Hugo m’a donné la foi…

Par Diane

Parce que de temps en temps il fait bon prêcher pour sa paroisse et se rappeler ce pourquoi et ce en quoi l’on croit.
J’ai acquis avec le temps une sorte de conviction qui me fait dire que l’homme ne peut pas vivre sans une sorte de croyance, sans avoir foi en  quelque chose. Sinon c’est juste trop dur, d’avancer sans savoir ou, ni pourquoi.
Pour beaucoup, ça va être la foi en un dieu. Soit. Personnellement, Dieu, je n’y crois pas. Et la meilleure « preuve » que je puisse trouver à mon sens à la non-existence de Dieu, bah c’est tout simplement que j’aimerais mieux y croire. Le sens de la vie, la vie après la mort….dieu donne un peu trop toutes les réponses à nos angoisses les plus profondes pour être crédible, à mon sens je le répète.
Pour ceux qui ne croient pas en dieu, il reste d’autres choses en quoi croire: certains vont croire en la raison, d’autres au hasard, d’autres encore aux mathématiques, et vont chercher là dedans les explications à leurs questions existentielles. Il y a des hommes capables d’expliquer tout l’univers avec une équation. En ce qui me concerne, je suis plutot du genre rationnel, et j’ai tendance à aller chercher les réponses à mes questions dans les livres. Quand je ressens un besoin particulier, je me dirige vers ma bibliothèque ou celle des autres et va y puiser de quoi le combler, ou du moins en partie.

Parfois, il m’arrive de ne pas comprendre un comportement humain. Le mien, celui d’un autre. Alors je me penche vers ceux qui ont passé du temps et de l’encre à tenter d’expliquer ce genre de choses. Psychologie, psychanalyse, neuro-biologie (vulgarisé, hein…)…chacun y va de sa petite théorie. Et que je crois en l’une ou en l’autre ou pas, ça donne toujours des clés d’explication.

Parfois, encore, quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle, on a envie d’y échapper quelques instants, et je me dirige alors vers Sherlock holmes, Philéas Fogg, M. Jourdain,  Rodrigue….rien que le fait de tourner les pages a quelque chose de confortant, chaque froissement de page tournée nous éloignant un peu plus du lourd fardeau du temps qui brise nos épaules et nous penche vers la terre.

Et puis parfois, toujours, souvent me vient l’envie de ce sentiment très étrange -que je ne me suis jamais parvenu à expliquer mais dont j’espère ardemment qu’il ne disparaitra jamais- que je ressens parfois, au fil de mes lectures. Je lis, mes yeux parcourent les lignes, et puis tout à coup, au détour d’un vers, d’une virgule, ou même sur le suspens d’un mot, je m’arrête, sans même m’en rendre compte, et je retiens mon souffle un moment, de peur de la voir s’échapper, cette petite émotion fugitive mais d’une densité émotionnelle et esthétique extraordinaire, que faute de mieux (et qu’on me pardonne  la banalité de l’expression) j’appellerai simplement la beauté du mot. Le mot qui dans un tout autre contexte n’est rien qu’un signe, un assemblage de lettres arbitraire à qui l’on a donné un sens, mais qui à cet endroit précis du texte s’auréole d’une sorte de magie fugace qui nous maintient en l’air quelques secondes, nous fait lever les yeux du texte et suspendre notre lecture un instant, en tentant de la retenir encore un peu.

Ces petits instants là sont rares et précieux dans une oeuvre. A mon sens, on reconnait un bon écrivain à ce qu’il est capable, ne serais-ce qu’une fois, d’engendrer de tels instants. Allez, je vous en donne un des miens, ne serais-ce que pour mon plaisir égoiste de le relire. (Par une sorte de superstition je pense, je ne relis pas trop souvent mes petits moments de beautés fugaces préférés, je crois que j’ai peur que si je les lis trop souvent, ils vont s’échapper)
Dans l’acte V scène 5 de Cyrano de Bergerac, à la toute fin, Christian est mort depuis longtemps, Cyrano n’a jamais avoué son amour à Roxanne, et continue tous les samedis à aller la voir au couvent où elle s’est recluse. Ce samedi ci, Cyrano a été victime d’une attaque, il arrive au couvent blessé (sans que Roxanne ne le voit, il dissimule sa blessure), et agit comme d’habitude, tout en sachant que la mort n’est pas loin. Le soir tombe, ils sont dehors, un soir d’automne, et regardent les feuilles mortes tomber.

ROXANE
A ce moment, un peu de brise fait tomber les feuilles.

CYRANO
Les feuilles !

ROXANE, levant la tête, et regardant au loin, dans les
allées

Elles sont d’un blond vénitien.
Regardez-les tomber.

CYRANO
Comme elles tombent bien !
Dans ce trajet si court de la branche à la terre,
Comme elles savent mettre une beauté dernière,
Et malgré leur terreur de pourrir sur le sol,
Veulent que cette chute ait la grâce d’un vol !

Voilà, juste quelques vers, et peut-être qu’à vous cela ne fait strictement rien, mais à moi cela me hérisse jusque les poils du nez.

Alors voilà pourquoi, voilà pourquoi à tous ceux qui me répètent et me répèteront que la littérature, ça ne sert à rien, que ce n’est pas « utile », que ce n’est pas ça qui va relancer l’économie, qu’il faut faire S si on a des bonnes notes en maths même si on n’a absolument aucun intérêt en la matière, à tous ceux là je leur répondrais que nous n’avons pas la même notion de l’ « utilité », voilà tout. Qu’il y en a qui n’ont pas pour but absolu dans la vie de faire plein de fric.
Notre président a répondu aux plaintes des enseignants sur les réformes de l’enseignement que ces réformes allaient permettre de les payer plus. Les enseignants lui ont répondu que l’argent ne faisait pas partie de leurs revendications, et  que ce qu’ils voulaient c’était des formations solides et des professeurs compétents dans leur matière. Mais peut-il simplement saisir cela? Que le progrès puisse consister en autre chose qu’avoir un plus haut salaire?
Je n’ai pas envie que cet article dérive en pamphlet politique, déja parce que je ne m’en sens pas capable, et ensuite parce que ça m’emmerderait profondément, mais il faut avouer que il y en a un qui a particulièrement le don de m’énerver, quand il s’y met.

Donc je me permettrais juste de répondre aux propos de notre président dans un discours fait à Lyon en 2007:
« L’autre jour, je m’amusais, on s’amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d’attaché d’administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d’interroger les concurrents sur La Princesse de Clèves. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu’elle pensait de la Princesse de Clèves… Imaginez un peu le spectacle ! »

Je ne sais pas vous, mais moi j’ai pas particulièrement envie de vivre dans un monde où les professeurs de français lisent la princesse de Clèves et la guichetière Biba. Et à mon humble avis cela relève d’un esprit aussi étriqué que stupide de penser qu’il faille un bac + 5 pour apprécier un livre, un film ou un tableau. L’art et la culture, c’est pour tous, et il revient à certains de les rendre abordables à d’autres, de les rendre compréhensibles.

Et pour conclure, je ne résiste pas à vous citer quelques passages de Victor Hugo à propos de Napoléon le Petit (Napoléon III) qui pourront vous sembler un brin familiers et qui parlent d’eux mêmes.

 » Que peut-il ? Tout. Qu’a-t-il fait ? Rien. Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l’Europe peut-être.  Seulement voilà, il a pris la France et n’en sait rien faire. Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c’est le
mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.  L’homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux. Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l’argent, l’agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort.
Il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l’insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à travers l’absurde, d’un homme médiocre échappé. »

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Que faire de ses anciens collègues ?

Ces derniers temps, j’ai eu pas mal l’occasion de retrouver d’anciens collègues, que ce soit Claude de mon premier boulot ou les éternels Simon et Ioulia de TGGP. Parallèlement, dans ma boîte actuelle, on a eu un joli claquement de porte et un autre collègue qui nous expliquait qu’il ne gardait pas contact avec ses anciens collègues car il n’en voyait pas l’intérêt. C’est vrai, ça sert à quoi les anciens collègues ?

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Depuis deux ans et demi que je suis solidement implantée dans le monde du travail, j’en ai croisé des gens. Des gens que j’ai appréciés, d’autre moins. Dès que j’ai oublié à peine la porte franchie pour la dernière fois, d’autres que je revois plus ou moins régulièrement avec plaisir. Par exemple, je déjeune régulièrement avec Simon et Ioulia (plus parfois d’autres de TGGP) même si la demoiselle vit désormais à Londres (oui, elle a réussi son évasion de TGGP) ce qui complique légèrement la tâche. On est toujours ravis de se revoir, partageant nos bons vieux souvenirs, nos rêves de retravailler tous ensemble (mais pas chez TGGP, paraît que c’est encore pire que quand je suis partie). Bref ces anciens collègues là sont devenus des amis. Et 9 mois après mon départ, le fait qu’on soit toujours en relation montre que nous sommes au-delà d’une relation professionnelle qui s’éteint à petit feu.

