Premier vol pour Cuba

Le 09 mars – Arrivée à Cuba ! Après un voyage long et un peu éprouvant. Ca fait peut-être un peu snob mais la compagnie aérienne fut fort décevante : clim en panne donc chaleur d’enfer à notre niveau, pas de place pour les jambes, pas d’écrans individuels. Rien pour occuper les gens qui n’arrêtaient pas de bouger, impossible de vraiment dormir…

Dormir dans l'avion

Mais commençons par le début. Taxi, 6h45, j’abandonne un Victor pas bien réveillé, petit coup au coeur. Je déteste partir sans lui juste pour ce moment-là. En arrivant à l’aéroport, je récupère mes papiers, enregistrement dans une partie de l’aéroport appelée “l’arche” à l’autre bout du monde (“suivez le fil rouge”… ah on vient de le recouvrir de béton, oups !”) mais j’enchaîne. Petite pause au Exki pour un café accompagné d’un carrot cake… le goût des vacances !

Carrot cake vegan

Recette de carrot cake vegan en cliquant sur l’image (c)lovingitvegan

L’embarquement est chaotique, ça met une plombe et je crois que des gens se sont faits refouler… Je suis côté couloirs, pas loin des chiottes, une plutôt bonne config pour un vol de 10h30 et qui en durera finalement 11. A côté de moi, un mec… merde, c’est le relou malaisant du Exki qui draguait la serveuse. J’ouvre le coffre au-dessus de nos têtes pour ranger mon manteau, il me demande poliment son sac. Tiens, encore un mec qui se montre insistant avec les femmes travaillant dans le service et pas avec les autres ? En vrai, j’ai découvert un peu plus tard que je m’étais trompée, c’était pas lui le relou mais un mec qui était avec lui à ce moment là de l’histoire.

Vol pour Cuba avec Air Caraïbes, une expérience peu chouette

Le vol a été chiant. Pas tellement pour les 11h de vol mais pour le reste. Déjà, je l’ai déjà dit mais point 1 : ni écran ni tablettes pour mater des films. Je ne prends certes pas l’avion pour mater des films , je n’avais, par exemple, strictement rien regardé lors de mon vol aller-retour Paris-Montréal mais 11h, c’est long. Surtout quand tu as devant toi des meufs qui n’avaient visiblement jamais pris l’avion et à ta gauche un putain de tchatcheur qui raconte sa life hyper fort à sa voisine. Et quand les gens ne sont pas occupés, que font-ils ? Ils bougent ! Et quand tu es côté couloir, c’est relativement chiant. Surtout que, combo, la clim de notre côté était en panne donc on allait tous se promener pour choper un peu de fraîcheur et se ravitailler en eau. Donc Air Caraïbes, je ne suis pas sûre d’avoir envie de retenter, on verra au retour. Côté bouffe, ça allait et côté film diffusé sur l’écran, on a eu un dessin animé sur des zombies (Zombillénium, assez mignon), un film avec Jean-Pierre Bacri en wedding planner (un peu trop “comédie française” mais il y avait une ou deux scènes très jolies), Jalouse avec Karin Viard (moyen), Au revoir là-haut (très beau) et un peu de Marvin (malaisant).

Le sens de la fête

Après un vol sans turbulences notables, nous voici enfin à Cuba ! On a le temps de bien admirer la façade de l’aéroport, les premiers ayant récupéré leurs bagages (mon voisin de vol et moi, notamment) environ 45 minutes avant les derniers. Et c’est parti pour… 4h de bus ! Il y a déjà une fille qui me fatigue, qui parle tout le temps et se met en avant et en plus, a jeté direct son dévolu sur la fille que je voulais en coloc. 3h30 plus tard, nous voici enfin arrivés, une fille que je n’avais pas encore vue me propose de prendre une chambre ensemble. Woké ! Un dîner vite avalé et dodo. Certains vont boire un verre, moi, je ne rêve que des bras de morphée.

