philippines, le paradis ? Ah oui : les paysages sont magnifiques, j’ai eu droit à de sublimes levers ou couchers de soleil, je me suis gavée de merveilleux fruits… L’Asie a ce côté terrible de mettre à ta disposition les meilleurs fruits du monde. Ananas et mangues goutus et parfaitement sucrés, coco fraîche gorgée d’eau (mon addiction à l’eau de coco vous salue), de minuscules citrons saturés d’un jus acide et sucré… Et les avocats se fondent dans un sublime avoccado shake fameux. Niveau nourriture, on mange vraiment très bien même si c’est souvent très copieux avec plein de plats. Trop sans doute. Je finis par troquer mes entrées contre des jus de citron ou eaux de coco pour ne pas gaspiller.

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Le Paradis sur Terre ? Pour nous, oui, ça doit avoir ce goût là. Par contre, pour les populations locales, ce n’est pas si simple. Une fois sortis des resorts rutilants et de retour dans la capitale régionale Cebu, le Paradis a soudain un vilain goût : à côté de sublimes baraques flambant neuves se dressent des bidonvilles insalubres . Dans la rue, de petits enfants de moins de 10 ans vous courent après pour vous vendre 3 babioles, certains dorment directement sur le trottoir, j’ai même vu un gosse de 3 ou 4 ans se balader à poil dans la rue… Il y a également pas mal de mutilés, des aveugles, sans que je sache bien pourquoi.

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Bref, les Philippines, oui, j’ai aimé, j’y retournerai peut-être l’an prochain mais reste cette sensation toujours un peu étrange de venir en néo colons. Je vous en parlerai une prochaine fois, je vous raconterai également les folles plongées et les drôles de bêtes que nous avons rencontrés sous l’eau… Requins baleine inclus.

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L’art, le cash, le fake, Banksy

Ouais, je fais des titres Kamoulox, j’ai pas trouvé de chanson nase dont le titre pourrait illustrer mon article.

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Samedi dernier, je me suis rendue en charmante compagnie au Forum des Images afin de voir le docu « Faites le mur », réalisé par Banksy, une soirée « carte blanche » du Gorafi. Pour ceux qui ne savent pas qui est Banksy (bien que je vois son nom absolument partout depuis 10 jours), c’est un street artist au visage masqué dont on ne sait rien ou presque. Ses oeuvres sont assez variées, je n’en retiendrai qu’une parce que si vous voulez en savoir plus, y a Wikipedia (même si on sait qu’il y a pas mal de conneries dessus). Il a réalisé plusieurs oeuvres sur le mur encerclant la Palestine, des oeuvres que je trouve incroyablement poétiques.

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Bref, le docu nous offre une plongée dans le monde du street art filmé par Thierry Guetta, un doux dingue français qui vit un peu en dilettante et qui a une passion : la vidéo. Il filme tout, tout le temps, sans jamais s’arrêter. Un été, il filme son cousin, un street artist qui colle des space invaders partout dans Paris. De retour aux Etats-Unis où il vit, il rencontre Shepard Fairey, un street artist collant sur les murs une immense affiche « obey » puis d’autres street artists qu’il filme et aide à faire leur art. Puis un jour, il rencontre le grand Banksy. Il filme, il filme et Banksy lui demande de réaliser un film sur le street art. Il en sort un « truc », Life remote control, 1h30 d’images en mode stroboscopique comme si un épileptique faisait une crise, la télécommande à la main. Banksy se dit donc « on va récupérer les images et occuper Thierry pour pas qu’il s’en rende compte ».Banksy conseille donc à notre french guy de tenter lui même l’aventure de l’art. En quelques mois, Thierry devient Mister Brainwash et devient un artiste prétentieux copiant-collant en détournant à peine le boulot de ses copains street artists et vendant ses « oeuvres » réalisées par d’autres à des prix délirants tout en expliquant que « ben, moi, j’ai l’idée, eux, ils font la réalisation ». A la fin du film, on est partagés entre la sympathie qu’on avait pour Thierry en début du film et l’antipathie qu’inspire Mister Brainwash et sa prétention sans nom.

