Faut-il décrire ses personnages ?

A présent que j’ai terminé le roman de Maja (et séché la réécriture, je savais que ça allait me saouler, ça n’a pas manqué…) et que j’ai entamé l’écriture d’Ofelia (déjà 31 pages à l’heure où j’écris, dimanche fin de journée), je me pose un peu une question : dois-je décrire mes personnages ? Je veux dire, donner des caractéristiques physiques particulières, ok, mais dois-je, par exemple, leur donner une couleur de peau particulière ? Faut-il décrire ses personnages ou laisser aux lecteurs la possibilité de leur donner les traits qu’ils souhaitent ?

Dessiner un corps humain

Dans le roman de Maja, par exemple, j’ai mis un peu de couleur : Maja et son frère sont vietnamo-suédois, le professeur est typé Méditerranéen, une fille a une couleur “caramel”. Svea, l’espèce de doppelganger de Maja, à l’inverse, est une beauté suédoise type, à base de cheveux blonds et yeux bleus. Dans Ofelia, j’ai donné une relative description physique d’Ofelia, actrice donc décrite comme très mince et assez grande mais je n’ai pas détaillé plus, son compagnon a également quelques caractéristiques physiques propres mais pas de couleur donné. Mais on sait qu’ils sont blancs par rapport à une présentatrice télé noire qui explique à Ofelia avoir de la chance d’être à son poste alors qu’elle est une femme, jeune, et Noire de surcroît.

Kady Adoum-Douass

La question de la description physique peut paraître anodine mais elle ne l’est pas tant que ça. Evidemment, quand je base mes histoires à Stockholm ou Rome comme ici, on peut s’attendre à ce que les personnages soient blancs et c’est s’ils ne le sont pas qu’on va avoir tendance à préciser. Effectivement, je le confesse, dans Ofelia, la seule personne pour le moment dont je décris la couleur de peau, c’est celle, justement, qui n’est pas “comme les autres”. Ce qui peut avoir un certain sens dans l’histoire. De la même façon, j’ai choisi de donner un métissage à Maja et son frère car dans leur décision de se lancer ou non dans l’activisme se pose la question de respecter le pays d’accueil de leur mère.

Mylène Jampanoï

Mais la couleur n’est pas tout, il y a également la silhouette. J’avais besoin qu’Ofelia soit mince pour un ressort précis de l’histoire, ça peut coller avec son métier d’actrice (modulo l’histoire se passe en Italie, les actrices italiennes mythique sont plus pulpeuses). J’avais besoin que Svea soit musclée pour une partie précise du récit. Par contre, je ne crois pas parler un seul instant de la silhouette de Maja, ni même de sa taille. Son métissage et ses cheveux longs sont ses seules caractéristiques physiques. Les caractéristiques physiques doivent-elles être évacuées du récit à partir du moment où il n’y a pas d’incidence sur le récit ?

Décrire ses personnages

Car les descriptions peuvent être parfois un peu sexistes. J’avais lu un thread il y a fort longtemps sur le sujet sur Twitter (pas le courage de le rechercher) où une personne signalait à juste titre que dans pas mal de romans, les personnages masculins étaient à peine décrits tandis que les personnages féminins étaient longuement décrit jusqu’à la couleur de leur téton, limite. Parce que ça colle avec pas mal de produits culturels : où le héros n’a pas besoin d’être particulièrement beau ou svelte tandis que la femme, elle, sera toujours parfaitement mince et correspondra aux canons de beauté en vigueur. D’ailleurs, je ne vous apprends rien en soulignant que les actrices au physique “atypique” (vraiment dans le sens pas en accord avec l’ultra exigence des canons de beauté des mass medias) seront plus facilement cantonnées aux séries alors que les acteurs atypiques peuvent parfaitement percer et tenir la tête d’affiche. Je veux dire, ok, on a eu des George Clooney, Brad Pitt et Johnny Depp (pré alcoolisme pour les deux susnommés) mais on nous vend aussi des romances avec Adam Sandler, Benedict Cumberbatch, Vincent Cassel ou encore Javier Bardem… que je trouve pour ma part totalement sexy mais qui est loin d’un lisse Clooney ou Pitt de la belle époque, voyez. Alors qu’en actrice, côté beauté atypique, on a… hmmm. Quelques unes dans le cinéma français, je dis pas, mais sinon, c’est formaté, formaté. Le pire : j’ai tapé “actrice moche” dans Google pour trouver des noms, j’ai trouvé trente articles “les actrices qui sont moches au ciné/à la télé mais belles en vrai” alors que pour ces messieurs, on a droit à un “ils sont moches mais sexy”. Vous le sentez le double standard ? Alors j’essaie tant que faire se peut d’éviter de tomber dans ce cliché. Même si ma nouvelle héroïne est une actrice de cinéma donc potentiellement complètement dans les normes de beauté actuelles.

