Cienfuegos, la seule ville coloniale française de Cuba

Le 13 mars – Dernière plongée du séjour, encore un joli moment avec des poissons perroquets et un banc de chirurgiens, encore une langouste… A la fin, je reste un peu à barboter dans l’eau, comme à mon habitude… 26°, un bonheur.

Guajimico - Cuba - Centre UCPA Pelican

Enfin un peu de temps de repos ! Après la douche, on file lézarder en bord de piscine avec ma coloc, je peux rattraper un peu mon retard sur ce journal tout en sirotant une piña colada. On file au restaurant, la majorité des grumeaux s’étant mis à part mais on ramasse la pire qu’on taquine un peu sur ce qu’elle raconte sur son baptême de plongée (“non mais c’est sympa mais je comprends pas trop l’intérêt, j’aime pas les poissons”).

Ecrire au soleil

14h30, on décolle pour Cienfuegos, très très jolie ville, la seule fondée par les Français sur l’île. On commence par le joli théâtre, un peu abîmé mais franchement adorable. Mon regard a du mal à se détacher de la scène où un groupe de danse répète son show. La porte ouverte sur l’arrière de la scène transforme chaque danseur en ombre chinoise, notamment cette femme aux formes affolantes et au profil sublime qui m’offre quelques pauses parfaites pour mes photos.

Theatre de Cienfuegos - Cuba Theatre de Cienfuegos - Cuba Theatre de Cienfuegos - Cuba Theatre de Cienfuegos - Cuba

A la sortie, notre guide nous fait faire rapidement le tour de la place centrale avec de magnifiques bâtiments et un parc central garni de très nombreux sièges. Une architecture néoclassique qui me rappelle un peu certaines maisons à Rhodes mais en beaucoup plus coloré. Je commence à sillonner avec ma coloc, on cherche du café qu’on ne trouvera jamais. On retrouve une fille sympa du groupe un peu plus loin, on fait le marché, je m’achète un petit carnet cubain auquel je n’ai pas encore trouvé d’utilité (six mois plus tard, toujours pas), des maracas pour Saturnin et Pivoine… et moi, histoire de rajouter du bordel sur mon bureau. on arrive sur le front de mer et je suis légèrement déçue car dans ma tête, j’imaginais une petite plage… Pas du tout. Mais le reste de la ville me plaît, les couleurs, les cabines téléphoniques qui nous paraissent si anachroniques… La petite brise qui souffle rend la balade particulièrement agréable.

El che au dessus d'une laverie à Cienfuegos, Cuba Vieille voiture dans les rues de Cienfuegos Architecture remarquable à Cienfuegos, Cuba Une rue de Cienfuegos Une boîte postale à Cienfuegos Cabines téléphoniques à Cienfuegos Front de mer à Cienfuegos à Cuba Front de mer à Cienfuegos à Cuba Une belle façade à Cienfuegos Kiosque de la place centrale à Cienfuegos

On repart en bus et en longeant le front de mer, nous avons droit à un superbe spectacle à base de rayons de soleil filtrés par l es nuages frappant la surface de l’eau… On arrive dans un quartier assez chic avec villas privées dont pas mal proposant des chambres. On va prendre un verre dans un restaurant de style mauresque qui m’évoque beaucoup Séville… donc complètement décalé. On déguste des daïquiris sur la terrasse avec vue sur la baie. Magnifique.

Cienfuegos, vue au couchant, Cuba Un hôtel de style mauresque à Cienfuegos, Cuba Un hôtel de style mauresque à Cienfuegos, Cuba Orchestre Cubain Le quartier des villas privées à Cienfuegos Couchant sur le bord de mer à Cienfuegos

On repart pour le club français pour dîner, je m’offre un petit verre de rosé pour couper un peu du rhum, très liquoreux. En sortant, je discute avec une des compagnes de voyage qui m’avoue être assez lassée du comportement de divas de certain.e.s. Ah bah je suis pas la seule alors ! Rassurée par cet état de fait, je m’endors de bonne humeur.

Club français de Cienfuegos Club français de Cienfuegos Club français de Cienfuegos

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Inspiration : ces gens qui vivent en dehors du travail

Mercredi soir, j’ai fait un truc que je ne fais que trop peu souvent : je suis allée au théâtre. Un tout petit théâtre de 50 places en se serrant bien. Sur scène : deux femmes qui jouent un mi – one woman show dont l’une, Allison, n’est rien de moins que ma collègue. Grosse source d’inspiration : moi aussi, je dois vivre en dehors du travail.

Théâtre Le Bout à Paris Pigalle

Laissez-moi vous présenter birèvement Allison : quand j’arrive le matin (9h30-10h), elle est déjà là. Quand je repars à 19h, elle est toujours là. Et un jour, tu découvres au hasard d’une conversation qu’elle fait de temps en temps un peu de one woman show. Alors évidemment, je me renseigne : pour le moment, elle n’a que trois sketches mais bon, ça ne fait qu’un an et demi qu’elle fait ça. Moi, je la regarde des étoiles dans les yeux : enfin une qui a compris que la vie, ce n’était pas juste le travail (même si elle y passe quand même beaucoup de temps, plus que moi).

vivre en dehors du travail

En fait, je dois arriver à la crise des 10 ans mais je trouve que je m’investis trop dans le travail sans en retirer finalement grand chose à part de gentilles tapes sur le dos et des tonnes de compliments dans le couloir qui ne se concrétisent malheureusement pas en promotion ou en augmentation significative… Sauf qu’en fait, je m’en fous un peu. Je veux dire, c’est quoi mon métier aujourd’hui… Alors très bonne question dans l’absolu vu que je suis dans le flou total mais dans l’absolu, c’est raconter à des marques comment parler sur les réseaux sociaux pour avoir plus de clients et voir ce qu’on dit déjà sur eux. Vous savez ce qu’il se passerait demain si mon métier disparaissait ? Absolument rien. Je peux même pas faire genre que Facebook et co. couleraient, ils n’ont pas besoin de pages de marque pour vendre leurs espaces pub finalement, y a qu’à voir comment Google se porte plus malgré l’échec total de Google+. Du coup, pourquoi je continuerais à placer toutes mes billes là-dedans ?

