Ma vocation : l’écriture

Un vendredi midi, je suis en sophrologie et nous voici en visualisation à nous imaginer dans une forêt où l’on rencontre un sage (qui est Colin Firth pour moi, je me demande bien pourquoi je l’ai pris lui) à qui on pose une question. Moi : “quelle est ma voie”. Il va nous répondre. Sur le coup, je suis un peu sceptique : c’est moi qui joue la scène, je vais pas avoir ma réponse… “Ecrire”. Ah, si putain. Et en même temps, c’est tellement évident. Des années que je cherche ma vocation alors que je l’ai toujours su.

cahier d'écriture ma vocation

Quand tu écris lors d’un week-end yoga sur les bords de Loire

J’ai 8 ans, peut-être 9. J’ai trouvé une vieille machine à écrire dans le cellier (qui était en fait une sorte de débarras avec quelques bouteilles au fond) et je tape des histoires navrantes sur ma vieille Olivetti qui coince des fois les doigts (oui, je sais plus pourquoi mais il semble que j’ai mis mes doigts là dedans un jour… ou alors je les ai coincés entre deux touches ?). Je suis une enfant, j’écris des phrases sujet-verbe-complément, les gentils sont trop gentils et les méchants vraiment trop méchants mais j’aime déjà ça. J’ai donc 8 ou 9 ans, je suis en centre aéré et la nouvelle monitrice (je faisais mi-juillet, fin août avec gros turn over au milieu) nous demande ce qu’on veut faire plus grand. Crânement, je réponds “écrivain” (oui sans e, j’étais pas très féministe à l’époque). Parce que j’aimais écrire. Parce que j’ai passé mon adolescence à écrire. Parce que j’ai un peu arrêté adulte parce que les études puis le travail. Sauf ce blog.

Machine à écrire Olivetti

Retour à la forêt du sage. “Le sage vous demande ce que vous feriez si vous étiez sûre de ne pas échouer”. J’écrirai. Tellement évident. Qu’est-ce que j’ai foutu ces dix dernières années, qu’est-ce que je suis allée faire dans cette voie qui ne me correspond pas ? Gagner des sous, youpi… Oui parce qu’on va pas se mentir, c’est à peu près ma seule carotte et vu que c’est pas la politique de la maison d’augmenter (j’ai eu 2% en 2 ans et demi, youhou… mais une de mes collègues a eu une fois 3% en 5 ans… pendant ce temps, d’autres se font des plus +10 000 en un an, peinardos), faudrait que je bouge encore et encore mais pffff. La flemme. Surtout que depuis ma révélation, je cogite, je réfléchis à un plan. Etape 1 : lancer des blogs un peu plus rentables que celui-ci (vu que j’ai pas de pub ici, ce sera pas dur de faire plus rentable, ça le sera dès 5 cts gagnés)… Etape 2: continuer et finir le roman de Maja pour l’envoyer à des éditeurs (123 pages à l’heure où j’écris cet article, hihi). Et puis aussi finir de retaper Technopolis si ce n’est fait (je ne me souviens plus) et le balancer en auto édition pour avoir un peu d’argent de poche. En clair : lancer une petite activité autour de l’écriture et voir ce que ça donne. Si ça marche un peu, passer à un ⅘, voire un ⅗… voire en totale indépendante si ça marche TRES très bien, retourner vers le journalisme. Parce que ça paie peut-être moins mais j’aime un peu mieux. Mais sans précipitation ni obligation, le but n’est pas de finir dans la rédaction d’un journal people à pisser des news sur des gens que je ne connais même pas histoire de générer du trafic non plus. Peut-être forcer à mort dans ma boîte pour partir vers la data et les études pour devenir data journaliste… Un truc dont j’ai rêvé l’autre nuit, justement, amusant…

data journalisme

Bref, maintenant que je sais, je comprends ma lassitude au sujet du travail, ma procrastination crasse (qui n’est rien d’autre qu’un manque de motivation et d’envie, quel que soit le nom qu’on lui donne), ma non envie de jouer le jeu de la politique même si je suis blessée dans mon orgueil de voir les petits jeunes aux dents longues me passer devant mais je le sais : le mérite n’est rien, il faut savoir se placer avant tout. Je joue pas le jeu, je devrais en accepter les conséquences. Mais justement, inversons le paradigme : mon taf, là, redonnons lui le sens qu’il a vraiment : c’est de l’alimentaire. Stressant (pour rien), fatigant mais au fond bien payé et un boulot de caissier est tout aussi fatigant (je déteste le bruit) et stressant avec tous les clients qui viennent te prendre la tête… Moi au moins, les clients qui me prenaient la tête quand je faisais du CM, ils étaient derrière un écran, je risquais rien. Alors on va faire ça : du 9h45-18h45, apprécier l’argent gagné pour la liberté de créer qu’il m’offre et s’en foutre. En attendant de, peut-être, réussir dans ma vocation de coeur.

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J’ai testé pour vous un job qui recrute

Sous titre : putain de branleurs de chômeurs.


Lundi soir, j’ai fait un truc un peu inhabituel : je suis rentrée chez moi suffisamment tôt pour découvrir quelques émissions capsules, vous savez, ces mini programmes de 5 mn qui ne servent qu’à rebalancer de la pub derrière. J’ai donc découvert à ma très grande surprise une émission « j’ai testé pour vous un job qui recrute », un pseudo reportage réalisé en partenariat avec le Pôle emploi où les « stars » de M6 testent donc des jobs qui recrutent.

Lundi soir, Laurence .. a testé pour nous le travail de serveuse. Je n’ai juste pas la moindre idée de qui est cette demoiselle mais pendant 5 minutes, on la voit à la caisse, vêtue d’un uniforme très propret,un peu en cuisine et un peu en salle mais surtout, Laurence, elle ne fait qu’à papoter en souriant au gérant du restaurant, paie ta serveuse, quoi. Et à la fin, elle fait « ouah trop cool comme métier et en plus, je peux goûter les desserts » tandis qu’un bandeau nous annonce que c’est super bien payé vu qu’on gagne le SMIC+ les pourboires ! Waouh, tant d’argent pour flirter avec le boss et manger les desserts, quel beau métier.


Je passerai sur le fait que le reportage a été fait dans un resto cosy et pas dans une brasserie déprimante au carrelage fissuré, aux fenêtres mal colmatées et à la cuisine tellement crasseuse que même les rats ne veulent plus y aller. Je n’ai pas vu d’autres épisodes mais je suppose que c’est tout à l’avenant. Curieusement, y a pas employé de fast food, ça embauche pourtant, si j’en crois les pubs McDo. Bref, au pays des bisounours, tous les métiers sont super chouettes et c’est pas grave si t’es pas bien payé, tu mangeras du dessert gratos, youhou !


