Je suis pas féministe mais…

“Moi, je suis pas féministes mais…” donc si, tu l’es. Je sais pas si vous avez remarqué le nombre de phrases commençant par “je suis pas [insérez truc plutôt honteux] mais…” et le reste de la phrase vient précisément démentir cette affirmation. Mais… attendez, en général, on dit ça de quelque chose d’assez honteux genre “je suis pas homophobe” ou “je suis pas raciste” mais alors pourquoi on dit ça du féminisme ? Facile ! Parce que les medias (et les gros machos de merde et leur humour oppressif) nous en donnent une image déplorable.

Ah oui, les Femen, l'exemple adoré de tous ceux qui vomissent les féministes et qui jouent l'amalgame à fond

Ah oui, les Femen, l’exemple adoré de tous ceux qui vomissent les féministes et qui jouent l’amalgame à fond

Alors souvent, ce “rejet” du féminisme n’est pas tant une dépréciation de ce combat mais la volonté de finalement donner plus de poids à son propos. Un peu un “moi, je suis citoyenne neutre et je trouve que ça, ça pose problème”. Je peux comprendre cette posture parce que si tu arrives en tant que féministe sur un débat, le contradicteur va te disqualifier de suite parce que “t’es pas objective” (alors que lui, oui, forcément). Le fait que mon féminisme ait pu m’apporter la réflexion,le recul, les références sur certains sujets (non, je n’entre pas dans une discussion comme un chien dans un jeu de quilles juste pour dire “hé non, je suis pas d’accord parce que je suis féministe, d’abord!”), apparemment, ça ne compte pas parce que je ne suis pas objective. Pourtant, y a-t-il besoin d’être objective pour noter que la situation de la femme en France s’aggrave de jour en jour ? Qu’on peut difficilement sortir dans la rue sans se ramasser le relou dragueur de service et qu’en plus, si on ose s’en plaindre, on est des connasses et on doit essuyer des litres de male tears sur le fait qu’on n’est pas gentilles parce que tu comprends, la drague dans la rue, c’est pas facile (sans doute parce que 9 fois 10, ça nous saoule, on ne vous a rien demandé, foutez-nous la paix). Est-ce mon féminisme qui tue dans une relative indifférence une femme tous les trois jours sous les coups de son compagnon. Est-ce mon féminisme qui me fait lire ou entendre que les journalistes, dégoulinants de paternalisme, se réfèrent aux femmes par leur prénom, couleur de cheveux voire carrément compagnon… ?  Mais non, je suis pas objective, merci de sortir du ring.

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Mais il reste cette douloureuse impression que le terme “féministe” est mal perçu. Alors regardons un peu mon parcours féministe. Plus jeune, jusqu’à mes débuts par ici, d’ailleurs, je me définissais comme préoccupée par l’égalité homme-femme mais “surtout pas féministe, hein, je suis pas Isabelle Alonso !”. Alors pour les plus jeunes d’entre nous, Isabelle Alonso passait pas mal de temps à l’époque à squatter le plateau de Ruquier, certainement pour l’émission “On a tout essayé” mais j’ai un doute vu que j’ai jamais pu supporter Ruquier (je déteste les gens qui rient de leurs propres blagues et qui débordent de fierté et de suffisance. Même si à ce niveau là, reconnaissons que notre ami Laurent n’arrivera jamais aux chevilles des égotiques suprêmes Ardisson ou Hanouna, dans des styles très différents pour le coup). Et donc je détestais cette brave Isabelle parce que… et bien dix ans plus tard, je suis plus bien sûre. Je me souviens d’une chronique de Guy Carlier qui se moquait de ce féminisme de salon qui se bat pour des clopinettes car les vrais combats sont ailleurs. Oui, je n’avais pas bien notion du mansplaining à l’époque. Et puis y avait ce combat contre une pub Fleurette “oh ça va, c’est bon, c’est de l’humour”, haussais-je les épaules, ignorant le concept même d’humour oppressif. Bref, j’étais au degré zéro du recul et de la réflexion. Les medias me disaient que les féministes étaient des hystériques s’agitant sur des combats “moins importants que le viol ou la violence conjugale”, je les croyais. Féministe, moi ? Ah non, pas du tout !

Déclaration de la demoiselle “Féminisme. Je déteste ce mot parce que ça ne devrait même plus exister. Nous sommes tous égaux, alors pourquoi est qu’il y a un débat sur le sujet ?”  Je me frappe le front...

Déclaration de la demoiselle “Féminisme. Je déteste ce mot parce que ça ne devrait même plus exister. Nous sommes tous égaux, alors pourquoi est qu’il y a un débat sur le sujet ?” Je me frappe le front…

Puis j’ai eu ma période “égalitariste”. Je n’étais pas féministe mais égalitariste parce que je voulais l’égalité entre humains quelque soit leur sexe ou couleur ou origine sociale. Je le suis toujours, hein, sauf que j’ai compris un élément essentiel : pour arriver à une égalité entre les sexes, le rattrapage ne peut se faire que du côté des femmes vu que les hommes sont dominants et que l’égalité ne peut se faire en renonçant à certaines choses mais bien en donnant à tout le monde la même chose. Donc féminisme (pardon pour cette explication horriblement bâclée). Et lutter pour le droit des femmes, c’est aussi bénéfique pour les hommes en les débarrassant du poids du patriarcat qui rend par exemple difficilement envisageable en 2016 qu’un homme puisse prendre un congé parental pour élever son petit. Bref, petit à petit, en lisant la prose de féministes, en comprenant qu’il ne s’agissait pas d’un bloc parlant d’une même voix et que j’avais tout à fait le droit de me dire féministe et de ne pas cautionner tout ce qui sort de la bouche d’une féministe. Alors, oui, ok, je suis féministe. Malgré mon fard sur les yeux, le noir sous mes yeux, ma traque (ok très relative) du poil et ma liste un peu longue de personnes ayant mélangé leur corps nu au mien.

Original Film Title: ANATOMIE DE L'ENFER. English Title: ANATOMY OF HELL. Film Director: CATHERINE BREILLAT. Year: 2004. Stars: AMIRA CASAR; ROCCO SIFFREDI.

