Le monde ne t’attend pas

Mon cher moi d’avant,

Oui, je sais, tant de temps sans t’écrire, je suis un futur toi bien peu soucieux de t’apprendre la vie. Mais je me rattrape. Mon moi d’avant, tu as 25 ans au moment où je t’écris, tu viens d’arriver sur Paris. Ce billet pourrait presque être la conclusion de ce blog, un “qu’ai-je à en dire 8 ans plus tard” mais non, point de point final. Oui, ma chérie, dans 8 ans, tu blogueras encore. Différemment mais encore. Mais nous en reparlerons peut-être.

pourquoi-bloguer

L’autre jour, je discutais avec Bobby et nous parlions de nos premiers articles en ces lieux, ce qui m’a inspiré la prose suivante. Je me souviens quand j’ai débarqué à Paris, le 28 mars 2005 à 21h je sais plus combien. J’ai pris le métro puis le train, destination l’appartement de ma soeur qui m’hébergeait le temps que je récupère mon appartement. Le premier matin de mon stage parisien, je prenais le train puis le métro, me donnant un air d’importance car j’étais désormais un élément de la classe laborieuse parisienne. Même si je prenais le métro que pour une station de peur de me perdre. Même si j’étais que stagiaire payée en tickets resto et 50% de ma carte orange. Devenir parisienne était un signe de succès, j’allais pouvoir crâner devant mes anciens camarades restés dans ma province de bouseux… Enfin, par rapport à ma ville natale parce que bon, Toulouse, ça reste une grande ville. Je serai journaliste parisienne, tel était mon destin. Pensais-tu. Mais tu n’as juste pas compris quelque chose : personne ne t’attendait.

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Tu allais te confronter à la plus dure partie de ta vie : la recherche d’emploi. Non, ma chérie, un bac+5 n’est pas une clé magique qui ouvre toutes les portes, très loin de là. Comme dit précédemment, tu fais partie de la classe laborieuse. Un élément parmi des dizaines d’autres. Oh oui, tu t’enorgueillis de ton talent pour l’écriture et tu joues plutôt bien en entretien, les gens t’apprécient toujours immédiatement. Comme te dira un de tes supérieurs plus tard “tu as un relationnel incroyable : une personne vient nous voir, 5 minutes après, c’est ta nouvelle meilleure amie !”. Quoi sur le relationnel, tu tiens jamais bien la distance hormis ton noyau dur mais passons. Oui, tu as une jolie plume mais des gens talentueux au chômage, je t’en fais une liste de 32 étages. Non, tous les rédacteurs en chef du monde ne rêvent pas de bosser avec toi vu que… ils n’ont aucune idée de qui tu es. Les journaux tournent à grande vitesse avec toute une armée de pigistes ayant déjà faits leur preuve. Toi, tu as quoi ? Ah oui, un blog… Y en a qui ont réussi à en tirer quelque chose remarque mais toi, non. Même quand deux éditeurs t’ont proposé quelque chose mais c’était pas le bon moment, tu étais empêtrée entre tes “je suis la meilleure” et ta légère dépression de stagiaire de 26 ans qui n’arrive pas à décrocher le moindre minuscule CDD.

deprime

Si tu avais su, si tu avais su… Faut dire que t’as été un peu conne aussi d’avaler les belles paroles de ton directeur de master de journalisme, chantant la main sur le coeur que nous finirions peut-être dans les rues d’Atlanta, caméra au poing pour filmer un reportage pour CNN. Bon, ça, tu doutais dès le départ au vu de ton niveau d’anglais (pas si mauvais en fin de compte) mais que tu as été sotte de te croire au dessus du lot. Croire un mec qui serait un hybride parfait entre Tintin et Christophe Hondelatte, ce n’est pas sérieux ! Quoi qu’à ton époque, Christophe Hondelatte n’avait pas encore trop pété les plombs.

christophe-hondelatte

A trop penser que tu brilles, tu as juste raté ton entrée en scène. Le talent, ça s’entretient pas dans le secret d’une chambre et vaguement sur un blog. Ca s’expose, ça se démontre. Oh, rassure-toi, tu vas finir par t’en sortir. Mais avec le recul, il t’a manqué une donnée essentielle pour réussir ta vie encore mieux : l’humilité. Peut-être serais-tu aujourd’hui une grande journaliste… Mais 8 ans après, je me demande… Est-ce que je ne préfère pas ma vie de petite marketeuse ?

Bien à toi mon moi d’avant

Ton toi de dans 8 ans (ouais, ouais, dans 8 ans, tu seras toujours à Paris)

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Je n’ai pas changé… ah si, un peu quand même

Je vous avais parlé récemment de mes retrouvailles programmées avec Victoire, une de mes premières copines parisiennes perdue de vue depuis un bon moment. Après qu’elle m’ait retrouvée sur linkedin, nous sommes donc allées boire un café. 4 ans à rattraper, y a du travail.


C’est étrange ce qu’on retient ou non. J’avais oublié l’existence de son chat, de certaines personnes qui évoluaient dans notre périphérie à l’époque. Mais finalement, le mieux, c’est que, en discutant, on découvre qu’on a changé et plutôt en bien, je trouve. A l’époque, j’adorais la voyance, même si ça n’était qu’un jeu pour moi. Aujourd’hui, ça doit faire plus d’un an que j’ai pas touché à mon jeu et que je me fiche de savoir ce qui va m’arriver. Parce que je n’ai plus de réelles angoisses. Je suis en cdi, j’aime mon nouvel appart. Ah ouais, évidemment, je suis encore célibataire, vilaine de moi mais vu l’activité de mon célibat, c’est plus l’idée de me mettre en couple qui m’angoisserait donc ça m’est égal de ne pas savoir si je vais rencontrer quelqu’un avec qui ça le fait demain ou dans trois mois. Ou plus loin encore. Mais au fond, ça montre surtout que je suis sereine sur mes demains parce que je suis bien dans ma vie actuelle. Alors qu’il y a 4 ans, même si j’avais un peu l’excitation de l’arrivée à Paris, nouvelle vie, etc. , les sources d’angoisse étaient plus nombreuses et j’ai forcément super bien géré. D’ailleurs, je pense que si Victoire et moi étions en contact en 2006, année d’une ridicule déchéance, elle m’aurait zappé. Elle est exigeante, la demoiselle, une épave comme moi n’aurait pas eu sa place dans son univers. A raison, pour le coup, je pense.


C’est assez étrange de revoir quelqu’un qui a marqué notre début de vie parisienne, ma vie quotidienne maintenant. J’ai l’impression que c’était hier et en même temps, c’est si loin. Je sais que je suis désormais une parisienne, avec l’accent, la cadence speed, la Tour Eiffel que je vois quotidiennement, les lieux touristiques que j’aimais avant et que je fuis à toute vitesse maintenant. Non parce que Victoire, je suis allée la voir au Trocadéro samedi (elle habite dans le coin) et j’avais oublié ce que c’était la station Trocadéro le samedi après-midi. Plein de gens partout qui n’avancent pas, tout ce que j’adore, en somme. Oui, je suis parisienne, j’ai mes habitudes, mes quartiers de prédilection, ceux que je fuis comme la peste, mes trajets que je fais tellement les yeux fermés qu’un jour, je me suis retrouvée au bureau, je ne me souvenais pas du tout du trajet (mais je me souvenais quand même m’être levée, faut pas exagérer non plus).  Dans un peu plus d’un an, j’aurai vécu autant à Paris qu’à Toulouse. Toulouse, d’ailleurs, quand j’y retourne, je me sens de moins en moins chez moi. Je l’aime toujours ma ville rose mais je la redécouvre à chaque fois, avec des yeux neufs, j’y reconnais mes quartiers, les lieux où j’ai vécu, les souvenirs que j’y ai mais ce n’est plus aussi vif que les souvenirs parisiens. Et je ne parle même pas de ma ville natale, quand je retourne en centre-ville, je ne reconnais carrément plus rien.



Ouais, j’en ai vécu des choses durant ces 4 ans, cette parenthèse qui me paraît à la fois si courte et si longue. J’ai grandi, oui, je ne suis plus la jeune étudiante naïve qui pensait que la vie était facile, je suis désormais une jeune travailleuse qui s’étonne parfois de son parcours mais qui a bien compris que la vie n’était pas que du foie gras, comme dirait Anaïs. Ceci étant, malgré tout ce chemin parcouru (et qui reste à parcourir), reste que le fond est le même et que finalement, au bout de 4 ans, Victoire et moi nous sommes retrouvées comme si nous nous étions quittées hier, avec juste plein de trucs à se raconter. Et il nous en reste encore pour la prochaine fois !

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Où trouver l’homme. Episode spécial : les bons plans de la rentrée

A la recherche du prince charmant

(Cher nouvel arrivant, avant de lire cet article, sache que c’est de la fiction, tout ça, c’est pour de rire. Je chercherais un mec avec un tel acharnement, je m’inquièterais moi même au plus haut point).

Me voici revenue sur Paris, surmotivée. Déjà, j’ai des atouts dans ma main : je suis bronzée [on sent bien la fiction, là], reposée, toute confiante en moi vu que j’ai attrapé un beau mec de la plage avec plein de qualités en prime. Ok, ce sont les vacances mais quand même. Mais un homme, ça ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval et Dieu Merci, je suis pas sûre qu’il soit encore en état après. Non, pour trouver l’homme, il me faut un plan d’attaque.

Ca tombe bien, la rentrée pointe paresseusement le bout de son nez. Ca se sent, dans le métro, y a plus de monde, les gens ont plus de mallettes que de sacs à dos, ils regardent tous dans le vide ou lisent leur 20 minutes plutôt que de fixer le plan de la ligne avec une attention de chaque seconde histoire de ne pas rater l’arrêt. C’est bien connu, à Paris, on aime changer les lignes pour faire des blagues aux touristes…

Bref, que se passe-t-il à la rentrée ? La vie associative reprend son cours, tout un tas d’activités me tendent les bras. Alors, voyons voir ce que je peux faire. Du sport ? Est-il réellement la peine que j’insiste sur cette voie là, au vu de mes résultats de drague, c’est à dire archi nuls ? Je crois qu’à un moment, il faut reconnaître qu’une voie n’est pas pour nous donc le sport, si j’y vais, ce ne sera que pour me défouler, pas pour draguer. Non, il me faut des activités plus nobles.

Des cours, en voilà une bonne idée. Ca tombe bien, ça fait longtemps que j’ai envie d’apprendre le russe. Les cours de la ville de Paris sont super intéressants mais je ne suis pas domiciliée à Paris [d’ailleurs, je cherche très officiellement une combine parce que, Paris, j’y passe quand même la majorité de mon temps de veille vu que j’y bosse, je ne trouve pas ça très juste de ne pas pouvoir en profiter. Oui, je ne paie pas d’impôts ici mais je consomme énormément sur la capitale, je fais un peu tourner l’économie !]. L’INALCO a l’air de
proposer des cours du soir mais leur site Internet n’est pas à jour pour le moment et je veux être sûre que ce n’est pas trop tôt ou trop loin car il m’est difficile de partir du boulot avant 18h au très grand minimum. Puis l’avantage des cours de langue, c’est qu’ils se pratiquent à plusieurs, sauf à prendre des cours particuliers qui coûtent un bras. C’est toujours mieux que les cours de musique qui se prennent en tête à tête. Notez les filles : prendre des cours de musique pour draguer un mec est très risqué. Si le prof est une femme, c’est mort pour vous.

Il y a aussi foultitudes d’ateliers en tout genre : photo, architecture… Haaaaaan, je sens que mes week-ends vont être vite tous pris. Puis même si je trouve pas l’homme, j’aurai au moins appris des choses.

