Petit dej sushis, Odaiba et grosse fatigue

02 octobre : le jour où Tokyo a commencé à nous fatiguer. Ca avait commencé plutôt tranquille, nous étions partis, vaillants, vers le marché aux poissons à Tjukiji. Sauf qu’on a décidé de faire nos malins à base de “nous, on ne prend que la Yamanote, fuck le métro !”. Parce que la Yamanote est une ligne circulaire qui permet de se déplacer facilement mais surtout, elle est comprise dans le Japan railpass donc ça évite de payer le métro.

Tokyo, vue de la ville

Nous voici donc à Shimbaji, le nez dans notre plan et un homme du coin vient spontanément nous proposer son aide. C’est assez inédit, les Tokyoïdes n’ayant pas l’air particulièrement intéressés par nous, nos interactions s’étant limités à des vendeurs ou personnels de la gare et aéroport. Et là, pour le coup, c’est soit tout noir, soit tout blanc : soit on tombe sur des personnes extrêmement sympathiques et serviables, soit sur des personnes qui font à peine l’effort de parler anglais*. Oui, la communication est assez difficile, on finit par abandonner les phrases pour jeter des mots en espérant se faire comprendre. Finalement, en France, on n’est pas si pire que ça sur l’anglais.

Tokyo, vue de la ville

Nous voici donc au marché que nous avons trouvé assez facilement grâce à une soudaine concentration de touristes occidentaux. Nous limitant à la partie très touristique du marché, ne comprenant pas trop où aller sur cet immense parking, au milieu, nous nous sommes vite arrêtés dans un restaurant de sushis. Oui, petit déj sushis, les vacances, c’est fait pour faire des expériences. Nous avons donc testé l’oursin, les crevettes et d’autres poissons crus et c’était pas mal du tout.

Sushis à Tsukiji

Le marché de poisson Tsukiji à Tokyo

Le marché de poisson Tsukiji à Tokyo

Le marché de poisson Tsukiji à Tokyo

On ne s’éternise pas sur le marché donc on a totalement loupé l’intérêt pour se rendre à Odaiba sur la baie de Tokyo… en empruntant le Yurikamome, un monorail aérien. Assez onéreux mais la balade vaut le coup. Bon par contre, je me suis plantée de station, on se retrouve à sortir au Tokyo Big Sight… qui est à peu près l’équivalent du parc des expositions de la porte de Versailles un jour où il n’y aurait pas d’expo. S’ensuit une marche chiante en bord de route où on sent bien la pollution. Heureusement, notre petite balade en monorail nous avait permis de remarquer une grande roue qui allait nous servir de guide. Victor m’a même payé un tour dans cette grande roue histoire de profiter de l’architecture fort expérimentale du coin. Et encore, on n’avait pas tout vu…

Tokyo, Odaiba, la grande roue

Tokyo, Odaiba, Tokyo Big sight

La grande roue d'Odaiba à Tokyo

Parce que Victor a des trous dans son jean. Mais genre on voit parfaitement la couleur de son boxer quand il s’asseoit… Donc opération jeans. Oui, en quatre ans, je ne l’ai vu acheter des fringues que trois fois mais là, il veut des jeans. Ca tombe bien, à côté de la grande roue, il y a un centre commercial. On commence par le showroom Toyota  et autant je ne suis pas une passionnée de bagnole, autant je l’ai trouvé vraiment sympa, surtout la voiture à hydrogène, on a testé le casque Oculus Rift qui nous a servi une pub géante pendant cinq minutes avec un mannequin crash test qui t’explique que waouh ! le freinage assisté de Toyota, c’est trop bien de l’avoir. Et comme j’ai dû enlever mes lunettes pour profiter du spectacle, j’ai pas trop vu grand chose.

La voiture hydrogène Toyota exposée au showroom de Tokyo

L'i-road Toyota exposée au showroom de Tokyo

Le scooter du futur Toyota exposée au showroom de Tokyo

Nous voici ensuite au centre commercial Venus Fort qui a comme caractéristique principale d’imiter des rues romaines. Fortement fantasmées, les rues romaines mais l’effet est marrant, j’ai l’impression de me promener dans des décors de cinéma avec son faux ciel bleu et ses murs en carton pâte. Autre curiosité du coin : le Gundam géant, la statue de la liberté et le bâtiment de Fuji TV et son look improbable. Et je vous le dis : j’ai adoré ce coin.

Oui, on est toujours à Tokyo… #tokyo #japan #newyork #statueofliberty #odaiba

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Tokyo Odaiba, building Fuji TV

Tokyo Odaiba, Venus Fort

Tokyo Odaiba, Venus Fort

Mais à propos de “copions les monuments de l’étranger”, il est temps d’aller voir la Tour Eiffel locale aka la Tour de Tokyo. Alors déjà, une anecdote : le premier jour, j’ai vu dépasser vaguement une tour des Buildings, j’ai crié à Victor “hé, c’est la tour de Tokyo !”. Quand nous avons revu cette fameuse tour du haut du Yurikamome, j’étais assez étonnée, ça ne ressemblait pas vraiment à ce que j’imaginais, déjà parce que ce n’est plus orange et blanc… Et bien en fait, je confondais la tour de Tokyo et la Tokyo Sky Tree. Donc nous marchons jusqu’à la Tokyo tower, un peu isolée quand même… et c’est une grande déception. Comme elle est étroite et engoncée entre les immeubles, on a vraiment du mal à concevoir qu’elle est plus haute que la Tour Eiffel. Bref, si vous allez à Tokyo et que vous êtes un peu justes niveau timing, ne faites pas le détour.

Tour de Tokyo

On repart pour le touristique carrefour de Shibuya assez célèbre car présent dans la plupart des films qui se passent à Tokyo. Laissez moi vous décrire le lieu : un carrefour avec des passages piétons qui vont tout droit mais aussi en biais ! Le tout entouré de hauts immeubles bardés d’écrans géants qui diffusent des pubs interminables. Ca crie, ça chante, ça clignote,la foule est immense… et ce petit coin de Shibuya illustre à lui seul ce qui fait que je ne pourrai jamais vivre à Tokyo : c’est épuisant. Il y a tant de cacophonie, d’écrans qui clignotent, la foule, la foule… Petite pépite néanmoins au carrefour, un gars nous offre un joli récital à la basse (j’adore la basse). Après un dîner fort peu mémorable (en même temps, le coin, c’est l’équivalent de Time square ou les Champs Elysées, c’est pas pour rien que Pizza Pino n’a pas son étoile Michelin…), on va se frotter à notre boss ultime de Tokyo : la gare.