Sans doute qu’on ne naît pas féministe mais qu’on le devient (une référence subtile vient de se glisser ici), c’est une démarche, une réflexion. Et le premier pas, c’est de détricoter l’image négative de celles qui lèvent le poing encore aujourd’hui pour défendre le droit des femmes. Parce qu’en 2016, ça va vraiment pas mieux. Allez ma soeur, n’aies plus peur et ouvre les yeux. Ah, par contre, je te préviens, une fois que tu découvres les mécanismes parfaitement huilés du patriarcat, le monde devient un endroit bien laid. Mais à nous de relever le gant pour en faire quelque chose de mieux. 

 

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Vilaines maigres

Par Pink Lady

Hello les pioupious !

Ça va bien ? Pas trop dur le froid ? Moi j’ai la peau en mode crocodile et les cheveux qui font des éclairs dès que je retire ma chapka. Mais je ne veux pas vous parler de ça, ça suffit de dire qu’en hiver, il fait froid et qu’en été, il fait chaud. Non, je veux vous parler de la guerre qui secoue actuellement les milieux féminins : la guerre des grosses et des maigres.


Si on en croit Hegel, l’histoire n’avance que par confrontation entre deux groupes distincts, en général les riches et les pauvres. Je schématise, j’ai jamais étudié la philo en dehors de ma petite année de terminale. Aujourd’hui, il se joue cette dialectique dans le monde glamour des paillettes, les filles à l’IMC bas contre celles à l’IMC élevé. Laisse ton corps choisir ton camp. Tout a commencé par une série de photos où une mannequin grande taille enlace un mannequin taille zéro pour d’étranges photos. Puis il y a eu un article mal écrit d’une journaliste auto proclamée s’indignant de la grosse fille qui danse dans la pub Catalunya. Perso, je l’aime pas trop cette pub. Non pas à cause de la mannequin ronde qui se trémousse mais parce que ça renvoie à une certaine image des grosses, à savoir la fille un peu exhubérante qui remue ses cuisses pour dire merde aux diktats de la mode. Un peu comme cet épisode de Friends où les personnages jouent au « et si », Monica imagine sa vie si elle était toujours grosse. Et bien la Monica obèse est lourde. Ce jeu de mots est sponsorisé par Kinder.

L’apparition des filles rondes dans les magazines a provoqué un étrange phénomène. Enfin, je dis apparition mais il y en a une tous les 6 mois, faut pas exagérer. Mais en étalant leurs formes sur papier glacé, elles ont libéré la parole des grassouillettes qui désormais s’en donnent à coeur joie : les maigres sont laides, on voit leurs os, c’est dégueulasse !

Il faut savoir que dans les magazines, les femmes sont rondes malgré elles alors que les maigres le sont forcement par choix. On ne reproche plus aux femmes leurs kilos en trop parce que, tu comprends, on ne sait pas ce qu’elles ont vécu, y a des femmes qui ne sont pas faites pour être minces, le métabolisme… Et ça peut être vrai. Par exemple, regardez Loana, ça se voit que ses kilos en plus sont dus à des traitements médicaux. Sauf que pourquoi on ne reconnait pas les mêmes excuses aux femmes maigres ? Certaines femmes n’arrivent pas à grossir, elles regardent leurs petits bras maigrichons avec détresse, elles aimeraient les bras plus épais des stars d’Hollywood. Devant leur miroir, elles soupirent devant leurs os apparents, leur silhouette d’une finesse qu’elles trouvent peu féminine. Oui, la maigreur n’est pas le résultat d’un régime strict à base de trois grains de raisin par jour.

Mais les maigres, on peut les attaquer sans souci. Leurs corps sont laids, pas féminins, pas sexy, pas appétissants… Je vous épargne les mots les plus grossiers, c’est sans intérêt. Et puis ça me rend assez furieuse en fait. Je suis pourtant du côté des pas trop fines, même si mon imc est tout fait normal. Mais c’est terrible tous ces jugements dont dont victimes le corps des femmes. Trop rondes ou trop minces, les femmes sont victimes de jugement en permanence. Je ne ressens pas la même pour les hommes, il y a moins la pression de la belle silhouette. Par exemple, prenons la série Friends, une nouvelle fois. En 10 ans, les actrices sont restées minces (sauf Lisa Kudrow pendant sa grossesse) alors que certains acteurs ont litteralement gonflés comme Matthew Perry ou Matt Leblanc. Ou si je regarde les présentateurs télé français : Benjamin Castaldi ou Thierry Ardisson sont loin d’être minces mais côté féminin, à part Laurence Boccolini et Valerie Damidot, on est au royaume des petits culs et des ventres plats. On se fiche que tu sois douée, on voudrait que tu sois bonne.


Les femmes sont en perpétuelle lutte contre leur corps, pour le faire grossir ou mincir afin de correspondre plus ou moins à un idéal. Alors pour se venger de pas correspondre au corps qu’on voudrait, on insulte les petites copines. Voilà qui n’est pas sport…

Et puisque la silhouette est un élément de séduction (les hommes aiment les formes, oui, non, ça dépend), je vous file un truc les filles : certains hommes aiment les filles minces, d’autres les filles enveloppées. Après tout, vous aimez bien les mecs grands ou petits ou fins ou baraqués… Alors si vous craquez pour un mec dont vous n’êtes pas le type, c’est dommage. Mais n’allez pas en conclure que tous les mecs aiment les filles rondes ou minces. Car hey, y a pas de règles ! Fou fou non ?

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Y a comme une couille dans le potage

Question : devais-je parler de cette affaire DSK sur mon blog, dans la mesure où je ne tiens pas un blog d’actu, que je n’ai guère traité le drame japonais, les révolutions arabes et les 30 ans d’arrivée au pouvoir de Mitterrand donc je ne suis pas à un non traitement de l’actu près. Et puis que dire qui n’a déjà été dit ? Sans parler du fait que, quoi que j’en pense, que je crois ou non aux accusations, je n’y étais pas donc mon avis reste un avis.