Autre plan : les associations à but caritatif. Là, double combo : d’un côté, j’aide des gens dans le besoin, de l’autre, je peux choper du beau bénévole. Ok, dis comme ça, ça fait sans coeur mais si mon égoïsme amoureux m’encourage à donner quelques heures de mon temps à des gens qui en ont besoin, je me dis que je rééquilibre un peu mon karma. Maintenant, faut quand même que je trouve une cause qui m’intéresse parce que par exemple, sonner aux portes pour apporter la bonne parole des témoins de Jéhovah, non, c’est pas mon trip. Même s’il y a de très beaux témoins de Jéhovah, je ne m’appelle pas Katie Holmes, je ne vais pas vendre mon âme à une obscure église pour me choper un mec. Même si c’est Tom Cruise mais je le trouve méga beauf maintenant. Un peu comme George Clooney, je trouve qu’il glisse subrepticement vers le vieux beau, j’espère qu’il va se rattraper. Bref. Rien en rapport avec la religion. Le sida ? J’ai été refroidie par ma mauvaise expérience avec Aides donc du coup, je suis pas très motivée. Je sais : ma marotte à moi, ça a toujours été l’éducation des enfants dans les pays défavorisés. Oui, ok, de savoir lire, ça leur filera pas de la nourriture mais ce n’est pas une raison pour ne pas s’occuper aussi de ce problème. Ok, je me lance, ma BA légèrement égoïste, ce sera ça.

La semaine prochaine, je vais donc m’inscrire à plein de choses.

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Bof

Normalement, la rentrée, c’est excitant, c’est bandant, on est motivés pour tout faire, tout changer, c’est la fête au village, tout ça. Normalement, j’adore septembre, j’ai une
patate monstre, l’envie de tout casser et tout ça. Mais cette année, début septembre est morose et je suis déjà en phase d’hibernation.

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Comme toujours, j’ai des projets, j’aime ça, l’euphorie de mettre tout ça à exécution et compagnie. Sauf que là, tout se complique dès que je tente quelque chose. Deux de mes plans du moment se sont violemment percutés. Selon ce qui va se passer dans les prochains jours, un des deux devra passer à la trappe, on verra. Mais c’est gonflant d’investir du temps et de l’énergie dans un truc pour constater qu’il y a un gros soucis et que si ça se passe bien d’un côté, faudra laisser tomber de l’autre.

 

Et puis, y a la recherche d’appart, situation très compliquée aussi. Regardons objectivement les faits : avec Future coloc, nous sommes deux femmes actives en CDI avec nos
parents derrière, solide caution pour toutes les deux. Donc normalement, ça devrait aller mais non. Les agents immobiliers n’aiment ni les locations, ni les colocations. Acheter ? Bien sûr et puis quoi encore ? On a beau s’entendre à la perfection, Future coloc et moi, on va pas acheter un appart ensemble, on n’est pas un couple, on parle pas mariage, bébés et labrador. Ou quand on en parle, c’est a) pour rigoler, b) pas ensemble. Quoi qu’on aura déjà une Kenya à partager, c’est pas négligeable.

 

Côté projets hors taf, j’ai envie de faire du russe, c’est pas nouveau. Tiens, c’est sympa les cours du soir pour adultes et pas cher en plus. Ah mais voilà, je n’habite pas Paris.
J’habite juste à côté, vraiment, je vois même la Tour Eiffel de la grand’ rue de Plume sur Berges mais c’est pas Paris, tant pis si j’y passe les ¾ de mon temps. Alors je pourrais attendre d’y être domiciliée mais si j’arrive deux mois plus tard, je vais avoir un sacré retard. Alors soit je me ruine en cours particuliers (et puis quoi encore ? 12 euros de l’heure, une broutille surtout qu’à une heure par semaine, dans un an, je sais dire « Bonjour, ça va, je m’appelle Nina, j’ai 27 ans. Passe moi le sel »), soit je m’achète la méthode assimil, le truc qu’on pose sur le bureau et qu’on n’utilise jamais. Les langues, c’est vivant, ça se pratique avec des individus, pas avec un ordinateur. Et c’est pas un mauvais jeu de mots ! Pour le sport, c’est pareil, c’est cher. Avec Summer et Vicky, on veut se lancer dans la danse orientale, 143 euros le trimestre pour une heure par semaine. Ouch. Mais on a beau chercher, c’est partout pareil. L’aquagym ? Soit on a les cours pour mémés dans les piscines, soit faut aller au Club Med gym et consort, le truc à 700 euros l’année, là… Je crois qu’il est temps pour moi de braquer une banque.

Les amours, on va même pas en parler, je suis un tel aimant à connards que ça en devient indécent. Donc je crois que je vais me faire abstinente quelques temps, ça m’évitera
quelques connards supplémentaires. Non parce que sur 2007, si j’enlève Guillaume IV et Gabriel (et encore, par moments, il est un peu à côté de ses pompes), y en a pas un qui a été correct avec moi. Pour me sauter, ouais, pas de soucis, autant de fois que tu veux, ma chérie. Mais pour le reste, faudrait voir à pas déconner. On couche ensemble, j’en ai rien à foutre de ta vie, de ta personnalité, de ce que tu aimes (sauf si c’est sexuel). Se parler ? Pourquoi faire ? Je veux juste te sauter moi alors ferme la et à 4 pattes.

 

Mais bon, tout n’est pas négatif, regardons un peu le positif. Au taf, ça va toujours, pas de soucis de ce côté. Le temps me file entre les doigts et y a des jours où limite, ça
m’angoisse mais me rendre compte qu’il est déjà 17h alors que je pensais pas, quelque part, ça fait plaisir, ça montre que je m’emmerde pas. Faut dire que dans mon taf, la monotonie et le quotidien, ça existe pas vraiment. Oui, certains bloggeurs sont lourds et j’aimerais bien leur mettre une bonne fessée (vu leur niveau à certains, c’est tout à fait approprié) mais faut pas oublier que certains sont très sympas aussi et qu’on papote gentiment. Les ados sont marrants et rafraîchissants, je les envie des fois un peu. Ado, j’étais toujours dans un pseudo spleen mais finalement, c’était plus simple, il me semble. Enfin, dans quelques années, je dirai sans doute pareil de ma période actuelle. Reste aussi l’amitié. En ce moment, j’ai un peu envie de jouer les associales, marre des grosses soirées et bringues. Je veux juste voir mes amis, mon noyau dur avec qui je peux chouiner si je veux, me marrer un bon coup, refaire le monde. Ca tombe bien, ma girlie team adorée est un peu dans le même état d’esprit.

 

En fait, si je regarde tout ça, je me demande de quoi je me plains. J’ai beaucoup de cartes en main, j’ai pas tellement de raisons de râler. Oui, tous des connards, gna gna gna
mais j’ai déjà vécu ça, je sais que tous ses connards me feront apprécier la prochaine pépite sur laquelle je tomberai, c’est pas comme si ça m’était jamais arrivé. J’ai beaucoup de qualités et je sais qu’un homme finira par les apprécier, c’est O-BLI-GE. Peut-être que c’est juste pas le moment. Pour le reste, je pense que ma vie est plutôt chouette quand même : un taf, des amis, un chat qui me fait des câlinoux et des ronrons dans l’oreille, une famille unie où tout va mieux. Oui parce que y a 15 jours, un docteur a diagnostiqué un mélanome à ma cousine mais après examen, c’était juste un grain de beauté qui avait pris une drôle de forme, totalement bénin. On a juste été quitte pour une bonne semaine de trouille parce qu’à 32 ans, se récolter un cancer de la peau, c’est carrément dramatique. Peut-être que le problème, c’est que je veux tout et trop. Etre exigeant, c’est bien, c’est même une qualité, je pense mais peut-être que je devrais m’apprécier un peu à ma juste valeur au lieu de toujours en vouloir plus. Bien sûr que je serais capable de plus, on l’est toujours, mais peut-être que c’est juste pas le moment.

 Ou alors, on est le 7 septembre, je me les gèle et je veux rallumer le chauffage, j’ai un peu abusé de mes forces physiques ces derniers temps et je suis juste en blues semi

hivernal. Mmmm, je crois que je vais me faire un petit planning jusqu’en 2008, histoire de voir un peu plus loin que ce début de mois de septembre pas très ensoleillé. Oui, reboostons nous !

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La balade de la provinciale bouseuse

Paris. 2 ans que j’y vis. Ca fait un bail, certes mais il n’en reste pas moins que quoi qu’il arrive, je serai toujours née en province, dans cet ailleurs où aussi incroyable
que cela puisse pareille, on a l’électricité et l’eau chaude. On a même l’ADSL. Dingue non ?

province

Globalement, j’aime Paris, aucun souci. Je me balade dans la rue telle une princesse moderne (au moins). Sauf que quoi que je fasse, quoi je dise, je serais toujours née en
province et pour certains, c’est carrément un défaut. Bon, avant de continuer, je précise que, non, tous les Parisiens ne sont pas comme ça donc attendez un peu avant de me lapider. Il y a quelques temps, on prenait un verre du côté de Beaubourg avec Jane et elle m’expliquait que parfois, elle avait le sentiment d’être une parvenue. Mmmm, pas mieux. Dans ma province natale, je suis la fille du docteur, celui qu’on dit qu’il est chez les francs maçons (ça me fait toujours autant rire ça). A Paris, je suis une merde qui vit en banlieue et n’a même pas des fringues de marque. Non, H&M ou Promod, ça compte pas comme des marques. J’ai même pas un sac Vuitton ! Non mais cette lose, quoi !

Bon, je caricature, of course, mais j’essaie d’illustrer cette élite parisienne à laquelle on ne peut pas appartenir si on est provinciaux parce que la province, rien que le mot pue la bouse de vache. Y en a même qui disent province en faisant unes espèce de grimace de dégoût. Pourtant, des Parisiens de Paris (sans parler de Paris intra muros), c’est quand même pas si courant que ça.

Parfois, je suis franchement agacée par ce rejet. Petite, quand je partais en vacances, les autres enfants se moquaient des fois de mon accent. Maintenant, ça me rend sympa
(même si je le perds, enfer et damnation) sauf auprès de certaines personnes. Ben, oui, moi, à 14 ans, je sortais pas dans les boîtes hyper VIP parisiennes. Déjà, je ne vivais pas sur Paris à ce moment là et de toute façon, je pense pas que ma mère m’aurait laissé sortir si jeune en boîte. Ouais, en province, on est pas toujours très cools ! Même qu’on est alcooliques, arriérés, démodés, incultes et qu’on roule tous en voiture tuning avec des chemises à carreaux, des bretelles et des bérets.

