Une journée détente en catamaran

Le 14 mars – Journée farniente en catamaran ! Je suis moyen motivée à l’idée de passer la journée en plein soleil mais la promesse de snorkeling me convainc d’y aller. Réveil à 6h50 pour m’offrir le lever de soleil. Raté, il fait encore bien nuit, à peine une petite touche plus claire au fond. Je m’habille et y retourne… Toujours pas. Finalement, j’aurai droit à un petit résidu en allant au bus, pas si mal…

Lever de soleil à Guajimico, Cuba Lever de soleil à Guajimico, Cuba

Nous prenons donc le bus, rendez-vous à 8h mais ça traînasse un peu. La vie de groupe est parfois un peu compliquée… On se rend à la marina de Trinidad pour prendre un catamaran. Nous sommes vingt-et nous récupérons un groupe d’une quinzaine de personnes. Bon, ça rentre car le filet central est sursquatté. Je choisis une place en dur, papote un peu, lis aussi. On a dit journée détente, j’applique.

Journée catamaran à Cuba Journée catamaran à Cuba

Première étape, le snorkeling. J’aime cette activité, ça crée une sensation de flotter encore plus forte qu’en plongée et j’ai même vu un poisson flûte. Il y avait des sergents majors (bagnards), des demoiselles bijoux, poissons papillons et surtout un très beau corail. A peine remontés sur le bateau, on file sur l’île avec des iguanes un peu partout… Dégueu. Des crustacés plein la plage aussi. Le lieu est très sympa ! Un léger micro-climat au vu des nuages alentours, une paella pas mal, une plage agréable. Une petite baignade, un paressage sur un transat… et évidemment des coups de soleil en pagaille. Un jour, j’apprendrai à me crémer correctement un jour en arrêtant d’oublier des zones. Et je vais arrêter la crème en spray aussi, c’est de la merde. En plus, je crame de partout mais mon visage reste pâle… Je veux du doré ! Quoi qu’il en soit, cette petite journée sur un îlot perdu avec une heure rien qu’à moi sur mon transat me fait un bien fou. Non parce que partir en groupe a certains avantages, le premier étant de ne me préoccuper de rien, mais il n’y a jamais de réelle solitude. Je voulais écrire, je n’ai tenu que ce journal (et encore, là, je suis dans l’avion du retour) et je n’ai même pas beaucoup lu : un roman terminé, quatre magazines épuisés… C’est aussi pour ça que j’aime la plongée : pendant une heure, personne ne me parle, je suis seule avec moi-même, n’adressant que quelque gestes à mes camarades pour dire que ça va (ou pas, parfois…), que j’ai encore plein d’air et que je ne sais pas où est le bateau. En fait, la plongée n’est pas loin de la méditation, j’aime laisser filer ma pensée… et graver dans ma mémoire ces paysages incroyables. Il faut que j’en fasse quelque chose… C’est marrant comme je n’ai jamais intégré la plongée à l’un de mes récits… Mais j’ai une idée d’une histoire d’un royaume fantastique qui est assez proche de la Cité et que j’ai bien envie d’écrire en ce moment (six mois plus tard, j’ai pas écrit une ligne là-dessus mais j’ai bien avancé sur Uchronia que je n’avais pas du tout imaginé à l’époque)… Surtout que mes lectures de vacances m’ont déverrouillé un point d’intrigue que je n’arrivais pas à passer (six mois plus tard, je n’ai aucune idée de quoi il s’agissait). Bref, je digresse sur papier comme j’ai laissé divaguer mon esprit sur cette plage.

Une plage à Cuba Un iguane à Cuba Un îlot à Cuba Décor pour snorkeling à Cuba

De retour au bateau, je continue de lire, ma coloc est assise à côté de moi mais elle ne dit rien, elle ne fait rien. Elle est enfermée dans son introversion et je n’ai pas la clé. C’est drôle que malgré sa très grande timidité, elle m’ait propose spontanément de partager la chambre… Un peu comme Anaïs au club de plongée quelques années plus tôt. Y a peut-être un truc à creuser.

Catamaran amarré à Cuba

Retour à l’hôtel, je me douche et file au bar pour écrire mon carnet de plongée, ce journal, trois pages d’Augura, trois pages de Kleo (ah, oui, ce truc totalement abandonné depuis) et peut-être un peu de Technopolis. Arrivée sur place, les grumeaux sont là, je m’installe à part. Mais le couple sympa arrive rapidement et je les rejoins. Je les aime trop, ils sont vraiment supers. Le groupe s’étend, on redescend faire signer nos carnets de plongée, on rit, on picole un peu, je vexe le beau gosse de service en lui disant qu’il a une tête de dessin-animé. Mais comme il est bourré, il aura certainement oublié.

Des nuages se reflétant dans les marais Des nuages se reflétant dans les marais Epave de bateau à Cuba Boire et écrire

Et voici la soirée de l’improbable, la soirée langouste. Je rigole beaucoup avec mon petit gang. Le repas est joyeux, la fin de soirée va être anthologique. Me voilà sur une piste de danse avec de (très) jeunes hommes à virevolter dans tous les sens en riant un peu niaisement, ne comprenant pas trop ce qu’il se passe. Faudrait que je me mette à la salsa, même si je crains un peu des dragueurs… Là, c’est hyper respectueux même s’il y en a un qui a jeté son dévolu sur une fille du groupe qui lui répète qu’elle a un mec mais comme ce petit jeu lui plaît, elle cultive l’ambiguïté. On danse en riant, on picole et on finit par rentrer à 1h du matin. La danseur dragueur nous rattrape rapidement et on l’abandonne avec la fille qui lui plaît (je n’aurai jamais le fin mot de cette histoire). On discute avec les filles qui me font part de leur aversion pour les grumeaux. Moi, à part une qui m’insupporte vraiment, il y a quelques “moments de grâce” où je peux échanger avec eux… mais voilà, à trop vouloir attirer l’attention, ils attirent l’aversion, surtout une qui glousse tout le temps et nous critique à portée d’oreille. Ah, les voyages en groupe…

