Tatianaddict !

Par Lucas

Ami lecteur voici l’article dont tu es le héros ! Parce que voilà quoi, faut pas déconner, j’ai été lecteur moi aussi, je sais de quoi je parle…Sauf que là je vais vous parler d’un truc que je ne connais pas et ce truc c’est ma sylphide !! Ceux qui ont lu les Mémoires d’outre tombe savent de quoi je parle.

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cette photo n’est pas une photo de Tatiana bande de
voyeurs.

La Sylphide c’est cet être ethéré que Balavoine Tocqueville imaginait le soir en lui donnant tous les attraits imaginables. Attraits qu’on peut résumer en deux mots : pas conne et trop bonne, pure et gracile.

Bah moi je fais la même chose avec Tatiana que je n’ai jamais vue. Ouhai, j’ai préféré percuter un arbre à 100km/h pour faire mon intéressant au service réa de Pompidou.

Tatiana donc…

Moi aussi j’ai été lecteur et donc moi aussi j’ai passé 3 ans à imaginer ce à quoi ressemblait Nina (c’est d’ailleurs bien moins joli en rêve qu’en réalité… Demandez ma pommade, demandez mes léchouilles !)

Donc cet article oùssque je redeviens lecteur pour écrire…

Tatiana ca, un petit coté Russe.

Bien sur, des que je dis russe je pense au fait que la place rouge était vide devant moi marchait Nathalie elle avait un joli nom mon guide Naaaaathalie et puis la photo où on voit Lénine en train d’haranguer la foule et puis la musique Kalinka et puis la Smirnof et puis les belles blondes…Etcetera.

Non, sans rire, des que je pense à Tatiana, je pense à Anna… vous savez ce personnage fabuleux crée par Philippe Labro. Roh lala, quess qu’elle a pu peupler mes rêves, Anna. C’était l’un des personnages du bouquin « Quinze Ans ». Anna Vichniesky-Louveciennes. Avec sa classe innée et son lourd secret. Anna avait un coté mystérieux, évanescent et délicat… Un truc qui ressurgir dans le prénom Tatiana. Ouhai alors ceux qui me disent « bof,tu sais moi avec Tatiana, je pense à une « hyacinthe » ou à un « accord tacite » eh bah ces gens là peuvent aller voir ailleurs si j’y suis !

Donc Tatiana est grande, fine, avec des fossettes qaund elle sourit. Elle est châtain clair, limite blonde, elle a les cheveux courts, une élégance naturelle, une écharpe portée négligemment avec ce je ne sais quoi qui fait tout…Un port de tête gracieux, une démarche féline mais décidée. Elle a ce regard qui pétille, empreint d’intelligence et de futilités. Et, bien entendu, elle a un sourire désarmant…

 Heu t’es gentil Lucas mais ça peut-être n’importe qui dans la rue…

 Bon. Très bien. Je vous mets au défi. Envoyez moi une photo d’une femme dans la rue qui manifeste de tous ces caractères ! Vous avez mon mail ici ! Surtout, n’hésitez pas !

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Argent, trop cher

Voilà un sujet qui n’a jamais été abordé réellement ici et pour cause : l’argent, c’est tabou. Et pourtant, ça fait tourner le monde. C’est un mal très français ce rapport curieux à l’argent et à la réussite qui va avec. Il fascine autant qu’il répugne. Déjà, Tocqueville avait remarqué qu’aux Etats-Unis, on parle librement de sa réussite et de sa fortune alors qu’en France, on reste toujours pudique sur le sujet. Bon, alors enfonçons des portes ouvertes, puisque je suis très douée pour ça.

 argent
Comment parler d’argent ?

– soit je dis que j’en manque pas grâce à mes parents et on me traite de petite fille pourrie gâtée, issue d’une jeunesse dorée

– soit je dis que j’en ai pas assez et on me traite de petite fille pourrie gâtée, issue d’une jeunesse dorée et ingrate, en plus.

Quand j’étais ado, l’argent était quelque chose d’assez abstrait pour moi. J’avais deux cents francs d’argent de poche par mois qui me servait à économiser pour les cadeaux de Noël. Puis à 18 ans vint l’autonomie, l’appart dans la grand ville et la carte bleue. Et là, ô révélation : la vie c’est cher et l’argent, ça pousse pas sur les arbres. Bon, je n’étais pas naïve, je n’ai manqué de rien pendant ma jeunesse mais je n’avais rien sans rien non plus. Mes parents m’ont pas payé de voiture quand j’ai eu le permis et je n’avais pas droit à un truc juste parce que je le réclamais. Au moins, ça apprend la valeur des choses. Mais cette nouvelle vie m’a appris un truc : l’argent quand y en a plus, y en a plus. Apprends à gérer ton budget, ma fille. Donc j’ai ouvert des comptes épargnes : un auquel je ne peux pas toucher et un qui me sert à mettre de côté en prévision de gros achats genre un ordi portable ou un appareil photo numérique de mes rêves. Parce que, mine de rien, quand on se paie des trucs gagnés à la sueur de son front, ben c’est quand même vachement valorisant. Bref, je capitalise à mon petit niveau… D’ici 48 ans, je vais pouvoir me payer une chambre de bonne à Belleville, yeah !

