Trinidad, le joyau cubain

Le 13 mars – Trinidad ! La visite qui me fait le plus rêver. Mais d’abord, on débute la journée par deux plongées. La première est sympa, on tourne autour de l’embouchure d’une rivière, belle langue de sable avec des patates tout autour et un superbe tombant. La topographie est magique, j’adore ce genre de paysages, un décor parfait pour un royaume fantastique.

Un jardin de corail aux Philippines

Ceci est aux Philippines, j’ai jamais récupéré les photos de Cuba

L’eau est parfaite, niveau température, et la princesse peste m’a prêté une go pro, j’ai pu m’amuser un peu. Mais c’est surtout la deuxième plongée qui m’a enchantée. On descendait avec le plongeur en chef qui nous a amené à 36 mètres, il nous a montré plein de crabes, de poissons, j’ai trouvé des petites crevettes, j’étais fière de moi. C’est pour ça que je préfère les plongées encadrées, la personne qui nous encadre nous montre tellement de choses. Comme ce petit crabe flèche qui avait tout de l’araignée… Un peu dégueu du coup. On a vu des poissons chevalier, des poisson Caraïbes, des poissons soleil… Une beauté, cette plongée.

Le crabe flèche

(c) Aquasport Diving (clique sur l’image pour tout savoir du crabe flèche)

A peine le temps de se doucher qu’on repart pour une petite germe pour manger le cochon. Malheureusement, la fille du couple sympa est malade et ils rentrent à l’hôtel, ça m’attriste un peu. Ce déjeuner sous un arbre énorme est pas mal du tout, on passe un bon moment avec en prime le passage de quelques cowboys mener un troupeau de vaches. Puis retour dans le bus pour Trinidad.  

Un phare cubain en forme de fusée Campagne cubaine

Quarante cinq minutes plus tard, nous voici donc à Trinidad. Mes parents avaient adoré, j’étais donc très excitée à l’idée de découvrir cette ville. Sauf que le guide ne voulait pas nous montrer uniquement le côté carte postale et nous fait donc traverser le quartier de la Popa, le quartier pauvre où les touristes ne se rendent pas… Anéfé, je comprends pourquoi. Les gens nous interpellent pour nous demander des stylos, du savon, des bonbons… Et comme une truffe, je n’ai rien. Je le savais pourtant mais je suis partie à l’arrache, je n’y ai plus pensé… L’architecture est assez aléatoire, des sortes de statues pharaoniques en guise de balcon ici, des escaliers qui semblent presque léviter de l’autre… Des églises où il ne reste que la façade… c’est assez déstabilisant.

Jardin d'enfants du quartier Popa de Trinidad à Cuba Jardin d'enfants du quartier Popa de Trinidad à Cuba Quartier de la Popa à Trinidad Quartier de la Popa à Trinidad Quartier de la Popa à Trinidad Quartier de la Popa à Trinidad Quartier de la Popa à Trinidad Quartier de la Popa à Trinidad Quartier de la Popa à Trinidad

On marche quelques mètres à peine et nous voici dans le quartier colonial qui n’a rien à voir… C’est magnifique avec ces façades colorées, sa ferronnerie ouvragée… On “visite” une maison coloniale (devenue un resto en fait) avec un joli patio dans lequel on découvre un crocodile en cage… un vrai crocodile, vivant, ce qui turlupine plusieurs personnes du groupe. On arrive à la place centrale avec de beaux bâtiments autour abritant des musées. Je vise celui avec une tour mais avant, on part en expédition pour acheter des cigares à mon adoré. Le guide nous amène dans une espèce d’arrière-cour cheloue pour acheter les fameux cigares, mmm… On repart ensuite vers le marché, je fais ma grosse touriste en achetant une casquette kaki avec l’étoile rouge et une boîte de dominos pour Saturnin pour l’aider avec les chiffres.

Voiture de collection, Trinidad

 

Au sortir du marché,on repasse devant une volée de marches menant à la Casa de la Musica, ces dernières étant aménagées en terrasse pour boire un verre, un orchestre est en train de s’installer. Tant pis pour la tour mais j’avoue que ce petit moment détente en sirotant un mojito(un peu chargé) est un de mes meilleurs souvenirs du voyage… du moins au moment où j’écris.

Trinidad, casa de la musica Trinidad, casa de la musica Trinidad, casa de la musica Trinidad, casa de la musica

On récupère tout le groupe et on va déguster un apéro, spécialité locale, la Canchanchara, à base de miel, herbes et citron et, apparemment, pas d’alcool. On repart pour le resto mais il est trop tôt encore donc avec quelques uns de mes camarades, nous voici repartis pour un apéro daïquiri, cette fois. Puis resto buffet sympa avec une bonne conversation avec une fille du groupe et après, on part au bar salsa, la Casa De la Trova. Il fait chaud, on danse un peu avec ma coloc, et quelques autres. L’ambiance est un peu étouffante, l’orage commence à se lever… On finit par un dernier tour en ville avant de prendre le bus sous une pluie torrentielle, tout le monde rentre dedans en rigolant. Le retour est bruyant, le groupe des fêtards a décidé qu’il ne dormirait pas… donc nous non plus.

Daïquiri, Cuba Canchanchara Trinidad

Canchanchara Trinidad

Canchanchara Trinidad

Canchanchara Trinidad Canchanchara Trinidad

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Maaaaamaaaaa Corsica !

Un titre de chanson ringarde fera toujours un titre d’article de blog désespérant mais j’assume.

