Le doux rêve du télétravail

Vendredi dernier, je ne suis pas allée travailler. Après 3 jours de galère avec le RER, ayant observé que beaucoup étaient resté chez eux, j’ai décidé que c’était mon tour. J’avais mes documents, c’était parti pour une journée de télétravail.

Télétravail

Et j’ai super bien bossé. De 9h15 à 19h un peu passé avec une petite demi-heure de pause déjeuner seulement mais surtout, surtout, je n’ai pas été dérangée. Non parce que depuis quelques temps, j’ai une ambition : adopter le 52-17. C’est quoi ? Bosser 52 mn, pause de 17 mn et on renchaîne. Sauf que c’est impossible, littéralement. D’abord j’ai des réunions posées de façon aléatoire mais surtout, je suis dérangée en permanence. Déjà, bien que non manager, je suis manifestement celle qui a réponse à tout donc je suis interpellée beaucoup plus souvent qu’une fois toutes les 52 minutes. Du coup, je plonge à peine le nez dans un dossier que quelqu’un m’interpelle ou vient carrément à mon bureau pour me parler. Je vais m’acheter des guirlandes lumineuses : blanc, tu peux venir me parler, rouge, pas le temps. Et pourtant, j’ai un gros casque audio et une surdité moyenne (va falloir que j’aille chez l’ORL d’ailleurs) mais ça insiste.

Open space

Le télétravail, c’est la vie. On avait eu un programme pour s’inscrire mais notre DG (parti depuis) avait décrété que non, on allait laisser tomber. Dois-je préciser qu’il était lui-même en télétravail le vendredi parce que, tu comprends, il a 1 heure, 1h15 de trajet pour venir bosser ? Et bien moi, j’oscille entre 1h et 1h30 mais je ne suis qu’une salariée donc bon… et c’est là tout le sel du truc. En France, les employeurs ne veulent pas entendre parler de télétravail car tu comprends, le salarié, il va se la couler douce at home. Et tant pis si, en cas d’intempéries, plus personne ne travaille parce que les transports sont gelés… Pourtant, le salarié n’a justement  aucun intérêt à tricher. Les rares fois où j’ai télétravaillé, j’ai toujours produit plus mais surtout j’étais au taquet niveau mail, répondant quasi à la minute… ce qui est un peu mon vu que les mails me coupent aussi dans mon élan (je hais les mails). Mais pour mon employeur, c’est du gagnant : je bosse plus longtemps et mieux. Pour moi, c’est du confort : je bosse en yukata, des petites pauses câlin au chat et je m’arrête de bosser à 19h sans pleurer sur le fait que je dois encore me taper une heure de trajet… si tout va bien.

yukata

J’aime tellement les yukatas

Longtemps, le télétravail me faisait peur, je me savais peu rigoureuse. Le télétravail ? Pfff, c’est un coup à se lever à 11h-midi et à bossouiller devant AB1. Sauf que finalement, non. Point essentiel : je vis en couple. Pas de grasse matinée volée, quoi. Ma journée de télétravail se cale sur les horaires de mon Victor : s’il part à 8h30, je vais commencer à bosser peu de temps après (le temps de finir tranquillement mon café et de m’installer). Il rentre vers 18h30-19h, je termine ce que j’avais en cours et ciao.

Le télétravail

Cette peur du télétravail démontre le manque de confiance total des employeurs vis-à-vis de leurs salariés. Si je suis pas sur place, impossible de me fliquer… alors même que je me connecte au Skype entreprise des que je bosse de chez moi, que j’ai un téléphone pro et que j’ai mes managers sur Facebook messenger. Voir si je suis connectée ou non prend environ 2 secondes. « oui mais on ne sait pas ce que tu fais ». Mais en présentiel non plus, en fait. Franchement, ça ne vous est jamais arrivé, à vous, de perdre une journée de travail parce que vous avez fait un tour sur Twitter/Instagram/Facebook/vos mails ou je ne sais quoi, que vous avez vu/lu un truc qui vous a envoyé sur Google chercher une info et que, tiens, ça me fait penser, si je faisais une recherche pour nos prochaines vacances… bref, vous passez la journée sur des sujets qui n’ont rien à voir avec votre taf mais vu que vous êtes présents dans l’open space, ça passe (à peu près).

Coussin ordinateur

Pourtant, au pays des start-up et du sharing desk, on devrait aaaaadorer le télétravail. Ah oui, tiens, le sharing desk, va falloir que je vous en cause aussi.

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Un bilan 2016 haut en couleur

Ceux qui me lisent depuis des années le savent : j’adore faire des bilans. Parce que ça me permet de me recentrer mais aussi d’arrêter de toujours m’autoflageller parce que parfois, je me rends compte que je ne suis pas si nulle que ça, que j’ai fait des choses bien… Et autant vous le dire, ce bilan 2016, il s’annonce particulièrement positif.

bilan 2016 positif, fête et cotillons

Alors quand je dis que ce bilan est très positif, entendons-nous, ça veut dire “tout à fait personnellement, j’ai passé une très bonne année”. Si on oublie le monde qui nous entoure, quoi. J’aimerais d’ailleurs être capable de l’oublier plus souvent, celui-là car on ne va pas se mentir : 2015 fut une année horrible pour la collectivité, 2016 est bien resté dans la tendance et, en temps que Française, j’en ai déjà marre de 2017. Faut dire que, petit apparté, si j’ai enfin décidé à qui je donnerais ma voix (sans grand suspense, ok), je sais d’ores et déjà que mon candidat ne sera pas au second tour et que je ne vais pas aimer du tout la campagne qui s’annonce ni le résultat quel qu’il soit. Je parlerai peut-être une autre fois de mon choix mais je ne suis pas sûre d’en avoir envie. Fin de l’apparté.