Diane Kruger

Alors ne décrire que ce qui a son importance dans le récit ? Ok mais est-ce que ça ne risque pas de totalement tuer le suspense ? Si je dis qu’un personnage a une cicatrice mais que ça ne semble pas jouer sur sa personnalité ou son histoire, est-ce que ce ne serait pas évident que cette cicatrice va, à un moment, avoir une importance dans l’histoire ?

Dalius cicatrice

Décrire ou ne pas décrire, quelle question…

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Pourquoi je ne suis pas cinéphile

En guise de chronique ciné du dimanche qui, je crois, n’aura plus vraiment lieu vu que Bobby a officiellement arrêté et je suppose que Keira aussi, voici un article qui va enfin expliquer pourquoi je ne suis pas cinéphile malgré le très léger complexe qui en découle. J’aime bien dire « enfin », pour faire croire que ça fait plus de trois ans que vous attendez de savoir alors qu’en vrai, ça vous est totalement égal et qu’à la fin de cet article, rien n’aura changé dans l’univers (ou alors ce sera pas en lien avec mon article).


Ado, j’adorais aller au cinéma  mais quand je dis aller au cinéma, je devrais dire « sortir le soir pour faire comme les grands et regarder des blockbusters totalement crétins à la Independance day ». Oui, j’ai vu Independance day deux fois au cinéma, tout comme Jurassic Park ou Bodyguard mais rappelons quand même que c’était au siècle dernier et que j’étais mineure. Puis en grandissant, j’ai un peu déserté les salles sauf exceptions. Puis en 2004 (hiver), vint la période « Guillaume et Nina ne s’aiment plus d’amour mais n’osent pas se le dire donc ils vont au ciné toutes les semaines pour ne pas trop se retrouver seuls face à la terrible réalité. Et comme ils connaissent la caissière, ils ne paient pas (véridique). C’est dans cette période que j’ai vu Big Fish (il avait neigé pendant la séance, je me souviens), Les rivières pourpres 2 (non, là, non, vraiment, grosse erreur de casting), Gothika
(pas mieux), un film qui se passe au Québec et qui était marrant, dans un petit village et j’ai oublié le nom.


Puis arrivée sur Paris, 9.9 la séance donc forcément, ça limite. Mais là n’est pas la vraie raison de ma désertion des salles. La qualité des films proposés ? Oui, c’est sûr que payer pour voir des rivières pourpres, j’ai du mal mais même les films qui me tentent, j’y vais pas. Alors pourquoi ? Pour deux raisons.

La première, c’est un peu le côté terroriste des connaisseurs du 7e art qui sont outrés que quelqu’un ait pu aimer des films comme le Pacte des loups en  hurlant que c’est une injure à l’Histoire. C’est sûr que si on étudie l’aspect historique de ce genre de films, on ne peut être qu’outrés, c’est PAS un film historique, c’est un film d’action utilisant une légende comme toile de fond (et vraiment comme toile de fond parce qu’à la fin, la révélation sur la bête, elle est carrément mineure rapport à Vincent Cassel qui fait du kung fu avec un nunchaku-épée). Moi, j’ai bien aimé, je l’avoue. Oui, je sais, aimer un film avec Samuel LeBihan est une hérésie, comment peux-tu ? Ben, simple : en fait, ce que j’aime
le plus dans le film, ce sont les décors. Oui, je sais, ça peut paraître léger mais je trouve que rien que pour les décors, le film vaut le coup d’œil. Après, l’histoire, c’est du manga filmé, ni plus, ni moins. Bref, d’un point de vue artistique, je reconnais que ça ne vaut pas tripette mais le ciné, c’est comme la musique, on peut aimer un prélude de Bach interprétée par Rostropovich et la dernière de Britney Spears, c’est pas antinomique. Alors c’est pas la peine de crier et de me postillonner dessus parce que je trouve des films pourris fameux et des films plus nobles mauvais. Oui parce que y a aussi des chefs d’œuvre du genre que je trouve mauvais, qui ne me parlent pas et tant pis pour les « Mais comment tu peux ne pas avoir aimé ce film ? » effarés et à moitié étranglés. Ben, parce que c’est mon goût et je n’y peux rien. Et pourtant, j’ai aimé Le Mépris par exemple qui cumulait les points contre lui au départ : film 100% nouvelle vague et surtout adaptation d’un livre de Moravia. Si le côté adaptation n’est pas à la hauteur du roman (normal, ce n’était pas le but), la photographie et la mise en abîme de l’univers du cinéma font de cette œuvre un cas d’école. Oui, ce n’est pas parce que j’aime aussi les mauvais films que je n’y connais rien, au passage.