Tokyo Shibuya de nuit Tokyo Shibuya de nuit Tokyo Shibuya de nuit Tokyo Shibuya de nuit

On doit partir le lendemain fin de journée pour la gare de Kasei. N’étant pas la meuf la plus sereine du monde dès qu’il est question de transports, je souhaite faire la réservation (on a le Japan Rail Pass, je vous en parlerai à l’occase) pour être peinarde sauf qu’on ne trouve que les guichets pour les trains du jour. On est perdus, fatigués,on commence à mal se parler. Ok, fin de la blague, on rentre se coucher.

 

* En fait, au fur et à mesure du voyage, on a compris que le mythe du “ils parlent tous très bien anglais” était… ben un mythe, justement. On n’est donc pas dans une logique de moindre effort mais bien sur une non maîtrise d’une langue.

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Prague, bijou de Bohème

Prague, j’en rêvais depuis pas mal de temps. Ceux qui me suivent depuis l’origine de mon blog ou à peu près connaissent mon intérêt pour la Slavie ou plutôt l’ancien bloc communiste. Si on rajoute à ça toutes les belles images que j’avais pu voir de la capitale tchèque et ce qu’on m’en disait, j’étais chaud patate. Comme disent les jeunes… dans les années 80…

Statue dans le ciel de Prague

A chaque fois que je me rends enfin dans une destination qui me fait de l’oeil, j’ai toujours peur d’être in fine déçue, que ce soit pas à la hauteur de mes attentes… ou plutôt de mon imagination. Parce que déjà, il m’arrive de rêver de certaines villes où j’ai jamais vu les pieds genre New York ou Montréal (qui, dans mes rêves, constituaient souvent une seule et même ville), Venise (qui était un peu moins ouf que dans mes rêves mais magnifique quand même) voire Moscou que, pour le coup, je n’ai pas encore vue. Et puis je me construis des représentations mentales par rapport aux photos que je peux voir. Et de belles photos de Prague, j’en avais une petite collection. Alors Prague, à la hauteur de mes attentes ?

prague-panorama-3 prague-panorama-2 Panorama de Prague

Oui. Trois fois oui. Ca a été le coup de coeur de Victor, mon top 2 perso de nos vacances. Déjà, la ville est superbe. Tout autour de la Vtlava (je sais pas comment le prononcer), il y a des milliers de photos à faire, juste là. Le château bien sûr et sa cathédrale qui dominent la ville. Le quartier plus vivant et moderne Mustik… En fait, ce que j’aime dans Prague, c’est que tu peux aller n’importe où, t’auras toujours un beau bâtiment à admirer, un détail chouette, des façades certes très chargées mais bien travaillées, des couleurs chatoyantes. Et un tramway un peu vieux donc magnifiquement kitsch pour faire des photos cartes postales, un peu comme au Portugal.

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Côté trucs à faire, bon, le Château bien évidemment -pas très cher, il en vaut la peine – le parc au dessus du château, accessible via funiculaire. Une magnifique roseraie vous attend en haut et en redescendant, vous pourrez vous perdre dans la “forêt”. Pour les plus courageux (pas nous), vous pourrez même monter en haut de la Tour Eiffel locale, 200 ou 300 et quelques marches pour une vue imprenable sur Prague. Et j’avoue que la ville, compacte, parsemée de petits clochers, c’est fabuleux.

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Evidemment, n’oubliez pas de traverser la Vtlava en passant par le pont historique de la ville. Magnifique même si très encombré de passants et de marchands ambulants.

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Il y a aussi la Place de la République qui est très sympa avec sa principale curiosité : l’horloge astrologique. Comment la trouver ? C’est très simple : allez y juste avant l’heure pile et cherchez un amas de personnes : c’est là ! En effet, l’horloge est agrémentée de marionnettes qui s’animent quand vient l’heure et j’avoue que c’est assez sympa. Même si nous, le premier soir, on a eu droit à un concert genre Fête de la Musique chez nous, vous savez, les concerts de France 2 avec des artistes random. Donc on a eu les Spice girls locales, notamment, c’était… un peu le festival de la fausse note, ne nous mentons pas. Mais surtout, ce qui était drôle, c’est que les chansons s’arrêtaient hyper brutalement à chaque fois, ça donnait un drôle d’effet…

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Côté bouffe, entrez et abandonnez ici toute velléité de régime : on mange quand même assez gras. Evidemment, il faut manger un goulash (c’est franchement pas mauvais) et ils adorent le canard… Ca tombe bien, moi aussi et je n’en mange jamais. La cuisine n’est pas toujours des plus raffinées mais c’est goûteux et ça tient bien au corps. On a aussi fait quelques sorts au Strüdels mais on n’a pas cédé aux sirènes des Trdelnik, spécialité locale que tu trouves à tous les coins de rue mais un peu cher pour ce que c’était. Alors évidemment, je pense que c’est une destination un peu plus compliquée pour les végétariens mais sinon, y a moyen de manger beaucoup pour peu d’argent. Côté boisson, Victor n’a pas été super fan des bières locales, moi, j’étais heureuse car tous les bars servaient du cidre (en bouteille). Petite mention spéciale au Somersby que j’ai bien aimé et que j’ai retrouvé à toutes les étapes de notre voyage (avec le Carling, pas mal).

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Mais Prague, c’est une ville de débauche, aussi. Enfin, potentiellement. Les saunas coquins et cabarets (traduisez “bars à strip tease) fleurissent un peu partout dans la ville. Rien que dans notre rue, on avait un cabaret, deux sex shops, un sauna coquin et un autre en travaux (avec un jacuzzi). Fait amusant : les passants de notre rue étaient interpellés gentiment par des rabatteurs de ces établissements… Enfin les hommes, uniquement. Nous, par exemple, en tant que couple, on nous a rien proposé du tout. Autre élément qui nous a super étonné : le cannabis. Dans les supérettes, il y avait énormément de produits autour du cannabis : boissons, pipes, sucettes et gâteaux. On se dit alors que ce serait sympa de se faire un coffee shop un soir mais non, la consommation n’est pas légalisée ! En gros, le cannabis, tu le bois ou tu le manges mais tu es prié de ne pas le fumer (mais tu peux acheter des pipes et bangs). Apparemment, il est assez facile de se procurer du cannabis à fumer si on demande un peu mais on n’a pas tenté l’expérience, on préférait ne pas prendre de risque.