Eoliennes, une énergie verte

Je disais donc 2016 fut pour moi, globalement, une très belle année, une année qui restera dans les annales comme très importante. On va faire un petit vrac :

  • Je me suis installée avec mon Victor dans un appart où on est très heureux (nonobstant la voisine folle du dessus qui nous a harcelé tout l’été à cause de notre bruit mais qui n’a plus l’air d’être gênée depuis qu’elle a fermé sa fenêtre, pour vous situer le niveau de dérangement)
  • On s’est pacsés même si, in fine, on a trouvé bien plus engageant de s’installer ensemble et surtout d’ouvrir un compte commun.
  • On s’entend toujours très bien, merci.
  • Niveau boulot, j’ai chopé pas mal de nouvelles compétences
  • D’ailleurs, je me suis prise de passion pour les statistiques, je commence à regretter de ne pas avoir fait d’études là-dedans. J’ai un peu regardé pour reprendre mes études là-dessus, c’est un peu compliqué dans l’absolu mais à voir pour la rentrée prochaine. En attendant, je me suis achetée une BD sur les stats

Couverture du livre les statistiques en BD de Larry Gonick et Woollcott Smith

  • Je me suis lancée dans plein de loisirs créatifs et j’adore ça. Des trucs que je voulais faire depuis des années sans jamais avoir le temps
  • J’ai fait un régime qui a bien marché, je me sens très bien dans ma peau, merci.
  • J’ai découvert le foot à 5 et j’adore, il faut vraiment que je trouve un moyen d’en faire plus (là, je ne vois que des équipes qui font des matches et tout mais moi, je veux surtout m’entraîner parce que c’est bon pour le cardio mais surtout… ben je suis une quiche quand même)
  • Je me suis coupée les cheveux, osant abandonner ma longue crinière pour une coupe courte et franchement, je suis ravie, ravie, ravie. L’autre jour, Anaïs me disait “ah, ça te va bien, ça va avec ton caractère je trouve” et elle a raison. C’est peut-être un détail pour vous mais après plus de 20 ans à me battre pour avoir des cheveux longs, des cheveux de fille (ma mère me préférait cheveux courts), j’ai enfin eu le courage de me couper les tifs. Par contre, la couleur rouge fut un échec, dégorgée en un mois, il ne reste plus grand chose.

Je fais n’importe quoi en DAB…

Et évidemment, les voyages : Montréal (rêve de gosse), Londres, Maroc, Barcelone, Europe de l’Est, Guadeloupe… Première année sans mettre le pied en Asie depuis un bail mais j’étais d’humeur ouest ces derniers temps.

Montréal vue de nuit de la grande roue de la fête des neiges

Abbaye de Westminster à Londres

Park Guell à Barcelone

Plage proche d'Essaouira au Maroc

Prague coucher de soleil

Le parlement de Budapest au soleil couchant

Dubrovnik vu du haut du téléphérique, Croatie

Kotor Monténégro, citadelle

Guadeloupe, plage des Saintes

Du négatif ? Pas grand chose. Quelques agaceries côté famille où mes parents et ma soeur s’arrangent entre eux sans penser à moi donc j’ai raté plein de petites réunions parce que ça tombait toujours quand j’étais en vadrouille, quelques petites disputes de “calage”, on va dire, avec Victor mais c’est réglé, la voisine du dessus, une ambiance au boulot louuuuuuuuurde (disons que je suis partie en vacances semaine dernière en espérant que ça allait enfin péter en mon absence vu que je me sens pas des masses concernée par les tensions), une agence immobilière qui ne m’a jamais rendu ma caution et voulait me faire cracher encore plus d’argent (ça n’est pas arrivé)… des broutilles ? Oui.

le chat, animal ami de votre sérénité

Une année aussi douce que le poil de mon chat

Donc oui, au niveau de mon petit microcosme personnel, 2016 fut une année absolument remarquable, rien à avoir avec l’année 2006 qui avait une gueule de mue très violente (surtout la fin) mais au moins, j’étais arrivée toute neuve pour 2007, une année fantastique.

Et 2017, alors, on attend quoi ?

une jeune femme attend avec impatience, sourire, chapeau de fête et ballons

On verra ça avec ma liste des bonnes résolutions !

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AirBnB : la solution top pour voyager, mais…

Tout commence en 2014, quand je file à Barcelone avec la Reine Zénobie pour 4 jours de vadrouille, elle me suggère que nous prenions un AirBnB pour nous loger. Après une étude de marché minutieuse (3 clics sur Last Minute et 2 sur voyage privé, à peu près), nous convenons que c’est effectivement la meilleure solution en rapport qualité prix (à prix équivalent, si l’hôtel nous offre un solide petit déjeuner, ils ne sont pas vraiment bien situés). Je découvrais alors les choix de voyager en logeant dans des appartements privés, m’offrant une liberté d’aller et venir bien plus agréables qu’un petit déjeuner à prendre à des horaires fixes et ne proposant pas toujours un grand choix.

petit_dejeuner_hotel

Depuis, j’ai utilisé ce mode de logement à Rome, Naples, Athènes, New York, Londres, re Barcelone, Prague, Budapest, Dubrovnik et Kotor. Ah, la joie d’avoir le choix de dîner au resto ou “à la maison”, la possibilité de prendre un petit déj à poil si on en a envie,  les systèmes de check in et check out simplissimes (“laissez la clé sur la table, bisous”), la liberté des horaires et des apparts souvent placés proches des points d’intérêt, parfaits pour des piétons. Ce mode de logement m’enchante mais… qu’ouïs-je ? Sur ma timeline Twitter, mes gauchistes sûrs râlent sur AirBnB, modèle qu’ils jugent aussi néfaste que Uber. Allons donc…

airbnb-vs-uber

AirBnB pose le problème du logement en ville : un AirBnB représente un appartement inaccessible à la location pour les locaux et participe donc à l’augmentation des loyers dans ledit quartier du fait du déséquilibre de l’offre et de la demande. Moui, je suis moyen convaincue. Parce que j’avais une vision un peu naïve du truc : pour moi, la location AirBnB, c’était un moyen de rentabiliser un appart vide pour des particuliers dans des cas précis : absence prolongée (ex celui de Barcelone où le mec loue son appart quand il est pas là), peut-être couple récent qui vit plus ou moins ensemble et sous-loue l’appart vide de l’autre conjoint sans oser le lâcher pour le moment (cas soupçonné pour notre premier hôte à Athènes), héritage d’un appartement un peu vieux à refaire pour être plus “tendance” mais besoin de fonds pour réaliser les travaux (cas soupçonné à Dubrovnik)… Bref, je ne voyais pas le mal et était un peu agacée par la volonté de la France d’imposer les revenus liés à ce marché. Pour moi, ce n’était qu’un appoint provisoire en attendant de… Un peu comme toutes les sous-locations dont je vois les annonces fleurir régulièrement sur mon Facebook ou mon Twitter.

