Commencer un roman

Il y a quelques temps, je vous avais parlé du fait de finir un livre… niveau lecture et un twittos m’avait dit, un peu taquin “je croyais que tu parlais de finir d’écrire un livre”. Et non parce que j’ai du mal pour cause de “la vie professionnelle, ça fatigue une Nina”. Par contre, il y a quelque chose que je fais super bien : commencer un roman … à écrire. Et c’est une sensation merveilleuse.

commencer un roman

Petit tour sur mon Drive : j’ai 25 ébauches de roman. Je n’avais pas fait l’effort de compter avant de débuter cet article et je suis sidérée. 25 embryons d’histoires… Bon ok, sur les 25, y en a 2 paires, c’est le même sauf que j’ai choisi de refaire l’histoire et certains ne comptent même pas une page mais quand même. Certains ne verront jamais le jour : je me suis lancée la fleur au fusil de la motivation mais j’ai très vite laissé tomber. Je ne finirai donc jamais l’histoire de Jérôme et Valentine, ni celle d’Audrey, en plein marasme dans sa vie (c’était une relative autobiographie de mon début d’année 2011, c’est certainement pour ça que je m’en suis arrêtée là mais j’ai récupéré le prénom d’Audrey parce que je l’aime vraiment bien), ni d’autres que je regarde, circonspecte : c’est moi qui ai commencé à écrire ce truc là ?

tampon "mauvais manuscrit" humour

Parce que dans la vie, j’ai un don et presque une malédiction : une imagination de malade. L’inspiration me bombarde en permanence. Lire un magazine et y trouver un fait divers qui serait une super histoire, naviguer nonchalamment de reportages en reportages sur Youtube et trouver un récit incroyable, surprendre une conversation entre deux personnes, m’interroger sur une chose incongrue vue ou aperçue. Parfois, j’essaie de construire un roman sur une personnalité particulière, un trait de caractère qui me fascine (pas forcément dans le bon sens du terme genre “je suis fascinée par Poutine parce qu’il ferait un personnage de roman incroyable”). Et n’oublions la source principale de mon imagination : mes rêves.

un femme dort sur un nuage et rêve

Genre ça se passe à la montagne, “je” suis l’héroïne de l’histoire. C’est confus, c’est la nuit et j’ai fait du ski (passionnant), il y a l’Hiver (allegro non molto) de Vivaldi et deux mecs qui m’ennuient, ça vire à l’agression mais l’Homme arrive. Je sais que je l’ai repoussé tantôt, un quinqua puissant et marié et qui porte un grand manteau mais là, il vient de me sauver alors je cède, reconnaissante et ivre de lui, sur cette même musique de Vivaldi. Le lendemain, j’arrive au boulot, exaltée, je commence à réfléchir à quoi faire de cette histoire. Après avoir imaginé une histoire proche de Black Swan, je suis retournée à ma data chérie et j’ai laissé tomber. Par contre, si j’écris une sitcom (voire une télénovela parce que y a souvent une histoire de meuf jeune, pauvre mais belle et du riche plus âgé qui craque sur elle au delà des barrières sociales), je m’en resservirai.

teresa et mariano, couple phare de la telenovela Teresa

Il y a cette histoire dans un chalet perdu au milieu de nulle part, il y a un scientifique, de jeunes gens dont “moi”, il y a de la neige (je rêve souvent de neige, tiens), des séances d’hypnose et au fur et à mesure de l’histoire, on découvre que le scientifique nous fait régresser par l’hypnose dans nos vies antérieures car nous avions tous été dans ce chalet dans notre ancienne vie et il y a eu un meurtre, le scientifique cherchait donc le pouvoir alors que le passé et le présent se mélangeait pour nos jeunes. A la fin du rêve, je me retrouvais soudain devant la télé et cette histoire était un film que je regardais et, tandis que j’arrangeais un bouquet de fleurs, je me désolais de ne pas avoir eu l’idée de cette histoire en premier. Evidemment, en me réveillant, j’étais exaltée car si, c’était mon idée à moi. Arrivée à la fac, je commençais à vite prendre des notes pour ne pas oublier… Pour finalement me rendre compte que c’était plutôt une idée de merde en fait.

Une femme assise sur un nuage avec une tablette lit

Mais j’aime commencer un nouveau roman. Poser le personnage principal, qu’il s’agisse de Guillaume, Maja,  Daniela, Ezialis, Audrey (3 fois), Allegra, Annabel (oui, j’écris plus facilement à travers une héroïne). Ils vivent à Paris, Rome, Stockholm, New York ou dans un royaume qui n’existe pas en vrai. Ils débutent leur histoire sans savoir ce qui va leur arriver, inconscients qu’ils commencent ici l’aventure de leur vie, heureuse ou malheureuse. Il n’y a que moi qui sais, moi qui tisse leur destin, qui pense à un aléa à ajouter au récit alors que je me douche ou même que je suis aux toilettes. Ecrire à un aspect grisant, on a droit de vie ou de mort sur des personnages, on place sur leur chemin dès micro événements qui feront toutes la différence. On voit naître sur l’écran cette histoire qu’on a en tête, se matérialiser cette histoire qu’on avait envie de raconter depuis des lustres.

une maman lit un livre à sa petite fille avant de dormir

Et puis… À suivre.

Rendez-vous sur Hellocoton !

« Sing my angel of music ! »

The Phanthom of the Opera.

Par Keira

Bon.

J’ai décidé de vous parler de choses positives pour changer de ma note précédente.

Oui, parce que je ne suis pas qu’une fille « dark ». Loin de là. J’ai mes moments, comme tout le monde je suppose.

 

Par exemple, je suis une fille qui adore la musique. Bon, évidemment j’ai mes préférences… je ne suis pas une fan de rap ou de techno ou de metal ou encore de « nouvelle variété française ». Je suis plus dans un esprit rock, pop, musiques du monde et tout le tralala. Avec évidemment des racines profondes qui remontent aux années 60-70. J’ai dû vivre Woodstock dans une vie antérieure pas si loin de celle-ci.

Et quand je dis que j’aime la musique c’est au point que tous les soirs, pour m’endormir, je dois impérativement en écouter. Ca me détend. La musique berce mon imaginaire et mes humeurs.

J’ai énormément de chansons qui m’ont accompagnées dans divers moments de ma vie. Que ce soit les moments heureux à base de « Hit the road Jack » de Ray Charles, « Paint it black » des Rolling Stones,  « Don’t stop me now » de Queen, « ABC » des Jackson Five, « Tiny Dancer » d’Elton John, « Dreaming of you » de The Coral ou « Bad Day » de R.E.M qui sont consacrées aux amies ou alors « Onde Sensuelle » de M et « Love burns » du Black Rebel Motorcycle Club qui sont mes chansons d’action au lit avec des amants passés… Et voilà, je sais qu’à partir de maintenant dès que vous entendrez ces chansons vous penserez à moi en pleine le… lessive. On dit merci qui ?

Autre détail important dans la musique, j’ai mes chansons dédiées à certains moments de ma journée. Ca fonctionne par périodes, ces chansons changent suivant les mois et les années, mais elles sont consacrées à des choses bien précises.

