Les vacances les plus méritées de ma vie

Nom de Dieu, je suis enfin en vacances. Lundi 24 décembre, 17h, je débranche tout et je souffle enfin. C’est terminé pour 2018. Et putain, je crois vraiment que ce sont les vacances les plus méritées depuis que je travaille. Je suis vi-dée.

Quand les vacances te sauvent de ton burnout

Alors pas de bilan aujourd’hui, je vous réserve ça pour mercredi. Ici et sur mes petits carnets, je vais séparer les sujets. Oui, je vais écrire deux articles bilans et deux articles bonnes résolutions parce que… ben j’adore ça, en vérité. Donc pas de bilan aujourd’hui, je vais vous parler des vacances de Noël parce que je crois que cette année, je les ai attendues comme jamais ou à peu près…

Le sapin de Noël de la Canopée à Paris

Pourtant, je n’aime pas tellement les vacances de Noël en général et ce pour quelques raisons pas franchement originales : trop de bouffe, trop d’alcool, pas assez de temps. En général, je repars aussi fatiguée qu’en arrivant. Mais cette année, mon agence ferme donc je vais avoir une vraie semaine de vacances, je vais avoir le temps et je vais pouvoir bidouiller que des trucs pour moi. Je suis tellement contente d’échapper aux dramas de mon monde du travail et toutes ces manigances, arrêter de passer mes journées à remplir des excels (je vous jure, je crois que je n’ai jamais connu un poste de consultante où on ne travaille quasi que sur excel). Et d’avoir du temps pour écrire, me reposer, profiter de ma famille, notamment Saturnin et Pivoine (même si, aux dernières nouvelles, la jeune demoiselle est devenue assez reloue, ceux qui ont des enfants de trois ans savent que c’est un âge un peu chiants)(moi, je le sais parce que super tatie, donc).

Pivoine à la piscine, petite fille apprend à nager

La monstresse dans ses oeuvres cet été

Surtout, les vacances de Noël, malgré la furie où l’on court partout pour faire les ultimes cadeaux et tout (cette année non, je descends pile pour les festivités donc tout sera géré en amont, moins de stress), ce sont celles garanties 100% stressless. Voyez, quand je pars en vacances, il y a toujours cette petite inquiétude de ce qu’il pourrait se passer pendant que je suis pas là, dans quel état je vais retrouver mes dossiers, quelle merde je n’avais pas anticipée, qu’est-ce que j’ai pu oublier… Mais à Noël vu que tout s’arrête, tout est fermé, il n’y aura pas de crise, de document mal rangé qu’on n’arrive pas à retrouver… Oui, on a de putains de dramas dans mon milieu.

Comment ne rien oublier au travail avant de partir en vacances ?

Pendant ces quelques jours, c’est la parenthèse, tu as le droit de relâcher la pression. Bon après, moi, j’ai la chance de ne pas avoir une famille problématique, les congés sont un vrai signe de repos… plus mental que physique. Non parce qu’avec Saturnin et surtout Pivoine, au sommet de sa forme, ça va être du sport. Mais ce n’est pas grave car ces quelques jours vont être ma parenthèse, ma bulle d’oxygène pour me ressourcer car la rentrée, ça va être intense, aussi.

Se reposer en vacances, ça s'apprend

Noël 2018, je t’ai attendu comme jamais.  

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Terminator, ma première dystopie

Noël approchant va y avoir un goût de madeleine par ici. Et je me rends compte que dans mes articles sur les dystopies, il y en a une que j’évoque souvent et sur laquelle je n’avais jamais écrit : Terminator. Et je crois que nous parlons ici de la première dystopie de ma vie… Est-ce que ça m’a donné le goût du genre ? Non, je ne pense pas, il manque le gigantisme d’une ville quasi oppressive… Mais on se penchera un autre jour sur mes obsessions dystopiques (c’est Fahrenheit, ma vraie révélation), là, je vais vous parler d’un futur où les machines ont dévasté le monde et pris le pouvoir.

Terminator, Arnold Schwarzenegger

“Heu, meuf, c’est pas une dystopie, Terminator, c’est du post-apo”. Alors oui, vous avez raison et en fait, je dirais que ça dépend à quel segment de l’histoire on s’intéresse. Un peu comme dans The walking dead où on peut trouver du post-apo, de l’utopie et de la dystopie. Bon, pour Terminator, le côté utopique, je l’ai pas mais le reste…

Terminator 2 : le terminator et John Connor

Bon, je vous refais les histoires rapidement mais pour moi, la saga s’est arrêtée au 2. Oh, j’ai vu le 3, Terminator Genisys, quelques épisodes de Sarah Connor’s Chronicle et l’attraction d’Universal Japan mais non, vraiment, faut savoir s’arrêter… même si j’ai un peu la curiosité pour Terminator 6 (oui, le 05, c’est Genisys, ce qui n’a pas de sens vu que c’est un reboot et pas une suite… et qu’on aurait tous préféré l’oublier) surtout qu’il y a Linda Hamilton dedans. J’ai même vu the Terminators, un téléfilm hors franchise et extrêmement mauvaise… et très drôle, du pur nanar. Donc l’histoire : la société Cyberdyne met au point un programme appelé Skynet… mais qui dépasse de loin l’intelligence humaine et déclenche un holocauste nucléaire pour prendre le pouvoir sur le monde. L’humanité est ravagée et les rares survivants doivent se battre contre des machines hyper sophistiquées les traquant jusqu’aux méandres de souterrains. La résistance est menée par John Connor, Skynet décide donc de renvoyer un de ses robots tueurs dans le passé pour tuer Sarah Connor, mère de John… puis John quelques années plus tard. Bon, bref, si vous ne connaissez pas les Terminators, c’est bientôt les vacances de Noël, profitez-en.

