Femme des années 2010, femme jusqu’au bout du clitoris

 (Vanne aperçue sur Twitter mais je ne me souviens pas de l’auteur, désolée !)

Ces derniers temps,je ne sais pas pourquoi mais l’envie d’aller cramer mon soutien-gorge me démange. Peut-être parce que j’ai plus ou moins arrêté de fumer (j’ai une technique particulière, je vous dirai ça dans un prochain article) et que je ne sais plus quoi faire de mon briquet. Ou peut-être parce qu’en ses temps troublés où notre prochain est forcément un délinquant en puissance, surtout s’il a la peau noire, qu’on fait du mauvais communautarisme à outrance, qu’on nous répète à l’envi que c’est la crise, qu’on va tous crever, que la
guerre n’est plus très loin, le féminisme en prend aussi un sacré coup. Force est de constater que nous sommes dans une phase de repli réactionnaire. Elles sont loin les années 80 « working girl ». On a tué Angela Bower, là… D’ailleurs, pour découvrir l’étendue des dégâts, n’hésitez pas à aller faire un tour sur Vie de Meuf, édifiant.


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Mais revenons en au coeur de l’article, ce que je voulais dénoncer haut et fort, montrer du doigt et lapider virtuellement avec des mots. La version 2010 d’Etre une femme de Sardou. Alors avant d’aller plus loin dans l’article, mon honnêteté intellectuelle (ahem) me force à préciser que je déteste Michel Sardou et son réactionnisme puant. La première version d’Etre une femme me débectait (et dire que mon ex, Guillaume 1er, la chantait toujours en karaoké…), la seconde est encore pire. Je vous propose une petite analyse de texte et de clip. Oui, je vais regarder le clip une nouvelle fois pour toi, lecteur. Mon abnégation m’auto émeus.

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Bon, je vous passe l’intro façon Johnny d’un Sardou qui n’a plus 20 ans qui explique qu’il s’imagine être une femme, le tout en montant un escalier bordé de bonnasses nues. Okay… Donc là, il dit « le drame d’être une femme », gros plan sur une nana qui met du gloss. Alors déjà, je tiens à préciser que le maquillage est précisément un truc génial. J’adore me maquiller, ce sont mes 5 minutes totalement égoïstes de la journée. Puis si je réussis bien mon coup, je me trouve bien jolie, ça fait plaisir de bon matin. Bref, M. Sardou ne semble
pas aimer le gloss, passons. Là, on a droit à un chorus chiant sur musique techno où les nanas semblent littéralement jouir de leur féminité et Sardou fait d’étranges gestes avec les mains qui ne sont pas sans rappeler un bon pelotage de fesses en règle.

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Sardou se positionne comme un homme de son temps donc pour bien le souligner, on a droit à une image quasi subliminale d’iPad. Je ne vois pas bien pourquoi. Cependant, j’en veux un donc si à tout hasard, tu ne sais pas quoi faire de quelques centaines d’euros et que tu as envie de me faire plaisir, tu sais ce qu’il te reste à faire. Bref, ça commence fort avec une nana à moitié à poil qui s’habille, on apprend qu’on a plus besoin de ne rien revendiquer vu qu’on a tout obtenu. J’ai envie de dire HIN HIN HIN. Michel n’a pas l’air de connaître vie de meuf. Notre héroïne enfile tailleur et chaussures à talons, c’est une femme dominatrice, sûre d’elle. On apprend que la demoiselle est chef d’entreprise, qu’elle n’a pas besoin d’hommes. Elle mène sa boîte avec toute l’hystérie dont elle est capable en semblant insulter ses collaborateurs, une patronne dont on rêve tous… Mais elle n’en reste pas moins féminine puisqu’elle passe
chez le coiffeur et se maquille dans l’ascenseur. Débordée mais pas négligée, nous voici rassurés. Mais pas pour longtemps car cette (triste) vie est épuisante, elle ne regarde même plus la télé et se gave d’aspirine. Alors, juste, je m’interroge un peu sur cette histoire de télé, ça semble un peu dramatique que nous, femme des années 2010, ne regardions plus la télé. Il est sponsorisé par TF1 ? Bref, on continue. Refrain, orgasmes des choristes nues dans une ambiance à la limite du saphisme qu laisse Sardou globalement indifférent. Il n’a pas pris son viagra pépé ? A moins qu’il ne prenne des forces pour la « meilleure » partie de la chanson, celle qui parle d’amour. Accrochez vous à vos slips et vos culottes, c’est parti !

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Les femmes 2010 ne baisent plus. Voilà, c’est le drame. Elles essaient de choper du mâle jetable comme des salopes qu’elles sont mais le travail les rappelle à l’ordre et le monsieur dormira sur la béquille. Bref, la femme est débordée, tellemet qu’elle est toujours habillée pareil avec son chignon strict mais déjà, la faille pointe chez Superwoman, Michel le dit : on n’a pas le temps d’être nostalgiques mais dès que le premier cheveu blanc pointera, on va changer. D’ailleurs, notre demoiselle commence à tirer la gueule et paraît fatiguée.
D’ailleurs, Sardou nous explique que depuis les années 80, on a tout perdu et même pas gagné de salaire (il disait précisément l’inverse en début de chanson puisqu’on était censées avoir tout cequ’on revendiquait. Souffrerait-il d’Alzheimer ?). Il n’est pas content de cette évolution, Michel, il regarde en l’air d’un air exaspéré : ce qu’elles peuvent être connes, les femmes !