Si vous prenez « Ocean » du groupe John Butler Trio, elle me sert exclusivement à la relaxation en fin de journée ou dans les transports en commun.

Pour aller en cours en ce moment c’est « Africa » de Toto. Cette chanson me met de très bonne humeur.

Pour un trajet à pied j’opte pour les Dandy Warhols et leur « Thirteen tales from urban bohemia » qui est un album très efficace pour marcher longtemps (parfois rapidement) et se régaler en même temps avec une musique à la cool.

Si vous êtes super pressé, « Hot’n cold » de Katy Perry est trèèèès efficace. Mais attention à l’essoufflement.

Dans mes grosses phases lose j’ai tendance à tomber dans la pop guimauve. Mais bon… ça arrive à tout le monde. En revanche je ne me met pas en pyjama, je ne mange pas de glace et je n’écoute pas Céline Dion en chantant comme une casserole par dessus. J’ai plutôt tendance à retourner à de vieux tubes de Lene Marlin, Coldplay, Snow Patrol et autres chanteurs qui me dépriment et me font plaisir à la fois.

Et enfin, pour m’endormir vraiment, je me passe quelques chansons de Ray LaMontagne, avec en tête « Be Here Now » qui a un effet hypnotisant. Si vous aimez les belles voix et la guitare… bah achetez ses albums. Et allez le voir en concert.

Et puis, encore une fois, chaque personne à sa chanson. Enfin pas encore toutes, mais un paquet.

Une copine est depuis de nombreuses années associée à « Call me » de Blondie pour une gaffe lors d’une représentation de théâtre.

Une autre à « Bad Day » pour les rocks endiablés dansés dessus. Et chantés aussi… il pleuvait déjà rassurez-vous.

Pour certaines de l’école de maquillage de l’année dernière on retrouve A-Ha et leur « Take on me »… oui, on a pas tous des super chansons, c’est la vie.

Et puis il y a ces moments où vous écoutez une chanson qui vous bouleverse sans raison. Chose qui peut évidemment se produire avec le cinéma et la lecture. Mais je ne sais pas, c’est encore une émotion différente, parce que l’image réelle comme l’image que nous avons en tête entrent en jeu, tandis qu’avec la musique, il n’y a que le son. La musique et le frisson qu’elle produit… cette montée d’émotion incontrôlable…. c’est un délice et une torture à la fois. Ca vous prend par surprise, vous transporte aux limites de votre inconscient. Pourquoi cette musique et pas une autre ? Qu’est-ce que ça réveille ? Pourquoi les larmes coulent-elles ? Pourquoi cette envie de fermer les yeux et de plonger dans ces notes ?

Parfois la nostalgie de quelque chose qu’on ne peut définir prend le dessus complètement. Ca épuise un peu la musique. Ca travaille trop niveau émotionnel.

Par exemple, j’ai la chair de poule dès qu’on me passe le thème créé par Ennio Morricone pour le film « Mission ». Et franchement tu te sens un peu con à ressentir une telle émotion quand c’est la chanson utilisée par GDF… Merci la pub…

Et là ce soir j’ai redécouvert la chanson « Don’t look back in anger » d’Oasis. Sachant qu’en plus Oasis et moi ça n’a jamais été fusionnel, loin de là… je n’ai pas trop compris le pourquoi du comment quand j’ai commencé à pleurer comme une madeleine sans aucune raison. Et ce n’était même pas de la tristesse. Juste une vague foudroyante d’émotion pure. D’où cet article… hein, je ne pouvais pas le zapper.

J’aime particulièrement cette idée qu’un jour, dans disons… 30 ans, j’écouterai ces vieux morceaux que j’aimais étant une jeune vingtenaire et tous les souvenirs qui me prendront par surprise.

Et je construis peu à peu ma vie et ces associations de rythmes et de gens. Parce que finalement, garder ma tête pleine de gens et de sons, je trouve ça bien.

D’ailleurs, une certaine personne dans mes lecteurs n’a pas encore sa chanson. C’est mal. Il faudra y remédier. Quoique Mister Ennio Morricone a souvent participé à nos soirées poker. J’hésite… est-ce que je le retiens ?

Allez, la prochaine fois je parlerai peut-être bouquins ou ciné. En attendant, j’ai mis tous les trucs à connaître en gras, et ce n’est pas pour rien. Si vous ne connaissez pas, essayez et laissez-moi vos avis dans les commentaires !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Résiliation, exultation

Y a des jours où je me demande qui j’ai pu taquiner dans une vie antérieure pour tout me reprendre aujourd’hui. Oh, rassure-toi, il ne m’arrive rien de dramatique non plus mais je suis un peu fatiguée par les petits mesquineries qui ne me facilitent pas la vie.


Hier soir, je cartonne puisque je déménage samedi et autant te dire que je suis en retard. A un moment, la télé qui tournait en fond se bloque : vive la freebox. Je débranche et rebranche as usual et là, nouveauté : la box ne s’allume carrément plus. La prise a un mois. Je reteste avec les 4 autres prises en ma possession (oui, chez free, il paraît tout à fait normal qu’on change de prise tous les 3 mois et là, ça s’accélère). Rien. Ca tombe bien, j’avais prévu de partir à la concurrence.


Donc voilà, free, je te quitte et je te jure que j’en jouis. Carrément. Pourtant, notre première année fut sans nuage. Je surfais, je regardais la télé, je téléphonais… Une première fois, le téléphone m’abandonna mais une gentille conseillère m’expliqua qu’il fallait réiniatiliser la box de temps en temps. Aaaaaaaaah ok. Mais la crise commença en août 2007 quand après un plantage, la box ne repartit pas. Inquiète, j’appelais la hotline et un monsieur qui semblait parler de très très loin m’expliqua qu’il fallait changer la prise d’alimentation. Ouais, c’est ça. 3 semaines plus tard (ahem), je recevais une nouvelle prise. Ah oui, ça remarche mais plus le wifi par contre. Et cette petite rigolade se renouvela plusieurs fois. La dernière fois, il y a même pas deux mois, re panne donc là, j’en peux plus, j’appelle la hotline en hurlant que je voulais une nouvelle box. Ca fait presque trois ans que je suis cliente chez eux, la mienne est manifestement en train de mourir, je ne vois pas pourquoi on persiste à m’envoyer une nouvelle prise secteur tous les deux mois alors qu’il serait plus simple de changer simplement la box.


Le lendemain, à force de hurler, j’obtiens un technicien. 49 euros ça m’a coûté pour entendre le mec m’expliquer que le problème venait de la prise secteur… Et là, attention, le gentil technicien (car il était sympa, heureusement pour lui car il aurait pris tout le mépris que j’ai pour sa boîte dans la gueule, sinon) m’explique pourquoi je change de prise tous les deux mois : « Elle est fragile la box puis ce n’est pas bon de la brancher sur une multiprise, c’est ça qui l’abîme ». Ah mais oui, bien sûr, suis, je bête, comment n’ai-je pas pensé à prendre une prise rien que sur la box, j’ai teeeeeeeeeeellement de prises alimentation chez moi, pfiou. Rappelons un peu à quoi sert la box : d’abord à aller sur Internet avec un ordinateur, ce qui implique un écran et un pc. Deux prises. En général, avec un ordinateur, on a une imprimante et des enceintes vu qu’elles ne sont pas intégrées dans l’écran, on en est à quatre prises. La freebox fait aussi téléphone, cinq prises. Et elle donne aussi plein de chaînes de télé, six prises. Je vous ferai grâce d’un éventuel lecteur DVD, d’une console de jeu et même de la lampe de bureau.