Terminator : Sarah Connor, icône badass

Dans Terminator, on est dans la dystopie “technologique” où le progrès finit par nuire à l’homme, un peu comme Le meilleur des mondes, Ravage ou Soleil vert que je n’ai pas encore lu. En fait, Terminator pourrait presque être une contre-utopie extrême où le Mal, ici, Skynet, est créé parce que l’on pense qu’il offrira la félicité aux hommes. C’est particulièrement prégnant (et absolument pas subtil pour le coup) dans Terminator Genisys où Skynet se dissimule sous Genisys, une sorte de logiciel fifou… en fait, personne n’a trop l’air de savoir ce que c’est mais tout le monde se précipite s’abonner au service, Kyle Reese a même une tablette “genisys” pour son anniversaire et est tout content. Pour le coup, on retrouve une critique très semblable à Le cercle, ce côté “on vous vend un truc dont vous n’avez pas besoin mais grâce au marketing, effets d’annonce, vous le voulez à tout prix”. Sauf qu’en fait, à la fin du compte à rebours, Skynet prendra le pouvoir, ahahah, hihihi, on vous a bien niqué.

Terminator Genisys : compte à rebours avant l'apocalypse

Le postulat de Terminator est cependant étrange : si dans les dystopies scientifiques, la science devient malsaine à cause de l’Homme, ici, Skynet prend son autonomie seul et décrète par lui-même d’exterminer la race humaine. Contrairement à Wargame par exemple où l’ordinateur intelligent ne réagit qu’à des stimulis qu’on lui a intégrés. Là, non, Skynet, c’est le mal et c’est tout, une sorte d’incarnation par définition. Evidemment, le thème de la création qui dépasse le maître, ce n’est pas inédit en soi, Skynet, c’est la version informatique de Frankenstein… sauf qu’à la fin, personne n’arrêtera la créature.

Terminator : la machine

Ah et les voyages dans le temps et tout ? Ah ben là, ça n’a rien à voir avec la dystopie donc pas la peine d’en parler. Bisous !

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Noël, ce truc que tu vois jamais venir

Chaque année, la même histoire. D’abord novembre, les anniversaire de ma soeur, mon père et Anne qui sonnent comme un léger avertissement à mon oreille : Noël approche, gère les cadeaux au plus vite. Puis nous voilà déjà au Black Friday vers la fin novembre et soudain, sans que je comprenne pourquoi, me voici dans le train direction le sud avec un ou deux cadeaux manquants, des paquets à faire et surtout, surtout, l’angoisse qu’un des cadeaux commandés ne soit pas arrivé parce que le centre de tri de mon bled aime faire grève peu de jours avant Noël.

Le bocal de Noël

Enfant, Noël me rendait extatique. Le sapin et ses guirlandes lumineuses, la crèche, les vacances, les cadeaux, le quatuor gagnant. Faire le sapin et la crèche était une de mes occupations préférées. Je m’arrête un peu sur la crèche car c’est une vraie institution chez nous. En fait, l’histoire commence lors mon premier Noël, ma marraine avait offert à mes parents quelques santons “Carbonel”. Petit à petit, la crèche s’est étoffée : mon papa avait construit une maison-étable puis on a acheté quelques éléments dans un village près de Perpignan : une nouvelle étable en “pierre”, un pont, un puit, une autre maison… Puis une année, ma mère a acheté deux petites dalles de béton aggloméré que l’on a taillées avec ma soeur pour créer des espèces de falaises à plateau. On a buriné tout un dimanche après-midi et résultat, j’ai eu mal au poignet pendant 2 jours. Bref, la crèche, chez nous, c’est bien plus une institution qu’un symbole religieux, un terrain de jeu fantastique pour ma soeur et moi quand nous étions plus jeunes.

La crèche de Noël avec les santons Carbonel

C’est pas la nôtre mais y a de l’idée

Mais le temps est assassin et mon esprit de Noël en prend chaque année un coup. Peut-être parce qu’il fait 15° en décembre et que j’apprécie même pas mon traditionnel vin chaud censé me réchauffer vu que j’ai pas froid ! Peut-être parce que la semaine avant Noël est la pire quand tu bosses : trois milles réunions, des bouclages de dossiers aux petites heures de la nuit, de la fatigue et des crises de nerfs à tous les étages. Autant vous dire que quand vous dormez moins de 10h en trois jours, l’esprit de Noël devient vite un concept fumeux et lointain.

Fatigue de fin d'année

Et que dire des vacances de Noël ? Je les attends avec impatience avec la douce promesse de siestes et grasses mat’. Sauf qu’en vrai, non, pas tant que ça. D’abord, tu as la course aux derniers cadeaux et leur emballage, une activité dans laquelle je n’ai jamais réussi à briller, essayant de déployer quelques astuces pour cacher la misère du paquet. Puis tu entres dans le marathon bouffe et familles : tu manges, tu manges, tu bois, tu bois, tu vas de maison en maison faire des bisous à tes proches, apporter quelques cadeaux, manger, manger, boire, boire. Si on rajoute à ça ma bonne habitude de choper un rhume ou une crise de foie, c’est un peu râpé pour le repos. Sans parler que depuis, j’ai gagné un neveu (et une nièce mais elle est encore dans sa période “je dors, je mange, je végète”) qui aime très fort sa tatie. En somme : quand Saturnin est debout, tout repos devient impossible vu que je suis son jouet préféré.