Alors évidemment, il n’y a pas de sot métier, je ne méprise pas les serveurs, serveuses. Ce qui me titille dans cette émission, c’est la sensation que si tu trouves pas de boulot, tout est de ta faute car tu ne fais pas l’effort. Ca me rappelle un peu les heures sombres de mon chômage, quand un salarié bien pensant venait te crucifier d’un « si tu bosses pas, c’est que tu veux pas ». Ben ouais, des serveurs, caissiers et autres hôtes d’accueil, sans parler des fameux téléprospecteurs, tout le monde en cherche, d’où tu restes chez toi ? Oui tu as un bac +5 dans une discipline donnée mais, mec, du boulot, là, y en a pas alors arrête de faire ta pleureuse, oublie ta vocation, tes connaissances, ton désir de faire ce métier là et devient serveur ou hôte d’accueil ou déménageur. c’est là que ça embauche ! Puis c’est « en attendant ». Et c’est là tout le vice du truc. D’une part, qui peut sérieusement chercher du travail en bossant 8h/jour dans des boulots somme toutes fatigants ? Oui certains le font car faut bien manger et payer son loyer mais mine de rien, la recherche d’emploi en prend un sacré coup. D’autre part, si les bac++ postulent à des postes ne nécessitant pas ce niveau d’étude, que font ceux qui se sont arrêtés après le bac ? J’avais déjà parlé de mon ex qui, du haut de son bac+4, avait réclamé n’importe quel job et on lui avait répondu sans rire qu’il était trop diplômé pour passer le balai. C’est vrai mais ce sont des jobs qui recrutent, huhu. Et je ne commenterai pas le fait que, perso, serveuse, je veux bien mais je suis plutôt du genre maladroite donc je vous dis pas le nombre d’assiettes qui pourraient trépasser entre mes mains. Et pour terminer, les quelques métiers que j’ai vus sur la page web du site me paraissent être le royaume de l’interim et des contrats saisonniers. Mais pas de panique, la précarité, c’est cool !


Bref, vous l’aurez compris, cette petite émission capsule m’a ulcérée, ça se sent à travers ma plume. Parce qu’en France, aujourd’hui, les seuls métiers qui recrutent te paient au SMIC. Que parce qu’on ne te propose que des jobs à la précarité certaine, loin de nos rêves de carrière de départ. Parce qu’on fait genre qu’il n’y a pas de crise de l’emploi et que si t’as pas de boulot, c’est au fond un peu de ta faute. Et surtout parce que je vois des Guignols payés en un mois ce que je gagne en un an tester un métier pendant deux heures de leur vie et nous expliquer sans sourciller que, waouh, c’est génial ! Que je pense à la fille qui est serveuse de façon permanente qui oublie que ouah, super, elle va voir plein de gens aujourd’hui et qu’elle pourra même taper dans les desserts, le tout pour un smic+pourboires ! Elle est pas belle la vie ?

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Laissez-nous rêver

L’autre jour, comme tu le sais, lecteur, j’ai réalisé une interview d’Emilie Maume. Elle a dit une chose très intéressante qui m’a inspiré un article, je cite : « Quand on voit que la fille de Villepin est mannequin, lui, il nous dit d’aller bosser dans le bâtiment. Mais n’avons-nous pas le droit de rêver, nous aussi ? ». En effet, aujourd’hui, quand on est au chômage, c’est que c’est de notre faute ! « Du boulot, y en a ! », me dit-on. Ouais mais durant mes longues études, j’ai jamais appris à faire du béton, monter un mur ou faire de la plomberie. Le bâtiment embauche mais bon, foutez-moi sur un chantier et ça risque d’être folklorique. Moi, dans le domaine du bâtiment, je me suis arrêtée au châteaux de sable. Et puis en plus, je les construisais toujours en zone inondable !

 chateau-de-sable

Bref, quand Emilie s’est rendue à l’ANPE, M. le conseiller lui a dit très sérieusement : « vous savez, mademoiselle, ce qui embauche en ce moment, ce sont les Pompes
Funèbres ! ». Alors, là, j’avoue que j’y avais jamais pensé ! Allons, que j’abandonne mes rêves de devenir la nouvelle Françoise Giroud, je deviendrai la nouvelle Clare Fisher (Six feet under, pour ceux qui connaissent pas). Alors voilà, que je mette mes rêves à la poubelle au nom du pragmatisme. Après tout je me plains de pas avoir du boulot mais du travail y en a. Faut juste que j’abandonne la voie que j’ai choisi lors de mon adolescence, que je nie mon parcours scolaire et étudiant, que j’oublie toutes mes expériences professionnelles dans ce domaine et c’est bon, du boulot, j’en aurai. La pente est trop raide, je n’ai qu’à choisir un autre chemin. Ca plairait pas à Raffarin, ça !

 

Alors j’ai qu’à faire serveuse ou secrétaire. Et au passage piquer un job fait par quelqu’un qui a fait des études dans ce domaine. Tant pis pour la petite qui a un BEP
secrétariat, moi, j’ai un bac +5, cocotte ! Et ça, ça me déprime quelque part. Certains boulots sont à tel point déconsidérés qu’on y fout n’importe qui qui a de jolis diplômes, tant pis pour ceux qui ont un diplôme peu considéré dans le secteur. En juin, Gauthier cherchait un petit job d’été dans la téléprospection. Maintenant, pour ce genre d’emploi, faut un bac+3 ou +4. Or, très franchement, faut être motivé pour faire une licence ou un master pour faire téléprospecteur. Je ne méprise pas la téléprospection, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, mais je ne connais pas une personne qui fait ça par vocation. Et ceux et celles qui ont un BEP, CAP ou BTS, ils n’ont qu’à aller se faire f*****.

 

Des petits boulots, j’en ai déjà fait lors de mes études, comme pas mal d’étudiants. J’ai été guichetière à la Poste, vacataire dans un organisme de crédit, employée à
l’observatoire de la vie étudiante, sans parler des babysitting.  Mais ces petits boulots n’avaient pour but que de gagner quelques sous durant l’été. Mais aujourd’hui, je ne suis plus étudiante, je suis journaliste et je ne vois pas l’intérêt de remplir mon CV avec des métiers n’ayant rien à voir, ni de près ni de loin, avec ma vocation première. Et voilà qu’on en vient à me reprocher de ne pas prendre le premier boulot venu. Mais bon sang, peut-on me reprocher de ne pas vouloir m’éloigner de mon métier de prédilection ? Je ne suis pas rêveuse, j’ai déjà travaillé dans le journalisme et je sais que je suis faite pour ça, je ne demande pas à être Présidente de la République ou chanteuse ultra-célèbre. Mais c’est un métier difficile, les premiers pas sont durs. Dieu merci, mes parents le savent et ne me foutent pas la pression inutilement. Je multiplie les piges bénévoles à droite à gauche car je ne veux surtout pas perdre le rythme. Mais aujourd’hui, on culpabilise les chômeurs, on nous regarde tous avec circonspection, genre « on s’inscrit au chômage pour profiter du système et se la couler douce aux frais de l’Etat ». Non mais laissez-moi rire ! J’écris pour divers webzines de façon bénévole, j’ai travaillé à plein temps pour une asso pendant 5 mois pour 300 euros par mois (enfin, quand je suis payée, ça traîne toujours, cette histoire !). Osera-t-on encore me dire que je me la coule douce ? Alors que je travaille comme n’importe qui pour un salaire de misère ? Non ! Si j’étais feignante, je me ferais pas chier à continuer à écrire bénévolement, faut pas déconner.

