Un dimanche à Tokyo (Jardin Impérial, Harajuku et Shinjuku)

1er octobre, 6h du mat. Le soleil entre tranquillement dans la chambre, nous réveillant paisiblement. Une douche et c’est parti pour l’aventure ! Première mission : trouver des adaptateurs car ceux que j’avais amenés et pourtant libellés ‘Japon” par Castorama ne s’adaptent pas. Donc on note : les prises pour le Japon sont juste constituées de deux tiges, laissez tomber celles qui n’y ressemblent pas.

Prise adaptateur Japon

Sauf que c’est dimanche et qu’à huit heures du mat, tout est absolument fermé. On croise ça et là des gens qui font la queue pour le café Square Enix, pour un spectacle ou pour l’Anime Center. On finit donc par se jeter dans le premier café ouvert pour notre petite dose de caféine et un petit grignotage ultra fat et on repart, les magasins ayant ouvert. Dans notre quête d’adaptateurs, nous sommes chanceux, nous habitons juste à côté d’Akihabara, “l’electric town” donc on remplit la mission sans trembler. Nous en profitons pour flâner un peu dans les rayons appareil photo puis on finit par repartir. Notre prochain arrêt : le Palais impérial et surtout son jardin. Motivé, Victor propose d’y aller à pied, allons-y gaiement ! Au bout de 500 mètres, on vire les surcouches. On nous avait prévenu : en cette saison, à Tokyo, il fait chaud. Et bien, sachez que c’est vrai. On se promène tranquillement, s’émerveillant d’un peu tout : une maison traditionnelle coincée entre deux énormes buildings, les boutiques organisées en quartier, assez pratique pour se repérer, les petites rues piétonnes qui surgissent de nulle part…

Tokyo, Akihabara Tokyo, Akihabara Tokyo, Akihabara Tokyo, quartier des affaires de sport restaurant dans Tokyo La rue piétonne Sakura à Tokyo Rue piétonne au coeur de Tokyo

Sans trop le faire exprès car mon guide (le Lonely planet, je balance) a décidé que les noms de rue, ça ne servait à rien, nous voici arrivés à destination. Autour du jardin impérial, des joggers qui abandonnent tranquillement leurs affaires (serviettes, eau) pour aller trotter léger. J’avais entendu parler de la légendaire sécurité qui règne à Tokyo, je confirme : la plupart des vélos sont simplement posés contre les barrières, les rares antivols semblent utilisés pour éviter les chutes de vélo pendant l’absence de son propriétaire.

La sécurité à Tokyo : les joggeurs laissent leurs affaires sans surveillance

Pont pour se rendre au jardin impérial de Tokyo Douves autour du jardin impérial

Entrons dans le jardin impérial, gratuit même s’il faut prendre un jeton en entrant et le rendre en sortant. Ce jardin est juste somptueux même si nous l’avons visité sous un soleil de plomb. Les maisons traditionnelles se succèdent, les points d’eau aussi, on aperçoit de rares carpes. Quelques bambous de ci, de là, des murailles, partout. Impossible d’apercevoir le Palais impérial où alors on n’a pas été du bon côté. Le jardin n’est pas sans me rappeler Central Park et sous pas mal d’aspects, Tokyo me fait penser à New York.

jardin impérial de Tokyo jardin impérial de Tokyo

jardin impérial de Tokyo

Quand je vous parlais du soleil de plomb, cette photo est complètement cramée

Femme en kimono dans le jardin impérial de Tokyo jardin impérial de Tokyo jardin impérial de Tokyo jardin impérial de Tokyo jardin impérial de Tokyo Jardin impérial de Tokyo Muraille dans le jardin impérial de Tokyo Jardin impérial de Tokyo : porte

Après une petite balade de santé, on se pose dans un petit bouiboui pour avaler des boulettes avec une pinte de thé et on repart avec enthousiasme pour le plus grand temple shintoïste de Tokyo, Meiji Jingu.

Pinte de thé à Tokyo

Oui, ceci est une pinte de thé

C’est très surprenant : on sort d’une gare blindée (la marée humaine au sens propre du terme), on se retrouve entre deux grues et une pelleteuse et au détour d’un virage…

Todom !

La porte du temple de Meiji Jingu à Harajuku, Tokyo

Préparez-vous à une expérience particulière. On s’enfonce dans une forêt (enfin avec un bon gros chemin bien balisé au milieu) avec la pénombre, la fraîcheur… et le croassement des corbeaux. Oui, ici, on a pas mal de corbeaux du genre “gros poulet” et y a vite moyen de se raconter une histoire de forêt qui fait peur. Oui, j’aime me raconter des histoires. On avance dans la forêt, on croise des empilements de tonneaux de saké faisant face à des tonneaux de bourgogne (?), nous passons sous une deuxième porte, nous rapprochant du temple. Le temple en lui-même est assez vite vu : une esplanade centrale, trois arrivées avec chacune une petite fontaine et une casserole à long manche pour puiser de l’eau qu’on versera dans ses mains pour boire [NDLA : à ce moment là de l’histoire, je ne savais pas qu’il ne fallait pas boire l’eau sacrée, qu’on se rince la bouche avec mais on n’avale pas]. Sur place, des gens font la queue pour prier en réalisant une sorte de petite chorégraphie : on s’incline deux fois puis on tape deux fois  dans ses mains.

Temple shintoiste meiji-jingu à Tokyo Temple shintoiste meiji-jingu à Tokyo Temple shintoiste meiji-jingu à Tokyo Temple shintoiste meiji-jingu à Tokyo Temple shintoiste meiji-jingu à Tokyo

On continue notre promenade et on tombe sur un nouvel espace vert… oui, comme Central Park, oui… mais à un élément prêt : sur la pelouse, on voit de nombreux élèves du dojo voisin.

Dojo au coeur de Meiji-jingu à Tokyo Elèves du Dojo au coeur de Meiji-jingu à Tokyo

16h30, nous sommes priés de quitter les lieux car la nuit tombe. N’écoutant que notre courage et ignorant nos pieds, nous envisageons de nous balader dans le quartier d’Harajuku mais vu la marée humaine qui se pointe face à nous, on se rabat sur Shinjuku, quartier coloré et festif où on va déguster notre premier whisky et déguster des brochettes dans un bouiboui sympa. On se retrouve très vite Lost In translation, on commande un peu au hasard… tellement au hasard qu’en commandant 4 brochettes, on se retrouve avec 5… La cinquième était du coeur de volaille, un plat que je n’aurais jamais commandé sciemment… une expérience culinaire étrange mais pas si déplaisante. Par contre, le whisky plus les brochettes plus du saké, autant vous dire qu’à peine rentrée à l’appart, je m’abandonne au sommeil.