Femme travaille trop

 

Je veux faire comme Allison, moi, avoir une autre vie. Le travail, c’est juste pour s’acheter à manger et des voyages finalement (oui parce que je reste privilégiée par mon salaire) mais j’aime l’idée de multiplier nos vies… En gros, je ne suis pas juste cadre dans un groupe media mais aussi aspirante écrivaine, blogueuse prolixe, quoi d’autre demain ? Parce que voilà, c’est peut-être la crise des 10 ans de carrière, allez savoir, mais j’aime imaginer que je n’ai pas qu’une seule casquette et que je dois tendre vers ça, vers un moi multiple. Si Allison et ses journées de 12h y arrive, je n’ai pas d’excuse. Et surtout ma situation relativise l’échec : si personne ne veut publier mes romans, je n’aurai juste rien à perdre : j’aurai toujours un salaire, un confort de vie, ce sera juste un rêve qui ne se sera pas réalisé. La blessure ne sera qu’égotique, rien dans ma vie ne sera bouleversé par ça.

les vies multiples d'Amory Clay de William Boyd, couverture

Quelqu’un a-t-il lu ce livre ? Il est bien ?

Mais peut-être aussi que ce manque total de risque est un mauvais calcul, peut-être que mon travail fagocite trop ma “carrière rêvée”… On s’en reparle !

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Mes loisirs sont…

J’ai moult fois sur ces pages comparé recherche d’amour et recherche d’emploi mais franchement, avouons que c’est peu ou prou le même combat : séduire pour obtenir ce que l’on souhaite (un job ou une charmante personne). Et souvent, il va falloir que j’explique quels sont mes loisirs…

mes loisirs sont chanter sous la douche

Nombreux sont les sites de rencontre qui vous demandent quels sont vos loisirs. T’es plutôt theâtre ou cinéma ? Concert acoustique en petit comité ou show géant à l’américaine au stade de France ? Tu cours ou tu nages ? Des loisirs, on en a tous potentiellement plein. Potentiellement. Sauf qu’il y en a de plus avouables que d’autres. Genre aller mater d’obscurs films dans des cinémas d’art et d’essais : bien. Mater religieusement les Mystères de l’amour le dimanche soir en répandant des tweets sur le sujet sur les Internets tout en sirotant un coca zéro : ça le fait moins. Dire qu’on fait du jogging ou de la natation : bien, donne une image saine de soi. Sauf qu’à un moment, vous risquez de rencontrer quelqu’un, la base d’un site de rencontre, et si vous êtes au bord de la syncope rien qu’en montant 10 marches, votre date risque de capter que la dernière fois que vous avez couru, vous aviez 14 ans.

essoufflee

Et puis après tout, pourquoi mentir ? Oui c’est plus attractif d’être fan de Kundera que de Kardashian même si l’un n’empêche techniquement pas l’autre. Je crois. Mais à un moment, faut savoir ce que l’on veut. Si on n’est là que pour choper des coups d’un soir, ça va. Mais imaginons que vous fassiez une rencontre waouh! Genre la personne que vous rêvez de présenter à vos amis, votre famille ou votre chat. Sauf que vous lui avez raconté aaaaadorer la nouvelle vague coréenne alors que vous ne captez que dalle mais ça faisait croire à l’autre que vous avez un point en commun de plus. À cause de votre mensonge, vous allez réellement devenir expert de la nouvelle vague coréenne. Vous n’en demandiez pas tant en fait… Autant sur le CV, ça passe : au pire, vous aurez deux questions sur le sujet en entretien mais votre boss ne vous amènera jamais au cinéma pour entretenir votre passion des films tchèques post communistes. Enfin, à priori…

communisme

Finalement, les loisirs, c’est comme les mensurations, on peut enjoliver un peu mais de façon subtile. Et dessinez un portrait cohérent avec vos envies. Si vous ne supportez pas les pantouflard-e-s, ne vous présentez pas comme un amateur de soirées lecture au coin du feu enroulé dans un plaid par exemple… Et puis si y a bien un point où il est essentiel de s’assumer, c’est bien celui des loisirs. Vous avez honte de pas lire ? Y a toujours une librairie dans le coin… Vous n’aimez pas lire ? C’est votre droit et ce n’est pas dramatique. Rappelez-vous : vous n’êtes pas en entretien d’embauche…

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Attend-on trop de l’associatif ?

Comment rencontrer des gens quand on débarque en ville sans amis ? Ben tiens, allons nous inscrire dans une association pour échanger avec des gens et faire des connaissances ! Oui mais voilà, des fois, l’associatif, ça marche pas.

associatif

Vendredi, je me me lève avec une étrange sensation, une sorte de tristesse. La veille, j’étais à la soirée de fin d’année de mon désormais ex club de plongée. Sans que je comprenne pourquoi, la mayonnaise n’a pas pris. J’ai beau être partie deux fois en week-end avec eux (à Némo et le week-end dernier à Marseille) et une semaine en Egypte, chaque relation cordiale créée se casse quasi instantanément. Jeudi soir, des tas de gens qui étaient avec moi en Egypte ou à Marseille ne m’ont juste pas captée. Idem pour Anaïs. On ne comprend pas. Pourtant, il y a des gens vraiment gentils dans ce club et certains y sont très impliqués mais ça fonctionne beaucoup en toutes petites cellules de 5, 6 individus.