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Là, on sent que ça va basculer, l’héroïne prend une longue douche pour se détendre, on l’a vue tracassée dans la salle de bain. Non pas à cause d’un test de grossesse positif mais parce qu’elle se rend compte que sa vie, c’est de la merde. Même quand elle chante « Etre une femme », elle ne jouit plus. Heureusement, Michel nous comprends, il sait que « beaucoup en ont marre » et va nous donner la clé du bonheur. J’en frétille d’impatience. Là, je vous copie colle les paroles, c’est beau comme du Baudelaire : « il suffit de retrouver l’adresse du type gâché de leur jeunesse, un homme gentil qu’elles ont laissé au port des occasions manquées, refaire sa vie et pourquoi pas être une femme et belle à la fois. L’amour d’automne c’est encore mieux, laisser un homme faire ce qu’il veut et puis s’endormir contre lui et jeter les dossiers aux orties ». Notons que l’héroïne a les cheveux désormais détachés. Bon, là, j’ai envie de hurler. PUTAIN BORDEL DE MERDE ! Ca veut dire quoi ? Qu’une femme qui s’accomplit par elle-même est forcément dans le faux ? Elle doit forcément se trouver un mec et plaquer sa vie professionnelle pour être heureuse ? Vraiment ? Bon, fin du clip, les 4 demoiselles chantent nues les unes contre les autres, Sardou s’en va. Moi, je pleure de désespoir. On en est encore là.

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Alors, okayyy, Sardou, c’est Sardou, c’est normal. Mais ça me rend dingue ! Ca paraît vraiment à ce point inconcevable d’imaginer une femme qui a une vie professionnelle intense et satisfaisante et une vie privée tout aussi chouette ? On est soit mère au foyer sans ambition soit malheureuse ? Vraiment ? Je ne vous referai pas le laïus sur la maternité, il n’en parle pas, ceci dit. Et ce qui me déprime le plus, c’est que des femmes, oui, des femmes, se reconnaissent parfaitement dans cette chanson. Moi pas. Je bosse la journée sans aboyer sur mes collaborateurs (bon, faut dire que je suis pas la chef non plus), je sors le soir et si je ramène un homme chez moi, c’est pas un coup de fil qui va m’empêcher de conclure (mais je la soupçonne d’avoir fait la vieille technique du coup de fil urgent pour se débarrasser de l’importun), oh que non. Et je ne change pas de mec tous les soirs non plus, il m’arrive d’avoir des relations suivies. Au passage, j’aimerais savoir comment la fille de la chanson peut se trouver tant de coups d’un soir vu qu’elle est débordée. Chez le coiffeur ou elle couche avec ses employés ? Et bah bravo ! Personnellement, je ne me reconnais pas dans cette loseuse qui ne
cherche finalement qu’un mari pour apprendre à respirer. Supeeeer.

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Et puis les choristes au bord de l’orgasme et nues, faudra m’expliquer quand même. Pour ceux qui n’ont pas vu le clip, je les invite à le trouver tout seul, j’ai pas envie de le diffuser ici.

PS : Oui, je suis très fière d’avoir fait tout un article sans poster une seule fois la photo de Sardou.

 

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Réaliser son fantasme à tout prix ?

Il était une fois une fille qui s’appelait Angélique et qui avait au rayon de ses fantasmes le fameux plan à 3. Un jour, via le net, un homme lui propose de s’amuser avec  sa femme et lui. Emoustillée, Angélique dit oui mais voilà, après quelques échanges de photos, le couperet tombe : Angélique ne plaît pas à la femme. Mais le mec est très motivé et lui propose une solution alternative qui consisterait, en gros, à venir, à faire plaisir au couple et à se casser sans demander son reste. Sans que personne ne la touche, elle.



Angélique est partagée. D’un côté, son fantasme, de l’autre, un plan plutôt moisi qui risque de la frustrer, voire de la blesser car coucher avec quelqu’un qui n’a pas du tout envie de vous, ce doit être dur à vivre. Même s’il s’agit d’une femme et qu’Angélique est hétérosexuelle. Donc elle hésite et me demande mon avis. Je lui réponds le fond de ma pensée : « laisse tomber ! ». De un, quitte à faire un plan à trois, autant que ce ne soit pas un pur 2+1. Là, en l’occurrence, Angélique aurait été limite de trop, un élément rapporté qui serait là pour rajouter un peu de piment pour les deux autres sans avoir réellement le plaisir qu’elle est en droit d’attendre d’un rapport sexuel. Vu que le rapport l’excluait plus ou moins de toute façon. De deux, si on veut réaliser un fantasme, il me paraît plus intelligent d’attendre une occasion plus… idéale, on va dire, sinon, ça va être très, très décevant.