Conclusion : Free s’engage à me fournir un accès à Internet mais son matériel pourri m’en empêche car là bas, personne n’a pensé au fait qu’à côté d’un boîtier qui donne accès à Internet, à la téléphonie et à des chaînes de télé, il y aurait forcément plusieurs appareils branchés sur la même prise secteur. C’est tellement logique que même moi, j’y pense. Et quand on réclame une nouvelle box, ce qui est logique dans la mesure où je n’ai plus le wifi (j’ai quand même payé 30 euros pour cette foutue carte) et que je suis quand même cliente
depuis 3 ans. Mais non, je reste avec ma rougne.

Alors aujourd’hui, free, je suis ravie, mais alors ravie de t’envoyer ma lettre de résiliation (du con) et j’hésite à y adjoindre cet article (ou équivalent). Je te jure que désormais, quand on me parlera de toi, je n’hésiterai pas à te faire une pub digne de ce nom. Quoi que n’étant pas la seule mécontente, je ne suis qu’une voix de plus dans le brouhaha de tes usagers insatisfaits.

Je ne te salue pas et ne t’envoie pas de salutations distinguées. Je te dis juste que j’ai un peu envie de fracasser ta box pour me défouler et t’envoyer des photos de ma future Neufbox. Non mais…

PS : Je te félicite pour ta dernière campagne de pub qui illustre à quel point tu prends les gens pour des cons à exploiter.


Rendez-vous sur Hellocoton !

A la recherche de l’appart de mes rêves

JF ch F2
Recommandé par des Influenceurs

Bon, j’avais dit « 28 ans, l’âge de changer d’apppart ! ». A 28 ans et 3 mois, je me dis que tiens, ce serait une bonne idée de commencer à chercher quand même. Alors c’est parti. Voici la vraie saga de l’été de ce blog, sorte de blogo-réalité. J’espère que ce sera juste une saga de l’été et pas de l’automne, je compte pas passer ma vie à trouver un appart.

Episode pilote : que veux-je ? Plantons le décor : Nina B., 28 ans et 3 mois (bientôt 4, ça fait un peu mal au cul quand on y pense), vit dans un studio au rez-de-chaussée côté rue d’une ville de banlieue parisienne cossue, Plume-sur-Berges. Pourquoi déménager alors que je vis près de Paris, à une trentaine de minutes de mon boulot porte à porte ?

Les transports

Gros point noir. Notre gentille héroïne a un contentieux avec les transports qu’elle explique par l’assassinat dans une vie antérieure d’un cheminot poussé sur la voie au moment où un train passait. Après tout, pourquoi pas. Donc prendre le train tous les jours pour aller travailler, c’est prendre le risque d’être contrariée dès le matin et donc d’être de mauvaise humeur toute la journée. Mauvaise idée. En plus, les trains s’arrêtent bien avant les métros le week-end donc c’est aussi un handicap. De toute façon, en 2008, j’en ai quasi pas eu de trains mais je paie quand même bien ma carte orange 3 zones. A sec et avec du verre pilé, donc.

Le rez-de-chaussée côté rue

Aucune intimité, donc. Dès que je dois allumer la lumière, je ferme les volets sinon on voit tout ce qui se passe chez moi (et le fait que j’ai pas tout bien rangé, ahem). Et puis il y a eu cette fois où un mec m’a matée par la fente des volets une nuit d’été où je me promenais à poil chez moi et que j’ai eu la peur de ma vie. On notera ma propension à attirer le taré pervers. Depuis, je ferme bien tout comme il faut, sympa la liberté. Sans parler de cette sensation de vivre avec les gens de la rue… Et encore, je n’ai pas hérité de la paranoïa du cambriolage maternelle parce que là, je pourrais carrément arrêter de vivre. Et je ne vous parle pas du vis-à-vis. Actuellement, je donne sur une porte de garage avec un gyrophare jaune qui clignote quand l’ouvre. Quand tu dors, la lumière jaune qui filtre à travers les vieux volets puis le bruit de moteur quand la voiture attend que la porte s’ouvre (porte silencieuse, ceci dit), ça donne un peu l’impression qu’ET débarque. Donc la vue, j’en profite pas vu qu’il n’y a rien à profiter. Par contre, Kenya, elle, elle adore mais elle regarde toujours par la fenêtre où qu’elle soit.

Un appart de grande

Maintenant que je gagne des sous toute seule comme une grande, je veux l’appart qui va avec. En somme, je veux une chambre séparée du reste de la maison. Parce que j’ai pas forcément envie que mon chat assiste à tous mes ébats, par exemple. Et puis une chambre, c’est un sanctuaire, un endroit où on peut se reposer en toute quiétude sans que les appareils électroménagers du reste de l’appart viennent nous embêter avec leur ronronnement. Puis comme ça, je peux recevoir des gens qui ne dormiraient pas dans la même pièce que moi au besoin. Et comme ça, si je trouve un mec, je pourrai partir faire la gueule dans la chambre. Bref, les studios d’étudiante, j’en ai marre.

Donc je définis qu’il me faut un F2 pour un budget max de 700 euros TTC. Zone proche banlieue voisine de Plumes-sur-Berges et proches d’une antenne de TGGP ou j’ai des chances d’atterrir. Idéalement dans la ville de Lavande sur Seine [j’ai un peu honte de ce nom fictif] où y a même le métro qui passe.

A présent que je sais ce que je veux, je pars à la recherche. Et là, je vais pas mourir de rire, comme dirait Mickey 3D.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Préparons le réveillon

Comme y a personne aujourd’hui, je fous le souk!

Alors avec ma fidèle assistante Kenya

(oui, elle a de la farine sur le nez, j’avoue que c’est moi qui l’ai mis mais après, j’ai enlevé), qui devait être inspectrice des travaux finis dans une vie antérieure, nous avons cuisiné tout l’après-midi pour le repas de ce soir.


Au menu:
– un cake feta-basilic
– un cake chèvre-courgettes (avec des pignons!)
– un gâteau marbré fait avec une pâte toute prête donc s’il est dégueu, ce sera pas ma faute!

Voilà, moi qui ne cuisine jamais chez moi (oui, cuisiner pour soi toute seule, c’est un peu pourri), je m’en suis donné à coeur joie!

Rendez-vous sur Hellocoton !

