Pot de départ

Pour ceux qui n’auraient pas encore compris, j’ai démissionné. Wiiiii ! Une aventure va bientôt se terminer pour en laisser place à une autre. Pas de journal d’une démissionnaire cette fois-ci pour cause de pas trop de choses à dire même si… On verra, sans doute quelques articles sur la recherche d’emploi et mon départ. C’est amusant, 11 ans que je travaille et je n’avais jamais pris le temps de parler de ces sujets-là… Alors que j’écris cet article (lundi 18 juin), je viens d’envoyer mon mail pour mon pot de départ… et ça mérite un article.

Pot de départ

Alors déjà premier point : je n’aime pas organiser de pots de départ. Je suis un peu absolue dans mes sentiments et je n’aime guère les fins. Là, par exemple, je ne pense pas du tout à ma fin de contrat mais je piaffe un peu d’impatience à entamer le prochain. Un peu comme la veille de la rentrée des classes, quand tu te demandes si tu finiras à 16h le vendredi, si t’auras Mme Faurey dont la réputation n’est plus à faire, si tu vas être en classe avec cette pute de Sandra Kaplan et si y aura un nouveau beau gosse. Oui alors ok, je suis en couple de type monogame mais ça fait toujours plaisir les bonbons pour les yeux. Même si les bonbons pour les yeux, ca finit comme les chewing-gums, ça vire insipide. Cette métaphore ne me mène nulle part.Manger des bonbons

Du coup, je suis toujours fatiguée à l’idée d’organiser cette petite sauterie mais partir en catimini donne la sensation d’un départ par la petite porte, qu’on aurait même peut-être été virée. Dans le monde du travail, y a des codes, tu ne pars pas sans ton petit pot où tu ne taris pas d’éloge sur tes N++, même quand tu as une poupée vaudou à leur effigie que tu garnis régulièrement d’épingles acérées. En échange, tes collègues auront lâché un petit billet pour que tu puisses repartir avec un cadeau. Ça, je trouve ça intéressant. Pas le fait de recevoir un cadeau mais que ce qui sera contenu dans le paquet donne une indication sur la façon dont tes collègues te perçoivent ou te connaissent. Genre lors de mon dernier pot de départ, j’avais eu du thé, des infusions et une sorte de roulette de massage genre je suis une meuf zen et healthy. Alors dans les faits non mais je désire l’être donc bien vu (notez que c’était y a quasi 4 ans, zéro évolution donc sur ce sujet…). Celui d’avant du maquillage pour les yeux (oui ça marche) et… du vernis. Plein de vernis, 6 couleurs et un top coat. C’était adorable mais… je n’en mets jamais, je déteste ça. Mais on reparlera de cette image au boulot.

Collecte pour pot de départ

Déjà, se pose la question du “quand” parce que rien que ça, c’est compliqué. Normalement, on aime les jeudis soirs (parce que les vendredis, tout le monde se barre et les autres jours, on n’est pas censés sortir trop tard) mais il peut y avoir pas mal d’éléments pertubateurs. Pour ma part, j’ai choisi un mercredi matin parce que ma collègue chouchoute ne sera là ni jeudi ni vendredi et que j’avais pas envie de faire une soirée… d’autant que nous avons eu un pot de départ la semaine d’avant et le mercredi soir, y a une soirée corporate donc voilà. Un petit déjeuner, c’est TRES bien.

chouquettes pour pot de départ

Photo prise lors de mon pot de départ qui a eu lieu la semaine dernière en vrai

Donc faut organiser une sauterie et pour ne pas avoir l’air trop con, faut inviter des gens. Et là, ce n’est pas si évident parce que tu ne sais pas où arrêter la liste. Certains envoient l’annonce à all users (et ceux là, on ne les aime pas vu qu’ils nous pourrissent la boîte mail alors qu’on ne sait même pas qui ils sont), j’ai limité : mon agence évidemment puis les personnes avec qui je travaille régulièrement puis deux ou trois potes des autres agences. Il y en a, tu te sens obligée de les inviter et tu le fais en espérant qu’ils ne viendront pas. Là, par exemple, j’espère de tout mon coeur que ma N+1 aura un empêchement de dernière minute histoire de ne pas la voir…

Ingrid Chauvin

Je fais à peu près cette tête quand je fais genre que je suis contente de voir quelqu’un alors que non

Bref, tu veux juste boire un verre avec tes collègues que tu aimes bien, tu te retrouves avec des gens que tu n’aimes pas, à sourire à une personne à qui tu aimerais dire tant de mal mais dans ton discours, t’es sympa parce que faudrait pas gâcher ce moment. Et puis tout s’arrête. Bon ben c’était sympa, bonne continuation et à la revoyure hein !

