Ces livres qui nous prennent pour des lapereaux

Parce que les lapereaux, c’est trop mignon, j’y ferai référence régulièrement, le tout accompagné de la photo idoine, même quand je parle littérature.

Petit lapereau absolument trop mignon

(je mettrai des loutres et des pandas roux aussi)

Des pandas roux jouent dans la neige

Une loutre très mignonne

Samedi, 17h, 2 jeunes fous décident de se rendre à la FNAC pour quelques achats de Noël. Lui doit trouver des cadeaux pour sa soeur, son beau-frère, ses neveux et sa cousine de 18 ans dont il ne sait à peu près rien, je dois trouver un cadeau pour Anne. Et d’ailleurs, j’ouvre une parenthèse : Victor m’avait suggéré d’offrir à mon amie mes deux films de Wes Anderson préférés (on est en pleine période Anderson) (La vie aquatique et Grand Budapest Hotel si vous vous posiez la question) mais je me suis retrouvée un peu con entre le rayon DVD et le rayon Blue-ray : je sais pas du tout ce que possède ma pote comme appareil, si tant est qu’elle soit équipée (moi, je le suis pas, par exemple). Mais je m’égare.

J'ai moins aimé la famille Tenenbaum même si ce film m'a totalement réconciliée avec Gwyneth Paltrow et c'était franchement pas gagné

J’ai moins aimé la famille Tenenbaum même si ce film m’a totalement réconciliée avec Gwyneth Paltrow et c’était franchement pas gagné

Je remplis donc mes bras de livres… pour moi, comme d’habitude. Mais bon, est-ce ma faute si la FNAC met sous mon nez des livres que j’avais pile sur ma liste d’ouvrages à lire en 2016 ? Puis suis-je vraiment censée résister au plaisir de lire les nouvelles aventures du Prof Moustache qui me permettent de rire et d’apprendre des trucs ? Déjà, j’ai rien pris dans le rayon loisirs créatifs, le rayon que je devrais rebaptiser “achète un livre cher que tu n’ouvriras jamais parce que tu n’as jamais le temps pour ça”, alors hein… Bref. Parmi les ouvrages étalés partout, j’en repère un qui commence à me faire monter la moutarde au nez : “les perles du bon coin”. Pardon ? Tu veux dire qu’une maison d’édition et des “auteurs” peu scrupuleux ont passé des heures à trouver des annonces drôles ou ridicules et se font du fric sur le dos des pauvres personnes ayant posté leur petite prose? Mais plus loin, je trouve l’exemple le plus ultime de foutage de gueule : des hommes et des chatons, le livre. Heu… pardon mais niveau droits photos, ça s’est passé comment ? Non parce que bon, j’ai trouvé le tumblr rigolo 5 mn mais de là à en faire un livre… Respectez-vous, un peu.lapereau adorable

Jon Kortajarena

Moi je vous ai fait « un Jon Kortajarena, un lapereau »

 

Déjà, à l’époque des VDM les livres/BD, j’avais salement tiqué. Sans aller jusqu’à pleurer sur les arbres morts et cracher à la gueule du monde de l’édition, il y a quand même une malhonnêteté intellectuelle qui a du mal à passer. Oui, l’idée d’un site comme VDM ou les perles de ce que vous voulez se fassent du beurre sans avoir écrit une seule ligne de texte, ça me défrise légèrement. Oui, l’idée du site était bonne, ça, je nie pas du tout mais contente toi de mettre de la pub sur ton site plutôt que de récupérer des écrits d’autres personnes pour te faire du fric. Bon, après, moi, j’ai jamais publié sur VDM (oui, le site me fait rire mais non, je ressens pas le besoin de jeter mes mésaventures en pâture pour 3 secondes de gloire et, in fine, beaucoup de bashing) donc je me sens pas spoliée à ce niveau là mais….

littérature au rabais

Au moins, ça fait bosser des illustrateurs, c’est toujours ça de pris

Mais il est possible qu’un ami ou membre de ma famille ne sachant trop que m’offrir se dise “ah ben Nina, elle est souvent sur Internet, ça pourrait lui plaire ce livre” ou “Nina, elle aime les animaux mignons et les mecs sexy, ce livre est fait pour elle”. Parce que oui, c’est un cadeau facile pour les gens qu’on connaît moyennement mais ça ne se fait pas de zapper un cadeau parce que “oh bah je savais pas ce que tu voulais alors j’ai rien pris”. Au pire, achète moi une pochette de jeux à gratter, ça me permettra de me rendre compte que j’ai pas de chance au jeu.

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Mais n’entretenons pas ce système. On gueule sur les livres de piètre qualité édités mais eux, au moins, sont écrits par leur auteur (ou un nègre mais au moins par quelqu’un qui sait quand il écrit qu’il va y avoir une vente dessus), il y a un effort créatif, même s’il est raté à l’arrivée. Et si vous ne savez pas quoi offrir, allez plutôt traîner au rayon photo, il y a toujours un joli livre qui fera un cadeau parfait.

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Culpabilite, mon poison

J’aime regarder ma psyché, tenter d’en saisir les rouages, démêler des nœuds, éclairer la part d’ombre. Je suis mon propre psy, ça m’occupe (et je verbalise tout ça sur mon blog histoire que ce soit dit). Récemment, un événement mineur m’a valu une belle tempête sous le casque car mon action était mise en péril par une culpabilité inutile.

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Je suis quelqu’un de plutôt bien élevé, je crois. Je dis bonjour, je file des coups de main quand je peux. Et quand je le fais pas, je suis bouffée par une culpabilité honteuse. C’est mal ma fille. J’ai en moi une petite voix incroyablement donneuse de leçon qui me rabroue sans cesse. Comme quand je peste devant la mollassonne devant moi qui n’avance pas « putain dégage avec ton gros cul ! Pensé-je. Et la petite voix « non mais calme-toi, t’es pas gentille… » Surtout que la taille du cul sur mon chemin n’est pas nécessairement imposante. J’arrive même à culpabiliser quand je traverse au feu rouge comme une connasse alors qu’il y a une maman avec son gosse à qui elle a certainement expliqué qu’il faut pas traverser quand le bonhomme est rouge.