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Suite au film et au débat avec 2 membres du Gorafi, mon compagnon de virée et moi-même poursuivons le débat au resto. Ce film est une mine de réflexion sur l’art, le fric, la production facile, la prétention culturelle…

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(très jolie illu réalisée par (c) Tricia Kleinot)

Donc l’art. Ce film nous questionne sur notre rapport à l’art pour commencer. Ce que j’aime sur le street art, c’est son côté accessible, signifiant et éphémère. J’aime les space invaders, j’aime certains graffs, à partir du moment où ils ont une signification (donc pas ceux comportant des noms tracés de façon dégueulasse à la bombe). J’aime le travail de Banksy sur le mur de Palestine et la force de ce que ça représente. Ce documentaire a un incroyable effet poil à gratter : dans un premier temps, on découvre tout un tas de doux dingues qui font les choses avant tout par passion, par envie. Thierry filme tout ce qui bouge car il aime filmer, les street artists veulent diffuser un message, ils ont un projet, ils veulent un peu secouer les consciences. Jusque là, tout va bien.

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Sauf que la naissance de Mister Brainwash fait violemment entrer la question du cash dans le documentaire. Pour être 100% honnête, je me demandais comment le street artists pouvaient se payer des virées au Japon tranquilles mais ce n’était pas le coeur du docu, loin de là. On voit une cabine téléphonique pliée en deux réalisée par Banksy vendue 500 000 dollars (bim!) mais c’est avec Thierry qu’on s’en prend méchamment plein la gueule : le mec vend ses « oeuvres » réalisées par ses assistants en reprenant les idées de ses potes street artists en y collant un prix au pifomètre. « Celui ci ? Heu 16 000 ! Celui là ? Hmmmm… 32 000 ». Tu saupoudres ça de l’interview d’une riche collectionneuse qui a des tableaux de la plupart des grands artistes contemporains dont un de Kandinsky qu’elle explique ne pas aimer (je suis pas sûre de l’artiste mais peu importe) et tu as légèrement envie de vomir. Même si c’est très certainement un fake comme la plupart du documentaire, ça me rend dingue.

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Car si ça ne me dérange pas en soi que les artistes gagnent leur vie, ce qui me dérange plus, c’est que certaines oeuvres dorment au chaud chez de riches collectionneurs alors que pour moi, l’art appartient à tout le monde. Bien entendu, les collections privées permettent de conserver les oeuvres en bon état et ces dernières circulent entre les différents musées mais l’idée que des oeuvres majeures ronronnent dans des salons privés me fout salement les boules.

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Par ailleurs, ce documentaire met en lumière le côté « enchères et marché » de l’art. Evidemment, de la part de Banksy et de sa cabine tordue, ça peut légèrement paraître hypocrite mais le reportage montre très bien la fabrique d’un artiste : en se faisant recommander par ses copains street artists et en décrochant une bonne interview dans L.A Times, Mister Brainwash crée le buzz et parvient à vendre des oeuvres à prix délirant avant même l’ouverture de son expo. Pour illustrer le côté hyper creux des hipsters qui se jettent à cette expo, un mec interviewé lâche « j’ai aucune idée de ce que je fais là mais je suis tout excité ». Ou comment les médias te créent une envie.

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Et aujourd’hui, je colle ça à l’actualité, à la fameuse Tour13 que j’ai finalement pas vue qui, lors des derniers jours, recevait tellement de visiteurs qu’il fallait faire entre 4 et 10h de queue pour y faire un tour. Ce qui est étrange, c’est que la Tour était ouverte au public depuis le 1er octobre et ce n’est que sur les derniers jours que ça a été la folie. Effet de foules, moutons de la tendance, je suppose. Au fond, peut-on réellement dénoncer un système avec lequel on joue et dont on vit ? Cracher dans la soupe ou essayer de changer les règles du jeu ?

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La semaine prochaine ou plus tard, je vous parlerai de l’art « facile ». Bisous.

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Ego journalisme

Petit débat sans prétention sur un statut Facebook de Zeno la reine, l’autre soir. Elle publie un lien vers un article de Matthieu Ge, chroniqueur associé sur Le plus du Nouvel Obs qui parle du débat actuel autour du harcèlement de rue (faut que je rajoute ma pierre à l’édifice, tiens). Je vous résume rapidement l’article : ce monsieur explique pendant la moitié de l’article qu’il a fait une petite bévue sur twitter en déclarant fort maladroitement au sujet du reportage de Sophie Peeters sur le harcèlement de rue à Bruxelles « les Françaises ne disent rien sur ça, ça doit donc être limité à Bruxelles » (???). Comme pas mal de twitterers lui tombent dessus, il décide de saisir son clavier et nous sort un magnifique article mêlant acte de contrition et analyse sociologique au débotté de ce fameux harcèlement de rue. En résumé un tiers de « Mea culpa, j’ai mis le feu à Twitter (parce que je suis un tel influent, tu comprends), deux tiers de « je parle d’un sujet genre expert alors que j’explique deux lignes plus haut que 12h avant, j’avais même pas conscience du phénomène ».