Bonne continuation

Mais je vous raconterai. De ce que je sais, ça pourrait être… sanglant (et pas pour moi…)

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Pourquoi j’ai peur de Macron ?

Et que je vais vous le dire maintenant avant le second tour des législatives même si je me doute bien que je ne ferai pas changer d’avis les gens. Mais au moins, ce sera fait. Donc oui, j’ai peur de Macron et ce n’est pas une métaphore ou un titre putassier pour vous attirer ici. On entre vraiment dans une ère qui m’inquiète au-delà même du sarkozysme et je vais vous expliquer pourquoi. Attention, c’est un article cri du coeur et je me rends compte qu’il est très long donc un petit café ou thé (je vous conseille le yoggi tea, je sais bien que c’est sans doute de l’attrape nigaud mais il est trop bon), quelques biscuits ou fruits séchés et on est partis.

Quelques tasses de café

En 2007, ce fut une belle gueule de bois quand Sarko remporta l’élection même si sa victoire étant sans surprise, la machine était parfaitement rôdée. Alors évidemment, on pourrait s’attendre à ce que j’ai eu la même réaction pour Macron, élu produit marketing de l’année mais j’avoue que non. Je me targue souvent d’être assez fine dans mes analyses politiques mais j’oublie souvent deux points essentiels : les gens n’ont aucune mémoire et surtout, beaucoup d’électeurs ne sont, de fait, pas politisés. Comme ils n’y connaissent rien ou presque, ils préfèrent voter pour un visage familier et rassurant qu’un projet d’avenir. Sans voir que derrière le joli sourire et la mise en pli impeccable se cache un avenir très sombre pour la plupart d’entre nous. Pas forcément moi, d’ailleurs, mais que voulez-vous, j’ai du mal à m’en foutre du sort de mes petits camarades.

Solidarité

Le problème avec un Macron, c’est qu’on ne le voit pas venir. Un Trump, un Sarko à l’époque, un Berlusconi, on sait qu’ils sont potentiellement mauvais et les banderoles sont prêtes à sortir du placard à la première occasion. On attend le moindre pas de travers pour mordre, on le guette. Alors qu’un Macron, on va toujours lui laisser le bénéfice du doute. C’est un centriste, un “gentil”, il fait le beau gosse avec Trudeau à Taormine, il fait du wordart pour tâcler Trump, ce même Trump qu’il a trollé et à qui il a donné une poignée de main bien virile genre il a révisé avec un coach broyage de main pendant une semaine. Ah oui, parce que c’est ça, Macron : c’est pas de la politique, c’est juste de la comédie. D’ailleurs, le mec a beau jouer les mecs autoritaires “ahah, t’as vu comme je l’ai maté Trumpounet ?”, l’autre s’en bat les coussinets et sort, comme il l’avait prévu, des Accords de Paris. Bon, ok, les Accords de Paris, ce n’est pas un réel engagement écologique, ce n’est pas un réel engagement tout court. Non parce que la COP21, c’est quand même la répression des militants écolos et des tapages dans la main pour dire que ouais, allez, on va essayer de limiter (non pas stopper voire carrément renverser, juste limiter, ce qui nous occasionnera, si tant est que cette gentille promesse soit respectée, des milliers et des milliers de morts. Mais pas chez nous donc ça va) le réchauffement climatique et si on ne fait rien pour que ça arrive, bé, c’est pas grave. Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. Mais c’est cool car grâce à Trump, Macron, le pro-nucléaire qui veut relancer les chasses présidentielles, est devenu un héros de l’environnement. On avale tellement de conneries, c’est dingue.

Pourquoi j'ai peur de Macron

En un mois de Macronie, on voit déjà les lourds nuages menaçant se former sur notre modèle social, sur notre stabilité professionnelle, sur notre liberté d’expression. Sur notre liberté tout court. J’exagère ? J’ai plutôt envie de dire que vous vous réfugiez dans le déni : toujours moins de cotisation “ouais mais c’est cool, on va avoir plus de sous à la fin du mois et moi, je ne suis jamais malade”. Moi non plus, la pêche… mais c’est vrai que je suis myope, que j’ai des dents fragiles, que je multiplie les rhinites allergiques, que je commence à être un peu dure de la feuille, que je me casse un genou en faisant la fo folle ou que je me fais un peu mal à toujours ce même genou en faisant du foot. Et je ne veux pas d’enfants alors que je suis toujours fertile. Ouais, je suis en bonne santé mais parfois, la vie te prend un peu en traître et je n’ai pas forcément envie qu’à terme, mon entreprise fasse des économies sur ma santé tandis que les mutuelles privées s’engraissent méchamment. Je n’ai pas envie qu’on offre à nos petits frères et nos petites soeurs, voire à nos enfants, un passeport à vie pour la précarité. L’ubérisation de la société est une catastrophe, le rêve de demain, tous patrons, n’est une bonne chose que pour ceux qui en ont déjà les moyens. Si je lançais mon entreprise demain et que je me plantais, c’est mon ego qui souffrirait le plus : mon mec pourrait m’aider, mes parents aussi et même ma banquière. Mais ceux qui n’ont rien à la base, ils font quoi ? Et puis paie ton rêve d’être ton propre patron quand c’est la crise parce que tu as décidé de prendre quelques jours… Salariat déguisé bonjour ! Et salariat où tu payes pour avoir tes propres moyens de production, tellement génial ! D’ailleurs, pour rejoindre mon histoire de santé du dessus, un petit article sur la réclamation des “entrepreneurs” Uber, Deliveroo and co sur les cotisations santé. Formidable non ?