Coucher de soleil à Cuba

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Tel un chat sur un clavier brûlant

(apparté : je me suis défoncée sur ce titre)

Ce qui est charmant quand on débute l’aventure des sites de rencontre, c’est qu’on fait parfois preuve d’un peu de naïveté. Peu importe votre quête, vous débarquez avec votre politesse et votre élégance, une certaine vision de la séduction. Mais parfois, face à vous, des joueurs très expérimentés qui n’ont pas de temps à perdre.
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Alors que vous vous émoustillez à découvrir tous ces beaux gosses et/ou belles gosses que vous pourriez butiner pour peu qu’ils répondent à votre flash, ça commence à clignoter dans tous les sens : une personne vous invite à chatter. Ohlala, dis donc, ça débute fort. Un peu comme si, à peine entré-e dans un bar, on vous offrait direct un Martini Grenade*. C’est flatteur. J’ai dit que les nouveaux sur ces sites faisaient preuves de naïveté ? Et bien je le répète. Vous cliquez donc sur accepter et vous pénétrez alors un univers différent où vous allez naviguer entre conversation sans relief (ça va ? Tu fais quoi sur ce site ? Et sinon ça va ?), des conversations polies sur l’amour, la mort, et sinon ça va ? et les personnes cash qui n’ont pas envie de parler mais de se prendre un petit shoot d’hormones. « Tu baises ? »
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La misère ou l’obsession sexuelle vous assaille sur ces fenêtres vous rappelant vos jeunes années sur ICQ : c’est moche, ça marche souvent pas très bien et on ne sait finalement pas trop à qui on parle. Un système de random chat avec pour seul axe commun : la présence sur un site de rencontre. Du coup, 90 à 95% des conversations n’ont in fine qu’un seul but : la baise. Non, je vous jure, le chat n’est pas l’outil des grandes histoires d’amour. Mais votre interlocuteur-trice va parfois tourner autour du pot, poser quelques questions sans intérêt pour tenter d’arriver au but : chez toi ou chez moi ? Certains, en bons stakhanovistes du cul**, vont direct vous poser la question. Quelques déclinaisons possibles, tirées de mon expérience : « tu baises ? » « envie d’une fessée ? » « je suis nu dans mon lit, tu viens ? » « tu aimes les gros calibres ? » (véridique, je l’ai eu celui là)… Tu dis oui, tu dis non, il-elle en a lâché une demi douzaine en même temps, le premier ou la première à mordre à l’hameçon a gagné. Si quelqu’un mord, j’ai pas de stats sur le sujet. Je testerais bien mais en temps que femme, j’aurais pas besoin de lancer beaucoup de lignes pour me faire tringler tous les soirs si l’envie me prenait, voyez. Peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse… des sens.
anatomie-de-la-pudeur
D’autres, cependant, n’osent pas être aussi francs. Timidité ou besoin d’en savoir un peu plus sur l’objet de sa convoitise, on n’est pas obligés d’adhérer au côté total trivial non plus. Bref, le chat tourne aux question un peu insipides, le temps de trouver le courage de sauter le pas, on s’emmerde un peu. Ou on peut beaucoup s’amuser, pour peu qu’on ait décidé que non, non, on ne cèderait pas à la tentation. Ne saisissez aucune perche, répondez toujours à côté de la plaque. Tu ne me demandes pas franchement si je veux baiser, je ne te dis pas franchement non. Par contre, au bout de la 30e question creuse, vous risquez de quitter le chat et ne plus jamais y retourner.
Fast-typing
Mais pas de panique ! Si le chat vous ennuie (et je le comprends), il existe un autre moyen de communiquer : les mails.

* Je viens de terminer Plonger de Christophe Ono dit Biot et il est question de ce cocktail, je dois le tester, c’est ma nouvelle obsession alcoolique.
** (c) José dans Les Mystères de l’Amour (j’ai des références)

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J’te flashe, j’te love

Après des heures de souffrance durant lesquels vous avez dû dénuder votre âme face au Dieu Site de Rencontre qui a tout voulu savoir de vous afin de mieux vous vendre sur le marché de l’amour, vous allez enfin pouvoir commencer à jouer. Direction la page d’accueil.
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Si vous êtes une femme de type hétérosexuelle, à peine avez vous validé votre dernière réponse qu’un ou deux hommes se sont déjà exprimé dans votre boîte à messages. Courageux, ils n’ont même pas attendu que votre annonce ou votre photo soit validée… Ca en est limite flippant, admettons-le, ça fait un peu affamé/désespéré. Même si c’est pas si con en soi comme stratégie : la nouvelle n’a pas encore pu mesurer à quel point elle peut se taper la Terre entière et tombe dans la sex addiction. Mais n’oubliez jamais qu’un site de rencontre, c’est comme un bar : si vous voulez séduire la jolie fille de service, attendez quand même un peu qu’elle soit dans l’ambiance.

