2017, cuvée… mouif

Ca y est, on arrive sur deux de mes articles préférés de l’année : le bilan de l’année et les résolutions pour l’an prochain. Ce sont mes petites traditions adorées ! Certains préfèreront le calendrier de l’avent, la dinde, croquer dans un marron glacé ou boire un petit pumpkin latte à la cannelle, moi c’est ça. Et on commence de suite par le bilan 2017, une année… un peu mouif, finalement.

Femme boudeuse - Mouif

J’avais de folles attentes pour 2017. Ceux qui me lisent depuis longtemps savent que j’aime me tisser des prédictions à base de chiffres, de cycles, tout ça. Donc qui dit année impaire dit année bénéfique pour moi et en plus, les années en 7, j’aime. Non mais en 2007, j’avais chopé non pas un mais deux CDI après près d’un an et demi de galères d’emploi. Alors forcément, j’avais des ambitions pour cette année, notamment au niveau de l’emploi justement… et bide. BIDE. J’ai voulu changer de voie et j’ai tenté la mobilité interne au sein de mon entreprise. Résultat : j’ai envoyé un message très positif à ma direction actuelle (“je voudrais aller bosser ailleurs, merci”) mais sans résultat aucun à cause d’histoire de salaires, de seniorité ou de poste finalement fermé. Poisse, poisse. Et depuis mon changement de manager, je ne vous raconte pas le cauchemar (peut-être plus tard, là, restons prudents).

Emily dans le diable s'habille en Prada

Bref, moins belle la vie de 9h à 19h (plus des fois le soir et le week-end parce que bon, le sous-effectif et la sous estimation de ta charge de travail malgré tes cris de protestation, on aime ça) mais le reste ? Côté vie privée, une jolie année ma foi. Pas d’emménagement ou de pacs cette année (on peut pas tout refaire non plus) mais des moments câlins, des fous-rires et de très jolis voyages dont je ne vous ai encore pas raconté grand chose mais ça va venir… Parce que ça fait du bien de raconter ses vacances, ça remet une petite pièce dans la machine. Un peu comme quand je continue de poster des photos du Japon plus de deux mois après mon retour sur Instagram, j’ai un petit sourire nostalgique à chaque fois. Le Japon, justement, un des grands moments de cette année 2017. Jamais je n’étais partie si longtemps, si loin, et en couple. Et bien, à part deux ou trois chamailleries inhérentes à tout voyage en couple, ce fut assez merveilleux, alors même que nous avons eu de la pluie 60% du temps. Je ne pense qu’à y retourner. Je crois que, justement, le côté “loin à deux” fait un bien fou même si le wifi n’aide plus tant à la déconnexion que ça. Mais le Japon en particulier et nos voyages en général, c’est clairement du côté “trucs cools de 2017”. Tout ce qui touche à notre couple, d’ailleurs. Tellement que c’est décidé : en 2019, on achète. Pas avant parce que les déménagements, c’est un peu chiant et je veux aller au bout du bail de notre appart actuel.

Déménager en couple

Et sinon, côté “projets annexes”… Je me suis un peu engagée en politique, pas tout à fait là où je pensais, j’ai plus choisi des individus qu’un parti (même si, vous vous en doutez, le changement de voie n’est pas du tout radical). En quelques mois, j’ai donc pris des cafés avec mon député, devenue co référente d’un groupe d’action local avec le directeur de campagne du dit député, été cadre de manif (je gérais l’installation avec vingt bénévoles sous mes ordres, hé oui) et me suis faite apparemment repérer par le national. J’ai pas mal d’envies de ce côté là… pas de politique en soi, je n’ai aucune envie de devenir députée, maire ou je ne sais quoi mais de tracter, de parler aux gens, je ressens le besoin de trouver une voie pour redonner l’envie aux citoyens de s’impliquer, d’aller plus loin que ce que certains entendent en écoutant BFM et co d’une oreille… Et justement, transition magique, j’avais pour projet de créer un blog engagé et… je l’ai créé. J’ai choisi le nom, j’ai choisi le thème, je lui ai donné vie sur une plateforme de blogs (pas envie de payer pour un blog wordpress avec nom de domaine et tout) eeeet… fin. Idem pour mon blog “Nina feels good”… Problème de temps, de charge mentale… Nous mettrons dans la catégorie des “j’eus aimé mais non…” : le paper art, ces blogs, donc, l’envie de se mettre aux vidéos, le sport tous les jours, la couture, l’équilibre alimentaire…