J’ai parfois l’impression qu’on est en permanence dans une course à qui a fait quoi en matière de sexe. Le tout arbitré par le fameux test de pureté dont on vante le résultat catastrophique : « je suis dépravée, je suis trop fière ! ». Certes mais le but n’est-il pas plutôt de faire les choses par envie et non pas pour cocher une ligne sur une liste de choses à tenter ? Comme Angélique, il est des fantasmes que je serais ravie de réaliser mais pour autant, je ne suis pas prête à tout pour ça. Il faut quand même que j’y trouve mon compte. Si le seul plaisir à l’arrivée est de gagner quelques points de plus au test de pureté (surtout que passé un certain âge genre le mien, il serait assez ridicule de continuer de se vanter de son score), franchement, c’est assez pathétique.


Plus généralement, j’envisage tout à fait sereinement le fait que tous mes fantasmes ne pourront pas être réalisés. Surtout quand on sait que mon number one, c’est faire du sexe dans l’espace. D’abord, je doute d’aller dans l’espace un jour dans ma vie (j’y crois pas moi aux voyages sur la lune avant ma mort) et puis d’après des études, il semble que le sexe en apesanteur est très compliqué. Je veux bien le croire ! Donc oui, je considère qu’on ne peut pas résoudre tous ses fantasmes. D’abord parce que des fantasmes, ça évolue et qu’on ne peut pas avoir une liste fixe toute sa vie. Et ensuite parce que ce serait bien trop triste. Non mais imaginez un peu qu’à mettons 30-35 ans, voire 40, allez, on se retrouve à avoir testé tout ce qui nous faisait envie. Il nous reste encore la moitié de notre vie. Bonjour l’ennui. Même si je veux bien croire que la libido va décroissant avec l’âge, je ne pense pas que la sexualité s’arrête à 50 ans. Sinon le viagra n’aurait pas le succès qu’on lui connaît.


Finalement, Angélique a dit non. Avec un léger regret, celui d’avoir perdu peut-être la seule occasion de réaliser ce fantasme. Mais franchement, vu comment ça se présentait, je pense qu’elle aurait plus regretté sa réalisation…

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De l’’art de l’’entretien

La semaine dernière, je suis allée passer un entretien d’embauche à trou du cul du monde land. Selon ratp.fr, je mettais une heure à y aller. Ok, ils me disent de prendre le train de 14h33 donc je m’exécute sagement. Cette fois-ci, je n’oublie pas mon press book (on ne commet pas deux fois la même erreur), je ne rate pas mon train (on ne commet pas deux fois la même erreur). Après, j’enchaîne les transports : RER puis bus dans la campagne yvelinoises. Le dépaysement à une heure de chez vous, yeah !


Mais c’était quoi cet entretien ? Non parce que je commence même pas par le début, je suis trop une rebelle, moi. La semaine dernière, en plein trip « cherchons du boulot », je tombe sur un site qui cherche des lecteurs. C’est-à-dire qu’en gros, je suis payée pour faire des revues de presse. Quelques postes sont dispo : deux de 15h30 à minuit et deux de nuit. Bon alors, comme je ne peux pas faire la fine bouche sur les horaires, j’envoie CV et lettre de motivation. Deux jours plus tard, coup de fil : « Bonjour, je vous appelle de la part de la société Pouet Pouet, vous nous avez envoyé un CV et nous souhaiterions vous voir en entretien, vous êtes disponibles quand ? » « Quand vous voulez ! » « Bon, demain, 16h, vous devez vous rendre au siège social mais le Poste est à tel endroit, juste à côté de chez vous ». Bon, nickel chrome !

Me revoici dans mon bus. Le trajet en RER était facile, je posais mon cul et j’attendais le terminus. Mais dans le bus, c’est pas si simple : il n’y a pas de plan de ligne et je ne sais pas du tout où je vais, je connais juste l’arrêt où je dois descendre. Je me lance donc dans une surveillance attentive du petit texte défilant annonçant l’arrêt suivant. Sauf que, des fois, ça bugge. Non mais on vient de le passer l’arrêt Bidule, annonce le suivant ! Zut, on s’arrête à nouveau et il donne pas le nom de l’arrêt ! Ah, il se remet à jour… Bon, finalement, après 30 mn d’angoisse, je descends au bon arrêt, je regarde ma montre : 15h35. Le rendez-vous est donc à 16h. Et quand je dis que je suis à trou du cul land, j’exagère pas : l’entreprise est en pleine zone résidentielle (mais je crois que toute la ville est une zone résidentielle), pas un café où poser mon fessier, un marchand de journaux pour feuilleter les magazines en attendant, rien de rien ! Enfin, si, y a un bureau de poste… Donc, du coup, j’appelle Gauthier, je lui explique qu’il y a une maison avec un chat en plâtre incrusté dans le mur. Je vous jure, c’est vrai ! Bon, finalement, je me pointe à moins 10, en espérant que la dame avec qui j’ai rendez-vous soit en avance. Bon, j’arrive à l’accueil, je tombe sur deux bonnes femmes, la quarantaine bien tassée, elles m’indiquent un siège pour attendre. Il y a une revue de presse faite par la société sur la table, parfait, je vais lire ça. Quelques temps plus tard, une jeune fille, certainement plus jeune que moi, me reçoit pour l’entretien.