Tentative de séduction dans un bar

Tentative de séduction dans un bar


Bref, vous avez enfin le droit de jouer sur le site. Tout site qui se respecte propose différentes options dont une que nous pourrions qualifier d’oeillade virtuelle : le flash, le charme, voire même le poke à la grande époque où Facebook nous permettait de choper. Le niveau 0,5 de la séduction, le coup d’oeil lancé par dessus le bar pour voir si le nouvel objet de notre affection serait tenté d’aller plus loin. C’est pratique un flash : ça prend 5 secondes, ça coûte rien et on peut en envoyer plein. Coucou tu me plais mais je te le signale discrètement, à coups de battements de cils et de timides sourires.
Femme entreprend la séduction par le langage corporel

Femme entreprend la séduction par le langage corporel


Maintenant que l’on a accès à la cour de récréation, on fait donc défiler les photos. Oh il est bien choupinou ce petit brun à lunettes et mal rasé, mmmm. Bon, sa fiche est un peu lapidaire, contentons nous d’un petit flash. Petit appel du pied et sauvegarde du jeune homme, ça peut servir. Ouuuuh, le craquant mec qui semble venir du Nord et qui a comme un petit air de Nicolaj Coster-Waldau, huhu. Bon, j’ai pas le temps de lui rédiger un mail sexy et drôle, contentons-nous de le flasher pour le moment, on lui écrira plus tard.
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Bref, ça défile, on flashe ou non selon si on imagine le/la titulaire de la fiche que l’on visite dans sa vie ou à minima dans son lit. C’est facile, c’est grisant. Nous qui n’osons pas maintenir le regard d’un-e inconnu-e dont on adorerait mordre les fesses. Le flash est l’arme préférée des timides qui en usent jusqu’à en abuser parce que ça ne coûte rien et que vu qu’on en envoie en masse, on ne notifie même plus ceux qui ne nous le rendent pas.
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Mais tiens, quelqu’un vous invite à chatter. La semaine prochaine, nous nous jetterons donc à corps perdu dans ces alcôves virtuelles où l’on parle potentiellement de tout. De son amour de Kundera ou de la dernière expo sur Cartier-Bresson à Beaubourg… en passant par le fétichisme et l’amour de la fessée.

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Mais vous, les filles, vous faites jamais le premier pas aussi

Ce qui est formidable avec les réseaux sociaux, c’est que tout le monde est libre d’y donner son avis. Y compris (et surtout) les cons d’ailleurs. Ainsi, la semaine dernière, nous avons appris pèle-mêle que pour pas être violée, il suffit de dire non fermement (et si tu le fais pas, viens pas te plaindre après) ou qu’embrasser une fille de force dans la rue, c’est rien du tout, rohlala ! Moi même, je l’avoue, j’aime bien que des mecs collent leurs lèvres aux miennes sans rien me demander, peut-être même vont-ils mettre la langue, ouhlala… Evidemment, la grande question qui demeure face à cette vidéo (outre le “mais putain, tu nous prends pour tes jouets, mec ?”) est : “mais pourquoi faire ? Quel intérêt à embrasser des filles dans la rue qui n’en ont pas envie ?”. Et pour avoir subi une tentative de baiser volé par le passé, je vous confirme que ça marche pas.

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Dans le déluge de commentaires qui a suivi, à base de “non mais ça va, c’est juste un bisou, vous êtes trop relou les meufs, y a plus graaaaaaaaave”, j’en aperçois un, je ne sais plus où, qui légitime “ouais mais faut avouer que vous, les filles, vous ne faites jamais le premier pas, faut bien qu’on se lance!”. Oui ok… Mais non, en fait. Petite analyse des faits.

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Mise en situation : je marche gaiement dans la rue quand je croise une bombe ultime, genre un Gael Garcia Bernal parce que les accents, ça m’excite à mort (et oui, dans cette histoire, j’aurais le pouvoir de détecter les mecs à accents, pourquoi pas ?). Complètement émoustillée, vais-je lui adresser la parole ? Et bien non. Et ce pour plusieurs raisons :
– que sais-je de ce mec à part que je lui mordrais bien les fesses ? Rien. Même pas s’il est, à minima, disponible et hétérosexuel.
– imaginons que ce bellâtre soit disponible et hétérosexuel, rien ne m’indique qu’il ait envie de subir une tentative de drague, qu’il en ait le temps. Oui, aussi incroyable que ça puisse paraître, les gens sont parfois dans la rue pour se rendre quelque part et ne vont pas tout laisser tomber pour prendre un café avec un-e inconnu-e. Sans parler du fait que je ne sais pas dans quel état psychologique il est. S’il le faut, il vient de passer une mauvaise journée et la nana qui vient lui adresser la parole pour lui dire qu’il est bien joli, non, là, non…
– imaginons que ce bellâtre soit disponible, hétérosexuel, pas pressé, de bonne humeur et motivé pour un café (bonjour la liste des conditions), allons siroter joyeusement un verre en terrasse et là, au bout de 2 minutes, je meurs d’ennui. Désolée d’être un peu cérébrale mais l’enveloppe physique, ça fait pas tout. Sauf à la limite à 2h du matin quand je suis en boîte et trop bourrée pour réfléchir mais vu que je vais plus jamais en boîte…

Draguer-en-boite

Mais au delà de ça, ce qui me fascine, c’est que, manifestement, dans la tête de ce garçon, le monde est une scène de séduction permanente. La femme ne sort dans la rue que pour être draguée puisqu’elle ne fait jamais le premier pas. D’ailleurs, c’est bien pour ça qu’on se maquille, qu’on se fait jolie, c’est pour inviter le premier mec venu à faire ce premier pas qu’on n’ose esquisser par timidité, bien sûr, bien sûr. Mais n’as-tu jamais envisagé la question sous un autre angle ? Que là, de suite, si on est dans la rue, c’est pour aller bosser, voir des copines voire notre mec ? Que si on porte une jupe, c’est parce qu’on la trouve jolie, qu’on aime bien qu’elle volète autour de nous mais qu’on s’en fout de vous ? Que là, de suite, je marche en pensant à un truc du boulot, que j’ai peut-être eu une mauvaise nouvelle dans la journée qui ne me rend pas vraiment d’humeur primesautière ? Non, le fait de fouler l’asphalte ne me fait pas immédiatement plonger dans une excitation telle que je ne peux qu’être sensible à la séduction, en attente d’un plan drague car je suis bien trop timide pour aller t’aborder, jeune homme. D’ailleurs, toutes les femmes dans la rue sont hétérosexuelles, disponibles et sensibles à un discours généralement sans intérêt, c’est bien connu…

Aborder-une-fille-les-erreurs

Bref, si nous ne draguons pas dans la rue, c’est pas par timidité. C’est juste qu’on n’en a rien foutre.