Est-on l’’artisan de son propre bonheur (ou malheur)

Il y a des moments dans la vie où on est dans une période calme qui nous laisse du temps pour réfléchir et observer les choses sans passion et emportement. Mon petit cœur n’a pas battu pour un homme depuis quelques temps (sinon, il continue de battre normalement, rassurez-vous, je suis pas un esprit), je suis débarrassée de toutes les rancoeurs ou souffrances passées donc j’écoute le discours des autres. Non parce que moi, en ce moment, à part dire des platitudes à base de « ça viendra quand ça viendra », « c’est quand on s’y attend pas que ça tombe »… Je suis sûre que tous mes lecteurs envient ma vie amoureuse, là !

 

Bref, du coup, comme je parle pas, j’écoute. Comme il se passe rien, je repasse le fil de mes aventures passées (sans rancœur ni colère, je le répète). Parfois, j’ai l’impression que ma vie amoureuse se répète, ce sont souvent les mêmes histoires ou à peu près, les mêmes conneries que je répète. Et c’est pas mieux chez mes amis. On se sort d’une histoire pour replonger dans une histoire similaire. Et beaucoup parle de karma ou de destinée. Moi aussi, je l’eus fait dans le temps. « J’ai la lose en amour, pourquoiiiiiiiiiiiiiiii ? J’ai dû faire un truc horrible dans ma vie antérieure et je paie les pots cassés ». Sauf qu’aujourd’hui, je pense que c’est trop simple comme explication, trop fataliste et totalement déresponsabilisant. Si j’ai la lose, c’est pas ma faute, c’est mon karma (ou mon destin ou ce que vous voulez). Et bien non, je ne suis plus d’accord ! De toute façon, y a que les imbéciles qui changent pas d’avis, na !

Notre vie amoureuse, on la choisit. Ok, c’est moins facile que le boulot, carrément moins objectif. Quand je craque sur un mec, je ne le fais pas exprès. Les bruns aux yeux clairs, ça me fait fondre, surtout s’ils ont un sourire que même Sean Connery, il a pas. Que quand ils me parlent, je suis tellement enchantée que j’oublie tout le reste. Bon, bref, on part du principe qu’on ne choisit pas de qui on tombe amoureux. Donc on peut penser que mon karma/destin me fout dans les pattes toujours des mecs à problème, qu’ils règlent avec moi et c’est une autre qui en profite. Non parce que quand je regarde ce que sont devenus mes exs amoureux ou plans cul, ils se trouvent toujours quelqu’un juste après moi et c’est le bonheur. Enfin, non, pas tous. D’ailleurs, c’est curieux, c’est ceux dont je souhaite le plus le bonheur qui ne le trouvent pas… Sans doute n’ont-ils pas la même conscience que moi de leur valeur. Il y en a un en particulier (je dirais pas lequel pour protéger sa vie), il s’est auto-convaincu qu’il ne mérite pas d’être heureux, que c’est un sale type en gros et qu’il ne mérite que le pire. J’ai essayé de le persuader du contraire mais en vain. Bref, je m’égare. Je disais donc qu’on pouvait choisir sa vie amoureuse. Mais souvent, on fait le mauvais choix. Peut-être est-ce parce qu’on sacralise un peu l’amour, aussi, qu’on voit ça comme un espèce de tsunami qui nous emporte au-delà de toute raison. L’amour, ça doit être violent (je parle pas de violence physique, hein !), ça doit être un coup de foudre, de la passion limite destructrice, du « on s’est battue et on l’a eu ». L’amour, c’est censé mettre du sel dans notre vie donc on cherche la complexité. A partir de là, faut pas s’étonner qu’on soit malheureux au bout du chemin.

Evidemment, parfois, on tombe mal, ça arrive même à des gens bien. Le prince charmant des premiers jours se transforme en ignoble goujat ensuite. Ca arrive et là, on tombe de haut.
Parce que monsieur, ou madame, d’ailleurs, les hommes n’ont pas le monopole de la goujaterie, se relâche dès qu’il croit la partie gagnée. Or il y a relâchement et relâchement. Que mon mec arrête
de m’amener mon petit déj au lit au bout d’un moment, qu’il ne m’envoie plus de textos enflammés ou ce genre de truc, j’ai tendance à penser que c’est normal. Qu’il me traite comme la dernière
des merdes, qu’il trouve à redire à tout ce que je fais, là, non. Il est pas bon mon café ? Ben t’as qu’à le faire, au lieu de râler ! Je suis ta copine, pas ta bonne. Mais bon, parfois, aussi, on sent clairement le connard, il l’aurait tatoué sur sa tronche que ce serait pas plus flagrant et pourtant, on fonce tête baissée, yeux fermés et on n’a même pas pensé à mettre un casque. Comme dirait Mister Big : « nous, quand on voit un mur, on s’y précipite la tête la première ». Oui, oh oui ! Mais peut-on se plaindre après d’avoir vécu nos liaisons foireuses (hop, réintègre le sous-titre du blog dans un article) alors qu’on savait dès le départ qu’elle le serait et qu’on a foncé sciemment ? Si on voulait une vie épurée de toute relation difficile, ne suffit-il pas de dire non dès le départ ?

En gros, je pense qu’on se crée son propre bonheur ou malheur, sauf grands drames de la vie comme les décès, les maladies ou des licenciements…Je pense que plutôt que de croire que
c’est son karma, il faut plutôt considérer que c’est une accumulation de choix de vie. En somme, si notre vie est merdique, il ne tient qu’à nous d’en changer.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Would you marrie me ? Yes…

Par Gauthier
 

J’ai dû commettre des crimes affreux dans une vie antérieure, parce qu’à ce jour je trouve le prix à payer très élevé… Je suis chanceux sur bien des points, je n’ai pas à me plaindre, excepté quand on parle d’amour. Là c’est plus des casseroles, mais une batterie de cuisine d’un restaurant 3 étoiles que je me traîne en permanence !

Que je vous raconte mon week-end. Vendredi, je suis fatigué, je décide donc de rien faire chez moi, je regarde la télé, je me couche pas trop tard, bref soirée « on recharge les batteries ». Samedi, je passe mon après-midi à faire le ménage, je dois également repasser et faire mes courses pour la semaine (je suis un parfait petit homme d’intérieur !). Problème, monsieur poppers (celui du week-end passé), me propose de remettre ça. Je suis attendu à 20h à l’autre bout de Paris pour un dîner, je n’ai pas fait mon repassage, ni mes courses, je refuse. Et pis j’en ai pas envie.

Je suis un oiseau de nuit moi, mes envies sexuelles ne se font sentir que passé 22h, pas avant. Mais devant l’insistance dudit monsieur poppers, et la promesse d’un orgasme bien mérité (depuis le petit dijonnais je n’ai rien fait, donc ça fait déjà 5 jours…), je capitule. Les courses et le repassage c’est pas primordial, enfoncer ma bite dans un anus consentant, oui !

Donc on baise, mais je suis pressé, et j’ai pas vraiment vraiment envie, donc j’expédie ça en 25 min (ouais des fois j’ai honte). Et je me rend à mon dîner (hôtesse : 7h48 under Xanax effect !). Je rencontre des gens que je ne connaissais qu’à travers les blogs, je revois des gens que je connaissais déjà, très bonne soirée. Un peu arrosée, mais 7h48 sait recevoir, c’est indéniable ! ! ! Merci encore pour ce délicieux repas mon cœur.