 

Moi, j’ai de la chance, mes parents peuvent m’entretenir en attendant que je trouve un boulot. Ceci étant, c’est pas pour autant que c’est la dolce vita. Moi, je veux juste avoir
le droit de faire le métier pour lequel je me suis destinée et dans lequel je m’épanouis. Est-ce un mal ? Peut-on légitimement me reprocher de vouloir réaliser mon rêve, somme toute assez accessible ? Parce que prendre le premier boulot qui passe, c’est risquer de m’enfermer dans une routine et de ne plus chercher ailleurs. Et mine de rien, à l’idée de ne pas être journaliste, ça me donne envie de pleurer.

 

Alors laissez-nous rêver, laissez-nous choisir notre voie sans nous culpabiliser parce qu’on choisit des voies difficiles. Et puis si ces voies sont trop difficiles, que les facs arrêtent de sortir des diplômes dans ces domaines-là… Mais ça, c’est un autre sujet.

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Soutien Psychopaslogique

Par Eric

Avez-vous remarqué que c’est toujours lorsque vous ne vous sentez pas bien , que vous auriez besoin d’un peu de réconfort même si pour rien au monde vous ne l’avoueriez , même pas si c’était Heather Graham qui vous demandait ce qui ne va pas (bon , si , ok pour Heather Graham) , que vous vous retrouvez dans la situation de devoir remonter un pote qui également a des soucis problématiques ?

Pas de contestation : ce n’est pas un pléonasme . J’ai tellement de soucis que je suis bien obligé de les regrouper en catégories , les autres étant soucis annexes (par exemple mon pharaonique découvert) , soucis dérisoires (la lutte armée contre les kékés au Guatemala) et soucis existentiels (devenir président de la république , pour commencer) .

Il faut savoir relativiser , allons allons …

Bref , hier soir , un de mes meilleurs amis n’allait pas trop , sa copine ayant décidé que la petite pause , qu’il avait jugé utile après qu’elle soit sorti un soir d’égarement avec un abruti quelconque , soit transformée en une pause un peu plus marquée , bref définitive . Et qu’elle reste avec l’abruti quelconque , mais a ce niveau la , il s’agit plus que d’un soucis dérisoire .

Légèrement éméché , il a passé la soirée a chanter tristement « have a break , have a kit kat » .

Des lors , j’ai tenté d’aider a le remonter , ce qui en soit n’était pas facile ayant moi-même quelques inquiétudes en ce qui concerne mon propre sort . C’est vrai ! Analyser la rupture des autres , c’est en quelque sorte prendre des notes sur les âneries qu’il ne faudra pas dire soit même lorsque l’on se sera soit même fait larguer , le panel est tellement large …

Par exemple :

– « lui elle s’en fout , c’est juste qu’elle avait besoin d’un peu d’air » me semble peu crédible , personnellement j’ai du mal a respirer en roulant une pelle . Question de pratique peut être .

– « elle m’a beaucoup plus marqué que la précédente » ne serait pas foncièrement idiot si l’on ne pensait pas ça a chaque fois . A ce jeu la , c’est un coup a être plus marqué au fer rouge qu’une vache Texane .

– « on se remettra peut être ensemble » est un classique , et d’ailleurs cela arrive assez souvent . Seul problème , les rechutes n’aboutissent qu’a revivre en une semaine la relation , soit le passage du génialc’esttoutbeautoutnouveau a tum’empechesdevivrec’estfinid’ailleursjet’aitrompé .

– « j’ai une photo de ses seins sur mon portable , ils sont les plus beaux que j’ai jamais vu » . Ok , mais je les préfère plus petits . Question de point de vue .

Sur le chemin du retour , nous sommes tombés sur une quantité hallucinante de couples s’embrassant , alors pour soutenir le pote , je me suis amusé a chaque fois de parler a voix haute et faire comme si je continuais une conversation en disant « et tu imagines que si ça se trouve il l’a déjà trompé ? » , mon ami rentrant dans mon jeu et répondant « bah elle était avec son ex hier soir et elle l’a pas raté non plus » …

C’est mesquin des mecs bourrés .

En fait , c’est terriblement minant de remonter un copain qui vient de se faire larguer , personnellement , j’ai passé la soirée a me voir a sa place , ce qui a eu pour conséquence que je n’ai pu faire autrement que m’imbiber au moins aussi violemment que lui , en souvenir de mes cuites de célibataire .

Ca se commémore , si si !

Post Scriptum : et voila , cette vingtenaire ac se termine , je suis ravi d’être arrivé jusque la et je remercie ceux qui ont voté pour moi spontanément (ou parfois moins « spontanément » , mais j’aime a me rassurer en me disant que nous sommes quelques uns a avoir demandé quelque fois le renforts de nos infortunés contacts msn) , et j’espère en avoir fait rigoler un ou deux . Toute une vocation …

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The interview (part 3)

Tock : le futur mec de ta vie pourrait-il lire ton blog et le rester sans risques ?
Bien sûr. Mes derniers mecs connaissaient le blog et ça n’a rien changé entre nous. Il ne faut pas exagérer l’impact du blog non plus, c’est un truc que je fais comme ça, c’est pas toute ma vie.
– Faut-il nécessairement être égocentrique et/ou exibitionniste et/ou dépressive pour faire un bon blog ?
Non, je pense pas. Perso, je ne me considère pas comme exhibitionniste vu que je garde l’essentiel pour moi et que je ne m’expose que par les mots. Comme j’ai un pseudo et qu’on voit pas ma photo, c’est un peu déconnecté de ma personne. J’ai rencontré pas mal de gens par le blog et rare sont ceux qui continuent à m’appeler Nina hors Internet ! Je vois pas du tout ce blog comme un outil de valorisation de ma personne, une fenêtre sur moi ou une thérapie. Je suis pas du tout dépressive mais y a des jours où ça fait du bien de se défouler, comme mon article sur la fin de mon stage, tapé en 10 mn chrono tellement j’étais énervée. Une fois tous ces mots « évacués », ça allait déjà mieux. Je vois plus le blog comme un partage : « je vois les choses comme ça et toi ? ». Si j’étais réellement égocentrique, ça fait longtemps que j’aurais mis ma photo !
 
– T’es tu forcée un jour à rédiger un article pour tenir la moyenne (un par jour) ?
Y a des jours où j’ai rien à raconter et pas envie de me lancer dans des grands articles de réflexion donc oui, c’est déjà arrivé. Dans ces cas-là, j’écris des conneries, ça marche toujours ! Disons que le format du blog est tel que je peux pas faire un article de 10 lignes sur une anecdote à la con, les gens seraient déstabilisés. Alors les anecdotes, je les fous toutes dans un article plus long les jours de vide ! 
 
P-O : Comment compte tu concilier ton job de journaliste avec tes convictions politique si tu es appelée à travailler ds une publication non partisane ?
Ben, si je travaille dans un mag féminin ou sportif, ça posera pas de problèmes ! Plus sérieusement, faut comprendre que la neutralité/objectivité journalistique est un leurre. Dans l’asso où j’étais, il fallait être le plus neutre possible donc j’essayais de pas trop faire de tournures de phrases lourdes de sous-entendus. Le pire, c’est la fois où ma revue de presse a été corrigée par une nana qui bosse dans la comm, elle revenait quasiment sur tous les mots ! Ou les « mais mets ça en citation, on va croire que c’est toi qui le dis alors que c’est l’auteur de l’article ». Pourtant, une phrase qui dit : « Selon bidule, blablabla », on comprend bien que c’est bidule et pas moi qui donne son avis !
Sinon, j’avoue que, pour l’heure, j’ai pas eu trop de soucis à ce niveau là mais si on me commande un papier sur la conférence de presse d’un homme politique, par exemple, sans que ce soit partisan, j’essaierai de coller le plus possible à ses déclarations et essayer d’apporter un éclairage de ses déclarations par les faits et non pas faire de procès d’intention. Ceci étant, des publications non partisanes, y en a quand même pas beaucoup !
 