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Le SMS post premier rencard

Il y a deux types de premier rencard : celui qui se termine au lit et celui qui se termine sur une bise prometteuse ou embarrassée, selon l’intérêt de chacun pour l’autre. Parlons donc de ce rencard où chacun repart avec une incertitude relative : première étape d’une future relation ou seule et unique entrevue avec cet autre que nous aurons oublié dans quelques jours (et réciproquement) ? Si vous n’avez pas réussi à sentir le sens du vent, un indice : l’éventuel texto post premier rencard.

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Récemment, j’ai eu quelques rencards ne conduisant pas directement dans un lit et ce pour diverses raisons. Après avoir ingéré un verre ou deux, je reprends le chemin de ma maison, quand mon mobile se met à vibrer et je reçois un message de type « c’était cool, on se revoit bientôt ? » Là, je peux dire sans trop m’avancer que le poisson à mordu à l’hameçon. Ou alors ce monsieur est excessivement poli ou pervers, je ne sais pas. Mais partons du principe que c’est un signe manifeste d’intérêt et penchons nous plus avant sur ce SMS post premier rencard.

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Vous passez une excellente soirée avec une personne qui vous attire mais voilà, la nuit ne sera pas à vous. Vous vous quittez et là, que faire ? Pourquoi envoyer ce SMS 10 à 15 mn après ce premier rendez-vous ? Hypothèse la plus simple : la timidité. Il n’est pas toujours simple de manifester son intérêt pour l’autre de façon claire, surtout quand on est timide et que l’on manque de confiance en soi (c’est généralement lié). Comme on n’a pas envie de se prendre un râteau en frontal, le sms est une façon prudente de signifier à l’autre qu’on aimerait bien effectivement passer au 2e tour, on ne disait pas juste ça par politesse.

drague-pour-introvertis

Le sms post premier rendez-vous est aussi une bonne façon de casser la terrible question du « quand doit-on relancer l’autre ? » et « pourquoi il/elle ne le fait pas ? ». Ben oui au moins, on indique directement la situation : moi vouloir toi et fais en ce que tu en veux. Par ailleurs, il faut battre le fer tant qu’il est chaud, comme on dit. Ne pas laisser le doute s’insérer, ne pas laisser à l’autre l’opportunité de se dire qu’à la réflexion, ce rendez-vous n’avez rien de magique et qu’on va peut-être en rester là.

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Mais parfois, ce premier texto est sans calcul, une simple envie de prolonger de quelques secondes la magie du rendez-vous. Peut-être est-il l’aveu d’un regret, celui de ne pas avoir eu le courage de se lancer, de déposer un baiser sur les lèvres de l’autre. Une occasion de rattraper très légèrement ce manquement… En attendant le rendez-vous suivant.

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Courrier des cœurs, réponse à Mayra

Cette semaine (ou à peu près), Mayra nous a posé la question suivante :

« Il y a 3 ou 4 mois, j’ai flashé sur un homme, à mon lieu de travail. J’ai tenté plusieurs approches pour le connaître et faire
savoir que j’étais intéressée par sa personne. Tout d’abord, il est impossible d’apprendre quoique ce soit sur sa vie privée et ensuite il a très bien compris que j’étais plus qu’intéressée au vu de mon agitation dés que je l’aperçois. Comme j’en ai assez de cette situation et parce que j’ai envie d’aller de l’avant (je déteste faire du surplace), j’ai décidé de me lancer et de lui dire…mais voilà, j’ai eu l’occasion cette semaine de le voir seul et je n’ai pas réagi. J’étais d’une part tétanisée, mais surtout je ne savais pas vraiment ce que je devais lui dire ou lui demander ? Es-tu disponible ? Es-tu homo (ze grande question qui me tarabuste) ? Prendrais-tu un verre avec une fille que tu ne connais pas mais qui ne cesse pas de te chercher ? Ca te dit une soirée sushis ? Habituellement les rôles sont inversés, c’est pourquoi je ne me sens un peu désemparée.  Je précise que je ne sais pas ce qu’il pense de tout cela. Il semble timide et me fait toujours de grands sourires mais quand cette fameuse occaz s’est présentée, il n’est pas venu me parler non plus. Je sens le rateau poindre mais il m’est nécessaire pour avancer. Quelqu’un d’autre laisserait peut-être tomber, mais pour ma part, je veux savoir ! 
»

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La cellule love and sex s’est réunie, voici ce que nous en pensons.

Tatiana : Il m’est passé une histoire similaire une fois : un mec au travail dont j’ai réussi à me rapprocher, on parle et on
s’entend bien, je commence à le chercher et il répond mais rien de plus. Ca dure pendant deux mois et je ne comprends pas ce qu’il cherche. Comme toi à cette époque j’avais besoin de me lancer. En général je ne fais pas le premier pas mais je crois que je voulais me prouver à moi-même que je pouvais le faire. J’ai commencé à faire des allusions beaucoup plus fortes et un jour où il y avait un pot dans la boite et que j’en suis sortie un peu éméchée, je lui ai casi fait une proposition de rdv. Deux ou trois jours après il m’a invité à sortir, puis une autre fois. Résultat des courses : le mec était fraîchement divorcé et plein de problèmes à régler avec lui même. On est jamais allés au-delà du 2e rdv, mais je n’ai eu aucun regrets car je suis allée jusqu’au bout.
Alors si tu veux te lancer, lance toi. 