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Il faut dire que c’est une actualité qui ne laisse pas de glace. La question essentielle tourne autour de la véracité de ces faits. Si cela s’avère vrai, je plains de tout mon coeur la pauvre victime que tout le monde a déjà oublié. La scène politique française se serre les coudes, à gauche comme à droite, pour dire que, non, non, Dom’ n’est pas comme ça. Oui il aime les femmes, c’est un séducteur mais il n’est pas violent. Seuls les Le Pen crient haut et fort au pervers mais les Le Pen, ils ne sont pas à un racolage près. Si c’est faux, nous voici face à une histoire digne d’un pitch de série télé voire de film, le Président du FMI, déjà annoncé comme prochain Président de la France, piégé pour d’obscures raisons que nous découvrirons lors,de la saison 3 ou à la fin du film… 

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Il faut dire que sexe et politique, c’est intimement lié. Même en France où on ne condamne pas un homme politique car il est allé tremper son biscuit dans un autre lait que celui de sa légitime épouse (ou tout du moins compagne, les politiques français du XXIe vivent parfois en couple sans être mariés), on ne peut s’empêcher de papoter des histoires de cul des uns et des autres. Le tout Paris journalistique sait et se sent supérieur au peuple ignorant que le député Durand trompe sa femme avec sa secrétaire, assistante, collègue, une journaliste, la femme d’un notable ou Dieu seul sait qui. Tiens, voilà un angle d’attaque intéressant, ça… Donc parlons de cette sphère grise journalistique qui sait les choses mais se tait.

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Le week-end dernier, je lisais le Nouvel Obs et au détour d’un article consacré à DSK et à Ramzy Khiroun (l’homme à la Porsche), je croise le nom de Tristane Banon, une obscure journaliste qui aurait écrit un livre au vitriol sur DSK. Oui bon, ok, je classe cette info dans l’étagère « sans intérêt » de ma mémoire. Pas plus de 24h plus tard, la fameuse Tristane devient la première victime officielle et identifiée de DSK. Pourtant, ce secret était de polichinelle dans le milieu des journalistes politiques, elle le dit elle-même dans une intervention dans une émission d’Ardisson dont l’extrait a tourné tout le week-end « tout le monde le sait qu’il a de vrais problèmes avec les femmes », un truc du genre. Je suppose que la connaissance de tout ce off, de ces secrets d’alcôve donne un sentiment de puissance, de « moi je sais ». Quand je bossais chez TGGP, nous avions appris que notre Président fricotait avec une journaliste blonde sur des
plages marocaines. Depuis, mon entourage me prend pour « celle qui sait », ma mère s’est empressée de me demander mon avis sur cette affaire DSK. Sauf que je n’étais pas à New York ce week-end (j’aurais bien aimé, ceci dit. Pas au Sofitel pour voir ce qu’il se passe, juste à New York) donc je n’en ai pas la moindre idée, je n’ai que des présomptions et elles n’intéressent pas grand monde. Il est vrai que c’est amusant de savoir qui fornique avec qui, ça donne de la puissance, une autre image de ceux qui nous gouvernent ou ceux qui nous font rêver, si on parle show business. Déjà, à mon modeste niveau, j’ai vent de beaucoup de coucheries. Je ne partage pas forcément l’info ou à un public choisi sur le volet.

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Mais le fait de savoir fait de vous quelqu’un, apparemment. Cette histoire de président et de journaliste remonte à quasi 4 ans et je garde mon aura de celle qui sait alors que je suis assez agacée par les « toi qui sais tout… ». Non je suis très loin de tout savoir.Non, je ne sais pas si Carla Bruni est enceinte de façon certaine, non, je ne sais pas si elle attend des jumeaux. Je ne peux que supposer et en plus, je m’en tape un peu. Mais pourquoi cette fascination pour ceux qui savent, pour les secrets d’alcôves ? Ce n’est pas nouveau, y a qu’à
voir la pile de livres qui sortent régulièrement sur les maîtresses des Rois de France (j’ai d’ailleurs trouvé un très vieux bouquin prêt à être jeté sur les histoires d’amour de Louis XV, faut que je le lise), le portrait consacré à Anne Pingeot, « l’autre femme » de Mitterrand dans le Nouvel Obs. Parce que savoir, c’est tutoyer le pouvoir, c’est se donner une aura d’importance « oui, je sais mais je ne peux pas te dire ». C’est se gausser quand on entend la plèbe bruisser à propos d’une liaison entre X et Y alors qu’on sait très bien que X couche en fait avec Z et que ça fera son petit effet quand on lâchera l’info, l’air de rien, dans les dîners en ville. 

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Il n’empêche que ça ne nous dit toujours pas si DSK a voulu jouer au docteur avec la femme de chambre…

PS : En fait, ceci est un exemple typique de l’article non maîtrisé, j’aime bien.

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Sauvons Miss France

Cette semaine, nouveau scandale people (enfin, y en a deux par jour, mais bon…) : on a encore trouvé des photos de miss France topless. Oh mon dieu mais aspergeons la vite
d’eau bénite, cette pécheresse impie ! Brûlons la au bûcher de l’infamie ! Cachez ce demi téton que l’on aperçoit !

Honnêtement, je n’ai jamais eu grand intérêt pour les miss France et surtout leur mère maquerelle, Mme de Fontenay et son chapeau. Je suis même pas sûre d’être capable de donner les prénoms des dernières élues. Alors pourquoi, tout à coup, je m’intéresse à la petite nouvelle, certes très mignonne ? Parce que je suis hallucinée par tout ce que doit subir cette pauvre fille. Petite chronologie des faits : en décembre, Valérie Bègue est donc élue miss France 2008. Sauf que, pas de chance, quelques temps plus tard, on découvre des photos d’elles qu’on présente comme étant des photos de nues. Ouais ben des photos de nues avec des vêtements, alors. Que les photos n’aient pas été forcément classes, d’accord mais de là à faire un tel scandale, à la traiter de pute comme le fait Ardisson (enfin, c’est Ardisson aussi…), à ce qu’un animateur de oui-fm se foute d’elle en léchant du yop sur le bureau, franchement… Et là, paf, nouvelles photos où elle est… topless ! Oh mon Dieu, cette fille a des seins et peut même les montrer, oh my goooooooooooooood !