Gladis : comment réagissent les personnes de ton entourage lorsque tu évoques une partie de leur vie? (par exemple Alex, tes parents, Guillaume 1er) Sont-ils tous au courant de l’existence de ce blog?
Ca les fait marrer plus qu’autre chose en général. Mes parents savent que j’ai un blog mais le connaissent pas du tout donc de toute façon, ils s’en foutent que je parle d’eux dessus. Idem pour ma sœur même si je lui ai passé deux, trois articles que je lui ai envoyés. Guillaume 1er connaît le blog aussi mais ne le lit pas. Quant à Alex, il le connaît et je l’ai pas mal épargné, ne parlant de lui que quand c’était nécessaire. De toute façon, quand je sors avec un mec qui lit le blog, je publie jamais rien sans son accord. Après, je fais attention à ne jamais dévoiler l’intimité de mes amis outre mesure, c’est une question de respect. Je n’aimerais pas qu’un de mes amis raconte sur son blog des détails croustillants sur moi sans mon autorisation, normal de rendre la pareille.
 
LilVirgo : Quel membre de Take That préfères-tu? Et t’as pas le droit de répondre Robbie..
Celui que j’ai entouré, j’arrive pas à savoir si c’est Jason ou Howard. De toute façon, à y regarder de près, ils sont tous moches sauf Robbie.
 
Taz : Que penses tu la mode de certaines marques ou « sites » d’utiliser les blogs les plus lus pour qu’ils présentent un avis positifs sur eux ?
Si tu parles des influenceurs, par exemple, j’en fais partie mais j’avoue que je le fais pas sérieusement donc pour le moment, j’ai fait de la pub pour rien. Perso, je considère que je mets ce que je veux sur mon blog et si un truc ne me plaît pas, je n’en dirai pas du bien. Après mon blog n’est pas non plus un espace publicitaire ! Sur OB, je pourrais avoir un contrat de partenariat pour gagner des sous avec mon blog mais je ne le veux pas. D’abord parce que des bannières pubs, c’est moche et ensuite, j’ai pas crée mon blog pour ça. Après, les blogs sont une nouvelle forme d’expression et marchent pas mal, normal que les annonceurs veuillent leur place dessus. Si ça ne dérange pas les blogueurs, je n’ai pas à les juger.
 
Manumeuh : Les articles des autres vingtenaires : c’est eux qui les proposent, où c’est toi qui leur demande ? Y as t il un « planning » des articles ?
Je n’impose rien même si, des fois, je leur dis : « ah, c’est marrant ce que tu racontes, tu devrais en faire un article ! ». A un moment, ils m’envoyaient tous leurs articles en même temps donc je devais faire un roulement. C’est pas compliqué : passe en priorité ceux qui n’ont pas posté depuis longtemps. Mais bon, comme certains ont leur propre blog, c’est un peu chiant car ils veulent publier sur le leur en même temps qu’ici et sur le leur, c’est assez pénible à gérer. Mais bon, c’est moi la boss, c’est moi qui ai le dernier mot ! Faudra que je fasse un article sur le sujet.
– Ce blog, aurai-t-il duré aussi longtemps sans les commentaires ? (Manière détournée de demander la place des commentaires dans la destinée de ce blog)
Très honnêtement, je n’en ai pas la moindre idée… Enfin, si, je pense que ça joue, effectivement. Pas tant les comms que les lecteurs réguliers, ceux qui font un peu partie de ma vie. Y a eu quelques fois où j’ai été tentée d’arrêter, les jours où j’avais plus le moral, le jour où trois lecteurs me laminaient sur place, les jours où les gens me jugent sans me connaître… Mais bon, de l’autre côté, je ne trouverais pas juste que tous les autres lecteurs, dont beaucoup d’anonymes, soient « punis » pour trois connards. Maintenant, j’ai choisi ma date de fin et d’y penser, ça me fout un peu le cafard mais bon, chaque chose à une fin. Mais je pense que les comms m’ont aidée à me prendre au jeu, en effet ! Après, je n’écris pas des articles que pour les comms non plus sinon j’écrirais beaucoup plus d’articles populo-sexuels ! 
– As-tu un autre blog, où tu n’est pas cachée, et où tes proches vont prendre de tes nouvelles (Par pour demander l’adresse, juste pour savoir si, comme certains, tu gère plusieurs blogs… Si oui, chapeau)
Je vais créer un blog sur un site pro où je ne parlerai qu’actu, il faudrait que je m’y mette, d’ailleurs, mais j’ai un gros projet à finir avant. Je ne donnerai pas de nouvelles, dessus, par contre. Je crois que la fille derrière Nina n’a pas envie de raconter nommément sa vie ! De toute façon, la plupart de mes amis connaissent les vingtenaires et pour savoir comment je vais, suffit de lire mon pseudo MSN tous les jours ! 
– As-tu vu tous les blogs de tes commentateurs (Tel Jean-Christophe Bataille… Chapeau again ! Il a même fini par atterrir chez moi… C’est dire !) , ou seulement ceux qui t’interpellent, ou encore « Ca va pas ? J’ai du boulot et une vie aussi ! »
Je ne visite pas tous les blogs, je n’ai pas le temps. Je vais voir ceux dont les pseudos ou nom de blogs m’interpellent ou encore ceux qui laissent des comms intrigants. J’avoue que je zappe systématiquement les space MSN, par contre, je n’aime pas du tout l’interface. Je lis quotidiennement les blogs qui sont ici en lien (enfin, ceux qui publient quotidiennement). J’en lis quelques autres que j’ai pas encore linkés ou que je ne linkerai jamais pour des raisons particulières.
– Que pense-tu du phénomène blog en général : bien, pas bien, nombriliste, psychologiquement inquiétant, socialement passionnant, révélateur d’un malaise, ouverture sur les autres… Toi aussi participe à cette liste de thermes abscons !
Il y a du bon et du moins bon dans les blogs, c’est comme tout. A la base, je ne voyais pas trop l’intérêt. Des gens qui racontent leur vie sur le net et alors ? Puis, forcément, en tant que journaliste, je me suis penchée un peu sur le phénomène. En gros, je dirais :
– bien : facile à utiliser donc n’importe qui sachant se servir d’un ordi peut en ouvrir un. Ca multiplie les sources d’info de façon exponentielle, on découvre de nouvelles personnes, de nouveaux univers, ça permet aux gens de partager leur passion, leur vision du monde… Un blog bien écrit est, à mon sens, aussi intéressant qu’un journal. Pour les journalistes, c’est du pain béni : sur n’importe quoi que tu travailles,t’as un blog associé.
– pas bien : car justement, n’importe qui peut en ouvrir un et raconter n’importe quoi dessus. Si demain, je veux ouvrir un blog et expliquer dessus que manger des bananes, ça guérit le cancer, personne ne peut me l’interdire. Et on sait pas qui va tomber sur ça…Je peux faire des blogs de propagande nazie ou d’extrême droite. Si je respecte certaines limites, on ne peut pas me l’effacer. Et c’est là que les blogs sont dangereux à mon sens. Surtout que c’est très facile à faire. Après, je pense que la plupart des gens sont assez intelligents pour faire la part des choses mais ce serait bien d’apprendre aux jeunes à l’école de pas croire tout ce qu’ils lisent sur le net…
– Et Technopolis :’( ? Auras-t-on la suite ??
Oui, quand j’aurai monté le blog qui lui est destiné
– D’où vient ta vocation de journaliste (Un film, un livre, par passion de l’écriture, depuis vraiment toujours ?) Parc que… A part être fan de Superman, un enfant qui a envie d’écrire, rêve de devenir écrivain !
Ben petite, je voulais être écrivain ! Ma vocation journalistique, je ne sais pas exactement à quand elle remonte. Mais je sais que j’ai décidé d’en faire mon métier à 15 ans avec un plan d’études très détaillé et tout ça. Disons que je suis quelqu’un de curieux qui aime apprendre : quand tu écris un article, tu apprends toujours un truc, même minime, et tu rencontres des tas de gens. Et puis écrivain, les revenus sont aléatoires et non garantis alors que journaliste, tu as quand même un salaire à la fin du mois (quand t’as du boulot, of course).
– Y as-t-il des articles écrits pour se blog, et qui n’y paraîtront jamais ?
Oui, plusieurs. Soit ils sont périmés car je les ai commencé et jamais finis. Par exemple, j’en ai commencé un sur l’arrivée de l’été que j’ai pas eu le temps de finir. Périmé. Des que j’ai commencé mais j’ai repris l’idée dans un autre article donc à moins de se répéter, inexploitables. Après, y aussi des articles que j’ai écrit sous le coup de la colère à base de « les mecs tous des connards, surtout lui ». Une fois calmée, je voyais plus l’intérêt de les publier donc ils sont dans un dossier de mon ordi, ils pourrissent.
– Mr et Mme Fonfec ont une fille, comment l’appellent-t-ils ?
Sophie
 