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Où trouver l’homme ? Episode 33 : à la mairie

A la recherche du prince charmant

(Petit lecteur, je te rappelle des fois que tu débarquerais que tout ceci n’est qu’une fiction même si, pour cet épisode, y a un gros

fond de vérité genre que je passe mon temps à la mairie en ce moment)

Ouais, super, mes parents ont eu une grande idée : un ultime voyage de famille tous ensemble avant l’arrivée de la 3e génération. D’ailleurs, ma sœur serait gentille d’y penser un peu, je veux être tata ! Donc voyage avec de l’avion et tout. Sauf que qui dit voyage dit pièce d’identité.  Permis, ok, passeport périmé depuis 2002 et carte d’identité (portée disparue) depuis 2007. Il faut donc refaire les papiers.

Après plusieurs tentatives refoulées par un « mais elle va pas votre photo, on voit pas bien vos oreilles ! ». Je sais que mes oreilles sont incroyablement mignonnes mais là, on voit bien que j’en ai deux, quand même. Et la mèche qui traîne sur le front, ça va pas non plus. Tu veux dire que tu veux vraiment que ma ridule apparaisse pour les 10 prochaines années sur ma carte d’identité ? Sérieux ?  Okayyyy. Après une ultime tentative, la photo passe (ouais !) mais voilà, il faut deux mois pour une carte d’identité, pas moins. Alors que je commence à pleurer en pensant aux vacances familiales que je suis en train d’assassiner, la dame me dit : « mais le passeport, c’est 15 jours ! ». Bouge pas cocotte, je vais acheter mes timbres fiscaux (88 euros dans la face) et je reviens.

Le lendemain, je suis fièrement avec mes timbres fiscaux, ma photo avec ridule intégrée, mon justificatif de domicile, bref, je suis parée. Alors que je vérifie toutes les pièces avec la gentille dame de la mairie [du genre trop gentille pour qu’on l’envoie promener quand elle refuse mes photos pour la 2e fois] entre un homme genre business man équipé d’une mallette qui vient refaire ses papiers lui aussi. Mmmm, un peu au dessus de l’âge de mes conquêtes ordinaires mais pas mal. L’effet costard peut-être.

Pendant que je remplis ma fiche pour dire qui je suis, qui sont mes parents, pourquoi je suis française, que mes yeux sont bleus et que je suis née dans le sud, un homme entre, le type businessman avec son attaché case qui se lave les cheveux avec Petrol Hahn genre quadra pas trop mal. Voilà qui devient intéressant. Pendant que la dame saisit mon dossier sur son ordinateur, option je tape avec un doigt, je jette des regards à la dérobée au quadra qui râle : « non mais ça fait la troisième photo que vous me refusez, tout ça parce que j’ai un reflet dans les cheveux, j’en ai marre maintenant ! En plus, les infos qu’il y a sur le site Internet du ministère ne sont même pas bonnes. Alors vous me prenez cette photo et si elle passe pas, je ferai une procédure, j’en ai marre maintenant ! ». Bon, ok, le coup de la procédure, c’est un peu bidon. Ensuite, le monsieur n’a pas de papiers d’identité vu qu’il les a tous perdus et quand il apprend le délai pour une carte d’identité, il re-râle (je valide, 6 semaines, faut pas déconner !). Du coup, je lui jette un œil et on s’échange quelques regards de connivence. Manifestement, il est ravi d’avoir un public.


« Vous avez toujours les yeux bleus ? »me demande la dame depuis son ordinateur. Alors soit les yeux peuvent changer de couleur entre 17 et 28 ans et je ne suis pas au courant, soit c’est une question très très con qui a le mérite quand même de faire remarquer à l’assemblée que mes yeux sont bleus. Pas si mal. Je surveille l’air de rien l’avancée de son dossier mais son scandale lui a fait perdre du temps et je récupère tout ce qu’il me faut bien avant lui. Or je dois aller bosser, je vais pas traîner dehors pour le plaisir. Miiiiiiiiiiiiiiiiinceeeeeuh ! Ah mais reste une possibilité : on a fait tous les deux un passeport donc si sa photo passe on viendra le chercher en même temps.


Dans 15 jours, je fais péter la jupette. Enfin, si l’hiver veut bien aller voir ailleurs si j’y suis.

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