Oui, bon, là, c'est plus un absinth shop mais j'ai pas de photos de cannabis shops (et puis y a marqué cannabis sur la devanture)

Oui, bon, là, c’est plus un absinth shop mais j’ai pas de photos de cannabis shops (et puis y a marqué cannabis sur la devanture)

Alors Prague ? C’est oui oui oui même si, en trois jours, on avait fait le tour des principaux centres d’intérêt. Ca reste une excellente destination de week-end et ce n’est franchement pas cher. On est d’ailleurs assez motivés pour y retourner en hiver, avec la neige, histoire de la revoir parée de blanc.

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Enchantés par cette expérience, nous prenons place dans le train qui va nous mener à Budapest : 5 ou 6h de train (un Paris-Toulouse quoi) avec un vrai bar restaurant où nous avons dégusté un goulash d’assez bonne facture en admirant la campagne slovaque. Pressés d’arriver à Budapest, la capitale hongroise chère au coeur de mon adoré et qui m’avait envoyé du rêve par paquet avec les photos… Mais nous allions droit à la catastrophe…
A suivre… (cliffhanger de merde, un peu)

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La roadmap de la touriste

Tu peux découvrir une ville de deux façons : en te perdant (je suis très douée pour ça), errant dans les rues au hasard, ou en ayant ta check list de touriste. Si je me perdis dans Venise, Rome, Naples, Athènes, Mykonos, Honfleur, Lisbonne, en Sicile. Au gré de mon instinct, je tourne à droite, à gauche… Tiens, ça a l’air mignon. Parfois, je tombe sur de charmants petits coins, d’autres dans une impasse sans le moindre intérêt. A New York, mon temps était compté : 4 jours pour faire le grand chelem touristique afin de pouvoir revenir un jour avec Victor et errer sans but dans les rues.

Au détour d'une rue à Lisbonne

Au détour d’une rue à Lisbonne

Au détour d'une rue à New York

Au détour d’une rue à New York

Cet article vous présentera donc les incontournables du touriste. Pour me faciliter la vie et éviter trop de retrait d’argent à l’étranger, j’ai opté pour la solution de facilité : le city pass. Avec ce city pass, acheté pour la modique somme de 114 $ (je vous ai dit que New York était cher ?) et je peux désormais :

  • Monter en haut de l’Empire State Building
  • Aller jouer avec les dinosaures du musée d’histoire naturelle
  • Aller au Met
  • Aller au top du Rockefeller center ou au Musée Guggenheim
  • Faire un coucou à la statue de la liberté en direct de la Circle cruise ou aller à ses pieds et visiter Ellis Island
  • Visiter le Mémorial du 9/11 ou visiter le musée de l’aéronautique et de la conquête spatiale (y a un intrépide dedans, je me souviens plus du nom exact et j’ai la flemme de chercher).

New York vu d'en haut

Tout ça, oui ! La question devient dès lors : comment on s’organise. Facile, en fonction de la météo : les trucs dehors quand il fait beau, les trucs dedans quand il fait moche (il a juste plu le vendredi en fin de journée). Voici donc une petite review des trucs dehors, je vous parlerai des musées une autre fois

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  • L’Empire State Building

Peu avant mon départ, un collègue qui revenait justement de la Grosse Pomme (tout le monde est allé à New York cette année)  m’avait dit “si tu pars que 4 jours, évite l’Empire State Building, tu vas perdre 3h !” Mais quand même, ça me titillait… et soit on m’a menti, soit j’ai eu un bol de tarée mais j’ai accédé très vite au sommet. Après avoir pris un ascenseur qui monte si vite que ça m’a fait mal aux oreilles et avoir tenté de faire la visite avec l’audioguide qui freezait, j’accède enfin sur la terrasse et OH MON DIEU ! J’ai eu la chance d’y arriver en fin de journée avec un soleil magnifique, Manatthan dorant au soleil couchant. J’ai fait 30 fois le tour de la terrasse, fait 150 photos, tenté des selfies à contre jour (je suis nulle en selfie, j’aime pas ça de toute façon, voilà), réalisé un petit portrait d’une Japonaise avec son smartphone (et j’ai réussi à déjouer le contre jour parce que je suis une smartphotographe hors pair… quand il s’agit pas de selfie, donc). J’ai adoré, j’ai adoré, j’ai adoré. Franchement, j’ai passé un moment génial, j’ai aimé chercher voir New York de haut, j’aurais voulu y retourner tous les jours.

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  • Le Rockefeller center

J’adore le RockeFeller center. Pourquoi ? Parce qu’un mec a quand même créé un immeuble à son nom en mettant une représentation de Zeus sur le fronton et des drapeaux comme si c’était l’ONU. La petite patinoire est assez sympa, aussi. Mais évidemment, le Rockfeller center, outre ses émissions de télé dont le fameux show de Jimmy Fallon, on y va pour sa vue. On monte dans un ascenseur très rapide qui en profite pour vous diffuser un petit film sur le plafond transparent chantant les louanges de la NBC (je me moque mais c’est assez étrange comme expérience) et on se retrouve sur le toit pour une magnifique vue. Alors évidemment, si on a déjà vu l’Empire State Building, rien de bien neuf sous le soleil… Quoi que si, justement. D’abord, vous avez une vue magnifique sur Central Park (vue obstruée sur l’Empire State par… le Rockefeller Center) donc rien que pour ça, ça vaut le coup et on aperçoit au loin le ballet aérien de la Guardia (j’adore les avions, depuis que je n’en ai plus peur). Bref, ça vaut AUSSI le coup.