marseille

De la même façon, fin mars, j’ai claqué la porte de ma chorale, excédée par l’ambiance épouvantable des cours. Pour vous situer le contexte : l’an dernier, nous avons eu une super chef de choeur qui a dû arrêter suite à un problème physique. Depuis, on a eu pas loin d’une demi douzaine de remplaçantes et ça n’allait jamais pour la présidente de l’association (perso, y en a qu’une que j’ai trouvé vraiment pas bien). En décembre ou janvier, elle me prend à part avant un cours pour me dire “Hiii, Marine revient la semaine prochaine, faut juste que je vire l’actuelle chef de choeur à la fin du cours mais chut, hein…” Sauf qu’on a été une bonne vingtaine à avoir été mis au courant avant le cours donc je vous dis pas la joie et la bonne humeur durant les 2h suivantes… Et tout ça pour rien vu qu’elle l’a finalement gardée. Sans être satisfaite de son travail, tout était tout le temps critiqué et les cours se déroulaient dans une tension palpable. Ces derniers temps, je fais des journées de tarée (j’ai réussi l’exploit de bosser 43h une semaine… de 4 jours en mai!), je refuse de subir ça dans mes loisirs. Je veux chanter pour me détendre, pas pour me reprendre une louchette de stress et d’agressivité à peine contenue. Je suis donc partie et je sais que je ne reverrai personne. Un peu de ma faute, je n’ai pas tout à fait fait l’effort d’aller vers les autres, je l’avoue. Mais jamais un pot n’a été organisé après les cours, tout le monde partait dans son coin. Peut-être ai-je été mal habituée par mon premier club de plongée où on allait tous boire un verre après l’entraînement, pas juste entre quelques uns en loucedé comme le club que je viens de quitter. Et un mec m’a raconté que si tu cherches à t’incruster, on te fait bien sentir que t’es pas trop le bienvenu…

sans-amis

Bref, au delà de ces anecdotes, on se questionnait sur l’associatif avec Anaïs. Elle a gardé de très bonnes relations avec ses anciens camarades de théâtre mais le théâtre est peut-être plus impliquant. Je comprends, chacun sa vie, je ne le nie pas. Je comprends que certains courent rentrer chez eux retrouver leur famille, leur partenaire, leur chat, un lit douillet… Mais alors comment se faire des amis ? Hors du boulot, j’entends. Car l’amitié au boulot est toujours potentiellement compliquée, d’autres paramètres entrent en ligne de compte. Peut-être est-ce juste une question de chance ? J’ai gardé des amies et de bonnes relations dans mon premier club de plongée mais je ne sais pas ce qu’il se serait passé si j’étais arrivée là-bas à la rentrée 2013 vu que mes copines n’y seront plus pour la plupart.

sansamis

Je me lance dans de nouvelles activités l’an prochain. Si je pense ne pas me faire de copines au cours d’aquagym à la piscine d’une ville bourgeoise, peut-être que dans d’autres activités…
A suivre. Peut-être devrai-je aller plus vers les autres. Ou ne plus rien en attendre pour ne pas être déçue…

aquagym

PS : A propos d’activités, un gars m’a conseillé de faire de la batterie plutôt que des percussions car en terme de sonorités, c’est plus riche. Quelqu’un a un avis là dessus ?

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La leçon de vie des acteurs

Si des fois, tu finis ta journée de travail mécontent car tu as fait de la merde pour répondre aux besoins de tes clients, si des fois, tu te sens sales d’exécuter certaines tâches, je vais te donner mon secret pour revoir la vie en technicolor. Je pense aux acteurs.

Il était une fois un jeune homme (ou une jeune femme, ma fable est unisexe) qui décida de devenir acteur. Plus qu’un métier, une passion. Il prit des cours, travailla dur, il se donnait sans compter pour son métier, n’hésitant pas à brûler les planches dans d’obscurs théâtres à 10 places pour prendre de la bouteille, assouvir sa passion et, avec de la chance, se faire repérer. Une fois diplômé, il courut les castings, plein d’espoir. Aujourd’hui, il a connu son heure de gloire : c’est le monsieur ridicule d’une pub pour banque ou assurance. Voire pire genre la pub Panzani où les mecs chantent faux en souriant dans un décor dessiné ? A chaque fois que je la vois, je pleure pour les acteurs dedans, j’imagine quels ont été leurs rêves et quelle peut être aujourd’hui leur désillusion. Et que dire de la pub Crédit Lyonnais avec les acteurs recalés du cinéma français ? Samuel Le Bihan ou Clothilde Coureau qui hochent la tête face à un banquier qui se croit au souk et leur offre des milliards d’avantages. Non mais imaginez ce qui peut bien se passer dans leur tête. Genre Lebihan qui était un peu une star hypra bankable après la sortie du Pacte des loups, qui a dû se faire un max de pépettes et de soirées de l’ambassadeur et qui se retrouve aujourd’hui à cachetonner dans une pub. Bon, ok, il a dû se faire du blé facile, être payé à rester assis en faisant la moue, ça gère mais on sent bien que sa carrière est plus derrière que devant lui. Ou la Coureau, pareil, sorte d’actrice écorchée vive du cinéma français, ancienne fiancée de l’acteur maudit mort trop jeune et épouse d’un prince, ça fait joli sur le papier. Mais dans les faits, sa carrière se termine face à un faux conseiller financier. Triste, triste, que tout ceci est triste.