DIY

MAIS ! 2017 n’est pas que l’année du “j’ai pas fait parce que le boulot m’empoisonne”, c’est aussi l’année où j’ai repris l’écriture et bien. Un roman de 366 pages terminé, un autre entamé de 60 pages, plein d’idées, plein d’envies. Le plaisir d’écrire revenu. Et je vais vous teaser un peu mon article sur mes bonnes résolutions de 2018 : ce sera l’année où je vais noircir de la page.

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2017, on dégage la workaholic

Ceci n’est pas encore mon article des bonnes résolutions, je vous le réserve pour la semaine prochaine parce que, oui, c’est ma tradition préférée avec celle du bilan. Mais quand même, il s’est passé un truc la semaine dernière qui m’a fait réaliser que je m’étais un peu trop fait bouffer par le boulot ces derniers temps et ce au détriment de ma santé, de mon sommeil, de mon régime, de mon temps libre et surtout de mon couple. Et si Victor a été particulièrement adorable et patient, je dois dire stop : en 2017, je vire mon moi workaholic.

tasses de café et feuilles de papier, trop de travail, workaholic

La prise de conscience a été violente. Je vous refais un topo rapide, n’y voyez pas de mode ouin ouin, c’est pas le but. Donc je devais rendre un gros dossier le 15 décembre, les délais étaient raisonnables MAIS j’avais d’autres demandes à traiter CAR je suis la seule dans mon équipe à savoir utiliser nos outils de social listening et que, ben tiens, ça te dirait de faire un peu de planning stratégique ? Faudra un jour que je vous parle de tout ça parce que là, je dois parler un jargon imbitable pour tous ceux qui ne bossent pas dans la comm/marketing. Donc du coup, me voici seules sur mes sujets avec mon gros dossier, là, un autre moyen dossier des demandes “oh, ça va, passe pas trop de temps dessus”. Sauf que “pas trop de temps” + “pas trop de temps”, à la fin, ça fait “plus de temps du tout”. Donc me voici à travailler soir et week-end pour tout faire, à quitter le boulot à 21h (alors que j’ai 50 mn de trajet maintenant), à re travailler en rentrant jusqu’à 2h30 du matin…

travailler tard, une femme seule dans un open space la nuit

Mais le pire fut jeudi soir, en fait. Après 3h d’une présentation marathon où Chef et moi fûmes franchement brillantes (j’ai pas bossé pour rien non plus), je file m’évanouir dans un taxi pour rentrer chez moi où je me mets à déborder d’euphorie “ouiiiiiiii, ce soir, je bosse pas, demain soir non plus et ce week-end, je fais rien, trop bieeeeeen !”. Et là, je me prends en pleine face tout le drame de ma situation : je me réjouis de ce qui devrait être absolument normal. Mes soirs et week-ends ne devraient être qu’à moi, je devrais en profiter pour avancer mes divers projets persos, câliner Victor, profiter de la chaleur de son corps aux heures tardives des matins de week-end au lieu de mettre un réveil le dimanche parc que “faut vraiment que j’avance, tu comprends ?”. En un mot : je suis une putain de victime.

Femme au bureau recouverte de post-its, burn out

En fait, je pense que tout remonte à mon grand traumatisme professionnel : Pubilon, ce bon gros taf de merde où je ne pouvais pas partir en vacances sans me faire appeler, mailer, harceler et j’ai un peu intégré le fait que je n’en faisais jamais assez et qu’il fallait parfois dépasser ton nombre d’heures pour ne pas se faire taper sur les doigts.

Femme regarde son ordinateur, désespérée, surmenage, trop de travail

Comme qui dirait : FAUX ! Bien sûr que parfois, faut un peu arrêter de regarder l’heure et de partir dès les 8h finies mais il faut que ça reste exceptionnel et là, clairement, ça ne l’était plus. A un moment, faut relire les choses à l’endroit : si tu ne parviens pas à faire dans tes 8h ton boulot et que tu n’as pas bâillé aux corneilles (oui, on va pas se mentir, on a tous des jours sans), c’est juste que ta charge de travail ne correspond pas à ton temps de travail effectif et que le souci vient d’au-dessus de toi.

presse agrume avec un citron

Oui, ok, je sais, j’entends. Sauf qu’en attendant, je fais quoi ? Je préviens au dernier moment le client qu’on ne viendra pas le voir parce qu’on n’a pas fini ? C’est sans doute la solution mais va falloir travailler pour assumer ça.