airbnb_avion

Sauf que notre expérience AirBnB en Europe de l’Est m’a fait entrevoir une autre réalité, celle du business caché. Sur au moins deux apparts (je ne sais pas pour Budapest, nous n’avons pas rencontrés nos hôtes mais pour le coup, je pense qu’il s’agissait de particuliers), la location était gérée par une agence, détail dont je n’ai pas eu la connaissance avant de réserver. Et ça m’a emmerdée. Pourtant à Prague, l’appart était super bien entretenu, confortable, bien situé et l’agence nous a fourni un cahier détaillé de ce que nous pourrions faire en ville, très pratique. Le gars parlait un anglais impeccable, facilitant les échanges. Mais je me suis sentie complice d’une pratique qui tue justement ce que j’aime bien dans mon image fantasmée du AirBnB : un petit arrangement entre particuliers. Et là, je comprends parfaitement pourquoi la France veut taxer les revenus liés au AirBnB : parce que pour certains, ce n’est pas un revenu ponctuel histoire de rentabiliser l’appart pendant les vacances mais bien un business à part entière, d’autant plus lucratif qu’il n’est pas imposé.

corruption

Du coup, vais-je renoncer au AirBnB ? Non parce que ça reste le moyen le plus agréable d’être hébergé dans une capitale mais je vais essayer d’être la plus attentive possible pour squizzer les agences qui profitent de la plateforme pour se faire un peu de fric au black. Et parce que quand on loue directement à un particulier, on a un peu plus de chance de discuter, d’avoir de vrais bons plans de gens qui connaissent le quartier… et de se retrouver à partager une liqueur de menthe avec la proprio de l’appart en arrivant alors qu’on ne rêve que d’une douche ! (la dame croate, ce fut fort épique mais assez drôle)

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T’écris toujours ? Panne d’écriture

Ah tiens, mon carnet d’écrivaine, voyons voir… Ouhla *keuf keuf* c’est bien poussiéreux, ce truc ! Bon voilà, on ne va pas se mentir : je n’écris toujours rien d’autre que ce blog depuis le début d’année. Une page de ci, de là, de temps en temps mais rien de plus. Je me déclare officiellement en panne d’écriture

Panne d'écriture

Alors j’ai mon éventail de mauvaises excuses :

  • j’ai du travail : bah oui, en journée, j’ai pas le temps d’écrire
  • Je lis dans le métro : je pourrais utiliser mon temps de trajet pour écrire un peu mais à l’aller, j’ai Victor avec moi sur les ⅔ du trajet et au retour, je lis. Et je refuse de sacrifier mon temps de lecture
  • je ne vais plus au sport entre midi et deux : je profitais de mes vingt minutes de vélo pour écrire quelques lignes mais j’ai arrêté pour des raisons de gestion du temps : oui,ça me fait un bien fou de me dépenser à la pause déj mais si on rajoute à l’heure de sport les 20 minutes de trajet et le temps de se doucher, se changer… Bon ben je me retrouvais à 14h à grignoter un sandwich devant mon écran. Et le sandwich, c’est pas top pour la ligne donc je perdais le bénéfice du sport et sur ma silhouette et sur ma zénitude vu que tout était mesuré à la minute près. Faut vraiment que j’arrive à convaincre le CE de nous faire une petite salle de sport…

salle-de-sport

  • j’ai déménagé : vous avez déjà écrit sur une pile de carton ? Moi non plus.
  • je vis en couple : on apprend un peu la vie commune et on a un peu de mal à faire les choses dans notre coin. En fait, on a encore beaucoup à faire pour être bien installés : fixer quelques étagères, déplacer quelques meubles… Bref, les week-ends passent très vite et on se retrouve souvent le dimanche soir sans avoir eu le temps d’écrire pour moi, de mixer pour lui.
  • je suis partie en vacances. Ben oui, ça prend du temps

Coucher de soleil à Budapest

Bref, j’ai un joli carnet d’excuses mais le constat reste sans appel : faut que j’arrête de me la raconter “non mais moi, j’écris dans mon temps libre et je vais essayer de me faire publier”, personne ne publiera des embryons de romans de 3-4 pages.

vieilles_archives

On arrive au point où il faut que je me pose réellement la question : qu’est-ce que je veux ? Me rêver être ou être réellement ? Quelles sont mes priorités ? Oui, j’ai envie de tenter l’aventure éditoriale, voir un peu comment ça marche et ce que je peux en retirer. Sauf qu’écrivain, c’est un métier à plein temps et… moi, mon plein temps, il se passe dans mon agence media à jouer avec les stats pour raconter des histoires. Et ça pose des questions sur mes ambitions, mes envies… En fait, clairement, je ne suis pas en crise professionnelle, c’est même carrément l’inverse : je suis à un mois et demi de souffler ma 2e bougie dans cette boîte (record) et ça évolue dans un sens très intéressant… alors que l’an dernier, j’allais toquer à la porte de l’APEC pour voir comment me reconvertir… Comme quoi.

reconversion professionnelle

Du coup, je laisse tomber en me disant que si je peux pas le faire sérieusement, autant ne pas le faire ? Pas si sûr. A présent que nous sommes installés dans notre appart du bonheur et qu’on va enfin pouvoir avoir une petite routine, y a quelque chose à tenter. Après tout, si on regarde le nombre d’articles ici, ça nous aurait fait une belle collection de romans !

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Ce chat qui ne m’aimait pas

Ce chat là :

"Je vais te tuer"

« Je vais te tuer »

A priori, un chat qui ne m’aime pas, ce n’est pas bien dramatique surtout que j’ai d’ordinaire la côte avec les félidés. Par exemple, chez mes parents, il m’est impossible de dormir sans qu’un, deux voire trois chats viennent squatter mon lit (celle de ma mère, celle de ma soeur qui vit désormais dans le sud et la mienne quand je la redescends bien que cette dernière ne soit pas toujours très partageuse). Selon ma théorie toute personnelle, c’est parce que je dégage beaucoup de chaleur en dormant donc je suis un peu la bouillotte humaine des chats.