Ca met mal à l’aise, hein ? Mais oui, voilà, c’est la vie. Je veux dire que quoi que tu choisisses comme voie professionnelle, y a des moments où faut bien manger et les rêves de gloire et de grandeur attendront des jours meilleurs.Bon, les rêves de grandeur et de gloire sont relatifs dans mon métier : même si on met en place la meilleure appli du monde et que je suis fière à en pleurer, peu de gens sauront que j’ai apporté ma pierre à ce petit édifice mais vous voyez l’idée. La vie professionnelle comporte des moments où on s’éclate, des moments de réussite où on arrive à imposer nos choix et nos préconisations par une subtile argumentation. Et d’autres où le client n’écoute pas, qu’il sait mieux que toi et que vu que les cordons de la bourse sont dans sa main, tais toi et exécute. Non mais pense un peu aux mecs qui ont dû créer la pub Panzani, pense à eux !

Et puis parfois, tu fais des pubs pourries en priant pour que personne ne te reconnaisse et puis un jour, paf, tu es nominé aux oscars. Comme quoi, accroche-toi quoi qu’il advienne, la roue tourne, toujours. Et en attendant, faut bien manger… même des pâtes à la sauce Panzani… aussi !!

PS : Oui, je parle de Dujardin dans une pub pourrie même si pour le coup, à l’époque, il était déjà connu mais c’était avant l’époque Un gars une fille, il était encore dans le Nous C nous

J.Dujardin et B.Salomone – Pub Quick mug par seby9

PS bis : Y a Patrick Bosso aussi qui me donne envie de pleurer quand je le vois faire de la pub pour Point S.

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J’ai testé pour vous la chorale

Depuis le 19 septembre, je chante. Tous les lundis soirs, je cours avec ma soeur dans une école primaire pour rejoindre une vingtaine de personnes et nous marions nos voix, bon an mal an. Quatre mois après, je vous en parle enfin.

Au début, j’avoue que je stressais un peu. Curieusement, j’ai du mal à chanter en public. Enfin, de façon générale, j’ai du mal à faire en public ce que je ne suis pas sûre de maitriser. Ouais, je crois qu’en 2012, je vais apprendre à lâcher le côté « apparemment parfaite » et commencer à assumer certains défauts ou manques de talent. Enfin dans des domaines où ma nullité m’ennuie. Parce que par exemple, je m’en fous bien d’être nulle en jogging mais j’aimerais bien être relativement douée en chant, je trouve ca cool. Déjà j’arrive à dire : « non, je n’ai pas vu ce film, je ne suis pas cinéphile ». Et en général, on me regarde un peu curieusement. Enfin tel n’est pas le sujet. Je stressais donc car j’avais peur de devoir chanter seule devant tout le monde pour que la prof écoute ma voix mais finalement, non, on a tous chanté ensemble de bout en bout.

 

Alors concrètement, on fait quoi ? D’abord des exercices de relaxation pour être détendus puis on s’echauffe la voix en faisant des « brrrrrr » et des petites vocalises, des exercices d’articulation. De temps en temps, on sort de nos bancs pour chanter en cercle, faire quelques petits exercices de theatre parce que faut interpréter les chansons. Mon gros point faible pour être honnête, ma soeur est bien meilleure dans ce domaine. On a également une petite routine qu’on répète à chaque cours, ça mêle chants et gestes. Les gestes sont très importants, j’ai appris en lisant un bouquin de psychologie comportementale que le corps a une meilleure mémoire que le cerveau. Par exemple, si vous allez dans une pièce et qu’une fois que vous y êtes, vous ne savez plus pourquoi, retournez à votre poing de départ et recommencez : l’objet de votre quête vous reviendra forcément en tête. Intéressant, non ?

Mais venons en au chant. Après quelques cours, je me suis auto proclamée mezzo, plutôt alto mais il m’arrive d’aller prêter main forte aux sopranos. Ouais, je suis comme Mariah Carey, je couvre plein d’octaves. Bon, en vrai, c’est juste que je m’amuse et ça ne me dérange pas d’apprendre plusieurs versions d’une même chanson même si, quand je rejoins les sopranos, je les attire un peu vers le bas. Oui parce que chaque voix a sa partition. Parfois on chante les paroles, d’autres fois, on fait les voix arrières, tels des instruments. Les mezzos sont cuivre je crois. Moi, je suis déçue, je voulais être violoncelle… Alors je varie, je bouge de groupes, j’apprends, je m’amuse.

Et la chorale alors ? La prof est géniale et nous avons un guitariste tous les 15 jours à peu près. Le niveau du groupe varie vraiment d’une personne à l’autre. On a la tee en l’air qui chante un peu n’importe quoi et très faux, celle qui chante très fort et un temps en avance sur tout le monde, celle qui râle quoi qu’on fasse (et qui refuse qu’une fille s’approche du seul mec de la chorale qui est un de ses potes, mais pas plus. Mais je vais pas chercher à creuser), celles, nombreuses, qui ne veulent pas se faire remarquer et qui suivent le mouvement quoi qu’on fasse, sont toujours larguées car elles suivent, tout simplement. Ma soeur et moi faisons office de bons élèves appliquées : toujours au premier rang, on est celles qui distribuent les partitions, celles qui lancent les chants ou les font arrêter. Ouais on est ub peu les lez ruses, huhuhu. Bon, j’en rajoute un peu mais en fin de comlten je trouve qu’on est dans le top des dégourdies. En communauté, on trouvait que ça sonnait pas super juste mais lundi, on a eu une remplaçante car ma prof était en arrêt maladie. Cette nouvelle prof nous a fait écouter des enregistrement chorale pour nous faire apprendre un nouveau chant et là, j’ai compris pourquoi elle nous trouve bon : en comparaison au chant qu’elle nous a fait écouter, effectivement, on est bonnes.

Au fond, le but n’est pas, pour moi, de devenir chanteuse ou de faire partir de la meilleure chorale de Paris. C’est juste que, ouah, qu’est-ce que c me détend ! Déjà je progresse en coordination, je travaille ma respiration (toujours mon point faible) mais surtout, je sors du cours épuisée mais satisfaite. Dans la voiture, au retour, on change à tue-tête, on croise Stéphane Plaza, et je rentre chez moi de super bonne humeur. La chorale, moi, je vous le conseille !