Bon alors évidemment, la vieille chapeautée, elle en peut plus. Non mais imaginez, elle a déjà trouvé choquant que les miss défilent en bikini pailletés (moi aussi mais juste pour
le côté pailleté) alors là, sa miss topless, elle va nous en claquer dans les doigts. A se demander si son fils n’est pas le fruit du saint Esprit… Alors oui, c’est marqué dans son contrat à la miss qu’elle certifie n’avoir jamais posé nue. Ceci étant dit, sur les dernières, elle a gardé son slip alors elle était pas nue. Bon, vous allez me dire que tout ça est une tempête dans un verre d’eau et qu’on s’en fout. Oui mais j’ai quand même envie de dire que je la trouve géniale, cette nouvelle miss France.

Je ne connais pas Valérie Bègue, je n’ai quasi rien lu sur elle à part ses histoires de photos et quand je dis que je la trouve géniale, je ne parle finalement pas de la personne
mais de ce qu’elle représente. On est au XXIe siècle, on en a presque fini la première décennie même (c’était la phrase qui fait mal) et ça me saoule qu’on nous fasse croire que la demoiselle qui représente la France est une vierge effarouchée. Surtout quand on connaît l’image des Français à l’étranger, hein… Il y a encore quelques années, il était même obligatoire pour les miss d’être célibataires. Pas dans le sens administratif mais bien dans le sens intime du terme. Alors je veux bien croire que la vie de miss ne laisse pas la place à un amoureux mais l’exiger, faudrait voir à pas déconner. Là, je trouve que la Valérie est représentative de la femme du XXIe siècle : une femme qui a aussi une vie intime. Bon, ok, moi, j’ai jamais fait de photos en train de lécher un produit laitier sur un rocher mais y a pas de quoi casser trois pattes à un canard. Et puis, je trouve que cette histoire souligne à quel point l’institution des miss est totalement obsolète dans notre société actuelle. Représenter l’élégance à la française à l’étranger ? Mais c’est l’élégance d’il y a 30 ans (et encore, je suis généreuse). Tout est ringard, suranné… chiant, osons le mot.

 

Grâce à Valérie, on a enfin un peu de trash au milieu des vieilles dentelles qui pue le renfermé. Alors arrêtons de la juger alors qu’on devrait la remercier, finalement. Bien sûr,
je pense que ça n’ouvrira pas la porte à des miss plus rock n’ roll vu comme ce système est verrouillé. Mais je trouve assez minable qu’on harcèle cette fille pour trois photos à peine osées, à mon goût. Valérie est juste une fille comme nous qui s’amuse aussi, des fois. Si on lui fait un procès à elle, on peut fusiller Eve Angeli qui a laissé les équipes de son émission de télé pourrie filmer sa nuit de noce. Quoi qu’à bien y réfléchir…

Une petite vidéo, l’animateur de oui fm « taquinant » cette pauvre miss France (vers 2.50)

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Are you talkin’ to me ?

Comme vous le savez depuis le temps, j’ai une formation de journaliste (même si là, je suis animatrice de communauté mais c’est pas très éloigné et je vais refaire la prospective aux piges quand j’aurai bien chopé le rythme et que les bugs seront réparés pour des journées plus calmes) donc je m’intéresse aux médias. L’autre jour, j’ai lu ou entendu une réflexion sur les talks shows français à la Fogiel, Ardisson ou Ruquier… Ou d’autres, sans doute. Je passe pas ma vie devant la télé. Donc la personne expliquait que les talks shows à la française étaient très différents des versions américaines. Ah bon ?

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Aux Etats-Unis, il y a beaucoup de talk show à la David Letterman, Jay Leno, Oprah Winfrey et je sais pas qui (je regarde pas, j’en ai pas sur ma freebox et même, je regarderais pas). Mais aux Etats-Unis, c’est le principe du « one to one ». Un seul invité par émission. En France, y en a au moins 5 et ça bouge beaucoup : certains restent toute l’émission, d’autres se cassent en cours pour être remplacés par un nouvel invité. En gros, si vous aimez mettons Sophie Marceau, vous allez regarder 2h d’émission pour une intervention de votre idole de 10 à 15 mn.
Avec de la chance, elle passe en 1er et vous pouvez aller vous coucher ensuite. Mais sinon, vous devez vous farcir toute l’émission pour ce petit quart d’heure qui ravira votre cœur de fan.

Perso, j’avoue que je n’aime guère ce genre de talk shows « à la française ». Pourquoi ? Parce que ça ne ressemble à rien. Quel est la ligne éditoriale ? « Faire la promo des invités en étant un poil sulfureux pour passer au zapping ». Ce qui fait qu’on passe sans transition de « Franc Dubosc sort son nouveau spectacle », sujet (censément) drôle à « j’ai perdu ma fille suite à son anorexie », ce qui l’est beaucoup moins. Donc on s’enfile deux heures d’émissions telle une brochette où on aurait enfilé n’importe quel ingrédient. Du coup, un morceau de
steack suivi d’une fraise tagada, faut assumer. Surtout qu’elle pullulent mais elles ne se démarquent pas. Enfin, si, à la limite, y a Cauet qui se démarque avec son fauteuil, là, et sa volonté de ne faire que du vulgaire mais en dehors de ça… On a toujours le principe du présentateur vedette assisté d’un co-présentateur de type comique (ou censé l’être) genre Baffie, Carlier ou Eric Zemmour. Ah, on m’indique en coulisse qu’Eric Zemmour n’est pas un humoriste. Nous avons donc la preuve que la connerie n’est pas une légende, elle existe. Tiens d’ailleurs, si quelqu’un a son livre hyper macho à me prêter, j’apprécierais. Histoire que j’en fasse une critique sur mon blog. Bon, moi, j’aimais bien Ariane Massenet, les autres, moins. Baffie, je l’aime quand il est sérieux, en fait car il est carrément pas con comme mec mais sinon, il est vite lourd et Carlier, j’ai jamais compris qu’un mec qui crache sur la télé en fasse. Comme si j’allais présenter Paris Dernière, moi ! Ensuite, à ça, on rajoute des comiques qui viennent faire le sketch et se barrent aussi sec. C’est assez bizarre d’ailleurs, on dirait des gens qui piratent l’émission, balance viteuf leur truc et se cassent sans demander leur reste.