Saturnin joue dans la forêt, une photo sans retouches dont je suis très fière

Je suis super fière de cette photo (sans retouches)

Mais pourtant, j’aime Noël quand même. je m’en fous que ce soit une fête commerciale, je m’en fous des histoires de crèche ou pas, je m’en fous de la fatigue et de prendre 3 kg en 5 jours. Noël reste une jolie parenthèse dans ma vie où je me fais cajoler chez mes parents, où je vois ma famille, où on rigole, où on se ravit de faire plaisir à ses proches. Et où on boit du champagne devant la cheminée (enfin, la cheminée, ça devient salement optionnel). Mais cette année, quand même, gros bémol : quasi une semaine sans Victor, ça me chagrine un peu.

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Je suis une bien mauvaise marieuse

Je me suis donné un objectif dans la vie : jouer les marieuses. Pourquoi ? J’en sais fichtre rien mais parfois, je vois un homme seul d’un côté, une femme seule de l’autre (ou un homme et un homme, une femme et une femme, l’hétérosexualité n’est pas une fatalité) et j’ai la sensation que ça va faire des étincelles. J’aime faire le bonheur des autres… Enfin, sauf que la plupart du temps, j’échoue.

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Ma vocation de marieuse est née en 1996, en décembre, très précisément. Ma meilleure amie de l’époque, Cécile, avait craqué pour un garçon, Bruno. Au mois de juin, un ami de Bruno était allé voir Cécile pour lui apprendre que son pote la trouvait très très jolie mais à l’époque, Cécile était in love d’un Italien. L’été étant passé et ses amours italiennes concrétisées puis terminées, Cécile se dit que Bruno n’était pas si mal. Mais il ne se passait rien de rien, on se contentait de le suivre dans la rue (on adorait ça, suivre les garçons). Un
jour, Bruno vint me parler « Et, salut, tu connais Cé… » je m’arrête de respirer « line Lemoine ? Elle a oublié son équerre. » Je récupère l’équerre en lui adressant mon plus grand sourire invitant poursuivre la conversation mais il s’en va. Cécile fut profondément jalouse de cette brève entrevue. Agacée d’observer cet immobilisme, je suis intervenue. Bruno était très ami avec une de nos copines, Elodie, j’ai donc décidé de parler à Elodie « Tu sais, Cécile, elle aime bien Bruno, tu devrais lui dire ». Ce qu’elle fit. Et rien. Cécile était très fâchée par mon intervention mais on continuait à le suivre, découvrant qu’il achetait un stylo féminin aux Nouvelles Galeries « Rah, il a une copine ! » « Mais non, je suis sûre que c’est pour sa petite soeur ». Arrive le dernier vendredi avant les vacances de Noël, nous étions sorties à 16h et nous traînassions au marché de Noël. Soudain, je vois Bruno qui tourne et vire dans nos parages. « Tu peux partir Cécile, lui
dis-je, ma mère ne va pas tarder à arriver. » « Tu veux pas que j’attende avec toi? » « Non, non, c’est bon… On se voit ce soir au repas de Noël de la classe ». A peine étais-je sortie du tableau que Bruno aborda Cécile et lui offrit le fameux stylo. Aux dernières nouvelles (fin 2005), ils vivaient ensemble. Trop forte, non ? Pour l’anecdote, il semble que j’ai d’abord été facteur de ralentissement dans cette histoire car Bruno avait peur… de moi. Moi aussi, ça me fait hurler de rire. Apparemment, il pensait que j’étais une grosse prétentieuse connasse hautaine qui allait se foutre de sa gueule. Puis après l’histoire de l’équerre, il avait décrété : « Non mais elle a l’air sympa finalement ». Ben oui, tiens, je t’ai un peu changé la vie quand même.

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Depuis, je tente de réitérer l’exploit. Et j’échoue systématiquement. Dernier exemple en date : je voulais coller un pote de la plongée, Thibault à une de mes stagiaires, Charlotte. Ils ont le même âge, Thibault est un garçon bien, doux, bonne situation, mignon, Lauren est super belle, douce, intelligente, rigoureuse dans son travail. Alors que je commençais déjà à m’imaginer être la marraine de leur premier rejeton, terrible coup de poignard dans mes illusions : sur mon Facebook, je vois apparaître : « Charlotte est désormais en couple avec Bruno » (pas le même que celui de Cécile, là, ça aurait été un tsunami d’amertume et de désillusion). Mais d’où elle se remet avec son ex ? D’où elle brise mes illusions ? Ok, j’en étais encore à « tiens, faudrait que j’arrive à les présenter l’un à l’autre » mais quand même quoi ! Bon, il me reste une autre stagiaire de dispo, très très jolie aussi mais un peu plus bohème, ça me paraît moins idyllique mais à voir. Ceci étant, physiquement, je crois qu’elle sera plus son style… Mais bon, on a encore cassé mon couple idyllique. Un peu comme Anaïs que je voulais coller avec un de mes exs mais vu que j’ai un peu rebutiné le monsieur, j’ose plus. Mais sinon pour Thibault, il y a une autre fille de la plongée que j’ai appris à connaître ce week-end et qui est super mais je crois qu’elle a un peu tenté mais vu qu’il n’a pas réagi, elle a laissé tomber.