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Mais revenons en à celle qui ne m’aime pas : Evanya. Le problème avec Evanya, c’est que c’est la chatte de Victor, le garçon avec qui je vais m’installer dans quelques temps. Et elle ne m’aime pas beaucoup. J’exagère ? Reprenons les faits.

chat-rouge

Janvier 2014, un froid matin d’hiver. Je me lève et me glisse mollement dans cette salle de bain qui n’est pas mienne, celle de mon amant du moment, Victor. Eau chaude, savonnage, séchage, je quitte la salle de bain emballée dans ma serviette et me glisse dans la chambre pour m’habiller. Oh pouah, ça pue la pisse de chat. Peu réveillée, je saisis mon pantalon et… alors de 1, il pue et de 2… y a une grosse tache qui n’y était pas la veille… J’approche mon nez et… Ah oui, je confirme : le chat a pissé sur mon pantalon. Alors le drame est le suivant : j’ai pas de pantalon de rechange et Victor est très fin (alors que moi, pas vraiment). Par miracle, je rentre dans son jean (et j’avoue que ça me faisait un super cul), la situation TRES gênante n’est donc plus que gênante. Cette histoire entrera désormais dans la légende et l’explication officielle de Victor restera “tu lui as fermé la porte de la salle de bain au nez, elle s’est vengée”. Oui mais c’est à dire que j’allais pas laisser la porte grande ouverte, sachant que Victor vit en coloc… Pourtant, lors de ma première venue dans cet appart, elle avait été très gentille avec moi… Sans doute parce que son maître venait de me mettre un stop dans la face, qui sait…

Je te vois même pas

Je te vois même pas

Depuis, on navigue entre guerre froide et entente cordiale. Elle vient me coller la nuit parce que toujours cette théorie de la chaleur mais à la différence de Kenya qui dort aussi avec nous, elle, elle dort entre nous…Ce que nous interprétons par “NON, ne faites pas de bébés”. Faudrait peut-être que j’essaie de lui expliquer le concept de stérilet… Bref, en 2 ans dont un an de réelle relation, elle est venue une fois, UNE SEULE FOIS sur mes genoux pour un câlin. Alors que dans le même temps, Kenya passe de l’un à l’autre selon qui l’appelle. D’ailleurs, un soir, j’avais décidé de la rendre folle : moi sur le lit, Victor sur le canapé, on l’appelait à tour de rôle pour faire des câlins, elle en pouvait plus…

<3

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Bref deux chats, deux styles. Vous allez me dire que c’est pas bien grave que ce chat ne m’aime pas, qu’elle me regarde toujours comme si elle allait me trancher la carotide, qu’elle me tire occasionnellement les cheveux (je vous jure qu’elle fait ça), qu’elle piaule dès que j’embrasse son maître et vient même faire un tour sur le lit en miaulant très fort pendant que nous sommes en train de faire l’amuuuur. Bon, c’est peut-être une compétition vocale, elle est super douée en miaulage fort… Le souci, c’est qu’il serait temps qu’elle m’accepte vu que je vais bientôt faire partie intégrante de sa vie, moi et ma Kenya, donc. On a tenté la cohabitation cet été et force est de constater qu’elle a beaucoup mieux accepté mon chat que moi…

Tu sens qu'il y a un chat plus serein que l'autre, quand même

Tu sens qu’il y a un chat plus serein que l’autre, quand même

Il y a quelques temps, avant de me remettre avec Victor, je me disais qu’en vieillissant, je multipliais les chances de tomber sur un mec avec enfant et de me retrouver dans le rôle peu enviable de belle-mère… Finalement, j’avais pas si tort.

Il est à moi...

Il est à moi…

Ca se finit à quel âge la crise d’ado chez les chats ?

 

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Au secours, je suis trentenaire

Je dis souvent que je n’ai pas conscience de mon âge, que je flotte toujours dans un état de vingtenaire à mi parcours. 32 ans moi ? Non, impossible, hier encore, j’avais 25 ans, je débarquais sur la capitale un peu effrayée. 7 ans, déjà… Bref, mon âge n’est souvent qu’un chiffre abstrait pour moi, deux symboles vides de réel sens. Mais ce week-end, je l’ai bien senti ma trentaine.

Samedi midi, me voici dans le quartier des grands boulevards pour un brunch servant à lancer la journée enterrement de vie de jeune fille de ma copine Léna (un jour, je vous ferai un peu un mapping de tous mes potes parce que moi même, je m’y retrouve plus. Donc Léna, ex de la plongée, membre du club des 5 devenu je sais plus combien). Au passage, les amis, ça me ferait un peu plaisir de faire un enterrement de vie de jeune fille où je ne suis pas la pièce rapportée en quelques sortes. Non parce que sur les 4 que j’ai faits, je ne connaissais jamais personne en dehors de la mariée et deux ou trois personnes déjà croisées. Y compris l’EVJF (ça ira plus vite) que j’ai organisé y a deux ans. Bref, voilà, si un(e) de mes ami(e)s avait un peu envie de se marier et me faire participer à un EVJF où je connais bien à minima la moitié des invités, ça me ferait plaisir, merci. Mais revenons à celui de Léna et au brunch, point clé de mon article.

Alors que nous devisions gaiement autour de crèpes en détaillant nos origines bretonnes (thème du brunch puisque Léna et son futur mari sont bretons), voilà-t-il pas qu’une des convives nous fait une révélation : elle est enceinte de 2 mois donc excusons-la de somnoler de temps en temps, c’est la grossesse. En effet, elle nous a fait la montagne russe de l’énergie, passant de “ouéééééééé super cool” à “… On me parle ?” assez rapidement. Donc elle nous annonce ça et voilà-t-il pas qu’à l’autre bout de la table, nous avons également une future maman, bien plus enceinte celle-ci (6 mois au compteur). Et c’est parti pour la conversation grossesse, enfants, blablabla, enrichie par une troisième qui a déjà deux petiots. Donc nous voilà partis à discuter bébés, enfants, éducation et accouchement, youhou ! Bon, ayant bossé sur des forums féminins, je n’étais pas trop larguée mais mon expérience en terme d’accouchement est quand même très très limitée. Ah on me souffle à l’oreille “inexistante”. Oui, je le confesse, à 32 ans, je n’ai jamais accouché ni assisté à un accouchement (je vois pas bien dans quel contexte j’aurais pu me retrouver là dedans d’ailleurs). Hormis celui de ma propre naissance bien sûr mais je ne m’en souviens pas.