Tokyo Harajuku

Quartier de Shinjuku, Tokyo Quartier de Shinjuku, Tokyo Quartier de Shinjuku, Tokyo Restaurant de brochettes à Shinjuku Restaurant de brochettes à Shinjuku

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

T’écris toujours ? Panne d’écriture

Ah tiens, mon carnet d’écrivaine, voyons voir… Ouhla *keuf keuf* c’est bien poussiéreux, ce truc ! Bon voilà, on ne va pas se mentir : je n’écris toujours rien d’autre que ce blog depuis le début d’année. Une page de ci, de là, de temps en temps mais rien de plus. Je me déclare officiellement en panne d’écriture

Panne d'écriture

Alors j’ai mon éventail de mauvaises excuses :

  • j’ai du travail : bah oui, en journée, j’ai pas le temps d’écrire
  • Je lis dans le métro : je pourrais utiliser mon temps de trajet pour écrire un peu mais à l’aller, j’ai Victor avec moi sur les ⅔ du trajet et au retour, je lis. Et je refuse de sacrifier mon temps de lecture
  • je ne vais plus au sport entre midi et deux : je profitais de mes vingt minutes de vélo pour écrire quelques lignes mais j’ai arrêté pour des raisons de gestion du temps : oui,ça me fait un bien fou de me dépenser à la pause déj mais si on rajoute à l’heure de sport les 20 minutes de trajet et le temps de se doucher, se changer… Bon ben je me retrouvais à 14h à grignoter un sandwich devant mon écran. Et le sandwich, c’est pas top pour la ligne donc je perdais le bénéfice du sport et sur ma silhouette et sur ma zénitude vu que tout était mesuré à la minute près. Faut vraiment que j’arrive à convaincre le CE de nous faire une petite salle de sport…

salle-de-sport

  • j’ai déménagé : vous avez déjà écrit sur une pile de carton ? Moi non plus.
  • je vis en couple : on apprend un peu la vie commune et on a un peu de mal à faire les choses dans notre coin. En fait, on a encore beaucoup à faire pour être bien installés : fixer quelques étagères, déplacer quelques meubles… Bref, les week-ends passent très vite et on se retrouve souvent le dimanche soir sans avoir eu le temps d’écrire pour moi, de mixer pour lui.
  • je suis partie en vacances. Ben oui, ça prend du temps

Coucher de soleil à Budapest

Bref, j’ai un joli carnet d’excuses mais le constat reste sans appel : faut que j’arrête de me la raconter “non mais moi, j’écris dans mon temps libre et je vais essayer de me faire publier”, personne ne publiera des embryons de romans de 3-4 pages.

vieilles_archives

On arrive au point où il faut que je me pose réellement la question : qu’est-ce que je veux ? Me rêver être ou être réellement ? Quelles sont mes priorités ? Oui, j’ai envie de tenter l’aventure éditoriale, voir un peu comment ça marche et ce que je peux en retirer. Sauf qu’écrivain, c’est un métier à plein temps et… moi, mon plein temps, il se passe dans mon agence media à jouer avec les stats pour raconter des histoires. Et ça pose des questions sur mes ambitions, mes envies… En fait, clairement, je ne suis pas en crise professionnelle, c’est même carrément l’inverse : je suis à un mois et demi de souffler ma 2e bougie dans cette boîte (record) et ça évolue dans un sens très intéressant… alors que l’an dernier, j’allais toquer à la porte de l’APEC pour voir comment me reconvertir… Comme quoi.

reconversion professionnelle

Du coup, je laisse tomber en me disant que si je peux pas le faire sérieusement, autant ne pas le faire ? Pas si sûr. A présent que nous sommes installés dans notre appart du bonheur et qu’on va enfin pouvoir avoir une petite routine, y a quelque chose à tenter. Après tout, si on regarde le nombre d’articles ici, ça nous aurait fait une belle collection de romans !

Rendez-vous sur Hellocoton !

L’hiver canadien : un mythe

En me rendant à Montréal en janvier, je m’étais équipée d’une belle doudoune, d’une chapka et d’une paire de gants. Sauf que je ne m’attendais pas à ce que j’allais découvrir. Alors que l’avion se rapproche du sol, je me tortille pour découvrir le Canada du ciel (j’étais côté couloir, difficile pour mater par le hublot en toute sérénité) et là, je fronce un peu les sourcils : elle est où la neige ? Une fois posée au sol, je me retrouve vite dehors et là : pas de neige, il fait même pas froid. Et telle Fox Mulder, je découvre un complot mondial : l’ hiver canadien n’existe pas.

hiver canadien à Montréal : y a pas de neige

Voilà, tu vois, y a pas de neige

montreal-rue-st-hubert montreal-china-town montreal-rue-ste-catherine

Je suis sûre que les Canadiens ont inventé ça pour être peinards chez eux et je peux comprendre : au bout de 5 jours à Montréal, je brûle d’envie d’émigrer là-bas donc il faut calmer nos ardeurs d’Européens ébahis par la douceur de vivre québécoise. Bon en vrai, j’exagère : j’ai eu la chance de passer pendant une belle accalmie où les températures n’oscillaient qu’entre -5 et +5 (mais avec un ressenti de -8 quand même) et dès le deuxième jour, il reneigeait et… mon Dieu, j’étais tellement heureuse ! Et c’est là que je réalise que mes dernières vacances à la neige, c’était… si on compte la journée au ski en 2004, ça date de là. Sinon en 98… Oh merde ! Bien sûr, il y eut quelques épisodes neigeux sur Paris depuis, je me souviens de mon passage en 2005 pour passer un entretien où j’ai regretté ne pas avoir mon appareil photo pour immortaliser Paris sous la neige (j’avais un téléphone sans appareil photo à l’époque, imaginez) notamment de l’hiver 2010 où la neige avait tenu plusieurs jours (et mes chaussures n’étaient pas bien étrange), je me souviens aussi de mars 2013 où j’ai dû aller au boulot à pied sous la neige parce que le bus avait renoncé à traverser le pont et j’étais arrivée recouverte de neige (on me suivait aux flaques. Je me souviens même d’une chute de neige l’hiver dernier où on s’est précipités faire des photos dehors pour les balancer sur Instagram avant que ça fonde (bonjour, nous sommes l’équipe social media). Je me souviens aussi d’un samedi de 2013 (je pense) où j’étais partie tester mon nouvel appareil photo sous la neige… et j’avais bien entendu choper la crève. Bref, la neige, je l’aime… mais on ne se côtoie que peu.