Il est tard, je devais rejoindre une amie en boite, elle me fait faux bond. Cham se propose de me déposer chez moi, je lui demande de me déposer plutôt en boite. Une fois installé à mon comptoir, je me noies dans une vodka sunrise. Le barman et le patron s’inquiètent de ma vitalité, proche de celle du bulot cuit. Je leur précise que je suis mort de fatigue, et sous l’emprise somnolente de plusieurs bouteilles de vin (de tous les coins de France, ce pays est fantastique par moment…).

Alors que je n’attends rien du tout de cette soirée, un jeune homme (que j’avais repéré 20 min auparavant) s’avance et me pose la question qui tue à 4h du mat’ (avec, en plus, 4g dans chaque bras) :

– Do you speak english ?
– My english is dead tonight…
– It’s not a problem,…
I just want to say you look very « french » !

C’est quoi cette nouvelle insulte ? Je suis « vraiment » français et ça se voit ? Mais pour qui il se prend lui… Alors moi pas peur, moi 4g, moi engage conversation. Et il s’en suit un échange hautement intéressant. Il s’avère que je suis vraiment le français type tel qu’il se le représentait, du coup je suis « cute, gorgeous, kind, lovely… ». Il est brésilien, en transit par Paris pendant 4 jours, il part vivre à Londres (il était prof d’anglais au Brésil).

On reste là à papoter jusqu’à la fermeture de la boite. Je lui propose de venir dormir chez moi. Il accepte. S’en suit une mémorable partie de jambes en l’air (j’adore le sexe avec les étrangers, c’est tellement… exotique !). Il me dit des mots doux en portugais et ça me fait vraiment plaisir (en même temps il aurait pu me dire « je pisse sur le cadavre encore fumant de ta pute de mère ! » que j’aurais trouvé ça trop mignon étant donné mon niveau en portugais…). Et comme on est dans le délire, il me demande en mariage, et moi j’accepte.

Alors j’aimerais juste poser une question. Ce petit homme, tout mignon, tout gentil, tout caliente (arf l’amérique du sud sait comment produire des bons amants !), s’en va de façon définitive vivre à Londres mardi soir. Et moi, il me restera mes yeux pour pleurer, et mon découvert pour m’empêcher de prendre l’Eurostar avant un petit moment. Ok c’est pas la mer à boire Paris-Londres, mais c’est quand même plus loin que Paris-Courbevoie ! Alors pourquoi quand je tombe toujours sur des garçons fantastiques, ils ne sont pas français ou résident en dehors de la France ? ? ? ? POURQUOI ? ? ? ?

Nina m’a dit hier soir « tu les trouves fantastiques parce que tu sais que ça ne peut pas durer, avec ton américain c’était pareil ! Si ce type vivait à Paris tu l’aurais baisé au mieux et basta ! ». Ok il se peut que je sois adepte du masochisme en amour (cf connard d’ex). Mais bon il se trouve que j’aimerais bien comprendre pourquoi ça tombe toujours sur moi. Surtout que je ne les cherche pas. Je ne traîne pas dans des endroits fréquentés par des touristes, je ne leur adresse pas la parole, ils me tombent dessus comme la misère sur le pauvre monde.

Alors ok pendant 1 jour, 1 semaine, 1 mois (suivant la durée de leur séjour) j’en profite à fond. Mais après ? Ben après je me sens seul, je me sens con, et je retombe dans une spirale « j’ai besoin d’amour, je vais pardonner à connard d’ex ! »

AH NON, SURTOUT PAS, JE ME LE SUIS PROMIS ! ! ! ! ! Connard d’ex, plus jamais (ben voyons…)

Bref, je vais donc profiter de mon brazilian boy jusqu’à demain soir (on ne se quitte plus, et si j’avais pas eu cette fucking réunion à préparer pour demain 15h, ils m’auraient pas vu au ministère pendant 2 jours, ben oui ça sert à quoi les conjonctivites ?). Ensuite je passe la fin de semaine sous ma couette à déprimer, ce week-end je bois, et j’espère que je vais en trouver un autre tout aussi intéressant (et beau, et gentil, et prévenant, et parfait ! ! ! !). Promis, bientôt je me fais soigner et je me cherche un mec pour de bon…

Gauthier Brazil addict

Rendez-vous sur Hellocoton !

Maudite St Valentin

Par Emma

 

            Je déteste la St Valentin depuis longtemps, et je vois arriver avec aigreur, horripilation et dégoût total cette date fatidique. Bon, je dis pas, si j’avais un amoureux, et qu’en plus il m’offrait des fleurs ce jour-là, sans doute que je vivrais beaucoup mieux cette dégoulinante célébration de l’amûûûûr. Mais c’est pas le cas, alors moi je dis merde. On va encore nous bassiner pendant 15 jours avec des gros cœurs partout, des « je-t’aime-moi-aussi-ah-mon-amour-qu’on-est-heureux-un-diamant-c’est-éternel », des réductions à la con auxquelles ont a droit uniquement lorsqu’on se présente à 2 et tout plein de spéciales « St Valentin ». (Argh j’ai la nausée).
 
            M’enfin qu’est-ce-que je lui ai fait à ce Valentin pour qu’il me nargue ainsi tous les ans à cette même période ??? C’était dans une vie antérieure, c’est ça ??? Je l’ai largué et il m’en veut depuis ??? Pfff tous les mêmes les mecs, et rancuniers avec ça…
 
            Il faut dire que ma première St Valentin ne fut pas une réussite, et peut-être que mon aversion pour cette fête date de ce temps-là. A l’époque, j’étais en 3ème et je vivais mon premier flirt, mon premier coup de foudre, mon premier baiser, tout ça tout ça avec un garçon qui avait 2 ans de plus que moi, et j’étais complètement love. Lui m’aimait beaucoup, ça s’est prouvé par la suite, mais c’était à peu près tout, rien à voir avec les textes enflammés que je lui dédiais dans mon semblant de journal intime. Il était plutôt imprévisible et insaisissable, et avait la fâcheuse manie de me poser des lapins. La St Valentin tombait pendant les vacances scolaires de Février. Aucune nouvelle de lui la première partie des vacances, j’était attristée (pour ne pas dire effondrée) mais je ne me faisais point d’inquiétudes, il était évident qu’il penserait à moi ce jour-là . Faut dire qu’à l’époque j’étais passionnée (je le suis toujours) et très naïve (je le suis beaucoup moins). Dans l’attente de cette journée pleine de romantisme et d’amour, je lui achète un petit cadeau : une petite figurine de lapin toute mignonne (oui très gnan-gnan mais déjà pleine d’humour sarcastique la fille) qui j’espérais, lui plairait tout en faisant passer le message. Bref, le 14 au matin, me voilà, amoureuse et pleine d’illusions, attendant son coup de fil. Qui n’est jamais venu. Ni ce jour-là, ni les autres jours avant la fin des vacances. J’étais à moitié morte. A la rentrée, je lui ai fait part de ma déception mais je n’ai pas pu beaucoup développer, étant donné que « il était désolé mais pendant 15 jours il avait réfléchi et que ça serait mieux qu’on reste amis ». Donc, conclusion de l’aventure, J’AIME PAS LA ST VALENTIN !!!
 