Comprenons nous bien : les propos de ce jeune homme sont bien plus naïfs que méchants (contrairement à certains qui s’en sont donnés à coeur joie) et l’effort de se pencher sur un sujet qui nous échappait jusque là est louable. Là où ça me titille plus, c’est la contextualisation de l’article, le mélange de « ma vie mon oeuvre » puis la volonté d’évangélisation, limite « si je sais pas, c’est sûr, vous ne saviez pas non plus ». Quand j’etais étudiante en journalisme, et même avant quand je faisais ma maîtrise sur la crise constitutionnelle canadienne à travers un journal québécois relativement pro indépendantiste, la question de l’objectivité journalistique était saillante. Le journaliste n’est pas là pour raconter sa vie mais pour relater les faits de la façon la plus neutre possible. Bien entendu que l’objectivité pure n’existe pas. Mais ce nouvel ego journalisme me fait un peu frémir. Même quand il s’agit d’une chronique.

Vous allez me rétorquer que j’en fais autant avec mon blog. Normal, c’est mon blog, c’est limite le principe du truc. Vous ne venez pas ici pour vous informer (du moins je l’espère, ce serait bien triste) mais pour lire mon scribouillage sur ce qui me passe par la tête. Ça peut être de l’actu tout comme mes observations urbaines, mes atermoiements ou mes petits bonheurs… Bref, je me sais être le centre de cette petite bulle virtuelle. Et je ne prétends pas semer ma bonne parole, somme toute relative, sur des supports autres. Oui, j’ai écrit quelques articles chroniques sur Closer car j’y ai été invitée mais honnêtement, est-il justifié et justifiable de prendre pour prétexte une altercation twitter impliquant au mieux une trentaine de personnes comme base d’article sur un site généraliste ?


Faut dire que l’égo journalisme n’a en soi rien de nouveau. À la télé, on adore les émissions immersion, celle où le journalisme ne raconte plus les faits mais,une aventure personnelle prenant pour prétexte une découverte (d’un milieu, d’une diaspora, d’un mode de vie…). Je vous avais parlé y a pas mal de temps de Marine au pays de la terroriste de la minceur (le week-end détox où tu t’imposes un jeûne violent tout en faisant plein de sport), on a aussi Harry Roselmack et sa belle plastique en immersion. Et tout un tas de reportages du genre comme fourchette et sac à dos ou j’irai dormir chez vous. Et sans doute des milliards d’émission que je connais pas. On ne veut plus voir de reportages avec une voix off impersonnelle qui débite des faits sur des images relativement parlantes, on veut du vrai, du franc, du vécu, du « je ».


Et ça se décline ailleurs. Dans la presse, on multiplie les articles tabloïds à base de « ça m’est arrivé » par exemple. Et le web offre des sites journalistiques de libre contribution ou à peu près où chacun peut prendre sa plume et voir son article publié sur le nouvel obs, le huffington post, rue 89… Le je remplace les faits jusqu’à nous proposer une prose exhibitionniste nous permettant de nous donner la sensation d’être exceptionnel, un guide pour les gens perdus dans leurs opinions politiques ou sexualité. Limite un prêt à penser avec argumentaire déjà rédigé à la première personne. Sauf qu’un journal (collaboratif ou non) n’est pas un blog. Si je trouve normal de lire du moi moi je sur un blog, le lire sur un site médiatique me gonfle. On est dans la course au scoop, au premier qui parlera, au « j’ai un avis sur tout », « puisque vous avez réagi à mon tweet, je vous fais un article ». En somme un verbiage incessant qui, pour peu qu’il soit pas trop mal torché vous fera avaler les pires couleuvres. Parce que pondre un article à chaud détruit ma recherche documentaire de base (checker sur Wikipédia ne compte pas) et le minimum de recul nécessaire pour parler au mieux du sujet concerné. Alors youpi, alignons les poncifs, citons deux, trois chiffres, les premiers sortis par Google (confronter ses sources ? Quelle blague) et voilà le travail.

Ça a au moins le mérite de choper facilement du lecteur. À défaut de le fidéliser.

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Mademoiselle princesse

Par Pink Lady


Ah,les magazines féminins, ils ne cessent de m’épater. Parfois, j’ai un espoir, un espoir fol, celui de vor un engagement, un réel engagement pour la cause des femmes et pas de belles intentions « ohlala, être une femme, c’est pas facile facile ». Cette semaine, le poing fut relevé par Alix Girod de l’Ain, fameuse Dr Aga pour ceux qui lisent Elle. Aga a décidé de s’exprimer sur le débat sur le « mademoiselle ».