neige-paris paris-neige

Alors, mes vacances à Montréal, c’était avant tout des vacances à la neige et j’étais extatique. Je passais mon temps à regarder les flocons accrochés à mon gant et à essayer de les photographier tellement je trouvais ça beau. Et puis, il y a eu trois trucs liés à la neige :

flocon-neige neige-cheveux

Se promener. Lors de ma premier matin, Isa et moi décidons d’aller faire un tour dans le parc d’à côté qui commençait à déneiger tandis que Joy s’occupait de trucs à l’appart. But de l’expédition : voir des écureuils. Et j’ai été servie : gris ou blancs, qui se pousuivent. J’ai fait beaucoup trop de “awwwwwwwww” en peu de temps. Il y avait aussi l’étang gelé pour faire du patin, le tout bordé par des roseaux dorés et j’avoue que le contraste était canon. Mais lors de cette petite balade, nous avons été confrontées à un grave danger…

LE VERGLAS

Alors j’ai déjà une relation assez négative avec le verglas, ça me foutait toujours la trouille lors de mes années de ski alpin, quand j’entendais soudain mes skis crisser. Et puis c’est une nana qui passe son temps à tomber qui écrit cet article, ne l’oublions pas… Donc avec Isa, nous voici à progresser très lentement, bras écartés, pour ne pas tomber… Tandis que les Montréalais joggaient tranquillement autour de nous. Je vous jure, ils se baladaient tranquille là dessus, ils couraient, se promenaient avec ne poussette… Voilà comment reconnaître des Françaises à Montréal en hiver. Le verglas a été un peu le fil rouge de cette journée là, rendant nos progressions toujours un peu lentes et périlleuses.

Franchement, ces Françaises qui savent pas marcher sur la glace, pfff !

Franchement, ces Françaises qui savent pas marcher sur la glace, pfff !

Moment Merlin l'enchanteur quand un écureuil pourchasse l'autre

Moment Merlin l’enchanteur quand un écureuil pourchasse l’autre

ecureuil-blanc ecureuil-montreal ecureuil-neige

Mais bilan de la journée : JE SUIS PAS TOMBEE ! (non mais je l’écris en majuscule parce que c’est un vrai exploit pour moi)

montreal-lac-gele

Le Mont Royal : quand Jacques Cartier arrive à Montréal, il découvre cette montagne et décide de la nommer Mont Royal en l’honneur du Roi de France, nom qui donnera ensuite Montréal, donc. Et c’est génial. J’y suis allée le dernier jour et même s’il faisait 5°, il y avait encore plein de neige. J’ai donc eu droit à des écureuils qui courent dans la neige (avalanche de awwwwwwwwww), des gens qui font du ski, des luges, un bonhomme de neige mais pas de raton laveur par contre. Bref, durant la première partie de la montée, je me sentais trop à la montagne, justement, j’étais heu-reuse. Bon, par contre, à un moment, on a pris des escaliers et là, ça m’a calmée direct. Non mais merde, je passe en moyenne 5h dans la salle de sport à faire du vélo, du vélo elliptique, du tapis et même un truc dont je connais pas le nom mais qui reproduit le mouvement du roller et là, boum, je me fais sécher direct par quelques 200 marches. La honte. Du coup, j’arrive en haut moins vaillante et bien rouge (et sur une route verglacée) mais la vue vaut carrément le coup. Et puis pendant deux heures, j’avais l’impression d’être à la montagne pour de vrai. D’ailleurs, à propos de montagne…

hiver canadien à Montréal bonhomme_neige montreal-du-mont-royal_3 montreal-du-mont-royal_2 montreal-du-mont-royal Mont-royal-montreal-knitting mont-royal-ecureuil-montreal mont-royal-neige Mont-royal-montreal ecureuil-neige-mont-royal

La fête des Neiges : pendant les mois de janvier-février, tous les week-ends, le parc Jean Drapeau se transforme en fête foraine avec pour thème : la neige. Balade en chien de traîneau, grande roue, patinoire dans la forêt, luges, cabanes à sucres, tyrolienne… Oh oui, oh oui, j’ai envie d’y aller. Alors on a zappé la tyrolienne (1h30 de queue pour 30s de glissade), la patinoire (isa a eu une mauvaise expérience avec des patins et je vous rappelle une énième fois que je suis la reine de la chute), le chien de traîneau (10 dollars pour un tour de moins de 10 mn, bof) et les cabanes à sucre car on avait déjà mangé une queue de castor et bu du vin chaud. Par contre la grande roue avec vue sur la skyline de Montréal de nuit, c’était cool et surtout… la luge ! Alors là, j’étais partie en vacances non seulement à la neige mais aussi dans mon enfance, c’était génial ! On a dû faire une demi douzaine de tours. On s’asseyait sur des grosses bouées et en avant ! La neige qui fouette délicatement ton visage, la vitesse qui te grise… Encore, encore, encore !

cuire-guimauve montreal-skyline-2 montreal-skyline chien-traineaux cabane-sucre-montreal sculpture-glace-montreal luge-montreal-fete-neiges luge-montreal grande-roue-fete-neiges

Moralité ? Faut que je parte à la montagne plus souvent. Bref, même si l’hiver canadien a été tendre avec moi, j’ai quand même pu profiter de la neige et surtout justifier la séance sauna/jacuzzi le soir pour se réchauffer le sang. Oui parce que mes potes sous louaient un appart dans un immeuble avec salle de sport, sauna et jacuzzi. Alors non seulement je veux vivre à Montréal mais plus précisément, je veux vivre dans cet immeuble.

Une prochaine fois, je vous parlerai animaux (et pas que les écureuils)

Rendez-vous sur Hellocoton !

Change… de cheveux pour commencer

Ces derniers temps, je suis fatiguée, blasée, lasséeeeeeeeee. Toujours ma crise existentielle qui n’en finit pas de ne pas finir (vu que je n’ai pas trouvé la solution à “je sers pas à la société, que faire de ma viiiiiiiiie ?”. En gros), beaucoup de travail qui me provoque une crise d’asthme mental qui n’en finit plus. Non mais juste pour illustrer la violence du truc : dimanche, après un petit massage en duo et un déjeuner tranquille, Victor et moi retournons chez lui pour traîner un peu et s’offrir une sieste. Et là, j’ai dû rentrer chez moi pour bosser. Quitter les bras accueillants de mon mec pour bosser. Un dimanche. Voilà.

loser

Alors des fois, tu as envie de changement mais :

  • tu n’as pas forcément envie de changer de boulot parce que t’es quand même bien placée dans la hiérarchie, que tu peux continuer à creuser un peu ton trou et que, quand même, y a des sujets intéressants. Là, par exemple, je me frotte au community management sur un film, truc que j’avais très peu fait (étonnant au vu de ma grande cinéphilie…)
  • T’as la méga flemme de repartir passer des entretiens et co alors que ça ne fait que 9 mois que tu es là et que, surtout, tu n’as aucune idée de ce que tu veux faire ensuite (cf crise existentielle). Je veux dire changer pour faire pareil, je vois pas ce que ça va m’apporter à part des giclées de stress parce que tu passes des entretiens en cachettes aux petites heures de la matinée, à l’heure d’avaler un sandwich ou en fin de journée quand tu as le cerveau en compote, que tu cours pour pas te faire gauler. Tout ça pour faire pareil mais ailleurs. Peut-on dire que le fait de changer de lieu de travail pour faire pareil est un changement ? Heu… mmmm, pfffff. En plus, ma boîte déménage dans une quinzaine de jours donc voilà.
  • côté vie privée, tout va bien merci donc rien à changer
  • côté appart, c’est pas à l’ordre du jour non plus, merci
Lonely girl with suitcase at country road.