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Et puis il y a les erreurs d’appréciation. De façon générale, je perçois bien les gens, en positif comme en négatif, mais parfois, je me trompe et souvent au bénéfice de la personne. Mon bisounoursisme est solidement installé. Du coup, parfois, je me dis « il/elle est quelqu’un de bien, je pourrais le coller avec telle personne ». Et là, patatrac, c’est la cata. Le mec ou la fille bien se révèle être un psychopathe paranoïaque, un mythomane, un pervers narcissique, autre, rayez la mention inutile. Et là, je vous dis pas la lose quand il est l’heure de faire le SAV. Parce qu’un tel échec vous culpabilise. Avec de la chance, les choses ne sont pas allées loin mais s’il y a eu concrétisation avec naissance d’une certaine affection (cf mon échelle des sentiments), là, on se sent super mal. Je veux dire qu’on a conscience qu’on prend un risque que ça ne marche pas mais si ça foire parce que celui qu’on a conseillé est un sale connard (ou une sombre connasse), c’est un petit peu gênant. 

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Peut-être qu’en fait, il faut laisser faire les choses, arrêter de vouloir rendre les gens heureux limite malgré eux (certains ne demandent pas qu’on les rencarde). J’essaie aussi de coopter les gens au niveau professionnel mais ça marche pas non plus. Bon, je vous laisse, je vais retrouver la fée qui m’a filé des dons pourris (casser les appareils électriques, dérégler les boussoles, attirer la lose quoi que je fasse) pour lui refaire le dentier.

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Comment j’ai re tutoyé le chômage

J’ai de l’intuition et dans la vie, ça me sert. 07 décembre, je croise par hasard le responsable du matériel informatique dans le RER après une longue journée de travail. On papote un peu et il me révèle que quelqu’un de mon service nous quitte. Pardon ? On est 7 dans mon pôle et personne ne me semble en position de démissionner. Je blanchis et formule ces mots : « putain, c’est moi… ». Il a beau me rassurer, j’en suis persuadée. Il faut savoir qu’ils ont prolongé ma période d’essai, « c’est normal, ne t’inquiète pas ».  Je saoule
l’Amoureux et ma mère avec cette histoire, j’envoie un mail à Caroline, une de seules collègues avec qui j’ai sympathisée et qui sait toujours tout sur tout mais pour le coup, elle ne sait rien. Mais elle me rassure, il n’y a aucune raison que je dégage.

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09 décembre, un jeudi. Je suis fébrile, je le sens pas. Je pars aux toilettes et quand je reviens, je croise dans le couloir ma n+1 et le directeur du pôle qui vont s’enfermer dans un bureau. Je suis sûre qu’il se trame un truc. 5 minutes plus tard, ma chef, blanche comme un linge, vient me chercher. Je ne prends pas mon carnet de note, je sais ce qu’ils vont me dire. « Bon, ce qu’on a à te dire n’est pas facile ». Bingo. « Je sais, Joël m’a dit que quelqu’un partait du pôle, je sais que c’est moi ». Stupeur et tremblements. La mission de Joël
sur notre pôle n’avait rien à voir avec moi et ma chef s’énerve mais je lui dis la vérité : c’est mieux qu’il y ait eu ce quiproquo, ça m’a permis de me préparer. D’ailleurs, je ne réagis pas vraiment, contrairement à ma chef qui semble au bord des larmes. 

« On est contents de ton travail mais ton poste est trop à cheval sur celui de Caroline [responsable de la modération] et la direction a décidé qu’on ne pouvait pas maintenir ton poste.

– Mmmm. Désolée de pas réagir, c’est pas que je m’en fous, au contraire, juste que je m’étais préparée ».

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Fin de l’entretien. Réaction une : envoyer un mail à Simon, mon chef chez TGGP ainsi qu’à Claude, mon ex collègue de ma première boîte. Je vois mes collègues de chez Pubilon le soir même, je ferai passer le mot à ce moment là.


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Réaction deux : prévenir Vicky qui avance notre déj à 12H car je sens que les larmes montent : « sors de suite de ce bureau ! ». Caroline me demande ce qui ne va pas « j’avais tort pour l’histoire de Joël mais raison sur la finalité, ils ne me gardent pas ». Je rejoins Vicky, pleure dans ses bras, réalisant soudain l’incroyable, l’insurmontable, ce qui me terrorise le plus : je retourne au chômage. Tous mes anciens démons remontent à la surface, les mauvais souvenirs de mes un an et demi d’inactivité. Non, non, je ne veux pas revivre tout ça ! 

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De retour au boulot, Vincent, qui m’a embauchée me prend à part : « c’est pas ta faute, c’est celle à pas de chance. Mais on te recommandera au besoin, ne t’inquiète pas ! ». Ouais ben en attendant, je vais rafraîchir mes fiches viadeo, linked in et do you buzz. Oui, j’ai parfaitement conscience de la date : j’ai une fenêtre de 10 jours avant les vacances de Noël, je ne dois surtout pas traîner.