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Le Rockefeller center vu de l’Empire State Building

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Oui alors en fait, c'est pas Zeus, c'est la sagesse mais ma version est plus marrante

Oui alors en fait, c’est pas Zeus, c’est la sagesse mais ma version est plus marrante

Sinon là, c'est Prométhée

Sinon là, c’est Prométhée

  • Le World trade center

Oui, je le mets là car je vais parler du lieu et pas du Mémorial que je n’ai pas fait par manque de temps et je n’y tenais pas particulièrement, je suis pas une fana du côté “nous, le monde libre avons souffert !”. Je saisis tout le drame humain du 11/09, c’est ce que ça a légitimé derrière qui me fait violemment grincer des dents. Sans parler de ce nouveau building, certes magnifique… Ca me donne la sensation que la leçon n’a pas été tirée. Bref, un regard aux bassins du souvenirs, des noms de gens décédés, quelques photos parce que le bâtiment est beau et fait des reflets sur l’immeuble d’en face et je repars

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  • La statue de la liberté

Le plus typique pour la fin. Comme je disais dans mon article d’intro, j’ai souvent rêvé de la statue de la liberté, version monumentale (à peu près cette photo : mais c’est ce que je voyais entre les buildings).

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Lors de notre arrivée en shared bus, je l’ai vue, au loin, face à Manhattan, dans une semi pénombre, brandissant fièrement sa flamme. Dans mes oreilles, la BO parfaite : Again de Archives (Archives est la BO parfaite d’à peu près tout, ok). Grosse impression. Par la suite, je ne l’ai plus beaucoup vue, n’errant que peu au Sud de Manhattan. Je l’ai aperçue du haut de l’Empire State, puis par la suite en haut du Rockfeller center et du Pont de Brooklyn. Du coup, j’étais un peu excitée dans le ferry qui amenait jusqu’à la fameuse Liberty Island mais comme je suis un peu quiche, je ne me suis pas posée du bon côté du ferry et ne l’est pas vue alors qu’on approchait (et j’arrivais pas à bouger). Pas grave, je ferai les photos de la Statue de la liberté “vue de l’eau” au retour. Liberty Island a 2 intérêts : la statue donc, qui reste remarquable et une très belle vue sur la skyline de Manhattan. Mais c’est un peu comme la Tour Eiffel : il faut le faire une fois mais inutile d’y retourner.

(je ne retouche pas les photos parce que ça me saoule donc admirez le ciel bleu de ouf)

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Je fais plein de photos et j’embarque pour Ellis Island. Et je me trompe encore de côté pour le ferry donc les seules photos de la Statue de la liberté prises de l’eau seront un peu lointaines. Pas grand chose à dire sur Ellis Island en soi, je pense que c’est quand même à faire au moins une fois, ça fait pas mal réfléchir sur l’histoire des migrations, sur un pays de liberté qui parque ses nouveaux arrivants pour pas s’encombrer des trop pauvres, des pouilleux ou des fous… Et si, comme moi, vous avez eu droit à un texte sur Ellis Island chaque année dans vos cours d’anglais, vous aurez une petite pensée émue pour vos profs.

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Voilà un peu pour les grand spots touristiques, je vous parlerai de musée, de comédie musicale à Broadwa, d’architecture et de jolie rencontre une autre fois.

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La bise !

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Tu veux ou tu veux pas

(trois ans plus tard, la suite de une histoire d’amour, j’aurais dû réécrire le premier épisode vu que je change un peu le style d’écriture mais en ce moment, je manque de temps)

Désormais, vous avez conscience de l’existence de cet autre qui vous donne envie de danser la vie. Ah, quelle douce sensation enivrante d’avoir un objet de rêvasserie, d’imaginer des dialogues percutant mâtinés de flirts qui aboutiraient au premier baiser, tant attendu, tant espéré.

Mais la rêvasserie n’est pas la vie et objet de votre désir (OVD) vous obsède. Quand il est à côté de vous, vous sentez votre corps en émoi. Si vous avez l’opportunité de lui parler, votre voix compose une partition folle, montant et descendant les octaves sans logique. Et ne parlons pas d’éventuelles moiteurs des mains ou des aisselles, des rougissements intempestifs… L’émotion a pris le contrôle.

Dans votre obsession, ce petit crush prend des proportions démesurées. Vous commencez à vous persuader qu’OVD est votre only one et vous craignez la fin du rêve. Et comme il n’a pas indiqué de statut amoureux sur Facebook, vous ne savez pas bien s’il est disponible ou non (et s’il ne l’est pas, vous ne pouvez pas jauger la concurrence). Donc vous entrez en phase « tu veux ou tu veux pas » dite aussi « guettons le moindre signe ».

Et c’est parti pour l’auto torture mentale. « Hiiiii, il m’a dit que j’étais jolie aujourd’hui, c’est donc qu’il aime ! La vie est belle, chantons sous la pluie ! » (oui, je sais, je pique une vanne de François Pérusse). Mais « oh non, il m’a à peine fait la bise aujourd’hui ! C’est un connard, je le hais, je vais me jeter du haut de la Tour Eiffel ! ». Bon, ok, je vous peins le tableau en mode maniaco-dépressive… Mais vous saisissez l’idée. On traque sans relâche le moindre signe, le moindre sourire, clin d’oeil, main glissée dans les cheveux… Tu veux ou tu veux pas ? Ton corps envoie tant de signes contradictoires… Comment savoir ? Ça me consume !

Rétrospectivement, cette lente période de doute et de traque reste toujours l’une des plus charmantes de la phase de séduction, celle dont on aime reparler quelques temps plus tard. « Tu sais, quand j’ai dit ça, c’était pas anodin… ». »Je le savais… »

Sauf que le langage du corps ne répond jamais à cette cruciale question : tu veux ou tu veux pas ? Pour savoir, qu’une solution : se jeter à l’eau.

« Ça te dit pas un ciné mercredi soir ?
– Si… »

Trois jours à attendre. Un enfer.

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Je n’ai pas changé… ah si, un peu quand même

Je vous avais parlé récemment de mes retrouvailles programmées avec Victoire, une de mes premières copines parisiennes perdue de vue depuis un bon moment. Après qu’elle m’ait retrouvée sur linkedin, nous sommes donc allées boire un café. 4 ans à rattraper, y a du travail.