Faut dire que les médias n’aident pas à faire circuler une image cool de la province. Par exemple, prenons notre ami Jean-Pierre Pernault. Ben, forcément, si on se limite à
son journal, faut pas s’étonner de passer pour des bouseux. Y a 3 ans, j’ai vu un reportage sur un marché à côté de ma ville natale, bonjour les clichés : balances à poids parce que
l’électronique, ça pue, bérets et accents du terroir à gogo, bâtisses en vieilles pierres… Ah, merde, ils ont raté leur coup, si on regarde bien, on voit un poteau électrique. Pourtant, il y a des grandes villes autre que Paris genre Lyon, Lille, Marseille, Strasbourg… Ou Toulouse. Oui, la ville où j’ai vécu 7 ans, que même y a un métro ! Je me souviens, en 99, j’étais venue sur Paris avec Rachel, d’origine parisienne, j’avais trop l’impression d’être la débile de service « fais attention à ton sac, on va te le voler ! Non mais le métro aux heures de pointe, tu sais pas ce que c’est, tu te rends pas compte ! Aaaaaaaaaah non, c’est pas vrai, j’ai pas pris l’accent du sud, c’est trop horrible ! ». Bon, forcément, tu me connais lecteur,
moi et mon caractère patient : « Mais arrête de me prendre pour une teu-bê, je suis déjà venue sur Paris et les heures de pointe, je connais ! ». Non parce qu’à Toulouse, à la
fac, quand on sort à 18h, faut prendre le métro en sens inverse et remonter deux stations plus haut pour espérer pouvoir rentrer dans la rame avant 19h, qu’on est pliés en deux, que si on pouvait entasser les gens vers le haut, on le ferait. Non mais vous pensez vraiment avoir le monopole de la foule ? Et puis je me suis jamais fait piquer mon sac parce que même si je m’habille pas chez Prada, Gucci ou D&G, ben, c’est pas écrit sur ma gueule que je suis provinciale. Et d’ailleurs, je dirais même qu’être provinciale, c’est un atout. On est pas sclérosé culturellement, on sait qu’il existe une vie au delà des lignes de métro et que la vie culturelle en province est tout aussi intéressante, voire même plus. Moi, je viens du pays de Nougaro et de Zebda et j’emmerde les parisiano-centrés. Oui, j’ai pas fait des écoles parisiennes, je n’ai pas forcément mes entrées dans le beau monde (et encore, pour une provinciale, je me démerde pas si mal) et alors ? Moi, je ne m’arrête pas à une petite vision étriquée des choses. Moi, je ne me fie pas aux sacs et chaussures des gens (bon, ok, je les regarde même pas). Mes parents n’ont pas eu la bonne idée de me faire naître à Paris (voire à l’hôpital américain de Neuilly), est-ce que ça fait de moi une mauvaise personne ? Une personne méprisable ?

Bref, le prochain qui me dit « han, tu viens de province ? » en plissant le nez, je lui fais livrer une bouse de vache par la Poste. La province, y a que ça de vrai !

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MSN forever

Puisque vous aimez ça, je vous remets une conversation MSN impliquant Gauthier, Tatiana, Mister Big et moi-même traumatisant notre voisine de blog préférée, LilVirgo!

***********
LilVirgo : Non, je suis à [biiip] ce soir. Bonjour tout le monde!!!!
Nina : Bonjour
Gauthier : Mais pourquoi les gens s’obstinent à vivre dans le tiers monde?
LilVirgo : ben ouais, plus qu’une semaine, et je suis parisienne
Nina : J’étais là : putain, elle est trop forte LilVirgo, elle répond à la question que Gauthier vient de me poser!!!
LilVirgo : putain, mais moi c’est le quart monde à ce stade, en plus
Gauthier : et tu peux pas venir ce soir? si tu veux je te prete le logis….
Nina : Vivement la crémaillère!!
LilVirgo : ben non, je viens de rentrer chez moi et j’encartonne a priori
Gauthier : oui Lil elle est tropforte lol
Tatiana : bonjour les gens
LilVirgo : ça va être mon activité de la semaine, je sens, je vais m’éclater. Ouais je suis trop forte 😉
Nina : Ouaaaaaaaaaaaah, je t’envie… Pas du tout!!!
LilVirgo : bonjour!
Tatiana : je suis un peu a la masse là g trop de travail…:(
LilVirgo : ben ouais, mais en même temps, je retrouve des vieux trucs, c’est marrant
Nina : Moi, je lui parlais déjà avant à Tatiana. Ca peut faire peur aussi
LilVirgo : genre une lettre d’amour écrite par un mec à moi en première année
Nina : « tiens, un short taille 32″…
LilVirgo : le mec s’appelait [biiiiiiiiiiiip!]
Tatiana : et elle etait comment la lettre d’amour ?
Gauthier : lol c possible ça? bonjour Tatiana
LilVirgo : ben elle était naze, mais ça m’a fait marrer
Tatiana : salut !
Nina : Lil, elle sort qu’avec des mecs aux noms de famille pourris
LilVirgo : mais!!!!
Nina : Coucou!
Tatiana : tu m’etonnes ca replonge en arrière
LilVirgo : je l’ai envoyer promener, celui-là de toutes façons
Gauthier : ouais j’en ai plein els cartons chez ma mère des trucs comme ça
LilVirgo : jeter [biiiiiiiip!] pour prendre [biiiiiip!], je me pose des questions sur mes choix, des fois…
Gauthier : des maisl imprimé envoyé par connard d’ex fodré que je les brule tien…
LilVirgo : ah merde c’est vrai! ouarf c’est pas grave, il le prendra bien
Gauthier : tu conné un type qui s’appel [biiiiiiiip]?
Nina : Ouiiiiiiiiiiiiiii
LilVirgo : j’ai même couché avec
Tatiana : mais tu les trouve ou ces mecs ?
Nina : Oh la te-hon!! 😀
Gauthier : mais c pas possible
LilVirgo : mais lui, il en rit pas mal
Gauthier : je suis jaloux
Nina : Je suis sûre que Lil, elle drague sur l’annuaire
Gauthier : me suis jamais tapé un mec qui s’appelle [biiiiiiip]
Tatiana : tu ve un mac qui s’appelle [biiiiiiiip]?
LilVirgo : je te le prête, si tu veuw=x
Tatiana : le laspus mac au lieu de mec….
LilVirgo : il est beau ceci étant
Nina : Oui, on peut pas avoir tous les défauts non plus!!
Gauthier : ben heureusement pour lui. Ca aide à passer la pillule 😉
Tatiana : bon je vs laissepourl’instant faut vraiment que je bosse. mais je vs lirai qd meme je garde la fenetre ouverte
Nina : Oki
LilVirgo : ok, bosse bien
Tatiana : Merci!
Nina : Cette conv est définitivement impubliable, c malin
Gauthier : t pas dispo ce soir Tat’?
LilVirgo : pourquoi impubliable? en changeant un peu les orth
Nina : Oui mais il va comprendre que c de lui dont tu parles
Gauthier : et alors?on s’en fou lol
LilVirgo : ouais on s’en fout
Tatiana : non pas dispo, malheureusement, de tote facon j’ai fait le deuil de ma vie sociale
Gauthier : ok toutes mes condoléances Tat’
[…]
Gauthier : je milite pour que les ados restent des ados. c mignon à cet age tout est grave mais tout est beau. j’adorerai avoir 17 as
LilVirgo : et moi je milite pour que je reste à 24 ans toute ma vie
Gauthier : tu te souviens moumour?
Nina : J’ai la larmouillette
Gauthier : quoiqu’à 17 ans g t obèse… mauvaise idée lol
Nina : Mais en fait, j’aimerais retourner à 17 ans mais avec mon sex appeal d’auj
LilVirgo : moi à 17 ans… j’étais niaise
Nina : Pas forcément mieux
LilVirgo : donc non, trop pas, non
Gauthier : tu l’es plus?
LilVirgo : non, je suis subtile, intelligente et charismatique
Nina : Tu parles à qui??? Oui, moi, je veux être ça à 17 ans
Gauthier : à ta soeur couillasse ben à lil voyons
Nina : Me taper tous les beaux mecs du lycée. Ah, j’ai cru que tu me traitais d’obèse! 😉
Gauthier : le lycééééééééééée
LilVirgo : putain, ouais c’est pas con ça
Gauthier : ça me manque :'(
LilVirgo : y en avait un au lycée, métis vietnamien allemand
Gauthier : mais je parlais de moi qd je parlais d’obèse. mais tu suis? c pas compliqué une conv à trois. c pas comme si c t la première fois
Nina : Oui mais j’ai dit que j’étais pas mieux!!Quoi qu’à 17 ans, j’étais pas tellement obèse mais vu que je m’habillais en XL, dur de voir quoi que ce
soit

LilVirgo : moi je me mets en mode observation,c ‘est pas mal aussi
Gauthier : à 17 ans je pensais que larusso c t de la musique
Nina : Moi, je me taperais tous les mecs dont j’étais amoureuse en secret. Nananère!!
LilVirgo : à 17 ans, je faisais quoi, moi?
Gauthier : je sucerais les mecs sous les douches après le sport 😉
LilVirgo : ah oui : je suis allée voir notre dame de paris
Gauthier : g tjs rever de le faire
Nina : Moi, je vivais dans mon monde
Gauthier : et pis je serais plus pédophile puisqu’ils auront mon age!
Nina : Non, tu serais normal
LilVirgo : tu peux pas le faire aujourd’hui?
Nina : Moi, je serais la star du lycée
Gauthier : ben je fais plus de sport
LilVirgo : sucer les mecs en salle de sport, je veux dire…. ah oui, forcément
Gauthier : (penser à s’inscrire à club med gym)
Nina : Mais le problème, c’est que si je me tape tous les beaux mecs du lycée, je passerai pour la salope de service. Y a des salles spécial gays
moumour

LilVirgo : ben oui, c’est bien ce qui me semblait
Gauthier : ben ça changera pas trop de ce que tu es alors
Nina : CONNARD TA MERE!!!
Gauthier : je sais on appel ça des baisodrome. il fo qu’il y é un peu de compet.sinon c aps interessant genre « gay ou pas gay? »
Nina : (merde, moi qui disait que la conversation redevenait un peu publiable)
Gauthier : ça m’amuse moi. ma mère va bien
LilVirgo : moi je crois que je me suis tapée aucun mec au lycée, c’te honte
Nina : Moi non plus. Je crois pas, j’en suis sûre
Gauthier : moi deux filles (HOOOOOOOONTE)
Nina : Faut dire que tout le monde m’appelait « Phoebe », ça vous donne une idée de l’ovni que j’étais
LilVirgo : oui, moi aussi, le « je crois » c’était pour faire style
Gauthier : dont une qui a tenté de m’expliquer où été le clitoris
LilVirgo : ouah!
Gauthier : je cherche tjs
Nina : Je me baladais avec mes T-shirt « starmania » ou « X-files ». Je voulais être chanteuse
LilVirgo : ça pitié, publie-le
Nina : Ouais!! Samedi prochain
Gauthier : NON JE REFUSE. et puis merde j’assume
LilVirgo : moi j’étais promod de la tête aux pieds, l’option personnalité non incluse dans les fringues. oui, assume bordel
Nina : Tu sais, moumour, y a des hétéros qui n’ont tjrs pas compris où c’était. Ni qu’il ne fallait pas appuyer dessus comme un malade
Gauthier : moi gauthier, 25 ans, pédé de son état, j’ai déjà fait un cuni explorateur « plus à droite, plus haut, plus bas, voilààààààààààààààà c
lààààààààààà ».eurkh.quand j’y pense…