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Je culpabilise. Quand j’ai pas de nouvelles d’un mec, que je commence à le traiter mentalement de gros connard mais la petite voix moralise « il a peut-être eu un problème ». Bon là, j’ai quand même souvent raison… Mais une fois, j’ai lu un roman comme ça où un silence radio a eu la plus atroce des explications… Pourtant il n’y a parfois pas à culpabiliser. Oui j’ai le droit de penser qu’un mec est un connard parce que parfois, c’est vrai. Oui, j’ai le droit de ne penser qu’à ma gueule parfois car la vie m’a bien appris que tout le monde ne me rendait pas ma prévenance. Même si je vire pas grosse connasse égoïste pour autant, hello, je suis pas le St Bernard du Monde ! Facile à dire…

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Parce que j’ai beau avoir la foi en lambeau, j’ai quand même baigné dans le catholicisme une longue partie de ma vie et ça se flagelle sec. Va te confesser, pardonne moi Seigneur, je pardonne les autres, je les aime, je les aide, je donne à mon prochain. Aaaaah, ce fameux prochain à qui je dois tout. Si tu rajoutes là dessus une lichette de karma, tu te retrouves à avoir le choix suivant : vivre comme une bonne sœur ou pourrir en enfer après avoir eu une vie de merde pour cause de mauvais karma. Pour peu que tu le traînes depuis ta vie d’avant, va falloir se lever tôt pour racheter tout ça. Les dernières phrases étaient sponsorisées par « la religion pour les Nuls » et peut-être un peu par mon dealer.*

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Sauf que merde à la fin. Mes années d’altruisme ne m’ont pas vraiment été profitables, j’ai été assez méchamment foulée du pied par ceux que j’avais longtemps soutenue, abandonnée à un moment où j’allais mal… Je ne suis pas celle qui donne pour recevoir (contrairement aux histoires de Paradis et de karma, notez) mais quand tu te rends compte qu’on t’a tout pris et que t’as plus qu’à crever la bouche ouverte, ça laisse comme un sale goût en bouche. Pas celui de la culpabilité.

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Alors pourquoi culpabiliser ? Penser à soi n’a jamais été un péché… Dans les 10 commandements, Dieu n’a pas dit « tu penseras toujours aux autres avant de penser à toi ». Oui, je sais, ça fait presque 3 ans que je répète ça mais comprenez, c’est pas moi… C’est ma culpabilité.

*En vrai, je prends pas de drogue, je crois que ça fait encore plus peur.

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Le mec de la tombe d’à côté de Katarina Mazetti

Je suis une fille paradoxale : si un film ou une série fait l’unanimité, j’ai juste pas envie de le voir alors que si c’est un livre, je cours l’acheter. Enfin, ça dépend, je me précipite pas acheter les best sellers de type Musso, Lévy ou la saga Twilight (même par curiosité, j’ai pas réussi à m’y mettre à celui là).

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J’ai donc piqué « Le mec de la tombe d’à côté » à ma maman qui m’avait prévenue « j’ai pas aimé, j’ai trouvé ça vulgaire ». Bien, bien, bien… Bon, avec maman, on a un peu les mêmes goûts en matière de bouquin mais je me laisse pas influencer. Et bien je vous le donne en mille : elle avait raison. En fait, c’est pas tellement sa vulgarité que son insipidité totale qui m’a ennuyée. J’ai même réussi l’exploit de m’endormir à deux pages de la fin… Je me suis réveillée 4h plus tard.

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L’histoire : une jeune veuve se rend quotidiennement au cimetière rendre visite à la tombe de son mari. À côté, un homme vient entretenir la tombe de sa mère. Au début, ils se méprisent quand soudain, à la faveur d’un quiproquo, ils se mettent à se désirer l’un l’autre. Démarré alors une liaison que nous appellerons « L’amour est dans le pré suédois ». Manque que Karine Lemarchand et James Blunt. Bref, la citadine et le fermier s’envoient en l’air et se rendent compte que c’est tout ce qu’ils ont en commun. D’où ces magnifiques dialogues de type « alors, tu vas m’apprendre à traire les vaches, hihi… » »Ouais, tiens, j’ai un pis rien que pour toi ».

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La vulgarité donc. Le problème n’est pas tant que nos héros s’envoient en l’air, le truc, c’est que les dialogues coquins comme celui reproduit plus hauts me paraissent déplacés. Non que ce soit choquant (il lui a pas dit non plus « viens traire ma bite »), juste que ça sert à rien en fait. Ça fait un peu : tiens, mettons un dialogue pour mettre 4 lignes de plus et dire comprendre qu’ils vont s’envoyer en l’air. Je sais pas, ça sonne faux, ça fait juste vulgaire et pas du tout excitant… Bref. Ce livre donne la sensation d’une histoire de cul mais sans cul assumé, finalement.

Couple

Et que dire des personnages ? Lui m’a paru sympathique, complément dépressif, une vie tellement merdique que tu te demandes comment il est pas encore allé se balancer sous les roues de son tracteur. Mais doté d’une certaine droiture. Elle, par contre… Bon, déjà, c’est terrible mais le côté « une fille fade, maigre, toujours de beige vêtue », j’ai pas pu m’empêcher d’imaginer Audrey Tautou dans le rôle et je ne la supporte pas. Du coup, ça m’a rendue l’héroïne antipathique mais avais-je besoin de ça ? Elle n’aime personne au fond, prend son fermier de haut, fait la gueule pour rien. Une chieuse.