Bon elle attaque direct par un « bon, parlez moi de vous ! ». Je lui demande avant pour quel poste ils m’ont appelée, vu que j’ai postulé à plusieurs, histoire de cibler mon entretien, elle me répond lectrice dans elle ne sait quel domaine, le boulot étant le matin… de 5h30 à 13h. « Ouais, super ! Moi, je préfère comme ça, ça me laisse tout le reste de la journée pour faire des choses, c’est parfait ! ». Bon, je raconte ma vie : mes études, mes expériences pro, le pourquoi je vis à Paris et comment je les ai trouvés. Après, elle me demande qu’elles sont les qualités essentielles à avoir pour le boulot. « Ah ben la curiosité, déjà, faut tout lire… Ca tombe bien, moi, si j’ai voulu faire journaliste, c’est justement car je suis curieuse et ça me permet de toujours apprendre de nouvelles choses. Ensuite, faut être réactive, faut donner les infos de suite. Non parce que les entreprises qui vous commandent une revue de presse, elles veulent l’info immédiatement et pas trois semaines après. Et il faut être concentrée, aussi, car si on loupe une info, ça le fait pas ». Bon, je n’ai pas dit ça comme ça mais vous saisissez l’idée. La nana a l’air ravie par mes réponses, c’est limite si elle applaudit pas. Je glisse au passage que j’ai lu la revue de presse en bas, histoire de dire que je sais de quoi je parle. « Mais vous n’avez pas peur d’être frustrée de ne pas écrire ? » « Mais non puisque j’écris dans des webzines à côté ! » « Vous avez une voiture ? Parce qu’à 5h30… » « Non mais j’habite juste à côté ! Je crois qu’il y a des trains à cette heure là mais sinon, je me trouverai un vélo ». Elle me demande de commenter un fait d’actu, aussi, je lui parle de Ségo, expliquant que j’étais allée la voir en meeting « bien que je ne sois pas militante ».

Bref, je suis tout sourire quand le couperet fatidique tombe. « Vous avez du temps là ? » « Mais bien sûr ! » « Parfait, on va vous faire passer un test culture G ». Panique à bord ! Je ne savais pas qu’il y en avait un, je suis pas préparée ! Je sais, ça peut paraître stupide mais ce genre de surprise, j’aime pas du tout, un peu comme les interros surprise au lycée. C’est psychologique, je suis pas prête, je vais me planter. « C’est un QCM ou des questions ouvertes ? ». « Non, non, des questions ouvertes ». Elle me laisse seule dans une salle avec ordre de « rendre mon questionnaire à l’accueil en partant ». Bon, 44 questions. Je sais pas répondre à la moitié, mais vraiment pas. Pourtant, y a des trucs que je sais mais ça revient pas. Et d’autre que je sais pas. Y a beaucoup de questions de santé, un domaine où je ne connais rien. « Quel laboratoire a sorti le viagra ? » « Quels sont les concurrents du viagra ? » (c’est une boîte d’impuissants ou quoi ?) « Citez 5 laboratoires pharmaceutiques », « citez des maladies oncologiques » « que signifient les initiales j’ai même pas retenu », « que veulent dire les initiales de l’entreprise » (ça, c’est la lose de pas savoir). Bref, une hécatombe totale. Je repars toute penaude : si le questionnaire compte, je suis morte. Heureusement, au retour, j’ai été draguée par un jeune homme charmant mais en parlant, j’ai eu un doute : il doit avoir 20 ans à tout casser ! Bon, j’ai pris son numéro, on verra si je le rappelle ou pas.

Et depuis ? Rien. La nana m’a expliqué qu’elle transmettait les dossiers lundi au chef de service et que je serais contactée dans la semaine. Vendredi, toujours pas de news, je pense que c’est mort, je devrais recevoir une lettre pour m’avertir de mon échec (youpi !). En plus, mercredi, j’ai pas arrêté de recevoir des coups de fil : le proprio, l’entreprise qui gère ma chaudière, le scénariste de Modo (bon, c’était pour parler taff mais ça l’a aussi amusé de faire sonner mon tel, le méchant !). Donc un échec. Bon, je relativise : c’était pas le boulot de ma vie et de la veille média, je peux en faire ailleurs avec des horaires plus humaines. Enfin, avec tout ce que je balance comme CV en ce moment, je vais bien finir par trouver un boulot, un vrai, avec un salaire (qu’on me verse pour de vrai) et un bureau. Et, soyons folles, un ou deux collègues choupinous !

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The interview (part 2)

Valéry : Vois-tu le verre à moitié vide ou à moitié plein ? Pourquoi ?
A moitié plein, je suis une éternelle optimiste. Un peu trop des fois mais c’est rare que je vois tout en noir. Par contre, quand je me mets à voir le verre à moitié vide, c’est le cercle vicieux, je finis même par le voir à 1/4 vide.

Quel est ta plus grande réussite ? Ton plus grand regret ?
Ma plus grande réussite est à venir ! Mais pour l’heure, je crois que c’est d’avoir réussi à décrocher un diplôme de journalisme, mon rêve d’ado. Mon plus grand regret, j’ai déjà répondu plus haut.