            Au-delà de cette pénible mésaventure, il faut avouer que la commercialisation à outrance de cette fête est tout de même assez écoeurante. L’amour et les preuves d’amour ne se monnayent pas me semble-t-il. Pourtant c’est la bataille rangée tous les ans pour vendre bijoux, fleurs, parfums, voiture, assurance-vie, cuisine équipée, lingerie sexy, abonnements divers et variés, bibelots en tous genre, autre. Et le matraquage publicitaire qui va avec. Et là, chez moi, je dois dire que c’est l’overdose totale. Ca dégouline, ça vous balance à la gueule le bonheur des autres, presque ça vous ferait culpabiliser d’être seul(e). En parlant de pub, vous avez vu la dernière publicité pour le site de rencontres ‘Meetic’ ? Oh putain ! Déjà que je déteste ce truc, avec cette pub-là devant le nez dès que j’allume ma télé, c’est l’apocalypse que je vais déclencher un de ces 4 !!! C’est limite mensonger (le nombre de types qui ne cherchent que du cul là-dedans c’est phénoménal)-(je dis bien ‘limite’, connaissant personnellement un couple qui s’est rencontré par ce biais) et en plus c’est à faire pleurer d’envie les gens seuls… Je zappe rageusement dès que je tombe dessus, maugréant un truc du style « font chier tous ces cons ». Le monde entier a décidé que je serai frustrée ou quoi ???
 
            Le cœur du problème étant évidemment CELA. Je n’ai pas d’amoureux, alors les gens qui s’aiment un peu trop ostensiblement, ça me gave, ça m’énerve, ça me saoule, ça me court sur le haricot. Qui n’a jamais eu envie lors d’une période de célibat un peu dure à avaler d’égorger le gentil petit couple se roulant honteusement des monstrueuses pelles devant tout le monde au milieu de la rue ? Hein ?
            Mais bon, je suis une fille, tout ce qu’il y a de plus fille. Donc si un jour j’ai un amoureux (Inch’Allah…) et qu’il a la très mauvaise idée de se ramener le jour de la St Valentin sans un petit truc pour moi (même pas grand-chose, juste histoire de marquer le coup), et ben ça va me mettre à l’envers, et lui aussi par la même occasion !!! Parce que moi j’aurai pensé à lui, comme j’espère pouvoir le faire tous les jours. Si on revient à l’essentiel, l’amour se prouve, se construit, s’épanouit tous les jours et toutes les nuits d’une relation. Sauf pour ceux qui oublient ce précepte essentiel, pas besoin d’une fête à la c– pour ça !
 
            Aaaah, ça fait un bien ! Je vous tiens au courant de la suite des évènements, je suis pas loin, je reste par là…
 
Rendez-vous sur Hellocoton !

Mystères

Week-end nostalgie, je suis de retour chez mes parents pour une courte période. Dans cette maison où j’ai débarqué un soir de juillet alors que j’avais 13 ans, abandonnant derrière
moi l’appartement de mon enfance, celui dont je rêve encore, parfois… Mais je m’égare.
 mysteres
Avec Gauthier et une copine, l’autre jour, on parlait de télé dans sa chambre : ado, je n’en ai pas eu. Quand je vois aujourd’hui que je la regarde jusqu’à 3 heures du matin
(quoi qu’ils ont enlevé Nikita, ces connards de Teva !), je remercie mes parents de m’avoir interdit d’en avoir une au pied de mon lit : j’aurais certainement raté mes brillantes études scolaires si l’écran lumineux avait pénétré mon espace. A la place, le soir, je lisais ou j’écrivais,c’était tellement mieux. De temps en temps, tout de même, je passais ma première partie de soirée devant la télé pour regarder des émissions comme X-files mais surtout Mystères.
 
Je sais pas si vous vous souvenez mais à la fin des années 80, début des années 90 sont apparues des émissions appelées « reality show ». On prenait des gens ordinaires à
qui il arrivait des choses extraordinaires, on les faisait (mal) jouer dans des reconstitutions particulièrement… réaliste ? Non, en fait, je voulais dire drôle. Tout a commencé avec « La nuit des héros » présentée par le mec de la météo (Laurent Cabrol, il me semble) puis TF1  a débauché le Cabrol pour faire sa propre « nuit des héros » donc on en avait deux pour le prix d’une. Mais ma préférée, celle que je ne ratais sous aucun prétexte, c’était Mystères, toujours sur TF1.
 
Cette émission était présentée par M. Alexandre Baloud, journaliste transfuge de je ne sais plus où et qui a totalement disparu après, peut-être enlevé par des extraterrestres… Moi, je dis, l’homme à la cigarette n’est pas loin. Ce monsieur était d’une sobriété par croyable mais avait dû être formé par Jean-Claude Bourret car il semblait croire fermement aux reportages qu’il présentait. Tout y est passé : fantômes, OVNI, envoûtement, sorcellerie, voyance, reconstitution de la vie de saints, Dieu, sa sœur… Enfin, bref, il y avait à boire et à manger. Le format est, si je me souviens bien, de quatre petits films par émission. Parfois, le 4ème, c’était une rediffusion. D’autres avaient été achetés à une chaîne américaine et pour faire plus vrai, on avait laissé les témoins en VO, une voix française couvrant leurs propos à contretemps comme si c’était de la traduction instantanée (vous savez, on laisse toujours le « well, you know… » avant d’entamer la traduction « vous savez… »). Je me souviens de quelques histoires que voici.
 
Le sang dans la maison
Beaucoup de gens se souviennent de cette histoire, diffusée lors de la première émission : les taches de sang qui apparaissent dans la maison, que ce soit sur les murs, sur
les meubles ou sur les vêtements. Je crois que ça se passait en Alsace, mettons chez Jeannine et Robert (je me souviens pas du tout de leur nom en vrai, mais on s’en fout). Jeannine est femme au foyer et, un jour, en faisant le ménage, elle trouve des traces de sang sur le mur. Bon, dans le film, on la voit troublée. A mon avis, sur le coup, elle s’est dit : « fais chier, Robert, je me casse le cul à faire le ménage toute la journée pour que ce soit nickel et l’autre, il me pastiche tout ! ». Bon, elle nettoie mais… les taches reviennent (musique angoissante) ! Donc ils appellent la police qui a un très bon réflexe : analyser le sang pour vérifier que c’est pas celui du chien. Je veux pas dire mais la seule fois où j’ai trouvé du sang chez moi, j’ai de suite pensé à Kenya et j’avais raison ! Oui parce qu’un chien, ça remue la queue donc s’il est blessé là, faut pas s’étonner de trouver des tâches de sang partout.
Mais non, c’est du sang… humain (musique qui fait trop peur) ! Bon, les flics pensent de suite qu’un voisin fait une mauvaise blague. Perso, j’aurais pensé que le Robert avait la main un peu lourde sur la Jeannine et qu’elle faisait ce qu’elle pouvait pour appeler au secours. Bon, dans la reconstitution, ils passent direct au détecteur de blagueur : ils nettoient la maison puis saupoudrent de la farine partout sur le sol : si y a un blagueur qui vient, il va laisser des traces, ahahah ! Et bien le lendemain, y avait toujours de la farine mais aussi du sang donc les flics vont creuser dans la cave (sous les ordres d’un exorciseur ou un médium, je sais plus) et ils trouvent plein de cadavres : charmant ! Enfin, ils enlèvent les cadavres et je sais plus si les taches de sang arrêtent d’apparaître ou pas.
 