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Bon, à présent que j’ai dormi tout mon soul, me revoici pour vous raconter mes douces vacances en Corse. On peut dire qu’elles sont tombées à point nommé celles-là, je flirtais avec l’épuisement. Oui, je dois être la seule fille au monde à être débordée un mois d’août mais bon, c’est passé, on s’en fout. Donc la Corse.

Corse 2013 042

D’abord le périple. Je partais avec Anaïs, mon éternelle compagne de voyage, qui était déjà allée au centre UCPA de Triu Funtanella, destination de notre voyage. Pour ceux qui connaissent la Corse, c’est entre Sagone et Cargese, un endroit dont je gardais un très bon souvenir. Bref, elle me dit “on va pas prendre le vol UCPA, il est super cher, on va faire train puis ferry”. Oui, d’accord. Sauf que voilà, il va falloir dormir la nuit dans le ferry, option étalage par terre si y a plus de banquette. Heu… Mais c’est que j’ai 33 ans, mes vieux os ont besoin d’un minimum de confort. J’accepte néanmoins dans un moment d’inattention. Donc samedi, direction Toulon, on traverse la ville pour s’offrir un pique-nique sur l’étrange port de plaisance de Toulon. Etrange parce qu’on dirait un décor de plateau genre Plus belle la vie : le dallage est une surface plane et réfléchissante qui glisse qui pue le toc, ils ont mis des spots sous l’eau pour éclairer les bateaux (je n’ai absolument pas compris l’intérêt). Après avoir commenté la foule passante, direction le ferry. Alors c’est là que nous allons passer la nuit, trèèèèès bien. Je suis Anaïs qui me guide, on entre dans le salon qui va être notre chambre… Enfin, quand je dis salon, je devrais dire frigo, ils ont tellement poussé la clim que j’ai cru être entrée par erreur dans la chambre froide. Ok, super, sortons donc le sac à viande et mes deux gilets. Mais à l’arrivée, sachez que, curieusement, on dort pas si mal dans les ferries. Même si t’es réveillée à 4h du mat par une tempête (oui enfin, tempête, j’exagère un peu mais ça tanguait, craquait… et ça m’empêchait de dormir) et à 6h par l’hôtesse italienne qui te parle un français phonétique que tu ne comprends pas. Mais le confort spartiate du ferry est largement compensé par la vue au départ et à l’arrivée. Ajaccio dorée par le soleil du matin, c’est assez priceless (puis je suis déjà arrivée par deux fois en avion en Corse, varions les plaisirs).

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A peine arrivées sur Ajaccio, on découvre les joies du “normalement” Corse. On chope un bus qui nous amène directement au centre, on demande un aller-retour et là “ah non mais y a pas de bus dimache prochain…” “Heu mais la navette existe jusqu’au 14 septembre sur votre site web” “oui ben non”. Donc les bus corses, c’est un peu du n’importe quoi. Par exemple, le samedi après-midi, on souhaite profiter de l’arrêt des activités pour faire un tour à Cargese. On attend gentiment le bus, on lui fait signe quand on le voit arriver… Le chauffeur nous fait coucou et trace la route. Je… euh… pardon ? Et le dimanche, j’ai bien fait de pas vouloir attendre la navette prévue à 11h30 (il était 10h30 et poireauter une heure à l’aéroport, bof quoi) car elle n’est jamais passée. Voilà, ça, ce sont les charmes de la Corse. Et je vous parle pas de la conduite folklorique du taxi, ça m’a rappelé l’Italie.

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Bref,on arrive au centre et comment dire. C’est beau. La mer est un peu déchaînée, il y a de la houle, je regrette un peu de pas avoir pris mon Reflex Canon mais entre mon iPhone et mon petit APN, je mitraille tout. Je suis bien, je suis en vacances. Je n’ai pas trop visité la Corse : le centre était un eu exilé et notre seule tentative de balade extérieure a été mise à mal par un chauffeur de bus facétieux. J’ai fait une jolie balade à cheval dont je vous parlerai demain et nous avons passé le dernier jour à Ajaccio, en mode “moi, ça me fait penser à l’Italie”. Et cette envie qui revient de partir vivre là bas même si la scène politique italienne m’agace vraiment trop pour le moment. Un jour peut-être…

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Et la plongée alors ? Les fonds sont chouettes même s’ils sont moins beaux qu’à la réserve de Port Cros ou à Marseille mais il y a une jolie topographie et j’aime bien ça, moi, la topographie en plongée. Tous ces paysages étranges dans lesquels on évolue en 3D. Avec quelques magnifiques murènes et des mérous nonchalants (quoi que j’ai vu un mérou nager vite, je pensais même pas que c’était possible tellement ils sont toujours en train de glander !). Bilan de la semaine : j’ai pas une seule fois dépassé la profondeur max autorisé (un de mes gros défauts en général), je suis une merde intégrale en orientation (on a terminé une plongée à 500 mètres du bateau), je sais pas me servir d’une boussole (cf parenthèse précédente), je suis un peu une quiche en photo sous marine.

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Et le meilleur pour la fin : la réserve de Scandola. Le dernier jour de plongée, on a eu droit à une belle plongée à l’orée de la réserve de Scandola, à Capo Rosso. “Tu vois le relief à l’extérieur ? Ben c’est pareil en bas”. La passionnée de plongée topographique que je suis a donc pris un énorme pied. Sans doute la plus belle plongée de la semaine avec en bonus un pique nique au coeur des calanques (sur les Zodiac mais c’est un détail).

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En résumé ? Ca me fait chier d’être rentrée.

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