Quelles sont tes attentes dans la vie ?
Mes attentes, elles sont classiques : un boulot qui me plaît et une vie privée peinarde (mais pas trop, trop, quand même) avec un homme que j’aime et qui m’aime. C’est pourtant pas bien compliqué ! Je n’ai pas la folie des grandeurs, je ne demande pas d’être rédactrice en chef du Monde, juste rentrer chez moi le soir avec ce sentiment de satisfaction d’avoir bien fait son boulot et retrouver mon homme qui me demande si la journée s’est bien passée. On se raconterait nos journées, on se ferait des câlinous et tout, le piiiiiiiiiiiied !

Jusqu’ou es-tu prête à aller pour réussir ?
Honnêtement, je ne sais pas. Jusqu’à présent, je n’ai pas eu besoin d’aller bien loin, juste maîtriser les entretiens de motivation. Je suis prête à faire des sacrifices d’ordre matériel, je m’en fous de bosser avec des horaires de dingue ou de déménager si on me propose un CDI (je partirai pas pour un CDD de 3 mois), de me taper deux heures de transport par jour… Ou d’être payée une misère. Par contre, coucher pour réussir, non… Ou alors, faut vraiment que je tombe folle amoureuse du recruteur (dans ce cas, y aura sexe avec ou sans boulot à la clé).

Quels sont tes qualités/défauts ?
Mes qualités : je suis curieuse, j’ai toujours une soif d’apprendre, super utile dans notre métier. Je suis opiniâtre et je comprends très vite ce qu’on me demande de faire, je suis efficace… à partir du moment où je m’y mets. J’ai une bonne imagination, je pense être généreuse et altruiste. Et puis chuis trop drôle. Mes défauts : curieuse (c’est pas toujours une qualité), impatiente, bordélique, rêveuse, susceptible, je fais traîner les trucs que j’ai pas envie de faire. Et j’ai une écriture épouvantable, aussi.

 

Si tu devais te lancer pour une cause humanitaire, quelle serait-elle ?
Bonne question que je me pose aussi car j’aimerais m’engager dans quelque chose. A une époque, un copain était parti en Afrique en mission humanitaire au Burkina Faso et j’avais envie d’en faire autant, quitter mon petit confort pour me frotter à la misère. Idéalement, j’adorerais partir donner des cours à des enfants en Afrique. Mais j’ai peur à cause de ma santé : le BCG ne marche pas du tout sur moi et c’est vrai que choper la tuberculose, c’est pas forcément très utile. Plus près de nous, en France, je suis intéressée par des mouvements comme « Ni putes ni soumises », filer un coup de main au planning familial ou donner des cours de français aux femmes musulmanes de la 1ère ou 2ème génération qui ne savent pas lire et écrire. Ca, ça me plaît bien, ça aide à l’intégration d’une façon simple mais efficace.

Si tu as le choix entre être heureuse en amour mais malheureuse professionnellement ou heureuse professionnellement mais malheureuse en amour…Que choisis-tu ?
Honnêtement, ça me fait chier de choisir mais je crois que je préfère faire une belle carrière. Pour moi, une vie réussie, c’est une vie remplie et mine de rien, même si on n’est pas connus, réussir dans sa vie professionnelle, c’est un peu la clé du bonheur pour moi. Disons que je considère qu’il est plus facile de réussir dans le professionnel que dans le privé car il est plus facile de maîtriser sa carrière que ses sentiments. C’est pas pour autant qu’il suffit de claquer des doigts pour réussir, juste que je n’ai aucun doute sur ma réussite professionnelle à longue échéance.
 
Ecureuil : quelle est ta taille en boites de kitkat empilés pour Kenya?
C’est possible d’avoir une photo (floutée pour l’anonymat) avec les boites?
Ah alors je suis très emmerdée pour te répondre dans la mesure où Kenya ne mange que des croquettes ! Bon, si on dit qu’une boîte de kitkat fait 20 cm (j’en ai aucune idée mais je suppose), il en faut quasiment huit pour faire une Nina… Putain, je suis naine !! Et comme j’ai pas lesdites boîtes, il n’y aura pas de photos, désolée…
 
Rem : Tu es échoué sur une ile. Un naufragé male est aussi sur l’ile. Est-ce Brad ou sagamore?
Je peux pas avoir les deux ? Bah, je dirai Sagamore car il est plus jeune. Non mais c’est vrai, on sait pas combien de temps on va rester sur l’île et Bradounet, il est déjà quadra et je pense pas que l’île fournisse du viagra, mouarffff ! Puis Sagamore, il est moins connu, on le cherchera moins !
Tu vas continuer ton blog longtemps ?
Je continue d’abord et surtout parce que ça me plaît, même si y a des jours où je dois bien me triturer la tête pour trouver quoi raconter. D’un autre côté, j’adore écrire des articles vides où je commence sans savoir où je terminerais, c’est vraiment les plus marrants à écrire. Et ça montre le côté brouillon de ma personne qui n’apparaît pas forcément dans d’autres articles. Et puis, ce blog, c’est un peu mon bébé, je l’arrêterai à la date que j’ai décidée, pas parce que quelques détracteurs m’y auront poussée.
 