Uber manifestation au siège

Et la liberté d’expression ? Au pays des Charlie, les rédactions se font remonter les bretelles par un Ministre voire carrément traînées en justice parce que la protection des sources, OSEF ! Ah, vous êtes où, tous ceux qui ont clamé au droit à la caricature, qui avez défilé avec des crayons le 11 janvier 2015 ? Quand tu vois qu’aujourd’hui, le “t’es pas Charlie” sert surtout aux oppresseurs de tout poil pour justifier toute “vanne” homophobe ou raciste aux heures de grande écoute, on est bien. On continue de reculer dans le classement RSF sur la liberté de la presse mais ça n’a pas l’air d’inquiéter.

C'est l'encre qui doit couler, pas le sang, question sur la liberté d'expression en France

(c) Benoît Tessier pour Reuters

Et la liberté tout court, enfin. En constitutionnalisant l’Etat d’urgence, aura-t-on encore droit de manifester demain ? “Votez pour Macron, vous pourrez manifester contre lui alors que Le Pen, non !”. Vos gueules, putain, vos gueules. Depuis le fameux Etat d’urgence, on interdit aux syndicalistes, militants d’extrême-gauche ou écologistes de manifester, on interdit à un journaliste, certes très engagé, de faire son travail. Vous vous sentez toujours aussi bien en fRance ? Et puis maintenant, fini les perquisitions autorisées par un juge, ce sera juste sur autorisation du préfet. On va rigoler avec toutes les bavures, moi, je vous le dis ! Oh ben oui, je sais “moi, je m’en fous de l’Etat d’urgence, je suis honnête, j’ai rien à me reprocher !”. Oh bah tu sais, beaucoup de perquisitionnés surprise non plus, n’avaient rien à se reprocher. Mais pas de bol, on (qui “on” ?) les a soupçonnés alors les flics ont débarqué, tout cassé, insulté, avant de partir sans un mot d’excuse. Je n’affabule pas, hein… Et puis Macron nous annonce sans trembler qu’il va ficher tous les militants d’extrême gauche… sans même préciser ce qu’est un militant d’extrême-gauche. Est-ce que mon mec va se faire ficher car il est abonné à la newsletter de France insoumise ? Moi parce que j’affiche clairement mes opinions (que je ne définis pas comme d’extrême gauche au demeurant mais y a pas de définition claire). Risque-t-on un jour de voir débarquer les flics chez nous pour une perquis’ si on se montre trop ? J’exagère ? Oh bah tiens, encore un lien.

Institutionatiolisation de l'état d'urgence, un risque de voir de plus en plus de perquisitions abusives ?

Je ne décolère pas depuis avril, je suis anxieuse, paniquée… et vraiment méprisante face à ceux qui laissent faire parce que ça les concerne pas. “j’ai rien à me reprocher”, “j’ai un travail”, “y a du travail, ceux qui sont au chômage, c’est parce qu’ils ne veulent pas travailler”. J’en peux plus de cette fRance qui harcèle les femmes qui se couvrent la tête ou les femmes Noires qui veulent rester entre elles pour des ateliers mais qui laisse faire les fachos qui veulent condamner à mort des Migrants ou des dîners entre Blancs. J’en peux plus de cette fRance qui vote pour que les Riches soient toujours plus riches parce que tu comprends “une fois, j’ai connu un mec qui fraudait les allocs”. J’en ai marre de ces fRançais qui avalent tout et n’importe quoi, tellement sensibles à la forme qu’ils n’en voient pas le fond (et vouent au nues un Obama qui a un bilan bien décevant ou un Trudeau plus libéral que jamais mais il met des chemises roses et y a un Ministre Sikh dans son gouvernement alors il est cool. Alors oui, y aussi du bon chez Trudeau, notamment sur l’accueil des migrants même si, en grattant un peu, l’histoire n’est pas si belle… En clair “oui, Trudeau est un beau gosse qui fait des trucs cools mais ça ne fait pas forcément de lui un bon politicien ». Comme Obama, comme Macron. Aujourd’hui, je suis plus paniquée par Macron que par Sarko. Parce que Sarko, on était prêts à descendre dans la rue. Macron, il passe mieux, il fait moins colérique. Et puis de toute façon, pourra-t-on encore manifester dans quelques mois ?