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Le soir, j’appelle mes parents pour leur annoncer la nouvelle. Je suis passée direct de la phase 1 (le choc) à la phase 3 (la colère) du deuil sans passer par le déni. Oui, je suis inexplicablement en colère parce que je ressens qu’il n’y a pas de morale de l’histoire, pas de « ça me servira au moins de leçon ». J’aurais échoué, j’aurais été mauvaise, j’aurais pu me dire « bon, ok, j’ai chié mais je retiens, je ne recommencerai plus ». Là, c’est juste que finalement, mon poste paraissait superfétatoire, un magnifique « c’est pas toi, c’est moi
» qui ne console pas du tout. Le lendemain, je demande à ma chef qu’on déjeune ensemble car ça fait à peu près une journée qu’elle n’est plus capable de me regarder et que j’ai pas envie de vivre ça pendant un mois donc je la convoque en gros pour lui dire que je n’ai plus ni colère ni rancœur. « Mais enfin, c’était pas à toi de faire cette démarche ! ». C’est pourtant moi qui l’ai faite. Un déj intéressant où nous nous sommes parlées à cœur ouvert, je lui ai parlé de mon traumatisme Pubilon qu’elle a parfaitement ressenti, elle m’a rassurée sur mes compétences « arrête de t’excuser et demander, fais les choses, tu les fais bien ! ». En fait, ce vendredi 10 janvier, je me suis levée soulagée comme jamais. Deux jours plus tard, j’ai vu une copine qui m’a dit « je ne t’avais jamais vue comme ça, tu as l’air tellement détendue, j’ai failli ne pas te reconnaître ».


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Parce que ne jouons pas les Cosette à outrance, je n’aimais pas ce job. J’ai joué de malchance dès le départ : arrivée en juillet, Vincent, mon censé n+1 n’était pas là, c’est à Martine de me gérer. Martine qui ne doit plus s’occuper de la communauté au retour de Vincent donc elle est cordiale mais ça ne va pas au-delà. D’ailleurs, dès le premier jour, j’ai déjeuné seule, Martine et sa stagiaire Camille étant en déjeuner. Quand Vincent est revenu, il ne s’est guère intéressé à la communauté car il savait qu’il allait changer de service et que Martine allait récupérer, qu’elle soit d’accord ou non, la communauté. Du coup, j’ai passé les deux premiers mois à faire mumuse avec mes powerpoints stratégiques qui ont fini dans un placard virtuel, personne ne s’en est occupé, tout est resté lettre morte. Plus le temps passait et plus le contour de mon poste devenait flou, les tâches qui m’étaient allouées s’effaçaient au fur et à mesure. La newsletter communauté ? En attente. Le fil actu de la communauté à communiquer en interne ? Non, on le fait pas finalement. Les panels ? En attente. Seules réelles missions : organiser des rencontres avec les internautes et identifier les thèmes clés pour chaque forum pour aider le SEO (ça, j’ai bien aimé). Sauf que les rencontres des internautes, ça n’amuse plus trop la direction. Du coup, je fais mumuse sur les forums, je dialogue avec les internautes, je crée des sujets avec un pseudo officiel et des faux pseudos, je mets de côté des conversations sympas. A un moment, je réalise que mon job est devenu le même que celui de chez TGGP, avec presque 20% de salaire en plus. Du vol.


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J’aurais pu m’en contenter : être bien payée pour pas grand-chose, c’est du vol mais je peux m’épanouir ailleurs. Mais quand même, ça me titille, ça me dérange, j’en ai marre. Car ce que je ne vous ai pas dit, c’est que ce fameux 07 décembre, je suis arrivée tard… Parce que je sortais d’un entretien.  Hé oui, la séparation était plus ou moins d’un commun accord.

Demain, je vous raconte comment mon chômage n’a que peu duré.

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Le drame des sapins de Noël en entreprise

La semaine dernière, j’ai travaillé. Peu, 2 jours. Petite ambiance post apocalyptique avec, au max, un employé sur 3 à son poste. Pour vus dire, quand je suis arrivée jeudi matin à 9h20 (parce que j’avais dormi chez Vicky qui travaille tôt), c’est limite si j’ai pas été percutée par une botte de foin roulant par là. Mais surtout j’ai été accueillie par le sapin de Noël. Ou plutôt ce qu’il en reste.

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Jeudi soir, rendez-vous pro dans une boîte qui n’est pas mienne. En attendant mon rendez-vous, je zieute leur sapin. C’est marrant, on dirait le même que nous : en rouge et blanc, il fait la gueule et pas qu’un peu. et j’ai trouvé ça triste. Il y a bien sûr l’explication de l’air chaud en boîte qui le fait lentement s’étioler alors que le sapin familial chez moi était encore tout pimpant quand je l’ai quitté mais je m’en fous de l’explication physique, en fait, c’est pas de ça dont j’ai envie de parler. Non, en fait, je trouve la déprime de ce sapin très symptomatique de cette période étrange qu’est Noël dans une entreprise.

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Déjà, je précise donc que mon entreprise ne ferme pas entre Noël et le Nouvel an comm vous pouviez vous en douter, je suis pas allée bosser par philantropie. Mais la masse salariale a considérablement diminué. Quand je suis revenue jeudi, nous étions 3 sur notre bloc sur les 8 employés. 4 étaient donc en congés et une en maladie. On pouvait aller à la
machine à café sans faire la queue, idem aux toilettes, on recevait au mieux un mail par heure, le calme régnait dans l’open space. Une vie un peu au ralenti, comme si nous étions tous victimes de l’hibernation malgré la chaleur tropicale qui règne dans le bureau. Et après, je m’étonne d’être malade tout l’hiver. Mais peu importe, nous ne sommes pas là pour débattre de la température ambiante en open space. Puis ça me change de l’an dernier où j’enfilais mon sweat de gym par dessus mon pull tellement je mourrais de froid. Bref, je disais donc vie ralentie. Et le sapin, il fait pareil, il décline en même temps que l’activité de la boîte, laissant un étrange sentiment de lendemain amer.