C’est étrange ce qu’on retient ou non. J’avais oublié l’existence de son chat, de certaines personnes qui évoluaient dans notre périphérie à l’époque. Mais finalement, le mieux, c’est que, en discutant, on découvre qu’on a changé et plutôt en bien, je trouve. A l’époque, j’adorais la voyance, même si ça n’était qu’un jeu pour moi. Aujourd’hui, ça doit faire plus d’un an que j’ai pas touché à mon jeu et que je me fiche de savoir ce qui va m’arriver. Parce que je n’ai plus de réelles angoisses. Je suis en cdi, j’aime mon nouvel appart. Ah ouais, évidemment, je suis encore célibataire, vilaine de moi mais vu l’activité de mon célibat, c’est plus l’idée de me mettre en couple qui m’angoisserait donc ça m’est égal de ne pas savoir si je vais rencontrer quelqu’un avec qui ça le fait demain ou dans trois mois. Ou plus loin encore. Mais au fond, ça montre surtout que je suis sereine sur mes demains parce que je suis bien dans ma vie actuelle. Alors qu’il y a 4 ans, même si j’avais un peu l’excitation de l’arrivée à Paris, nouvelle vie, etc. , les sources d’angoisse étaient plus nombreuses et j’ai forcément super bien géré. D’ailleurs, je pense que si Victoire et moi étions en contact en 2006, année d’une ridicule déchéance, elle m’aurait zappé. Elle est exigeante, la demoiselle, une épave comme moi n’aurait pas eu sa place dans son univers. A raison, pour le coup, je pense.


C’est assez étrange de revoir quelqu’un qui a marqué notre début de vie parisienne, ma vie quotidienne maintenant. J’ai l’impression que c’était hier et en même temps, c’est si loin. Je sais que je suis désormais une parisienne, avec l’accent, la cadence speed, la Tour Eiffel que je vois quotidiennement, les lieux touristiques que j’aimais avant et que je fuis à toute vitesse maintenant. Non parce que Victoire, je suis allée la voir au Trocadéro samedi (elle habite dans le coin) et j’avais oublié ce que c’était la station Trocadéro le samedi après-midi. Plein de gens partout qui n’avancent pas, tout ce que j’adore, en somme. Oui, je suis parisienne, j’ai mes habitudes, mes quartiers de prédilection, ceux que je fuis comme la peste, mes trajets que je fais tellement les yeux fermés qu’un jour, je me suis retrouvée au bureau, je ne me souvenais pas du tout du trajet (mais je me souvenais quand même m’être levée, faut pas exagérer non plus).  Dans un peu plus d’un an, j’aurai vécu autant à Paris qu’à Toulouse. Toulouse, d’ailleurs, quand j’y retourne, je me sens de moins en moins chez moi. Je l’aime toujours ma ville rose mais je la redécouvre à chaque fois, avec des yeux neufs, j’y reconnais mes quartiers, les lieux où j’ai vécu, les souvenirs que j’y ai mais ce n’est plus aussi vif que les souvenirs parisiens. Et je ne parle même pas de ma ville natale, quand je retourne en centre-ville, je ne reconnais carrément plus rien.



Ouais, j’en ai vécu des choses durant ces 4 ans, cette parenthèse qui me paraît à la fois si courte et si longue. J’ai grandi, oui, je ne suis plus la jeune étudiante naïve qui pensait que la vie était facile, je suis désormais une jeune travailleuse qui s’étonne parfois de son parcours mais qui a bien compris que la vie n’était pas que du foie gras, comme dirait Anaïs. Ceci étant, malgré tout ce chemin parcouru (et qui reste à parcourir), reste que le fond est le même et que finalement, au bout de 4 ans, Victoire et moi nous sommes retrouvées comme si nous nous étions quittées hier, avec juste plein de trucs à se raconter. Et il nous en reste encore pour la prochaine fois !

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Le déménagement ou bienvenue dans mon placard


 

Début février, c’est officiel : on va emménager dans nos nouveaux locaux, proche des Champs Elysées. Les champs, c’est typiquement le quartier que j’aimais bien à mon arrivée sur Paris et maintenant, je sais pourquoi je l’aimais bien : parce que je n’y allais jamais. Oui, c’est beau, majestueux, impressionnant mais surtout sale et plein de monde perdu en permanence. Y a des endroits tests comme ça : à partir du moment où on ne les supporte plus, c’est qu’on est devenus de vrais Parisiens. C’est le cas du Sacré Coeur – Place du tertre aussi ou des Halles. Par contre, la Tour Eiffel, moi, je l’aime toujours.

Revenons à nos moutons. Avant le déménagement, nous avons droit à une visite des locaux vides. En cheminant du métro à la rue en question, on croise des boutiques grand luxe (et encore, je ne suis passée par l’avenue Montaigne que plus tard), des étrangers surfriqués. Mais qu’est-ce que je fous là ? Bon, les locaux ont une disposition étrange, je ne comprends pas comment on accède à certains bureaux et le lieu a sacrément besoin d’être rafraîchi mais y a pire. De toute façon, on ne m’a toujours pas demandé mon avis et c’est sans doute parce qu’il ne sera jamais pris en compte. Okayyyyyyyy…




De retour au bureau, on reçoit la disposition des uns et des autres avec notre numéro de poste et que vois-je ? Mon numéro est attribué à « Nina stagiaire ». Plaît-il ? Je ris jaune et demande à l’assistante de direction si j’ai été virée sans le savoir mais elle m’explique qu’elle a fait des saisies automatiques dans excel et qu’il y a une Nina stagiaire dans la rédaction de Cinemart, notre journal consacré au cinéma, donc. Okayyyyyyyy… Je sais que je me focalise sur un détail mais ça confirme mon sentiment : je cours droit vers une placardisation.


On fait nos petits cartons, on gagne un RTT pour le déménagement vu que le net ne sera raccordé que vers 17H et sans le net, je suis en chômage technique. Premier jour de boulot et finalement, je découvre qu’un bureau pour trois, c’est bien surtout que je n’ai personne derrière moi donc je peux regarder ce que je veux sur le net sans que personne ne s’aperçoive de rien. Même si lire des blogs fait un peu partie de mon travail aussi. En plus Ioulia et Simon sont des camarades de bureau agréables, on développe des private jokes de malade. Bon, la cantine est globalement dégueu, un bon goût qui rappelle le resto universitaire mais peu importe. Finalement, je m’étais inquiétée pour rien.