Les OVNIS
Je groupe car y en a eu plein des histoires d’OVNIS. D’abord, Roswell. Hé oui, la première que j’en ai entendu parler, c’était là. Un reportage super bien fait, avec une belle reconstitution et tout, j’étais sciée. N’empêche que c’est moche, un alien…
Ensuite, il y avait les OVNIS en forme de triangle qu’on a vu partout, pourchassés par les avions belges et qui ont survolé toute la France, y compris Toulouse. Alors, là, j’ai été profondément dégoûtée : un OVNI  a daigné passé au-dessus de ma tête et je ne l’ai même pas vu ! Du coup, je passais des heures à scruter le ciel la nuit. Fallait me voir quand on allait dîner chez ma mamie paternelle (3/4 d’heures de voiture par l’autoroute), collée à la fenêtre le nez en l’air, le cœur battant au moindre avion qui passe… Et bien, raté ! Pourtant, l’autre soir, j’ai vu un truc, un lumière qui passait dans le ciel mais je l’ai vue par hasard et je m’en souviens juste maintenant parce que j’écris l’article. En fait, je pense que c’était un petit avion privé, Roissy n’est pas hyper loin.
Il y avait aussi l’histoire de l’OVNI tout rond tout mignon qui se pose devant un paysan du sud (je sais plus où exactement, en Provence, par là). Là, la scène était rejouée par le vrai paysan qui était médusant dans ce rôle : quand l’OVNI apparaissait, il bloquait. Hop, cerveau éteint, plus rien. On voyait le petit truc qui arrivait, se posait dans le jardin et repartait en laissant une trace ronde. On revoyait la scène une bonne dizaine de fois car l’action dure deux minutes au mieux, la petite fiction devait faire une vingtaine de minutes avec les témoignages des personnes concernées. Mais le mieux, c’était le paysan qui n’était pas né pour être acteur. Déjà, on le voit qui ratisse tranquille puis il regarde vers le ciel d’un air tout à fait naturel style : « je regarde en l’air car je pressens qu’un OVNI va arriver ». Hop, le v’la et l’autre n’a pas l’air étonné du tout. Il faut savoir que dans le sud, c’est courant, un OVNI qui se pose dans votre jardin. Et une fois qu’il est là, l’autre, il n’y a plus une seule lueur d’intelligence dans son regard, une statue de cire se serait montrée plus
expressive. Alors, forcément, vous imaginez les pauvres aliens, ils arrivent là et voient l’autre, ils repartent en informant la base qu’ils n’ont trouvé aucune trace d’intelligence sur notre planète.
 
Les trucs religieux
Là, aussi, il y a eu du lourd, de la vie de Padre Pio à l’histoire de Fatima. Je dois cependant avouer que j’ai plus appris sur l’histoire religieuse du XXe siècle en regardant
Mystères qu’en allant au catéchisme. Bon, l’histoire qui m’a le plus marqué, c’est l’histoire de la petite Italienne, Graziella, je crois, qui avait une grave maladie et qui se mourrait dans son petit village d’Italie. Ses camarades, sympa, se sont cotisées pour lui payer un voyage à Lourdes (car la petite était pauvre) donc voici notre fillette qui part là-bas, on lui donne le bain, on lui fait boire de l’eau de Lourdes et tout mais sur le coup, elle garde sa maladie. Elle maigrit, elle peut plus marcher, c’est la fin. Elle rentre dans son petit village et sa maman continue à lui donner de l’eau de Lourdes parce qu’au prix du voyage, autant écouler le stock. Un jour, elle fait de la couture ou de la broderie dans la cuisine quand la petite Graziella arrive sur ses deux jambes et fait : « maman, j’ai faim ! ». Et bien oui, elle est guérie ! Bon, on la voit ensuite passer des examens à Lourdes pour qu’on authentifie son miracle puis le reportage se termine sur la jeune femme, aujourd’hui, en train de marcher dans l’église de Lourdes en passant sa main sur les messages de remerciements qu’il y a au mur d’un air qui se veut ému mais on sent bien qu’elle s’en fout.
Sinon, y avait aussi un reportage sur « Fatima », vous savez, les trois bergers portugais qui ont vu la Vierge pendant une guerre mondiale ! Même qu’elle a fait trois révélations, la dernière concerne la fin du monde et elle est consignée au Vatican. Jean-Paul II aurait dit ne pas vouloir la révéler au public tellement elle est terrifiante. Bon, il a bon dos de dire ça, il est mort, il la vivra pas avec nous, la fin du monde ! Je me souviens de ce reportage car, à un moment, il y avait un trucage tout pourri. La vierge fait des miracles je sais plus pourquoi. D’abord une aurore boréale, pas super courante au Portugal puis un jour, elle fait virer le ciel de couleur… Et là, le truqueur s’est contenté de passer des filtres de couleurs sur l’image du ciel, on aurait dit un clip pourri style années 80, manquaient plus que des « yo ! » inscrits en gros.
 
L’exorciste
Un de mes préférés, celui-là, même si on est très loin du film d’horreur du même nom. C’est l’histoire d’une dame, une bourgeoise vieillissante que l’on pressent chiante comme la pluie. Cette pauvre dame, il ne lui arrive que des malheurs, je ne sais plus trop quoi mais des choses horribles et elle va pas bien. Je ne sais plus précisément quels étaient ses malheurs mais un soir, on sonne à sa porte, elle regarde dans le judas et, horreur ! C’est un Noir à la mine peu joviale. Oh, elle a peur ! Elle re-regarde dans le judas et, là, le Noir a disparu. C’est sûr, quand un Noir sonne chez moi, je comprends de suite que j’ai été envoûtée…Mais bon, la dame, elle semble pas habituée à voir un homme de couleur dans son immeuble et elle a très peur. Autre scène, elle est couchée dans son lit et elle tourne et retourne, quelque chose la gêne. Elle se lève soudain, excédée et tire les draps de son lit et aaaaaaah, horreur : un ongle énorme, sale, traîne dans son lit. Bon, honnêtement, c’était mal filmé donc on la voit qui crie avec la musique qui fait peur mais j’avais pas compris le truc. Mais bon, puisqu’elle a peur d’un Noir, je me suis dit qu’il y avait un pli sur son drap et que ça la terrorisait. Non, en fait, y avait un ongle qui n’était même pas à elle. Bon, ça j’avoue, ça m’aurait fait froid dans le dos : un ongle même pas à moi dans mon lit, c’est dé-goû-tant. Bon, elle en peut plus, elle appelle une exorciseuse qui lui fait faire plein de trucs donc trois tours au dessus d’un seau rempli d’urine de fille vierge. Si j’avais su, je serais restée vierge, j’aurais vendu mon urine à prix d’or, vu comme cette qualité devient rare de nos jours. Bref, l’exorciseuse sort soudain une sculpture à la César de l’urine avec des trucs qui
sortent et qui ressemblent à des clous. Et bien voilà, quelqu’un a planté des clous dans un lieu stratégique de la maison pour lui porter malheur : sous la baignoire. Bon, voilà, la dame
paye et le malheur est enlevé, c’était son ex femme de ménage qui lui avait jeté un sort. Quand je vous dis qu’elle avait l’air chiante, la vieille…
 