Une femme fait des acrobaties sur un trapèze

Donc en 2017 : plus de boulot à la maison et je monitore mon taf grâce à Toggl et Trello. 8h de proactivité, le reste, c’est que pour moi. Ca tombe bien, j’ai quelques ambitions là dessus… Je vous raconterai semaine prochaine.

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2013, année de … la baise, le pez, les fraises…

Et bien, sacrifions à la tradition, je vous souhaite à toutes et tous une délicieuse année 2013. Que vous trouviez ou gardiez amour, travail, santé, argent… Que vous viviez de belles aventures, tout ça, tout ça.

Defense 017

J’aimais penser jusqu’à présent que le réveillon donnait le ton de l’année. Mais force est de constater que ça ne marche pas. Pour le passage 2011-2012, le réveillon avait été paisible, serein. Pas du tout le cas de cette année où j’ai tenté de galoper après cette foutue sérénité qui ne cessait de m’échapper, aidée par ses terribles complices, les aléas. Seul l’atterrissage en douceur des deux derniers mois et l’aide de la naturopathe m’ont permis de me dire que bon, 2012 n’avait pas été si merdique. Mais bon, rien à voir avec le réveillon quoi.

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Alors mon année 2013 sera-t-elle différente de mon année 2012 ? En même temps, je ne sais que conclure de mon réveillon. Y a eu pas mal de positif : des discussions intéressantes avec des gens que je ne connaissais pas (et aussi avec les gens que je connaissais), une nouvelle expérience (certes légère, j’ai bu un cocktail que je connaissais pas et qui flambait, un B52), du champagne, des bisous. Une soirée ordinaire en somme. 2013, une année ordinaire ?

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Puis je me suis souvenue. L’an dernier, le 01 janvier, j’ai posé mon cul dans une petite montagne russe. Une vraie, hein. Avec Zenobie, on était allées faire un petit tour au Grand Palais pour la fête foraine qu’elle hébergeait. Ah oui, la montagne russe, voilà donc… Une belle métaphore de mon année 2012.

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Alors si je prends ma première journée d’hier à base de glande tranquille, de taggages d’anciens articles (il m’en manque plus que 500 sur quasi 2200, tadam !), triages de photos de vacances, matage de films (oui, j’ai maté 4 films en 3 jours, limite plus que dans toute l’année 2012), quelques coups de fil à la famille. Donc si c’est le 1er janvier qui donne le ton de l’année, dois-je m’attendre à de la culture, des voyages et de l’écriture ? Heu… Mais je signe !

Allez, on se le dit, en 2013, on va rire. Si, si !

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On se dit oui où ?

Voilà, suite à une histoire de tube de dentifrice en réserve, Jon et moi avons décidé de faire livret de famille commun. Après avoir dignement partagé cette information avec notre literie, il est temps de causer un peu organisation et en premier lieu : où va-t-on se marier ?


Chez toi en province, chez moi en autre province, chez nous à Paris ? Ou carrément ailleurs histoire de faire chier tout le monde. Parce que moi, j’ai certaines revendications. Par exemple, je tiens pas vraiment à l’église vu que Dieu et moi, on s’est perdus de vue mais je tiens à une cérémonie laïque parce que la mairie tout seul, ça pue, c’est pas très festif et la lecture du code civil me donne envie de te dire non et de quitter la salle comme une princesse. Alors j’ai imaginé des beaux mariages dans la clairière d’une belle forêt moussue, sur une plage du Finistère (je suis tombée amoureuse du coin), sur les côtes d’Armor, sur une lande…


J’imagine un quatuor à cordes (que des violoncelles et alto, je vomis le violon), des percus et même une guitare, quelqu’un qui chante… Bref, de la musique live qui te hérisse le poil.