Audrey-Tautou

Bref une histoire d’amour sans amour, une histoire de cul sans cul assumé, une confrontation de deux univers vu et revu et une fin en eau de boudin qui fait un peu « Heu, je… Oh Ben tiens, il me reste 10 pages pour conclure, je te bâcle ça et je pars en vacances ! »

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Mais je suis pas têtue : j’ai acheté un autre livre de Katarina Mazetti et dès que j’ai fini Glacé de Bernard Minier puis le volume 2 de l’intégrale de Game of thrones (j’ai peur qu’on me spoile), je m’y mets.

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La vie n’est pas un (putain de) film

Des fois, dans la vie, t’en as un peu marre. Tu te sens pris dans la vague et pas comme l’élégant surfeur qui joue avec les rouleaux. Non, toi, la vague, elle te secoue dans tous les sens façon machine à laver et tu te retrouves soudain sur la plage à moitié noyé, à cracher de l’eau salée avec 20 kilos de sable dans le maillot et de l’algue dans les cheveux. Sexyness zéro, quoi.

Alors après avoir craché ton eau et tenté de vider ton sable (nous savons tous que tu en retrouveras encore pendant un petit moment), tu t’assois et tu te dis “ok, j’en ai marre, faut que je me casse !”. Si tu es l’héroïne d’un film, ni un ni deux, tu démissionnes de ton taf, tu pètes ton PEL et tu vas voir à l’autre bout du monde si tu y es. Mais dans la vraie vie, c’est un peu plus compliqué que ça parce que… tu as des engagements (tadam!).

Mise en situation. Oui, j’en ai marre de ma vie et des vagues qui n’arrêtent pas de me faire boire la tasse et me met des saletés dans les cheveux (putain au prix du coiffeur, merde quoi !), je veux me casser sur une autre plage. Forte de mon pétage de plomb, je vais voir mon patron “bon, je démissionne, je me casse!” “Oui, ok, bien, tu fais tes 3 mois de préavis et tu pourras partir”. Mais je…euh… mais non quoi ! Tu me pètes toute ma spontanéité chef ! Non parce que si je dois différer mon pétage de plomb à 3 mois, je vais avoir l’air un peu con parce que je serai calmée d’ici là et fondra sur moi cette terrible réalité : “tu as fait n’importe quoi”.

Et puis va péter ton PEL sur un coup de tête, toi. Ta conseillère financière, elle va pas applaudir. Parce que elle, ça lui rapporte les PEL et tout ça alors ça lui ravit pas le coeur que je veuille tout prendre pour financer mon pétage de plombs. “Non mais mademoiselle Bartoldi, c’est dommage de dépenser ainsi les économies de toute une vie, vous voulez pas acheter un appartement plutôt ? On a des supers offres de prêt en ce moment !” Heu mais je… Pardon mais acheter un appart, je trouve pas ça ouf de wilderie, vois-tu. Est-ce qu’on écrirait un film à base de “non mais ma vie pue alors je plaque tout et j’achète un appart ?”. Non ! Alors fais moi signer tes 36 papiers en double exemplaire et donne-moi mes sous. Et non, je veux pas d’assurance vie non plus, ça suffit !

Bon, maintenant qu’on a les sous, allons acheter un billet d’avion, un aller simple pour l’infini et au delà. Sauf que bon, vu que tu te décides au dernier moment, j’espère qu’il est bien garni ton PEL sinon, t’iras pas bien loin. Ton passeport est à jour ? Ben oui, tous les pays ne sont pas hyper accueillants et vous aurez beau leur dresser un portrait larmoyant “ mon fiancé m’a plaqué le jour du mariage, mon patron me battait et j’ai un ongle incarné !”, si t’as pas de passeport, tu passes pas. Et quitte à avoir une vie de merde, gère au moins ton ongle incarné, c’est pas la peine d’aggraver ton cas.

Et je te parle même pas des détails techniques du genre garder ou lâcher son appart (avec donc un préavis un budget déménagement et garde meuble ou loyer…), convaincre ses parents que, si, si, c’est une bonne idée, trouver quelqu’un qui garde le chat… Non, vraiment, cette histoire de “je plaque tout sur un coup de tête et je me casse vivre loin”, je trouve pas ça très crédible. Sinon, pour péter les plombs de façon moins risquée, on peut jouer à faire semblant de partir en feuilletant les catalogues de voyage. Genre comme je fais régulièrement sur le site de l’UCPA et après, je pleure.

Ca me fait penser qu’il faudrait que je joue au loto des fois. Si je gagne, je pourrai péter tous les plombs que je veux, yeah !

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Young Adult de Jason Reitman

Hier, je suis allée au cinéma, ô miracle. Et j’ai vu un film vraiment mauvais. Donc pour rentabiliser les 6 euros que j’ai déboursés, je vais vous le brocarder avec joie.

Young Adult, c’est l’histoire de Mavis Gary, auteure de 37 ans incarnée par Charlize Theron, qui a osé se mettre à nue pour ce rôle. Comprenez : elle a osé ne pas trop se maquiller, une performance incroyable. Oui, une actrice belle qui accepte de jouer sans trop de maquillage est époustouflante à chaque fois. Surtout que je rappelle pour info que notre amie Charlize a quand même joué dans Monster et là, elle reste quand même très belle donc déjà, l’argument sentait mauvais mais passons.

Mavis traverse une passe difficile : elle écrit des livres sur une série qui s’arrête et a un peu une vie de merde : elle dort, elle joue à la wii et s’occupe mal de son chien. Et là pouf, elle reçoit un mail lui annonçant la naissance d’un bébé fille dont le papa n’est autre que son ex Buddy. Après avoir couché avec un mec, elle se réveille le matin et part en pyjama dans sa ville natale du Minnesota car, elle en est sûre, Buddy est l’homme de sa vie. Oui, Charlize « se met à nu » dans ce film mais se réveille toujours en pyjama après ses coïts. Passons.