Enzo : (Enzo hoche la tête toutes les dix/quinze secondes car c’est quelqu’un qui sait écouter mais ne parle pas parce qu’il
n’y a pas de question ou que les réponses sont incluses dans les questions)

Petite Cervoise : ah, on dit toujours « no zob in job »… mais comme l’hormone l’emporte (presque) toujours sur le neurone, pour être fixée utilise l’outil principal de communication : le mail. un mail aux airs pro qui appelle une réponse, un échange qui finit en conversation voire en « on va à la cafèt’ ? »… c’est délicat car l’écrit reste, mais si c’est bien mené, l’efficacité est prouvée.
PS : à la cafèt, ne prend jamais le potage à la tomate, même pour avoir l’air d’une fille saine.

Jane : Tu sembles déjà résolue à aller de l’avant, même si c’est pour ramasser une réponse négative, alors je vais me contenter
de faire la supportrice et admirer ton courage. Parce qu’il va falloir que tu te jettes à l’eau du coup!

Pour la façon d’amener la chose, il va juste falloir saisir ta chance au vol, en proposant un verre un soir en sortant du travail, en faisant un bout de chemin ensemble en partant le soir (quitte à dire « oh moi aussi je pars, tu m’attends? » alors que tu n’es pas du tout prête à partir…) ou en proposant un combo sushi + DVD sous la couette + affinités, mais c’est déjà beaucoup plus frontal et beaucoup moins subtil comme approche.

Et comme je suis assez d’accord avec Enzo, d’où qu’elle est la question, je n’ai qu’une chose à dire: go go go! 

Nina : Bon, pour ma part, je trouve que rien n’est évident dans cette histoire. Il ne te parle pas donc il ne veut pas de toi ? Peut-être que oui, peut-être que non. Déjà, tu considères qu’il sait qu’il te plaît mais en es-tu si sûre ? Tu dis un peu plus bas que tu ne le connais pas, finalement donc difficile de savoir s’il a même perçu ton trouble. Ensuite, s’il ne t’a rien demandé, peut-être est-ce pour les mêmes raisons que toi, il n’a pas osé ? Ou parce qu’il ne s’est même pas rendu compte de ton trouble à moins que ce ne soit par timidité ? Au XXIe siècle, le premier pas n’est plus exclusivement masculin ! 

Voilà, si toi aussi tu as une question, envoie la nous à nina.bartoldi(a)gmail.com, un petit mail sur Facebook, twitter ou même en comm ici, tout est possible !

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L’étrange stratégie de la froideur

L’autre soir, je matais distraitement une série australienne Nos vies secrètes où on retrouve notamment une nana qui jouait dans Hartley Cœur à vif (Jodie la chanteuse). A un moment, un mec est en rendez-vous avec une fille et comme il n’a pas envie d’aller plus loin avec elle, il se lance dans la stratégie de la froideur : « je réponds par monosyllabe et je ne la regarde plus jusqu’à ce qu’elle parte d’elle-même ». Je n’ai qu’une chose à dire : crétin.




Bon, prenons au hasard une fille, moi. Oui, je me prends en exemple, je me connais bien, c’est plus pratique. Donc imaginons que je me retrouve avec un homme qui me fait le coup de la froideur. Et bien comme une conne bien élevée que je suis, la même qui dit bonjour aux gens qui ne lui répondent pas, j’aurais essayé d’entretenir la conversation. Bah oui, comment savoir dès le départ que ce mutisme est une marque profonde de désintérêt pour ma personne plutôt que de la timidité. Souvenez-vous comme je m’étais gentiment fait remonter les bretelles sur l’épisode d’où trouver l’homme où je narrais un rendez-vous d’un profond ennui, un lecteur me faisant remarquer que c’est facile de se moquer mais que j’avais qu’à parler, moi aussi. Oui, j’aime les gens qui s’emportent contre des fictions.  Bref, au lieu d’utiliser de vieilles stratégies merdiques, pourquoi ne pas tenter la franchise, pour voir ?


Evidemment, ce n’est jamais facile. Nous avons tous été dans le cas d’une soirée où l’autre est intéressé mais nous, pas. Comment s’en sortir tout en restant respectueuse et polie ?En général, je joue le langage corporel en évitant les regards appuyés et en me « fermant » physiquement (épaules rentrées, corps un peu avachi, bras croisés…) et en maintenant une distance mais je reste quand même courtoise. Parce que ce n’est pas parce que le monsieur ne m’attire pas qu’il est forcément un abruti congénital dont la conversation va profondément m’ennuyer. Si je peux passer une soirée sympa à discuter à défaut de faire des folies de mon corps, voire des folies de mon cœur, franchement, c’est tout bénef.


Parce que la stratégie de la froideur est doublement vicieuse. D’abord, c’est la garantie d’une mauvaise soirée pour les deux personnes. Franchement, à moins de tomber sur une personne totalement égocentrique qui ne se rend même pas compte que vous ne répondez que par monosyllabe, la soirée va être pénible pour tous les deux et même gênante. Oui, vous savez, ces silences gênants où une petite voix dans notre tête nous supplie de trouver quelque chose à dire. Mais qui peut sérieusement s’imposer ça ?


Et puis surtout, la stratégie de la froideur est odieusement vexante. Bien sûr qu’on ne peut pas plaire à tout le monde, c’est un fait, même Angelina Jolie ou Megan Fox ne font pas l’unanimité. Moi, je l’aime pas par exemple Megan Fox, elle est trop vulgaire. Mais ce n’est pas parce qu’un mec n’a pas envie de moi qu’il doit se montrer tellement désagréable que j’ai l’impression d’être non seulement moche mais en plus la fille la plus inintéressante de la planète. Très bon pour mon ego. Et ça, j’ai du mal. Sans parler de ceux qui se montrent carrément méprisants, des fois qu’on puisse éventuellement croire, sur un incroyable malentendu, que le monsieur est intéressé. Un minimum de respect s’impose à la fin. Je pense que personne n’apprécie ce genre de pratique, pourquoi donc l’utiliser ? Surtout qu’il m’est déjà arrivé de changer d’avis sur un homme qui ne me plaisait pas de prime abord mais en le connaissant un peu mieux, finalement… Bref, on peut fermer la porte mais inutile de la claquer, on risquerait de le regretter. J’ai déjà vécu ça, un mec qui m’a jetée pour mieux revenir après, il a couru longtemps avant de… se prendre un vent.