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Revenons au vendredi 17 décembre. C’est le Noël des enfants. A 17h, ça crie, ça piaille, ça court, le sapin étincelle, entouré d’une ribambelle de cadeaux et d’un beau Père Noël, rouge et barbu comme il faut. Pendant que les petits déballent et que l’un d’entre eux vient me montrer son cadeau dont je n’ai toujours pas compris le nom, les grands avalent petits fours et champagne en devisant gaiement. Pour une part d’entre nous, dans quelques minutes, ce sont les vacances. Tant pis pour les dossiers qui traînent, à 18h, après une ou deux coupes de champagne, c’est la désertion. On se revoit en 2011, hein ! 18h, extinction des feux dans une certaine euphorie, dans un grand bruit festif. Pendant 15 jours, les survivants pianoteront mollement sur leur clavier, se disant que ce soir, à 17h, ils seront partis vu que personne ne vérifie leurs allers et venues. La vie sociale de l’open space s’étiole, personne ne parle vraiment, tout le monde a en tête ses derniers achats de Noël ou son réveillon. Ah tiens, un mail ! Ah non, c’est une réponse automatique m’informant que mon interlocuteur est en congés et reviendra en 2011. Si personne ne me répond, autant partir.

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Je trouve que la déprime du sapin est assez symptomatique de cette non vie durant ces 15 jours, successifs à une ambiance festive où tout le monde est clinquant, de bonne humeur. On peut ne pas aimer les fêtes de fin d’années, le champagne fait toujours son petit effet. Et je trouve que ça fout le cafard. Rentrer de vacances alors qu’on n’en a pas envie pour trouver un sapin qui fait la gueule, vestige d’une époque très proche où les vacances étaient encore à venir et non pas derrière nous. Les lendemains de fête ont toujours la même gueule : l’euphorie passée, ne reste que le ménage à faire et la gueule de bois, l’envie d’y retourner encore parce qu’on ne veut pas croire que c’est déjà fini et celle de se noyer dans un verre d’aspirine. De se dire qu’on retourne déjà au boulot dans 2 jours, qu’on sera accueilli par un sapin qui fait la gueule avec ses guirlandes pendantes, ses boules qui menacent à chaque seconde de s’écraser en mille morceaux quelques mètres plus bas, retenues de justesse par une branche molle à l’agonie et je ne vous parle même pas des épines ni de la bonne odeur de sapin partie avec l’humeur de la fête.


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03 janvier, ambiance gueule de bois.

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Sérieuse tentative d’evasion chez Pubilon


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Comme je le disais dans mon précédent article, je me la coulais un peu douce aux abords de Noël. Chercher du travail ? C’est plus le moment, tout le monde est en vacances, moi la première. Mais la recherche d’emploi ne te laisse pas de répit et après le SIG, le sort allait encore frapper.

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Juste avant Noël, je descends donc chez mes parents. Un soir, je papote avec Gabriel sur msn, il m’explique qu’il a été approché par un nouvel employeur et qu’il risque donc de changer de taf. Le lendemain, on m’avertit que j’ai un message sur viadeo où je réseaute comme une folle. Sceptique (le nom de mon interlocutrice était écrit tout en majuscule), je vais tout de même lire, pensant à un énième « salut, rejoins mon groupe » ou un « salut, je cherche du taf, t’en as ? ». Et là, énorme surprise : « Bonjour, nous recherchons un responsable marketing, ça vous intéresse ? ». Oh ben merde alors ! C’est sérieux ? Je googlise rapidement le nom de la boîte, ça n’a pas l’air trop mal. Je recontacte la fille, Khadija. Le poste est à pourvoir très vite, il faudrait que je vienne en entretien très vite. Rendez-vous est pris au 30 décembre (oui, c’est urgent donc).

Urgent

Je refais mon « je vais en entretien en cachette » mais en plus relax vu que la seule autre personne à ne pas être en vacances dans la boîte, c’est Isadora. Entretien idyllique, je rencontre Khadija, donc, ainsi que Raphaël, le directeur marketing qui a la particularité d’avoir une casquette sur la tête. Après une première partie de l’entretien, Raphaël nous quitte et Khadija me dit de but en blanc : « bon, il a l’air très intéressé, on va vous faire une proposition. Vous pouvez démissionner quand ? ». Heu mais je… doucement fillette, je ne suis pas celle que tu crois ! Je lui explique que oui, ok, super mais moi, je démissionne pas sans papier officiel. Même si elle a tenté de m’appâter avec un coin cuisine avec frigo (le truc qu’on réclamait à corps et à cri chez Pubilon) et machine à café. Et l’ambiance jeune sans parler du quartier, extrêmement pratique (Bourse, à quelques mètres du premier bureau de Pubilon).

salle-detente

Quelques jours plus tard (je ne me souviens guère de la chronologie, en fait), sans nouvelles, je rappelle Khadija : « Oui, oui, on va te prendre, il faudrait que tu demandes à ton boss combien il te laisse de préavis. » Ouiiiiiii mais moi, je démissionne pas comme ça non plus, hein, il me faut un papier officialisant le truc. Bref, quelques jours plus tard, Khadija me rappelle pour m’expliquer qu’il faudrait que je passe un nouvel entretien avec le PDG de la boîte, ce qui me paraît logique. Rendez-vous est donc pris entre midi et deux (les
entretiens les plus stressants de tous rapport au fait que j’étais priée de ne prendre qu’une heure de pause déj, pas une minute de plus. Ce qui, en pause déj entretien n’est pas gérable). Je rencontre le PDG en compagnie de Raphaël (qui est drôlement mignon sans sa casquette, tiens) et Khadija qui me regarde comme une maman regarderait son enfant faire ses premiers pas. Touchant. L’entretien se passe tout aussi bien.