LilVirgo : y a une citation de sex and the city sur ça
Nina : C PAS UN JOYSTICK
LilVirgo :’it’s my clitoris, not the sphinx!! »
Nina : Oh, l’autre soir, j’ai rêvé que je couchais avec une fille
Gauthier : oui ben ça je pourrais je resservir à des mecs qui me sucent « non si tu tire dessus tu va pas partir avec! c fragiiiiile »
Nina : Enfin, non, on se faisait des câlins et elle me tripotait
LilVirgo : c’était bien?
Gauthier : et alors?(elle va finir tartopoil addict l’autre)
Nina : Oui, c’était bien. Sauf que la fille, elle est partie vomir après, je sais pas si je dois pas mal le prendre…
(Mister Big rejoint la conversation)
Gauthier : elle est là la grosse? Prends le mal
LilVirgo : c’est qui londres J-5?
Nina : Il est marqué absent.N’empêche qu’elle avait la peau toute douce
Gauthier : mister big
Nina : C’est Mister Big
LilVirgo : d’accord
Nina : Voilà
Gauthier : normal c une fille
LilVirgo : parce que [adresse MSN de M. Big], ça me parlait pas trop, j’avoue
Gauthier : une fille c doux et confortable. mais les mecs peuvent l’être aussi
Nina : Y a des filles qui ont des peaux pas douces, je suis sûre. Moi, la mienne est douce car j’utilise l’huile précieuse de Nuxe
LilVirgo : trooooop bien nuxe!
Nina : Oui, le beau mec que j’ai eu début oct, il avait la peau merveilleusement douce
Gauthier : « moi pour ma peau j’utilise mir laine machine »
LilVirgo : ben ma [biiiiip], il avait une putain de peau douce
Gauthier : JE LE VEUX JE LE VEUX. je veux enculer un mec qui s’appelle [biiiiiiiip!]
Nina : Nuxe, ça sent bon, c ma mère qui m’a appris ça. Moi, je veux coucher avec Wenworth Miller, chacun ses fantasmes
LilVirgo : mais que fait la police!
Gauthier : oui ben on se demande
Nina : Moi, je veux un slave!!
LilVirgo : ben il se tape mariah carey dans deux clips
Nina : C définitif. AH non beurk!!
LilVirgo : moi je veux un mec beau et connu
Gauthier : g eu une alarme qui a sonné de 22h30 à au moins 9h ce matin dans mon quartier
LilVirgo : j’ai décidé ça, là. effectivement, on se demande, du coup
Nina : Wenworth, il est connu et il est trop beauuuuuuuuuuuuuu
Gauthier : oui ben moi je veux prendre en tournante ben affleck et matt damon mais je me tape un brésilien expat’ à londres hein. on fait pas ce qu’on veut
dans la vie bordel!

Nina : Moi, je veux un Slave. L’autre jour, à l’expo sur la Bulgarie, tout le monde parlait bulgare, j’ai trouvé ça classe
LilVirgo : ouais la vie est dure…
Gauthier : c scofield?
Nina : Oui!!
LilVirgo : oui c’est scofield
Nina : Il est beauuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu
Gauthier : scofield c ou il veut quand il veut
LilVirgo : oui et avec tes fantasmes sur le russe…
Nina : A Tlse, y a le vendeur de mangas qui lui ressemble. Oui, c beau le russe. C viril
Gauthier : il me prend, il me jette sur le lit, il m’insulte, il me crache dessus, il m’encule à sec, il me jette comme la pire des merdes LE PLUS GRAND KIFF
DE MA VIE!

LilVirgo : c’est qui qui te fait ça?
Nina : …
Gauthier : scofield lol
Nina : Ah non, Scofield, il est tendre. Mais il sait être viril quand il le faut.
LilVirgo : d’accord, parce qu’entre lui, matt damon, ben affleck et ke brésilien, j’avoue, j’étais perdue
Gauthier : mon brésilien il est tendre
Nina : Je suis sûre qu’il a la peau douce. je veux des câliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiins
LilVirgo : en même temps, moije pense pas
Nina : Si, avec tout le maquillage qu’on lui applique sur le corps, je m’imagine lui mettre du lait hydratant dessus. miam
LilVirgo : oui, alors, la partie niaise de la conversation, tu censureras, hein [je l’ai fait!!]. putain, mais je veux être in love, moi!
Nina : Moi aussi
LilVirgo ; tu parles pas anglais?
Nina : Le portugais, c pas mal comme langue aussi. Ils sont beaux les portugais
Gauthier : yes of couRse
LilVirgo : foutchbooool brazilll
Nina : Non mais y en avait un dans le reportage de Yann Arthus, j’en aurais bien fait mon 16h. Et mon 18h, mon 20h, mon 22h…
LilVirgo : merde j’ai pas regardé
Nina : C’était bien, y avait même des loutres!!!
LilVirgo : ah oui c’est pour ça que j’ai pas regardé, alors
Nina : J’adore les loutres!!
Gauthier : espèce de loutres addicted va
Nina : Oui, j’assume
LilVirgo : nina loutrophile
Nina : Mon prochain mec,je l’appellerai ma loutre
Gauthier : en fait ce qu’il me faudrait (parlons de moi parce que j’aime ça)
Nina : (et là, je perds tous mes prétendants)
LilVirgo : je doute qu’il apprécie la chose
Gauthier : c un boulot et du temps pour aller le voir la bas
Mister Big : Bon, là, ça peut plus durer…
Gauthier : voilà on peut passer à aute chose
Nina : S’il m’aime, il aura pas son mot à dire. Et s’il m’aime pas non plus
LilVirgo : il est riche?
Nina : Aaaaaaaaaaaaaaaah, he’s here!!
Gauthier : lol ‘jour la grosse 😉
Mister Big : mdr! je jouais aux fantomettes!
Nina : Ladies et gentleman, the only one, Mister Big!! *clap clap clap*
LilVirgo : bonjour [pseudo MSN de M. Big], que je ne connais pas en vrai
Mister Big : j’étais là depuis le début, mais c marrant de vous voir papotter… 😉
Nina : Moumour, il parle boulot alors qu’on parle de mecs. Ah vous vous connaissez pas????
Gauthier : genre t’écoute au portes? c pas poli ça….
Nina : Mais c imposssible ça
LilVirgo : bah si
Gauthier : ben non ils se connaissent pas
Nina : Il va falloir réparer ça!!
Gauthier : ouép
LilVirgo : bah ouais
Gauthier : tu fé quoi Lil pour le reveillon? lol
Nina : Moi, je veux un mec tendre et viril à la fois. On sait même pas ce qu’on fait, nous!!
Gauthier : on le fait chez Mister Big
LilVirgo : hahaha, je sais pas encore
Nina : Si on bosse moumour, on risque d’être sur Paris
Gauthier : mais non le chomage nous va si bien
LilVirgo : dans une semaine chuis parisieeeeeeeeeennnnnnnnee!!!!
Gauthier : j’vois pas pk ça cnahgerais
LilVirgo : pardon, l’émotion, l’hystérie est revenue
Gauthier : welcoooooooooooooom darling
Nina : Moi,j’aime pas le chômage
LilVirgo : putain, hier j’ai revu mon coloc de lyon,
Nina : C quand la crémaillère?
Mister Big : Pouffiasse? tu veux finir seul, dans ta maison de retraite, sans personne, aucune attache? seulement les petits enfants de ton frères qui viendront
juste s’assurer 1 fois par an qu’ils sont tjrs ton héritage? Non? alors tente avec ton Brésilien… et arrete de faire le gosse! meme l’enfant gaté pourri je dirais!!!

Gauthier : je m’emmerde moi c clair
Nina : Tu inviteras des beaux mecs??
LilVirgo : ça faisait presque deux ans que je l’avais pas vu, qu’est-ce qu’il était beau quand même
Gauthier : merci de votre intervention Mister Big
Nina : Tu me le présentes??????
Gauthier : on vous rappellera
LilVirgo : ben ouais, si j’ai l’occasion. il a une meuf
Mister Big : (bon, le cas de Gauthière, c fait… suivante!)
Nina : C un détail, ça!! 😉
LilVirgo : mais la bonne nouvelle, c’est qu’il a un jumeau
Gauthier : je ve le jumeau
Nina : Non moi. J’ai dit en premier
Lilvirgo : HEHO!!!
Gauthier : toi t lesbienne maintenant alors chut
LilVirgo : c’est moi la coloc, dans l’histoire, bordel!
Nina : D’abord, il est hétéro le jumeau. Non, j’ai rêvé UNE fois que je faisais des câlins avec une nana à la peau douce
LilVirgo : enfin, je dis ça, pendant 8 mois, j’aurais pu me le taper
Mister Big : Nina, c’est pas parce que je suis 100% fidèle et que Gauthier se voit déjà en couple qu’il faut prendre le relais et baiser avec tout ce qu’il
passe! on te parle d’un mec, ayé, tu veux le manger!!!

Gauthier : toi tu as eu ta chance maintenant c pour les copines
Mister Big : attend te voir sa tete avant!!!
Nina : Non, je veux tomber amoureuse. Lil, elle a dit qu’il était beau. Je veux trouver le futur père de mes enfants!!
Gauthier : moi aussi
Nina : Enfin, au moins, un mec avec qui je reste plus de 15 j quoi
Gauthier : mais je comprends pas pk ils tombent jamais enceinte
Nina : Que je puisse présenter à ma maman qui commence à s’inquiéter pour moi
Gauthier : pourtant j’yu met tout mon coeur. et le reste…
Nina : Chanceux!! Moi, tous les mois, je suis contente quand j’ai mes règles
Mister Big : tu veux devenir la nouvelle boite-à-baise (boite à foutre, plutot, qui est le féminin de boite -à-baise…) du blog? 😉
LilVirgo : merde la seule photo de lui, il a l’air d’un terroriste
Nina : Même avec les capotes. Et puis avec toutes ces histoires de déni de grossesse, _ça me fait flipper
Gauthier : fé péter
Nina : Il parle slave?
LilVirgo : en plus, il va vous plaire, lui aussi il a un nom rigolo
Mister Big : hector?
Nina : Dis, dis, dis!!
LilVirgo : guillaume
Gauthier : c quoi.?
Mister Big : jean-marcel?
LilVirgo : [biiiiiiiiiip encore un nom de famille à la con!]
Mister Big : mdr! c tout? pfff… 😉
Nina : Bon, je l’épouserai pas
Gauthier : mais tu els collectionne!!!!!!!!
Nina : GUillaume par contre, c pour moi
LilVirgo : oui c’est vrai
Mister Big : « Nina [biiiiiiip] »? pas mal… 😉
LlVirgo : tu pourrais l’appeler nicolas sur le blog
Gauthier : atta elle nous parlé de ces mecs tout à l’heure yen a un c [biiiiiiiiip!] qd mm. et l’autre c quoi?
Nina : Ben oui, c logique
LilVirgo : d’ailleurs, je crois que son jumeau s’appelle nicolas
Nina : [biiiiiip]
LilVirgo : putain, le bordel
Nina : Dingue!!!
Gauthier : j’adoooooooooooore
Nina : Si c pas un signe que c l’homme de ma vie, ça! Il vit sur Paris?
LilVirgo : paris [biiiiiiiip)
Gauthier : il est pour moi 😉
LilVirgo : mais là c’était y a 4 ans
Gauthier : c mon voisin
Nina : Non, il a dû déménager depuis.ET IL EST PAS PD ET TOI T AS DEJA UN ROUDOUDOU
Mister Big : sans transition: le dernier jeu sortie par la Francaise Des Jeux: le Scrabble à gratter! (ok, aucun rapport,. c’est juste que je viens de voir la
pub à la télé!)