 

Bref, sur les talks shows français, j’ai souvent l’impression que chacun fait sa tambouille sans se préoccuper de ce qui s’est passé avant ou après, le tout sous l’œil intéressé du présentateur qui hoche la tête d’un air grave toutes les 10 secondes des fois qu’on le filmerait. Le présentateur des talk shows s’intéresse à tout, des projets politiques de Bernard Kouchner à la culotte de Loana en passant par l’élevage des pommes de terre à la Haye, au problème des sans-papiers, aux histoires de leucémie, anorexie et autres maladies douloureuses et aux blagues d’Eric et Ramzy. Moi, je les admire quelque part parce qu’Eric et Ramzy, ils sont pas forcément drôles. Ils lancent deux, trois questions, parfois un peu polémiques pour foutre la merde sur le plateau et ils se délectent des disputes entre invités.

 

Alors doit-on être fier de cette exception culturelle française ? Pas sûr. Enfin, pour moi. J’ai toujours l’impression que, dans ces émissions, on effleure les sujets sans vraiment y pénétrer en profondeur (oui, je sais, effleurer et pénétrer en profondeur dans la même phrase, c’est racoleur). On balance trois vannes, quatre fois le nom du CD ou du film qu’on vend et on se casse. C’est ce qu’on appelle du service minimum ! Mais du coup, j’ai l’impression que tout coule sur moi, je vois les invités et rien ne me marque. Des fois, certes, y a des coups d’éclats et des pétages de plombs mais ça reste rare. Fogiel est devenu un vieux toutou édenté, Ardisson et Ruquier, je sais pas, je regarde pas et Cauet continue de baver sur les actrices pornos, les déshabillant de ses yeux libidineux. Je comprends pourquoi la majorité de ses émissions sont diffusées en 2e partie de soirée : c’est pour que j’aille me coucher.

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Entraînons-nous à devenir des stars

Des fois, quand je rêvasse, j’aime bien imaginer que je suis une star. Une star de quoi, j’en sais trop rien et à la limite, on s’en fout. Donc j’imagine que je suis genre sur un plateau télé avec Ardisson ou chais pas qui et que je dois répondre à des questions. Je sais, c’est stérile mais j’adooooooooore !

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Alors, au cas où, j’ai décidé de m’entraîner à devenir une star. Il y a quelques mois, j’ai lu le bouquin de David Abiker, Le Musée de l’Homme, j’en ai parlé à peu près 158 fois et y a un chapitre qui me faisait mourir de rire : en gros, il prenait une interview dans Elle et il y répondait à la place de Mélanie Doutey. Et bien, moi, je vais faire comme David, je vais prendre une interview à la con et je vais y répondre. Ça pourrait devenir une chaîne de blogs, tiens ! Je réponds et je refile le bébé à d’autres blogueurs ! Quoi que non, c’est chiant. Bon, allons-y, lançons nous. Alors, je vous mets la question, la réponse « people » et le commentaire (si besoin est) de moi, personne anonyme et qui gagne même pas le SMIC puisque, rappelons-le, je suis au chômage.

 
1) Mon juron préféré en voiture

«  Connard ! » ou je lâche un bon vieux « Putain ! » qui ne fait pas avancer le schmiblick mais ça va mieux en le disant

 

En fait, je dis « connasse » car je pars toujours du principe qu’un mauvais conducteur est une femme. Ouais, c’est horrible de dire ça mais faut avouer qu’à chaque fois que quelqu’un me fait un sale coup genre sortir de la place de parking sous mon nez sans même regarder ou changer de file pile devant moi sans regarder, ce sont des femmes. Par contre, les voitures qui arrivent à toute berzingue en me faisant des appels de phare pour que je me pousse (oui, il semblerait que ma voiture puisse se glisser sous les camion mais je suis pas au courant) ou qui me font des queues de poisson parce que j’ai osé les doubler et qu’ils ont voulu prendre leur revanche, ce sont des mecs.

 
2) Je pourrais y passer des heures

Dans mon bain, devant la cheminée, dans les bras de mon namoureux, sous la couette.

 
3) La dernière fois que j’ai trop bu…

Lundi, pour le repas de Noël : champagne, vin blanc, vin rouge et à nouveau champagne.

 

En fait, une fois le repas avalé et mon café absorbé, je me suis rendue dans ma chambre pour écraser ma bulle tandis que le reste de la famille regardait Camping… Enfin, ma grand-mère et Yohann dormaient aussi mais comme je tiens à mes cervicales, je suis allée dans mon lit. Mais ça, c’est pas glamour donc on le dit pas dans une interview de star.

 
4) Ma phrase fétiche
Si j’ai pas confiance en moi, personne ne le fera à ma place
 

En fait, ma phrase fétiche, j’en ai une différente par semaine et ça varie selon les circonstances.

 
5) Je me regarde dans la glace et je me dis…
Mouais…
 

En vrai, je me dis que je suis vraiment trop pleine de graisse mais quand je serai célèbre, j’aurais les moyens de me payer une liposuccion et un coach personnel donc y aura plus de soucis à ce niveau là…

 

6) Si je devais choisir entre PPDA et H. Roselmack
Harry, un homme très séduisant
 

Un putain de beau gosse, ouais ! PPDA, même jeune, je le trouvais pas séduisant. Par contre, s’il peut me trouver du boulot, je peux changer d’avis !

 
7)Mon dernier achat ?

Un tailleur très chic pour le réveillon, gilet, chemise et pantalon

 

Acheté chez H&M mais ça fait pas star du tout donc je précise pas. Surtout qu’en vrai, mon dernier achat (hors cadeaux de Noël) fut « la culture générale pour les nuls » mais ça me ferait passer pour une conne. Alors que je pense que tout le monde devrait le lire car on apprend plein de trucs !