Mais surtout, si je ne vais pas au cinéma, la vraie raison… C’est que je m’y endors. A peu près tout le temps. Si je vais à la séance avant 20h, c’est mort, je vais dormir. Et à 9.90 la sieste, ça fait un peu mal. Par exemple, je n’ai rien compris à Michael Clayton parce que j’ai roupillé la moitié du film (alors qu’il y a George Clooney dedans quand même), ni à H2D2, le guide du voyageur galactique, ce qui occasionne des conversations passionnantes : « Ah mais trop bien la scène où y a eu ça et ça et ça.

– Heu… ouais, trop bien ! »

Alors je pourrais les regarder à la maison… Mais je m’endors aussi.

Alors en exclu mondiale et en direct de mon nouveau salon qui va se faire toiletter dès que j’ai fini cet article (et peut-être quelques autres parce que j’ai pas fini mon café) : cette année, je vais regarder des films et même en faire des chroniques ciné (ohohoh). Comment vais-je vaincre ma narcolepsie cinématographique ? Simple : au lieu de regarder un film allongée sur mon canapé, je les regarderai assise sur mon fauteuil. Déjà, ça devrait limiter les dégâts… Normalement.

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La liste de la fille qui a plus 20 ans

Une nuit à danser (enfin, de minuit à 2h du mat) et j’ai le dos et les cervicales en vrac. Je suis vieille, ça y est. Faut dire que j’ai quand même eu une grosse semaine.undefined

– Je suis officiellement folle amoureuse de Viggo Mortensen qui parle russe. Oui, mardi soir, je suis allée voir Les promesses de l’ombre avec Tatiana. Et là, Viggo Mortensen qui parle russe, imaginez ce que ça peut me faire, hiiiiiiiii ! D’ailleurs, j’ai trop envié la fille qu’il levrette sauvagement dans une scène. Bon, ok, y a Vincent Cassel qui mate mais quand même…  En dehors de ça, le film est pas mal du tout, je vous le conseille. D’ailleurs, il est violent plus psychologiquement que physiquement, ce qui tombe plutôt bien car les films
gratuitement violents, je déteste. Samedi, j’étais allée au cinéma voir « Il était une fois » avec Summer. Et je ne comprends toujours pas qu’on craque sur Patrick Dempsey. Nina qui va deux fois au cinéma en 4 jours, mais que se passe-t-il ? En fait, pour Noël, on a eu 10 places de ciné gratuites et j’avais en plus deux invites pour les Promesses de l’ombre donc du coup, j’en profite et j’invite les copines. Prochain film prévu. Heu ben je sais pas.

– Avant le ciné, Tatiana et moi allons manger un bout, on s’arrête au buffalo grill, le truc où je vais jamais. Et là, on tombe sur un serveur de type neurasthénique qui n’a pas l’air de toujours percuter ce qu’on lui dit. Mais à la fin du repas, le voilà qui s’agite. Après les plats, il nous débarrasse et nous demande si on veut autre chose, on lui dit qu’on décider plus tard. 2 mn plus tard « vous avez choisi ? ». Mais non ! Ca l’empêche pas de vite revenir donc je prends un déca parce qu’un dessert, non merci, j’ai plus faim. Et le
cirque recommence avec l’addition, « vous voulez la machine à carte bleue ? », Tatiana lui répond que oui et il revient…sans. Et c’est fou comme un serveur qui vient à table toutes les deux minutes, ça casse une conversation quand même. Même quand je parle de ma freebox qui marche pas.