Lilvirgo : mon nouveau pseudo sera madame claude
Nina : Je savais même pas pour la française des jeux
Mister Big : Nina, des hétéros, on en a enculé plus que toi, alors on sait de quoi on parle… lol
Nina : Oui, Virginie, case tes copines!: Moi, si tu veux, j’ai un obsédé à gros zizi en rayon pour toi
Gauthier : ça tombe bien tu voulais faire un scrabble hier ;). vi ça c vrai d’abord!
Nina : Moi, j’ai jamais enculé personne
Gauthier : c mes préférés. putain g une montée d’hormones moi d’aillers là
Nina : Oui, Gauthier, il a même pas de scrabble chez lui. Moi aussi, je vais finir par rappeler [biiiip] gros zizi
Gauthier : ouais honte à moi. bon les z’enfants je v aller plier mon linge qui seche dans la baignoire puis prendre une douche
Nina : Moi, je dois faire du ménage
Gauthier : et pis je reviens
LilVirgo : putain, je me barre deux seconde, je reviens, Nina dit « j’ai jamais enculé personne »
Gauthier : Nina c bon pour 20h à la cantine?
Nina : J’ai l’impression que c tard, foutu décalage horaire. Ouais
LilVirgo : c’est qui [biiiiiiiip]?
Nina : Il fait peur ton mec, Lil
LilVirgo : je le connais pas, moi!
Nina : [biiiiip] gros zizi, Laurent sur le blog. Bon, il fera juste que te ramoner mais il a un gros zizi. Ce qui est chiant, c’est qu’il est un peu
passif

LilVirgo : ouais ben non, alors. un mec serpillère, bof, je veux du sensass moi
Nina : Argggghhhh, je n’ai rien d’autre en rayon…
Mister Big : mdr! genre il s’allonge sur le dos et il te laisse t’embrocher dessus… cool… ca fait du sport aussi! 😉
Nina : C un peu ça. Le mec, il a jamais joui autrement que sur le dos. Enfin, avec moi en tout cas (je suis pas sûre que ce soit super publiable,
ça)

LilVirgo : ouais ben je viens d’apprendre qu’un pote a un gros zizi aussi, alors je vais ptêt investiguer par là, plutôt. mais si mais si (niark)
Nina : Ah, les gros zizis, que de souvenirs émus!!
Mister Big : oui… je me souviens, moi a ussi… la dernière fois que je suis allé pissé, par exple…
Nina : Ben, toi, t’en as un sous le nez tous les jours!! 😉
LilVirgo : (et si je dis pas ‘moi aussi’, je passe pour une loseuse, ce serait con quand même)
Nina : Ben, tu sais, un gros zizi, ça fait pas tout, encore faut-il savoir s’en servir
LilVirgo : beh ouais
Mister Big : dans la bouche de qqu’un, y’a pas grand chose à faire avec un zizi… si ce n’est le remercier avec qq CC de sperme… 😉
Nina : Ben, si, y a des mecs qui adorent me défoncer les molaires avec leur bite. Ca m’énerve ça. Il a un oncle dentiste ou quoi???
LilVirgo : oui, mais bon, sans vouloir faire la fine bouche, une grosse ET vaillante, ‘fin voilà, quoi
Nina : Oui, ça, c l’idéal… SOUVENIRS EMUS
LilVirgo : ouais, alors le vrp colgate, je refuse
Nina : Moi aussi. La fellation, c moi qui gère. Et mes molaires n’ont pas besoin d’une auscultation pénissale
Mister Big : ben faut savoir! en gros, faut que le mec ce mette sur le dos et se laisse faire…
LilVirgo : ou le mec qui t’appuie « délicatement » sur la tête,…. trop classe
Nina : Oui, c parfait ça. J’aime pas qu’on m’appuie sur la tête, non plus. En général, moi, le mec fait ça, je m’arrête (il a le droit de me caresser les
cheveux par contre)

LilVirgo : pareil
Nina : Moi quand on me fait un cunni, j’appuie pas sur la tête!!
Mister Big : en meme temps, si t’as besoin d’appuyer sur sa tete pour qu’il prenne ton clito en entier dans sa bouche, je m’inquièterais pour toi!
LilVirgo : et alors puisqu’on parle de langue, moi faut que je bosse mon néerlandais pour demain
Nina : Oui, ahahahahah. Moi, quand un mec me fait une gâterie, je le laisse faire, je savoure
Mister Big : moi pareil! 😉
Nina : Je devrais m’inscrire en cours de russe, tiens
Mister Big : moi le japonais… 😉
LilVirgo : ça te permettrait de rencontrer du slave
Nina : Ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis. C carrément l’idée
LilVirgo : moi l’homme venu du nord, j’avoue qu’il me fait moyen rêver, mais faut que je m’y mette, là
Nina : Le néerlandais, j’aime moins
LilVirgo : c’est la langue la plus laide du monde je dirait
Nina : Ou alors un scandinave, j’irai vivre chez eux car le modèle social scandinave, il est pas mal
Mister Big : le slave, c pas top…
Nina : Sortir avec un scandinave, c’est un choix politique
Mister Big : oui… et la météo, idéale… 😉
Nina : Non, c cool, en Suède, en hiver, il fait nuit à 15h
LilVirgo : moi faut que je me tape un hollandais, mon avenir professionnel en dépend
Nina : Donc tu passes plus de temps au lit, mouarffffff
LilVirgo : fait chier, quand même
Nina : j’en connais pas de néerlandais. Moi, faudrait que je me tape un rédac en chef, mon avenir en dépend! 😉
LilVirgo : c’est cool, j’échappe à la promo canapé, j’ai appris hier que mon tuteur à (fac de LilVirgo) est pédé
Nina : La chance!! Remarque, y en a certains avec qui la promo canapé serait un plaisir!!
Mister Big : j’ai tjrs dit: tant qu’à coucher, coucher utile!
LilVirgo : ouais mais ça gâche le truc quand même, sans vouloir être à cheval sur les principes. non, moi tant qu’à coucher dans mon boulot, j’espère que mes élèves seront beaux
Mister Big : si tu appelles une bite « un principe », ca gachera rien… 😉
Nina : Oui, mais moi, si je couche pour réussir, ce seraqu’avec un beau mec… avec qui je coucherai même sans promo à la clé
LilVirgo : bien vu!
Nina : Mais vu que ce sera toi la prof, c toi qui choisira tes élèves amants!! Putain, je veux être prof!
LilVirgo : ben ouais!
Gauthier : lefroid n’est pas morte. elle m’appelle à 19h pour me dire si elle nous rejoins
Nina : Cool
Gauthier : elle vous fait des bisous
Nina : Ah, ce serait bien
LilVirgo : putain, fait chier que je sois pas là
Nina : Moi, mon rêve, c’est qu’à 50 ans, je sois suffisamment canon pour me taper des petits jeunes
Gauthier : ben vient!
LilVirgo : pouviez pas faire votre resto dimanche prochain?
Gauthier : et tu dors chez moi g t dis
Nina : Lil, avec nous, Lil avec nous!! Le WE prochain, y a mes parents
LilVirgo : (remarque que dimanche prochain, je serai en post-cuite…)
Nina : Quoi tu fais la fête sans nous???
Gauthier : alcoolique
Nina : Mais honte à toi!!!
LilVirgo : ma meilleure amie se barre un an à fidji
Nina : Elle se garde ses potes beaux mecs pour elle. Ah oui, bon, ça justifie
LilVirgo : je dis adieu à [son bled]
Nina : C zémouvant
LilVirgo : non, c’est que des meufs. les beaux mecs, je les ai vus un peu hier
Nina : Et alors??? Il paraît que je suis bi, moi, maintenant. Et même pas tu nous as invité???
Gauthier : bon v prendre ma douche cette fois
LilVirgo : j’abais un pédé très bien en magasin, d’ailleurs, et j’ai appris juste hier qu’il était maqué
Gauthier : bisous m’sieur dames et autre
Nina : Moi, j’écoute la musique
LilVirgo : ben non, c’était pas chez moi
Nina : A tout à l’heure
LilVirgo : bisous!
Mister Big : et moi finir de lancer ma lessive! 😉 à toutes les fifilles! 😉
Nina : Moi, je réponds à mes comms et faudrait que je fasse le ménage
LilVirgo et moi je vais faire mon néerlandais!
Nina : Il est 17h28 et il fait nuit, j’ai envie de mourir

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Les peoples nos amis

Vendredi, je regardais Tout le monde en parle sur TV5 (oui, moi, le samedi, je regarde rarement la téloche) et Ardisson appelle Dany Boon pour son nouveau film qui n’a pas l’air lourd du tout. Et là, le présentateur fait : « elle va bien votre femme ? On la fait venir sur le plateau ! ». Dans la même émission, il a questionné Laura Smet sur sa relation avec Frédéric
Beigbeder et essayé de savoir qui était le nouveau petit ami de Nolwenn. Bon, vu comme était maquillée Madame Boon, ça devait un peu être prévu qu’elle vienne sur le plateau mais bon.

Les peoples, animal sympathique ou gonflant sur lequel on doit tout savoir. Brad est donc avec Angelina et ils viennent d’avoir une fille dont j’ai oublié le prénom, Katie et Tom ont aussi eu une petite fille, Sienna Miller navigue entre Jude Law et Hayden Christensen (connasse, va !), Nina Bartoldi, à nouveau célibataire, ne bronzera pas seins nus à la plage cet été parce qu’elle bosse. Bref, on sait tout de ces personnes, de leurs habitudes alimentaires à leurs lieux de vacances, de la liste de leurs opérations chirurgicales à la marque de papier hygiénique qu’ils
utilisent. Tout, tout, tout, vous saurez tout sur les peoples. Il suffit d’aller chez votre marchand de journaux, vous aurez le choix entre Voici, Public et Closer. A une époque, y avait France Dimanche, aussi, mais je sais pas si ça existe encore.

Pourquoi on s’intéresse à ces gens-là ? J’avoue que j’ai longtemps piqué le Voici de ma mère et ça m’amusait de le lire, c’était la récréation du week-end mais j’avoue que ça fait un an et quelques que je le lis plus et ça ne me manque pas. Mais pourquoi on lit ça ? Serait-ce pour vivre par procuration ? Bon, perso, je n’ai jamais rêvé de leur vie, ça me paraît si vain et puis finalement, ils n’ont pas une vie si différente de la nôtre : ils se baladent dans la rue, on les prend en photo en sortant du franprix, ils grimpent dans des voitures ou sur des motos, ils vont au parc, au café… Comme nous, quoi. Avant de vivre sur Paris, je me demandais comment ces gens pouvaient vivre, pouvaient sortir de chez eux sans se faire attaquer par une horde de paparazzis. Ben, en fait, dans Paris, on est tellement anonymes, moi, je vois jamais personne sauf Armande Altaï, je l’ai croisée quand même deux fois en neuf mois, dingue ! Après, c’est sûr

qu’ils ont de super baraques, qu’ils font des mariages somptueux, blablabla. Il y a longtemps, j’avais vu une émission où quelqu’un expliquait que les peoples étaient en quelques sortes de nouveaux nobles, ils ne se marient qu’entre eux, ils ne se mélangent pas au peuple… Pas faux. J’imagine que ce qui nous fascine chez les people, c’est qu’ils disposent tout de même d’un certain pouvoir, les médias leur offre de formidables tribunes et ils peuvent parler de tout et de rien. Moi, quand je parle de tout et de rien, je fais pas la couverture de Voici. Peut-être qu’on voudrait inconsciemment (ou pas d’ailleurs) faire partie de leur caste, je ne sais pas.