 
8) A mon dîner idéal, je réunirais

Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, pour voir si leur mode de vie les rendait vraiment heureux

 

Ça, c’est pour faire intellectuelle. Parce qu’en vrai, je prendrais juste mon chéri et moi dans un lieu super génial !

 
9) On me confond avec

Jodie Foster, Gillian Anderson ou Kate Winslet, ça dépend des gens

 

En vrai, on me dit que j’ai de vagues airs de… Sinon, on me confond avec ma sœur mais c’est pas star !

 

10) Dans Desesperate Housewives, vous vous identifiez à :

Susan, la fille qui a une lose incroyable en matière d’amour. Lynette, un peu aussi, la plus humaine de toutes.

 

Je déteste Teri Hatcher, Susan devient super gonflante dans la saison 2 mais je peux pas le dire ça !

 
11) En mode, je me damnerais pour…
Une robe Vanessa Bruno
 

Ça ressemble à quoi une robe Vanessa Bruno ? Non parce que moi, je veux la robe rouge à carreau de chez Promod mais c’est pas du tout star, Promod !

 
12) Un petit creux la nuit ?
Qui dort dîne
 

Non mais je vais pas me relever, une fois couchée, j’ai la flemme.

 

Bon, ils m’emmerdent, moi qui prend exprès de l’eau chaude au citron le matin parce que toutes les stars font ça, ils me le demandent même pas ! N’empêche que c’est bon et ça fait une boisson sans sucre et sans excitant.

 

Bon, promis, je vous mets un article sérieux bientôt, juste que là, je suis claquée et incapable de réfléchir correctement !

 

(interview piquée à Cosmo de janvier, p 16, « Star Express », avec Héléna Noguera)

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Les peoples nos amis

Vendredi, je regardais Tout le monde en parle sur TV5 (oui, moi, le samedi, je regarde rarement la téloche) et Ardisson appelle Dany Boon pour son nouveau film qui n’a pas l’air lourd du tout. Et là, le présentateur fait : « elle va bien votre femme ? On la fait venir sur le plateau ! ». Dans la même émission, il a questionné Laura Smet sur sa relation avec Frédéric
Beigbeder et essayé de savoir qui était le nouveau petit ami de Nolwenn. Bon, vu comme était maquillée Madame Boon, ça devait un peu être prévu qu’elle vienne sur le plateau mais bon.

Les peoples, animal sympathique ou gonflant sur lequel on doit tout savoir. Brad est donc avec Angelina et ils viennent d’avoir une fille dont j’ai oublié le prénom, Katie et Tom ont aussi eu une petite fille, Sienna Miller navigue entre Jude Law et Hayden Christensen (connasse, va !), Nina Bartoldi, à nouveau célibataire, ne bronzera pas seins nus à la plage cet été parce qu’elle bosse. Bref, on sait tout de ces personnes, de leurs habitudes alimentaires à leurs lieux de vacances, de la liste de leurs opérations chirurgicales à la marque de papier hygiénique qu’ils
utilisent. Tout, tout, tout, vous saurez tout sur les peoples. Il suffit d’aller chez votre marchand de journaux, vous aurez le choix entre Voici, Public et Closer. A une époque, y avait France Dimanche, aussi, mais je sais pas si ça existe encore.

Pourquoi on s’intéresse à ces gens-là ? J’avoue que j’ai longtemps piqué le Voici de ma mère et ça m’amusait de le lire, c’était la récréation du week-end mais j’avoue que ça fait un an et quelques que je le lis plus et ça ne me manque pas. Mais pourquoi on lit ça ? Serait-ce pour vivre par procuration ? Bon, perso, je n’ai jamais rêvé de leur vie, ça me paraît si vain et puis finalement, ils n’ont pas une vie si différente de la nôtre : ils se baladent dans la rue, on les prend en photo en sortant du franprix, ils grimpent dans des voitures ou sur des motos, ils vont au parc, au café… Comme nous, quoi. Avant de vivre sur Paris, je me demandais comment ces gens pouvaient vivre, pouvaient sortir de chez eux sans se faire attaquer par une horde de paparazzis. Ben, en fait, dans Paris, on est tellement anonymes, moi, je vois jamais personne sauf Armande Altaï, je l’ai croisée quand même deux fois en neuf mois, dingue ! Après, c’est sûr

qu’ils ont de super baraques, qu’ils font des mariages somptueux, blablabla. Il y a longtemps, j’avais vu une émission où quelqu’un expliquait que les peoples étaient en quelques sortes de nouveaux nobles, ils ne se marient qu’entre eux, ils ne se mélangent pas au peuple… Pas faux. J’imagine que ce qui nous fascine chez les people, c’est qu’ils disposent tout de même d’un certain pouvoir, les médias leur offre de formidables tribunes et ils peuvent parler de tout et de rien. Moi, quand je parle de tout et de rien, je fais pas la couverture de Voici. Peut-être qu’on voudrait inconsciemment (ou pas d’ailleurs) faire partie de leur caste, je ne sais pas.