Manifestation du 11 janvier "je suis Charlie"

J’écris cet article sans nuance, un cri du coeur. Un long cri du coeur. J’espère que dans 5 ans, vous me le collerez sous le nez en me disant “mais comme tu avais tort ma pauvre fille”. Oui, vraiment, j’aimerais parce que mon petit ego n’est rien comparé au modèle social français et à notre liberté. Mais y a presque 9 ans, j’avais dit toute la méfiance que j’avais pour Obama, ce président trop cool. L’histoire a prouvé que j’avais pas eu tort… Alors pour me donner tort, on ne laisse rien passer. Levons le poing, le combat débute maintenant.

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Avant l’entretien, je fais quoi ?

Bienvenue en chômagie

N’importe quel chômeur vous le dira : pour un entretien, mieux vaut arriver en avance, surtout en région parisienne où les transports sont taquins. J’en sais quelque chose. Après une telle déconvenue, j’ai pris l’habitude de partir 30 minutes en avance sur l’horaire. Du coup, quand tout se passe bien, j’arrive 30 minutes à l’avance à l’entretien. Et maintenant, je fais quoi ?

En général, il y a toujours un café dans le coin donc le mieux est encore d’aller boire un petit noir. Mais voilà, ça a l’air simple dit comme ça mais il faut savoir bannir certaines consommations juste avant un entretien. Par exemple, le croissant. Le croissant (ou la chocolatine, c’est pareil), c’est bon, c’est savoureux mais c’est gras : interdiction de toucher son pressbook et autres documents avant de s’être lavé les mains parce que les traces graisseuses, vraiment, ça fait mauvais genre. Par ailleurs, le croissant, ça fait des miettes et on s’en met partout, impossible de tout nettoyer en un coup de main. Evidemment, on peut aussi prendre soin de manger proprement mais personnellement, je bannis. De la même façon, tout ce qui est sucré sur le dessus est prohibé, comme les beignets, par exemple. Parce que y a toujours moyen qu’un peu de sucre se colle sur le coin de la bouche, ça ne fait pas sérieux.

Côté boisson, l’erreur à ne pas commettre, ce sont les boissons gazeuses. Surtout alcoolisées, on ne prend pas de bière avant un entretien même s’il fait très chaud. Vous vous la paierez après au besoin. L’inconvénient des boissons gazeuses, c’est que, comme son nom l’indique, il y a des gaz. Et roter à la figure d’un recruteur (ou devenir rouge parce qu’on jugule le flux), ça peut éventuellement être mal vu. Alors on prend un jus de fruit de préférence pas acide, un café ou un thé. Mais quoi qu’il arrive, avant de partir du bar, on passe par la case toilettes histoire de ne pas être pris d’une subite envie d’uriner en plein entretien et vérifier dans la glace que tout est nickel.

Mais boire un café, ça n’occupe pas plus que ça, il nous faut autre chose, quelque chose à lire. Réviser son entretien ? Si vous êtes paré, je pense que c’est inutile, ça ne servira qu’à mettre la pression. Je suis assez partisane de la lecture détente avant l’entretien genre un roman léger, un magazine féminin… Mais on se rappelle aussi de prendre un livre ou magazine sérieux, des fois qu’on vous fasse patienter dans l’entreprise avant l’entretien, ça évitera de passer dès le départ pour une dinde écervelée.

Autre détail qui a son importance, selon moi : l’odeur. Sous-entendu : on évite de fumer avant l’entretien. Evidemment, si vous êtes le candidat idéal, le fait que vos mains puent la clope et votre haleine le cendrier froid ne jouera pas contre vous mais en cas de choix très serré, je me dis qu’il vaut mieux mettre un maximum de données de son côté. Parce que les entreprises étant non fumeuses, une personne qui fume signifie du temps perdu, une dizaine de minutes par pause clope et ça peut monter vite selon votre consommation. Alors que le non fumeur, au mieux, il fait des pauses pipi mais ça prend moins de temps, normalement. Donc il est préférable de ne pas fumer juste avant pour avoir les mains et la bouche qui sentent bon le non fumeur. De plus, la cigarette, ça excite, on a les mains qui tremblent alors si on a pris un café juste avant, le recruteur risque de nous trouver fébrile. Vous pourrez fumer après sans souci. D’ailleurs, au sujet de sentir bon, allez toujours vous laver les mains dans le bar et avalez un bonbon à la menthe. Tout ça n’est que détail et ce n’est pas une haleine mentholée qui fait l’emploi mais quand on maîtrise le moindre paramètre, on se sent de suite plus en confiance. Et c’est ça qui fera la différence.