Donc la voilà à Mercury, Minnesota et là, c’est parti pour une heure de « Charlize chez les bouseux ». Charlize boit, Charlize se réveille comme une merde le lendemain matin encore habillée comme la veille, le mascara au milieu des joues et Charlize court après son ex en répétant qu’il a raté sa vie car il est resté dans son bledou. Charlize évolue au milieu de gens mal fringués, un peu gras, un peu con. Elle retrouve un vieux camarade, victime de « crime de haine » dans leur adolescence car on l’avait pris pour un gay, on lui a broyé la jambe « et la queue » et depuis il boîte. Il essaie de raisonner Mavis en lui disant « non mais Buddy est heureux, tu vas pas t’en sortir » mais elle n’écoute pas.

Alors là, nous avons droit à une puissante mise en abîme : Mavis utilise son histoire pour écrire celle de son dernier roman, son héroïne (qui change de prénom en cours de route, passant de Kendra à Kendal mais apparemment, ça ne choque personne) raconte son grand amour de lycée qu’elle quitte à la fin des années lycées. Bref. Sauf qu’en fait, cette mise en abîme ne sert pas à grand chose si ce n’est à souligner de façon très lourde l’immaturité de Mavis (des fois qu’on aurait pas noté tout seul)

S’ensuivent des scènes où Mavis boit en s’arrachant les cheveux, littéralement, elle croise un de ses cousins en fauteuil roulant (personnage qui ne sert strictement à rien) et sa mère qui la ramène à la maison et on découvre un ersatz de la famille Camden, cette bonne famille américaine où tout le monde s’aime. Ah oui, je comprends mieux son alcoolisme.

Et y a donc la quête du Buddy. Quête où il ne se passe quasi rien à part un baiser suite à une beuverie interrompue par un babysitter gay (caution cool du film ?), la femme de Buddy est toute gentille. Mavis est invitée au baptême de la petite, se bourre méchamment la gueule et pète un câble, hurlant devant tous les invités que elle aussi, elle a été enceinte de Buddy mais qu’elle a fait une fausse couche. Ou comment tenter de donner une substance à un film en inventant à 20 mn de la fin une explication logique au comportement débile de son héroïne. Buddy lui dit qu’il ne voulait pas l’inviter, que c’était sa tendre épouse qui avait insisté car Mavis avait l’air seule et dépressive (pas que l’air…).

Du coup, de dépit, elle va se taper le boîteux à la queue broyée. Le lendemain, elle retourne à l’hôtel faire un câlin à son chien qu’elle délaisse depuis le début du film et elle rentre chez elle. Fin, oui.

Il n’y a donc pas vraiment d’histoire, pas de sens au final, pas de conclusion. C’est juste une pauvre fille de 37 ans alcoolique qui a une vie de merde et qui ne s’en est pas sorti. Rien, rien, rien, que du creux. Heureusement que j’ai roupillé un petit quart d’heure, j’ai au moins pu me reposer (et non, je n’ai rien manqué pendant ce quart d’heure, Anna qui m’a réveillée me l’a confirmé).

Bref, gros blanc en sortant de la salle. Quelle était l’histoire ? Que retiendra-t-on de ce film si ce n’est cet incroyable manque de fond et de forme ? C’est toujours un peu le problème de ce genre de film qui ne repose que sur un seul acteur : on oublie vite que faire un film avec ne permet pas de faire naître un scénario digne de ce nom. Theron est très bonne (dans son jeu d’actrice j’entends) et c’est dommage qu’elle vienne de compromettre là-dedans, sans doute quelques impôts à payer. Je ne vous dirai pas que j’ai détesté car c’est même pas ça. J’ai juste ressenti une indifférence totale et si j’écris cet article à chaud, c’est que je crains d »avoir oublié le film dans une semaine.

PS sans rapport : ma touche R déconne un peu, je m’excuse s’il en manque, je me suis relue un peu rapidement.

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Mais un bébé n’est pas un jouet [bordel]

Je sais pourquoi je regarde de moins en moins la télé : ça me fait peur et ça menace grandement tout mes schémas de pensée. En somme, si je veux rester dans monde bisounoursiste basé sur la justice de la vie, je dois arrêter de lire les articles sur Secret Story ou regarder le prime quand je glande le vendredi soir. Quoique je me rends compte que les vendredis se passent rarement à la maison, tiens.

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Mais vendredi, j’y étais et j’ai cru avoir pris de violentes drogues tellement j’hallucinais. En cause le couple Sennamelie, devenu chiant comme la pluie. Maintenant que la prod les a poussés à se « marier » (Dieu merci pour de faux), ça s’emballe et voilà que miss décibel 2010 arrête la pilule. Et que même, comme elle a faim, elle se pense enceinte. C’est là que mon monde s’écroule. Dans le pays magique de Nina, les spermes et les ovules sont plus intelligents que leurs propriétaires et ne fusionnent pas si futur fœtus doit récupérer une vie de merde. Cette croyance est héritée d’une ancienne copine, Valérie. Pendant 5 ans, elle a cherché à avoir un enfant de son compagnon, sachant qu’ils avaient tous deux un enfant d’une première union. Oui, je sais, on pourrait croire qu’éventuellement, monsieur n’était pas le père biologique de son premier né mais ils ont passé tous les tests. Quelques FIV plus tard, toujours rien. Puis
un jour, Valérie a rencontré un autre homme, largué le sien, perdu une trentaine de kilos et a eu cette phrase : »tu vois, si j’ai pas réussi à faire un gosse avec lui, c’était pas pour rien. » Moi, je trouvais ça cool comme concept. Même si à coté, ma cousine folle à lier a eu 3 gosses (l’ainé a menacé son petit frère avec un couteau et frappe sa mère à 6 ans…), la mère de Vicky nous parle de ses cas sociaux fertiles dont ce couple qui a accouché de jumelles… Toutes les 2 mortes rapidement dans d’etranges accidents domestiques. Sans parler de ce que je lis sur les forums. Et encore, je ne regarde pas Confessions intimes.