Les people n’ont pas tellement de vie privée. C’est pas pour autant que je vais les plaindre, je m’explique. En France, on a une loi qui n’existe nulle par ailleurs sur le droit à l’image. En très gros, on n’a pas le droit de prendre des photos de personnes à leur insu. Ca complique énormément le travail de journaliste. Par exemple, si je veux bien faire les choses, si je prends des photos de foules, je devrais faire signer un contrat à toutes les personnes qui sont sur les clichés pour être sûre qu’il n’y a pas de problème. D’ailleurs, vous remarquerez que sur les billets de concert, il est spécifié que vous cédez automatiquement votre droit à l’image. Bref, si je prends des gens en photo dans la rue, même s’ils sont consentants sur le coup, ils peuvent se retourner contre le journal. Et c’est franchement très chiant. Les stars se font donc un blé pas possible grâce à ça. A une époque, la championne toute catégorie, c’était Ophélie Winter Ophélie,
elle vend pas de disque, elle ne joue que dans des films de merde mais qu’est-ce qu’elle ramasse comme blé. En même temps, tout ça est extrêmement hypocrite. Si mademoiselle allait en vacances ailleurs qu’à St Trop ou St Barth, personne n’irait la photographier. Par ailleurs, les paparazzi prennent souvent des photos parce qu’elles ont été contactées par les stars mêmes. Hé oui ! Parfois, ce sont les journaux qui proposent un deal : vous allez à tel endroit avec telle personne, on vous prend en photo et vous pouvez tirer tant d’un procès. Je suppute que, parfois, les
stars sont vraiment prises par surprise et je peux comprendre que ça les énerve mais peut-être que s’ils ne médiatisaient par leur vie autant, aussi… Si vous regardez bien, vous noterez que certains artistes ne sont JAMAIS dans Voici ou autre genre Charles Berling, Goldman, Michael Moore (ok, Michael Moore à la plage, c’est pas Brad Pitt mais bon…), Karine Viard, Isabelle Carré…
Enfin, je vais pas faire la liste, il me manquera toujours des noms. La seule chose que je ne peux vraiment pas approuver, ce sont les photos des stars avec leurs enfants parce que les pauvres gosses n’y sont pour rien. Après, comme je ne peux savoir ce qui tient du coup monté ou de la réelle photo volée, je préfère m’abstenir de commenter. Juste que je ne trouve pas normal que certains gagnent 10 000 euros parce qu’on les a vus dans Voici seins nus sur une plage à St Trop. Y a quand même suffisamment de plages en France pour aller dans un endroit peinard, non ?

 Mais pourquoi tant de fascination, de course au scoop, d’histoires bidons ? Parce qu’au fond, les stars, tout le monde les connaît (sauf mon père qui croit que Paris Hilton, c’est juste un hôtel). Dites qu’Angelina Jolie a accouché, ça passionnera peut-être pas votre auditoire mais au moins, tout le monde sait qui c’est et la majorité des gens savaient qu’elle était enceinte. D’ailleurs, elle était pas censée attendre des jumeaux, celle-là ? Par ailleurs, les stars nous semble être des espèces d’idéaux : amour, gloire et beauté. Pourtant, sommes-nous  différents de ces gens-là ? Moi aussi, je vis des histoires d’amour et des ruptures. Moi aussi, je peux avoir la gloire à mon échelle. Parce que pour moi, la gloire, ce serait obtenir un CDI dans une rédaction et qu’on reconnaisse mon travail. Je n’ai pas choisi d’être actrice ou chanteuse, c’est pas pour autant que ma vie est plus merdique qu’une autre. On a l’impression que les people passent leur temps à s’aimer et se séparer mais parce qu’on ne focalise que sur les histoires qui ne durent pas. Mais on a tous des histoires qui ne durent pas. Quant à la beauté, c’est chacun ses goûts mais les people ne sont pas tous beaux, surtout quand ils commencent à se refaire faire la gueule de tous les côtés. Les bouches siliconées, je trouve ça ignoble. Quand je vois

Emmanuelle Béart dans Manon des Sources et quand je la vois maintenant avec sa bouche « j’ai subi une attaque de frelons », ça me fait frémir. Quand je vois la gueule de Catherine Deneuve aujourd’hui, j’ai pitié pour elle, on dirait la sœur d’Armande Altaï (celle que je passe mon temps à croiser). Mais surtout, tout cela est tellement éphémère. Les petits jeunes de la Star Ac ont fait la couv’ de Voici avec leur faux couple. Qui se souvient encore de leur nom ? Plus personne.

Mais voilà, la célébrité fait rêver. Quand ils ont lancé Closer, j’étais persuadée que ça allait se planter, grossière erreur. Parce que beaucoup de gens aimeraient un jour se retrouver à la place de ses stars, y a qu’à voir la liste d’attente sur toutes les téléréalités, y a qu’à voir tous les mecs qui font le casting de la Nouvelle Star exprès pour se ridiculiser et passer à la télé. Perso, j’apprécie ces magazines en vacances ou pour prendre l’avion (parfait pour se vider la tête et ne pas penser que je suis bien plus haut que les oiseaux) mais je ne les achète pas et ça ne me manque pas. Tant pis si je ne sais pas qui est avec qui. De toute façon, dans un mois, la plupart de ses people seront à jeter aux oubliettes.

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J’ai le melon

Par Gauthier
Comme vous le savez peut-être, ou peut-être pas, je ne suis pas un modèle de modestie, ni d’humilité, et encore moins de compassion. Bref mes amis les plus proches peuvent vous le dire, je suis plutôt puant comme mec quand je m’y mets. Alors forcément comme je suis bien élevé, je fais des efforts pour « bien passer » en société. Je ne peux pas décemment cracher mon fiel ou me mettre en avant 24/24h 7/7j, sinon je serais bien seul.
 
Oui parce que comme tout spécimen d’homo insupportabilus (Mister Big, si tu nous regardes, des fleurs…), je suis aussi hyper sociable, j’ai besoin d’avoir un milliard d’amis, d’être complètement overbooké, bref ça me permet de me sentir encore plus important.
 
Pourquoi je vous parle de ça aujourd’hui ? Parce que j’ai atteint des sommets ces derniers temps. Oui j’ai une chance insolente, tout me réussit, ça en devient indécent. Par où commencer ?
 
Vous le savez sûrement, mais je suis encore étudiant, et je passe beaucoup de temps à sortir, à baiser, bref à m’amuser. Mais j’ai quand même validé mon semestre avec brio (j’ai loupé la mention, mais comme la moitié de la promo s’est fait recaler, ben ça donne de la valeur à mes notes). En plus, pour la petite histoire, quand je me suis retrouvé devant ma feuille d’examen j’ai été super déçu par les sujets. Je suis en bac + 5, le minimum c’est, à mon avis, de vérifier si l’on sait réfléchir, analyser, synthétiser, bref si on a un cerveau suffisamment développé pour devenir des cadres supérieurs. Perso j’attache très peu d’importance et de crédit aux gens qui sont capables d’apprendre par cœur et de le recracher pendant un examens. Ça va, on est plus au lycée. Ben nos profs nous ont simplement demandé de recracher le cours, du par cœur, à la virgule près. Le truc bête et méchant, n’importe quel couillon avec un QI suffisamment élevé pour pouvoir nouer ses lacets tout seul est capable d’apprendre par cœur et de réciter. Donc au lieu de passer 3h dans la salle pour chaque examen, j’y suis resté entre 1h30 et 1h45, juste le temps de remplir deux copies doubles, c’est quand même très scolaire tout ça… Donc le fait que tous ceux qui sont recalés sont resté les 3h à se prendre la tête sur des sujets niveau bac (pour moi) ben ça me regonfle encore plus le melon démesuré qui me sert de boite à cerveau ces temps-ci.
 
Parlons du reste. Je suis dans un master professionnel, il me faut donc un stage pour valider mon année. Je suis quelqu’un de très pragmatique quand il le faut. Donc ma recherche de stage, ça donnait à peu près ça : « bon ça c’est bien, mais tu seras jamais pris ! ça aussi c’est génial, mais tu n’as pas le niveau ! oh là ! alors celui-là il est parfait, mais il y a 700 candidatures, comment peux-tu être pris ? tient, je vais postuler là, c’est nul, je devrais y arriver ! ». Donc j’envoie mes dossiers de candidature, je fais un beau CV, de belles lettres, je mets une belle photo de moi, bref je fais les choses bien. Et puis je me dis « et merde, après tout, ça te coûte qu’un timbre, postule pour le stage parfait où il y a 700 candidats pour un poste, on sait jamais ». Eheheheheh, donc je peux officiellement l’annoncer, j’ai un stage, et lequel à votre avis ? Ben oui mesdames z’et messieurs, j’ai écrasé 700 personnes pour l’avoir : JE SUIS TROP FORT ! Bon par contre j’en ai presque pleuré, et j’ai pas encore tout à fait réaliser, mais bon le fait est que je vais faire un stage de la mort qui tue. J’aimerais bien vous expliquer, mais sous couvert de préserver un semblant de vie privée et d’anonymat, je ne peux pas. Et en plus j’ai pas le droit de parler de ce que je vais faire (les plus perspicaces aurons sûrement une piste avec ce que je viens de dire). Donc on refout une couche au melon, là c’est officiel, je passe plus les portes…
 
À cela s’ajoute ma vie sexuelle, tout le monde a pu lire mon précédent article, mais si… Celui où j’explique que j’ai enculé un futur mannequin américain, qui m’a hurlé du « Djisseus Kraïste » toute la nuit !!!!! Donc oui j’avoue, je me tape des bombes, des mecs à vous faire vous dévisser la tête quand vous les croisez dans la rue. Le genre de mec qu’on voit dans un magazine, et on se dit « mais ça n’existe pas des mecs comme ça, regarde-le, il est trop beau !!! ». Ben si mesdames z’et messieurs, ça existe, et je dois même avouer quelque chose, il est très gentil, et il me fait des compliments par rafales. Moi là c’est officiel, j’en peux plus, c’est plus un melon que j’ai, c’est une mongolfière. Je suis tellement gonflé que je touche plus terre…
 
Donc pour revenir au problème de base, je suis puant. Je dénigre et je critique. Je me sens largement supérieur. En même temps, c’est pas ma faute, les gens sont médiocres, et ils se complaisent dans leur médiocrité. C’est affligeant. Vous aussi je suis sûr que vous savez de quoi je parle. Je suis en plus de tout, mais en fait ça va ensemble, complètement élitiste. Regardez derrière vous, et repensez à vos camarades de collège ou de lycée. Je suis sûr que vous ne voyez plus 95% des gens que vous fréquentiez à l’époque. Là vous en recroisez un/une par hasard dans une soirée. Ça fait super plaisir ce genre de truc, perso suis toujours super content de les recroiser, bref. Donc vous commencez à papoter, et ça donne quelque chose comme ça :
– Alors tu fais quoi de ta vie ?
– Je suis en Science po, je vis à Paris, et je suis gay et toi ?
_ J’ai arrêté en première, je me suis marié avec Marc, on a deux gosses, je suis caissière à Ecomarché, et je fais construire ma maison à côté de celle de mes parents.
– …
Comment peut-on ???? Cet exemple est tiré d’une histoire vraie, et la fille a rajouté « putain je suis bien contente de te revoir, c’est tous des ploucs au village, je les supporte plus, il faut trop que tu viennes boire le café » Et toi t’es quoi ? T’es pas la reine des ploucs peut-être ??? Je rêve… Ma meilleure amie au lycée, enfin mes trois meilleurs amis au lycée sont dans cette situation : bac – 2, marié, presque des enfants, travaillant pour le smic, et super heureux ! Moi je ne comprends pas… Alors je ne choisis pas mes fréquentations selon leurs diplômes, ni leur culture, mais il faut bien avouer que s’ils sont incapables de tenir une conversation je ne vais pas les voir souvent et ils ne deviendront jamais des amis. J’ai essayé de passer outre ça, et ça donne des situations super compliquées, où à la fin on se dispute façon « j’ai 12 ans, t’es plus ma copine, je vais te pourrir ta vie, bouh vilaine ». Perso je trouve ça fatigant à mon âge d’avoir encore ce genre de relations humaines.
 