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Fantasmer comme des ados, c’’est beau

Jeudi, journée entre filles. Je retrouve LilVirgo à 12h30 à Odéon et on est parties : un déjeuner puis un chocolat chaud au programme. Déjà, en y allant, je feuillette le Cosmo du mois de mars qui m’apprend que la futilité, c’est gai. Ça fait du bien. Ok, ce sera donc ma journée futile.

Pendant qu’elle déguste sa salade et moi mon sandwich très bon qui coule partout (Lil m’a expliqué que ce petit resto tuait mais faut pas y aller avec un mec qu’on ambitionne de séduire), on parle mecs. Pas ceux qu’on côtoie dans notre vie de tous les jours, non, THE MAN, l’übermâle, celui avec qui on partage nos gênes quand il veut : Michael Bergin. Le monsieur sur la photo là. Pour une
fois, on est vraiment d’accord. Oui avec Lil, on a tendance à pas trop fantasmer sur les mêmes mecs alors que l’avantage du fantasme, c’est qu’on peut justement le partager. Non mais c’est vrai, quel est le pourcentage de chances qu’on a de se taper Michael, sachant qu’il est marié, Américain et qu’il s’est tapé Caroline Bessette (donc qu’il a mauvais goûts en matière de femmes). Caroline
Bessette, pour ceux qui connaissent pas et qui ne sont pas potes avec google, c’est l’épouse de John John Kennedy. Enfin, c’était, elle est décédée la pauvre, ce qui fait qu’on la hait moins de se taper les plus beaux mecs de la Terre.

Bref, nos chances de même croiser Michael sont à peu près de zéro, il ne peut y avoir de concurrence entre nous. A moins que ce ne soit une amitié malsaine à base de « moi mieux que toi » et là, la concurrence serait dans l’intensité des fantasmes (et du nombre de séances de masturbation en pensant à Michael tant qu’on y est ?). Avec Lil, nous, on fantasme ensemble, on bave ensemble, on commente même sur MSN les épisodes où il apparaît. Notamment celui de vendredi où il s’accroche au chambranle de la porte de Caroline pour lui parler. Heure du décès de mon string : 19h28. C’est marrant parce que je suis pas très branchée bodybuildé, y a qu’à voir mes exs : ils étaient plus près des 70 kg que des 80, voire même en dessous. Mais bon, Michael, c’est un fantasme, mes exs, la réalité et un mec avec qui je sors m’intéresse au delà de leurs muscles mais je m’égare. Donc, après notre déj et chocolat chaud, on va dans un bar pour fêter une bonne nouvelle et autour de notre
pulp fusion, on liste les qualités de Michael. Déjà, un beau gosse dans Alerte à Malibu, c’est un peu exceptionnel. Non mais c’est vrai, pour fantasmer, on a le choix entre Mitch, Hobby, Cody le
beauf ou Newman, le moustachu dégarni. A la limite, y a Manni mais je suis pas pédophile. Et puis dans la série, il se tape Caroline qui est la plus belle et la plus naturelle. Bon, elle est chiante mais elles le sont toutes. Alors que Cody, il passe de Pamela Anderson à Carmen Electra, beuark ! Puis vendredi, nous avons appris qu’il jouait dans Alerte à Hawaï donc il faut qu’on trouve cette foutue série.

Bref, fantasmer comme des ados sur un mec, c’est bon, mais vraiment. D’abord, on n’aura jamais le cœur brisé parce qu’on n’espère rien. On se contente d’imaginer qu’il nous sauve, nous ramène sur la plage et nous fait l’amour sur le sable alors que le soleil décline, faisant briller les gouttes d’eau sur notre peau comme de l’or. Dans notre tête, on s’en fout qu’il soit marié ou pas, on veut juste qu’il prête son visage à nos petits films X perso, qu’on puisse parler de lui entre copines autour d’un thé histoire de rigoler et puis c’est tout. Sinon, on est érotomane et faut aller
voir un psy. Bon, avec Lil, on partage des tas d’autres choses mais étant toutes les deux célibataires et disponibles (en gros, aucun mec ne nous obnubile), ben fantasmer sur une célébrité commedes ados, ça nous met de bonne humeur, sans concurrence aucune. Michael, il est à toutes les deux, on en fait ce qu’on veut et c’est ça qui est bon. Bon, après, ça m’a pas empêché de mater les mecs de l’équipe de rugby de l’ESCP qui sont venus squatter le bar, y en avait de mignons mais ils étaient un peu jeunes. Donc oui, on rêve notre vie mais ça nous empêche pas de rester en contact avec la réalité.