Y a des jours où le jeu de séduction m’épuise. Le pire étant le mec qui ne m’intéresse pas mais qui se croit suffisamment irrésistible pour que je sois forcément sous le charme et me joue le jeu de la froideur. Dans ce cas là, je le lui rends bien, je ne fais aucun effort mais en plus, je prends un air détaché, genre, « ranafout de la tension entre nous ». Comme ça, c’est lui qui a l’air con. Mais bon, un jour, on apprendra à se comporter correctement. J’espère.

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Où trouver l’homme ? Episode spécial : mais où se cache Nina ?

A la recherche du prince charmant
Recommandé par des Influenceurs

La semaine dernière, j’ai reçu un mail d’un fidèle lecteur sur Facebook qui me demandait quelle était la part de fiction et de réalité dans Où trouver l’homme, notamment sur le fait que dans ces articles, je ne faisais jamais le premier pas. Amusant, avant qu’on me le dise, je n’avais jamais remarqué.


Quand Nina drague dans où trouver l’homme, c’est souvent : « je me redresse, seins en avant, cheveux au vent, sourire ultrabright et j’attends qu’il me remarque ». Pas du tout femme indépendante des années 2000, tout ça. Au départ de la série, j’envisageais plus de décortiquer les lieux de drague sans qu’il ne se passe rien puis à force, je me suis dit qu’il serait sympa d’égayer un peu l’histoire en y intégrant des personnages comme Fabien, Tatiana… Histoire de rendre le tout plus réaliste, que ça fasse vraie histoire de la nana qui cherche l’Homme.  Tout en étant globalement une belle loseuse.

Mais pourquoi est-elle aussi passive ? Parce que dans ma vraie vie, je ne drague pas, en fait. Non, je séduis comme on dit et ça prend un peu plus que trois longueurs de piscine, une descente au ski ou un cycle de machine à laver. Oui, je mets plein de liens pour que les
nouveaux arrivants lisent les anciens épisodes, je suis diabolique, hin hin hin ! Ce n’est pas par timidité, je l’ai perdue en même temps que mes dents de sagesse, à peu près. En fait, c’est un faisceau de plusieurs choses.


En premier lieu, quand je suis à l’extérieur, peu importe où, je ne suis pas très attentive aux individus. D’abord par myopie, ensuite pas distraction et rêverie. Quand je prends le métro, je suis soit en train de lire, soit perdue dans mes pensées. Quand je fais des longueurs de piscine, je suis en train de réfléchir à plein de trucs…et à mater les mecs, ok, mais je n’ai aucune chance au vu de ma propre tenue et il est hors de question que je m’arrête pour draguer, je dois nager tant et si je m’arrête, je perds le rythme. Parfois, il m’arrive de repérer un beau garçon mais c’est une considération esthétique plus qu’un désir qui naît. Il est séduisant, j’enregistre mentalement son visage et ça en reste là. Mais pourquoi ? Parce que je suis une jouisseuse cérébrale.

C’est un fait, un mec qui ne me fait pas rêver sur le plan intellectuel (au sens très large du terme) ne m’intéresse pas. J’y peux rien mais j’ai besoin de sentir que le mec qui me parle est brillant, intelligent et cultivé pour avoir envie de le mettre dans mon lit et que nous ayons certaines connexions intellectuelles. Il m’est déjà arrivé de coucher,avec des mecs avec qui j’avais très peu échangés, ça a toujours été un fiasco sexuel. En général, une fois partis, j’avais plus du tout envie de les revoir. Des fois, ça le fait même avant le
premier baiser, j’ai envie de disparaître tellement je ne me sens pas à l’aise avec le monsieur. Alors avoir envie de me mettre toute nue devant lui pour qu’il remplisse mon vase de son tuyau,,non, non, sans façon.



Donc le bel inconnu ne me séduit pas par son simple physique, j’ai besoin de plus. Or que sais-je du bel inconnu en dehors de son esthétisme qui me plaît. Est-il disponible pour commencer ? Est-il même Français ? Ce n’est pas que je ne veuille pas coucher avec des étrangers mais là, mon personnage cherche une relation durable et si Bel Inconnu n’est là qu’en touriste, ça va être compromis. Même pas dit qu’on trouve une langue pour communiquer. Ce qui peut être excitant pour le coup. Oui, l’exotisme, ça agite ma jouissance intellectuelle.



Au delà de sa disponibilité et du pays dans lequel se trouve sa résidence principale, reste donc l’énorme problème de la compatibilité de personnalité. Avons-nous quelques points communs ? Des centres d’intérêt à partager ? Tout simplement quelque chose à se dire ? Parce qu’en toute honnêteté, je peux trouver un beau mec tout à coup plus du tout attirant juste parce que je n’aime pas sa personnalité. Et l’inverse est vrai, parfois. Il faut un équilibre entre les deux. Oui, je vais pas mentir en disant que le physique ne compte pas mais il n’est pas essentiel.

Alors forcément, comme je ne drague pas et que je vois rarement un mec qui me plaît de prime abord car je suis difficile (en plus) et craque souvent sur un physique particulier où on retrouve un visage mal rasé, un profil magnifique et un regard intense, il est vrai que j’en rajoute un peu. Je pars de situation que j’ai vécues, en général, comme la laverie ou le cybercafé récemment mais dans ces deux lieues, je n’ai vu personne qui me plaisait. Je dirais même : je n’ai réellement vu personne car je n’ai pas vraiment fait attention.