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Oui mais en dehors de ça ? En général, je « collectionne » mes anciens collègues sur Viadeo et Linked In, histoire de faire grossir mon réseau, puisque c’est à ça que ça sert. J’en reste souvent à ce degré minimal de lien (voire une mise en contact sur Facebook) qui ne m’apporte pas grande information. Je peux à la limite voir qui part de la boîte mais j’ai souvent ces infos par d’autres biais (notamment ceux qui sont restés). Rester en contact, c’est juste pour alimenter la boîte à potins ? Tututut, c’est plus compliqué que ça.

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Dans nos milieux, ça se croise. Et ça se croise beaucoup. Récemment, un copain m’a appelée pour me demander si je connaissais une dénommée Julie Boisvert que j’ai en relation sur viadeo. Il s’agit en fait d’une ancienne collègue de chez TGGP avec qui j’ai eu peu de relations et avec qui je n’ai jamais travaillé directement mais en tant que personne, j’en pensais du bien. Et oui, c’est le pouvoir de la recommandation. Imaginons que je cherche à recruter (huhuhu, j’aime me donner de l’importance), je vais donc sur viadeo ou linked in et je tape la fonction qui m’intéresse. Oh mais que vois-je ? Telle personne est en contact avec des gens que je connais déjà… Elle marque déjà des points.


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Evidemment pour un rapport plus proche qu’un simple lien sur Viadeo et consort, je dirais que là, faut pas se forcer non plus. Il y a des gens avec qui on a des affinités et d’autres non. Il y en a que je n’ai pas revus depuis mes démissions et j’avoue que ça ne me dérange pas trente secondes. Et quand je dis revu, j’étends ça à tous les moyens de communication existants. Parce que je n’ai pas des affinités avec tout le monde, il y en a même que je n’aime pas et l’idée de ne plus les revoir est plus un soulagement qu’autre chose.

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Mais je peux comprendre la réaction de mon collègue. Est-ce que trop fréquenter ses anciens collègues, c’est un peu refuser de tourner la page ? Je ne sais pas. J’ai une certaine affection pour ma première boîte, qui va actuellement très mal, et j’ai eu quelques attachements chez TGGP aussi même si leurs galères me fait doucement ricaner. Je suis une garce professionnelle, ouais mais quand je constate que mes recommandations faites alors n’ont pas du tout été suivies et qu’un an après, on essuie encore les mêmes critiques, oui, ça me fait rire. Et rien que pour ça, j’ai bien fait de garder contact avec mes anciens collègues (mais aussi parce qu’un jour, on fondera notre boîte et on dominera le monde, hin hin hin !)

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Courrier des cœurs, réponse à Agnès

Cette semaine, Agnès nous a posé la question suivante : « Mon chéri a une ex (oui, je sais, comme tout le monde), qui veut
absolument garder contact avec lui. Là, je suis jalouse, mais rien de grave. Ce qui me gonfle, c’est qu’elle veut à tout prix garder une place privilégiée dans sa vie, à part, et qu’il fasse de même. Cela n’est bien sûr pas clairement dit, mais se traduit à travers de nombreuses petites choses : elle refuse de confier ses petits pb perso à ses amis ou son mec, seulement au mien, elle en fait son confident; elle va regarder des photos de moi sur Facebook, et elle l’appelle pour lui dire qu’on ne se ressemble pas du tout; elle lui envoie un mail pour critiquer notre emménagement ensemble, alors qu’il n’a jamais voulu habiter avec elle, elle s’est mise à ne le contacter que sur son mail ou son portable pro « pour ne pas que je sois au courant »; elle lui reparle des chansons qu’ils écoutaient quand ils étaient ensemble; …
Lui, je lui fais confiance, je sais qu’il a bien tourné la page. Par contre, il refuse de croire que ça n’est pas son cas, et considère tout ça comme parfaitement innocent. Pendant tout ça, moi je bous !!!!
Que puis-je faire, soit pour arriver à relativiser tout ça, ou pour lui faire comprendre que non, ça n’est pas si innocent si on met tout bout à bout ??
Please, help…. 
»


La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie et voici ce que nous en pensons.

Tatiana : Alors alors, aujourd’hui je vais pas faire de réponse à la con. Si tu lui fais confiance comme tu dis, tu devrais te foutre des tentatives de cette fille pour se remettre avec (si ce sont des tentatives car si ça se trouve c’est juste qu’elle est hyper nostalgique et qu’elle a du mal à tourner la page). Après certaines personnes sont pas très perspicaces (surtout les mecs) et t’as beau des fois mettre des pancartes lumineuses sous leurs yeux, ils voient rien derrière leur vitres teintées qu’ils ont devant les yeux. Donc ton mec est sûrement sincère quand il dit qu’il ne voit rien de mal. Ou alors, il dit ça pour que tu ne t’inquiètes pas trop.
Quoiqu’il arrive toi tu ne peux rien faire. Pire si tu continues à lui insinuer qu’elle veut se remettre avec, ça va peut-être lui donner des idées. Alors reste tranquille et cette fille se lassera sûrement au bout d’un temps. Ou alors elle réussira à saouler ton copain. 

Enzo : « il refuse de croire que ça n’est pas son cas, et considère tout ça comme parfaitement innocent ».Lui as-tu présenté
les choses mises bout à bout comme ceci ?
Si non, fais le ! Car effectivement il y a des éléments vraiment flagrants…
Si oui, alors, même s’il a tourné la page, monsieur doit aimer se sentir désiré par une foule hystérique de femmes en chaleur (bon, pour l’instant juste sa copine et son ex, c’est pas encore une foule mais c’est un début prometteur) !

Lucas : J’adore la réponse de Tatiana. « Mais moi je reste tranquille »… Ca veut dire qu’il va y avoir du sport » ???Y a pas 36 solutions. C’est comme du temps de ma jeunesse à Street Fighter. Tu la prends entre 4 z’yeux. Pas au téléphone, de visu. Tu lui dis clairement : ton attitude est sournoise, insidieuse, non ne me coupe pas laisse moi finir, tes appels sur le portable professionnel, les remarques à la con par e-mail, la comparaisons implicite que tu mets entre nous deux c’est plus possible. Alors soit tu te calmes et tu l’oublies à jamais, soit je te mets un gros Ha Ryu Ken dans la tronche, option défiguration ultime. Capito ? Tout ça avec un grand sourire, bien entendu. La classe, je sais.

Enzo : Mais dans ce cas, l’ex va aller se plaindre au mec et c’est la fille qui va passer pour une psychopathe !

Lucas : Perso j’adorerais avoir une nana comme ça… Ah j’entends Enzo ronchonner et dire « c’est toha le psychopathe… »

Enzo : Non, en tant que stratège, je pensais juste au « pire » des cas !
Mais effectivement, comme il a l’air d’apprécier être désiré, il peut le prendre comme témoignage positif en ce sens.

Jane : Je pense également que là, c’est l’actuelle qui passe pour une psychopathe si elle menace l’ex. Si le monsieur ne voit pas
que l’ex en question lui tourne autour, il ne risque pas de comprendre pourquoi l’actuelle lui a cassé les deux jambes…
Sinon, moi j’dirai un petit récap’ des faits à monsieur, on met bout à bout (je sais, c’est très énervant de se rendre compte qu’il y a des échanges dans le dos « pour pas te faire mal », alors vu que ça fait mal, on explique que là, ça picotte et ça gratouille alors ton ex t’es gentil qu’elle se trouve une vie) et on lui annonce gentiment que ça te pourrit la vie d’avoir une charogne qui lui tourne autour en attendant qu’il revienne, sans faire de « c’est elle ou moi », il faut réussir à faire passer l’idée que c’est pas normal, c’est lourd, et limite pathétique quand on y pense.

Keira : Les ex envahissantes c’est chiant, surtout quand elles font tout pour te rabaisser.
Les ex envahissantes qui partent vraiment sur un objectif de « on reste potes et tu vis ta vie » c’est cool. Toi tu n’as pas de bol, l’ex de ton mec est de la première option.
Maintenant si ton mec est clair avec toi et elle, je ne vois pas d’autre choix que d’ignorer la grognasse. Si tu t’imposes pour la virer tu vas passer pour la fille soûlante de service. Et elle gagnera haut la main. Passe outre, ne te soucie pas d’elle, tant que tu as 100% confiance en ton mec tout va bien.