Fantasmer comme une ado sur un mec, ça n’a donc que des avantages. Hé oui messieurs, vous n’êtes pas les seuls à baver devant la télé !

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J’’me les gèle

Voilà, là, je suis pas inspirée pour écrire un truc intelligent donc on va faire un article idiot qui fait du bien au cerveau. Toi, lecteur, tu viens d’allumer ton ordi et de vérifier tes mails, t’as la tête dans le pâté, je le sais alors pas de considérations ésotériques à la con aujourd’hui. Non, aujourd’hui, on va faire de la météo.

 

Je sais pas chez toi mais ici, à Paris, il pèle et pas qu’un peu. Enfin, rien que de très normal pour un 23 janvier, ok… Sauf que trois jours avant, il faisait 10 degrés de plus au moins ! Donc, forcément, mon petit corps, il comprend pas ce qu’il lui arrive… Non parce qu’il était habitué à se balader que normalement couvert, avec un t-shirt, un pull et un manteau même pas fermé. Là, de suite, il faut rajouter les couches parce que bon, c’est pas que je peux pas me payer le luxe d’être malade mais ça me ferait profondément ch***. Mon petit nez est bien trop joli pour être écorché à coup de kleenex. Donc le manteau, je le ferme, je rajoute une écharpe, des gants (en cuir d’Italie, cadeau de Noël) et un chapeau parce que mes oreilles étant une zone érogène cruciale de ma personne et que je ne veux pas qu’elles perdent de leur sensibilité. En somme, opération : pas de peau exposée.

Chez moi, j’ai remonté le chauffage et tout mais je me pèle quand même un peu. Alors là aussi, les grands moyens s’imposent. Couette supplémentaire, gilet avec ma grosse chemise de nuit (là, je sens que mon potentiel de séduction atteint des sommets). Bon, je vous rassure, je mets pas encore les chaussettes. En plus de ça, je bois plein de boissons chaudes genre thé, café, tisane et eau chaude au citron (tout ça sans sucre parce que je vous dis pas, sinon). Sans parler des soupes, of course. Et puis y a la douche bien chaude juste avant d’aller au dodo. Puis même des bains, des fois, soyons folles.

Bon, en dehors de ces considérations passionnantes, j’ai l’impression que tout le monde en a pris un coup au moral. Moi, d’abord. Pourtant, tout va plutôt bien en ce moment mais bon, j’ai froid, ça me fatigue, j’ai surtout envie de m’enrouler dans les draps, c’est pas glop glop ! Mardi, je voulais faire du podcast vidéo en ville, je déjeune en ville avec ma copine Sab (qui m’a fait attendre en plein froid, la cruelle, j’ai cru que je me transformais en pingouin) et je décide d’aller faire un tour sur le parvis de Notre Dame pour trouver deux ou trois personnes à interviewer. Mais en fait, vu le froid, je me suis rapatriée direct aux Halles. Ce froid soudain semble avoir figé Paris sur place. Demandez aux gens comment ils vont, vous aurez droit à un « bouaf ! » ou un truc du genre. Le froid, on aime pas ça et c’est tout. Si encore il neigeait, ça compenserait mais même pas !

 

Je me souviens de ce mois de février (ou de mars, je sais plus) 2005 où je foutais les pieds dans la capitale pour un entretien de motivation pour mon stage. Il neigeait, tout le temps et Paris sous la neige, ça a vraiment une autre gueule, c’est magique. Bon, j’avais prévu de déambuler joyeusement dans les rues mais vu que je sentais déjà plus mes orteils, j’ai décidé d’aller déambuler aux Galeries Lafayette. Histoire de bien me prendre dans la gueule que Paris, c’est plus cher que la province. Alors j’ai craqué sur deux robes, ce jour là, genre « ouah, trop jolie », ma main, fébrile, saisissait avec une certaine anxiété l’étiquette et… la relâchait, effrayée, tel un enfant qui aurait pris un serpent pour un bâton. 324 euros la robe bout de tissu. Et ta sœur, elle bat le beurre ?? Oui, moi, l’hiver, je l’aime que pour la neige, le chocolat chaud et la cheminée chez papa maman. Le reste, ça m’emmerde. Le ciel gris, la nuit tout le temps, la pluie glacée, le nez qui coule, la pulpe des doigts qui menace de faire exploser ma petite peau, mes mains incapables d’attraper quoi que ce soit dès qu’elles sont sorties des gants. Et encore, là, j’ai eu la bonne idée d’arrêter de fumer donc pas besoin d’enlever les gants pour allumer cette foutue clope de mes fesses. J’aime pas la nature morte, la boue après la neige, les gens qui font la gueule et la mode cette année tellement terne. En hiver, on n’a pas idée de ne vendre que du noir, du gris et, à la limite du prune. Faites péter le orange, le rouge, le fuchsia,
je sais pas moi ! C’est pas parce que c’est moche dehors qu’il faut qu’on s’adapte, bordel. Moi, en signe de protestation, je mets mes lunettes de vue rouges, na.