Donc oui je suis puant, élitiste, et j’ai un melon inimaginable. Et alors ??? Je n’oblige personne à me supporter. Et le plus fort c’est qu’apparemment c’est ce qui me rend si attractif quand on me rencontre. Parce que je suis la personne avec qui tu vas pouvoir t’isoler dans un cocktail pour dire du mal de l’ensemble de la salle. Et ça, c’est pas complètement jouissif ? Pour une plus ample compréhension du phénomène « langue de pute », reportez vous à l’article de Nina. Bref j’assume complètement mes défauts, j’en fais même des qualités. C’est normal, je suis tellement intelligent !!!!
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O mon pays, O Toulouse

Mercredi, 13h45. Dans un monde normal, je serais à cinq minutes de Montparnasse mais en fait, on est loin, le train a du retard. Je reviens de mon pays natal où j’ai passé un long week-end, je suis entassée dans un coin de train avec ma valise, mon ordi et la pauvre Kenya qui dort tranquillement dans sa cage, se préparant pour la sérénade qu’elle me jouera tout à l’heure dans le métro. A côté, y a une fille aux dreads roses dans lesquelles sont accrochées des capsules de bière et elle a un rat teint en vert sur l’épaule… Pauvre rat, c’est pas sympa de le teindre, quand même.
 
Il ne fait pas très beau et je suis d’humeur un peu nostalgique depuis hier. Il faut dire que mon retour sur Toulouse fut chargé en émotion. Week-end normal à fêter l’anniversaire de mon père et de ma sœur avec mes parents, la dite-sœur, mon « frère » (il ne l’est pas d’un point de vue biologique mais fait partie de notre famille depuis trois ans, pas la peine de demander comment se fait-ce, je n’en dirai pas plus), ma grand-mère gentille et ma tante. Vendredi, samedi, dimanche, lundi pépères. Mardi, journée marathon.
 
Plan à 4 au resto
Mardi, donc, 11h45, je pose mes délicates fesses dans l’habitacle de la 206 maternelle pour foncer su Toulouse. Ah, le plaisir de la conduite ! J’adore conduire mais je n’ai plus trop l’occasion de le faire puisque je n’ai pas de véhicule sur Paris. Embrayage, première, embrayage, seconde, embrayage, troisième vrouuuuuuuuuuuuum ! Et vas-y que je déboîte à gauche pour doubler tout en hurlant : « what a-are you waindingue for ? » (pour ceux, nombreux, qui n’auraient pas reconnus, c’est du Gwen Stefani). Car, ce que j’aime dans la conduite, c’est visser les écouteurs de mon ipod dans les oreilles et chanter à tue-tête, m’imaginant devant une salle comble en train de m’applaudir. Oui, je sais j’ai pas le droit de conduire avec un baladeur sur les oreilles mais moi, au moins, je n’appelle personne pendant ce temps. Donc tout va bien.
 
Arrivée 12h30 au centre ville de Toulouse, je me gare sans soucis dans un parking souterrain, j’ai même pas eu à m’énerver après un automobiliste ce qui, à Toulouse, est plutôt rare. Je vais m’acheter un ticket de métro pour me rendre à St Cyprien. Oui, j’ai rendez-vous avec un jeune homme que je ne connais pas, je vous raconte l’histoire. Il y a une semaine ou quinze jours, je trafique sur mon blog quand je suis soudain déconnectée. Je me reconnecte et là, je vois écris en haut de l’écran que mon blog est en « privilège ». Ah ben, merde, alors, je rêve ? Tous les blogs débutent en confiance, on passe en privilège quand notre blog est de qualité mais ce passage était bloqué depuis quelques temps en attendant la sortie de la nouvelle version (sortie mardi). Du coup, maintenant, je sais quels mots clés vous tapez pour arriver sur mon blog, bande de pervers ! Etonnée, je vais hurler ma joie sur le forum d’over-blog (OB) puis je vais faire un tour sur ma boîte mail et voit que j’ai reçu un courrier d’un dénommé Fabien au sujet de mon passage en privilège. Ce monsieur est l’un directeur d’OB (ils sont trois) et comme il aime beaucoup mon blog, il l’a fait passer en privilège. Ah ben merci ! On s’échange nos adresses MSN (non, ce n’est pas nina.bartoldi, mon adresse MSN, arrêtez de m’ajouter). Un soir, on discute, tranquillement, je lui raconte que je suis en vacances chez mes parents, dans une ville assez proche de Toulouse et là, il m’annonce que les bureaux d’OB sont précisément dans la ville rose. En voilà une information, je ne le savais pas du tout ! « Si tu veux passer nous voir, un jour… ». Tu parles que je veux, découvrir les bureaux grâce auxquels je suis une star, je vais pas dire non ! En plus, il a l’air marrant, Fabien : déjà, il n’a « que » 26 ans, donc plus jeune que ce que je croyais. Hé oui, y en a qui ont 25 ans et qui sont chômeuses, d’autres qui en ont 26 et qui sont directeurs, chacun son truc. Donc on discute et on part dans un délire sur le train.
 
Le principe est simple : si la SNCF veut nous faire préférer le train, qu’elle y mette du sien, c’est à dire qu’elle place les gens en fonction de leur âge. Et si nous faisions un wagon spécial 12-25 ! Non parce que systématiquement, on se retrouve à côté d’une personne bien plus âgée que nous. D’ailleurs, ce week-end, ça n’a pas raté : à l’aller un vieux (qui est rapidement descendu, une banquette entière que pour moi), au retour, un vieux (mais y avait toute une banquette de libre à côté donc je m’y suis installée). A une époque, je lisais les nouvelles érotiques publiées sur aufeminin et il y avait toujours des histoires dans le train… Moi, je veux bien faire des galipettes dans le train mais avec qui ?
 
Bref, on a un bon contact et il me propose de passer dans leurs bureaux pour un déjeuner. Jeune homme, 26 ans, célibataire, chef d’entreprise… Bon, et bien, vous commencez à me connaître, je m’empresse d’accepter ! Surtout que ce n’est pas un simple déjeuner : y a peut-être un petit job pour moi à l’arrivée. Me voici donc dans le quartier de St Cyprien, quartier où j’ai vécu mes quatre premières années toulousaines, dans une résidence étudiante où j’ai pu faire partager mes ébats malgré moi. Je trouve très facilement leurs bureaux (ben, oui, ils sont voisins de mon ancienne résidence étudiante que j’ai tant honnie les derniers mois). Je finis ma clope, je sonne et on m’ouvre. Bon, l’immeuble est petit, premier étage, je trouve un charmant blondinet qui me claque la bise : Fabien. C’est marrant, il ressemble un peu à un copain que je fréquentais en maîtrise science politique et qui avait un nom de famille à consonance italienne. Il me montre le loft qui abrite les locaux d’OB et accessoirement sa chambre (un tout petit lit, le pauvre !), il me présente à tout le monde puis on va fumer sur la terrasse. Je dois avouer que dans le Loft, ce qu’il m’a le plus plu, c’est la terrasse. Assez grande, qui donne sur les toits, c’est peinard. On discute un peu, ça fait plaisir de voir qu’il suit bien mon blog, je lui raconte quelques anecdotes sur les « coulisses » du blog.
 
On part manger avec Gabriel, un des autres fondateurs d’OB puis Jérôme nous rejoint ensuite au resto (notez, les garçons, que j’ai choisi les prénoms en fonction des initiales). Le repas est franchement sympathique, j’ai plus l’impression d’un repas entre potes que celle d’être avec trois inconnus (trois mecs pour moi seule, j’assure, quand même). J’apprends pas mal de choses sur OB, c’est hautement instructif. Et à la fin du repas, me voilà promue intervieweuse officielle du site. En fait, ils projettent de changer la home et les interviews que je ferai seront mis en une. Voilà de quoi enrichir mon press book…
 
Goûter avec l’ex
Suite à ce déjeuner, je quitte mes nouveaux amis après les avoir raccompagné devant leur immeuble. Fabien me propose de monter mais ils vont travailler, je vais pas les regarder béatement. Donc je file en ville pour mon prochain rendez-vous : Guillaume, mon ex. Après quelques courses que je dépose à ma voiture, je rejoins donc le lieu de rendez-vous. Comme d’habitude, il est en retard donc après avoir esquivé un mec qui essayait d’entrer désespérément mon champ de vision, je m’appuie contre un mur et coince une clope entre mes lèvres. Je n’ai même pas eu le temps de chercher mon briquet qu’un mec s’approche de moi : « vous voulez du feu ? » Ah ben ça alors ! Il allume ma cigarette et s’en va sans demander son reste. Que je t’aime province, lieu où j’existe en tant qu’individu et pas en tant que point dans une foule compacte ! Non parce qu’aujourd’hui, j’ai retrouvé ma joyeuse jungle parisienne et là, je n’existe plus. Enfin, si, un peu : je trimballais Kenya mais je ne suis finalement que le prolongement naturel de sa panière. C’est pas moi qui les intéresse, c’est elle, avec sa bouille rigolote et ses longues moustaches et ses cris déchirants.
 
Guillaume arrive enfin, il ne va pas très bien, je le sais. On va faire quelques courses à la librairie, là où j’achetais mes mangas, dans le temps. Il y a toujours Fabien, le beau vendeur brun aux yeux verts que j’ai toujours rêvé de violer dans l’arrière-boutique (oui, je sais, ça fait le deuxième Fabien de l’article mais quand je vous dis que je fréquente des personnes qui ont toutes le même prénom, je ne mens pas). Ça me fait bizarre d’être là. On se rend ensuite dans le café qui a abrité nos amours durant deux ans (oui, on l’a pas découvert de suite), la décoration a changé et je suis déçue : le lieu a perdu son charme, défiguré par un énorme présentoir Haribo. Foutu capitalisme.
 
On discute beaucoup, enfin, surtout lui. Oui, il faut savoir que je suis quelqu’un d’assez bavard mais je suis une petite joueuse à côté de lui. Il me parle de ses amours, il est malheureux : depuis deux ans, il côtoie une fille qui vit très loin sur le net et elle doit venir en janvier mais elle s’éloigne de lui. Elle a peur, elle ne veut plus parler d’amour et je la comprends quelque part : l’amour à distance, surtout quand un océan vous sépare. Il en parle, ses yeux rougissent et sa voix tremble un peu donc je le remonte comme je peux : « Ecoute, je suis une fille et pas trop mal placée pour comprendre ce qu’elle vit. Jamais je ne traverserais un océan juste pour voir un « ami ». Tu le sais et elle le sait aussi, vivez ce que vous avez à vivre, vous aviserez après. » Apparemment, ça va mieux.
 
Et là, c’est l’heure des révélations. Il m’apprend que pendant quatre ans et demi, il était toujours en contact avec son amour de jeunesse, LA fille que je détestais sans la connaître parce qu’il l’aimait toujours beaucoup. Mais ce qu’il prenait de l’amitié n’en était pas, elle a toujours eu des vues sur lui et, apparemment, elle a tenté de le soustraire à mon influence pendant quatre ans. Raté, connasse ! Et elle refait pareil avec son amoureuse actuelle. Sauf que là, il a compris et s’est senti trahi. Il m’a aussi expliqué qu’il connaissait sa correspondante virtuelle bien avant notre rupture et qu’à la fin de notre histoire, il pensait à elle plus qu’à moi. Du coup, je lui ai avoué avoir été très attirée par Bertrand à ce moment-là, je lui ai même raconté ce jour de pluie où le jeune homme était venu me parler avec ses yeux verts-bleux-gris qui avaient fait explosés mon petit cœur. Mai je n’ai pas parlé de Fabien, celui pour qui je crevais de désir à une époque (trois Fabien dans un article, j’atteins des records). Pas la peine d’en rajouter.
 