Et là, je me suis dit “ah, c’est donc ça, être trentenaire”. On parle mariage et/puis bébés. Bien. C’est sûr que, samedi, on n’a pas vraiment raconté d’histoires à base de “alors j’étais bourrée…” car c’était pas trop le genre. Nous fûmes sages comme des images tant que les mamans étaient debouts (après, ce fut un peu moins sérieux)et je me suis un peu sentie vieille, décalée. Un peu comme si mon âge réel m’était revenu en pleine figure tel un élastique tendu qu’on aurait lâché, slashhhh ! Il est vrai que si je regarde le premier niveau de mes amis proches, seule Anne est mariée et quasi maman (le 04 mai normalement), Amy vit en couple mais pour les autres, on est toutes célibataires et nos principaux sujets de conversations sont le boulot, nos prochains voyages et les mecs. Et quand la conversation dérape sur “tiens, moi, je voudrais ça pour mon prochain mariage” ou une éventuelle question de progéniture, je lève le nez en l’air et cherche les mouches tellement j’ai rien à en dire.

Et j’avoue que je n’aime pas trop ça. Je veux dire : nos horizons deviennent-ils nécessairement plus étroits quand on vieillit ? A partir du moment où l’on décide de passer devant M. Le maire et de se reproduire, ne parle-t-on plus que de ça ? Vraiment ? Est-ce que moi aussi, quand je serai enceinte ou maman (si tant est que ça arrive), je ne parlerai que de ça ? Ca m’angoisse à dire vrai. Non de parler de couches et d’éducation en soi mais finalement pour ce que ça représente en creux : avoir un enfant, c’est, semble-t-il, renoncer à pas mal de choses. Le jour où je deviendrai maman, pourrai-je encore aller à la chorale ? A la plongée ? A la salle de sport ? Ecrire ici ou ailleurs, fabriquer de petites choses avec mes doigts ? Mon univers se réduira-t-il naturellement car un petit être prendra toute la place ? C’est certes une autre histoire, une autre aventure mais la maternité nous dilue-t-elle ?

Etre trentenaire, ça craint en fait. J’ai donc à nouveau 27 ans de façon on ne peut plus officielle (d’ailleurs, c’était mon anniversaire récemment, je ne vous en ai même pas parlé mais y avait pas grand chose à en dire en fait). Ca me laisse le temps de voir venir les couches.

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He’’s the one

Quand mes yeux se sont plongés dans les siens, j’ai su : c’est lui. C’est avec lui que je partagerai les prochaines années, nos enfants seront fabriqués à partir de nos gênes. Plus tard, il verra mes premières rides et mes premières mèches argentées, je le verrai déambuler avec une démarche un peu moins assurée. Nos petits prodiges quitteront le nid et nous nous retrouverons seuls, le soir. Heureux. Car c’est lui, car c’est moi, car c’est nous.


 Dans les faits, je n’ai jamais eu une telle certitude. Des hommes, j’en ai rencontrés, certains ont fait battre mon cœur, je me suis dit : « c’est peut-être le bon », mais y a toujours eu ce peut-être. Sans doute une question d’expérience. En grandissant, je me suis rendue compte que mon intuition féminine était influencée par mes sentiments. Il me plaît, forcément, ce sera l’homme de ma vie. Biiiiip, mauvaise réponse. Sinon, je serais pas célibataire, logique. Pourtant, il était beau, celui-là, je suis sûre que nous aurions fait de beaux enfants. En plus, il était même pas idiot ! Mais non, malgré ce que me hurlait mon intuition féminine : ce ne sera pas lui.
 

L’autre soir, je parlais à une copine sur MSN et elle me demandait comment savoir si c’est le bon. Réponse : y a pas moyen. Je trouve ça merveilleux les nanas qui pensent ça mais j’en suis pas capable. D’abord parce que j’ai vécu quelques déconvenues et qu’ensuite, on ne sait jamais. A 26 ans, je peux changer, il peut changer et nos deux personnalités peuvent, à un moment, ne plus s’accorder. J’ai la chance d’avoir deux parents toujours mariés ET amoureux (oui car l’un n’implique pas l’autre, des fois) mais combien de couples autour d’eux ont divorcés ? Ils se marièrent, eurent des enfants et au bout de vingt ans, ils se séparèrent. La durée n’est pas une garantie. Quand j’ai rompu avec Guillaume 1er au bout de 4 ans et demi, j’ai eu une sale remise en question de l’amour : ce n’est pas parce que ça dure que ça ne se terminera pas un jour.

Pourtant, dois-je dire à quelqu’un qui me dit ça : « mais tu te trompes, tu ne sauras jamais, sauf sur ton lit de mort ». Non parce que c’est quand même glauque de dire ça. Après tout, si les deux personnes s’aiment sincèrement, inutile d’agiter sous leur nez le spectre d’une possible séparation, mais quel sadisme ! Qu’ils suivent leur chemin ensemble, si crise il y a, il sera temps de dire que ce n’est peut-être pas la bonne personne mais en attendant… J’en connais des gens qui s’aiment, quand je vois Alice et Anthony, je suis sincèrement heureuse de leur bonheur et j’espère qu’ils vieilliront ensemble, de tout mon cœur. Mais dans les faits, il n’y a de garantie nulle part. Même ce que l’on construit à deux, même si des enfants surviennent… C’est effrayant de penser ça mais c’est un fait.

Ado, je tombais amoureuse du « beau mec là-bas » et j’étais persuadée que c’était lui, l’homme de ma vie. Aujourd’hui, quand je parle d’homme de ma vie, c’est plus un effet de langage qu’une conviction. Oh, ça m’arrive de dire ça d’un mec qui me fait complètement craquer : « ah, c’est l’homme de ma vie et le père de mes futurs enfants » mais au fond, je ne le pense pas. Alors pourquoi on veut y croire ? Pourquoi on veut croire que « c’est lui ». Je ne sais pas si c’est typiquement féminin mais nous, on a du mal à conceptualiser la fragilité de l’amour, même si c’est une réalité. Et heureusement, quelque part. Je ne dis pas que je ne crois pas en l’amour toujours, je comprends juste qu’une relation peut
s’éteindre un jour. Mais que c’est effrayant de l’énoncer, de l’admettre. Une relation est-elle vouée à l’échec dès le départ ? Pas nécessairement, c’est une possibilité comme une autre. Pourtant, on veut y croire à cet amour balbutiant, voire même pas né. On veut croire que ce beau gars qui nous fait vibrer au plus profond de notre âme sera nôtre pour l’éternité. Que nos corps reposeront dans le même caveau… Enfin, moi, je veux me faire incinérer mais vous avez compris l’idée. Si, dès le départ, on se dit que ça ne marchera peut-être pas ad eternam, on condamne de suite la relation, non ?