 

Revenons à l’argent. Dire qu’il fait tourner le monde est un doux euphémisme. On court tous après l’argent, quoi qu’on en dise. Si on demande à quelqu’un quel est le métier idéal, réponse : bien payé et pas trop contraignant pour laisser du temps aux loisirs. Des fois, c’est juste « bien payé ». Tout travail mérite salaire, ça, c’est indiscutable. Mais bon, faire 40 h pour un SMIC, ça fait chier. Le but n’est pas forcément d’être riche mais juste de vivre confortablement, soit bien mieux que décemment. Avec quelques euros de plus par mois, ce serait bien qu’on ait une télé écran plat, un appareil photo numérique hyper méga perfectionné, un ordi supra puissant, un immense lit avec un matelas « face cachemire » (si, ça existe !) pour l’hiver… Bref, rien d’indispensable mais on vit mieux avec. Bon, là, je perçois déjà les critiques des plus bolcheviques d’entre vous : non mais c’est la société de consommation qui nous pousse à nous suréquiper, tu n’es qu’une sale capitaliste, Nina… Ben, franchement, je le dis : je peux pas vivre sans ordi (et Internet), ma machine à laver me rend bien service, je rêve d’un sèche-linge et d’un lit avec un vrai matelas. J’économise mes deniers pour mon appareil photo numérique reflex. Bon, je pourrais me passer de télé (surtout qu’au pire, je télécharge des trucs sur le net), qu’elle soit petite ou grande et de toute l’équipement dolby surround. Mais bon, quelles que soient nos opinions politiques, on est toujours à courir après quelques euros de plus pour améliorer son quotidien. Après chacun l’investit où il veut, en équipement hifi ou en alimentation bio ou je ne sais pas quoi.

Là, j’entends encore les réactions : non, moi, je ne cours pas après l’argent, moi, je m’en fiche, je choisis pas mon métier en fonction du salaire… Effectivement. Pour ma part, j’ai choisi le journalisme, un métier où on devient très (mais alors très) rarement millionnaire. Je ne veux pas forcément être pétée de tune, je veux juste pouvoir ne pas me priver. Je ne connais personne qui refusera une augmentation ou qui travaillera bénévolement, juste pour le plaisir de travailler. Le bénévolat, ça existe, c’est pas ce que je dis mais personne ne travaillera à plein temps bénévolement (sauf les stagiaires).

 

Après, évidemment, il y a des gens qui ne pensent pas à l’argent… Ceux qui en ont. Non, mais c’est vrai : en général, plus on a de l’argent, plus on peut se permettre de ne pas travailler pour en gagner plus (surtout quand cet argent vient d’un héritage). Bill Gates et Richard Branson peuvent se lancer dans l’humanitaire, ils ont gagné tellement d’argent qu’ils n’arriveront jamais à tout dépenser. Car l’argent, c’est l’équivalent moderne du sang bleu : il y a ceux qui en ont (donc l’élite) et ceux qui n’en ont pas (la France d’en bas). Ceux qui ont une grosse baraque et ceux qui vivent dans les HLM. En matière de réussite financière, pas besoin d’être le plus riche ou le plus brillant. Quand on voit Paris Hilton, on comprend que l’argent n’est pas synonyme d’une quelconque intelligence. Oui, son argent, elle ne l’a pas gagné à la sueur de son front (quoi que si, je crois qu’elle a fait un procès suite à la diffusion de ses prouesses pornos) mais quand je vous dis que l’argent fait la nouvelle noblesse, en voici la preuve. La reproduction sociale est peut-être discutable mais il n’en reste pas moins qu’un gamin de famille riche ira peut-être plus facilement en privé, aura son ordi perso, pourra suivre des cours particuliers… Bref, aura plus d’outils pour réussir (après, s’il est con comme un balai, l’argent ne peut pas tout faire non plus).

 

Bon, rassurons-nous, y a l’ascenseur social. Mais si on regarde les chiffres, il descend plus facilement qu’il ne monte. Si je me compare à mes parents, avec mon métier de journalisme à 2000 euros par mois d’ici quelques années, je serai bien en dessous du CSP de mon père (mais au-dessus de ma mère, quoi que…). Donc, en plus, on dégénère ! Sauf pour les nouveaux riches, cette noblesse de robe qui a acheté ses titres à la loterie ou à la Star Academy.

 

Bref, que ça fasse chier ou pas, c’est l’argent qui fait tourner le monde, point. Alors pourquoi ne pas en parler franchement et arrêter de se cacher derrière une fausse pudeur. On gagne bien sa vie ? Ben quelle honte il y a ? A moins que ce ne soit pour ne pas attirer l’attention des impôts…

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