Petit point avant de continuer sur cette histoire d’Aga. Osez le féminisme et les chiennes de garde ont décidé de lancer un débat sur la suppression de la case « mademoiselle » dans les formulaires puisqu’il paraît étonnant qu’une femme doivent, dès l’énoncé de son nom, préciser si elle est mariée ou célibataire, contrairement aux hommes qui sont monsieur de la naissance à la mort. Il ne s’agit pas de supprimer le mademoiselle de notre vocabulaire, je ne crois pas que la disparition d’une case sur un formulaire empêchent qu’on vous adresse un mademoiselle censé être flatteur. On parle d’une case, une foutue case en moins à cocher. Une case qui ne nous rendra pas nos années passées et qui n’émoustillera pas le mec qui traite les données en face car, grande révélation, une demoiselle peut être indésirable ou frigide et une dame absolument pas monogame. Cocher la case madame ne fera pas pousser les pattes d’oie. J’en veux pour preuve que, parfois, j’omets d’utiliser la liste déroulante des sites pour indiquer que je suis une mademoiselle et je me retrouve en monsieur. Et bien incroyable, aucune paire de couilles n’est apparue entre mes cuisses…


Bref, le débat est lancé et notre amie Alix décide de donner son avis. Avis méchamment à côté de la plaque. Alix, elle veut le garder le mademoiselle parce que si elle se laisse appeler comme ça par son maraîcher de la rue Cadet, elle a droit à un bouquet de basilic gratuit, hihi. Alors que celui des grands boulevard est un bâtard qui l’appelle madame et lui rend sa monnaie en pièce de 1 ct, manifestement. Pour Aga, lutter contre le mademoiselle, c’est lutter contre un ressort essentiel de la séduction. Ben oui, nous, frêles femmes, nous gloussons de plaisir dès qu’un homme nous appelle mademoiselle car ça veut dire que nous sommes jeunes. D’ailleurs, Aga-ga nous cite des exemples particulièrement percutants pour prouver que le mademoiselle, c’est djeunz : Isabelle Adjani, Catherine Deneuve…et Jeanne Moreau. Oui, là, je suis crucifiée par la pertinence des arguments.


Mais comme si ce long plaidoyer pour la drague de supermarché ne suffisait pas (bien que je comprenne que notre amie Aga puisse être sensible au doux chuchotement d’un « hé mad’moizel’, zetes trop bonnes! », chacun son truc), la fin de l’article vire au pur delirium tremens, je ne vois pas d’autres explications. A moins que ce ne soit une crise de la pré ménopause, Wikipedia me dit que la dame.. .heu la demoiselle, pardon, a 46 ans. On peut réagir de deux façons face à cet événement. Soit on réagit comme l’autre plume du Elle, Sophie Fontanel dite Fonelle et on abandonne le côté lol de son personnage pour gagner en profondeur… Soit on fait une crise d’adolescence. Et Aga-ga, elle, elle est en plein dedans, genre, j’ai 15 ans et demi. Elle a voulu alléger le débat, c’est gagné, elle l’a rendu anorexique. Voyez plutôt : non seulement, Aga-ga s’accroche à son mademoiselle comme une vieille dame à son anti-rides en espérant perdre 10 ans à chaque application mais en plus, elle suggère de rajouter une case « pcsse ». Pas comme pacsée, non, comme princesse… Oui, Alix, 46 ans au compteur, veut qu’on l’appelle princesse parce que toutes les filles sont des princesses. Hihihi, huhuhu, lol.

Le saviez-vous ? Elle (le magazine pas elle, Aga) se prétend féministe. Dans les années 60,peut-être. Désormais, Elle n’est plus le magazine des femmes mais des princesses… Wesh wesh couzine ! Sinon, j’avais évoqué un débat mais face à un tel vide argumentatif, je reste sans voix.

Allez la bise !

Mademoiselle princesse Pink Lady (duchesse à ses heures aussi)

PS : L’article est là

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Le mystère Josh Radnor

Que tout ceux qui ont lu le titre en s’exclamant “qui ?” lèvent la main. Pour ma convalescence, je me suis prévue quelques petites séries à mater comme la saison 6 d’How I met your mother (HIMYM). J’ai d’ailleurs regardé le premier épisode en anglais non sous-titré, j’ai pas ri. Mais en fait, je suis rassurée : de l’avis général, ce n’est pas parce que je n’ai pas compris, c’est que ce n’est pas drôle. Ouf.