Et pourtant, j’aimerais pouvoir dire un jour : « c’est lui », ce beau mec intelligent, cultivé et drôle qui fait vibrer mon cœur de façon inédite. Celui qui me donne de vivre en couple au bout de deux mois. Est-ce moi qui me protège trop ou alors ne sais-je pas aimer ? Non, je crois que je suis surtout réaliste. « C’est lui » à un moment donné de ma vie qui peut s’étendre sur des années et des années, peut-être jusqu’à ma mort. Mais jamais je ne pourrai l’affirmer avec certitude car on ne sait jamais comment on évolue. Tant lui que moi.

Je suis du genre trouillarde, en amour. Je m’engage à la vitesse d’un escargot alcoolique, je suis un peu comme l’enfant qui hésite à sauter dans le grand bain. Je m’avance, je regarde, je mets un orteil dans l’eau, je recule… Dire « je t’aime » ? Heu… nan. Vivre ensemble ? Mais si on se dispute ?

Sauf qu’à force de pas sauter, je passe mon après-midi piscine à ne rien faire, si ce n’est choper un coup de soleil. J’ai vraiment un don pour la métaphore particulier ! Dans la vie, il faut savoir prendre quelques risques. Et si on se dispute alors qu’on vit ensemble ? J’irai dormir chez Gaugau (il sera content de l’apprendre). Et si on vient à se séparer ? Ben, ça arrive à tout le monde et personne n’en meurt. C’était juste que ce n’était pas « le bon ». Peut-être le prochain…

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Je fus une actrice

(J’en avais parlé l’autre jour, avant de créer ce blog et après avoir effacé mon premier opus, j’écrivais des mails type blog à Anne, Lucie, Clara et Gauthier (et parfois Mister Big). Pour fêter mes 6 mois à Paris, je vous en copie un, vous verrez que c’est pas tout à fait le même style que le blog !  Mail rédigé le 18 avril)
 
« Aïe ! J’ai des courbatures partout, j’ai maaaaal, au secours ! Et voilà ce que c’est d’être une grande sportive car mon samedi a été très sportif, justement, comme vous allez le découvrir. Mais avant tout, revenons à vendredi ! Donc, j’ai quitté le boulot assez tôt et j’ai fait un tour au « tout à 10 francs » à côté du boulot (oui, ils ont pas encore changé de nom) car je voulais acheter des torchons (que j’ai pas trouvé) et des balles de tennis pour Kenya. Au passage, j’ai acheté un nécessaire à couture et des bougies chauffe-plats. Bon, y avait une connasse qui monopolisait la caissière et m’empêchait de passer et un poivrot qui essayait d’engager la discussion avec moi mais, heureusement, Clara m’a appelée… Il y a des jours où j’adore mon portable !
C'est super!!
 
Bref, je retourne à la maison car j’ai des invitées pour l’apéro : ma sœur et sa coloc ainsi qu’une co-stagiaire de Clara. Comme mon boulot  m’avait gracieusement offert une bouteille de champagne, champ’ pour tout le monde ! Alors, là, figurez-vous que j’ai découvert ma sœur pompette et c’est assez drôle, en fait, elle est beaucoup mieux comme ça ! Enfin, le champagne était très bon, on a bien rigolé. Après, avec Clara et Nelly (la co-stagiaire, donc), on décide de partir se promener sur Paris, on va donc à la gare et bam ! On tombe sur qui ? Pedro [un camarade de promo qui vivait à 500 mètres de chez toi et qui avait trop pris au pied de la lettre : « ma maison est ta maison ». En gros, il squattait chez moi]! Donc, une fois de plus, je me montre limite aimable, il était complètement défoncé, de toute façon, et il monte avec nous dans le train, Clara était au tel et je me concentrais activement sur l’admiration de ce paysage que je connais par cœur…Bon, là, il commence à nous raconter qu’il part se mettre au vert car il va pas bien du tout, il
supporte plus de vivre chez son oncle et sa tante, blablabla. Et là, il nous sort : « ouais, depuis que j’y vis, j’avais l’impression qu’il y avait une présence, dans ma chambre, et là, cette nuit, je me suis réveillé et j’ai vu un gars au pied de mon lit, j’ai trop flippé, et tout ! » Et là, il m’annonce qu’il a failli m’appeler à 2h du mat’ pour venir dormir chez moi… Mais bien sûr !! C’est bien connu : « auberge Nina, repas et gîte à toute heure, je dors jamais, moi… ». Bon, Clara lui a fait remarquer que fumer des joints, ça arrange pas les choses mais l’autre, il continue dans son délire : « Ouais mais j’ai appris aujourd’hui qu’avant, il y a avait un mutilé de la 1ère guerre mondiale qui vivait là et lui et sa femme sont morts dans la maison ! » Donc j’ai répondu que, moi aussi, quand j’étais très fatiguée, il m’arrivait de me réveiller et de voir des gens dans ma maison qui n’existent pas (une fois, aussi, j’ai vu un carton de chaîne hi fi… Les fantômes ne
sont plus ce qu’ils étaient !!)et que, dans mon immeuble qui date de 1970, y a sans doute des gens qui sont morts aussi. Bon, j’ai été limite aimable, j’avoue, Nelly a pas compris qu’on soit aussi dures envers lui mais, Pedro, je commence à percevoir le personnage, je pense qu’il nous fait du chantage affectif et il est hors de question qu’il vienne dormir chez moi  parce qu’il va pas vouloir aller dormir dans le clic-clac, naaaaan !
 