Lonely girl with suitcase at country road.

Alors niveau changement dans ma vie, il ne reste pas grand chose. Eventuellement me trouver une nouvelle marotte (mais j’en change déjà tous les 18 jours en moyenne) ouuuuuu… travailler sur mon physique. Une intro de 373 mots tout ça pour vous dire que je suis allée chez le coiffeur.

coiffeur-quevilly

Le coiffeur, ah, le coiffeur. Vous ne vous imaginez pas la prise de tête que ça peut être. Tête, cheveux, vous l’avez ? Je suis très fatiguée, j’ai le droit de dire de la merde. Je considère depuis longtemps que mes cheveux font partie de mes atouts séduction vu qu’ils sont bien épais et souples. Donc l’un des gros drames de ma vie, c’est de trouver un bon coiffeur et c’est chaud. Rapide histoire : j’avais une coiffeuse bien bien dans ma ville natale mais aller chez le coiffeur quand je descends moins de 48h de temps en temps, ça devenait compliqué. Donc je suis partie à la recherche d’un coiffeur sur Paris et là, j’ai souffert. J’ai commencé par un coiffeur “sans rendez-vous” qui a commencé par une attente d’une bonne demi-heure calée sur un quart de fesse sur un tabouret coincé dans un coin d’un salon bondé où ça virevoltait autour de moi (sans me coiffer pour autant). La fille qui prit mes cheveux en main fut fort sympathique mais pour la détente, on repassera. Puis j’ai testé des Tony and  Guy pour me faire coiffer par des hair artists qui me faisaient tous la même coiffure, un salon avec un coiffeur bipôlaire qui me mettait super mal à l’aise (paie ta détente, encore).

detente-coiffure

Puis j’avais trouvé mon parfait partenaire de cheveux, un gars sympa qui s’occupait bien de ma chevelure folle, qui m’a accompagnée sur les chemins de la rousserie avant de m’amener en blondie. Mais il a fini par me quitter pour s’installer au Luxembourg… le pays, pas le jardin (oui, j’ai posé la question) avec sa femme et son fils. Et on est repartis pour une errance : d’abord sa remplaçante qui m’avait fait une coiffure atroce très en vogue chez les dames d’un certain âge et qui m’abandonnait régulièrement dans un coin du salon, me bousillant un après-midi (paie ta détente, encore et toujours) puis le salon “juste à côté de chez moi” où on retourne au principe de gens qui passent pour un coup de ciseaux. Comme ils ne refusent personne, je me suis donc retrouvée abandonnée 45 minutes au bac parce que tu comprends, faut laisser poser le shampoing (Mais…). J’ai fini par m’énerver, paie ta détente. Bon, la 2e tentative fut plus réussie.

When I was blonde... et un peu hipsta

When I was blonde… et un peu hipsta

Puis samedi, je suis allée chez un coiffeur hipster grâce à une réduc sur Balinéa (mon site préféré), un relooking cheveux. Parce que voilà, puisque je peux pas changer plein de trucs dans ma vie, je peux travailler sur mes cheveux (enfin, les confier à un spécialiste) puis ça tombe bien, j’avais des racines quasi blondes avec le soleil. Donc après 2h de papouillages (il existe peu de choses au monde aussi kiffantes que le massage crânien, avouons-le), je ressors de la brune à nouveau avec des mèches et des dégradés, des boucles travaillées, on aurait dit que j’allais enchaîner direct avec la soirée des Oscars. Bon, un shampoing plus tard, reste une couleur et un dégradé impeccable mais sur le coup, ça a fait du bien.

J'avais de super photos mais elles sont dans mon mobile mais ce dernier est chez moi à l'heure où j'écris alors que je suis au boulot alors vous avez une photo moins marrante et un oeil, voilà

J’avais de super photos mais elles sont dans mon mobile mais ce dernier est chez moi à l’heure où j’écris alors que je suis au boulot alors vous avez une photo moins marrante et un oeil, voilà

J’ai souvent travaillé sur mon apparence quand j’avais besoin de changement mais que je ne pouvais rien enclencher. Après la rupture avec l’Italien, après une période d’un an et demi à me prendre des baffes, j’ai décidé de marquer un virage… en devenant blonde. Puis quand j’ai changé de poste en septembre, j’ai voulu re-marquer le coup en devenant brune. Là, en parallèle, je joue à me faire des “challenges” sportifs genre les challenges 15 km où je vais à la salle de sport et je fais 15 km sur différentes machines. En général : si je suis seule, 6, 5 km de vélo elliptique, 3,5 km de vélo, 3 km de tapis de course (je marche) et 2 km rameur; si je suis avec Anaïs, je fais 6,5 km sur vélo, 6,5 sur vélo et 2 sur rameur. Dès que ma boîte aura déménagé, je rajouterai le challenge 7 km : 7 km de nage par semaine. En parallèle, j’essaie de suivre un programme “Low sugar no soda”. Low sugar parce que le no sugar me fait quand même chier mais j’aimerais limiter ma conso de sucre aux fruits/ jus de fruits (composés uniquement de fruits, sans sucres ajoutés) et à quelques yaourts. Le no soda, c’est plus pour tester un truc. En fait, j’ai un souci de dyshidrose aux pieds depuis 5 ans, c’est insupportable. Mais j’ai eu 2 grosses périodes de rémission : quand je me suis cassé la jambe y a 5 ans, j’ai plus du tout eu de dyshidrose pendant 2 mois puis là, après les Philippines, j’ai rien eu pendant un mois et là, ça revient. J’ai tendance à identifier une cause alimentaire vu que ça ne correspond pas à mes pics de stress. Donc j’ai deux suspect principaux : le chocolat et les sodas (je bois beaucoup trop de Coca Zero). Je commence par virer donc le coca et je verrai.