Les people n’ont pas tellement de vie privée. C’est pas pour autant que je vais les plaindre, je m’explique. En France, on a une loi qui n’existe nulle par ailleurs sur le droit à l’image. En très gros, on n’a pas le droit de prendre des photos de personnes à leur insu. Ca complique énormément le travail de journaliste. Par exemple, si je veux bien faire les choses, si je prends des photos de foules, je devrais faire signer un contrat à toutes les personnes qui sont sur les clichés pour être sûre qu’il n’y a pas de problème. D’ailleurs, vous remarquerez que sur les billets de concert, il est spécifié que vous cédez automatiquement votre droit à l’image. Bref, si je prends des gens en photo dans la rue, même s’ils sont consentants sur le coup, ils peuvent se retourner contre le journal. Et c’est franchement très chiant. Les stars se font donc un blé pas possible grâce à ça. A une époque, la championne toute catégorie, c’était Ophélie Winter Ophélie,
elle vend pas de disque, elle ne joue que dans des films de merde mais qu’est-ce qu’elle ramasse comme blé. En même temps, tout ça est extrêmement hypocrite. Si mademoiselle allait en vacances ailleurs qu’à St Trop ou St Barth, personne n’irait la photographier. Par ailleurs, les paparazzi prennent souvent des photos parce qu’elles ont été contactées par les stars mêmes. Hé oui ! Parfois, ce sont les journaux qui proposent un deal : vous allez à tel endroit avec telle personne, on vous prend en photo et vous pouvez tirer tant d’un procès. Je suppute que, parfois, les
stars sont vraiment prises par surprise et je peux comprendre que ça les énerve mais peut-être que s’ils ne médiatisaient par leur vie autant, aussi… Si vous regardez bien, vous noterez que certains artistes ne sont JAMAIS dans Voici ou autre genre Charles Berling, Goldman, Michael Moore (ok, Michael Moore à la plage, c’est pas Brad Pitt mais bon…), Karine Viard, Isabelle Carré…
Enfin, je vais pas faire la liste, il me manquera toujours des noms. La seule chose que je ne peux vraiment pas approuver, ce sont les photos des stars avec leurs enfants parce que les pauvres gosses n’y sont pour rien. Après, comme je ne peux savoir ce qui tient du coup monté ou de la réelle photo volée, je préfère m’abstenir de commenter. Juste que je ne trouve pas normal que certains gagnent 10 000 euros parce qu’on les a vus dans Voici seins nus sur une plage à St Trop. Y a quand même suffisamment de plages en France pour aller dans un endroit peinard, non ?

 Mais pourquoi tant de fascination, de course au scoop, d’histoires bidons ? Parce qu’au fond, les stars, tout le monde les connaît (sauf mon père qui croit que Paris Hilton, c’est juste un hôtel). Dites qu’Angelina Jolie a accouché, ça passionnera peut-être pas votre auditoire mais au moins, tout le monde sait qui c’est et la majorité des gens savaient qu’elle était enceinte. D’ailleurs, elle était pas censée attendre des jumeaux, celle-là ? Par ailleurs, les stars nous semble être des espèces d’idéaux : amour, gloire et beauté. Pourtant, sommes-nous  différents de ces gens-là ? Moi aussi, je vis des histoires d’amour et des ruptures. Moi aussi, je peux avoir la gloire à mon échelle. Parce que pour moi, la gloire, ce serait obtenir un CDI dans une rédaction et qu’on reconnaisse mon travail. Je n’ai pas choisi d’être actrice ou chanteuse, c’est pas pour autant que ma vie est plus merdique qu’une autre. On a l’impression que les people passent leur temps à s’aimer et se séparer mais parce qu’on ne focalise que sur les histoires qui ne durent pas. Mais on a tous des histoires qui ne durent pas. Quant à la beauté, c’est chacun ses goûts mais les people ne sont pas tous beaux, surtout quand ils commencent à se refaire faire la gueule de tous les côtés. Les bouches siliconées, je trouve ça ignoble. Quand je vois

Emmanuelle Béart dans Manon des Sources et quand je la vois maintenant avec sa bouche « j’ai subi une attaque de frelons », ça me fait frémir. Quand je vois la gueule de Catherine Deneuve aujourd’hui, j’ai pitié pour elle, on dirait la sœur d’Armande Altaï (celle que je passe mon temps à croiser). Mais surtout, tout cela est tellement éphémère. Les petits jeunes de la Star Ac ont fait la couv’ de Voici avec leur faux couple. Qui se souvient encore de leur nom ? Plus personne.

Mais voilà, la célébrité fait rêver. Quand ils ont lancé Closer, j’étais persuadée que ça allait se planter, grossière erreur. Parce que beaucoup de gens aimeraient un jour se retrouver à la place de ses stars, y a qu’à voir la liste d’attente sur toutes les téléréalités, y a qu’à voir tous les mecs qui font le casting de la Nouvelle Star exprès pour se ridiculiser et passer à la télé. Perso, j’apprécie ces magazines en vacances ou pour prendre l’avion (parfait pour se vider la tête et ne pas penser que je suis bien plus haut que les oiseaux) mais je ne les achète pas et ça ne me manque pas. Tant pis si je ne sais pas qui est avec qui. De toute façon, dans un mois, la plupart de ses people seront à jeter aux oubliettes.

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Paris Dernière

Dans le paysage audiovisuel français, on a de tout (et n’importe quoi). Des émissions racoleuses, des émissions intellectuelles, des émissions musicales… Et puis il y a Paris Dernière, émission ô combien étrange qui ne ressemble absolument à rien de connu. Ca pourrait être un compliment mais non, ça ne l’est pas.
paris-derniere 

Cette émission existe depuis X années puisque j’en avais entendu parler dans Perso, à l’époque, quand j’étais en première année de fac, donc il y a 6 ou 7 ans. Le concept me paraissait intéressant : un gars se promène dans Paris, caméra au poing, et nous livre la vie de la capitale by night. Car s’il y a bien une chose que j’ai appris depuis que je vis ici, c’est que Paris ne dort jamais tout à fait. Le gars, c’est Frédéric Taddéï que j’avais vu dans Nulle Part Ailleurs aux côtés de Jérôme Bonaldi, soit. Mais bon, dans mon studio d’étudiante, j’avais pas le câble ni la freebox donc je ne pouvais voir ce soit-disant petit bijou d’originalité.