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Dans mon monde magique, j’aime croire à une justice. Une justice de la vie qui empêcherait les fécondations dans les couples incapables d’offrir le bonheur à leur gosse. Évidemment, mon enfance a été un conte de fée, mes parents ont été, à mes yeux, parfaits, un juste milieu entre permissivité et autorité (les parents, je ne vous remercierai jamais assez de ne pas avoir cédé à mes caprices sur l’idée d’avoir une télé dans ma chambre). Et en plus, comme ils travaillaient avec des horaires difficiles, j’ai pu réaliser très tôt que je n’aurai pas à choisir entre une vie de travailleuse et une vie de mère si la question se posait. Heureusement, j’aurais tout misé sur le second point, je me ferais un peu chier actuellement…

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Oui je suis donc extrêmement intolérante sur le sujet et c’est très certainement ce qui explique que mon horloge biologique est aux abonnées absentes : je n’ai pas la stabilité minimale à offrir à un enfant alors je n’en fais pas, mathématique. Évidemment qu’on ne sait jamais comment les choses vont évoluer, si Paul et Jeanne, les heureux parents, auront toute leur vie le désir de rester ensemble par amour et non par nécessité ou habitude. Et je ne dis pas qu’il faut rester ensemble « pour les enfants », une famille où tout le monde se fait la gueule n’est pas un bon terreau fertile pour nos jeunes pousses. Je ne dis même pas qu’il faut forcément un Paul ET une Jeanne dans l’affaire. Certaines familles monoparentales ou homoparentales sont bien plus aptes à offrir du bonheur à leur enfant qu’une famille hétéroparentale, soyons clairs sur ce point. Mais il faut quand même comprendre qu’un enfant n’est pas un jouet : une fois qu’il est là, faut l’assumer. Ca coûte cher (500 € le landau premier prix, je ne parle pas des couches, c’est du vol…) et surtout, une fois qu’il est là, votre vie ne sera plus la même. Car un bébé met en moyenne un trimestre à faire ses nuits… si vous avez de la chance. Et tant qu’il ne les fait pas, il se réveille en moyenne toutes les 3h. Une fois que ceci est maîtrisé, il va falloir lui apprendre des milliers de choses comme marcher, par exemple. Et une fois le bébé mobile, on rigole trop à le surveiller pour pas qu’il marche là où il ne faut pas… Puis faut l’éveiller, l’éduquer. Bien sûr que l’on fait des erreurs, tous les pédopsychiatres vous le diront, il n’y a pas de parents parfaits. Mais bon, quand j’entends certaines gamines de 16-18 ans expliquer le plus sérieusement du monde qu’elles rêêêêêvent d’être enceinte, j’ai envie de les prendre par les épaules et les secouer très fort en leur criant dessus « mais tu sais ce que c’est un bébé pour de vrai ? Tu sais les responsabilités que ça implique ? ». Je me souviens par exemple y a quelques années avoir vu un reportage sur une petite pétasse de 20 ans, maman, qui larguait sans complexe bébé le samedi soir à son grand-père pour aller choper en boîte. Je sais qu’à sa place, ma mère m’aurait ramené par la peau du cul et m’aurait rendu ma progéniture « tu l’as voulu, tu gères ». Non parce qu’entre adultes, si ça nous amuse de nous faire du mal, ok, mais un gosse n’a rien demandé lui… Et je n’aborderai pas aujourd’hui le cas des nanas qui utilisent leur utérus fertile pour retenir un mec, ça méritera un article en entier, je pense.

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Pourtant, dans Secret Story, ils ont fait un truc bien (pour une fois) : pour calmer les ardeurs de nos mariés et sans doute parce qu’ils se rendent compte qu’ils les ont poussé un peu loin, ils leur ont filé un vilain bébé en plastique qui fait tout comme un vrai (sauf vomir) : il pleure, il mange et fait pipi. Waouh ! Il n’empêche qu’on devrait filer ça à tous ceux et celles qui envisagent de se reproduire. Je suis sûre que ça nous ferait quelques malheureux en moins.

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Il n’y a pas d’âge pour les râteaux

Par Lucas

Aujourd’hui, j’ai eu un rendez vous médical avec une femme dont je suis un peu amoureux. Comme c’est l’une des dernières séances, je lui ai demandé si je pouvais « dire au revoir à Mademoiselle Through, dire bonjour à Célia » et l’inviter au resto. Elle m’a répondu que ce ne serait pas « déontologique ». Vie de Merde.

Pourquoi je dis ça ?
Parce que ça m’agace qu’on me réponde un truc pareil alors que j’ai attendu des semaines et des semaines pour lui proposer ce resto. Afin, justement, que nous ne soyons plus dans une relation de patient à thérapeute. Donc, en somme, ce qui me fait râler, c’est le fait qu’elle ne me dise pas clairement « non tu pues » ou « non, je n’ai pas d’atomes crochus avec toi ». Histoire que je sache à quoi m’en tenir. Qu’elle se camoufle derrière un paravent de conventions, ça me fait ronchonner… Surtout que, ce que j’adore chez elle, c’est son coté sincère. Et bah là, je tombe de haut…

Quelque part, se prendre un râteau, c’est se remettre en question… Sur sa place, sur ce qu’on est, sur ce qu’on veut. Je ne compte pas le nombre de râteaux pris de plein fouet où j’ai quand même cherché à aller plus loin et où ma ténacité a fonctionné. Petite pause dans cette bafouille, allez donc voir cet extrait de Manuale d’Amore : c’est tellement ça !!


Et pour revenir à la question de l’être, je me dis que ca rejoint toujours la dimension du paraître. Est-ce que le personnage public de Lucas, joué sur la scène du théâtre social correspond à ce qu’il  a, au plus profond de lui-même, ou bien est-on à 1000 milles de la vérité ? Bah oui ! Illustration….