Diane : TU LUI FAIS LA TETE AU CARRE A CETTE PETASSE!! Non mais excusez moi mais là il faut arrêter un peu,hein. Déja les ex,
c’est insupportable, mais si en plus c’est une ignoble pourceaude manipulatrice, y’a pu qu’à lui casser la gueule, j’vois rien d’autre. Et pis je voudrais pas dire, mais si ton mec il est pas capable (ou ne veut pas) de voir que c’est une pétasse, c’est louche. Bref, elle=crac boum dans la gueule. Lui=explication entre quat’ zyeux

Tatiana : Moi je dirais pas que c’est une pétasse. après tout elle était là avant la nana. Elle a le droit d’essayer de le récupérer.

Lucas : Tu es tellement joueuse ma belle…

Diane : Ah nonononon, i don’t agree du tout. Elle a eu son tour, ça a pas marché, point. Si il se retrouve célibataire et qu’elle
veut y retourner, grand bien lui fasse, mais il est en couple, et vouloir lui casser ça, déja c’est faire preuve d’un sacré égoïsme. J’ai pour habitude de pas faire aux autres ce que j’aimerais pas qu’on me fasse, et personnellement j’aimerais moyen. Désolée i’m quite catégorique, mais si vous l’aviez pas déja deviné ça fait partie des attitudes qui m’énerve légèrement… (et non, pourtant, ça ne m’est jamais arrivé personnellement!)

Nina : Ouais non, c’est pas du tout innocent. D’abord, elle lui fait ce que j’appellerais des scènes de jalousie.  Regarder les photos de la nouvelle nana de son ex, à la limite, j’en fais autant mais je commente pas. Enfin, pas au mec, je le dis à mes copines et encore…  Par contre, autant j’ai gardé contact avec certains de mes exs, autant il est hors de question de me mêler de leur vie amoureuse, on ne peut pas être juge et partie, si je puis dire. Je ne suis pas sûre que ton mec perçoive réellement son petit jeu, les hommes sont un peu miros des fois, surtout qu’elle semble avoir un petit ami mais il est clair que là, elle joue contre toi. L’idée de tout présenter bout à bout me paraît une bonne chose, aussi, peut-être qu’en additionnant tous les petits détails, il va comprendre.  Et puis puisqu’elle aime fureter, donne-t-en à cœur joie et étale ton bonheur sur Facebook : des photos de ton mec et toi dans votre nouvel appart, en veux-tu, en voilà.  Si elle ne comprend pas que vous êtes heureux ensemble et qu’elle n’a plus une place privilégiée dans la vie de son ex, c’est à désespérer. Puis à force de montrer ton bonheur, elle va peut-être un peu s’énerver et commettra un faux pas. En tout cas, je pense qu’il ne faut pas aller la voir frontalement, tu vas passer pour la méchante de l’histoire, sinon. Et puis les exs, c’est le mal, bordel !

Voilà, ce fut une discussion très intéressante, c’est cool qu’on ne soit pas d’accord, quand même, en espérant que la lanterne d’Agnès soit éclairée.

Si toi aussi, derrière ton petit écran 17 pouces, tu as une question à nous poser, n’hésite plus ! Tu as les comms, les mails (nina.bartoldi(aaaa)gmail.com) et tu peux me trouver sur facebook aussi. Voire twitter. L’est pas belle la vie ?

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Courrier des cœurs : réponse à Vanina

Cette semaine, Vanina nous a soumis la question suivante : « Bonjour,

Depuis quelques temps, l’ex d’une de mes amies me tourne autour et je le trouve plutôt attirant aussi. Mais j’hésite à sortir avec lui à cause de mon amie, même si elle a un nouveau copain depuis. Qu’en pensez-vous?  »



La cellule love and sex des vingtenaires a donc planché sur la question et voici nos réponses

Diane : Si j’en crois ma vieille expérience, j’aurais tendance à te dire: les ex, c’est un beau paquet d’emmerdes en perspective. Que ce soit les tiens, celles de ton mec, voire même ceux/celles de tes potes, j’ai l’impression que le principe même de l’ex n’existe sur terre que pour faire chier les gens. Si on prend ton cas particulier, cela dépend et de ta copine, et de la relation qu’elle a eu avec le jeune homme en question. Si ce fut un amour torride et passionnel, en général, ces choses là se réveillent à la simple vue de l’autre. Sors avec lui, organise une ptite soirée dvd à trois avec ta copine et va pisser pendant les pubs (les laissant ainsi seuls 5 minutes), pouf les souvenirs passionnels+ le fantastique côté double interdit (ils sont ex + il est avec toi, amie d’elle) vont rameuter la volée de phéromones en moins de deux. Bon, dans les textes, elle est plus avec lui, elle en a un autre, il est libre, tu fais ce que tu veux. Et s’il se trouve que vous (toi et lui) vous découvrez âmes soeurs big lôeuuuuuuuveeeuu roméo et juliette /bouvard et pécuchet /sony et cher, alors ça peut valoir le coup.

MAIS ça va inévitablement (ou alors ta copine est bouddhiste pratiquante) créer des tensions, et pervertir un peu la relation d’avec ta copine. (sauf si elle est resté avec le gars en question 1 semaine, hein) 

Jane : Pour les hommes, rien de plus normal. Pour les femmes, pas touche. Les points de vue divergent… Alors, dans le désordre: Si c’était le big love entre ton amie et son ex (et même si c’était uniquement le big love de son côté à elle), ça peut se tenter, après tout, une amie, c’est pas grand chose à côté d’un mec hein (il y a de l’ironie dans cette phrase, sauras-tu la dénicher?) En clair, si elle avait des petits cœurs roses autour de la tête en sa compagnie et que 6 mois après elle pleure encore à la seule évocation de son prénom si charmant, entreprendre le jeune homme revient à euthanasier votre amitié. Par contre, si c’était une histoire « on se croise 3 fois en 2 mois et on décide que nos emplois du temps ne sont définitivement pas compatibles… » why not après avoir pris la température auprès de la copine, au cas où…

Marine : Je te suggère de télécharger the Hills, la série de MTV, de te visualiser en Heidi Montag, la conservatrice siliconée. Elle s’est
fendue d’une romance avec Spencer Pratt, l’ex de Lauren Conrad, alors sa meilleure amie et colocataire. Depuis, elles ne se parlent plus. Ceci dit, elle sort toujours avec, elle est heureuse et Lauren ne lui a toujours pas explosé ses implants mammaires. Finalement, sa vraie tare est plus de soutenir John McCain (sans avoir de carte d’électeur) que d’avoir une romance avec Spencer.
Bref, tout ça pour dire que c’est une affaire de choix (je sais qu’on n’est pas tous d’accord dans la cellule L&S). Si tu penses que le mec en vaut la peine, prend le risque. Si elle est vraiment ton amie, vous pourrez en parler, et elle ne t’en voudra pas. Ou alors, elle t’en voudra, mais c’est un processus normal, et vous finirez par vous réconcilier, surtout si c’est une vraie histoire, et qu’elle comprend que le but n’était pas de te blesser. Du reste, si elle t’en veut, c’est qu’elle n’a pas totalement tourné la page, et c’est plus problématique pour elle.
En fait, le seul dilemme que j’aurais, de mon côté, c’est qu’en passant derrière une copine, j’ai toujours peur d’être comparée à celle-ci. Bleh, ça me fait flipper!

Nina : La question est : tu vis dans un village où y a juste un mec de votre âge? J’ai tendance à penser que la vie est déjà suffisamment
compliquée pour pas s’en rajouter. Disons que là, faut voir l’histoire : si c’est un ex genre ils se sont roulés une pelle en boîte, là, ok. Mais si y a eu sentiments, ça va forcément mal se finir. Et puis ça pose des tas de questions : as-tu été attirée dès le départ par M. l’ex, ce qui fait que tes copines vont bien se garder de te présenter leurs mecs. M. Ex était-il attiré par toi dès le départ? Ce qui fait de lui un mec pas super net. Déjà que les relations amoureuses sont naturellement compliquées, là, ça fait un début de relation un peu trop bancal pour être honnête. Y a bien que dans Hélène et les garçons qu’ils sortent tous entre eux sans que ça pose le moindre souci. Sauf le moment où Thomas Fava a le sida et comme il a couché avec Nathalie qui a couché avec Nicolas qui a couché avec Hélène qui a couché avec Thomas Fava, ben, ils ont failli tous être contaminés.

Summer : Ca dépend quand même pas mal de la relation que ta copine a eue avec lui et de la relation que tu as avec ta copine aussi.
Si c’est ta meilleure amie et qu’elle a pleuré toutes les larmes de son corps à leur rupture c’est peut être pas la meilleure idée. En revanche, si ce n’est pas le cas, et que c’est vraiment une bonne copine, parle en avec elle je crois que c’est ce que tu as de mieux à faire.

Bastien : [MODE Don Quichotte -ON-]

Pourquoi donc s’acharner sur une question de fidélité ?