Mais s’il y a une chose que j’ai apprise dans la vie, c’est que mes premières intuitions ne me trompent jamais. Sur le plateau, on est le bureau le plus calme et le plus silencieux, limite on nous oublie, dit-on de nous. Nous oublier, oui, c’est le mot…

Parce qu’en plus de la délocalisation physique, d’autres éléments allaient jouer contre moi.

Je sais, je suis chiante avec ma façon de finir mes articles comme un mauvais soap opéra.

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Où trouver l’homme ? Episode 26-2 : nuit blanche avec Fabien

(Lecteur, je te rappelle que tout ceci est une fiction et c’est bien dommage parce que là, je suis en plein déménagement et un Fabien
en plus, ça m’aurait été bien utile).

A la recherche du prince charmant

Dans l’épisode précédent (que tu peux aller lire), je me promenais donc avec Fabien durant la nuit blanche. Alors que nous contemplons la Seine du pont Simone de Beauvoir, je me colle à lui parce que la nuit blanche, c’est sympa comme concept mais en octobre, il fait froid. Ca tombe bien, nous sommes à proximité de son appartement. Chouette alors !

Un quart d’heure plus tard, nous voici à l’abri du froid à boire un chocolat chaud en discutant de tout et de rien. C’est fou comme on a toujours des choses à se dire. Sauf que vers 4h30 du matin, j’ai les yeux qui piquent et une furieuse envie de me coucher. Or je ne suis pas sûre que les trains de banlieue circulent et je suis siiiiiiii fatiguée, rentrer chez moi me paraît une épreuve insurmontable.


« Dis, je suis vraiment épuisée, ça t’embête si je dors un peu ici ?

– Non, non, je vais te faire le lit, je dormirai dans le canapé. »

Hein ? Qu’ouis-je ? Il va me faire un lit à part ? Mais…aurais-je sur interprété ses intentions vis-à-vis de moi ? Et les bisous et les
enlacements devant la Tour Eiffel, ça rimait à quoi ?

« Mais euh, tu sais, je ne veux pas t’embêter, hein…

– Non, non mais tu ne m’embêtes pas, j’en ai pour deux minutes. »

Bon… De toute façon, je suis trop fatiguée pour rentrer chez moi alors je ne vais pas me battre avec lui. Il prépare donc le canapé, on rediscute un bon quart d’heure et il me souhaite une bonne nuit en m’embrassant tendrement… même que je sens comme une légère tension érotique dans l’air. Mais non, il ne se glisse pas dans le lit avec moi. Ah.


Le lendemain matin. Je me réveille et je guette le moindre bruit. Je suis en sous vêtements et j’hésite sur la marche à suivre. Je me lève et je m’habille ou je fais semblant de dormir et attends qu’il vienne de me réveiller ? Ah, je l’entends qui trafique dans la cuisine. Ah, il ne vient pas. Ah, il ne vient toujours pas. Bon, ok, j’ai compris. Je m’habille et le retrouve dans le couloir. « Ca te dit un brunch ? ». Heu… Ouais, mon estomac grogne, je pense que c’est une bonne idée. Une demi heure plus tard, nous voici attablés au Starbucks, à la terrasse. Et on parle, on parle, on parle, on parle. Il fait presque nuit, là, non ? Ah, il est déjà 18h, que le temps passe vite en si bonne compagnie. Il me distille des compliments, me caresse la main distraitement. La nuit tombe et on finit nos conversations au restaurant. J’aimerais que cette journée ne s’achève jamais.

 

Mais le temps se moque bien de ce que je veux, à 23h, il est temps de se désolidariser. Un rendez-vous de 24h, c’est pas anodin. Après de tendres baisers, on se quitte en se disant qu’on se retrouve vite. D’ailleurs, à peine rentrés, on se retrouve sur MSN pour un débriefing. Nous sommes heureux de ce rendez-vous, des moments passés ensemble et on a très envie de passer à la suite. Je lui propose de venir dîner chez moi dès le lendemain soir. Sur mon terrain, il ne pourra pas me résister.

A suiiiiiiiiiivre

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Où trouver l’homme ? Episode 26 : nuit blanche avec Fabien

A la recherche du prince charmant
Recommandé par des Influenceurs

(Cher lecteur, je te rappelle que tout ceci n’est qu’une fiction et que je suis un peu limite sur le respect des dates vu que je parle
de la nuit blanche 15  jours après les faits mais euh… prout!)

Rendez-vous était donc pris vendredi soir avec Fabien, j’étais toute émoustillée, surtout depuis le baiser auquel j’avais eu droit à la sortie du taxi. La veille, je reçois un texto : « voyons nous plutôt samedi pour la nuit blanche. » Heu mais pourquoi on ne se verrait pas vendredi et samedi d’abord ? Il n’a pas l’air super motivé là… Si ? Non ? Quelques mails échangés avec la girlie team plus tard, il est entendu que je dis oui pour samedi et j’arrête de psychoter. On en est au tout tout début de la relation, inutile de se voir toutes les trois heures non plus. Même si la mise en bouche m’a furieusement ouvert l’appétit.


Le samedi soir, nous voici aux Tuileries pour une nuit blanche de folie. J’arrive et je le vois en train de lire. Heu, je lui fais la bise ou je l’embrasse direct ? Non, je l’embrasse direct, je veux reprendre les choses où elles en étaient. Il me prend la main et on marche. D’animation en animation, on marche beaucoup mais je ne m’en rends pas tellement compte. On discute beaucoup, on se raconte notre semaine, on devise sur l’actualité, je ne vois pas le temps passer. De quartier en quartier, on se retrouve au Trocadéro. Oh, la Tour Eiffel en bleu, c’est beau. Oh, ça clignote ! Fabien m’enlace et on regarde la vieille Dame de Fer scintiller. Quand ça arrive aux autres, on se pince le nez en hurlant au cliché mais finalement, quand on le vit, on trouve ça magique. Finalement, même une cynique comme moi peut trouver ça chouette, le romantisme. On descend le long du Trocadéro pour rejoindre la Tour Eiffel, de l’autre côté. J’aime bien me mettre en dessous de la Tour  et regarder en l’air, je me sens toute petite. Encore plus que d’habitude.