En fait, après réflexion, je me suis souvenue de quelqu’un qui était EXACTEMENT comme lui : Johanne ! J’explique pour Clara qui ne la connaît pas (oui, à partir d’aujourd’hui, Clara reçoit aussi mon mail, c’est pour ça que je dis plus de mal d’elle, hihihi !! ;)). Donc, Johanne, c’était le genre de fille qui supportait pas d’être célibataire et qui sortait avec n’importe qui (j’ai failli mettre n’importe quoi…) du moment que le mec semblait s’intéresser à elle.  A une époque, elle s’était installée avec un mec qui s’appelait Pedro (c’est fou les coïncidences, quand même !). Un jour, ce monsieur a dû partir pour un stage, il était en musicologie, et là, c’est devenu du grand n’importe quoi ! A ce moment-là, elle découvrait Internet et je sentais bien que ça allait partir en vrille. Déjà, pour te situer un peu le
niveau de la nana, elle arrive un jour à la cafétéria du Mirail et annonce, toute fière : « ouais, hier soir, je scannais des bouquins et je me suis scannée les seins ! » Ouah, trop drôle ! Puis elle finit par m’annoncer qu’elle était partie dormir chez un autre mec, la veille, car elle supportait pas de dormir seule car elle voyait des monstres, la nuit… Tiens donc ! Après, quand son mec est rentré, je lui ai dit de faire attention car elle commençait à partir en vrille, elle n’allait plus en cours ni rien et là, il m’a dit : « De toute façon, si elle rencontre un mec avec qui elle dialogue sur le net, je la quitte ! ». Avec Guillaume, on s’est regardé mais on n’a rien dit. N’empêche qu’ils ont rompu juste après, elle est partie deux fois plus en vrille et on a fini par s’engueuler, elle voulait me péter la gueule, entre autres, Gauthier
 Anne et Lucie s’en souviennent ! Donc, a priori, si Pedro me gonfle trop, ça va finir pareil : suis comme une cocotte minute,  moi, si on me relâche pas la pression, je finis par exploser et c’est violent.
 
Bref, sur ce, on va se promener dans le quartier latin, avec Clara et Nelly, on a mangé dans un grec un peu bizarre mais c’était sympa puis on rentre, on mate Sex and the city et dodo !
Le lendemain matin, Clara se lève à 6h30, je crois, pour aller prendre son train, elle part vers 7h (je crois, j’avoue que  j’étais pas super réveillée) et, juste après, Kenya commence à chouiner donc je me lève pour la gronder et je vois qu’elle est en train de me faire un petit caca dans la cuisine donc je nettoie (hummm, doux réveil) et je me dis : « tiens, charge ton portable ! » et là, que vois-je ?? Un texto de Christophe [un mec que je voulais brouetter à l’époque] reçu la veille qui me dit : « J’ai plus de cheveux, c grave ? » Oui, parce que lui, il aime bien se raser la tête, chacun ses lubies. Bon, je réponds pas de suite car je suis polie, à 7h, ça le fait pas et puis, il peut mariner un peu, non ? Bon, je me relève plusieurs fois pour nettoyer les bêtises de Kenya puis, à 11h, lever définitif, je réponds donc à Christophe : « j’aime mieux les mecs à cheveux mais faut voir… tu es bizarre, com’ gars quand même ! » Non mais c vrai, il me dit qu’il veut pas que je lui mette la pression mais il arrête pas de se rappeler à mon bon souvenir, faudrait qu’il sache ce qu’il veut, nan ? Bon, je me douche, je me prépare et je trouve sur le bar de ma cuisine un petit mot de Clara avec un sachet plein de bonbons et de chocolats, pour m’aider à être belle et svelte !! 😉 N’empêche que j’ai été toute zémuse !
Allez, c parti pour le tournage, rendez-vous à 13 heures sur les Champs Elysées, juste devant l’Arc de triomphe, rien que ça ! Je sors et je repère une dizaine de gars qui papotent donc je fais : « vous êtes là pour France five ? » Bingo ! Bon, j’allume une clope et je commence à discuter un peu avec deux gars que je connaissais pas puis, soudain, arrive Christophe, toujours aussi ponctuel (environ 20 mn de retard) qui me fait la bise, m’adresse deux mots et part rejoindre ses potes… Ok, je le sens bien celui-là !! Bon, peu à peu, les acteurs de F5 (ça va plus vite que France Five) arrivent et c’est fou comme ils sont mieux en vrai. Pour la suite de ce paragraphe, ce serait bien que vous alliez jeter un œil sur leur site (www.francefive.com) pour comprendre de qui je parle !
 
Donc arrivent les deux acteurs qui jouent Red fromage et Black Beaujolais… Ben, le mec qui joue Red, il est trop charmant en vrai, avec des yeux bleus à tomber !! Il est immense ce type, ça se voit pas à la télé… Après, y a le réalisateur, Alex Pilot, qui arrive et fait la bise à tout le monde en demandant les pseudos et quand je me présente, il me dit : « Hé, mais t’as pas mis tes baskets ! » parce que j’avais dit sur le forum que j’avais de supers baskets pour courir et faire la figurante donc ça fait plaisir, ça montre qu’il se souvient des gens !! En même temps, sur le site, on n’est que 2 filles hors staff et l’autre est suisse, alors… Ensuite, y a la fille qui joue Pink à la mode qui arrive,
c’est fou comme dans le film, elle est pas top alors qu’en vrai, elle est très jolie. Mais le plus beau, le plus séduisant, le plus « je lui mordrais bien les fesses », c’est Blue accordéon, en fait… Alors lui, franchement, je le trouvais pas top du tout dans les films, surtout que le mec qui joue Yellow baguette est top canon (mais, là, il était pas là, il était au Japon), mais en vrai… Raaaaaaah ! En +, là, il avait des lunettes et il était mal rasé, je l’aurais bien ramené à la maison ! Enfin,  bref, on fait la queue comme en Pologne (oui, comme je parle plus de Julien [le directeur du webzine], j’ai un peu délaissé ce pays froid et gris donc je profite de l’occasion pour me rattraper)pour se faire inscrire comme ça, on aura notre nom au générique, tatan ! Donc, première scène : une vingtaine de figurants dont moi et mes deux nouveaux amis dont je connais absolument pas le nom on y va, il fallait faire semblant de téléphoner et, soudain, d’avoir une coupure de téléphone car, c’est comme ça que le drame arrive : quand les Lexos (ce sont les méchants) attaquent, les portables coupent. Donc, y a un acteur au premier plan et nous, on fait : « allo ? Allo ? ». La scène, on l’a refaite dix fois, le directeur des acteurs, qui s’appelle Dico, nous disait : « Heu, si vous pouviez avoir l’air plus stressés, quand même ! Circulez, y a une grande allée derrière l’acteur, mettez vous derrière lui, au fur et à mesure ! ». Alors comme on faisait ça juste devant la sortie de métro à l’Etoile, nombre de touristes se sont retrouvés infiltrés parmi nous, on avait l’air trop fins :  20 pékoïs qui font «allo ? Allo ? » en même temps, terrible !!
 