[MODE Don Quichotte -OFF-]

La question en gros est « Vais-je me brouiller avec ma copine si je me tape son ex ? ». Je serais tenter dans un premier temps par la réponse simpliste consistant en un « mais pourquoi donc vu qu’elle n’est plus avec ? ». Ce serait oublier l’essentiel du problème ! En partant du principe que tes pensées soient rationnelles j’en conclus donc que ta copine aurait une réelle raison de t’en vouloir. N’étant pas là pour juger en quelque façon vos comportements sociaux et sexuelles je m’en vais de ce pas émettre quelque ‘hypothèses sur la question.
     -Son ex est en réalité son frère, voire son père. Auquel cas ce serait une sorte de cas de machisme protecteur inversé, fort intéressant pour la chienne de garde que je suis !
     -Elle couche toujours avec son ex et a peur d’avoir moins de temps de coït s’il en venait a t’ajouter sur sa liste. Fonce, après tout chacun pour sa gueule.
     -Ta copine n’ose pas se l’avouer mais au fond d’elle c’est toi qu’elle aime, sa jalousie serait terrible si tu venais a te mettre au lit avec quelqu’un.
     -Une connerie congénitale.

Dans tous ces cas je n’aurais qu’une parole; n’hésite pas, ne te retourne pas, fonce, traverse dans l’adversité et la bravoure, au loin se trouve le graal.


Bobby : Chère demoiselle -ou jeune homme, sait-on jamais- quelle s***** de compétition vous faites là ! Je vous suggère donc, histoire de ne pas faire les choses à moitié, de coucher avec le copain actuel de votre amie, et non pas d’aller récupérer un vieux truc périmé (un peu de bon sens, si elle n’est plus avec, c’est qu’il n’a plus de goût, c’est comme les chewing-gum…). Bon courage !

Lucas : C’est une question débile. Si l’histoire est finie entre lui et ton amie, je ne vois pas où est le problème. Si en plus elle a trouvé
un autre mec c’est que l’ancien est mort et enterré en terme sentimental. Si le rodeur te plait, autant te lancer. Pause poncif : ce qui est fini est terminé. Pourquoi ta copine jugerait ton choix ? T’as peur qu’elle croit que l’autre l’a largué pour toi ? Allons bon. On a plus 15 ans…

Le sujet a inspiré, donc. Si toi aussi, tu as une question love and sex, n’hésite pas à nous la poser, nous serons ton phare dans la nuit et tu seras attiré vers nos lueurs tel un papillon de lumière, sous les projecteurs (tous les lecteurs qui vont avoir la chanson dans la tête toute la journée ont le droit de m’engueuler)

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Ah ben tiens, c’est terminé !

Des fois, dans la vie, j’aime bien qu’on me pose des questions qui ne m’avaient jamais traversé l’esprit, histoire que je me triture un peu les neurones. Cet été, Guillaume III m’avait exposé sa théorie sur le « quand c’est fini ». Attention, on ne parle pas de rupture, ici, mais bien de la prise de conscience qu’on n’a plus de sentiments pour une personne.

collier-amour

Dans ma vie, j’ai aimé, j’ai subi des ruptures, comme tout le monde, quoi. Seulement, on peut pas rester ad eternam dans le regret et le souvenir de l’autre, c’est pas sain. Moi, j’ai tendance à repartir le plus vite possible, histoire de pas trop me retrouver au fond du trou mais des fois, c’est un tort car attention à la rechute. Cet été, ça a été carrément ça avec Alex : je décide que tout va mieux et que je m’en fous de lui, que je l’aime plus et tout ça… Et patatras, un truc fait que je me reprends tout dans la gueule. Bon, est arrivé un moment où j’ai arrêté de me prononcer sur le sujet, de dire « je l’aime plus », de peur d’une rechute. Je me suis reconstruite petit à petit car comme dirait Etyl : « toucher le fond et doucement, remonter ». Maintenant, je nage mémère en surface. En suis-je sûre ? Oui, je m’en vais t’expliquer tout ça, lecteur.
Comment savoir si on aime encore un ex ou pas ? Je crois qu’il n’y a pas 36 solutions, il faut se confronter à lui. Bon, je dis pas : sonnez chez lui au petit matin et voyez ce qu’il se passe, tut tut tut. Mais à partir du moment où on est dans une relation d’amitié post relation amoureuse (oui parce que si on se quitte fâchés à mort, ça sert à rien ce que je vais dire), il faut vraiment être dans une relation d’AMITIE, comme je l’expliquais dans un ancien article. Or où se termine les sentiments amoureux et où commencent les sentiments amicaux ? Comment être sûr qu’on est passé aux seconds et qu’on a quitté les premiers ? Et pour ça, il n’y a qu’une solution, donc, il faut se mettre face à l’autre et voir ce qu’il se passe.
Déjà, en général, moins j’aime, moins je pense à lui. Un jour, je me suis surprise à penser : tiens, ça fait quelques jours que j’ai pas pensé à lui, c’est plutôt bon signe. Je ne guette pas son apparition sur MSN, je ne vérifie pas 38 fois mes mails par heure au cas où il m’écrirait, je n’ai pas le cœur qui explose quand mon téléphone sonne, des fois qu’il m’appelle, je ne le vois pas tout le temps dans la rue alors qu’il habite un peu à l’autre bout de la France. Même que maintenant, quand je rencontre un mec qui me plaît, j’en viens à espérer que ça dure, plutôt de me dire : « je sors avec lui en attendant… ». Sous-entendu : en attendant que l’autre revienne.
J’avais lu un texte de mon ami Yoj’ qui m’avait bouleversée à l’époque car il mettait des mots sur ce que je ressentais. Quand l’autre nous quitte, même si on reste ami, au fond de soi, on ne souhaite que son malheur. Non, on ne souhaite pas qu’il crève, faut pas exagérer, mais on espère de façon cruelle qu’il soit malheureux avec les autres personnes qu’il fréquentera pour qu’il se rende compte à quel point je suis indispensable à son bonheur. En gros qu’il se rende compte qu’il ne peut vivre sans moi ou alors, sa vie sera une sombre merde. Oui, c’est pas charitable mais ose me dire que t’as jamais ressenti ça, lecteur. Et un jour, suite à la rupture, où on se rend compte qu’on souhaite son bonheur… sans nous. Récemment, j’ai eu des nouvelles d’Alex qui me disait que ça allait mieux dans sa vie après une mauvaise période. Ben, ça m’a fait plaisir, tout simplement. Parce que je sais qu’il n’y aura plus jamais de nous, que j’ai avancé de mon côté, que je sais aujourd’hui que je trouverai mon bonheur sans lui et que je veux qu’il en soit de même pour lui. De la même façon, Guillaume the first m’a appelée hier pour me souhaiter la bonne année et m’a révélé qu’il avait une namoureuse depuis peu. On en a parlé et tout, je suis contente pour lui.
Et là, je sais qu’il n’y a plus de sentiments amoureux. L’idée que mes exs puissent se mettre avec quelqu’un d’autre ne me fait pas de pincement au cœur, ne me rend pas nostalgique, ne me donne pas envie de pleurer… C’est donc bien que j’ai tourné la page. Après tout, ils ont autant le droit d’être heureux sans moi que moi sans eux. Après tout, si tous nos exs devaient souffrir ad eternam… Ben il n’y aurait personne d’heureux. Ok, c’est super neuneu concon ma conclusion mais osez dire que j’ai tort !

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Le lâcher prise

L’amour, c’est pas tous les jours facile, facile. Ca, tu le sais lecteur. Des fois on est heureux, d’autre, on pleure, c’est comme ça. Mais je vais abandonner là ces sublimes lapalissades dignes d’un journal intime d’une gamine de 13 ans pour développer un thème qui me semble important : le lâcher prise.

 Prenons nos amis Charlotte et Etienne. C’est mon couple ami fictif. Donc, dans le dernier épisode, Etienne est parti pour une autre et Charlotte est dévastée. Trois mois plus tard, elle nous sort encore ses : « Mais je l’aiiiiiiiiiiime ! ». 6 mois après aussi… Un an plus tard, elle reste à dire qu’Etienne est le only one, le seul avec qui elle veut faire sa vie et tout ça. Là, ça commence à paraître suspect. Je pars du principe que l’amour, c’est comme l’amitié, ça s’entretient. Après tout, ne dit-on pas « loin des yeux loin du cœur ? ». Alors pourquoi Charlotte rêve-t-elle toujours de son Etienne ? Pourquoi n’arrive-t-elle pas à tourner la page alors qu’Etienne n’a plus entretenu la flamme depuis

longtemps ? D’ailleurs, si on étudie les faits, on constate qu’il fait pipi dessus depuis la rupture pour tenter désespérément de l’éteindre. Oui, je fais dans la métaphore fine, aujourd’hui. Alors pourquoi ? Parce que Charlotte, à défaut d’entretenir la flamme de l’amour, elle entretient celle de l’espoir.