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Puis j’attends. Tous les dimanche soirs (enfin, y en a eu deux ou trois), je me fais belle à coup de masques et de gommages car, s’il le faut, « cette semaine, je démissionne » et que je voulais être canon pour le faire. Mais un jour, le rêve se brise. Coup de fil de Khadija : « ouais, en fait, on n’ouvre pas le poste, désolée! ». Cruelle déception car j’y ai cru, vraiment, tous les signaux étaient au vert. Mais en même temps, un sentiment pervers de soulagement car la démission m’angoissait profondément. Mais cette histoire m’aura confirmé un truc essentiel : ne jamais poser sa démission sans papier officiel de l’autre boîte !

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Après un instant de chouinage, j’ai repris mes recherches. Il fallait que je me barre, ma santé mentale en dépendait.

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Faut que tu prennes le temps de vivre

Ces derniers temps, je n’ai plus le temps de tenir ce blog à jour vu que le jour, je bosse et le soir, je sors et/ou je dors. Et comme mes dernières vacances furent celles de Noël, celles où on court plus qu’on ne se repose, je suis littéralement épuisée.

Donc plutôt que de me lamenter sur le fait que j’ai dû annuler mon rendez-vous chez le coiffeur hier, j’ai fait un dessin. Voilà, voilà. Après tout, en 2010, j’avais dit que je voulais dessiner, c’est fait. Colo sur photoshop, je vous prie. Faudra juste que j’apprenne à faire les ombres (et à un peu mieux dessiner aussi mais c’est un détail ça).

 

nina-claquee

Tout ça pour dire qu’il faut que je reprenne les choses en main, je peux pas trop me balader avec cette tête ad eternam, je vais finir par me faire frapper par un chasseur de zombie. Quoi qu’heureusement, mes week-ends pro (oui, je bosse aussi le week-end parfois) m’ont permis de bronzer, ouf !

Par contre, contrairement au dessin, j’ai pas perdu 20 kg en 3 mois vu que j’ai pas le temps d’aller au sport (mais j’ai pas toujours faim en rentrant vu que je fume beaucoup pour tenir donc ça compense un peu)

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Mais laissez-moi profiter de ma période autiste !

Chaque année, en novembre-décembre, je connais une petite baisse de régime. Rien de grave, juste qu’à l’arrivée de l’hiver, je n’ai que deux amours : ma bouillote et ma couverture en mohair magique, celle que je dois parfois disputer avec Kenya.


Alors sortir, bof. Sauf avec mes amis proches, j’entends mais les grosses noubas, non, j’ai pas très envie.  Je suppose que biologiquement, mon corps a du mal à concevoir pourquoi je n’hiberne pas. Mais cher corps, j’hibernerais avec plaisir, vois-tu (comme ça, je me réveille direct en 2010 et j’ai dit que cette année-là, je l’aimerais d’amour) mais je n’ai que 5 semaines de congés payés par an, ça ne va pas suffire (et j’aime mieux les vacances en été, en plus). Hé oui, en tant qu’animal social, je dois aussi vivre en hiver. Même si actuellement, mes nuits sont passées de 5 à 9h en moyenne, ce qui m’agace légèrement, j’ai l’impression de ne plus avoir de vie en dehors du boulot.



Je suis donc en période autiste, j’ai envie de juste rentrer chez moi ou aller au sport où personne ne parle car ça essouffle. Quoi qu’en ce moment, aller au sport, faut que je me force un peu. Une fois sur place, c’est le pied, je suis ravie de transpirer mais c’est vraiment le fait d’y aller qui me coûte, j’ai toujours plus envie de rentrer chez moi me pieuter. Bref, dès qu’il fait nuit, j’ai envie d’être à la maison peinarde avec mon chat, ma bouillote et ma couverture, donc.


Déprime ? Non, c’est précisément le contraire. Cette période me sert à me poser avant de repartir pour une nouvelle année, mettre des choses en place. Me bichonner aussi parce que ça fait toujours plaisir. Vous savez la scène où Rocky dans je ne sais lequel de ses opus se prépare durement pour être le meilleur, monte les marches en courant, tape dans la bidoche… Ben voilà à quoi me sert ma période autiste ! Devenir plus affutée physiquement et mentalement parce qu’en 2010, j’ai certes dit que je déchirerais tout mais encore faut-il avoir les bonnes armes. Mathématique. Et puis en quel temps puis-je me faire mes masques de beauté si je suis toujours à courir dans tous les sens ?


Sauf que voilà, le monde n’a pas l’air bien au courant de mes envies de me retrouver en tête à tête avec moi-même. Rapidement : mardi soir, j’ai le choix entre deux soirées, mercredi, on se fait un ptit pot vingtenaire, jeudi, j’ai une soirée. Bon, on notera que je suis peinarde lundi et vendredi, pour le moment. La semaine suivante, j’ai déjà une soirée le mardi, deux soirées le mercredi. Heureusement que le samedi 19, je décolle pour une semaine pour ma province chérie pour les traditionnelles vacances de Noël. A moi repos, cheminée, grog maison (ma maman fait le meilleur du monde et c’est tout), famille… L’an dernier, les vacances de Noël étaient pour le moins sinistre, cette année, elles seront bien plus joyeuses d’autant qu’on a eu récemment une bonne nouvelle dans la famille, ça fait toujours plaisir, héhé !