Anonyme : – Pourquoi Gauthier est il aussi parfait dans tout ce qu’il fait?
Gauthier n’est pas du tout parfait, il vous donne cette impression car je suis toujours là pour le seconder. Par exemple, quand vous lisez un article de Gauthier, vous vous dites : « ce garçon a une orthographe irréprochable et maîtrise la syntaxe comme un pro ». Faux !! Gauthier, il écrit on s’en fout sans t (on s’en fou), il met des er à la fin de participes passés et il met une virgule devant les et alors qu’il faut pas. Gauthier n’est pas parfait mais profite de l’aura de ma perfection (tiens, tu l’as bien cherchée cette réponse !! :D)
Si d’autres questions, je répondrai en comm!
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A la rencontre des journalistes

Aujourd’hui, on fait un peu d’anthropologie et nous nous allons découvrir une peuplade intéressante : les journalistes. Une journaliste est-elle la meilleure personne pour parler de ses congénères ? Pas nécessairement mais peu importe, c’est pas une thèse d’anthropologie que je compte faire !

Commençons par la base. Beaucoup prétendent qu’un journaliste est un écrivain raté. Dans mon cas, c’est tout à fait vrai. Beaucoup de journalistes ont sur leur ordi un fichier ultra confidentiel de la mort qui tue : leur premier roman. Ils ont déjà écrit cinq pages word, ça déconne plus ! Si Françoise Giroud ou PPDA l’ont fait, on peut le faire aussi !
En fait, il faut savoir qu’un journaliste est un individu qui brasse de l’air en faisant semblant d’être débordé. Je n’ai pas fréquenté mille et unes rédactions mais j’en ai connu quelques unes et mes camarades de galère (heu…de master, pardon), également.

 
Journée harassante

Voilà la journée type d’un journaliste : arrivée entre 9h et 10h. Enfin, plutôt 10h… voire après. De toute façon, les gens dorment le matin, c’est pas la peine pour les interviews et puis le bouclage est loin, rien ne presse. Le matin, le journaliste lit la presse : faut bien se tenir au courant de l’actualité. Le faire chez soi ? Et puis quoi encore,
vous commencez à bosser dès le petit déjeuner ? Ben nous non plus ! Donc première partie de journée : arrivé au boulot à 10 heures, lecture des journaux entrecoupés de pause café et de discussions avec les collègues. Parce que les journalistes ne sont pas différents des autres : on passe notre temps à casser du sucre sur le dos des absents (« non mais Monique, elle sait pas écrire… Si elle mettait autant d’application dans ses articles que dans son maquillage, on n’en serait pas là ! »).

 

Parfois, le matin, il y a les conférences de rédaction, haut moment de la vie journalistique : chacun veut vendre son papier parce que c’est le meilleur, le plus intéressant et qu’on préfère avoir son nom sur la page Une que sur la page 5 parce que rien ne garantit que les lecteurs aillent jusque là. En général, les gens sont mesurés mais on sent les tensions qui ressortent (« si cette connasse de Monique croit pouvoir caser son article sur la politique de reboisement de la forêt voisine, elle rêve ! »). Quand on est stagiaire, ces séances sont hautement enrichissantes : on n’a pas son mot à dire puisqu’on traite des sujets inévitables dont les journalistes titulaires ne veulent pas. Mais on voit très bien qui s’entend avec qui et qui est en bisbille avec qui, toujours une source d’information. De toute façon, en tant que stagiaire, j’ai toujours fermé ma gueule : critiquer mes collègues, bien mauvaise idée. Ces petites séances sont utiles car on se rend compte que le rédacteur en chef sert à quelque chose. Assis sur son fauteuil, trônant, observant ses journalistes d’un air intéressé, il jauge et tranche. Oui, le rédacteur en chef, ça sert à ça : séparer les journalistes qui se disputent et déjeuner avec les personnalités du coin. Des fois, ça écrit des éditos mais faut pas trop en demander non plus.

Arrive l’heure du déjeuner, une occasion souvent de revoir nos « amis » et glaner quelques infos, s’en foutre plein la panse aux frais de la princesse. L’été dernier, j’ai œuvré pour un quotidien régional, j’ai eu droit à un délicieux déjeuner dans l’hôtel luxueux voisin pour un bilan des stagiaires. Sûr qu’au bout de 15 jours, j’étais apte à faire un bilan,
tiens ! Le déjeuner doit s’étendre de 12h à 14h, voire un peu plus. Un cerveau ne fonctionne qu’avec un estomac plein après tout.

A 15h, il est temps de s’y mettre… ou pas. De toute façon, on est là jusqu’à 19 heures, ne nous stressons pas. On part en reportage ou on passe quelques coups de fils, on interviewe les gens qui se déplacent à la rédaction pour nous soumettre une idée d’article et à 18 heures, on se met à rédiger. A 19 heures (dans le meilleur des cas), on peut quitter le boulot
en soupirant : comment avoir une vie de famille en terminant si tard ?
 