11372236_417670191750841_1268259721_n

Bref, en attendant de trouver ma voie, je change mon apparence. Peut-être que ça ne fera aucune différence mais au moins, ça m’occupe. Puis je vous ferai peut-être chier avec des infographies de mes performances sportives… Juste pour m’entraîner à faire quelques infographies en fait.

Rendez-vous sur Hellocoton !

La rééducation, c’est canon

L’être humain est une machine imparfaite. Laissez une voiture à l’arrêt trois semaines, si la batterie ne lâche pas, elle roulera sans problème. Laissez un humain alité une semaine, faut lui faire des piqûres pour lui éviter une phlébite (putain de piqûres) et surtout le rééduquer vite pour pas que ses muscles fondent. Pauvres petites choses que nous sommes.

Corps_humain-Etre_humain-Anatomie_humaine.png

Donc une semaine après mon opération, me voilà chez le kiné. Un gars très sympa dans un cabinet où le plus âgé des kinés doit culminer à 35 ans. Dès le premier jour, je refais ma légende, je deviens la fille tombée du bar, une nana qui écoute la conversation est morte de rire. Ouéhohein…  Au début, la rééducation, c’est tranquille : je me fais masser le genou par mon kiné, pressothérapie et sport-elec. Bon, c’est pas vraiment du sport-elec mais c’est un peu le même principe. La pressothérapie pour ceux qui ne connaissent pas, je vous explique, j’adore ça. Je mets ma jambe cassée dans un plastique puis le tout dans une espèce de grosse chaussette qui me monte jusqu’à la hanche (en vrai, je suppose que ça doit monter à la cuisse mais je suis petite) et ça fait gonfler les parois de la chaussette pour presser le membre dedans, ça masse. J’adooooooooore. Mais j’en fais plus trop maintenant, grumpf. Et le massage au talc aussi, je suis absolument fan.

talc.jpg

Ce que j’aime dans la rééducation, c’est la sensation de progresser. Au début, je ne faisais rien puis petit à petit, les exercices sont venus : écraser la main du kiné avec ma cuisse, m’asseoir sur un ballon ovale et faire bouger mon pied sur un skate (pour plier déplier le genou), lever ma jambe avec un poids à la cheville. Puis marcher. Depuis le 11 juillet (2 jours après le mariage de ma soeur bien sûr), mon pied gauche a enfin retrouvé le sol. Saviez-vous que quand vous posez pas votre pied au sol pendant 3 semaines, quand vous le refaites, ça fait comme de l’électricité. Petit à petit, je rajoute du poids d’appui, j’en suis déjà à 30 kg ! La guérison me paraît proche. Puis la semaine dernière, j’ai pu faire du vélo (ouiiiiiiiii!) et à partir de cette semaine, une séance par semaine de balnéothérapie (re-ouiiiiiiiiii!). Non parce que plus je végète dans mon lit/sur le canapé/sur un siège quelconque, plus j’ai envie d’aller marcher longtemps, sur mes deux
jambes, d’aller nager à la piscine, de m’inscrire à tous les voyages UCPA. D’ailleurs, petit conseil hors sujet : n’allez jamais errer sur le site UCPA sauf si vous avez 10 semaines de congés par an et que vous gagnez pas loin de 100 k€/an sinon ça frustre. Non mais le voyage aux Philippines et à Hawaï, ils m’ont trop démoralisée… Donc bref, tout ce qui ressemble de près ou de loin à une activité physique me rend ivre de joie.

joie.jpg

En plus, le kiné, il a un pouvoir magique. D’abord, il a des mains super douces et ça fait du bien à ma jambe. Mais surtout, il fait un truc de fou pour qui me connaît : il me touche le pied sans que je vire hystérique. Non parce que je suis hypersensible de la voûte plantaire. Par exemple, la veille de l’opération, quand l’infirmière est venue me badigeonner la jambe et le pied de bétadine, j’en pleurais (de rire). Là, lui, il me touche le pied, ça me fait rien. Je sais ce que c’est son superpouvoir mais je suis fascinée.

super-heros.jpeg

Bref, dans mon été no life, j’attends mes heures de rééducation avec impatience parce que c’est à peu près la seule chose qui me sort de mon traintrain, qui me fait voir des gens n’ayant aucun gêne en commun avec moi et même un mec pas trop mal qui s’inquiétait que je fasse du vélo pied nu. Oui, j’ai tendance à virer mes chaussures et mon attelle en arrivant et je ne les remets plus. Ne t’inquiète pas petit, mes pieds sont dans un tel état que j’ai une semelle intégrée… En fait, la rééducation, c’est un peu LE point positif de la convalescence, je mate discrètement toutes ces machines de sport que j’ai envie d’utiliser pour avoir un corps parfaitement sculpté. Sauf que là, j’ai juste envie de tous ses appareils précisément parce que je ne peux pas m’en servir… Mais dès que j’ai l’autorisation de refaire du sport, je vous jure que ça va faire mal (à mon compte en banque). Ca me rappellera le kiné. Sauf que dans les salles, y a personne pour vous masser
avec du talc. Pffff.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Ok, 2011, je t’ai comprise

Fin 2010, j’avais pris une résolution : je vais devenir plus égoïste. Mission pas vraiment remplie donc la vie m’a filé un coup de main : elle m’a littéralement pété le genou.

genou-casse.jpg

La semaine dernière, visite d’Anne, meilleure amie depuis 1983 et fidèle soutien. On papote pour se mettre à jour sur nos vies respectives et elle le décrète : « quelque part, c’est bien que tu te sois cassée la jambe, ça te permet de rester loin de Paris et de te reposer, tu en avais grand besoin ! ». Oui, je vais pas revenir sur ce que j’appelle le Marasme (ouais avec majuscule, ma vie est un roman), j’ai morflé, oui, la plupart des piliers de ma vie se sont effondrés mais d’autres ont surgi. La nature a horreur du vide comme on dit, les
places abandonnées ne le furent pas longtemps. Et début juin, je clamais que ça y était, 2011 commençait pour moi. J’ai crié victoire trop vite. Une chute d’un bar plus tard (cette chute est en train de faire de moi une légende), je suis donc réduite à poursuivre cette année 2011 alitée ou à trois pattes. Mon été sera entre parenthèse, les crushes à étudier de près que j’avais avant de partir risquent de
s’éteindre. Afin, si tant est qu’il y ait quelque chose à éteindre, j’ai même pas pu explorer ces pistes pour la plupart. Ca craint. Et inutile d’envisager d’en avoir de nouveaux entre temps vu que mon été va se résumer à maison-travail-kiné (une femme)-travail-maison. De toute façon, avec mon attelle, j’ai vachement envie de tenter le kama-sutra, tiens. “Bon alors moi, je m’allonge sur le dos et je bouge pas trop, surtout la jambe gauche et si tu appuies dessus, je te castre à vie. T’as envie ? Non ? C’est bizarre…”

