Toi aussi, t’es un no life ?

L’été dernier, j’ai travaillé pour une asso (non, non, toujours pas reçu mes derniers salaires mais ils m’appellent régulièrement pour me filer des rendez-vous qu’ils annulent) qui cherche à promouvoir la place des 18-35 ans dans la société, en gros. Je faisais des revues de presse et au cours de l’une d’entre elles, j’ai lu un article sur la génération Zapping. En gros, les djeuns d’aujourd’hui sont surconnectés. Là, à l’heure où je vous écris, je surfe sur le net et je regarde la télé. J’écoute pas la radio, faut pas déconner non plus.

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Bref, les djeunz d’aujourd’hui dans lesquels je m’englobe sont en permanence connectés à des tas de gens. Mais cette hypersociabilité n’est-elle pas, paradoxalement, une forme d’autisme ? Je m’explique. Vendredi, au taf, en fin de journée, je vais traîner sur youtube et là, je tombe sur Clément le nolife (youtube en fin d’article). En gros un gamin tête à claque qui drague plein de nanas sur Internet mais en fait, on sent surtout le pauvre type qui n’a pas d’amis. Du coup, je regarde ce reportage (et surtout les 150 parodies) et je me pose la
question : moi mieux que lui ?

Bon, Clément, il a 17 ans et il s’invente une vie genre « je suis un métalleux qui drague des filles sur le net et regarde des pornos parce que les meufs s’inspirent de ça ». Moi, je m’invente pas de vie, je suis Nina qui a un style girl next door, qui lit des blogs et chope des mecs, des fois, mais pas forcément exprès (enfin, j’écume pas les sites de rencontre quoi). Evidemment, quand j’étais au chômage, je passais mes journées sur des blogs et MSN, mes amis les plus proches aujourd’hui sortent de blogs ou de forum (mes vingtenaires chéris, Vicky, Lil Virgo), j’ai pas mal de gens sur mon MSN qui sortent de là aussi. Mais pas que. Ma meilleure amie, Anne, je la connais depuis la maternelle, j’ai d’autres amis que j’ai rencontré autrement. Mais c’est vrai que ça aide à rencontrer des gens mais quelle valeur donner à ces relations là ? Je parle à des gens que je n’ai jamais vues, je leur confie des fois des choses très intimes. Mais la plupart, je ne connais même pas leur nom de famille. Quand Lucas a eu son accident, personne ne m’a prévenue… Normal, on se connaît plus virtuellement que réellement, j’ai jamais rencontré ses amis, ses parents…Heureusement, une de ses amies lit le blog et m’a expliqué ce qu’il se passait. Mais il y a des gens qui rentrent virtuellement dans ma vie, on parle de choses parfois très intimes et parfois, ils en sortent sans que je m’en rende compte. Faut dire qu’une soixantaine de contacts MSN, je peux pas parler à tout le monde non plus.

Personnellement, je ne me considère pas comme une no life. Oui, je suis « surconnectée » comme Clément mais l’ordinateur n’est pas mon seul horizon. Je sors, je lis des livres avec de vraies pages, des magazines (en papier), je regarde la télé, écoute la radio, parle à des gens en chair et en os, je vais voir des expos, des films au cinéma… Bref, j’ai aussi une vie loin de mon écran de pc. Faut dire que Clément, c’est un phénomène. Vendredi, j’ai commencé à regarder quelques parodies de Clément le no life, on en a regardé plein d’autres avec ma future coloc vendredi soir et samedi. D’ailleurs, avec mon camescope acheté une bouchée de pain sur ebay, on a décidé de faire notre version de Clément. Reste qu’à trouver une actrice (oui, on fera la version fille) et d’écrire le scénar et on va se lancer. Oui, il est ridicule mais je parle toute la journée avec des ados qui se couchent à 2h du matin après avoir passé la soirée à chatter avec d’autres membres de la plate forme. Ils changent toutes les semaines de best friends, m’expliquent que leur best, c’est truc ou machin qu’ils connaissent pas, ils « sortent » entre eux sans jamais s’être vus… No life.