Quand j’ai commencé mon stage l’été dernier, j’ai été d’une efficacité incroyable : arrivée à 9h, ayant déjà lu le journal at home, je rédigeais mes articles, prenais des rendez-vous, calait quelques interviews. Résultat, à 17 heures, je quittais la rédaction avec tous mes articles écrits et quelques uns en avance. Une fois, je suis rentrée d’interview à 18h, le
rédacteur en chef remplaçant panique : « Nina, tu dois avoir fini à 18h30 ! » Je le regarde, un peu étonnée : faire un article de taille moyenne en une demi-heure, c’est plus que faisable. 18h25, j’éteins mon ordi : article écrit, corrigé, illustré, prêt à imprimer. Un jour, j’avais même terminé de mettre en page tous mes articles du jour à… 9h30 !

Avec mon master, j’ai appris à simuler le boulot. Dans mon avant dernier stage (qui était très intéressant au demeurant), j’avais un ou deux articles à écrire par semaine, plus quelques brèves, parfois, des statistiques à rentrer sur le logiciel, rien de bien compliqué. Donc j’avais le temps d’écrire des mails, de glander sur des forums, sur des blogs… Et de créer le
mien, d’ailleurs.

C’est beau, ça brille…

Outre le fait que les journalistes sont très doués pour brasser de l’air, ils ont d’autres particularités. Les journalistes sont des forniqueurs. Franchement, plus je côtoie des journalistes, plus le qualificatif « fidèle » me paraît irréel. Il faut voir que le journaliste n’a pas d’horaires (comme expliqué plus haut). Quoi de plus facile de s’organiser un 5 à 7 ! En plus, en tant que journaliste, on rencontre des tas et des tas de personnes toutes plus différentes les unes que les autres. De plus, il semblerait que les journalistes sont attirés par tout ce qui brille comme les papillons par la lumière de la bougie. Regardez le nombre de journalistes qui ont eu des aventures avec des hommes politiques ! Récemment, encore, un de nos éminents Ministres a fricoté avec une journaliste qui a eu la décence de démissionner de son poste (elle était journaliste politique).

Pourquoi devient-on journaliste ? Par vocation ou par désir de côtoyer les plus grands ? Pour certains, je me pose vraiment la question. Tous ceux qui ont fréquenté une rédaction ont croisé ces personnages blasés qui ne supportent pas leur boulot mais qui reprennent vie dès qu’il est question d’un dîner avec un ministre, un député ou même quelqu’un d’un tant soit pu pourvu de pouvoir. Par exemple, vous êtes la stagiaire d’Anne-Marie Chaussefoin, journaliste qui n’a pour but que de lécher les bottes des grands de ce monde. A l’ordre du jour, deux missions : l’interview du sénateur Bidule et un portrait d’un artiste de rue aux cheveux emmêlés… Devinez ce que va choisir notre amie Chaussefoin ?

 De plus, un journaliste aime la nourriture et les boissons gratuites. Ainsi, les attachés de presse qui organisent une conférence ne vous invite pas à poser votre auguste fessier sur une chaise en fer pour écouter un monsieur déblatérer. Non ! Votre petit cul sera posé sur un fauteuil confortable devant un copieux petit déjeuner… ou en prémisse d’un succulent cocktail, au choix. Bref, pour bouger un journaliste, faut lui promettre à boire et à manger. Ainsi, j’ai pris un des meilleurs petits déjeuners de ma vie au Plaza Athénée lors d’une conférence de presse organisée par la FFR. Je crois n’avoir rien mangé de meilleur que cette délicieuse crème de framboise ! Bien sûr, on prend des notes, on pose des questions… Mais surtout, on bouffe gratos et on remplit notre agenda de numéros. Parfois, en plus de la bouffe, on peut avoir un petit cadeau. Quel beau métier, tout de même… Cette année, j’ai eu des cours de management avec un directeur de relations extérieures d’une grande chaîne de télé, son mépris pour les journalistes était assez impressionnant mais, en même temps, quand je vois le comportement de ces pique-assiettes, je comprends pourquoi…
 

Oui, journaliste, c’est quelques conférences et cocktails, c’est soirée en boîte avec les rugbymen champions de France avec open bar, en plus. Oui, ce sont des expos ou CD gratuits, selon le média pour lequel vous travaillez… Beaucoup de journalistes n’ont qu’un désir : vivre leur propre moment de gloire, soit en éditant leur premier roman, soit en présentant le JT, soit en épousant une célébrité. Donc beaucoup de journalistes sont frustrés. Il faut avouer que parmi tous les journalistes existant, peu ont l’occasion d’évoluer dans cet univers strassés qu’ils envient.

Puis y a les autres, ceux qui font ce métier par vocation… Mais il s’agit d’une frange tellement infime qu’il ne sert à rien d’en parler.

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Mon vibromasseur et moi

Hé non, cet article ne parlera pas de ma relation avec Ernest même si je ferai un article rigolo sur le sujet, un jour. Non, cet article parlera de racolage actif. Avec ce titre, je risque d’attirer de nouveaux lecteurs qui ne resteront pas longtemps, vu qu’il n’y a pas de photo du vibro, ni de mon sexe, de mes seins, pas même de mes pieds.
 
Hier, Archi m’a gentiment proposé de m’offrir le numéro de décembre de Jalouse. Pourquoi allez-vous demander. Tout simplement parce que ce mois-ci, en couverture, y a une pastille à gratter pour voir le zizi d’un monsieur mais surtout, est offert avec ce numéro un vibromasseur argenté ! Bon, vu la taille du magazine, je suppose que le gode, c’était un ladyfinger et j’en ai déjà un. Alors, certes, Ernest souffre parfois de solitude mais bon, à choisir, je veux un vibromasseur avec gratte-clito. Mais là n’est pas le sujet de l’article.
 
Hier, donc, suite à cette remarque, Sechev a répondu « y en a qui ne savent pas quoi faire pour vendre » et ça m’a donné l’idée de faire un article sur le
racolage.
 
Comme tu le sais, lecteur, je suis journaliste… au chômage, certes, mais journaliste quand même. Et en journalisme, la vocation première est… de vendre. Hé oui, on pourrait croire que c’est d’informer mais ça, c’était avant. Faites un test, allez chez votre kiosquier habituel et regardez le nombre de magazines étalés : impressionnant, non ? Et encore, pensez au nombre de titres qui ne sont pas arrivés chez votre kiosquiers… Ceux qui disparaissent et apparaissent sans cesse… Bon, voilà, il y a beaucoup (trop) de choix dans n’importe quel style de journal, faut donc sortir du lot. Comment ? En faisant du racolage ! Par exemple, vous êtes le rédacteur en chef de Journal TV Magazine zapping, vous avez le choix pour la couverture : une pouffe de la Star Ac ou le gentil présentateur de Thalassa. Bon et bien vous choisirez forcément la première car le créneau « journal télé intellectuel » est déjà pris par Télérama.
 
Donc qu’est-ce qui fait vendre ? Le sexe, l’argent, le scandale. Récemment, ils ont sorti un pur torchon, Closer. Sur le coup, je me suis demandée qui allait lire ce truc : c’est pas tout à fait un journal télé, pas tout à fait un journal people (mais complètement une merde). Bref, j’étais persuadé que ça allait se vautrer mais j’ai eu tort. Après tout, un peu de photo de paparazzi, de la télé, des histoires soit disant vraies, le tout réhaussé par une couverture rose fluo. Closer est l’inverse même du journalisme : tout n’est que rumeur, calomnie, aucune rigueur journalistique là-dedans… Et ça marche !
 