 

Les gens chouinent parce qu’il n’y a plus de saison. Et ben, ok, c’est vrai mais moi, il me manquait pas l’hiver. Surtout qu’il neige même pas !

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Sur les rotules

Depuis quelques temps, me voici devenue une working girl. C’est plutôt une bonne nouvelle, vu ce que j’ai galéré pendant les 6 derniers mois. Cette semaine, j’ai donc entamé un nouveau stage. Problème : la masse de travail est énorme et je suis pour l’instant seule à l’accomplir. Jeudi et vendredi, ce fut donc après-midi boulot chez Michel pour déblayer un peu le terrain. Résultat : mon week-end à Toulouse va être des plus réduits car je dois être de retour lundi à 8h. C’est parti pour un week-end marathon.

 


Jeudi, je sors de ma première réunion et j’ai compris : inutile d’espérer pouvoir partir le lendemain en province, j’ai encore une réunion et elle va finir tard. Effectivement, elle a terminé à 21h. Bon, c’est le début, ça va se calmer après. Donc je prends le train samedi à 7h30. Oui, vous avez bien lu, moi, dans un train à 7h30. Samedi, 6h, mon réveil me tire de mon sommeil. Fais chier, je serais bien restée au lit. Et c’est parti pour une des journées les plus longues de l’année. Je me lève, je m’habille, je finis mon sac et 6h30, je sors de chez moi (je me suis pas maquillée, ça fait gagner du temps). 7h, me voilà arrivée à la gare donc avec une demi heure d’avance qui m’ont servi à boire un café. Dans le train, ô misère, je tombe dans un compartiment, c’est impossible de dormir là-dedans, je fais comment pour finir ma nuit, moi ? Autant ne plus y compter. Heureusement, à Limoges, je change de train et dans le nouveau, y a de la place donc je dois dormir/somnoler deux bonnes heures. Sauf que dormir dans le train, ça fait mal au dos et aux cervicales. Donc décision : cet après-midi, je fais la sieste sinon, je ne tiendrai pas.

Arrivée à la gare, je retrouve mes parents et là, on croise la mère d’Anne qui vient justement chercher sa fille. On reste un peu à papoter et voilà justement Anne qui me propose de passer chez elle. Donc, je rentre chez mes parents, je jette mon sac dans un coin, mon linge dans la machine (oui, pour les draps, un sèche-linge, c’est top et je n’en ai pas), mon café dans le gosier, Technopolis sur le blog et je repars. Après-midi chez Anne à me gaver de thé et de café car je sais que je pourrai plus dormir. On papote de nos vies, de nos hommes (surtout d’eux, des oreilles ont dû siffler samedi après-midi), on dit un peu de mal des gens mais pas trop. Bref, un après-midi normal entre filles.

18h15, retour chez moi, opération « douche ». Mmmm, que ça fait du bien. Sauf que le drame se noue. En sortant de la douche, je tends la main pour attraper mes vêtements posés sur le rebord de la baignoire (oui, dans la salle de bain de mes parents, y a une cabine de douche ET une baignoire) et je fais tout tomber dedans. Ce qui est ennuyeux car il y a un phénomène de reflux donc toute l’eau que j’ai utilisée pour me laver stagne au fond de la baignoire et mes fringues trempent désormais dedans. Et merde ! Donc je fais une expédition punitive dans le placard de ma mère qui, heureusement, se fringue bien et fait la même taille que moi. Du coup, je suis à la bourre, je me maquille en parlant à ma maman qui venait de finir ses courses (dont la carte de vœu pour Gaugau, une carte miniature…).

Je pars enfin pour Toulouse, je perds une plombe à la station essence puis je prends l’autoroute. Arrivée sur place, je récupère Lucie et on va manger chez un couple d’amis. Première partie de la soirée calme, on mange des pizzas tout en jouant à la belote. Ben, mine de rien, j’adore la belote et ça devait faire plus d’un an que j’avais pas joué et ça m’a fait bien plaisir, surtout que mon partenaire et moi avons rétamé Lucie et son collègue lors de la deuxième partie. Bon, nous, on avait du jeu et pas eux. D’ordinaire, j’ai pas de chance aux jeux, moi, j’espère que je ne dois en tirer aucune conclusion… (je plaisante).