Fabien me tire par le bras et m’amène droit vers une station de Velib. Aïe, ça se corse. Je n’ai jamais fait de Velib et y a une raison à ça : j’ai peur. D’abord, je n’ai pas fait de vrai vélo depuis facilement 10 ans (le faux vélo étant celui qui reste dans un appartement, pour ceux qui allaient demander) ce qui signifie que je vais avoir autant d’assurance là dessus que Bambi sur le lac gelé, sans parler du fait que ça pèse un âne mort. En plus, les voitures, ça me fait peur, surtout à Paris. Bon, comment m’échapper de là sans perdre mon aura de sensualité?

« Tu veux pas continuer à marcher plutôt ?

– Non, non, je veux aller jusqu’à la BNF et ça va nous faire une chouette balade, tu vas voir.

– Oui mais les voitures…

– Elles  ne sont pas obligées de nous rouler dessus, tu sais. Allez, viens ! »

Ok, ma case « argument valable et non ridicule pour ne pas faire de Velib » est officiellement vide, je n’ai pas le choix.


Nous voici partis sur nos montures qui pèsent vraiment lourd, pfff. Mais force est de constater que la balade est plus que plaisante. A la fin, je suis même suffisamment détendue pour rigoler à ses blagues et faire un peu la folle. Mais juste un tout petit peu, y a les voitures quand même… Arrivés à Bibliothèque, on abandonne nos vilaines montures et c’est reparti pour un tour. Les animations sont à l’image du quartier : futuristes et alambiquées. Avec le jeu des sons et lumières, j’ai un peu la sensation d’être dans un rêve. Tout cela ne
serait-il que le fruit de mon imagination ? On descend de l’esplanade pour tourner du côté de Bercy, très underground dans le style, aussi. En revenant, on s’arrête sur un banc du Pont Simone de Beauvoir pour regarder un peu couler la Seine en discutant. Comme j’ai un peu froid, j’en profite pour me coller à lui mais je tremble quand même un peu.


Et là : « tu veux qu’on aille chez moi ? C’est pas loin. »

Aaaaaaaaaaa suivre.

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T’as vu mes photos de vacances ?

Au vu de la météo hivernale, le blog des vingtenaires est heureux de vous proposer la suite de sa série sur les vacances, histoire de réchauffer un peu nos corps glacés. Je sais pas vous mais moi, dès que je regarde par la fenêtre, j’ai le moral dans les chaussettes.

Donc revenons à nos vacances. Maintenant qu’on est sur place, on va sacrifier au rituel type de vacances : les photos. Il existe un loi mathématique qui dit que plus tu vas loin, plus tu prends de photos. Loi qui se conjugue à celle qui dit : plus tu vas dans un endroit où tu n’as quasi aucune chance de retourner, plus tu prendras tout et n’importe quoi en photo. Par exemple, si tu pars dans des pays à forte teneur en araignées, tu les prendras forcément en photo pour bien prouver que quand tu dis qu’elles étaient énorme-euh, tu
n’exagérais pas.

Pour les photos de vacances, je discerne trois écoles :

– celle dite « carte postale ». En gros l’idée est de prendre les monuments et autres lieux artistiques en photo mais de la façon la plus artistique qui soit : Tour Eiffel qui clignote, arc de triomphe avec les drapeaux français et européens gonflés par le vent et prise au milieu de l’avenue, Sacré Cœur au clair de lune. Après tout, touriste rime avec artiste.

– celle dit du « j’y étais ». Moi, je suis allée au bout du monde et pour prouver que je mitonne pas, je me mets sur toutes les photos. Là, c’est moi devant l’Empire Stade Building, là, c’est moi devant le Colisée, là, c’est moi devant un temple japonais… Honnêtement, je déteste cette école à laquelle appartient ma mère parce que quand je suis touriste, je privilégie le pratique à l’esthétique. Et j’ai tendance à planquer toutes les photos où je ne suis pas à mon avantage.

– celle du « je ne suis pas un touriste lambda, moi, monsieur », école rivale de la première qui consiste à prendre des photos insolites plutôt que les grands monuments. Par exemple, à Montmartre, au lieu de prendre en photo le Sacré Cœur, on prendra plutôt un panneau « eau et gaz à tous les étages », tout ça…

Choisissez votre camp. Pour ma part, je suis un et trois, paradoxale, quoi.

Mais pour faire toutes ces photos, il faut du matériel, c’est mathématique. Aujourd’hui, le numérique permet de s’alléger un peu, on n’a plus besoin de pellicules, juste de cartes mémoires qui pèsent à peine quelques grammes. Par contre, il est bien plus facile de perdre une carte mémoire donc faut trouver un bon système de rangement pour éviter d’en perdre une. Certains prendront leur ordinateur portable pour stoquer les photos dessus au fur et à mesure. Pourquoi pas s’il est léger mais sinon, c’est pas un peu du poids inutile ? L’autre avantage du numérique : on peut prendre à peu près n’importe quoi, on s’en fout. La photo est ratée ? On l’efface et on recommence. Plus de mauvaises surprises au développement quand on réalise qu’on ne reconnaît même pas la muraille de Chine tellement elle est floue. Mais ça peut être pénible aussi, de voyager avec une personne qui prend n’importe quoi en photo, jusqu’aux
pigeons parce que « mais je te jure, ils sont pas pareils que chez nous ! ».

Mais l’avantage de prendre toutes ces photos, c’est d’organiser ensuite une soirée diapo avec les potes pour tout leur montrer, tout leur raconter. Comme ça, on rapporte une petite part d’exotisme sur une carte de quelques centimètres.

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Bof

Normalement, la rentrée, c’est excitant, c’est bandant, on est motivés pour tout faire, tout changer, c’est la fête au village, tout ça. Normalement, j’adore septembre, j’ai une
patate monstre, l’envie de tout casser et tout ça. Mais cette année, début septembre est morose et je suis déjà en phase d’hibernation.

 brune.jpg

Comme toujours, j’ai des projets, j’aime ça, l’euphorie de mettre tout ça à exécution et compagnie. Sauf que là, tout se complique dès que je tente quelque chose. Deux de mes plans du moment se sont violemment percutés. Selon ce qui va se passer dans les prochains jours, un des deux devra passer à la trappe, on verra. Mais c’est gonflant d’investir du temps et de l’énergie dans un truc pour constater qu’il y a un gros soucis et que si ça se passe bien d’un côté, faudra laisser tomber de l’autre.