Pour les blogs, c’est pareil. Ça me fatigue de voir que certains sont à tel point obsédés par les stats qu’ils sont prêts à publier n’importe quoi pour avoir trois lecteurs de plus. Le cul fait vendre ? Bon, parlons cul. Fellation, sodomie, cunnilingus, aisselles velues, peu importe le sujet, pourvu qu’on ait la trique. Vous allez me rétorquer : « et toi, alors, tu fais pas ça ? » Et bien, non. Je ne parle que de sujets qui s’imposent dans ma vie, ce sont plus des réactions que des réflexions. Exemple : l’article sur la révolution clitoridienne qui est né grâce à une chronique sur le sujet dans les Maternelles. Les articles sont aussi souvent nés de mes discussions avec mes camarades. Mais je vais pas parler de
sexe pour parler sexe et faire venir des lecteurs. Exemple, je ne vais pas faire un article sur les copulations dans les pièces relativement intimes des discothèques (les toilettes, pas les backrooms) dans la mesure où je n’ai jamais pratiqué et que, surtout, je m’en fous. Ah, c’est sûr, un article intitulé : « je me suis faite sauter dans les toilettes du Macumba », ça me ramènerait des lecteurs mais quel intérêt ? Je préfère la qualité à la quantité, des lecteurs qui reviennent parce que ce que je dis les intéresse et pas des âmes en peine qui sont
tombées là en espérant trouver des tuyaux pour baiser confortablement dans les toilettes d’une boîte. De la même façon, je ferai pas d’article sur la Star Ac que je regarde pas (je me demande d’ailleurs ce que je pourrais en dire), sur l’élection de Miss France parce que je m’en tape ou sur la vie sexuelle de M. Sarkozy parce qu’au fond, je n’en sais rien. Je pourrais mettre une photo
de mes fesses ou de mes seins mais qui s’en soucie, au fond ?
 
Bref, mon but n’est pas de faire du chiffre mais de vous livrer des réflexions que j’ai, des conversations que j’ai eues. Comme je suis une vingtenaire comme les autres, je pense que nous avons tous discuté sexe entre amis, réfléchi à la question. Mais après, je vais pas aller dans une boîte échangiste juste pour faire un article. Si j’y vais, c’est parce que j’aurai ressenti le besoin de découvrir ce monde que je ne connais que par Paris Dernière. Quelque part, un blog est un acte militant, je veux voir le mien tel quel, du moins la partie « considérations générales » et « cul-ture ». Mon but n’est pas de vous apprendre le sexe (qu’est ce que ce serait prétentieux) mais plus de militer pour le droit de faire ce
qu’on veut de son corps, du moment que notre (ou nos) partenaires sont consentants. De montrer qu’on peut assumer sa sexualité sans pour autant être une salope. Oui, j’aime le sexe, je n’en fais pas pour autant un argument de vente, c’est comme ça et c’est tout. Après, je veux écrire des articles qui ne seront pas « vendeurs » mais quelle importance ? Si j’ai envie de
parler de mon auteur préféré, je le fais. C’est un engagement culturel, ça. Je pourrais prétendre que mon auteur préféré est le Marquis de Sade, histoire d’attirer quelques lecteurs sadiques mais ce n’est pas le cas.
 
En somme, vaut-il mieux courir après la quantité que la qualité ? Pour ma part, j’ai choisi mon camp. Mais promis, après les joyeux commentaires sur l’article de Gauthier, je ferai un petit article sur la sodomie !   
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Nina prend le taxi

Il était une fois une jeune fille de 25 ans, pleine d’espoir en la vie et belle comme le jour… Non, je plaisante ! Il était donc une fois moi, une fille de 25 ans qui avait la lose, mais à un point inimaginable. En fait, cette fille alterne chance et malchance à une vitesse incroyable, si bien qu’une belle histoire peut se transformer en catastrophe.
 
Dimanche soir, je me couche, totalement enrhumée. Je pleure du nez, j’ai chaud, ça ne va pas du tout. Lundi, pareil, mardi, pas mieux. Mercredi matin, je me sens un peu mieux. 11 h, téléphone : je suis réveillée mais je paresse au lit. Au bout du fil, Bouc et Moustache : « je te réveille ? ». Bon, on discute un peu puis il m’annonce : « pour le boulot, tu vas être convoquée bientôt, tiens toi prête ! ». Oui car Bouki quitte son poste et à qui il a pensé pour lui succéder ? A moi, of course (bon, il a aussi pensé à Helmut Perchu, un de ses fans assidus et néanmoins ami) ! Mercredi soir, alors que j’écris des articles pour un webzine (même pas pour mon blog !), téléphone à nouveau, je reconnais le numéro de Bouki.
« Tu fais quoi, ce soir ? me demande-t-il.
Rien de spécial, j’ai des articles à écrire.
Bon et tu fais quoi demain ? Ça te dit une brouette ? [non, je plaisante, il n’a pas dit la dernière phrase]
Heu rien.
Bon, à 17h15, tu es attendue à la mairie de Ste Agathe des Chemins pour ton entretien. »
Oh, Seigneur ! Je raccroche et prudente, je cherche comment me rendre à la mairie de Ste Agathe des Chemins [ça n’existe pas en vrai, ne cherchez pas !]. Et là, le cauchemar : la RATP ne connaît pas cette ville et refuse de me dire comment m’y rendre. Je passe donc deux heures à trouver un trajet, secondé par mon adorable Guillaume qui sentait que je commençais à paniquer. Bon, je finis par trouver un trajet : train n°1, train n°2, bus. 1h20 de transports, tout va bien, je gère. Le souci majeur, c’est que je ne me sens pas au top de ma forme avec mon foutu rhume, j’ai peur que ça me desserve un peu. Surtout que Bouki m’a honnêtement précisé que je serai en concurrence avec Helmut Perchu dont je ne connais absolument pas le parcours mais, curieusement, de savoir que nous ne sommes que deux sur le poste, ça me fout un stress terrible surtout que je te rappelle, lecteur, que je n’ai jamais eu d’expérience en tant que salariée.
 
Jeudi matin, je me lève (et ne bouscule personne, comme d’habitude), je travaille sur mon press book en matant les maternelles, en attendant qu’on me livre mon bureau. Le bureau arrive, mon press book est prêt, je mets en page mes articles pour mon webzine. Je suis au point ! Je fouille sur le site de Plume sur Berges pour trouver les bulletins municipaux, je prends des notes : je suis parée ! Une petite douche, un peu de parfum et de maquillage, je suis au top !
 
15h43, je quitte mon appart : le train est à 15h48, tout va bien. Arrivée sur le quai à 15h45, mon sang se glace : j’ai oublié mon press book ! Je cours chez moi, je le récupère mais drame : quand je ressors, le train est déjà à quai. Même en courant, je ne l’aurai pas. Je fonce à la deuxième gare à pied, train n°2 est à 15h59, j’y arrive à 16h02… Bon, c’est la panique totale, le prochain train passe une demi heure plus tard. Il est hors de question d’arriver en retard donc aux grands mots, les grands remèdes, je décide de prendre un taxi. Oui, je suis fauchée mais c’est pas grave, je n’ai plus le choix.
 