Tock : – D’où viens tu ? (La réponse Toulouse ne suffit pas bien sur…).
Je ne veux pas donner ma ville de naissance mais c’est pas loin de Toulouse. Dernier voile que je souhaite conserver sur ma vie, avec mon vrai nom. Un jour, je le dirai sans doute mais pas encore. Enfin, je suis née dans une petite ville de province à la vie tranquille, quand je suis arrivée à Toulouse, c’était vraiment la grand’ ville mais je me suis adaptée. Mais je crois que j’aurais été parachutée de suite sur Paris, j’aurais été traumatisée.

 

– Tes parents connaissent-ils l’existence de ce blog ?
Mes parents savent que j’ai un blog mais ne connaissent pas l’adresse et ils ne la connaîtront jamais ! Je pense que mes parents n’ont pas besoin de connaître mes petites histoires de cœur (et de fesses). Depuis Guillaume 1er, ils ont entendu parler d’Arnaud car un jour, j’avais des tas de suçons dans le cou donc j’ai dû cracher le morceau. Ils ont su aussi que j’étais partie en week-end en Bretagne donc ils se doutent que j’avais un mec là-bas. Je préfère ne leur parler que des hommes qui comptent pour moi ET qui restent quelques temps dans ma vie. Ma sœur, par contre, le connaît mais elle refuse de le lire.
– Que font-ils dans la vie (réponse vague bien sur…)?
Mon père est cardiologue et ma mère infirmière.
– Que vois tu dans les yeux des gens à qui tu annonces que tu as un blog ?
Quand je dis aux gens que j’ai un blog, ils réagissent avec amusement et curiosité. Certains me prennent aussi un peu de haut, dans le genre « un blog, c’est un truc d’ado » mais je me plais à leur prouver le contraire. Mais en général, les gens me posent toujours la question du « mais pourquoi ? ».
– Pourrais tu mettre fin à ton blog si ton mec (le bon…) te le demandait (pour une raison valable bien sur) ?
Je mettrai fin à mon blog à une date précise que j’ai déjà choisi et si mon mec (le bon) comprend pas, c’est que ce n’est sans doute pas le bon. Par contre, quand je suis amoureuse d’un mec, je ne parle pas trop de lui sur le blog donc il n’a pas trop de soucis à se faire…

– 550 articles…Les principaux évènements de ta vie depuis deux ans (c’est ca ?)…N’est ce pas dangereux ?
Je ne vois pas en quoi le fait qu’un an et demi soient relatés ici soit dangereux en soi. Si c’est par rapport à mon futur, de toute façon, je n’ai rien à lui cacher alors… De façon toute personnelle, j’aime voir l’évolution de ma personne sur cette période, les sentiments que j’ai eus à un moment donné… Et de voir que sur certains trucs, j’en suis toujours au même point !
– Qu’est ce qu’un bon lecteur de blog ?
Un bon lecteur de blog ? Je sais pas moi, quelqu’un qui me juge pas après avoir lu trois articles et ne m’impose pas sa vision de ma personne car faut comprendre que je suis plus que ça, il y a des choses dont je ne parle pas. Un bon lecteur ne cherche pas à pénétrer mon intimité non plus, il reste à sa place et me laisse à la mienne. C’est-à-dire que si je réponds pas à ses avances, c’est pas forcément la peine d’insister, par exemple.
– Peut on avoir une fausse image de toi après avoir lu les 550 articles de ton blog ?
Et donc oui, on peut avoir une fausse image de moi. Disons que je connais quelques lecteurs et c’est marrant de voir que certains me percent très facilement à jour et d’autres non. J’en ai rencontré un la semaine dernière, par exemple, il m’a dit que selon la tournure des phrases, il savait si j’avais le moral ou pas. Bon, ok, j’avais remarqué qu’il était très intelligent mais là, ce fut une révélation, je ne m’en étais pas rendue compte. Je pense que globalement, on peut me prendre un peu trop facilement pour une fille facile qui ne cherche qu’à coucher alors que mes statistiques personnelles sont plus que modestes. On ne se rend pas compte que je peux aimer, aussi, et souffrir, par la force des choses.
– quelle est ta vision du monde ?
Ma vision du monde ? Assez pessimiste, en fait. Oui, je suis optimiste pour ma petite vie mais quand je vois l’état du monde, je vois pas trop de motifs de me réjouir. C’est pas pire qu’avant, des guerres, il y en a toujours eu mais quand je regarde l’histoire du XXe siècle, surtout après la seconde guerre mondiale, et aujourd’hui, je me dis que l’homme n’apprend vraiment rien. La paix dans le monde, c’est une belle utopie, je pense que, de fait, elle est impossible, quoi que l’on fasse. On a juste changé les méthodes mais les finalités sont les mêmes. Quant à la fracture nord/sud, je pense qu’elle n’est pas prête de se résorber.
– as tu un problème avec le hasard ? (C’est ma question préférée…Je pose souvent cette question aux gens qui m’intriguent. Il parait que tu tires les cartes d’ailleurs, non?).
Ai-je un problème avec le hasard ? Non, je trouve qu’il fait plutôt bien les choses. Comme je suis impatiente de nature, j’ai parfois du mal à me laisser voguer et voir ce qu’il se passe mais j’apprends, petit à petit, à ne plus précipiter les choses.
– es tu libre ? ( pas ce soir hein…en général).
Je me sens globalement libre. Déjà, depuis ma plus tendre enfance, mes parents m’ont toujours laissé faire mes choix. J’ai choisi toute seule ma première langue (allemand, j’ai tout perdu), ma filière littéraire (vu mes notes en sciences, de toute façon, j’étais clairement pas faite pour aller en S, ça tombait bien), mes études et tout ça. Ils m’ont laissé libre de choisir ma carrière et me laissent faire. Vu que je ne subis pas de pression particulière de mes parents, je me sens très libre, c’est agréable. La seule personne qui me fout des limites, finalement, c’est moi. Bon, mes parents n’ont pas non plus eu une éducation permissive mais globalement, aujourd’hui, je ne remets en cause aucune de leur décision.
– as tu quelque chose à prouver ? si oui, quoi ?
Evidemment, on a tous des choses à prouver ! Enfin, surtout à moi, je me fous des défis et quand j’y arrive, que je suis fière ! Actuellement, je veux me prouver que je suis capable de réussir professionnellement parlant. Pendant quelques temps, j’ai aussi voulu me prouver que je plaisais aux hommes mais bon, maintenant, je suis rassurée sur ce point. Non, vraiment, le domaine où je veux/dois encore faire mes preuves aujourd’hui, c’est sur le plan professionnel. Ok, je suis une super stagiaire mais maintenant, j’aimerais être une super journaliste !
– as tu un véritable secret ?
Le principal secret ici, c’est mon nom et prénom et la suite de ma carrière, je sais à quoi mes prochains mois vont être occupés mais j’en parlerai pas ici tant que ça ne sera pas fini. Sinon, non, je crois pas avoir de secrets…
 