Maintenant, il arrive que j’utilise des éléments réels de ma vie pour les mettre dans ces histoires. L’histoire Fabien est un mix entre une histoire arrivée à une amie et une des miennes. J’ai fait un article sur la laverie car j’ai eu l’occasion d’y aller tout comme au cybercafé aux petites heures de la journée (et ce fut dur). Mais globalement, mon seul but est de raconter la quête effrénée de l’Homme par une nana qui n’a pas de chance et s’y prend de plus comme un manche en utilisant des lieux que nous connaissons tous.

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Où trouver l’homme ? Episode 24-2 : au mariage

A la recherche du prince charmant

(Lecteur, lectrice, je te rappelle que tout ceci n’est qu’une fiction, je suis pas allée à un mariage en vrai, mes amis ne se marient pas)

Dans l’épisode précédent, j’étais à un mariage de type « je connais personne et je m’ennuie ferme » quand je verrouille une cible, un bel homme qui me paraît seul. En tout cas, sur la photo des « on sait pas quoi en faire », catégorie à laquelle j’appartiens, il est seul. Intéressant, très intéressant. Va falloir attaquer.


Ca tombe bien, c’est l’heure du vin d’honneur. Ma timidité (si, si, je suis timide, des fois) et ma pudeur naturelle étant inversement proportionnelle à mon taux d’alcoolémie, j’avale une petite gorgée de punch et je me rapproche l’air de rien. Il semble s’ennuyer ferme lui aussi, ne connaissant vraisemblablement personne. Ok, banzaï, j’y vais.

« Salut, je m’appelle Nina et toi ?

– Fabien.

– Ah ok. Tu es un invité du marié ou de la mariée ?

– De la mariée. »

Génial, ça nous fait déjà un point commun. Et tu la connais d’où ? Ah du boulot ! Moi du collège. Ouais, je sais, j’ai perdu mon accent du sud. Quoi que c’est marrant, dans la phrase « j’ai perdu mon accent », j’ai tendance à dire accing. Comme quoi, il fait de la résistance, le petit, c’est bien. Je suis très fière de mes origines du terroir et ça me déprime d’avoir perdu l’accent. Bon, il est sympa Fabien puis il multiplie les eye contacts, c’est plutôt bon signe. Ah, là, il a rapidement glissé vers mon décolleté. Mais il revient à mes yeux, l’honneur est sauf.


L’avantage quand on discute à l’heure de l’apéro, c’est qu’on boit moins, je suis donc en pleine possession de mes moyens quand il s’agit de s’installer pour le dîner. Dieu, dans son infinie bonté m’a placée juste à côté de Fabien ! Ou alors, c’est la table des rebuts venus seuls et n’appartenant pas aux deux familles, les mêmes que sur la dernière photo où les mariés ont une crampe à la mâchoire à force de sourire. Peu importe. Comme je suis une fille sociable et bien élevée, je discute un peu avec l’ensemble de ma tablée tout en adressant
des regards en coin à Fabien qui les attrape tous. Yes ! Y a moyen de moyenner, là.

On mange. On mange. On mange encore. Mais qu’est-ce qu’on peut manger à un mariage, c’est indécent, j’ai peur pour les coutures de ma robe. Et on boit aussi. Du blanc, du rouge. Voilà, on mange, on boit et on discute et ça n’en finit pas. Le problème c’est que je ne suis pas habituée à manger et boire autant et je commence à glisser dans une douce torpeur, je sens Fabien un peu flottant aussi. Soudain, le DJ décidé qu’il est temps de se bouger le popotin, pile ce qu’il fallait.

« Youhou, je vais danser ! Qui vient ? »

Sous entendu : Fabien, tu me suis, s’il te plaît, sous peine de briser mon petit cœur ?

Il obtempère. Il est top ce mec. Nous voici à nous dandiner sur la piste de danse. Faut avouer que j’adore danser. Non pas que je le fasse forcément bien, j’ai jamais pris de cours mais ça importe peu, le dandinement est mon ami. Ouais, j’adore cette chanson, je chante à plein poumon : « GIMME GIMME GIMME GIMME MORE ! ». Oui, le DJ doit contenter tous les âges et tous les styles de personnes, y compris les fanas de Britney. Et franchement, Britney, pour danser, on fait difficilement mieux.


« Every time they turn the light down, Just wanna go that extra mile for yaaaa ! »Bonne nouvelle, Fabien semble plus amusé par ma version un peu personnelle de la chanson qu’effrayé. Ca tombe bien parce qu’après une journée à m’ennuyer ferme et après quelques verres de vin, je suis très motivée pour faire la fo-folle. Et je le fais drôlement bien.

Mais déjà, la soirée se termine. Je me rends compte une fois assise que j’ai très très mal aux pieds, mes petites folies sur le dancefloor vont se payer cher. Mais tant pis, je me suis bien amusée. Peu avant de partir, Fabien vient vers moi et me demande mon numéro car ça lui ferait plaisir qu’on aille boire un verre un soir. Un peu mon neveu. Je le lui donne, il me susurre un merci dans l’oreille et m’embrasse délicatement sur la joue.

Les enfants, j’ai une touche.

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Courrier des cœurs : réponse à ML

Cette semaine, ML nous a soumis la question suivante : « J’ai un collègue avec qui il y a attirance depuis deux ans, on flirte par mail et tout mais il ne s’est encore rien passé. Je lui plais, il me plaît mais rien. Pourtant, je sais qu’il en a envie, il me l’a dit. Alors que faire pour débloquer la situation? »



La cellule love and sex des vingtenaires s’est donc réunie pour essayer de répondre à cette délicate question.

Tatiana : Viole le !