casse-noix.jpg

Donc vie amoureuse (avec un petit a) entre parenthèse, ok. Sans compter que j’ai un peu calculé les calories que j’absorbe en ce moment (sans excès aucun, jamais mangé autant de légumes de ma vie. Mais j’ai pas compté le mariage encore) et celles que je dépense (à peu près aucune), va falloir diéter sec et reprendre le sport dès que possible. Ou trouver un amoureux des loukoums, au choix. Oui parce que ça aussi, c’est entre parenthèse : pas de sport. Bon, bientôt, je vais pouvoir faire du vélo et de la piscine chez le kiné (celle de Paris, je sais pas si elle en a une, de piscine) mais les exercices ne sont pas violents donc c’est pas du vrai sport. Moi qui avais trouvé un super truc pour la rentrée, j’espère ne pas avoir à trop attendre. Et y a la plongée aussi, j’aimerais bien un peu l’étrenner mon niveau 2 quand même. 

plongee.jpg

Heureusement, y a des trucs que je peux quand même faire avec ma patte folle. Genre travailler. Oui, imaginez que je suis partie en vacances le 10 juin, je devrais revenir à mon poste le 24 juillet. Un mois et demi d’absence, ça fait long, surtout quand on n’est pas dans la boîte depuis très longtemps. Tiens, marrant, le 24 juillet, je fêterai justement mes 6 mois dans l’entreprise, youhou ! Mais je me démerde, je télétravaille et j’ai même rendu un doc qui a été très apprécié (alors que je le trouvais bâclé vu que le mariage de ma soeur prend beaucoup de temps et que j’ai pas pu commencer à bosser avant 23h en moyenne. Je suis un peu fatiguée, oui). La semaine prochaine, je vais avancer sur le projet au long cours qui était en pause pour manque de temps. Dommage, j’ai pas tous mes docs mais je vais pouvoir faire des trucs. Puis je vais écrire aussi, ça fait du bien de retrouver une forme plus romancée. J’ai déjà écrit 6 pages et vu que je vais pas sortir de l’été, je vais pouvoir avancer. 

ecrire.jpg

En fait, je crois que la vie m’a trouvée sans doute trop prompte à me déclarer guérie de mon marasme. Encore un peu de calme, jeune fille ! Oui, je sais, c’est débile mais laissez-moi un peu justifier tout ça, merci. Je laisse les dossiers et les drames parisiens à leur place et quand je rentrerai, je serai plus à même de faire le tri dans mes relations, ceux qui m’ont agréablement surprise par leur sollicitude et ceux qui m’ont déçue par leur silence. Comme on dit, c’est dans l’adversité que tu comptes tes vrais amis. Même si okayyyy, en matière d’adversité, on peut faire bien pire qu’un genou cassé. Mais tout de même.

oeuf.jpg

Alors quand j’abandonnerai enfin mes béquilles pour reprendre ma petite vie, j’aurai eu droit à des vacances mentales de deux mois, une petite pause qui, finalement, va me permettre de repartir sereinement. Et d’attendre 2012 parce que je crois que 2011, en fait, elle m’aime pas.

Rendez-vous sur Hellocoton !

L’étalon du dimanche soir

Avertissement : cet article ne va pas parler de mon activité sexuelle du dimanche soir. Même si c’est vrai que j’aime bien planifier une petite coquinerie ce
soir là, ça me détend pour le reste de la semaine et ça me permet de dormir, le dimanche soir, j’ai toujours du mal à me coucher, je suis décalée.

 Insomnie

Dimanche soir. Ca y est, il fait nuit, on est en première partie de soirée, les chaînes télé nous diffusent des films familiaux. Dans une poignée d’heures, j’irai au lit en appuyant sur le bouton du réveil car on va repartir pour le cirque du travail. A 7h, mon réveil va sonner, je vais grommeler, me dire que si je me levais, là, maintenant, j’aurais du temps pour faire plein de trucs. Genre écrire un ou deux articles de blogs, boire un jus d’orange pressé de mes petites mains (comme ça, je mange la pulpe et je suis bourrée de vitamines), prendre un peu de temps pour se bichonner, faire un crochet par la salle de sport pour une petite séance endiablée de vélo. Je sais que le sport le matin, c’est pas top, ça casse mais moi, j’y vois un avantage : du coup, la journée, je vais être toute zen vu que j’aurai pas d’énergie à dépenser dans des énervements inutiles. Bon, ok, je passe pas non plus mes journées à m’énerver
mais je suis sûre que certaines choses glissent mieux quand on n’a pas l’énergie de relever. Vous voyez ? Mais bon, je dis ça mais inévitablement, je finis par m’extirper de mon lit entre 8h15 et 8h30 en me disant que, merde, voilà, je suis à la bourre, je fais chier d’être une larve.

reveil-difficile.jpg 

Mais revenons au dimanche soir. De façon générale, je ne l’aime pas trop : je ne suis pas sortie de la journée, je pue (j’ai pas encore pris ma douche, souvent) , je suis habillée n’importe comment, si j’ai fait l’effort de m’habiller. Alors j’essaie déjà de rentabiliser le côté glamour : douche, gommage, masque capillaire et pour le
visage, utilisation de savon noir pour la peau toute douce. Bref, étape 1, se chouchouter et étape 2, avoir un appart dans un état tout à fait acceptable. C’est pas que je sois une adepte du feng shui mais il est vrai qu’un appart rangé est meilleur pour l’humeur.

 
feng-shui.jpg

Mais le dimanche soir est un bon étalon de ma semaine en fait ou plutôt de mon week-end. En gros, j’ai les dimanches soirs « bouh, je suis une larve, j’ai rien
fait du week-end ! » et les dimanches « ouais, j’ai fait plein de trucs, je suis à jour, j’assure grave ! ». Ce que j’aime ces dimanches soirs, je pars me coucher le cœur
gonflé de ce merveilleux sentiment de travail accompli. Parce que j’ai toujours de folles ambitions pour mes week-ends : écrire mes articles de la semaine, finir de préparer le nouveau blog des vingtenaires (je dois faire la bannière et modifier quelques trucs), me mettre au dessin, faire du sport, faire du ménage, faire des courses, avancer sur des projets persos. Je fais pareil pour les vacances, je prévois des milliers de trucs, je n’en ferai pas la moitié. Je suppose que j’aime la possibilité de faire quelque chose et que sado masochisme naturel me pousse à m’en
vouloir de ne pas tout faire.

se-flageller.jpg

Mais parfois, même quand je ne fais pas tout ce que comporte ma to do list, je suis contente. Hier soir, par exemple : appart propre, corps lavé, gommé, qui
sent bon et qui est tout doux, cheveux qui brillent de propreté, articles programmés. Evidemment, j’ai pas fait la bannière mais j’ai eu un concept qui m’emballe (c’est déjà bien), j’ai pas fait de sport et j’ai trop joué à Yahoo ! jeux (y jouer, c’est déjà trop) MAIS le bilan reste positif.

balance.jpg

Le week-end prochain, présence parentale oblige, je vais pas arrêter. Limite, j’ai envie de poser mon lundi suivant histoire de rentabiliser mon week-end… L’étalon
du dimanche soir le lundi, ça marche aussi ?