Je trouve une station de taxi et monte dans le premier qui se présente. Je me pose et déjà, premier constat : ma ceinture ne marche pas.
« Vous pouvez me conduire à Ste Agathe des Chemins dans le ** ?
– C’est où ?
– Pas loin de Sainte-Hortense les Foins.
– Ah, d’accord ! ».
Bon, confiante, je m’enfonce dans le siège. Il est 16h10, une heure pour rejoindre la mairie, c’est jouable. Le mec démarre et là, je commence à douter : tandis qu’il conduit de la main gauche (menaçant les ailes de toutes les voitures à nos côtés), il fouille sur un plan de la droite. Finalement, au bout de dix minutes, il se gare et appelle un ami pour lui demander le chemin. Car évidemment, il n’a pas de GPS. Je sais pas pourquoi, je le sens mal.
 
On se retrouve sur une nationale, le temps défile et je commence à angoisser, dans ma tête, sublime dialogue :
« Pas de panique, ça va aller
– Non, tu n’y seras jamais, c’est pas possible ! »
Stressée, je décide de partager mon angoisse avec Guillaume (charmante que je suis). Le trafic est dense mais fluide, ça va aller, j’aurai même le temps de me fumer une cigarette avant l’entretien. 16h45… Le monsieur recommence à regarder son plan, c’est plutôt mauvais signe, il me semble… 16h55, je lui demande d’une voix tremblante : « on est bientôt arrivés ? Non parce que j’ai un rendez-vous très important à 17h15… » Bon, non, on n’y sera pas. J’appelle donc Bouki qui me demande où on est et quand je lui explique, il me fait : « mais comment t’as fait pour te retrouver là ?
– Ben j’ai pris le taxi.
– Mais en partant d’où ?
– De chez moi…
– Ah, intéressant ! ».
S’ensuit une belle balade en campagne, je suis désespérée : voilà, je suis en retard. Je harcèle le pauvre Guillaume de textos : « Le chauffeur de taxi est perdu, je vais me pendre », « comment perdre 100 euros et un boulot dans la même journée par Nina. J’ai envie de pleurer ». Parce que, franchement, j’ai très envie de pleurer : je suis tombé sur le seul chauffeur de taxi qui ne sait pas lire une carte ! Ça ne pouvait arriver qu’à moi, tiens ! Donc je prends une résolution : je vais à mon entretien et une fois rentrée chez moi, je pleure toutes les larmes de mon corps. Mais pas avant, ça ne le fait pas de se présenter avec du maquillage dégoulinant.
 
Le chauffeur de taxi, sentant mon angoisse, me fait poliment : « Ne vous inquiétez pas pour le prix, hein !
– C’est pas pour le prix que je m’inquiète mais pour le boulot que je viens de rater ! ». Bon, il m’a dit ça sans doute parce qu’il avait vu que j’avais recopié sa plaque sur un papier… Enfin, à 18h, on arrive sur place mais comme je suis très en retard, Helmut doit passer avant moi. Le monsieur du taxi me fait une ristourne de près de 25 euros (je paie quand même 70 euros), je cours à la mairie.Je fume une clope à une vitesse hallucinante et je monte à l’étage, m’installant dans les confortables sièges. Après avoir lu deux, trois articles pour mon webzine, je me plonge avec délectation dans la lecture de 1984 d’Orwell, en attendant.
 
Enfin, c’es mon tour, je discute deux minutes avec Helmut que je ne connaissais pas encore puis je rentre dans la petite salle, j’ai face à moi quatre personnes : deux personnes je me souviens plus qui c’est, le maire et Bouki, donc. C’est mon premier entretien pour un boulot et ça me rassure un peu d’avoir un ami dans le lot. Bon, je me vends comme je peux avec ma voix nasillarde, je démonte à peu près 800 fois mon stylo en un quart d’heure (oui, faut toujours que je tripote un truc, même quand je suis calme), je montre que j’ai bossé mon entretien en parlant du journal, je mets en avant mon expérience dans un journal local. A un moment, question qui tue : « quelle est votre principale qualité et votre principal défaut ? me demande le maire.
– Heu… Défaut : je suis impatiente ! Qualité…hum… je pense que je suis conciliante. Ah et je suis curieuse, c’est pour ça que j’ai voulu faire du journalisme » et me voilà partie sur un laïus sur ma vocation, l’envie de toujours apprendre, de faire des rencontres…
 
Fin de l’entretien, je sors discuter un peu avec Helmut et je lui montre mon press book puis Bouki arrive et nous traîne au bar. Là, je m’offre un Blue Lagoon parce que je l’ai vraiment mérité ! On discute, Bouki regarde un peu mon press book et découvre en avant-première mon interview de Nicolin pour Over Blog. Il me dit que je devrais faire attention à cacher un peu mes tremblements (oui, c’est naturel chez moi alors si on rajoute le facteur stress, ça fait limite Parkinson) et de pas jouer avec mon stylo quand je parle. On repart ensuite à la gare, Bouki me suit jusqu’à ma gare car il prépare un nouveau billet rose. En trajet, on discute un peu, je commence à lui raconter que je suis dégoûtée par cette histoire de taxi et par ma maladie qui fait que je n’ai pas été au top pour mon premier entretien. A un moment, il est un peu inquiet car mes yeux brillent et mes joues sont rouges mais je me sens pas particulièrement émue donc c’est soit l’alcool, soit un accès de fièvre (au choix).
 
On se quitte à la gare (hé oui, ce n’est pas moi le billet rose), je rentre tranquillement chez moi et là, la lose continue. Je prends mon courrier, j’enfonce la clé dans la serrure, je pousse et je ne peux ouvrir la porte que de quelques centimètres : que se passe-t-il ? Je regarde par terre, pensant que Kenya avait fait quelque chose et, là, sueur froide : cette andouille a réussi à bloquer la porte avec une tige en métal qui sert de verrou intérieur ! Oui, vous savez, les tiges en métal qui enserrent un clou et qui permettent d’ouvrir la porte de quelques centimètres sans que l’intrus puisse entrer… Ben ma chatte est super intelligente, elle a réussi à la mettre toute seule. Je m’escrime un peu, impossible d’ouvrir la porte. Je referme le battant et j’appelle Guillaume, totalement désemparée et au bord de la crise de larme. A peine a-t-il décroché que j’entend un grincement particulier : Kenya a enlevé la tige ! Non parce que ma dernière option était casser un carreau et passer par la fenêtre… Je rappelle à mon lectorat que nous sommes presque en hiver, il fait froid…
 
Et puis pour en rajouter encore un peu, hier soir, j’ouvre une lettre de mes parents qu’ils me disent qu’ils m’aiment et que je dois m’accrocher pour réaliser mon rêve. Ben, là non plus, j’ai pas pleuré mais c’était vraiment pas loin… Faut vraiment que j’apprenne à ouvrir les vannes quand c’est nécessaire…
 
Je finis donc la journée sur les rotules, j’en peux plus, j’ai évité trois crises de larmes in extremis… Tout ça pour quoi ? Ben, pour ne pas avoir le poste. Motifs invoqués : j’habite trop loin et Helmut a plus d’expérience que moi. L’histoire ne dira pas si la distance avait joué contre moi si j’étais arrivée à l’heure. Toujours est-il que je vois le positif de la situation : c’était mon premier entretien pour un boulot et c’est toujours ça de gagné. En plus, Bouki m’a dit ce que je devais améliorer, je vais en prendre note. En attendant, aujourd’hui, j’ai réaménage mon appart !
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