Les plus attentifs d’entre vous auront noté que je ne parle que de lieux extérieurs… Et plutôt en Bretagne quand même (quoi qu’en cherchant bien, du côté des Pyrénées orientales berceau de mon papa, y a de la falaise et de la forêt…). Donc je prends le risque insensé de subir une averse… Alors ça peut être un style le mariage gadoue-parapluie mais je suis pas sûre que tout le monde en raffole. Même si en l’espèce, le mariage le plus magnifique des séries télé reste celui de Phoebe sous la neige, il me pincouille toujours un peu le coeur celui-ci.


Et je ne parle même pas du fait que marcher jusqu’à la clairière, la plage ou la falaise voire la lande, c’est pas une sinécure pour tout le monde. Non parce que moi, j’ai peut-être plus de grands-parents mais c’est pas forcément le cas de Jon. Et puis on ne sait jamais, la soeur de la mariée pourrait se casser le plateau tibial trois semaines avant le mariage. Par exemple…


En plus, je dis ça mais pour se marier dans un ailleurs, faut quand même que l’un d’entre nous soit domicilié (pour de faux du moins) dans la localité concernée. Imaginons que je décide (bonjour la Bridezilla) de me marier dans un coin où je ne connais personne parce que genre, un jour, on y a passé un week-end et que j’ai trouvé ça trop beau, je fais quoi ? Je prends les pages blanches et j’appelle tous les habitants de la ville « hé salut, je voudrais me marier dans votre  bled, vous pouvez dire que je vis chez vous ? ».


Ou alors on se marie à la mairie chez nous avec le strict minimum (les parents, frères, sœurs et témoins) et on se fait une cérémonie laïque où on veut. Dans mon coin joli, dans mon chez moi d’enfance, dans le sien, les deux… Bah oui, tiens, on a qu’à faire ça, deux mariages laïques plus celui de la mairie comme ça, tout le monde est content. Sauf nos parents, frères et sœurs et nos témoins qui se tapent les 3.


Et la salle des fêtes ? Ah oui, voilà un sujet dont on doit causer. Je sais pas chez Jon (c’est un peu l’ennui avec un fiancé imaginaire, je manque d’infos) mais chez mes parents, y a pas la place de mettre une grosse tente dans le jardin. Puis de toute façon, avec la piscine juste à côté, comme dirait la belle-mère de Lena « ce serait trop dommage que la fête soit gâchée !« . Oui alors on doit donc trouver une salle des fêtes. Ma foi celle de ma sœur était au poil mais :
– elle est ultra prisée (en s’y prenant quasi un an à l’avance, ma sœur aurait pu ne pas l’avoir).
– est-ce que c’est socialement admis de se marier au même endroit que sa sœur sachant que j’aurai la même responsable déco qu’elle (ma tante) ? Quoi que je sais ma tante suffisamment géniale  pour me proposer une déco complètement différente…


Mais bon, on en est donc à devoir trouver deux salles des fêtes avec donc 2 fois le repas, DJ… C’est quoi déjà le pourcentage de chance de gagner au loto ?

De toute façon, je tranche « la tradition veut qu’on le fasse dans la famille de la mariée ». Et vlan !

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Le débat n’existe pas

Le saviez-vous ? Ce week-end, on vote pour élire notre futur President, youpi ! Qui dit élections dit débat. Enfin, « débat » ne me parait pas le mot puisque quels que soient les protagonistes de la discussion, ce ne sont que chicaneries, chacun restant sur ses positions. Et c’est assez normal.

Diner au McDo avec Anna après le navrant Young Adult, on commence à discuter un peu politique. Après lui avoir exposé ma théorie de « 2014-2015, virage du siècle, un grand soir se prépare », on parle de prochain élections à base de « quel que soit le candidat élu, rien ne changera fondamentalement », elle me répond « moi, j’aime pas parler politique, ça sert à rien… (d’en parler, s’entend) et je suis assez d’accord. Anna et moi ne sommes pas du même bord (oui, de mon trio de plongeuse, je suis la seule de gauche d’où sans doute le manque relatif de discussions à ce sujet. Hormis mes théories mais les théories, c’est comme les métaphores, je peux pas m’en passer). Nous avons chacune une opinion politique née de nos expériences de vie, de notre éducation, des milieux fréquentés. Jeune, j’étais dans une fac très (très) à gauche, certain choses me paraissent plus essentielles que d’autres (l’éducation est notre avenir par exemple), mes valeurs sont de gauche, c’est comme ça. Je ne connais pas le parcours d’Anna en matière de réflexion politique mais ce n’est pas parce que nous ne sommes pas du même bord que son opinion a moins de valeur que la mienne. Surtout qu’elle n’est pas Sarkozyste (ça, ça l’aurait éliminée de mon cercle d’amis d’office !) et est plus proche du çentre que de la droite-droite… Bref.