 

En fait, on en parlait l’autre soir avec Emma et Gauthier sur MSN. D’un côté Emma : « mais je l’aime toujours », Nina et Gauthier : « Non, tu aimes les
souvenirs que tu as avec lui ». Comme dirait Etyl « Souvent, ce que tu aurais dû être me manque ». Parce que souvent, on confond amour et nostalgie du souvenir amoureux. Ainsi, on croit encore aimer une personne mais finalement, c’est juste parce qu’on regrette que ça se soit arrêté parce que c’était trop bien. Donc on se souvient avec grande émotion de cette période magique où nous étions deux, amoureux, que tout allait bien et que les oiseaux chantaient dès qu’ils nous voyaient apparaître, tant nous étions beaux, ensemble. Bon, les souvenirs ont tendance à tout magnifier, on oublie que monsieur ronfle, que quand il réfléchit, il a tendance à opérer une exploration nasale à l’aide de son index et que dès qu’on lui propose de sortir à l’heure de jour de foot, il nous agonise d’insultes. Non, dans notre souvenir, on ne se souvient que de l’éclat de ses yeux quand il nous faisait (forcément divinement) l’amour, de sa voix forcément délicieuse, du resto qu’il nous a payé… Bref, à force d’oublier le mauvais, on fait de cet homme notre homme idéal. Et forcément, on ne peut pas renoncer à cette pépite. On l’aime, il nous aime mais il s’en rend juste pas compte. Mais c’est notre only one, il reviendra.

Et c’est là que se noue le drame. Comme on se persuade qu’on ne veut que lui, qu’il n’y a que lui qui nous comble, les autres nous paraissent bien fades. Notre curseur est bloqué sur monsieur et s’il peut s’égarer sur d’autres, dès qu’on retrouve notre célibat, on repart sur « mais c’est lui que j’aime et que je veux ! ». On s’en sort pas, quoi. Seule solution ? Le lâcher prise. Facile à dire, difficile à faire, c’est le moins que l’on puisse dire. Parce que renoncer à celui que l’on a aimé, c’est toujours très dur quoi qu’on en dise. Quand on est au plus fort de la douleur, que l’on pleure tellement qu’on croit qu’on ne s’arrêtera jamais, on a l’impression qu’on ne s’en sortira pas. Et pourtant si. Mais encore faut-il le
vouloir. Encore faut-il admette, consciemment ET inconsciemment, que ce nous deux qui nous a rendu si heureuses ne sera plus. On ne peut pas être l’éternelle Pénélope attendant son Ulysse. Mais essaye de raisonner ton cœur, toi, lecteur. C’est un travail de longue haleine que l’on doit faire seule. Admettre que c’était beau, magique… Mais que c’était et ça ne sera plus.

Moi, encore, j’ai de la chance, j’ai un outil fantastique pour m’aider : Gauthier et son « tous des connards ». En fait, Gauthier, c’est un ami, un vrai, un qui
préfère arracher le pansement plutôt que de nous voir traîner avec ce bout de tissu dégueulasse et à moitié décollé mais qu’on n’ose pas enlever. J’avoue que Gauthier, mais aussi Anne et Lucie m’ont toujours remué les puces quand il le fallait et mine de rien, même si ces électrochocs ne sont pas agréables sur le coup, ils aident à ouvrir les yeux. Il ne s’agit pas de nier ce que nous avons vécu, non, non. Ce garçon, on l’a aimé et c’est pas pour rien. Mais ça aide à comprendre que c’est fini, de façon ferme et définitive. L’amour n’est pas toujours éternel. Ce n’est pas parce qu’on n’aime plus qu’on n’a jamais aimé, rien à voir.

J’ai tendance à être parfois « violente » dans mes propos quand mes ami(e)s idolâtrent un ex alors qu’il est tant de passer à autre chose. Ce n’est pas de la méchanceté, c’est de l’amitié. Non, Etienne n’était pas parfait, Charlotte, loin de là. Arrête de pleurer sur lui ! Oui, Etienne est unique…Comme tous les hommes. Il était la chaussure parfaite pour le pied de Charlotte mais quand une chaussure est trop usée, on en change. Arrêtons un peu d’idéaliser le passé et ouvrons les yeux sur le présent. Des mecs biens, il y en a à la pelle (comme je flatte votre égo, messieurs, tout à coup !). Alors lâchons prise sur le passé et allons de l’avant. Demain, un Jacques finira bien par rentrer dans la vie de Charlotte. Et là, elle se rendra compte qu’elle n’aimait plus Etienne et qu’elle a perdu du temps à entretenir un espoir qui n’avait lieu d’être. A condition qu’elle réalise que Jacques est un homme parfait pour elle. Et ça, c’est aussi à ses amis de lui ouvrir les yeux, si elle ne le fait pas tout seule.

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Est-il possible de rester ami avec son ex ?

L’autre soir, je regardais Sex and the city, grande soirée culturelle, donc. C’était l’épisode où Carrie était conviée aux fiançailles de Mister Big, son ex, avec une autre et donc tout l’épisode tournait autour de ça. Donc forcément, moi, ça m’inspire. Avant de poursuivre, je précise à mes exs qui lisent ce blog que cet article ne s’adresse pas particulièrement à eux. Cherchez pas de messages cachés, il n’y en a pas !
 
Alors peut-on être ami avec son ex ? Je dirais que ça dépend. C’était l’article de Nina, au revoir. Non, allez, je déconne, je vais expliciter un peu ma pensée. Mon
ex-collègue Flora disait l’autre jour : « Bien sûr qu’on peut rester ami avec son ex, si la rupture s’est bien passée… Et si on en est à l’origine ! ». Bon, je ne serai pas aussi péremptoire, il m’est arrivé de rester amie avec un ex qui avait pris l’initiative de la rupture. Mais sur le papier, c’est un fait : à partir du moment où y a pas eu coup de pute, tentons l’amitié. Non parce qu’un mec qui m’a trompé avec ma sœur, j’aurai pas envie de lui reparler. Je vous rassure, aucun de mes exs n’a couché avec ma sœur, y a pas intérêt d’ailleurs ! Mais l’amitié post amoureuse peut être compliquée. Reprenons le cas de Carrie qui tente une amitié avec Big. Evidemment, c’est illusoire : elle est toujours amoureuse de lui et cherche à le récupérer, ça n’a aucun rapport avec de l’amitié. Elle, au fond, elle ne rêve que de le reconquérir et, forcément, elle fait salement la gueule quand il lui apprend qu’il va se marier. Pour moi, l’amitié entre hommes et femmes ne se conçoit que sans ambiguïté, sinon, ce n’est pas de l’amitié. Un mec qui me plaît, c’est pas un ami, c’est une cible. Un ex avec qui je veux renouer, c’est pas un ami, c’est à nouveau une cible. Mais une cible + + car il a déjà été testé et approuvé.
 
Le problème, c’est quand l’ex ne sait pas que vous avez encore des sentiments pour lui. Parce qu’entre amis, il est normal de parler de sa vie amoureuse (quand on en a une) et donc l’ex n’aura aucun complexe à vous parler de sa petite voisine drôlement mignonne qu’il aimerait inviter à dîner. En face, soit vous suppliciez votre pauvre serviette sous la table alors qu’elle n’est y est pour rien, soit vous le dissuadez de façon à peine suspecte, soit vous lui faites carrément une scène. Alors dans le premier cas, si je ne peux que te féliciter pour ton self control, si tu es une amie de moi et que tu me racontes ça, tu vas te prendre un soufflon. Oui, parce que moi, mes copines masochistes, je leur secoue le prunier. Non mais si tu l’aimes encore, faut pas le fréquenter en tant qu’amie car il est manifeste que les sentiments qu’il a envers toi ne sont pas les mêmes et tu t’illusionnes en pensant qu’il va te revenir. Alors je comprends que tu veuilles rester en contact avec lui mais prend le temps d’oublier ton amour avant de le re-fréquenter. Parce que mine de rien, quand l’homme que vous aimez vous parle de sa cible, ça vous déchire les entrailles en mille morceaux. Si tu optes pour la deuxième solution, tu es vicieuse et hypocrite, tu ne veux en aucun cas le bonheur de ton ex soit-disant devenu ami. C’est mal. Quant à la troisième, pense à la tête de ton pauvre ex qui va pas comprendre pourquoi tu lui exploses à la figure.
 
Parce que je crois que la clé de la réussite d’une amitié post-rupture, c’est justement de ne pas se voiler la face et de prendre son temps. Il est extrêmement rare qu’une rupture ne laisse pas de traces, même si elle se passe le mieux du monde. Exemple : moi (oui, je trouve que je suis souvent un bon exemple). Quand j’ai rompu avec Guillaume 1er, tout s’est bien passé pour une rupture. Bon, on a pleuré tous les deux, ce fut assez difficile, comme une rupture, quoi, mais on ne s’est rien jeté à la figure, ni assiettes, ni insultes. Mais on s’est pas revus de suite, on avait besoin de digérer et c’est, je crois, ce qui nous a permis de rester amis. D’ailleurs, je l’ai vu il y a encore quinze jours et on était content de se voir, on se raconte nos vies, nos amours et tout ça. Bon, je lui raconte pas tout non plus parce que mes coucheries, il a pas besoin d’être au courant mais quand je suis amoureuse, il le sait et il s’en réjouit. Et si un mec me blesse, il veut lui casser la tête.
 