Curieusement, de le savoir, ça ne m’a pas blessé, il n’a pas eu l’air d’être fâché que je lui parle de Bertrand… On a dépassé le stade des passions mais il reste que je l’aime énormément et je ne supporte pas de le voir dans cet état, ça me crève le cœur. Je lui ai rappelé que j’étais là pour lui quand ça allait mais aussi quand ça n’allait pas. Je suis sortie avec lui suffisamment longtemps pour le connaître par cœur même si, mardi, je l’ai découvert jaloux, jaloux d’un gars qui tourne autour de sa donzelle. Il n’a jamais été jaloux de mes amis, il n’a pas vu mes attirances pour Fabien puis Bertrand, sans doute l’ai-je bien caché, aussi.
 
Ma pauvre stagiaire adorée !
On part ensuite chez Lucie où Anne nous rejoint, on discute tous joyeusement puis il part, rapidement suivi par Anne qui avait un cours de rock (quelle dragueuse, celle-là ! J’espère qu’elle va se trouver un beau danseur, ça fera des choses à raconter pour le blog). Je reste donc à discuter avec Lucie, elle me raconte sa vie de stagiaire à l’IUFM et je ne sais si je dois rire ou pleurer. A un moment, elle me parle d’une nana qui vient de l’académie de Versailles et qui lui sort un jour, de but en blanc : « ben, tu vois, moi, l’an dernier, je suis allée au salon de l’agriculture et j’ai découvert que les poulets, ça avait des ailes ». Et je rappelle que cette demoiselle a son CAPES et sévit dans un collège où elle enseigne l’histoire et géographie. Mais elle croyait que c’était quoi comme bête, un poulet ? Et l’adjectif « aviaire » accolé à la grippe, ça l’a pas fait réfléchir un peu ? Bien, je demanderai à Lucie de me filer le nom de cette demoiselle pour ne JAMAIS inscrire ma progéniture dans l’établissement où elle travaille. Sinon, il y a une demoiselle que Lucie et ses amis adorent, celle qui intervient toutes les deux minutes en cours en débutant toutes ses phrase : « Alors moi personnellement, je pense que… ». Du coup, un collègue de Lucie est un jour intervenu en cours en multipliant les « alors moi personnellement, je pense que… alors nous personnellement, nous pensons qu’il faut appeler l’infirmière, personnellement, c’est ce que nous pensons. » Et forcément, Lucie se cache pour rire. Maintenant, je sais pourquoi je n’ai jamais voulu être prof.
 
Fatiguée, je repars de chez elle à 22h30, une migraine commence à se former sur mon œil gauche, j’ai trop fumé. Je rentre chez moi, mes parents ne dorment pas donc je vais discuter avec eux, je leur parle de mon partenariat avec over-blog rapidement (en omettant de dire que j’avais mon propre blog) et ma mère est plus que circonspecte : « les blogs, je sais ce que c’est, c’est là où des jeunes appellent à la haine ! ». Non, maman, ce n’est pas que ça. Mais j’ai beau lui expliquer, elle fait la gueule. Heureusement que mon père me défend. « Tu sais, m’explique-t-elle, je sais pas comment tu vis à Paris, j’ai l’impression que tu deviens une étrangère. » Oups, touchée. Mais je peux pas lui dire que je vole de bras en bras, de brouettes en brouettes, que je pars ce week-end en Bretagne retrouver Guillaume pour un week-end hautement indécent. Elle avait entendu parler d’Arnaud mais c’est tout. Ça me fout un peu le cafard.
 
Je monte sur l’ordi pour mettre mon blog à jour, j’y retrouve Bouc et Moustache (Guillaume est déjà parti se coucher) qui me fait lire son article en avant-première, celui où il raconte qu’il a enfin effacé le numéro de Catherine de son téléphone portable (lire ici). Je lui réponds que je n’en ai pas fait autant concernant Arnaud.
« Tu veux le rappeler ?
Non, mais j’espère qu’il le fasse. Tu sais, j’arrive toujours pas à croire que c’est le garçon avec qui je sortais est celui qui m’a plantée comme ça.
Si c’est lui.
Je sais… Mais je n’arrive pas à lui en vouloir, je suis con hein ?
Oui.
Je me rends compte que j’ai pas tout réglé de ce côté-là… »
Il faut dire qu’une photo du jeune homme traîne à côté du PC familial et de l’avoir sous le nez, ça n’aide pas. Des fois, ça me manque de ne pas être dans ses bras, je m’y sentais si bien… Je crois aussi que mes retrouvailles avec Guillaume ont fait remonter pas mal de choses, le bonheur d’être à deux, mais pour l’heure, je crois qu’il n’est pas encore temps de me caser, j’ai encore des histoires à vivre. Je me couche avec un sacré mal de tête et en me glissant dans mon sac de couchage (oui, je dors dans un sac de couchage chez mes parents, ma chambre est en jachère), je me rends compte que Kenya a fait pipi dessus… Délicieuse fin de soirée.
 
Aujourd’hui, en rentrant chez moi, je me suis allongée, j’ai commencé à m’endormir puis, tout à coup, j’ai saisi mon portable. Au revoir le numéro de Benoît, au revoir le numéro d’un copain de Raphaël que j’avais rencontré au mois d’août… Au revoir le numéro d’Arnaud. Comme une conne, je me trompe de touche et j’appelle mais je raccroche aussi tôt, je ne pense pas que son portable ait sonné. Quand je l’efface, j’ai un petit pincement au cœur mais c’est mieux comme ça : il ne me rappellera jamais, de toute façon. Je me suis assez tournée vers le passé ce week-end, regardons désormais en avant.
 
 
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Chronique d’’un suicide annoncé

Par Gauthier
 
Voilà nous sommes mi-octobre, et je vis à Paris.
Alors je sais que ce blog a comme vocation de raconter nos errances sentimentales, sexuelles, éthyliques, donc l’histoire de mon installation dans la capitale ne rentre pas vraiment en ligne de compte. Mais bon je fais ce que je veux, donc j’ai décidé de vous emmerder avec ma vie, un peu plus encore.
 
Au moment où je commence à écrire cet article je suis plutôt d’humeur mélancolique (cf le titre de l’article), j’ai peur que cela se ressente alors je préfère prévenir…
 
Donc petit flash back, au début du mois j’ai appris que j’étais pris en master pro sur Paris, oh joie oh délectation suprême !!! la fièvre retombe très vite et se transforme en immense angoisse du fait que la rentrée a lieu 4 jours après, ARGH !!! là c’est l’angoisse. Sur Paris je connais quelques personne dont notre Nina nationale, mais bon mon réseau social va sévèrement s’étioler, et je ne parle pas du fait qu’il faille que je trouve un appartement en 4 jours, là c’est de la SF.
Bref heureusement pour moi, j’ai de la famille sur paris, donc je me fais héberger gratuitement « le temps nécessaire ». Ouf !!!
Mais avant ça d’ailleurs je me rends compte que je ne vous ai pas parlé du week end avant mon départ ! Rha lalalala je fais n’importe quoi. Donc je rentre sur Toulouse le vendredi sachant que le Lundi je dois repartir vivre sur Paris de façon « définitive », je réunis donc la bande à Zazous et je promets « une soirée mémorable, à inscrire dans les annales «  (sans jeux de mots… quoique… lol) bref ce fut du grand n’importe quoi. Pour résumé, on a bu, bu, bu, bu, dansé, bu, dans, j’ai fait du touche-pipi dans les chiottes de la boîte avec un chouchou plutôt miam-miam, et j’ai forcément explosé ma caisse en rentrant… Je suis pitoyable ! Me voilà donc au milieu d’un rond-point avec les jantes cassées, les amortisseurs cassés, la direction cassée, le moral cassé. Que fais-je ? J’appelle ma mère… No comment, je ne suis qu’un pauvre pédé sensible, dès que j’ai un problème, j’appelle ma mère, j’assume et je vous merde… De toute façon c’était pas totalement ma faute l’accident (les amortisseurs étaient plus que fatigués et l’esp a merdé donc j’ai fais des tête-à-queue). Donc là c’est quand même la grosse panique, je peux pas laisser la voiture là, on va me la foutre à la fourrière, je peux pas appeler les flics, j’ai dépasser le stade du coma éthylique d’un humain normal, donc je fais quoi ? Ben la solution vient de mon assurance de gueudin, j’appelle Europe Assistance, et ils m’envoient une dépanneuse, qui me dépose gentiment chez moi à 50 km de mon point d’impact ! C’est’i pas merveilleux ? Moi perso je suis fan…
Donc là je rentre, je me couche et je dis au revoir à Toulouse pour un moment.
 
Ensuite me revoilà à Paris, des dépenses en veux-tu en voilà, je m’en sors pour 4000€ pour l’instant, soit en 15 jours (donc là il faut mettre : resto, bouffe, sorties, fringues, ticket de métro, frais d’inscription, loyer, caution, meubles…), et le pire c’est que j’en dépenserai encore au moins autant dans le mois qui vient.
Pourquoi ? Ben je déprimouille, donc l’achat compulsif refait surface comme jamais dans ma vie, je suis faible lol mais qu’est ce que c’est bon de faire les boutiques !!!!! je suis sûr que tu connais ce sentiment intense cher ami lecteur, allez avoue que ce petit pull rose fucshia acheté lors des dernières soldes (seul article non soldé du magasin) tu ne l’a mis qu’une fois, parce que la finalité n’est pas de se fringuer, mais de DÉPENSER DU FRIC !!!!!! D’ailleurs si aujourd’hui j’écris cet article complètement déconstruit et dénué de tout sens c’est uniquement pour éviter d’être tenté de faire chauffer la CB (quoi Nina tu pensais que c’étais parce que tu m’avais demandé un article ? lol c’est beau d’être naïf…).
Bon j’avais dit que j’allais raconter ma vie, alors je vais m’y tenir un peu, j’ai donc réussi un exploit : trouver un appart en moins d’une semaine. Bon ok c’est tout petit, mais il est super bien situé (non il est pas dans le marais), sans pousser jusqu’à dire où je vis, je suis plutôt fier de ma trouvaille. Maintenant le plus dur c’est de s’habituer à la vie parisienne, et surtout au vide immense dans ma vie sociale. En plus j’ai plus le net, je devrais le récupérer avant la fin du mois d’octobre, mais bon jusque-là je fais des passages éclair dans des cyber. Et au prix où c’est je ne peux pas me permettre de zoner sur les chats, donc je n’ai plus de vie sexuelle !!! Moi sans vie sexuelle ! Vous imaginez ? Moi non plus… Hein ? Quoi ? Je mens ? Ah oui j’ai oublié de parler du chouchou que je tire régulièrement, mais bon ça compte pas c’est un gentil garçon qui partage ma couche une à deux fois par semaine… Et puis moi je suis dans une ville immense qui regorge de pédales, alors j’ai envie de tisser des liens… En gros oui, j’avoue, j’ai envie de baiser comme un malade avec tout ce qui bouge, ben quoi moi la nouveauté, ça me donne chaud lol
 
Donc voilà aujourd’hui je peux faire ce bilan : plus de vie sociale, plus de vie sexuelle, un découvert démesuré qui s’annonce, donc oui je suis déprimé, mais bon une bonne cuite ce week end et un raccordement au réseau la semaine prochaine devrait y remédier sans mal. Nina il faut juste que tu me prêtes quelques un de tes amis pour que je m’acclimate.
 
Oui lecteur, j’ai failli oublier (comment pourrais-je oublier ça ???) j’ai rencontré Sab, Tink, et Banana, des filles merveilleuses qui me font bien rire, donc je vais les réquisitionner pour des soirées beveuries dont seul j’ai le secret… À bon entendeur…
 
Ps : oui c’est un petit article, mais bon j’ai vraiment trop envie de filer faire les boutiques, je suis incorrigible 😉
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