Alors je pourrais mettre mon autisme à mon retour de vacances mais il ne me restera que trois jours avant le réveillon et l’année 2010 qui va dépoter, ai-je dit et ce plusieurs fois. Surtout que j’ai un truc précis en tête à finaliser mais j’ai un souci de nom (comme je suis obscure parfois). Et avec toutes ces soirées à venir, il va falloir espérer très fort que l’inspiration vienne soit de la fatigue, soit des vapeurs d’alcool (bien que peu de soirées s’annoncent réellement alcoolisées mais en ce moment, un mojito et je me roule par terre de rire en bafouillant). Quoi que je vais soumettre mon idée au pot vingtenaire. Les copains, n’oubliez pas votre cerveau !

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Le karma existe, je l’ai rencontré

Samedi, j’ai joui. Mais je ne parle pas ici de sexe mais de jouissance plus…mesquine, vile. Un acte que l’on pourrait qualifier de méchant mais que je classerai dans la catégorie « bien fait pour ta gueule, tu l’as bien cherché ».




Retour en arrière : janvier 2006 (l’année 2006 fut une de plus pourries de ma vie), le 02, précisément. Je rentre chez moi après les vacances de Noël, j’avais retrouvé Guillaume 2 à Paris pour qu’on passe une nuit ensemble avant qu’il ne retourne en Bretagne. En arrivant dans mon appart, ça pue le moisi, eurk ! J’ouvre la porte de la salle de bain et
découvre une belle flaque en plein milieu. Suite à ça, j’appelle le proprio qui me dit de contacter un autre locataire de l’immeuble qui a le même proprio que moi pour savoir chez qui il va en matière de plomberie. Je fais venir le plombier qui me dit qu’il faut changer le réservoir des toilettes, je paye (800 euros) et il me change la cuvette sur le champ. J’expédie la facture à mon proprio qui refuse de payer m’expliquant que je m’était faite arnaquer et que j’avais qu’à attendre avant de faire les travaux. Après tout, qu’est-ce que j’emmerde le monde à pas vouloir vivre quelques jours de plus dans une bonne odeur de moisi avec un taux d’humidité affolant alors même que je n’ai plus de chauffage ni eau chaude car la chaudière était en panne, hein ? Et pan, 800 euros dans la gueule, pas un centime de remboursé. A partir de là, je n’ai pas été une très bonne locataire, payant toujours l’augmentation de loyer avec retard, oups…



Novembre 2008. Comme la secrétaire du proprio m’a dit qu’il était peut-être temps que je finisse de remettre l’appart en état pour les visites, je vais passer la shampoineuse ce samedi dans mon ancien appart. Une fois fait, je la pose devant ma porte et laisse celle-ci ouverte, des fois qu’un voisin ait l’idée saugrenue de voler ma beeeeeelle shampoineuse kiloutou. Alors que j’étais en train de remonter une armoire en tissu que j’avais entrepris de démonter y a 15 jours avant de renoncer à l’idée de l’embarquer, un mec, nouvel arrivant dans l’immeuble, passe devant la porte et me salue. « Vous arrivez ou vous partez ?

– Je pars.

– Vous savez qu’il y a une fuite qui vient de votre salle de bain et qui a inondé la cave ?

– Heu bé non… »

Donc il jette un œil à ma salle de bain aux joints moisis et me confirme qu’il doit y avoir une fuite, je lui promets d’en parler à la secrétaire de mon proprio. Une fois le monsieur parti (qui ressemblait incroyablement à Benoît et après coup, je me suis demandée si c’était lui et si j’avais commis l’impair incroyable de ne pas reconnaître un mec avec qui j’avais couché plusieurs fois mais non, après vérification sur la boîte aux lettres, c’était pas lui), je suis au bord de l’orgasme. Mais pan dans ta gueule connard ! Parce que là, si la fuite inonde la cave, c’est du lourd, il va sans doute falloir tout casser et ça va coûter bien plus que 800 euros. Et l’appart reloué au 1er décembre, c’est totalement raté aussi (mais là, c’est un peu volontairement ma faute vu qu’ils n’ont toujours pas pu le faire visiter puisque je suis la seule à avoir les clés). Oh bah, c’est ballot ! Quant à moi, je me demande bien ce qu’ils pourraient me faire : je quitte l’appart officiellement dans une semaine, il est hors de question qu’ils m’impliquent dans quoi que ce soit dans cette histoire.



Donc voilà, en proie à une joie mesquine, vile et petite, j’ai appelé ma mère pour lui raconter et ça l’a bien fait rire. La seule chose que je regrette, c’est que le proprio qui avait refusé de me rembourser les toilettes soit mort et que ce soit un de ses fils qui récupère la tuile mais finalement, il est bon de constater que, curieusement, il existe une justice. C’est le pouvoir du karma. Merci de m’avoir vengé, mec ! Et maintenant, je prie très fort pour que la fuite vienne des toilettes, justement, pour que l’histoire soit encore plus mesquine mais après avoir étudié ça de près, je me demande si ça vient pas du bidet (objet dont je ne me suis jamais servi en 3 ans et demi vu que je prends des douches quotidiennement).

Note pour moi-même, faire la liste des cas où j’ai été garce sans raison pour voir un peu ce qui m’attend.

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