Je crois qu’il faut être honnête avec soi-même et savoir exactement ce que l’on ressent pour ledit ex. Si on l’aime encore, si on ne supporte pas de passer 24 heures sans le voir, l’entendre ou avoir des nouvelles de lui, c’est qu’il y a un souci. Quand on se lève en pensant à lui, qu’on se couche toujours en pensant à lui, là, c’est clair : la page n’est pas tournée, danger, danger ! Parce que si monsieur Ex veut rester ami, aussi, il comprendra tout à fait que vous ayez besoin de temps pour digérer la rupture et qu’une amitié post-rupture n’est pas facile à gérer. Ce n’est pas parce qu’on prend ses distances pendant quelques temps que l’on se perdra définitivement de vue. Quand deux personnes veulent rester en contact, elles le font, pas de panique. Il vaut mieux être sûre de ne plus l’aimer plutôt que de risquer une rechute. Perso, j’ai eu le tort de ne pas cicatriser lors de ma dernière rupture avant de tenter l’amitié et j’ai pleuré beaucoup car, forcément, on n’était pas sur la même longueur d’ondes et du coup, la rupture a été deux fois plus dure à digérer. Mais ça va maintenant. Pareil pour ma sœur lors de sa rupture avec Anthony. Ils n’étaient plus ensemble mais continuaient de se fréquenter (amis communs) et dès qu’elle entendait parler de la sale pouffe moche qui l’a remplacée, elle rechutait de plus belle.
 
Alors, il faut prendre son temps. Et si Ex comprend pas, c’est qu’il ne vaut pas la peine qu’on s’attarde sur lui.
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Recette magique pour la réussite d’’un couple

Bon, lecteur, je te préviens de suite, ce titre est odieusement mensonger parce que si je l’avais, la fameuse recette, je serais pas célibataire. Mais je vais quand même parler de couple, rassure-toi.
 

L’autre jour, je lisais le blog de Lambchop qui parlait couple et comparait ça à une société. Bon, je vais pas résumer son article, zavez qu’à le lire (là !!). Bon, ben, moi, ça m’inspire, même que j’en fais un article. Un couple, c’est quoi : un
homme et une femme, un homme et un homme, une femme et une femme, choisissez selon vos préférences. Bref, deux personnes qui s’aiment et ont décidé de faire un bout de chemin ensemble. Jusque là, tout va bien. Mais la réelle question est : comment on fait pour que ça dure ?

Ado, alors que je me trouvais délicieusement moche, je me disais : un couple, c’est un mec qui me plaît ET à qui je plais… C’est limite impossible, quoi. 10 ans plus tard, le raisonnement est différent : deux personnes qui se plaisent, jusque là, tout va bien. Mais deux personnes qui arrivent à vivre ensemble, là, ça se corse. Et quand je parle de vivre, je parle même pas d’emménager sous le même toit, non, non ! L’autre soir, je discutais avec Emma qui me demandait pourquoi on ne se prenait que des murs, question à laquelle je n’ai pas de réponses. Non mais c’est vrai : on n’est pas moches, on n’est pas connes, on a tout plein d’affection à donner et tout ça. Donc je lui réponds ce que je pense : c’est juste une question de timing. Quoi qu’est-ce ?

 

En effet, imaginons que je rencontre Paolo, le bon voisin, là, toujours le même. Alors voilà, on se plaît, on conclue et on devient officiellement un couple. Mais imaginons que nos attentes soient pas les mêmes. Que l’un ait envie de trouver une moitié pour longtemps alors que l’autre n’a surtout pas envie de se caser. Bon, ben, là, malgré toute la bonne volonté de celui qui veut passer devant le Maire, ça ne durera pas, c’est pas plus compliqué. Bon, ce cas-là, n’importe qui aurait pu le trouver, c’était facile.

Mais après, la question du timing ne s’arrête pas là. Même deux individus ayant le même désir d’engagement peuvent se rater. Parce que l’un a des soucis à ce moment là et qu’il ne peut pas gérer une relation de couple. Il y a aussi les incompatibilités d’humeur. Il y a des moments dans la vie où on recherche un type de personne en particulier, par exemple un homme protecteur, sûr de lui. Bon alors reprenons Paolo, sur le papier, on est le couple i-dé-al. Sauf que Paolo doute de lui, il cherche actuellement du boulot et n’est pas au top de sa forme et donc, pour le côté sûr de lui, je repasserai. Pourtant, quand il aura signé son CDI, le Paolo, il me protègera de ses bras musclés mais je serais peut-être déjà partie, allez savoir.

Souvent, quand quelqu’un se fait plaquer, il se demande ce qu’il a mal fait. Ne nie pas lecteur, on se pose tous la question ! Mais pourquoi il m’aime pas ? Qu’est-ce que je n’ai pas ? Bon, évidemment, des fois, y a des raisons genre « non mais en fait, je t’ai pas dit mais je suis marié » mais souvent, c’est juste que ça ne devait pas durer plus longtemps ? Fataliste ? Certes mais pourquoi faudrait-il qu’il y ait toujours un coupable et pourquoi faudrait-il toujours que ça soit nous ? Evidemment qu’une rupture, ça fait se poser des questions, surtout si monsieur (ou mademoiselle) en préfère un(e) autre. Mais peut-être que dans d’autres circonstances, ça aurait marché, c’est juste que c’était pas le bon moment. Attention, je dis pas que, du coup, il faut jouer les Pénélope en attendant qu’il/elle revienne à un meilleur moment, non, non, non. Faut savoir aussi tourner les pages. Mais faut arrêter cette autoflagellation systématique. Si on a eu des torts, autant les reconnaître, ça nous fera avancer. Mais parfois, il n’y en a juste pas.

Je n’ai jamais su pourquoi Arnaud ne m’avait jamais rappelée mais je suis persuadée aujourd’hui que le problème ne venait pas de moi. Sans dire que je suis la petite amie idéale, je n’avais alors commis aucun faux pas, je ne m’étais montrée ni trop étouffante ni trop distante. Je pense juste qu’avoir une petite amie pendant un mois, c’était assez pour lui. Peut-être qu’un jour, il changera mais j’avoue que je m’en fous comme de ma première barquette de Petit Lu à la fraise. De toute façon, je pense qu’à la longue, c’est moi qui serais partie car il ne correspond pas au type d’homme qu’il me faut. C’est-à-dire un mec qui lit autre chose que des forums ou des magazines sur les motos.

En somme pour moi, un couple, ce sont deux personnes qui se rencontrent et se correspondent au bon moment. Dur à trouver ? Oui mais quitte à passer le reste de ma vie avec un gars (et peut-être même partager mes gênes avec lui pour faire des enfants), autant le faire avec quelqu’un qui me correspond plutôt que d’essayer à tout prix de me changer et de le changer pour que ça marche. Parce que ça, c’est voué à l’échec. 

PS : Puisqu’on parle de Lambchop, messieurs, prière de vous rendre ici et de participer à ce petit site, ça nous fera plaisir !

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Deux ans

L’autre jour, je discute avec ma mère qui me fait une révélation : mon cousin vient de quitter son compagnon de deux ans et demi et est retourné vivre chez sa mère en attendant. La discussion se poursuit sur le sujet et ma mère me fait :

« ouais ben c’est comme toi quand tu as rompu avec Guillaume l’an dernier.

– Maman, ça va faire deux ans. »
 

Ben voilà, ça fait deux ans depuis le 03 juin. Deux ans de célibat entrecoupés de petites histoires. C’est pas que je sois une fana des bilans (enfin, si, quand même) mais en ce moment, je suis assez déprimée par ma situation sentimentale et cet anniversaire tombe un peu mal. Pourtant, il s’en est passé des choses en deux ans, j’ai quitté le système universitaire, j’ai déménagé, j’ai commencé ma vie active (si, j’ai eu un CDD !). Côté privé, j’ai côtoyé plus d’hommes en deux ans que pendant tout le reste de ma vie mais à l’arrivée, ben, me voilà seule. Bon, grâce à ses aventures, il paraît que je suis très épanouie sexuellement (c’est pas moi qui le dit). Sans doute que j’aurais pu m’abstenir de partager ma couche avec certains mecs mais au fond, je n’ai aucun regret, ça ne sert à rien. Après tout, je ne peux pas toujours tomber sur des mecs biens, ça se saurait, sinon. J’ai eu mon lot de connards, comme tout le monde, j’ai aussi eu des mecs bien, ouf !