 

Et puis, y a la recherche d’appart, situation très compliquée aussi. Regardons objectivement les faits : avec Future coloc, nous sommes deux femmes actives en CDI avec nos
parents derrière, solide caution pour toutes les deux. Donc normalement, ça devrait aller mais non. Les agents immobiliers n’aiment ni les locations, ni les colocations. Acheter ? Bien sûr et puis quoi encore ? On a beau s’entendre à la perfection, Future coloc et moi, on va pas acheter un appart ensemble, on n’est pas un couple, on parle pas mariage, bébés et labrador. Ou quand on en parle, c’est a) pour rigoler, b) pas ensemble. Quoi qu’on aura déjà une Kenya à partager, c’est pas négligeable.

 

Côté projets hors taf, j’ai envie de faire du russe, c’est pas nouveau. Tiens, c’est sympa les cours du soir pour adultes et pas cher en plus. Ah mais voilà, je n’habite pas Paris.
J’habite juste à côté, vraiment, je vois même la Tour Eiffel de la grand’ rue de Plume sur Berges mais c’est pas Paris, tant pis si j’y passe les ¾ de mon temps. Alors je pourrais attendre d’y être domiciliée mais si j’arrive deux mois plus tard, je vais avoir un sacré retard. Alors soit je me ruine en cours particuliers (et puis quoi encore ? 12 euros de l’heure, une broutille surtout qu’à une heure par semaine, dans un an, je sais dire « Bonjour, ça va, je m’appelle Nina, j’ai 27 ans. Passe moi le sel »), soit je m’achète la méthode assimil, le truc qu’on pose sur le bureau et qu’on n’utilise jamais. Les langues, c’est vivant, ça se pratique avec des individus, pas avec un ordinateur. Et c’est pas un mauvais jeu de mots ! Pour le sport, c’est pareil, c’est cher. Avec Summer et Vicky, on veut se lancer dans la danse orientale, 143 euros le trimestre pour une heure par semaine. Ouch. Mais on a beau chercher, c’est partout pareil. L’aquagym ? Soit on a les cours pour mémés dans les piscines, soit faut aller au Club Med gym et consort, le truc à 700 euros l’année, là… Je crois qu’il est temps pour moi de braquer une banque.

Les amours, on va même pas en parler, je suis un tel aimant à connards que ça en devient indécent. Donc je crois que je vais me faire abstinente quelques temps, ça m’évitera
quelques connards supplémentaires. Non parce que sur 2007, si j’enlève Guillaume IV et Gabriel (et encore, par moments, il est un peu à côté de ses pompes), y en a pas un qui a été correct avec moi. Pour me sauter, ouais, pas de soucis, autant de fois que tu veux, ma chérie. Mais pour le reste, faudrait voir à pas déconner. On couche ensemble, j’en ai rien à foutre de ta vie, de ta personnalité, de ce que tu aimes (sauf si c’est sexuel). Se parler ? Pourquoi faire ? Je veux juste te sauter moi alors ferme la et à 4 pattes.

 

Mais bon, tout n’est pas négatif, regardons un peu le positif. Au taf, ça va toujours, pas de soucis de ce côté. Le temps me file entre les doigts et y a des jours où limite, ça
m’angoisse mais me rendre compte qu’il est déjà 17h alors que je pensais pas, quelque part, ça fait plaisir, ça montre que je m’emmerde pas. Faut dire que dans mon taf, la monotonie et le quotidien, ça existe pas vraiment. Oui, certains bloggeurs sont lourds et j’aimerais bien leur mettre une bonne fessée (vu leur niveau à certains, c’est tout à fait approprié) mais faut pas oublier que certains sont très sympas aussi et qu’on papote gentiment. Les ados sont marrants et rafraîchissants, je les envie des fois un peu. Ado, j’étais toujours dans un pseudo spleen mais finalement, c’était plus simple, il me semble. Enfin, dans quelques années, je dirai sans doute pareil de ma période actuelle. Reste aussi l’amitié. En ce moment, j’ai un peu envie de jouer les associales, marre des grosses soirées et bringues. Je veux juste voir mes amis, mon noyau dur avec qui je peux chouiner si je veux, me marrer un bon coup, refaire le monde. Ca tombe bien, ma girlie team adorée est un peu dans le même état d’esprit.

 

En fait, si je regarde tout ça, je me demande de quoi je me plains. J’ai beaucoup de cartes en main, j’ai pas tellement de raisons de râler. Oui, tous des connards, gna gna gna
mais j’ai déjà vécu ça, je sais que tous ses connards me feront apprécier la prochaine pépite sur laquelle je tomberai, c’est pas comme si ça m’était jamais arrivé. J’ai beaucoup de qualités et je sais qu’un homme finira par les apprécier, c’est O-BLI-GE. Peut-être que c’est juste pas le moment. Pour le reste, je pense que ma vie est plutôt chouette quand même : un taf, des amis, un chat qui me fait des câlinoux et des ronrons dans l’oreille, une famille unie où tout va mieux. Oui parce que y a 15 jours, un docteur a diagnostiqué un mélanome à ma cousine mais après examen, c’était juste un grain de beauté qui avait pris une drôle de forme, totalement bénin. On a juste été quitte pour une bonne semaine de trouille parce qu’à 32 ans, se récolter un cancer de la peau, c’est carrément dramatique. Peut-être que le problème, c’est que je veux tout et trop. Etre exigeant, c’est bien, c’est même une qualité, je pense mais peut-être que je devrais m’apprécier un peu à ma juste valeur au lieu de toujours en vouloir plus. Bien sûr que je serais capable de plus, on l’est toujours, mais peut-être que c’est juste pas le moment.

 Ou alors, on est le 7 septembre, je me les gèle et je veux rallumer le chauffage, j’ai un peu abusé de mes forces physiques ces derniers temps et je suis juste en blues semi

hivernal. Mmmm, je crois que je vais me faire un petit planning jusqu’en 2008, histoire de voir un peu plus loin que ce début de mois de septembre pas très ensoleillé. Oui, reboostons nous !

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