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Où trouver un homme (de préférence bien)

(version audio en fin d’article)
Extérieur nuit, dans le métro, deux filles parlent. L’une, c’est moi, l’autre, c’est une copine, Aurélie. Nous parlons relations amoureuse et chais pas quoi. Aurélie est célibataire depuis quelques longs temps.

« Tu comprends, ça fait longtemps que je suis pas sortie avec un mec…

Ben, normal, t’en rencontres pas.

Ouais, c’est sûr. »

Aurélie, si elle est célibataire, c’est pas qu’elle soit conne et moche (c’est même pas le cas, en plus), c’est juste qu’elle ne rencontre pas. Parce que mine de rien, c’est pas si facile que ça de trouver un homme.

 

Bon, en ce moment, je cherche pas parce que j’ai franchement d’autres préoccupations, ce qui me permet d’écrire un article léger sur le sujet, exempt de mes angoisses existentielles. C’te chance ! Bon, alors, redevons sérieuse, où trouver un homme ? Alors j’aurais tendance à dire de suite d’oublier Meetic. Non mais sans déconner, on va pas payer je sais pas combien pour un mec qui va nous amener au resto, nous sauter et partir au petit matin sur la pointe des pieds en nous promettant de nous appeler mais qui n’en fera rien. Mais non, je dis pas que tous les mecs sur meetic sont de fieffés queutards. Juste la majorité. Le net n’est pas forcément un lieu de chasse à négliger même si beaucoup trouvent ça un peu glauque. Et pourquoi donc ? Après tout, on rencontre des gens comme dans la vie, on discute plus facilement qu’in real puis si affinités y a, pourquoi se priver ? Après tout, vous trouvez plus honteux de rencontrer quelqu’un sur un forum de discussion ou un blog car vous partagez les mêmes centres d’intérêt que dans une soirée où vous et votre cible vous retrouvez à parler de choses qui vous passionnent ? Evidemment, sur le net, les rapports sont inversés : on s’intéresse à la prose avant de voir le physique alors que quand on croise quelqu’un en vrai, on le voit avant de l’entendre.

Mais éteignons notre ordi et allons voir dehors. C’est une métaphore, attends au moins la fin de l’article avant d’éteindre ton ordinateur, quand même. Bon, on va éviter les boîtes parce que moi, je trouve ça plus glauque de se débusquer un mec en boîte que sur meetic. Parce que sur meetic, quand le mec vous parle, y a quand même 9 chances sur 10 que le gars soit tout à fait sobre alors que c’est la proportion inverse en boîte. Oui, y a 1 mec sur 10 de sobre, ça s’appelle un « capitaine de soirée ». Non, allons dans la rue, plutôt. L’homme peut être partout mais il est difficile à trouver. Un homme séduisant dans la rue, y en a des caisses, surtout en ce moment. Ou alors, c’est moi qui ai les hormones au plafond, je sais pas. Seulement, un homme séduisant, on ne sait pas ce que ça cache derrière. Un homme bien, c’est pas juste un homme beau, il doit avoir d’autres qualités. Alors que cherchez-vous chez un homme,
mesdemoiselles ? Selon les qualités recherchées, resserrons la cible. Pour un sportif, allons faire du footing, du roller, du vélo, de la danse de salon ou de la salsa. Mais on évite la danse classique et la gym. Par contre, la salle de gym, ça, on peut. Seul souci (et de taille à mon sens) : moi, quand je fais du sport, je finis vite rouge, ruisselante de sueur, haletante et complètement décoiffée. Je préfère que l’homme ne me voit comme ça qu’après un folle brouette, voyez. En plus, il n’est pas très conseillé de se maquiller pour faire du sport, à moins de viser un amoureux des pandas.

Si vous aimez les hommes raffinés ou cultivés, la bibliothèque ou le musée paraissent être un bon plan. Oui, j’insiste sur le « paraissent ». Non parce que déjà, dans une bibliothèque, on ne parle pas. Enfin, si, moi, ça m’est arrivé. Quand je suis allée à la BNF en 2002, section recherche, suis allée manger à la cafétéria et j’ai passé le déjeuner à papoter avec un parfait inconnu mais on se draguait pas. Quant au musée, moi, quand je regarde des œuvres, j’ai pas envie qu’on vienne me parler et je suppose que je suis pas la seule. Si je suis avec quelqu’un, on commente à deux mais sinon, on me fout la paix. Bonne alternative : la librairie, ça vous permet de voir un peu ce que monsieur regarde comme livre. Sinon, regardez ce que lit le beau mec, là, dans le métro, c’est aussi une bonne indication. D’ailleurs, je me suis rendue compte que lire des mangas érotiques à couverture jaune fluo dans le métro, c’est pas forcément une bonne idée…

Quid des autres lieux ? Le boulot ? Le supermarché ? Le hall de l’immeuble ? La gare ? Tout ça et tout ça ? Ben, en fait, tout est bon et rien ne l’est en même temps. Perso, au supermarché, je vois personne et de toute façon, si je sors juste aller faire des courses, je suis affreuse, genre pas maquillée, à peine peignée, mal habillée… Quand j’ai commencé à parler avec Guillaume IV, nous savions que nous vivions dans la même ville, quasi dans la même rue et il me fait : « ahah, s’il le faut,on s’est croisés à la supérette ! » « J’espère pas », ai-je pensé. Mais non, en un an et demi, on s’était jamais croisé, l’honneur fut sauf ! Alors que la Finlandaise de vendredi, elle, elle m’a déjà vue et reconnue. Contrairement au recruteur de mercredi, je viens de percuter qu’on s’était déjà vus et même parlé, je suis dégoûtée de pas avoir percuté sur le coup. Mais revenons-en à nos moutons. Donc à priori, on peut draguer partout mais en fait, la personne sera-t-elle disponible ? Tout est souvent question de circonstances : si la personne est de bonne humeur, ça sera plus facile, sinon…