Depuis quelques temps, je me suis lassée des relations sans lendemain, j’avais plus envie de m’engager, de commencer à construire ma vie privée. Après tout, maintenant que ma vie professionnelle se stabilise un tout petit peu, essayons de voir si je peux aussi trouver l’amour. Sur ces bonnes résolutions, je rencontre Alex et j’y crois fort, j’oublie de me protéger et je me prends un mur. C’était pas le bon moment, Alex a des choses à régler et ne peut pas construire quoi que ce soit au niveau amoureux. Je n’en dirai pas plus. Curieusement, c’est l’histoire la plus courte que j’ai jamais eue mais j’ai du mal à tourner la page. Sans doute parce qu’Alex est un mec fantastique qui plairait même à mes parents et même à ma vilaine grand-mère. Bon, ben, ça n’a pas marché, je n’ai pas de rancœur à ce niveau-là. Par contre, Alex a un talent particulier : il me révèle toutes mes failles, tout ce que je n’ai pas réglé dans mon passé amoureux. Je ne m’en étais pas rendue compte mais ma dernière histoire avant lui m’a fait vraiment du mal. Pas à mon petit cœur, non, mais à la confiance que je peux avoir en moi. Déjà que je suis la pro pour me remettre en cause, quand un homme avec qui j’ai eu une aventure me fait bien comprendre qu’il doute aussi de moi, de mes capacités à trouver du boulot, de tout ce que je peux dire y compris des choses insignifiantes, ça finit par faire mal. C’est aussi pour ça que je me suis autant accrochée à Alex car il m’a percée à jour très vite, il me comprend et j’avais pas besoin de lui mentir. Il me prenait telle quelle et c’était tellement rassurant de se sentir appréciée pour soi et pas pour l’image que l’on peut donner. Et puis, toute cette histoire n’a pas servie à rien, bien au contraire. A défaut d’être le futur père de mes 3 enfants, Alex est toujours quelqu’un de très proche avec qui il est bon de parler et que j’adore.

 

En même temps, j’aurais dû me douter que ça ne pouvait pas durer. Je connaissais ses problèmes, je savais qu’on ne vivait pas à côté, je savais qu’on était débordés par nos boulots respectifs mais je me suis dit qu’on s’en sortirait bien. Parce que y a un truc qui cloche chez moi quand même : plus une histoire est compliquée, plus je m’y jette tête baissée. Pourquoi ? Ben j’en sais absolument rien. Peut-être parce que le côté « c’était pas gagné mais on l’a fait » me transcende. Par ailleurs, j’ai une attirance pour les hommes en souffrance. Entre ceux qui ont des problèmes avec leur passé sentimental, ceux qui ont des problèmes relationnels avec leurs parents ou même les deux… Ouais ben y a pas dire, les écorchés vifs, ça me branche. Pourtant, je n’aspire qu’à une histoire simple, pourquoi faut toujours que je me retrouve dans des situations compliquées ? C’est peut-être une question de pas de chance mais ça n’explique pas tout. Quand j’ai parlé d’Alex à Gauthier, j’ai eu droit à un : « mais tu le fais exprès ou quoi ? ». Heu… Le froid m’a dit que c’est nous qui les attirions (et non l’inverse). Heu aussi…

Peut-être que je suis une incurable romantique qui ne veut que des histoires folles, passionnées, délirantes. Difficiles aussi mais l’happy end me paraît toujours possible. Quand j’ai commencé à sortir avec Guillaume, c’était mal barré : il vivait à l’époque chez ses parents. Il s’entend mal avec son père assez autoritaire et il ne pouvait pas sortir en semaine donc pour avoir de l’intimité, il fallait se caler des trous entre mes cours pour aller chez moi. En plus, il sortait d’une longue période de célibat et, au début, je vivais mal le fait de ne pas beaucoup le voir hors de la fac, de le voir passer beaucoup de temps avec ses potes et peu avec moi. En plus, au départ, je connaissais pas son père donc je croyais que tout cela était exagéré mais finalement, non. Il était très gentil avec moi papa Guillaume mais il s’entendait pas avec son fils et tout était susceptible de partir en dispute. Donc, au début, c’était mal barré, Gauthier m’a même dit qu’il y croyait pas, à notre couple. J’ai passé des nuits à pleurer en me disant qu’on s’en sortirait pas… Et finalement, si. Donc cet exemple me fait peut-être un peu trop croire que quand on veut, on peut. Mais tout n’est pas si simple.

 

Et maintenant ? Pour l’heure, je suis encore un peu trop dans la nostalgie de mon histoire avec Alex pour avoir envie de fréquenter un autre homme. Et puis je me rends compte que je suis actuellement trop fragile pour tenter une nouvelle aventure amoureuse, je crois qu’un nouvel échec me foutrait un coup trop grand, je dois me préserver un peu. Il faut que je me reconstruise, aussi, que je panse ces foutues plaies que j’avais même pas vues, que je reprenne confiance en moi. Je suis une fille super, pas un boulet. Je peux être aimée, comme les autres filles. Je n’ai pas à tricher pour plaire. Puis même qu’il paraît que je suis belle, même sans maquillage. Et faut que j’arrête de me trouver des histoires compliquées, aussi. C’est pas parce que la relation est simple qu’elle est sans passion. Moi aussi, je finirai par trouver une moitié. Tiens, faudra que j’aille revoir M. le marc de café car mine de rien, s’il est très mauvais pour situer les événements dans le temps, ce qui m’a dit s’est réalisé. J’ai bien eu deux entretiens d’embauche et un boulot avec un monsieur à double prénom (Pierre-Cécil, le DRH choupinou) et j’ai fini par rencontrer un mec très bien qui avait des problèmes aux yeux. Bon, tout est décalé de trois mois par rapport aux dates qu’il donne mais à l’arrivée… Mais je vais rester célibataire quelques temps. De toute façon, après avoir discuté avec Gauthier, je me rends compte que je ne veux ni d’un mec ni d’un amant, juste une paire de bras réconfortants pour me réconforter. Là, je préfère me concentrer sur mon travail et ne plus me poser de questions. Ca sera plus simple. Je n’attends plus rien, advienne que pourra. En attendant, ses deux années n’ont pas été vaines, je sais maintenant que quand je veux un mec, je peux l’avoir.

En attendant, vu que je n’ai pas de plan M et qu’il n’y a pas de choupinou à l’asso où je bosse, je bénis TF1 de repasser Lost tous les soirs à 17h. Mater Sawyer pendant trois quarts d’heure, ça fait du bien aux yeux.

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L’’amour fait souffrir, pas le sexe

L’autre soir, je glandais devant une émission qui m’exaspère : Paris Dernière. Je lui consacrerai un article du
dimanche plus tard. En gros, le principe de l’émission : le présentateur, Frédéric Taddéï, filme les nuits parisiennes avec sa caméra numérique, c’est brut, à peine monté, à peine intelligible, aussi. Il erre dans les hauts lieux de la nuit parisienne et retrouve plein de « stars ». Curieusement, je l’ai jamais vu entrer dans le PMU du coin mais passons.

 
Un soir, M. Taddéï entre dans un café et trouve une femme de type hispanique dont je n’ai pas vu le nom et c’est bien dommage car je l’ai trouvée très intéressante. Cette femme est écrivaine et vient d’Argentine ou de Colombie, je ne sais plus trop, elle est très belle et parle beaucoup de sexe dans ses ouvrages si j’ai bien compris. D’ailleurs, lecteur, si tu vois de qui je parle, merci de me le dire, ça me fera plaisir. Donc au début, je souris : encore une de ses écrivains pseudo libertins que Tadéï fréquente et qui vont finir par se montrer ridicule. Et bien pas du tout. D’abord, je suis charmée par son accent et sa voix très douce, son discours est assez amusant. Puis Taddéï l’entraîne dans la rue, ils vont voir des artistes de rue au pied de Beaubourg puis à un moment, elle dit : « Tu vois, on ne peut jamais souffrir par le sexe alors qu’on souffre toujours par l’amour ». Pour une fois, cette émission aura produit une phrase intelligente.
 