Nous sommes arrivées à 20h30. 22h, Gauthier commence à nous harceler pour qu’on se dépêche mais on finit notre repas-belote quand même surtout que j’apprends par Lucie que je dois récupérer trois personnes au passage. Sympa de me prévenir, c’est quand même moi qui conduit. Bon, on finit par partir vers 22h45 puis on tourne dans Toulouse pour récupérer les 3 personnes et on part enfin chez Mister Big. Ô miracle, on trouve une place en bas de chez lui, même pas besoin de faire un créneau. J’étais partie sur un : « à 1h, je me casse ». Finalement, le temps qu’on parle, qu’on fasse les cadeaux et tout ça, on décolle un peu avant 3h, je redépose mes passagers de l’aller moins une et je finis finalement par me coucher à 4h, totalement épuisée. Je ne m’endors qu’une demi heure plus tard.

Le lendemain mati, j’émerge à 12h30 et c’est reparti. Un bisou à ma mamie qui est venue manger, une douche vite fait avec lavage de cheveux obligatoire et hop, on déjeune. On mange sans se presser en avalant les infos, arrêt sur images (ouais, j’ai enfin réussi à faire regarder cette émission à mes parents !), les Guignols et le zapping. On débarrasse, je fais un tour rapide sur le net pour lire mes mails et les comms sur le blog. Je redescends, ma grand-mère part, je lui fais un bisou. Puis comme il est hors de question que je m’allonge et qu’il n’est que 14h30 (mon train étant à 16h39), on décide d’aller faire un tour dans la nouvelle voiture de ma mère, qui a la particularité d’être décapotable. Yeah. Je fais donc mon sac et vers 15h, nous voilà parties sur les routes de la campagne. Bon, c’est super agréable de se balader en décapotable, faut le dire, même si la luminosité me dérange un peu au départ. Bon, au bout d’un moment, la gorge me gratte et mes yeux se mettent à pleurer mais ce n’est pas très grave. Ca fait longtemps que mon allergie au pollen ne s’était pas à ce point manifestée.

Le problème, c’est qu’on se promène, on se promène et qu’à un moment, je fais : « maman, mon train part dans 20 minutes ». « Maman, mon train part dans 10 minutes… ». « Maman, a priori, je n’aurai pas mon train et le prochain me fait arriver à 23h50. » Bon, on va quand même à la gare, j’arrive et je vois que le train est là, voie 2, donc je prends les escaliers en courant avec ma valise qui pèse un peu quand même, j’arrive sur le quai d’en face, le coup de sifflet vient de retentir mais une porte est encore ouverte, deux contrôleurs discutant donc j’essaie de me jeter à l’intérieur mais ils me bloquent : « non, mademoiselle, aucun passager de cette gare ne peut monter dans ce wagon. » Bon, sur le coup, je me dis que je suis tombée sur un farceur mais apparemment, non, ce n’est pas le cas. Il m’a expliqué mais je n’ai rien compris et je m’en fous : le train est encore ouvert, je suis sur le quai, je veux monter. Il me dit qu’il y a une majoration de 35 euros, je réponds que je les paierai mais je veux partir ! Heureusement, le contrôleur du train est plus sympa, il me fait monter avec la promesse que je change de wagon à l’arrêt suivant (c’est un grand convoi avec deux TGV collés). Je m’installe donc tout au bout du premier TGV et docile, à l’arrêt suivant, je descends et je change de place. Sauf que la SNCF est très joueuse, elle ne m’a attribuée aucune place précise…Je trouve cependant une banquette libre, je m’y installe. A l’arrêt suivant, personne ne vient me chasser de là, un gars vient s’asseoir à côté de moi et m’explique que, comme moi, il n’a aucune place attribuée… Décidément ! Surtout que le train est loin d’être plein… Enfin, je suis assise. Au menu : écriture puis quand l’ordinateur bippera la fin de sa batterie, je lirai avant de m’assoupir. En rentrant chez moi, j’ai beaucoup de boulot mais ça attendra. Ce soir, je ne fais rien, ça me changera de ce week-end. En tout cas, j’aurai réussi en 26 heures à voir mes parents, ma mamie, Gauthier, Mister Big, Lucie, Emma et Anne, à fêter un anniversaire, faire deux parties de belote, boire un peu (Mister Big, ton margarita fraise, mmmm), me faire un nouvel ami qui est une machine à compliments, mettre mon blog à jour, faire une balade avec ma maman et apprendre les derniers potins de la famille (Gaugau, parenthèse pour toi : mon cousin pas beau de 20 ans va être papa… au secours), faire une lessive, prendre deux douches (dont une où je me lave les cheveux), noyer mes vêtements… Finalement, y a que dormir qui manque à la liste. Et le week-end prochain, le frère de Gauthier monte… Seigneur !

 

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