Ensuite, on va dans une rue parallèle pour faire une autre scène, consigne : on court comme des débiles derrière le faux journaliste mais faut pas sourire ! Bon, alors, c’est super drôle parce que c’était vraiment la panique : vu que tout le monde courait dans tous les sens, on s’est un peu tous rentrés dedans, certains tombaient et tout, du grand n’importe quoi mais c’est quand même quelque chose de tourner une scène de panique juste à côté de l’arc de triomphe !! Bon, on change plusieurs fois d’endroit pour faire plusieurs journalistes, en fait, à un moment, on se calme car les flics passaient et qu’apparemment, on n’avait pas d’autorisations.
 
A un moment, y a Dico qui vient me voir et me fait : « bon, il faudrait que tu joues la maman des petites filles ! » Oui car il y avait 4 gamines sur le tournage, de 5 à 10 ans, à peu près, blondes aux yeux bleus (sauf une, on dira que c’est l’illégitime !). Bonjour le coup de vieux et puis me demander, à moi, de jouer avec des gosses !! :’( Bon, au moins, vous regarderez dans la vidéo dont je vous ai parlé dans le mail d’hier, on me voit bien avec mes petites que je sauve et que je tiens même par la main, Seigneur Dieu !! N’empêche que j’en ai tué aucune ! Elles étaient mignonnes, en même temps, même si y en a une qui m’a démis le coude en tombant et une autre qui m’a tué le dos en me sautant dessus ! Vive les gosses !! Le seul avantage, c’est qu’elles connaissaient le très beau Blue (Daniel, de son prénom,
il a pas du tout une tête à s’appeler comme ça) donc j’ai maté comme une folle !! 😉 J’espère qu’ils me rappelleront pour jouer la maman, loooool !
 
Sinon, pendant les scènes de course, je suis rentrée deux fois dans le même gars, celui avec qui je parlais dès le départ et dont j’ignore toujours le prénom alors son pote, que j’avais déjà croisé sur le forum, fait : « Vous avez qu’à courir  côte à côte, vous ne vous rentrerez plus dedans ! » (oui parce qu’on faisait pas semblant, quand même…) et, là, le mec, il me fait : « Oui, on a qu’à courir main dans la main, style, on est un couple, on se promène et tout… » Et bien, y en a au moins un qui aura voulu me tenir la main !! Bon, il était pas trop mal mais un poil trop féminin, pour moi. Si vous voulez voir sa tête, vous téléchargez la vidéo que je vous ai conseillée hier (oui, je suis chiante avec ma vidéo, oui, je suis égocentrique, oui, je vous emmerde !), c’est celui qu’on voit juste après moi au tout début.
Et Christophe, là-dedans ? Bon, si vous regardez la vidéo que je vous ai conseillée (reprendre parenthèse du paragraphe  précédent), à un moment, on le voit qui se balance dans une benne à ordure… Hum ! Hum ! Bon, il me paraît clair que je terrorise ce garçon ou quelque chose, je me rends compte aujourd’hui que j’ai été glaciale comme un vent polonais (lol) avec lui samedi alors qu’il est venu me parler deux, trois fois de platitudes pas possibles et quand je lui dis : « tiens, j’ai soif, je boirais bien un verre, tu viens ? », il me répond qu’il part avec ses potes en s’excusant platement… Mouais…  Hier, il est venu me parler sur MSN, une catastrophe, il m’a dit en gros : « salut », a répondu à mes questions puis m’a dit : « je joue a resident evil 4, c’est bien. J’y retourne, ciao ! »… J’ai mal à la tête rien que d’y penser !! En +, je lui ai dis que j’avais mal au dos, vous pensez qu’il serait venu me masser ? Naaaaaaaaaaan ! Pourtant, j’ai très mal… Au pire, je demanderai au gars qui voulait me prendre la main pour courir, il m’a dit sur le forum : « quel meilleur moyen de faire connaissance ? » ben, me faire un massage, ce serait cool, tu vois !
 
Enfin, pour Christophe, je fais plus rien, il a qu’à me rappeler, s’il veut, sinon ciao ! Il me saoule, à la fin, à pas savoir ce qu’il veut. De toute façon, je reprends mon opération « belle et svelte » et je vais trouver une activité pour sortir et faire des rencontres car, comme dit Anne, « moi, je me suis inscrite à la salsa pour faire des rencontres ». Ben, moi, je sais pas encore mais je vais trouver ! Non parce que j’en ai marre d’attendre des mecs qui se décident pas à plaquer leur greluche polonaise (Ouais, j’ai réussi à le placer !!)ou à faire le premier pas alors que j’en ai déjà fait 15 !
 
Bon, dimanche, journée tranquille, j’ai passé ma journée à ramasser les cochonneries de Kenya. A ce propos, ma mère est horrible, elle me fait culpabiliser. Voilà, je l’appelle hier et lui dit que je me fais du souci pour Kenya car elle a la diarrhée, elle me fait des pets foireux et des petits besoins partout et la voilà qui me dit : « Ah, mais je le savais, elle est pas bien chez toi, si tu veux la ramener… » et là, j’ai eu comme une vision de ce que sera mon avenir si j’ai des enfants, je sens que ma mère va me faire culpabiliser et tout, et tout ! Non parce que je m’en voulais presque, à la fin de la conversation, alors que je m’en occupe, de ma choute !! J’ai même trouvé un nouveau jouet, j’ai attaché une bague en fer qui traînait à la porte de la salle de bain et c’est parti ! Sinon, toujours dans le chapitre Kenya, j’ai rencontré une voisine sympa, hier, Marine, c’est celle qui vit au rez-de-chaussée et qui a un chat, aussi, c’est une femelle, elles s’entendent pas du tout avec Kenya mais elles vont s’habituer… Alors, Marine me fait : « Ah, c’est toi la maîtresse du chat qui pleure ? »… Ben, voilà, une autre dose de culpabilité, SVP !!
 
Sinon, rien, c’est pépère au boulot, aujourd’hui. Demain, conférence de presse avec tous les joueurs du stade français, Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
aahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !!!!!!! Faut même que j’interviewe un joueur, celui que je veux, lalalala ! Allez-y, haïssez-moi, j’aime ça !!
 
Bon, bé sinon, rien, le soleil se lève sur Paris, c cool !
Bon, je stoppe là !
 
Bisous à tous les 4
Nina qu’a mal partout »
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