L’écriture automatique
Il était une fois une dame qui avait perdu sa fille dans un accident, il me semble. Bon, elle est triste et c’est normal, elle se remet pas de la mort de sa petite. Sa chambre est restée en l’état. Puis, un jour, je ne sais plus comment, elle se demande si sa fille ne veut pas entrer en contact avec elle donc une amie voyante (ou pas loin) lui dit de guetter les signes. Un
soir, la dame lit et pif ! le portrait de sa fille tombe. Un signe ? Non, la dame a du mal à y croire donc elle décide de pas nettoyer le tabouret de piano de sa progéniture, pour voir. Un jour, swizzzz, la poussière s’est envolée ! Bon, là, c’est sûr, sa fille veut entrer en contact.
Donc tous les soirs à une heure précise, la dame s’assoit dans son salon, stylo à la main et elle attend… Rien…Rien… Puis un soir, le stylo agit ! Et voilà, sa fille lui écrit, elle lui raconte des trucs, je sais plus quoi. La dame est convaincue que c’est bien de sa fille qu’il s’agit : « elle fait des fautes d’orthographe alors que je n’en fais jamais ! ».
Du coup, après l’émission, qui a tenté l’expérience ? Moi, évidemment. Bon, et bien, j’ai dû rentrer en contact avec un gamin de 3 ans car j’ai fait de beaux gribouillis mais aucun mot n’est sorti de là…
 
La réincarnation
Je parle de cette histoire car elle m’a bien plu. C’est l’histoire d’une fille qui s’appelle Marie, je crois, mais même si c’est pas ça, on s’en fout. Toute petite, Marie dessine Big Ben, comme ça, just for fun. Sauf qu’elle ne sait pas ce que c’est Big Ben, elle vit en France, elle est toute petite et ses parents n’ont manifestement aucun moyen de communication vers l’extérieur vu que sa mère s’extasie sur le dessin de la petite qui est censée n’avoir jamais vu la tour avec la grosse horloge. Je veux pas dire mais Big Ben passe au moins une fois par semaine à la télé et s’incruste régulièrement dans nos journaux… Bon, c’est pas grave, la maman inscrit sa petiote aux cours d’anglais et elle est trop forte, la Marie : à peine elle commence qu’elle est déjà bilingue. Moi qui n’arrive pas à aligner trois mots en suivant sans faute dans cette foutue langue, du haut de mes 25 ans, je déteste cette gosse. Bon, la demoiselle grandit et va vivre à Londres, elle rencontre un bel Anglais du nom de James et s’éprend de lui mais James meurt je sais plus comment. Du coup, Marie décide de tenter la régression pour connaître sa vie antérieure (moi non plus, le lien de cause à effet ne me paraît pas flagrant mais bon). Marie retourne dans sa vie antérieure, elle était une aristocrate anglaise ou un truc du genre et elle connaissait déjà James, et tout. Bon, là, y a un super plan de la fille en robe d’époque qui traverse un tunnel (genre Marie part à la découverte de sa vie antérieure)… Ben, elle a eu de la chance, Marie : grâce à son histoire, elle a pu enfiler une belle robe de princesse. Bon, en fait, cette histoire me plaisait bien parce que je suis une adepte de la réincarnation (l’idée de l’éternité au Paradis, je trouve ça chiant, honnêtement). En fait, ado, j’étais très drôle et super bien dans ma peau, j’avais hâte de mourir pour commencer une nouvelle vie, vous pensez bien que ce petit film m’avait parlé…
 
Une maison hantée
J’ai peu de souvenirs de celui-là, l’histoire classique d’une famille qui emménage dans une maison qui, en fait, est hantée. Y a le papa, la maman et les deux petites filles. Au passage, je trouve ignoble d’avoir fait joué les vraies gamines dans la reconstitution, elles n’ont pas été assez traumatisées, remettons-en une couche ! Donc, la maison est hantée, bouh ! La scène dont je me souviens, c’est qu’à un moment, l’aînée des petites filles se retrouve possédée, elle a les yeux exorbités (super trucage, au passage, ça foutait les jetons) et jette tout ce qui se trouve à sa portée par terre, y compris une table. Bon, sa mère finit par la calmer et finalement, ils vont dans le cimetière d’en face et découvrent une tombe ouverte pile dans l’alignement de la maison, ils la referment et fin de l’histoire. En fait, cette histoire m’a surtout marquée avec la gamine aux yeux exorbités, j’ai trouvé ça trop horrible.
 
Les pommes volantes
L’histoire qui a marqué la population, celle-là ! L’histoire d’un couple sans histoire qui se fait attaquer par un fantôme plus ou moins hostile… Je ne sais plus comment ça a commencé mais un jour, leur commode se met à trembler comme une feuille, ils ont peur, aaaaaaah ! Et la commode s’écroule comme un simple jeu de carte dans un bruit effroyable. Quand on vous dit que c’est de la merde, IKEA ! Ah non, c’est un fantôme qui est très méchant, il soulève le lit et un jour, ô drame, des pommes qui étaient dans la cave traversent les murs (ben oui, une pomme, ça traverse un mur, tu savais pas ?) et bombardent les pauvres gens attablés qui ne demandaient qu’à bouffer tranquille. Panique !
Bon, finalement, ils en ont marre des pommes et des lits volants donc ils déménagent mais ses connards de fantômes les suivent et là, scène d’anthologie : on voit le fils de
la maison travailler en écoutant le vieux transistor et, là, effets spéciaux de la mort qui tue. Le cameraman prend le transistor et le place devant la caméra avant de foncer vers le gamin qui se
fait donc attaquer pas l’objet en question. Nous sommes donc en présence d’esprits frappeurs, dans le sens premier du terme… Bon, un petit coup d’exorciste et hop, ils sont partis les méchants fantômes !
 
Mystères a bercé mon adolescence et m’a pendant pas mal de temps déconnectée de la réalité. Je passais mes nuits à scruter le ciel, à déterminer si le bruit que j’entendais était une manifestation surnaturelle ou juste un de mes parents qui allait aux toilettes. Cette émission a cependant eu le mérite de m’ouvrir l’esprit, j’ai lu beaucoup de livres sur le surnaturel, y compris le magazine « Mystères » qui reprenait les reportages de l’émission. Aujourd’hui, je regarde le ciel pour voir les étoiles (ce qui est difficile à Paris), les bruits nocturnes sont automatiquement attribués à Kenya. J’ai juste gardé ma passion pour la cartomancie.
Rendez-vous sur Hellocoton !