 

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Cette série recèle quand même un sacré mystère, le mystère Josh Radnor, l’interprète de Ted dans la série. Pour vous expliquer pour ceux qui n’ont jamais vu HIMYM, Ted est le héros, celui qui raconte à ses enfants comment il a rencontré leur mère, se perdant dans foule d’anecdotes qui font autant d’épisodes. Autour de lui deux hommes, Marshall et Barney, et deux femmes, Lili et Robin. Evidemment, de suite, on retient Lili vu qu’elle est interprétée par Alison Hannigan, la Willow de Buffy. Mais comment expliquer que le héros d’une série est l’acteur masculin le moins connu de celle-ci, justement ? Le vice va même plus loin puisque les premières et deuxièmes saisons tournent autour de l’amour que se portent Ted et Robin, actrice dont je n’ai pas non plus retenu le nom (Cobie Smulders me dit Wikipedia…). Mais comment est-ce possible ? Je crois que nous assistons au fameux phénomène : les faire valoir valent mieux que le(s) personnage(s) principal(aux).

 

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On peut observer ce phénomène dans Friends dans une moindre mesure. La série tourne essentiellement autour du couple Rachel-Ross, les autres ayant pendant les premières saisons des relations plus ou moins éphémères, à l’exception de Richard et Janice. Or au fur et à mesure des saisons, le couple Ross-Rachel s’est effacé au profit de Chandler et Monica. Or au tout début de la série, Chandler, au même titre que Phoebe, ne devait être qu’un personnage limite secondaire. Le public préfère-t-il les faire-valoir, plus riches en répliques cultes ? Il faut dire ce qui est, Ted n’est pas funky, Ross l’est déjà plus et il reste le père des deux poingts frappés l’un contre l’autre pour dire “je t’emmerde”. Ted, il ne dit rien de mémorable, il se contente de tomber amoureux et de réaliser quelques belles preuves d’amour mais après, son personnage n’a pas la folie d’un Barney ou d’un Marshall. En fait, il est un peu chiant. Mais l’acteur est mignon (j’adore
les mecs aux longs cils), ça excuse le truc.

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Le problème, c’est que les scénaristes ont accentué le trait jusqu’à perdre de vue le principe de la série : how I met your mother, comment j’ai rencontré votre mère (I am bilingue, t’as vu ?). Les premières saisons concernaient bel et bien les amours de Ted mais on le perd de plus en plus de vue et, pire, on s’en fout. On veut voir les dingueries de Barney, le couple improbable Marshall-Lili mais Ted, il est chiant, compliqué et on sait qu’il ne rencontrera la mère de ses mioches que lorsque l’on nous annoncera la dernière saison. En espérant que la série puisse avoir une fin, je commence à frémir. Faudra un jour que je vous parle de comment j’envisage le monde des séries télé (monde auquel j’appartiens pas, c’est pour ça que j’envisage ce que je veux). Bref, plus le temps passe, plus on s’en fout de comment il a rencontré cette fille, on veut des fulgurances de Barney, des pétages de plomb entre Lili et Marshall, on veut qu’il se passe des trucs. Et plus ça va, moins c’est le cas. La série aurait-elle perdu son âme au passage ?

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Parce qu’il faut dire ce qui est, on ne se marre plus. Barney a été tué par sa relation avec Robin, demoiselle qui est assez chiante à toujours vivre les mêmes choses (mon travail, les hommes, mon travail, les hommes…), Lili et Marshall deviennent chiants comme la pluie et Ted rêve d’amour sans toutefois réellement faire grand chose pour le trouver. De toute façon, ça ne nous intéresse plus vraiment, on serait ses enfants, on se serait déjà pendus dans le salon tellement son histoire n’en finit pas et que les 9/10e des anecdotes qu’il raconte n’a rien à voir avec le schmiblick. Pauvres petits, votre père est un tocard.

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Alors, doit-on en conclure qu’HIMYM est une série ratée ? En un sens. Je plains quelque part ce pauvre Josh qui pensait décrocher le rôle de sa vie et qui végète finalement dans l’ombre de ses partenaires de série. Mais tu sais, Josh, tu seras peut-être celui qui t’en sortira le mieux. Neil Patrick Harris risque d’être à jamais Barney comme Matt Le Blanc sera à jamais Joey et la suite est bien difficile. D’ailleurs la dernière photo recensée de Matt Leblanc :

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AAAAAAAAAAH !

Oui, Josh, je crois qu’une fois qu’HIMYM sera terminé (bientôt, sans doute), ton physique passe partout se vendra très bien dans les comédies romantiques. D’ailleurs, j’ai appris que tu étais aussi scénariste et réalisateur. Je te vois bien dans le rôle du good boy qui séduit la jeune fille romantique genre Anne Hathaway, oui. Puis tout n’est pas de ta faute. Si on ne retient pas Ted, c’est tout simplement parce que les scénaristes l’ont oublié.

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