 

Il y a quelques temps, je suis passée chez free et là, j’ai découvert ce petit bijou… Ben ça pue la tocaille achetée aux vendeurs ambulants de la Tour Eiffel. En gros, l’émission a deux temps : d’abord, on nous présente les artistes underground de Paris, toujours « délicieusement subversifs », que les bobos snobs adooooorent tant. Genre on va à une soirée où un artiste vous cuisine du foie humain et tout le monde gobe ça avec délectation en s’extasiant sur l’esprit créatif dudit artiste. Je veux pas dire mais Hannibal Lecter a fait mieux. Et puis le foie d’animal, c’est déjà suffisamment dégueulasse pour pas que j’aille manger du foie humain. Donc voilà, M. Taddéï se promène dans la rue et rencontre des artistes parfois inconnus, parfois connus. Et M. Taddéï est profondément crétin. Nous avons tous dans notre entourage un mec (ou une nana) qui se la joue culturée genre je connais tout sur tout. Vous lui parlez d’un truc et il fait : « ah oui, je vois tout à fait. Moi, tu vois, je pense que… ». Sauf qu’il tombe complètement à côté de la plaque et vous le regardez d’un air navré : « Non, c’est pas ça du tout. » Je me souviens notamment d’une fois où il coince Michel Boujenah dans un resto. L’autre, il vient de se taper une représentation théâtrale, il veut bouffer tranquille et voilà Taddéï et ses caméras (oui parce qu’il a pas qu’une DV, il est suivi par une équipe) qui viennent s’installer à sa table. Bon, pour ceux qui ne connaissent pas Boujenah, ce monsieur est juif et il a fait une pièce sur le sujet et là, il tient un discours sur les origines, je ne sais plus quoi mais bon, en gros, c’est l’homme est homme avant d’avoir une nationalité.

Taddéï : ouais, ouais, t’as raison !
Boujenah : Et Taddéï, c’est quoi ? Italien
Taddéï : Ah non, c’est florentin ! »

Ah t’as tout compris à l’universalisme de l’homme que l’autre a mis trois plombes à t’expliquer, c’est bien.

Bon, des fois, y a des endroits sympas genre des petits bars, des petits restos ou des galeries mais bon, les trois quarts du temps, c’est atrocement bobo. De toute façon, faut pas se leurrer, Paris Dernière, c’est surtout fait pour montrer du cul. En effet, la deuxième partie montre en général du cul. Des anonymes qui baisent dans la rue ou des chauds du sexe qui croisent comme par hasard la route de M. Taddéï. Non parce que le Frédéric, lui, il se balade et hop, il croise un couple qui se rend chez le roi de la capote (véridique) donc il les accompagne. Curieusement, moi, quand je me promène dans la rue, à Paris, la nuit, la seule chose qu’on me demande, ce sont des clopes (ou des fois mes faveurs mais je réponds pas). Une fois aussi, M. Taddéï a croisé des gens en plein acte sexuel appuyés sur une Megan Scenic en pleine rue pour un « porno amateur qu’on mettra en ligne ». Il y a donc une bonne femme en pleine levrette et là,

interview :

« Vous faites quoi, là ?
– On baise (t’es con ou quoi ?)
– Ah mais vous faites quoi dans la vie ?
– Je suis comptable.

– Et dans votre entreprise, ils le savent que vous faites ça ?

– Mmmm, peut-être ! »

Oui, je la vois tout à fait, la Sylvie, arriver le lundi et expliquer à la machine à café qu’elle s’est faite troncher dans la rue par plein de gens très excités par la présence de caméras qui ne sont pas les leurs puisqu’en pleine interview, une bonne femme est venue lui lécher la tronche. Mais le plus merveilleux, c’est que la bonne femme parlait avec une voix tout à fait normale… Vous remplacez « je baise » par « je viens d’acheter mon pain » et la conversation n’aurait pas été différente. Curieusement, moi, en pleine levrette, j’ai du mal à soutenir une conversation… Enfin, j’ai jamais essayé mais je pense que ça aurait donné un « hmmmm oh oui, ahah, je baise, ahah, oh oui ! ». De la même façon, on a assisté à un strip tease intégral d’une pauvre fille en boîte, genre « je suis torride, je suis exhib », sauf que personne ne la regardait, c’est triste, hein ?

 

Une fois, aussi, scène très amusante, à mon goût. M. Taddéï tombe sur une écrivaine dans une boîte échangiste, je n’ai pas vu son nom à la fille (Eliette Abecassis ?). A un moment, il l’entraîne dans la backroom, on voit des gens qui baisent et la fille qui se la joue trop rebelle, elle se met à caresser une statue en exaltant les formes de la dite sculpture. Ah ouais, c’est sûr, j’irais dans une backroom, je m’extasierais sur la déco, moi aussi. Je suis une écrivaine subversive folle de sexe, je vais dans les backrooms et je caresse des statues,
mmm ! Donc, voilà, moi, je trouve ça très drôle. Autre grand moment : la scène dans la boîte SM avec une bonne femme d’au moins 60 balais torse nue qui balade son soumis avec une laisse avant de l’enfermer dans une cage pour qu’il lui lèche les bottes. Et bien une femme de 60 balais torse nue, ça fait peur. Sinon, nous avons eu aussi droit à une scène de partouze dans un appart,
j’ai pas compris comment on est arrivés là mais ce fut assez curieux de voir cinq ou six mecs totalement à poil ou juste le froc baissé (pas ridicule du tout, tiens), ramper sur une nana.

 

La semaine dernière, l’émission s’est finie par un « spectacle » trash donc hypra top tendance mais franchement, j’ai pas compris l’intérêt. Un mec à poil hurle des insanités et saute sur scène une poupée gonflable avec une bite en latex (la sienne sort de son carcan de temps en temps et il bande pas donc faut accessoiriser la chose). Bon au début, le mec, il a une sorte de couche. A un moment, il se frotte le bout, renifle ses doigts et se met à hurler dans un micro : « mon prépuce sent le fromage de chèvre ! ». Bon après, il décapite sa poupée gonflable qui meurt pas donc il la sodomise mais beurk, y a des défections et il fait manger ça à la tête de la poupée. Et là, on saisit toute l’essence de Paris
Dernière : sous prétexte d’être subversif et trash, on nous fait bouffer de la merde.

 

Ceci étant, y a quand même une chose de bien dans cette émission : la musique. Bon, ça fait très compil lounge mais c’est précisément ce que j’aime. Il existe des compils, d’ailleurs, je vous les conseille. La musique est gérée par Béatrice Ardisson, surtout connue pour être l’épouse de Thierry qui apparaît parfois dans 93, faubourg St Honoré. Globalement, je la trouve chiante, trop « mon mari est fantastique », mais elle arrive à sauver une émission du marasme complet. Bravo, Béatrice ! 

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