Nous avons donc chacune notre opinion. Tout comme la plupart des individus. Certains ont une opinion molle due à un manque de réflexion ou d’intérêt pour la chose politique et adoptera l’avis de celui qui çrie le plus fort pour avoir la paix (mais crier n’a jamais donné raison). Mais si on prend 2 individus lambda avec un avis solides, construit au fil des années, l’un de droite, l’autre de gauche, il est inutile d’espérer un débat constructif. Au mieux sera-t-il cordial mais en conclusion, chacun restera sur ses positions. On pourra avoir quelques concessions de ci de là, des consensus mous mais jamais ô grand jamais une totale conversion de l’une des parties. Dommage, çe serait drôle dans un débat tele, un candidat ou un politique qui fait unt totale volte face « Mais vous avez raison Mme Berthier. J’étais dans l’erreur depuis 30 ans, vous m’avez ouvert les yeux ! Demain, je rends la carte de mon parti et je viens m’encarter chez vous.  » Ce serait tellement génial. Malheureusement, les conversions sont souvent plus opportunistes qu’idéologiques (coucou Eric B.!).

Non, ça ne se passe pas comme ça et j’ai envie de dire « heureusement ! ». Non mais imaginez un peu le drame : vous avez une opinion construite depuis 30 ans et il suffit d’un débat pour tout détruire. Désespoir total ! Attention, je ne dis pas qu’il faille être buté, l’opinion la plus construite du monde souffre toujours de failles, d’approximation et je pense que quel que soit notre bord, y a toujours un truc qui peut nous plaire en face (mais si allez !). Il ne faut pas être stupidement buté, il faut aussi écouter l’autre et même si on n’est pas convaincu par son système de pensée, ça ne fera de mal à personne de chercher à le comprendre (car comprendre n’est pas cautionner). Le problème, c’est que l’opinion est quelque chose de profond, limite de viscéral, le débat posé est rarement possible. Déjà à mon niveau, quand je lis certains tweets de droite, j’ai envie de tâcler les personnes, surtout celle qui pensent qu‘attaquer Hollande sur sa coiffure ou sa perte de poids est un argument. Ou ceux qui pensent que Poutou est forcement stupide car ouvrier et qu’il ne connait pas la vraie vie. La vraie vie de qui, de quoi ? Mystère. Mais je ne dis rien car je ne vois juste pas l’intérêt, il n’y aura pas de débat, on en restera à des « j’ai raison, t’as tort » – « non, toi d’abord ! » pour finir dans le pire des cas aux insultes. Bof.

Les politiques, eux, c’est pire : admettre que l’adversaire a raison à la télé, c’est lui refiler un paquet de voix et en perdre pas mal vers d’autres candidats, plus solides. Non, mais c’est vrai, imaginez que vous hésitiez entre Sarko et Hollande et que l’un des deux admette que l’autre a raison, vous vous dites « ah ben même son adversaire reconnait qu’il est dans le vrai, je vote pour lui ! ». Naufrage.

Mais bon, le débat politique, ça divertit, on renoue avec la bonne vieille tradition des tribuns et ça permet de constater qui est de droite (Sarko a mis une fessée à Fabius) et qui est de gauche (Fabius a mis la fessée à Sarko) sur vos réseaux sociaux et sourire quand chacun se reproche son manque d’objectivité.

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T’as pris tes résolutions ?

Comme chaque année, il est l’heure de prendre ses bonnes résolutions. Parce que c’est comme ça et c’est tout, une tradition comme celle des voeux. On est le 1er janvier, ta vie doit changer mon ami. Ecrase cette dernière cigarette, finis ce dernier bonbon au chocolat car la diète commence, va courir pour débuter ton année sportive… Bon, comme le 1er tombe un vendredi, on t’autorise à attendre le 05 pour commencer.