J’ai trouvé récemment avec l’aide d’une super conseillère RH, ce que je voulais faire de ma vie. De la Communication Stratégique (purée comme c’est beau ces titres ronflants). Pour résumer, disons que c’est de la communication instrumentalisée pour conforter les interlocuteurs dans leur image de la boite et de ses valeurs (mais là les gens intègres vont me dire que la com n’est pas une fin
en soi et que c’est déjà un instrument, un outil, un moyen, certes, certes…).On est pas loin du lobbying et.. Bref.

En fouillant un peu ce marché histoire de mieux le comprendre, je suis tombé sur une phrase très vraie et qu’on peut surement extrapoler pour expliquer mon râteau, je cite

« Entre
Ce que je pense
Ce que je veux dire
Ce que je crois dire
Ce que je dis
Ce que vous avez envie d’entendre
Ce que vous entendez
Ce que vous avez envie de comprendre
Ce que vous comprenez,
Il y a 10 possibilités qu’on ait des difficultés à communiquer.
Mais essayons quand même… »

Cela veut-il dire que dans la séduction il n’y a pas de place pour le parler vrai et la sincérité ?
Cela veut-il dire qu’il faut se conformer à des schémas convenus, ne pas sortir des sentiers battus ?

Je refuse cette sclérose plaquée par la force implicite du qu’en dira t-on et par la peur de donner une mauvaise image.
Sommes-nous en train de rentrer dans une société de façades où il faut montrer un paraitre idéel et fallacieux tout le temps ?
Les relations sociales sont-elles appelées à être encore plus consensuelles ?
Les esprits singuliers et iconoclastes vont-ils devenir des marginaux ?

Bon, heureusement pour moi, samedi soir j’ai vu la coloc d’un copain que j’avais entraperçue à Odéon le jour où elle passait son examen pour rentrer dans l’appart. Je vous parle d’elle parce quencette demoiselle est une bonne occasion pour renouer avec le jeu de la séduction plus ou moins implicite, plus ou moins volontaire. De l’art délicat d’être en intelligence avec la donzelle… Bon, si
ça se trouve un jour, en France, on va en arriver a cette scène mythique de « Mensonges et Trahisons »… Allez, tiens,  je vous laisse là-dessus…

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Grosse colère !

[Attention, EDIT en fin d’article]

Bon, maintenant, ça suffit, la blague a assez duré.

Ca fait un long, long moment que je suis régulièrement victime d’un troll dont les particularités sont toujours les mêmes :
– pseudo qui change à chaque fois ou presque
– utilisation d’un proxy pour cacher son IP
– des adresses mails bidons
– une orthographe improbable
– des insultes très violentes
– des liens vers des sites genre youporn ou boursorama
– un fichier sur lequel il a copié/collé son comm (vu qu’il est incapable de le retaper) qu’il reposte quotidiennement.

C’est lourd, très lourd. Mais là où vraiment, ça dépasse les bornes, c’est quand ce noble Seigneur va poster sa merde sur les blogs de mes copines. Il avait posté un comm incendiaire chez Lil Virgo pour dénoncer ma censure et là, il poste son comm insultant chez PinkLady. Ce qui est intéressant, c’est qu’il a choisi un pseudo qui correspond à mon pseudo MSN, un pseudo que je n’utilise pas forcément quotidiennement, signant mes mails autrement.

Donc il est évident qu’on se connaît. Un individu normalement constitué (pemets moi de lâcher un lol) ne viendrait pas ici quotidiennement poster de tels messages de haine et les garder sur son pc pour pouvoir les poster quotidiennement ici, des fois que je n’aie pas compris.

Alors vas-y, montre toi, aies pour une fois les couilles d’assumer tes actes. Tu fais preuve de lâcheté depuis de longs mois, prouve moi que tu vaux plus que ça. Je t’attends. Parce que tu vois, je ne vois pas bien ce que tu cherches. Me faire fermer mon blog ? Mais pourquoi ? Qu’est-ce qu’il te gêne mon blog ? Tu sais, il y en a des millions d’autres, des milliers d’actifs au moins. Tu peux très bien vivre sans lire le mien, à me laisser à ma médiocrité crasse. Je ne représente rien, je suis lue par à peine un millier de gens, ce qui veut dire que plus de 63 millions de Français ne connaissent pas mon existence. Je ne suis pas leader politique ni leader d’opinion, je ne promeus aucune idée extrémiste, je me contente de partager mes réflexions de provinciale arrivée sur Paris et qui évolue depuis 3 ans. Je ne me trouve ni provocante, ni subversive. Que mon blog existe ou pas ne changera rien à l’histoire. Et puis je vais te dire, plus tu t’excites contre moi, moins j’ai envie de fermer mon blog, ça te ferait trop plaisir.

Je ne sais pas si tu es la même personne qui m’a forcée à porter plainte l’an dernier suite à des menaces de mort. La gendarmerie était remonté jusqu’à une personne, je ne sais pas où ça en est. Ca explique peut-être pourquoi tu te planques derrière des milliers de proxy et que tu as un abonnement sur Globenet.  Je pense que tu as sérieusement besoin d’aide car cette haine envers moi n’est vraiment pas normale.

Ah et pour te faire plaisir, je publie ce fameux comm que tu postes quotidiennement ici, pour que mes lecteurs saissise bien l’ampleur de ta psychopathie : «  tu finiras vieille fille,et tu ne seras jamais une femme. moi je connais les femmes,les trou:come toi,j’ai eu ma période mais les ptites morues de ton gends qui rèvent de devenir de vrai femmes respectées(mdr) on les retrouve toujours assises sur un tretoire à attendre des ptites pièces…t’en fais pas je t’accorderais 2 ou 3 gouttes d’urine mais le moindre centime d’euro c’est exclu 🙂 ». Evidemment, j’ai respecté l’orthographe de base.