Alors où trouver un homme bien ? Ben réponse : partout idéalement mais dans les faits, c’est bien difficile de rentrer dans son espace et de lui faire part de notre existence. Dans un prochain billet, je parlerai de la drague au boulot (ce qui ne m’est jamais arrivé mais je ferai semblant de savoir de quoi je parle) et du pourquoi il faut toujours être jolie quand on sort MEME au supermarché.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Eco-logique

C’est dimanche alors j’ai droit de faire des jeux de mots complètement foireux même si le sujet est un peu sérieux. Parce que, mine de rien, l’écologie est à la mode en ce moment. Y a qu’à regarder les pubs, on ne voit qu’éolienne et nature, on nous explique que telle voiture est plus écologique qu’une autre et puis tout ça. Or la pub étant (censée ?) nous donner une bonne indication des préoccupations de la société, l’écologie est à la mode. D’ailleurs, nos politicards déjà partis en campagne (présidentielle, pas au vert !) ne cessent de nous en parler. Ben moi aussi, na !
 
Comme je suis une fille très culturée, mardi soir, j’ai regardé le documentaire sur la 2 de Yann Arthus-Bertrand qui était franchement intéressant. D’ailleurs, si quelqu’un peut m’expliquer ce que les Guignols lui reprochent, je l’en remercierai. Sans doute Bruno Gaccio avait sollicité un stage auprès du photographe dans sa jeunesse et celui-ci a refusé. Bref, ce documentaire avait pour but en gros de montrer à quel point la cohabitation entre l’homme et la faune était compliqué et que l’équilibre est facilement rompu. Or, une espèce animale qui disparaît, c’est tout l’écosystème qui est bouleversé. Ceci étant, le reportage n’avait pas pour but de fustiger les comportements humains car comme dit Yann lui-même : « Il est difficile de juger ces populations pauvres qui survivent comme elles peuvent ». Bref, on a échappé au discours manichéen parfois gonflant. En plus, on a vu des loutres et moi, j’adore les loutres, surtout qu’il y en avait une qui avait été élevée par une biologiste qui était toute maladroite !
 
Il est vrai que l’écologie, ça me préoccupe, même si je vote pas vert. Sans doute parce que le parti du même nom m’horripile et que la démagogie de M. Mamère m’énerve. Je ne sais jamais s’il fait les choses par conviction politique ou par une espèce de frénésie médiatique mais là n’est pas le sujet. Vendredi, Tatiana m’a parlé du site « changer d’ère » qui présente l’expo du même nom à la Villette que j’ai pas vue (même si je suis allée à la Villette samedi avec Gaugau mais on est allé voir d’autres expos). Sur le site, il y a un questionnaire pour voir combien de planètes j’utilise par an pour mes besoins : 2,3 ! Je suis sous la moyenne française (3) et loin de la moyenne américaine (7 !). Ca fait peur ! Pourtant, je trie mes ordures, je n’ai pas de voiture, je me chauffe au gaz, je prends une douche pour me laver et pas un bain (de toute façon, je trouve pas ça très propre de se laver dans une eau dans laquelle on a macéré).
Mais je ne peux pas acheter des produits au format familial pour moi toute seule ! Bref, être écolo, ça coûte parfois cher. Moi, je veux bien me chauffer au solaire mais j’ai pas vraiment une maison… Donc bon, je fais des efforts à mon petit niveau mais c’est vrai que, des fois, je trouve la culpabilisation un peu facile. Par exemple, je vis en banlieue proche donc pour me déplacer, je peux prendre les transports en commun, pas de soucis. Mais quand on vit dans une petite ville, rien n’est moins simple. Dans ma ville natale, les bus passaient toutes les demi-heures de 7h30 à 20h et pas mal de quartiers ne sont pas desservis. Evidemment, il y a les vélos voire les scooters mais bon, faire du vélo en ville, faut oser ! A Toulouse, je n’habitais pas sur une ligne de métro et le service de bus n’est pas toujours très efficace. Et prendre le vélo en ville est limite suicidaire ! Heureusement que j’avais de bons pieds. Honnêtement, je ne
supporte pas les gens qui prennent leur voiture pour un rien. Par exemple, Rachel, quand elle a emménagé à Bordeaux, m’expliquait qu’elle n’avait qu’un pont à traverser pour aller bosser mais elle prenait la voiture « parce que tu comprends, 15 mn à pied dans le froid… ». Et que dire des 4×4 en ville ! Alors ça, ça me gonfle par contre. Surtout que ça fait chier tout le monde. La semaine dernière, je suis allée acheter du pain (en voiture mais pas le choix). Je me rassois dans ma voiture et là, une bonne femme en 4×4 se gare à côté de moi. Bon ben je voyais plus rien et j’ai fait une marche arrière un peu à l’aveuglette. C’est sûr, un 4×4 en ville, c’est teeeeeeeeellement indispensable. 
Pour le tri des déchets, c’est pareil. Dans mon immeuble, j’ai toutes les poubelles qu’il me faut donc aucun souci. Mais toutes les municipalités n’ont pas forcément une politique sur le sujet.
 
Mais bon, je pense que l’écologie, chacun doit essayer de faire des efforts à son petit niveau. Evidemment que nous n’avons pas tous les moyens d’être parfaitement écologistes mais c’est vrai que marcher au lieu de prendre sa voiture pour faire 500 mètres en voiture n’est pas un mal. Trier ses déchets ne coûte rien en terme de temps. Par ailleurs, acheter des ampoules basse
tension, ça fait peut-être plus cher à l’achat mais à l’arrivée, vu que ça dure beaucoup plus longtemps, l’économie est certaine. Après, je pense que chaque Etat doit également s’engager à faire des efforts car pour pas mal de trucs, même si je fais plein d’efforts, je ne pourrai rien faire. Ce n’est pas moi qui pollue les rivières avec du nitrate, je ne peux rien pour les rejets de carbone dans l’atmosphère, etc. Je ne comprends pas comment, aujourd’hui, on peut laisser des pays ne pas signer le protocole de Kyoto comme les Etats-Unis. D’ailleurs, le Canada envisage également de se dédire de ce protocole. Après tout, si tout le monde ne joue pas avec les mêmes règles, on peut comprendre que les pays n’aient pas envie de s’encombrer avec ça. Pourtant, il me semble que si on demande aux citoyens de faire des efforts, il faudrait que les pays, qui polluent à grande échelle, en fassent autant ! Utopiste ? Oui, sans doute. Mais bon, faudrait peut-être voir à se bouger les fesses car nos ressources naturelles ne sont pas inépuisables.  
 

Rendez-vous sur Hellocoton !