Si je comprends bien le côté symbolique du début d’année pour prendre des bonnes résolutions, je suis jamais très chaude pour le faire en début d’année, je préfère attendre mon anniversaire. Car mon anniversaire, c’est le printemps, on est de suite plus motivés pour faire des choses. En hiver, j’ai tendance à être lasse et hibernante alors décider de chambouler ma vie juste parce qu’un chiffre a changé dans la date, bof. De toute façon, les années ne se terminent pas à cette date là, non, non. Si je prends l’année 2006 qui fut merdique, il
faut le dire (et quand j’apprends certaines choses, je me dis qu’une ex amie avait totalement raison en disant que je ne savais pas m’entourer), mais ça a duré jusqu’à tiers 2007, jusqu’à mon anniversaire en gros. A partir de là, ce fut un feu d’artifice : un CDI puis même un autre, des amies qui deviennent mes meilleurs soutiens et alliées, une sensation de bien être persistante. Bref,ça avait mis du temps à partir mais ça a duré ensuite. Et là, je sens que 2009, ça va être pareil. L’hiver va me servir à finir de m’installer dans mon appart et au printemps, je vais tout déchirer. Tout.

Mais voilà, il est de bon ton d’avoir une résolution, au moins une, histoire de donner le change. Alors, arrêter de fumer ? Je ne fume plus qu’en soirées quasiment, c’est juste pour le plaisir, quel intérêt d’arrêter ? Idem pour la picole. Continuer le sport ? Oui bonne idée mais pour le côté révolution de vie, on repassera puisque je continue. Me coucher plus tôt et dormir plus ? Oui, ça, il faudrait mais ça fait presque deux ans que je me dis ça et ça ne change rien, toujours des trucs à faire. Etre plus gentille de façon générale ? Je me suis rendue compte récemment que parfois, ne pas faire d’efforts pouvait être une bonne chose (ça me démange de balancer mais ce serait mesquin). Arrêter de coucher avec Gabriel pour chercher une vraie relation (ou faire de Gabriel mon officiel) ? Je suis de celles qui croient que les choses n’arrivent pas quand on les cherche, surtout en amour (alors que pour le boulot, si, faut chercher). Bon, ok, j’en ai une…

En 2009, je vais faire des économies…


Pour pouvoir me payer des voyages. Voilà. Elle me plaît bien ma résolution pour le coup. Faudrait voir à négocier une augmentation maintenant, pour m’aider dans mon plan de vie. Et vu la crise, je suis mal barrée.

Ah, résolution de dernière minute : arrêter de me polluer le moral avec la crise et tout ce qui va avec. Les choses sont ainsi, faire la gueule n’arrangera pas les choses. D’ailleurs, en 2009, faut que je rééquilibre mes énergies, j’ai trop de noirceur en ce moment pour vraiment avancer.


J’ai également décidé de ne plus tourner gentiment mes articles pour limiter les comms désobligeants vu que ça ne sert à rien, j’en ai quand même. Alors puisqu’on me préfère en mordante, je vais redevenir mordante. De toute façon, qu’est-ce que ça peut bien faire, les ¾ des gens ne m’aimant pas ici ne savent même pas qui je suis, on pourrait être assis à côté dans le métro qu’ils ne me diraient rien. Oui bon, c’est vrai, l’écran et google rendent plus brillants et courageux, sans, il est difficile de s’exprimer pour la plupart d’entre eux. Mais bon, quand je vois Lucas qui dit ce qu’il pense sans se poser des questions, même si je ne suis pas toujours d’accord avec le fond de ce qu’il dit et Dieu merci, au passage, sinon, ça ferait peur, l’essentiel est qu’il dise ce qu’il pense sans chercher à tourner les choses de façon inoffensive. S’il trouve que la plupart des nanas fréquentant le site adopteunmec sont des dindes, c’est son droit. Moi, je m’en fous, j’y suis pas. Ah oui, en 2009, faudrait que je retrouve mon mordant de façon générale, je suis devenue trop indifférente à la société ses derniers temps.


Ah et une ultime résolution pour la route sans aucun rapport avec les précédente : en 2009, je mange une huître. Voire plus si j’aime.

Pour le reste, on attendra le printemps.

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