Summer : moi je dis qu’il y a anguille sous roche. Il te dit mais ne fait rien? étrange…

Jane : Au bout de 2 ans, s’il y a vraiment attirance, s’il avait du passer quelque chose, ça se serait passé. A moins que le monsieur en
question soit indisponible genre « j’ai une femme et 5 gosses », où là, on comprend l’hésitation… Non mais voilà quoi, 2 ans! Il y a bien un moment où il faut savoir se jeter à l’eau, passer du flirt gentillet par mail interposé (qui remplace les petits papiers qu’on s’envoyait en cours au collège) à une tentative de rapprochement physique (on se tient la main pendant la récré) voire même carrément physique (on se fait des bisous à la grille le soir avant de rentrer chacun chez soi)
Enfin bref, deux ans d’attente, quand on a plus de 15 ans, ça fait beaucoup quand même… Pourquoi ne pas tenter de forcer le destin histoire de tester votre compatibilité avant la ménopause?
Parce qu’il semblerait que monsieur ne soit pas prêt à faire le premier pas.
Le conseil bonus: Demander à une copine de la compta de dire à un de ses collègues des RH que tu es dispo un soir en semaine pour sortir et attendre la réponse par le même chemin.

Bobby : La timidité devrait être proscrite…
Vous êtes hétérosexuels, alors foncez, que diable ! Aucun rapport, me diras-tu ? Mais ma ptite, que je mette deux ans à me poser des questions, du style « oui mais si il me refoule parce qu’il n’est pas gay ? » ou « peut-être est-il bi avec un peu de chance ? », ça peut se comprendre. Toi tu n’as aucune excuse. Alors on se met un coup de pied au cul, et on y va !
(Bobby en mode pédé aigri qui en a marre des chouinouses)

Jane : Et s’il est gay en fait et que c’est pour ça que ça avance pas, hein hein? 😉

Bobby : Dans ce cas :
1/ Oublie le
2/ Non, non, on t’a dit d’oublier !
3/ Présente le moi

Diane : Alors, dans ce genre de cas, plusieurs solutions:

1/Le damoiseau en question pourrait bien, tout simplement, ne pas être célibataire, ce pourquoi il flirtouille parce que tu lui plais réellement, mais que il ne veut pas aller jusqu’à l’adultère.

2/Il peut également être un énoooooorme immense timide (parce que 2 ans qd même…), de ces gens que, même quand tu leur envoie des énooooormes signaux genre ouiouitumeplaisjtassurevraimenttienstusensbont’esbeauj’aimebientavesteposetesmainssurmeshanches, eh bien ils se disent toujours « peut-être que pas vraiment au fait », du fait que effectivement y’a des gens qui jouent avec les autres sans vouloir aller plus loin. Bref, si c’est le cas, tu prends le taureau par la corne, si j’ose dire, et tu l’invites carrément à diner, avec force suggestion et jupe fendue.

3/Ou alors, ou alors, c’est peut-être que c’est juste le jeu qui l’intéresse, qu’il a peur qu’une fois le flirt consommé, la magie de la séduction disparaisse, et qu’il aime justement cette petite incertitude excitante qui plâne entre vos deux libidos au garde à vous.

Mais dans tous les cas, il n’y a qu’une façon d’être fixée, c’est de lui rentrer dans le lard.

Lucie : jusqu’à présent je pensais être un cas désespéré, merci à toi chère lectrice…je vois qu’il y a plus désespérée et plus nulle que moi
en drague!!!! Enfin bon 2 ans….hahahahahahahahaha….je serais tentée de dire que vous êtes (si il y a réellement ouverture avec le monsieur) vraiment de grands handicapées…mais lâchez-vous enfin! Vous n’allez pas non plus y passer 2 ans de plus.

Sinon, autre hypothèse, le monsieur en question est un grand pervers qui s’amuse allègrement avec toi depuis 2 ans. Et comble du comble du pire, peut être qu’il en plaisante même avec ses potes…version dîner de cons!!!! dans ce cas là, jettes-le.

Lucas : Je suis le seul à avoir pensé à la scène de Love Actually où le patron impose à une de ses employées de prendre son courage à deux mains et d’aller voir l’objet de ses soupirs pour le bien-être de la boite ?
Je te donne la réponse qu’une demoiselle avait écrite lorsque j’avais organisé une Lucas Academy (où les 13 candidates initiales devaient écrire un article chaque semaine sur un sujet que j’avais proposé : au bout de deux mois restait l’Elue).
Note bien que la scène se passait à une soirée mais qu’elle est transposable au bureau.
Le damoiseau : « Bon ben je m’en vais, il est tard. Bonne nuit. »
La demoiselle : « Et t’as cru que t’allais partir sans me rouler une pelle ? »
Trash ? Pfff, arrêtez vos jugements négatifs, vous les lecteurs pleutres ! Entreprenante c’est tout…

Enzo : Tout d’abord, je suppose qu’après deux ans, tu connais son statut marital et donc qu’il n’y a pas de soucis de ce coté là ! Si ce n’est
pas le cas, laisse tomber, vous échangerez votre premier baiser lors du pot de départ en retraite.
Je me désolidarise de la plupart des commentaires de mes camarades :
Summer > ELLE dit mais ne fait rien? Etrange…
Jane > Et pourquoi pas se peindre les fesses en rouge pour attirer l’attention du mâle et l’inviter à la saillie ? Il faut arrêter et se prendre en main tout(e) seul(e) !
Je dirais donc qu’il faut que tu agisses comme une grande fille ! Comme le dit Tatiana (quoiqu’avec un peu de nuance), viole-le ! Comme le conseille Lucas, soit entreprenante au lieu d’attendre (2 ans, putain !) ! Met les pieds dans le plat ! Girl-Power !

Si toi aussi, tu as une question à nous soumettre, n’hésite pas à nous laisser un comm, mail, message sur facebook, ce que tu veux !

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