Alors si tu as un problème avec moi, et manifestement, tu en as un, tu le règles avec moi et tu laisses les autres en paix. Mon mail n’est pas difficile à trouver, j’attends tes explications. Je suis vraiment curieuse de savoir ce que j’ai pu bien te faire pour mériter une telle haine. Et surtout savoir qui tu es car sur les trois noms des gens avec qui je me suis disputée dans ma vie, je sais qu’une n’utiliserait pas ces méthodes (enfin, pas comme ça), un ne perdrait pas de temps à ça et le troisième, j’ose espérer que depuis le temps, il est passé à autre chose. Donc qui es tu et pourquoi tu te comportes de la sorte ? Mais je sais pertinemment que tu ne répondras jamais à cette question.

Pour mes autres lecteurs, je m’excuse mais qu’on aille emmerder mes copines, là, je ne suis pas d’accord. Alors pour me faire pardonner, quelques vies de merde  :
– Aujourd’hui, je suis caissier, un client dépose, entre autres, un cahier de vacances. Pour faire de l’esprit je lui dis: « Ah ! Moi aussi lorsque j’étais petit, mes parents m’en achetaient chaque été ! Je ne le faisais jamais ! » Le client m’a regardé et m’a dit : « Vous auriez peut-être dû, non ?! » VDM
– Aujourd’hui, épreuve du Bac, j’ai tenté 7 fois de réussir un créneau avec ma vieille 2CV sans jamais y parvenir devant tous les Terminales S de ma ville. J’ai dû me résigner et virer 10 personnes qui squattaient la dernière place en épi pour pouvoir m’y garer. VDM
– Aujourd’hui, mon copain à qui je propose de lui amener un café au lit me répond « c’est gentil Sophie ». Nous sommes ensemble depuis 5 ans et je m’appelle Maude. VDM
– Aujourd’hui, j’étais dans la foule en train de danser devant un très grand groupe lors d’un festival de musique. Un mec me donne une petite tape sur l’épaule, je me retourne et là il me dit : « Ah nan en fait t’es moche ». VDM

Tiens, à part Lil’ Virgo, quelqu’un a déjà posté sur Vie de merde ?

Demain, ce sera plus léger, Lucas prendra la parole.

NB : Pardon pour le chat animé…

EDIT : Ok, en fait, j’ai un gros doute, mon troll est un antisémite notoire fréquentant un blog à la limite du nazisme (il a balancé un lien vers mon blog deux fois, paraîtrait que je ne respecte pas sa liberté d’expression,on se demande bien pourquoi). Ne connaissant personne d’ouvertement antisémite voire franchement nazi, il semblerait que l’utilisation de mon surnom soit un pur hasard. En fait, j’espère VRAIMENT que je ne connais pas cette personne car là, j’ai envie de vomir. Vous ne m’en voudrez pas de pas filer le lien. Est-ce que c’est le moment de préciser que je ne suis pas juive ou pas ?

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Fuckin karma

(Attention, cet article est plein de mysticisme à deux balles)
 

Vendredi soir, je me suis doucement endormie devant Earl, la nouvelle série de M6. Je vous fais le pitch : un sale type (dans tous les sens du terme) gagne 100 000 dollars à un jeu à gratter et se fait renverser de suite par une voiture et perd le billet. En regardant une émission de télé, il comprend que c’est à cause de son karma et décide de réparer tout
ce qu’il a fait de mal dans sa vie. A peine a-t-il réalisé sa première bonne action qu’il retrouve le billet. A partir de là, il s’active à réparer tout le mal qu’il a commis. Dès qu’il recule, il lui arrive une merde.

J’avoue que l’idée me plaît. J’aime bien la notion de karma mais pas sur plusieurs vies parce qu’avoir une vie de merde parce que dans une autre vie, on a été une sous merde. En
gros, si tu as l’âme d’Hitler, tu vas grave en chier. Un bébé, ça me paraît une chose toute innocente qui a toute sa vie pour bien ou mal faire… Bon, bref, c’est pas là où je veux en venir, je veux parler des bonnes et mauvaises actions de ma vie présente.

 

Qui n’a jamais dit « la vie est injuste » parce qu’il fait les choses bien alors que quelqu’un qui se comporte comme le pire des connards réussit ? Hé oui, la vie est injuste et c’est comme ça. Qui peut-on ? Rien. Pour ma part, j’essaie de toujours me comporter bien, selon ma morale. Oui, ma morale, on a chacun la sienne. Mon but dans la vie est de ne pas faire souffrir les gens et de toujours pouvoir me regarder dans la glace quoi que je fasse. Mais voilà, je réfléchissais à cette histoire de karma et l’idée me plaît vraiment bien, même si je
sais que dans les faits, ça ne marche pas comme ça. Il y a quelques temps, je me disais « si on avait le physique de son âme, certains ne s’en sortiraient pas si bien ». C’est un peu la
même idée. En gros, plus tu fais des choses bien, plus il t’arrive des choses bien et vice et versa. En gros, pour réussir dans la vie, faut être bon. Pas forcément en faisant des dons à tout va, on peut être bon et pauvre, aussi, ça n’empêche rien. Mais en étant attentif aux autres, des petits gestes qui paraissent anodins mais qui font plaisir. Du genre aider sa voisine à monter ses paquets. Pour nous, c’est rien mais elle, ça lui a rendu bien service. Rend la vie des autres plus belle et ça améliorera la tienne.

 

Du coup, je me dis que je pourrais faire des trucs pour améliorer la vie des autres et donc la mienne. Mais là, y a comme qui dirait une couille dans le potage. Si j’agis pour rendre ma vie plus agréable, c’est de l’égoïsme. Ca ne fait pas très noble, tout à coup. Parce que pour avoir un joli karma, il faudrait faire tout ça sans arrière pensée, par pur altruisme. Mais
si on agit comme Earl pour nettoyer son propre karma, on se sert alors des autres pour sa propre cause. Ma voisine est contente que je lui ai monté ses paquets mais au fond, je m’en fous de ses paquets et d’elle, j’ai fait ça juste pour gagner des points de karma. Alors donc si mon karma est parfait, ma voisine, elle peut crever la bouche ouverte avec ses paquets, je les lui monterai pas.