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Que ta volonté soit fête!

Par Diane

Attention mesdames et messieurs dans un instant…..
(normalement, si vous n’êtes pas trop jeune, votre cerveau a du automatiquement répondre: « ça va commencer! »)

Vingtenaires, vingtenairettes, j’ai à vous parler aujourd’hui d’un sujet j’oserais dire sérieux, si je ne craignais l’antithèse. La fête. La teuf. La chouille. La nouba et tutti quanti.


Nous vivons une époque étrange, chers lecteurs. Vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a quelques jours se tenait un peu partout dans nos immeubles une « fête des voisins » (qui soit dit en passant fêtait ses 10 ans, c’est pas formidable ça?).


Dans l’idée: mettons des tables, faisons à bouffer, mangeons, discutons, faisons faire à nos moutards des dessins pour qu’ils en foutent partout dans les couloirs de l’immeuble. Bref, a priori, pas une mauvaise idée en soi. 


Cependant, je n’ai pas eu la moindre demi velléité de m’y rendre et j’ai préféré je l’avoue la compagnie de mon canapé et d’un bouquin. Peut-être n’étais je pas frétillante d’envie de rencontrer les sales mômes qui hurlent et m’empêchent de dormir tous les matins à 6h du mat, ou les atrophiés du bulbe qui prennent les couloirs et l’ascenseur de mon immeuble pour une décharge publique, certes.


Mais il est aussi possible après réflexion que mon manque d’enthousiasme soit dû à autre chose. I’m full.


Je crois que je suis en overdose de festivités.


Sérieusement, posez votre verre de champagne, enlevez le chapeau fluo de votre tête et pensez y deux minutes. Partout où l’on pose les yeux: panneaux urbains, télé, journaux, pubs….. elle est là. Love parade, techno parade,Mickey parade, fête de la seine, fête des voisins, fête du slip, fête de la musique, du théâtre, du cinéma, des philatélistes lapons et numismates auvergnats, les
journées du patrimoine, le centenaire de l’aéro club de Juvisy, l’anniversaire de la naissance du frère de  Rock Voisine, les 40 ans de Voici (dl’a merde), les 50 de Voila (du vent), festival des arts de la rue, de la danse portoricaine ou fête à neu-neu, la foire au vin et à la merguez… Le monde est en train de se transformer en orgie géante. Il fut un temps où l’ordinaire de l’homme était le travail ponctué de quelques fêtes ici et là, et j’ai l’impression que cette tendance est en train de se retourner, et fait de la fête l’ordinaire de l’homme du XXIème siècle. 


Le champagne, tiens. J’ai souvenir que dans ma prime enfance, c’était la boisson « fête », et qu’on buvait du champagne une ou deux fois par an, dans les jolies flutes pour rendre ça officiel. Eh bien étant à la moitié de l’année, j’ai déjà dû voir circuler une soixantaine de bouteilles devant mes yeux depuis janvier! Dès que je dine quelque part, « champagne! » 


Et je vois arriver avec une angoisse certaine cet événement qu’on ne se lasse pas de qualifier de « pluriculturel, intergénérationnel, fédérateur et unificateur » et qui personnellement me file la gerbe: cette orgie festive qu’est la coupe du monde de football. Rien ne plus éloquent comme exemple. Souvenez vous la folie furieuse, l’extase absolue qui s’est emparée de toute la france en 98
(date tellement évocatrice qu’il n’est même pas nécessaire de préciser à quoi l’on fait référence…). ça gueulait dans tous les sens, le pays entier s’était peinturluré les joues en tricolore et arborait le drapeau « travail famille football » aux fenêtres en clamant sa fierté d’être français, au point que la date du 12 juillet a littéralement pulvérisé dans les esprits celle du 14 juillet, la bastille ne faisant pas le poids face au stade de saint-Denis.


Les journalistes sportifs s’étaient alors gargarisés en évoquant le triomphe de l’esprit sportif, de l’universalité du football, alors qu’il est plus que certain qu’ils devaient être au plus 2 % à s’intéresser au sport. La fête, ça fête la fête, et puis basta, qu’importe le support. Nombres de femmes se sont en 98 tout d’un coup passionnées pour le football le temps d’une coupe du monde
pour bien vite revenir sur la terre ferme une fois l’extase retombée.

Et pourquoi alors cette superposition, ce gavage de festivités à n’en plus finir? Est ce que ça nous tiendrait pas occupés pendant que les gens sérieux nous pondent des grosses conneries de réformes qu’on est trop fatigués option gueule de bois pour aller gueuler contre après? (syntaxiquement sublime, cette phrase, non?) Est ce que ça nous ferait pas regarder ailleurs? La fête est
une belle façon de détourner le regard, d’endormir sous l’ivresse et d’empêcher de réfléchir ceux qui pourraient s’opposer, elle est l’aboutissement concret et digéré de la non-pensée, du laisser aller des neurones. Il n’y a qu’à se baisser pour en ramasser, la rue dégueule de cotillons et de ballons de baudruche qui nous attirent le nez en l’air pour ne pas voir qu’on marche dans la
merde.

Tiens, une petite citation de Bernanos, ça fait jamais de mal: « L’affreux instrument d’abêtissement égalitaire, d’universel nivellement de l’esprit que sont les propagandes, multiplie les idées simplistes aux dépens des idées simples, les deux termes n’étant pas plus synonymes que ceux d’infantile et d’enfantin. Hélas! tout le diabolisme du monde moderne est infantile et simpliste à faire crever de rire les Mauvais Anges. La civilisation Mécanique finira par promener autour de la terre, dans un fauteuil roulant, une humanité gâteuse et baveuse, retombée en enfance et torchée par des robots. »

Bref, c’est bien joli les ballons, mais j’ai l’impression qu’on s’enfonce sérieusement et de plus en plus dans quelque chose qui sent vraiment pas bon.

p.s: Sources> un bouquin d’un monsieur qu’il s’appelle Philippe Muray et qui décrit tout cela en verve et en couleurs.