– Cette semaine, on avait des entretiens d’évaluation au boulot. Alors chaque boîte sa façon de fonctionner, nous, on n’est pas notés (surtout qu’au bout de 2 mois et demi, hein…), on doit en fait décrire nos fonctions dans le but d’éditer ensuite des fiches métiers. Nous, à la communauté, c’est important car ça permet de montrer que non, on passe pas nos journées sur les forums et blogs, on fait des tas de choses. Pour préparer ces entretiens, on doit remplir une fiche donc lundi, Simon nous explique, à Ioulia et moi, ce qu’on doit mettre. Comme c’est pas très clair dans notre tête, on décide de se faire un brainstorming mercredi soir pour voir un peu ce qu’on pouvait y mettre. Pauline nous accompagne pour remplir la sienne même si elle bosse pas à la communauté. On commence par une orange pressée puis une fois la fiche préparée, Ioulia et moi, on s’offre un chardonnay. Puis il fait faim donc on décide de manger sur place, on met la pression sur Pauline pour qu’elle reste avec nous. Autant vous dire que les entretiens, on n’en a plus parlé.

– Jeudi, les entretiens, donc. Comme on n’a pas beaucoup de salles de réunion, Simon nous le fait passer au café. Bizarrement, avec Ioulia, on est un peu stressées façon « oral de partiel » alors qu’on sait qu’il n’y aura aucun souci, surtout que Simon n’est pas précisément du genre cassant. Evidemment, ça se passe bien, on fait un peu la liste des aptitudes dispensables pour ce travail. A un moment, Simon me dit « il faudrait que tu mettes que tu sais planifier ton travail et travailler en équipe ». Je le regarde, amusée
« t’es sûr que c’est la peine de le préciser ? Parce que c’est un peu évident, quand même… – Ah oui, oui, mets le. » Ok. Mais j’ai pas mis l’utilisation de l’anglais parce qu’en deux mois et demi, mon anglais, il m’a servi quasi à rien.

– Avec Pauline, on a décidé d’apprendre le russe ensemble, on sera aidées par une de ses amies cino-russe et Ioulia qui le parle. Par ailleurs, la même Ioulia m’a appris quelques mots de polonais, je sais dire « ça va ? » « à tes souhaits –merci », très utile vu que j’éternue 50 fois par jour et « Simon est le meilleur chef du monde », appris juste avant l’entretien. Mais là, j’ai pas mes post its alors je peux pas trop vous en faire part.

– J’ai eu la bonne idée de filer mon mail pro à ma sœur qui a décidé que j’allais prendre du prozac. Discussion par mail mardi « bon, j’ai envie de déménager, là. – Oui, il faut que tu trouves un appart qui équivaut à 40% de ton salaire net ! ». Super, je calcule, 40% de mon salaire net, c’est juste 15 euros de plus que ce que je paye aujourd’hui. Là, elle me fait un calcul effrayant « tu dois compter 40% le loyer, 5% pour l’électricité, puis les courses, les impôts, l’épargne, les voyages… ». Je lui fais remarquer que les voyages, je veux bien mais seule, bof… Mais comme j’ai déjà plus de 3000 euros d’épargne immédiatement disponible, elle m’a dit que je pouvais monter à 45% de mon salaire pour le loyer. Ah bah je suis rassurée. J’ai essayé de glisser à Simon que je pourrais écrire un blog sur TMF.com qui servirait à animer les forums et blogs contre rémunération supplémentaire mais j’ai eu comme réponse « non, pour ça, on prendra un stagiaire ». Bouhouhou !

– Petite musique. Vendredi, à moitié morte, je décide d’écouter de la musique classique plutôt que ma playlist habituelle sur youtube (oui, j’ai une playlist sur youtube, ça me permet d’écouter ce dont j’ai envie mais j’aimerais bien une lecture aléatoire, si quelqu’un sait). En rebondissant de lien en lien, je retombe sur Vanessa Mae dont j’avais un peu oublié l’existence donc la voici. Je n’aime pas beaucoup le violon, je préfère l’alto et le violoncelle car je trouve que le violon est un instrument « geignard ». Mais y a quand même de beaux morceaux.

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Le cinéma fait-il encore rêver ?