Zibro : Dis moi Nina, il est passé où le chat??
Là, elle est dans la cuisine, elle mange ses croquettes !
(suite et fin la semaine prochaine)
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La semaine de Gauthier

 

Tout commence par un début de semaine à la poste (ô joie des boulots d’été…) moi je dis la poste c’est nul et j’en ai marre de bosser, surtout après LA cuite du week-end dernier… Cause de la cuite? Lucie fête la fin de ses oraux, et dans le doute d’un échec on fait la fête avant (et pis si elle réussi on la fera deux fois arf).

Océane ayant déposé son fils chez mes parents, nous voilà en mauvaise posture éthylique dès 21h… No comment, nous sommes ignoblement alcooliques!

Donc mardi soir je finis le contrat (et me voilà en quasi vacances jusqu’à début août!) et là je me dit « chouette je vais pouvoir aller à la piscine, aller voir ma grand mère, aller faire les soldes, aller en Andorre faire des courses et voir mon amie qui y vit, aller sur le net et choper du petit jeune esseulé! Bref suis en vacances »

 Mardi soir je me met sur le net et je « chope » mais alors bon là c’est pas gagné… Le mec bi à tendance exclusivement hétéro qui ne sort qu’avec des filles mais adore se faire prendre en levrette de temps en temps! Bingo je fonce, photo floue mais bon il semble mignon. J’arrive chez lui et … c’est le drame! Mon dieu qu’il n’est pas beau! Argh… Tendance anorexique et pas beau quoi! Bon je me dit « tu viens de traverser Toulouse, tu bois un verre tu discutes et tu prétextes une montée de fatigue soudaine version narcolepsie latente et tu te sauve! » et on papote, papote, papote et il me saute dessus! Je me laisse faire, j’évite de trop l’embrasser et je ferme les yeux en me demandant « que faire? » et pis je me dit « bon je me laisse faire quand il va me déshabiller il n’y aura pas d’érection et tu dira que t’es trop crevé et tu partiras…. » tout homme sur terre ne souhaitera jamais de ne pas avoir d’érection, au contraire (cf vente de viagra) ben moi si j’avais eut un cachet pour être impuissant 24h je l’aurais pris! Donc il me jette sur son lit, me dessape, et là… C’est le retour du drame: je bande! AAAAAAARRRRRGGGGGGGGGHHHHHHHHH POURQUOIIIIIIIIIIIIIIIIII MOIIIIIIIIIIIIIIIII? Bon ok c’est comme ça? Ben on fait avec! Et là, j’ai eu le vieux flash du retour de ce que j’ai vécu y a quelques années: je serais une pute je me ferais payer au moins pour mes efforts!

Ça ne vous est peut-être jamais arrivé, et je ne vous le souhaite pas mais ces sentiments horribles « je couche avec, il me dégoûte presque, je pense à quelqu’un d’autre, il faut que ça se finisse vite, je me sens sale! » bref une pute! Mais moi je le fais juste pour la gloire?