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« Sing my angel of music ! »

The Phanthom of the Opera.

Par Keira

Bon.

J’ai décidé de vous parler de choses positives pour changer de ma note précédente.

Oui, parce que je ne suis pas qu’une fille « dark ». Loin de là. J’ai mes moments, comme tout le monde je suppose.

 

Par exemple, je suis une fille qui adore la musique. Bon, évidemment j’ai mes préférences… je ne suis pas une fan de rap ou de techno ou de metal ou encore de « nouvelle variété française ». Je suis plus dans un esprit rock, pop, musiques du monde et tout le tralala. Avec évidemment des racines profondes qui remontent aux années 60-70. J’ai dû vivre Woodstock dans une vie antérieure pas si loin de celle-ci.

Et quand je dis que j’aime la musique c’est au point que tous les soirs, pour m’endormir, je dois impérativement en écouter. Ca me détend. La musique berce mon imaginaire et mes humeurs.

J’ai énormément de chansons qui m’ont accompagnées dans divers moments de ma vie. Que ce soit les moments heureux à base de « Hit the road Jack » de Ray Charles, « Paint it black » des Rolling Stones,  « Don’t stop me now » de Queen, « ABC » des Jackson Five, « Tiny Dancer » d’Elton John, « Dreaming of you » de The Coral ou « Bad Day » de R.E.M qui sont consacrées aux amies ou alors « Onde Sensuelle » de M et « Love burns » du Black Rebel Motorcycle Club qui sont mes chansons d’action au lit avec des amants passés… Et voilà, je sais qu’à partir de maintenant dès que vous entendrez ces chansons vous penserez à moi en pleine le… lessive. On dit merci qui ?

Autre détail important dans la musique, j’ai mes chansons dédiées à certains moments de ma journée. Ca fonctionne par périodes, ces chansons changent suivant les mois et les années, mais elles sont consacrées à des choses bien précises.

Si vous prenez « Ocean » du groupe John Butler Trio, elle me sert exclusivement à la relaxation en fin de journée ou dans les transports en commun.

Pour aller en cours en ce moment c’est « Africa » de Toto. Cette chanson me met de très bonne humeur.

Pour un trajet à pied j’opte pour les Dandy Warhols et leur « Thirteen tales from urban bohemia » qui est un album très efficace pour marcher longtemps (parfois rapidement) et se régaler en même temps avec une musique à la cool.

Si vous êtes super pressé, « Hot’n cold » de Katy Perry est trèèèès efficace. Mais attention à l’essoufflement.

Dans mes grosses phases lose j’ai tendance à tomber dans la pop guimauve. Mais bon… ça arrive à tout le monde. En revanche je ne me met pas en pyjama, je ne mange pas de glace et je n’écoute pas Céline Dion en chantant comme une casserole par dessus. J’ai plutôt tendance à retourner à de vieux tubes de Lene Marlin, Coldplay, Snow Patrol et autres chanteurs qui me dépriment et me font plaisir à la fois.

Et enfin, pour m’endormir vraiment, je me passe quelques chansons de Ray LaMontagne, avec en tête « Be Here Now » qui a un effet hypnotisant. Si vous aimez les belles voix et la guitare… bah achetez ses albums. Et allez le voir en concert.

Et puis, encore une fois, chaque personne à sa chanson. Enfin pas encore toutes, mais un paquet.

Une copine est depuis de nombreuses années associée à « Call me » de Blondie pour une gaffe lors d’une représentation de théâtre.

Une autre à « Bad Day » pour les rocks endiablés dansés dessus. Et chantés aussi… il pleuvait déjà rassurez-vous.

Pour certaines de l’école de maquillage de l’année dernière on retrouve A-Ha et leur « Take on me »… oui, on a pas tous des super chansons, c’est la vie.

Et puis il y a ces moments où vous écoutez une chanson qui vous bouleverse sans raison. Chose qui peut évidemment se produire avec le cinéma et la lecture. Mais je ne sais pas, c’est encore une émotion différente, parce que l’image réelle comme l’image que nous avons en tête entrent en jeu, tandis qu’avec la musique, il n’y a que le son. La musique et le frisson qu’elle produit… cette montée d’émotion incontrôlable…. c’est un délice et une torture à la fois. Ca vous prend par surprise, vous transporte aux limites de votre inconscient. Pourquoi cette musique et pas une autre ? Qu’est-ce que ça réveille ? Pourquoi les larmes coulent-elles ? Pourquoi cette envie de fermer les yeux et de plonger dans ces notes ?

Parfois la nostalgie de quelque chose qu’on ne peut définir prend le dessus complètement. Ca épuise un peu la musique. Ca travaille trop niveau émotionnel.

Par exemple, j’ai la chair de poule dès qu’on me passe le thème créé par Ennio Morricone pour le film « Mission ». Et franchement tu te sens un peu con à ressentir une telle émotion quand c’est la chanson utilisée par GDF… Merci la pub…

Et là ce soir j’ai redécouvert la chanson « Don’t look back in anger » d’Oasis. Sachant qu’en plus Oasis et moi ça n’a jamais été fusionnel, loin de là… je n’ai pas trop compris le pourquoi du comment quand j’ai commencé à pleurer comme une madeleine sans aucune raison. Et ce n’était même pas de la tristesse. Juste une vague foudroyante d’émotion pure. D’où cet article… hein, je ne pouvais pas le zapper.

J’aime particulièrement cette idée qu’un jour, dans disons… 30 ans, j’écouterai ces vieux morceaux que j’aimais étant une jeune vingtenaire et tous les souvenirs qui me prendront par surprise.