Que de cœurs brisés
En ce moment, je rencontre surtout des hommes qui ont beaucoup souffert à cause d’une (ou plusieurs) femme(s). J’ai toujours du mal avec les gens qui souffrent, j’ai toujours envie de les sortir de là mais je ne sais pas forcément comment m’y prendre… Mais dès que je vois un petit cœur abîmé, c’est plus fort que moi, faut que j’agisse. Et je ne console pas que les hommes. Je me souviens avoir passé une demi-heure sur un banc de ma future ville (ouais, j’étais encore Toulousaine, en transit) à consoler Anne et à la persuader que ce connard qui la fait pleurer ne mérite pas tant de peine. Non parce que c’était vraiment un connard, un du genre égoïste qui ne peut pas vous aimer puisqu’il n’aime que lui, de toute façon. Actuellement, pendant que je rédige cet article, je discute avec Guillaume (mon ex) de ses peines de cœur et j’en apprends de belle, d’ailleurs ! Et moi de lui dire que ça va aller, de profiter de la vie… Après tout, je dois être à peu près la seule personne de ma connaissance à ne pas avoir vécu une rupture très difficile…
 
J’ai vu ma sœur Alice perdre 13 kilos en un mois quand Anthony l’a quittée il y a trois ans. Je crois que ce fut la période de ma vie où je fus le plus proche de ma sœur, on s’appelait quotidiennement, elle voulait mon avis sur Anthony et sa nouvelle pouffe (non mais qu’est-ce qu’elle était fade, il avait vraiment pété un boulon, quitter ma sœur pour cet espèce
d’engin anorexique, beurk !). Sauf que moi, je ne suis pas du tout experte en « je veux récupérer mon ex » puisque je n’ai jamais voulu en récupérer un. Quand c’est fini, c’est fini. Il faut savoir tourner la page et je m’arrange pour le faire assez vite mais d’autres ont du mal, la douleur reste vive. Et plus les gens se sont investis dans la relation et plus ça fait
mal. Chaque fois, je me dis qu’ils n’ont pas mérité ça, qu’ils sont tombés sur des connards (ou connasses) qui ne les méritaient pas. Des fois, je leur dis, ils me croient ou pas mais ça console pas. Et quelque part, ça m’énerve de les voir pleurer pour des gens qui ne le méritent pas mais c’est toujours facile à dire quand on est hors de l’histoire.
 
Pas de pénis ou de vagins brisés (ou c’est vraiment pas de chance)
L’avantage avec les histoires purement sexuelles, c’est qu’on ne donne à l’autre que tendresse et affection (ce qui est déjà pas mal, me diras-tu). Au vu de mes deux dernières relations de ce type, je sais qu’on peut avoir une réelle complicité au-delà du sexe mais ce n’est pas pour autant que je vais donner mon cœur si facilement. Comme j’expliquais l’autre jour sur MSN à quelqu’un, je m’emballe vite mais je mets du temps à aimer. Exemple : Arnaud, je me suis vite emballée mais, Dieu Merci, je ne suis pas tombée amoureuse. Le plan brouette, quand il se passe bien, permet d’avoir ma dose de tendresse et d’affection, je peux m’endormir dans les bras chaleureux d’un homme sans me poser les terribles questions : « M’aime-t-il ? Ets-il sincère avec moi ou ne suis-je qu’un vagin ambulant ? Plaira-t-il à mes parents ? Est-ce qu’il va arrêter de ronfler avant que je lui file un coup de pied ? ». Non, je m’endors juste avec la dernière question en tête parce que pas mal d’hommes ronflent, quand même… Et puis quand on voit les quelques connards que j’ai croisés sur ma route récemment, on se dit que j’ai bien fait de pas tomber amoureuse d’eux. Sinon Gauthier aurait eu beaucoup de travail pour rafistoler mon petit cœur.
 
Pourquoi faut-il être deux pour être heureux ?
Pourquoi ne pas contenter de ces relations sexuelles puisque elles sont non seulement agréables mais qu’elles nous permettent d’avoir notre dose de câlins plus ou moins coquins ? Pourquoi faut-il qu’on soit accro à l’amour ? D’où vient cette nécessité de construire quelque chose à deux ? Et si j’arrêtais mes questions rhétoriques ?
 
Hé oui, l’amour est une drogue : on est dans un état euphorique tant qu’on en prend mais si on doit se sevrer, c’est particulièrement difficile. Si je repense à mes belles années avec Guillaume, quand tout allait merveilleusement bien entre nous, on ne pouvait pas se passer l’un de l’autre. En fait, Guillaume, il m’a trouvée à la fac (car il faut dire ce qui est,
c’est lui qui m’a trouvée, moi, je ne l’avais pas vu. Le seul mec que j’ai jamais repéré au RU, c’était un beau brun aux yeux verts sans doute gay, on aurait dit un ange) et on passait nos journées ensemble. Du matin 8h30 (dire que je me levais si tôt à l’époque !) au soir 17h30, main dans la main, séparés uniquement par mes cours que j’ai beaucoup séchés, avouons-le. Au bout d’un an, nous avons dû affronter l’hostilités de pétasses malveillantes qui ne supportaient pas notre bonheur : « ah mais Nina et Guillaume, quand ils s’embrassent, ça nuit à ma liberté » (ça, c’est véridique, y en a une qui a vraiment dit ça, la même qui, l’année suivante, se faisait lécher la pilule par un mec devant les amphis d’histoire). Puis il y a eu l’épisode Fabien dont je parlerai bientôt qui a un peu menacé notre couple avant qu’on se retrouve. Quand j’étais avec lui, j’étais belle. Tout le monde me le disait, filles comme garçons et ça me faisait un peu bizarre, je suis pas habituée… On ne vivait pas ensemble mais presque, il passait tout son temps chez moi et je ne supportais pas qu’il s’en aille.
 
C’était agréable de ne jamais être seule, dans les bons et les mauvais moments. Je crois que Guillaume est le seul à m’avoir vue pleurer sans la moindre retenue, ce que j’ai beaucoup de mal à faire en temps normal. Pour moi, pleurer est une marque de faiblesse et je ne veux pas me montrer sous ce jour-là. Je sais, c’est con mais je ne pleure en public que pour les enterrements et encore. Avec Guillaume, c’était facile, je pouvais me laisser aller. C’est le seul à avoir réussi à me faire pleurer de joie, véritablement, dans un restaurant (je lui ai foutu la honte au passage). Premier anniversaire de notre relation, on se fait un resto. Il ne va pas bien du tout car on évolue dans une ambiance pourrie et son meilleur ami lui a mis les points sur les i à cause d’une histoire ridicule qui m’a profondément énervée (en gros, la copine du meilleur ami a léché l’oreille de Guillaume et le meilleur ami en question en a voulu à Guillaume d’avoir dit : « Hé, elle m’a léché l’oreille ! ». Mais mon avis dans l’histoire, tout le monde s’en foutait parce qu’il me semble que la personne qui devait être outrée là-dedans, c’était moi). Bref, j’aurais eu le meilleur ami en face de moi, je lui en aurais collée une pour avoir choisi pile le jour de notre anniversaire pour faire son caca mou. Donc ambiance un peu morose, j’essaie de lui remonter le moral en taillant un costard pas possible à son pote que je n’ai jamais beaucoup aimé, de toute façon… Il faut savoir qu’après la rupture, alors que je pleurais toutes les larmes de mon corps, une brusque illumination m’a soudain consolée : je ne verrai plus certains de ses potes. Je m’égare ! Donc, on parle et puis tout à coup, il commence à me sortir des circonvolutions alambiquées. Oui, il faut savoir que Guillaume est le genre de mec incapable d’aller à l’essentiel. Donc, il parle, il parle, je fronce les sourcils en me demandant où il voulait bien en venir et là, je comprends (enfin) qu’il est en train de m’expliquer qu’il m’aime et comment il s’en est rendu compte. Donc, il me lâche « je t’aime ». Ma réponse : « Mais je le savais, c’est pas parce que tu le disais pas que… bouhouhou ! » ET me voilà à pleurer comme une fontaine sans trop comprendre pourquoi, les gens nous regardent bizarres et Guillaume me demande gentiment d’arrêter parce que nos voisins pensent qu’il vient de me plaquer.
 
Bref quatre ans et demi de sourires et de larmes, de haut et de bas, de discussions au beau milieu de la nuit pour savoir comment on appellerait nos enfants. A envisager notre avenir à deux. Puis j’ai évolué, lui non et c’est peut-être là que le bât a blessé, je ne sais pas. De « je te suivrai où tu iras », il m’a dit : « je n’ai pas envie de partir vivre à Lille ou à Strasbourg ». En gros, la seule ville où il me suivait, c’était Toulouse, là où nous étions déjà. Bref, à force de s’éloigner l’un de l’autre, on a fini par se perdre. Mais Guillaume sera toujours le premier, le seul pour l’instant, que j’ai aimé et à qui j’ai dit je t’aime en le pensant.
 
Franchement, être en couple, c’est dur, et je ne me sens pas actuellement le courage de relever le défi. C’est très exaltant de construire quelque chose à deux, j’en conviens, de faire confiance en un autre au point de se livrer à lui sans masque ni artifice. Mais ma dernière tentative a été à tel point infructueuse (je parle d’Arnaud, là) que, pour l’heure, je préfère me contenter de mes sympathiques brouettes. Au moins, là, je ne souffre pas et, je l’espère, je ne fais souffrir personne. Et puis comme ça, je multiplie les expériences pour ne rien regretter plus tard. Moi je dis : « vive la brouette ! »
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