Finalement, à bien y réfléchir, l’idée est séduisante de prime abord mais si on creuse, c’est l’individualisme ultime. Je t’aide parce que ça m’aide. Je suis une belle personne car
t’as eu besoin de moi. C’est un peu étrange de se dire que du coup, l’égoïsme devient une qualité. Oui, il pousserait à l’altruisme mais tout se fait avec arrière pensée… Et là, on atteint le degré ultime : a-t-on un beau karma parce qu’on fait tout pour qu’il le soit ou parce qu’on fait les choses gratuitement, sans y penser ?

Non, en fait, c’est trop compliqué le karma. Je vais plutôt me faire à l’idée que la vie est injuste même si je crois quand même au retour de bâton : on ne peut pas se comporter comme la pire des ordures sans que ça nous revienne un jour à la gueule… Enfin, j’espère !

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J’’ai honte

Hier soir, j’ai pris une petite leçon de vie qui m’a bien refoutue à ma place. J’appelle ma mère pour discuter un peu et la rassurer sur mon état de santé et tout ça (et lui faire savoir que non, chuis pas morte). Après m’avoir donné un bulletin de santé de ma brave Kenya qui a élu domicile chez le voisin trentenaire (celle-là, dès qu’il y a un mec dans le coin, faut qu’elle aille le coller !), elle me raconte un peu la vie de certaines personnes, et c’est pas gai.

Première histoire : l’ex de Yohann, mon presque-frère, qu’elle a croisé avant-hier. Jeune fille belle comme le jour et adorable, intelligente et tout ça mais qui a vraiment une vie de merde. Son père est mort il y a deux ans d’un cancer, sa mère est décédée six mois plus tard d’un accident de la route puis son mec vient de perdre son père à son tour donc il a quitté la demoiselle. Du coup, elle a décidé de partir, de quitter la France et elle a un gros sentiment d’injustice, on comprend pourquoi…

Deuxième histoire : un couple, fraîchement trentenaire, s’apprête à avoir son premier enfant. Lors de l’accouchement, la mère fait une grave attaque cérébrale. Depuis, elle est tétraplégique, elle ne bouge plus que la tête mais comprend parfaitement ce qu’il se passe puisqu’elle reconnaît son bébé et fait de graves crises de nerfs. Quant au bébé, il est lourdement handicapé.

 

Quand vous entendez ça (et c’est véridique !), deux pensées vous traversent l’esprit :

– pourquoi le sort s’acharne comme ça sur les mêmes personnes ? Et accessoirement comment on arrive à continuer à vivre malgré tout ?

– je devrais avoir honte de chouiner sur mes petits soucis.
 

Analysons rapidement ma vie pour voir où on en est. Boulot : ok, un stage, c’est pas un CDI mais c’est ach’ment mieux que le chômage et puis ça me plaît donc pas de soucis majeurs. Evidemment, je pourrais râler sur le salaire (oui, en stage, on gagne pas le smic), sur le fait que je bosse chez moi et qu’il y a des jours, j’aimerais avoir une vraie vie sociale mais vraiment, c’est de l’anecdotique. Vie amicale : Lucie vient de partir mais elle n’est pas morte et grâce aux moyens à notre disposition, je mettrai pas 11 mois à avoir de ses nouvelles. Vie familiale : R.A.S. Vie amoureuse : oui ben j’ai souffert ces derniers mois, beaucoup pleuré mais il n’est pas mort et moi non plus. Et si je me sens pas prête à retomber amoureuse pour le moment, ça n’empêche pas la tendresse et l’affection avec de beaux jeunes hommes. Bref, globalement, ma vie n’est pas parfaite mais quelle vie l’est, de toute façon ? Ma période de lose n’est plus qu’un mauvais souvenir, mine de rien, j’ai arrêté de guetter la prochaine catastrophe. Et c’est très reposant.

Bref, quand on voit comment c’est ailleurs, nos propres problèmes sont relativisés. On a tous nos petits soucis, c’est humain. Des fois, on se noie dans un verre d’eau, on considère un petit souci comme un énorme problème alors que si on le regarde posément, il n’y a rien d’ingérable. Le chômage, c’est chiant mais ça ne durera pas toute la vie, j’ai bien réussi à m’en sortir, pour le moment. Et sans que je force les portes des rédactions en plus. L’amour, ça reviendra quand ce sera le moment. A écouter mes exs et mes futurs, je suis un fille fantastique. Hé oui, même mes exs, ils disent du bien de moi, c’est que je dois vraiment être terrible. Je n’ai jamais eu de soucis de santé majeurs, j’ai une famille solide… Ben, voilà, je regarde les cartes que j’ai en main et finalement, j’ai un bon jeu (ça change, j’ai jamais de chance au jeu, je ramasse toujours les pires cartes !). Mais plutôt que de me focaliser sur ces pécatilles, je devrais savourer ma chance, mon immense chance d’être celle que je suis avec ce que je possède (matériellement ou spirituellement), ceux qui m’entourent…

Hier soir, en raccrochant, j’avais le moral à la baisse, tout comme ma mère qui doit soigner cette maman tétraplégique. Puis j’ai eu honte, j’ai eu vraiment honte. Comment puis-je oser me plaindre ? J’avais tellement de peine pour ces gens-là qui souffrent réellement, qui sont brisées à 20 ou 30 ans… Moi, à 26 ans, je n’ai finalement rien vécu de réellement dramatique. Evidemment, j’ai perdu des êtres chers mais j’ai encore mes deux parents et ma sœur, je n’ai jamais perdu un ami. Je n’ai jamais eu de graves maladies ni d’immenses pépins.

Bref, hier soir, j’ai compris que ma vie était belle. Maintenant, quand je baisserai les bras face à une petite colline, je penserai à la montagne que d’autres doivent gravir. Et je suis sûre que ça ira de suite mieux.

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