Et je construis peu à peu ma vie et ces associations de rythmes et de gens. Parce que finalement, garder ma tête pleine de gens et de sons, je trouve ça bien.

D’ailleurs, une certaine personne dans mes lecteurs n’a pas encore sa chanson. C’est mal. Il faudra y remédier. Quoique Mister Ennio Morricone a souvent participé à nos soirées poker. J’hésite… est-ce que je le retiens ?

Allez, la prochaine fois je parlerai peut-être bouquins ou ciné. En attendant, j’ai mis tous les trucs à connaître en gras, et ce n’est pas pour rien. Si vous ne connaissez pas, essayez et laissez-moi vos avis dans les commentaires !

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Faire de la politique ou vivre de la politique ?

Par Lucas

Cher René,

J’ai failli intituler cette bafouille « La politique n’est plus ce qu’elle était » mais je me suis rappelé à temps que je t’avais déjà chourave ce titre pour un autre article, terne et vide. Tu as donc évité de faire des triples lutz piqués et des doubles axels dans ta tombe : ne me remercie pas, voyons, tout le plaisir est pour moi.

Pour autant, tu as bien fait de clamser il y a quelques années.
La politique n’est définitivement plus ce qu’elle était, René.

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Les hommes politiques n’ont plus aucun engagement pour des idées intelligentes et utiles.
Le Monde Diplomatique a fait tout un dossier dans son numéro 667 d’octobre 2009 qui s’intitulait « Faire de la politique ou vivre de la politique ». On a atteint un degré incroyable de théâtre et de faux semblants. Depuis 40 ans, notre personnel politique cherche simplement à faire preuve d’à propos pour se maintenir en place et pour profiter de ses indemnités. Au gouvernement, comme dans
l’opposition, il n’y a pas un seul esprit qui ne soit pas inféodé au qu’en dira t-on, pas un seul esprit qui ait une vision d’avenir. Et quand une politicienne parle de désir d’avenir, c’est seulement un message marketing pour faire rêver le consommateur…

Parce que l’électeur est un consommateur comme un autre pour un produit comme un autre.
Tu t’en doutais un peu, René, ça devait arriver un jour. Tu l’avais plus ou moins suggéré…

Aujourd’hui, il faut un propos vendeur, il faut exprimer ce que l’électeur attend. Il faut anticiper et ruser, faire des coups d’éclat et des opérations coup de poing, de la promotion et du marketing. Pire… Aujourd’hui quand tu prends les media, l’info n’est plus, René. L’info est morte, vive l’évènement ! Attends, va te prendre un mojito et reviens vite que je t’explique…

Je ne regarde pas là télé mais j’ai observé, depuis 5 ans, l’évolution du journal de 13h sur France Inter, un des plus écoutés de France si ce n’est LE plus écouté. Eh bien, vois-tu, René, même là, même sans image, c’est le règne de l’info produit, du coup médiatique, du truc glamour à dire pour susciter l’émotion de l’auditeur. Ce n’est que du maquillage : on a atteint le degré zéro de l’épure (oui, je fais du pastiche et je convoque Roland Barthes pour que tu te sentes moins seul à ronchonner)

 Vois-tu, René, j’ai eu un arrière grand père qui était au Congrès de Tours en 1920, un grand père qui a toujours voté marxiste, un père qui a créé les jeunesses communistes de Bagneux à 14 ans et qui a voté… Sarkozy en 2007.
Et moi, je ne sais plus que penser.
Taubira (radical) en 2002, Ségolène x 2 en 2007…
Je refuse la complaisance du Modem et les blagounettes utopiques de Besancenot,
Je renie la démagogie du PS et la cosmétique de l’UMP…
Vais-je donc voter Cohn Bendit pour confirmer ma lassitude et adouber son apparent « parler vrai » ? (t’as raté un super débat entre lui et Bayrou aux dernière élections, un débat ou François s’est ridiculisé et où DCB a tenu un propos humain avec des vrais morceaux de sincérité dedans ; trop frais)

Trop frais…

Vois tu c’est bien ça le problème…
Les simagrées et les discours niaiseux des uns et des autres m’insupportent et me lassent.
D’un coté on fait des lip daubes, de l’autre on s’excuse partout où on passe : bref, on fait le show…

Si je me suis engagé pour la campagne des Européennes, c’est parce que j’ai trouvé un parti,Newropeans, qui me semblait aller au delà du clivage stérile Droite Gauche, un parti utile quand on sait que 85% des lois sont votées à Bxl et transposées ensuite par le Parlement
Français. Mais tu sais bien que nos 72 représentants au Parlement Européen (les 72 hommes et femmes politiques les plus puissants de France) n’ont pas le droit de proposer des textes : ils ne peuvent qu’entériner ou refuser les décisions et les choix faits par les technocrates…

C’est parce que je rejetais ce déni de démocratie que je me suis engagé chezNewropeans.
Parce que je refusais ce vaudeville scabreux qu’est devenu le jeu politique français.
Je refusais l’inanité lâche et la comédie niaise des débats entre une majorité et une opposition dont la frontière est incertaine.
La politique vaut mieux que ça, René, et tu le sais bien. Toi qui a connu l’époque des Mendes France (« Gouverner c’est choisir« ) toi qui a du nécessairement lire ce discours de Jean Jaurès dans lequel il martèle l’évidence. Rappelle-toi, René…

« Il n’y a de classe dirigeante que courageuse. A toute époque, les classes dirigeantes se sont constituées par le courage, par l’acceptation consciente du risque. Dirige celui qui risque ce que les dirigés ne veulent pas risquer. Est respecté celui qui volontairement accomplit pour les autres les actes difficiles ou dangereux. Est un chef celui qui procure aux autres la sécurité en
prenant pour soi les dangers. » (…)
« Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux
applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques »

Et pourtant, je suis le premier à faire ça, René.
A faire écho aux huées fanatiques et aux discours creux.
Pire, j’ai été le premier à stigmatiser ces 500 conducteurs de la ligne A du RER de Paris qui bloquent 1 million de personne (bon, OK, j’étais frustré…)
Je suis défait, René. Il n’y a plus de place pour les idées, il n’y a plus que l’urgence.
Oppressés par le poids des média, on jette de ci de là, de nébuleux messages sans jamais s’engager ; des trucs stériles pour « donner l’impression que »… On pourrait même détourner un peu Céline (non, pas celui qui fait des voyages jusqu’au bout de la nuit, je te parle d’une chanteuse québéqouhèze) :

Tu les entends dire des phrases sans aucun sens
Qu’importe les mots n’ont plus la moindre importance…
Car le Ballet a commencé…

Un ballet où tout n’est que gestuelle calculée et entrechats plus ou moins lestes sur la grand scène illuminée de l’opéra existentiel (je fais des phrases prétentieuses si j’veux)

Voila René…
J’espère sincèrement que tu profites bien de ta mort parce que là, en ce qui nous concerne, on en chie vraiment avec tous ces macaques.
Dernière chose. Si tu pouvais faire un truc qui me ferait graaaave plaisir,
Passe mon bonjour à Salengro et à Beregovoy…

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La liste de la fille déconnectée

– Ca faisait longtemps que j’avais pas eu de lose informatique. Cette semaine : la freebox est morte. Du coup, je n’ai plus la télé (l’antenne est morte), plus le téléphone mais surtout, j’ai plus le net et là, c’est très pénible car au boulot, j’ai pas forcément le temps de faire toutes les démarches administratives et autres que je dois faire en permanence. Et ça fait super chier. Parce passer des soirées sans le net, je veux bien mais je préfèrerais que ce soit un choix.

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– Quand un mec choupinou me dit qu’il a fait un rêve érotique avec moi en star, je devrais être flattée. Mais quand ma partenaire de cochonnerie c’est ma mère, je sais pas pourquoi mais je me sens totalement traumatisée.

– Hé, je deviens châtain ! Comme la couleur que j’aurais dû avoir dès le départ. Mais je me kiffe en brune.

– Je suis une inculte cinématographique et ça se voit des fois (souvent). Mardi soir, Gabriel veut me montrer un reportage qu’il a enregistré pour une copine sur Arte. Pendant qu’il cherche le reportage en question sur une cassette, on tombe sur « Il était une fois dans l’Ouest », moi : « ahah, c’est quoi ce truc ? » Lui : « Quoi, tu connais pas ? » « Heu… nan ». Du coup, on regarde la fin, à base de « et lui, c’est qui ? Et elle ? Et pourquoi il fait ça ? Aaaaaah ! ». Heureusement que je me suis teinte en brune.

– Lundi, verre avec la girlie team (moins Vicky), mardi, verre avec Vicky puis champagne chez Gabriel pour fêter son admission dans une formation, mercredi, verre entre forumeurs, je suis pas sûre de tout me rappeler. Vendredi, théâtre et verre avec Summer et son Kinder et VideSentimental et Vicky, of course (mais elle part en vacances donc on va tenter la désynchronisation des siamoises), samedi, soirée filles chez Vicky avec sans doute de la vodka rouge. Vive les jeudis sobres.

– L’alcool et ma myopie ne font pas bon ménage, c’est un fait. Mercredi soir, un bar de type canadien, on se réunit entre forumeurs, donc. Comme je suis un peu pétée, je me mets à parler anglais (j’ai pas vu le rapport non plus). Je sympathise vaguement avec une serveuse blonde. Quelques temps plus tard, je rappelle une serveuse pour commander un cheese cake que
tout le monde a goûté (bande de vilains) et revoilà une blonde, je lui fais un truc « hey, you’re my friend ! » et la nana me regarde un peu atterrée. Et là Vicky me fait remarquer que c’est pas ma nouvelle copine mais une autre. Oh my gosh !

– J’ai reçu mon walkman sony ericsson, il a moins de capacité que mon vieux popod donc j’ai dû faire le tri mais réécouter MA musique au boulot, ça va être bon. Maintenant, faut que je mette dessus la version clip de « je veux un mec » parce qu’elle déchire sa maman.

– Ma cousine est la pire des putes. Je suis vraiment dégoûtée par cette personne mais je peux pas dire pourquoi. J’arrive pas à croire qu’une personne dont j’étais proche ado, avec qui j’ai beaucoup parlé, puisse être devenue aussi monstrueuse. A moins que j’ai un talent inné pour mal juger les gens et donner de la valeur à ceux qui n’en ont pas, je sais pas.

– Cette semaine, j’ai joué la princesse aux pieds nus au boulot. En fait, mardi soir, je dois me rendre chez Gabriel mais mes vieilles chaussures d’été sentent vaguement la croquette donc hors de question de mettre ça à mes petons. Ok, il sait qu’il doit pas toucher mes pieds mais quand même. Donc j’enfile des jolies chaussures que je mets quasi jamais. Et évidemment, j’ai vite très mal. Donc mercredi, en arrivant au boulot, je vire mes pompes viteuf. Entre salir mes petites voûtes plantaires et pleurer au moindre pas, j’ai choisi mon camp ! Il n’empêche que mes petits orteils ont mal vécu cette aventure, ils étaient rouges et difformes. Déjà qu’ils étaient moches, ils sont devenus officiellement les parties les plus grotesques (et certainement inutiles) de mon corps.

– Comme ma freebox est en panne (donc), s’il m’arrive quelque chose entre maintenant, 18h36 et demain, vous ne le saurez que la semaine prochaine.

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