Comme je suis une nana au top de l’actualité ou presque, en cette période de festival de Cannes, je me sens obligée de parler cinéma. Enfin, obligée, non, c’est juste que ça m’interroge. Je me demande si le cinéma d’aujourd’hui fait toujours autant rêver qu’autrefois. Non parce qu’à première vue, j’aurais tendance à dire que non.
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Quand on parle cinéma, on pense souvent aux films et acteurs d’un autre temps. Par exemple, je lisais dans un vieux Technikart que le cinéma français peinait à trouver ses nouvelles stars masculines. Qui sont les nouveaux Lino Ventura, Jean-Paul Belmondo ou Alain Delon ? Ben… Personne. Le cinéma d’aujourd’hui nous donne beaucoup de stars (en ce moment Dujardin, Cornillac, Cassel, Canet, Magimel) mais ce sont des consommables, ils font deux ou trois films et disparaissent. Ou retournent à la télé. Genre Frédéric Diefenthal. Du côté féminin, c’est pas forcément mieux, ça défile mais ça ne reste pas bien longtemps. Quant aux films actuellement, on ne sait plus bien ce qui fait leur aspect mythique. Par exemple, y a 5 ans, le super film culte, c’était Matrix. Aujourd’hui, je n’en entends plus du tout parler. Y a quelques temps, on avait Mélanie Doutey qui était incontournable, je ne sais pas ce qu’elle devient. Comme Alexandra Lamy, Marina Fois ou même Monica Bellucci.

De fait, la production cinématographique s’emballe, de plus en plus de films sortent donc il devient de plus en plus difficile de tirer son épingle du jeu, certains ne restant pas un mois à l’affiche. L’autre jour, je lisais la chronique hilarante de François Reynaerts sur Spiderman 3. Oui, je sais, suis chiante avec mon François Reynaerts mais c’est mon idole en matière de chronique hilarante. Il disait donc que ce qui était dramatique dans ce genre de film, c’est que le principal argument vente c’est « c’est le film le plus cher de l’histoire du cinéma ». Avant lui, on avait eu Independance Day, qui s’en souvient, sans déconner ? Je crois qu’il y a eu le Seigneur des Anneaux, aussi. Là, par contre, je pense que ces films resteront plus dans les annales mais est-ce dû au film seul ou au fait que ce sont des adaptations de livres cultissimes ? Je me pose la question.
 

Quand vous demandez à des cinéphiles quel est leur film préféré, on vous répond rarement un film sorti ces 5 dernières années. Voire ces 10. Est-ce parce que les films récents ne sont plus de l’art ou est-ce parce qu’on ne gagne le titre de culte qu’après quelques années ? Pourtant quand on regarde des acteurs mythiques comme James Dean, ils n’ont pas tourné 150 films. Bon, ok, Dean, il est mort, Marilyn aussi, c’est peut-être pour ça qu’ils sont mythiques. Mais je sais pas, j’ai globalement l’impression que le cinéma fait moins rêver. Si on regarde le Festival de Cannes, y a quelques années, c’était le rendez-vous incontournable du cinéma mondial, on avait droit à un plateau quotidien de Nulle Part Ailleurs… Aujourd’hui, le festival est de plus en plus boudé par les artistes qui lui préfèrent Berlin, par exemple, ou Venise. Cette année, j’ai pas l’impression qu’on en parle plus que ça, Paris Première a bien mis sa chaîne à l’heure de la croisette mais en dehors de ça…

Je me demande si, globalement, trop de cinéma tue le cinéma, en gros. On a une telle offre qu’on ne peut plus voir tous les films à moins d’y passer ses journées mais pour ça, faut soit être critique ciné, soit chômeur et vu le prix du cinéma… Les films balancés cultes avant même de sortir sont vite oubliés car remplacés très vite par un nouveau « film culte de toute une génération ». Ouais, ma génération, on a tellement de films cultes qu’on sait plus quoi faire des DVD, ensuite. Ok, on est la génération zapping mais nous filer un film culte tous les mois, c’est pas un peu too much ? Faut dire qu’on n’attend plus l’avis du public pour donner ce qualificatif de culte. Sauf que vu qu’on peut pas tout voir, certains films attendus comme le succès de l’année sont de fantastiques fours. Moi j’avoue que ça me fait un peu marrer quand même.
 

Pourtant, des films récents et bons, y en a. Genre Requiem for a dream qui est le seul film à l’heure actuelle à m’avoir fait pleurer. Y a eu pas mal de films de Burton (mais pas tous quand même) qui sont de petits bijoux, d’autres films que j’ai vraiment aimé. Mais souvent, ils sont noyés dans la masse, oubliés à peine sortis de l’affiche. Alors, le cinéma est-il en train de perdre sa capacité à nous faire rêver ?

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