 Non je sais pas pourquoi je le fais…. Donc sur ce je me sens pas merveilleusement bien dans mes basket mercredi matin au réveil (je précise que je n’ai pas dormi chez lui là je n’aurais pas supporter!)

Mercredi: les soooooooooooooooooooooooooldes! Donc parti dans l’idée de dépenser 40€ je m’en fous pour 160€! Et là suis assez content de moi, la dernière fois le budget était de 50€ et me suis arrêté à 270€! Donc on s’améliore! Bref j’ai des ampoules aux pieds, j’ai mal au dos, mais suis content de mes trouvailles soldesques!

Jeudi: rien! Sauf le soir….. Avec quelques amis on décide de se mettre une race à l’appart d’un ami, puis on va au hot pepper (soirée pédale de notre belle ville rose) pas grand monde mais tout le monde été complètement saoul!!!!!!!!!!! Ça fait du bien ces petites réunions des alcooliques VIP lol

Là je tombe sur un mec et je bloque « je le connais, je le connais, je le connais, je le connais » mais impossible de savoir pourquoi je le connais, dans ces cas là une fois sur deux c’est un ex et je pète la honte « mais si on est sorti ensemble y a 2 ans pendant quelques semaines » « non désolé me souviens pas » « mais si je t’avais offert cette bague que tu porte là! » « aaaaahhhhh oui bien sûr c’est toi » bref le honte! Donc je me repasse tous ce que je peux mobiliser d’ex dans ma visionneuse perso, mais rien, je finis par aller le voir « bonjour on se connaît du net sûrement? » « non » « mais si mon pseudo, c’est …. » « ah salut! » et là le mec sourit et se barre…. Ok prend toi ça dans la gueule et ramasse les morceaux… Putain ça fait 6 mois que je cause avec et quand on se voit il me fout un wind surf? AAAAAARRRRRRRRGGGGGGGGGHHHHHHHHHH BARMAN À BOIRE!!!!!! Deux verres cul sec plus tard il revient me voir « salut tu vas bien? Tu t’amuses ? « ouais » (imaginé le « ouais le plus glacial que vous puissiez sortir un jour dans votre vie ben c’était celui là!) donc il commence à blablater et moi je fais des réponse monosyllabique (suis très soupe au lait surtout quand je bois, non mais me foutre un vent à moi! Il est suicidaire celui là!). Mes amis me rappellent que ça fait 1h qu’on devrait être rentré, donc je dis au revoir et je m’approche du mec en question « je dois filer, on se voit bientôt? Je t’embrasse, amuse toi bien! » et là il me bloque pour me faire la bises le plus tendancieuse du millénaire (celle qui déraperait bien sur les lèvres si jamais on veut bien l’aider) donc je lui fous ma langue dans sa bouche! Et il se laisse faire…

Je rentre chez moi le coeur léger (en plus j’ai même pas besoin de lui demander son tel parce que je l’ai déjà et toc lol) et je lui envoie un petit message gentil en espérant le revoir..

Là dessus nous sommes vendredi, et moi suis en gueule de bois totale! Malade, mort de fatigue, envie de vomir et de me trépaner à cause de mon mal de tronche! Là je me lève comme je peux, je rampe jusqu’à la salle de bain, je me mets la tête dans l’armoire à pharmacie, avale tout ce qu’on ne doit pas prendre avec de l’alcool dans le sang en me disant « Vaut mieux être shooté que malade! » les cachets ne font pas encore effet que j’entends du bruit dans le salon! Diantre un voleur? Non… Pire…. Mon père bosse à la maison aujourd’hui! Mon père qui bosse à la maison c’est quoi? Il joue au solitaire sur son pc portable devant le tour de France et dès que je passe devant il fait semblant de travailler (bref un gamin en gros!) papa je le dis haut et fort ici, tu as le droit de ne pas avoir de travail! De toute façon il est en préretraite et il s’entraîne à ne rien faire lol

Donc je passe l’après-midi à errer dans les méandres de l’alcool en descente et là Anne me propose un ciné! Douce Anne, toi t’es gentille quand suis malade tu me propose pas des soirée méchantes! Donc nous voilà parti pour aller voir Madagascar. Ben ce film c’est GÉ-NIAL! Donc je rentre chez moi vers 1h, je vois les deux dernières minutes de Sex and the City et je me met à chatter avec Nina jusqu’à pas d’heure, on dit du mal des hommes, des miens, des siens, de tous ce qui porte un caleçon en gros (bref comme à chaque fois qu’on cause lol) mais cette fois j’ai pas eu droit à l’indémodable « moumour t’es le seul homme à pénis que j’aime! » (oui dans le monde de Nina il faut préciser si un homme à un pénis ou pas! cherchez pas… C’est son monde lol) ça prouve donc qu’elle n’était pas si écoeurée que ça (elle s’est trouvée plein de nouvelles cibles mais elle vous racontera tout ça!)

Bref là nous sommes samedi, je suis seul, mes parents sont allés voir mon petit frère dans sa campagne perdue… Et j’ai même pas invité mes amis chez moi parce que j’ai pas eu le temps, je ne sais pas quoi faire aujourd’hui, ni ce soir, ni demain, c la lose…

 

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