Ceci étant, Clément, il est devenu une star, une vraie. Ce youtube, on me l’avait filé sur MSN, y a 150 parodies (des très drôles !). Bon, je n’ose imaginer sa vie depuis, tout le monde doit se foutre de sa gueule au lycée mais il est tellement puant qu’à la limite, je le plains même pas. Puis, en fait, on arrive aux limites du système. Clément ne vit que sur le net, il rêvait de devenir célèbre, il l’est devenu grâce au net. Bon, c’était pas la popularité à laquelle il aspirait mais bordel, qu’est-ce qu’on se marre grâce à lui !! Pour ceux qui vont
sur youtube, je vous conseille de mater les parodies genre Luc, Michou, Jean-Yves, Charles-Henri, Mister Gomme. Bon, c’est hyper addictif mais avec Future coloc, on s’est bien marrées !

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La beauté féminine

Les femmes sont généralement jalouses. Une femme plus belle qu’elles, mais quelle hérésie ! Pourrissons l’impie, faisons lui payer sa beauté ! Personnellement, je ne vois pas pourquoi je détesterais une fille plus belle que moi (sauf si elle me pique mon mec), tant mieux pour elle, tant pis pour moi.
Il y a deux types de « femmes plus belles que moi ». D’abord, les célèbres, celles qu’on ne voit que sur papier classé. Là, on peut reconnaître leur beauté sans complexes : elle ne rentreront jamais dans notre sphère, elles ne seront jamais nos rivales. Notre mec peuvent fantasmer sur elles, on s’en fout, nous, on fantasme bien sur Brad. Et on va voir « Mr et Mrs Smith » au ciné et tout le monde est content. Je suis en général la première à m’extasier sur la beauté de Monica Bellucci ou Adrianna Karembeu : je ne peux pas avoir la mauvaise foi de dire qu’elles sont laides. Par contre, quand je dis que des femmes sont moches, c’est que je le pense. Mais je n’en ferai pas la liste ici car ça n’a aucun intérêt. Mais certaines filles ont déjà du mal avec ces lointaines rivales : « non mais t’as vu la cellulite qu’elle a Monica ? Franchement, Sophie Marceau, en vrai, elle est énorme ! ». Oui ben honnêtement, moi, la cellulite de Monica ou les cuisses de Paris Hilton, je m’en tamponne le cocotier et même, je suis contente de voir que ces véritables beautés (enfin, pas Paris Hilton, elle, elle me plaît pas) ont des défauts.
 
Mais là où la jalousie féminine prend toute son ampleur, c’est avec les femmes que l’on côtoie et donc que notre chéri peut voir. Alors, elles, c’est une autre paire de manches ! L’autre soir, je parlais à un copain qui me montrait des photos, je m’extasiais sur la beauté d’une de ses amies et il me dit ! « machine ne l’aime pas. » Mais pourquoi donc ? « Parce que quand elle est là, y a pas moyen de choper, tous les mecs n’ont d’yeux que pour elle ». Ah, c’est une vraie raison de détester quelqu’un, ça, en effet. Surtout que les deux demoiselles n’ont pas grand chose à voir physiquement donc, dès le départ, un mec qui aurait dragué l’une n’aurait sans doute pas dragué l’autre…
Bref. J’avoue que je suis rarement jalouse de mes congénères féminines et je suis assez sensible à la beauté féminine. J’apprécie de voir une belle femme qui sait se mettre en valeur, en plus. Je
suis irrémédiablement attirée par les belles femmes mais pas sexuellement parlant (ah, je sens que je n’aurais pas dû le préciser, ça, je viens de perdre au moins trente lecteurs) mais j’ai envie de sympathiser avec elles. Ben oui, je trouve ça agréable d’être amie avec des gens que je trouve beau, peut-être est-ce par esthétisme, peut-être par narcissisme (les gens beaux avec les gens beaux), je ne sais pas. Toujours est-il que la première impression est très importante pour moi, surtout que je me trompe rarement. Quelqu’un dont la gueule me revient pas, que j’aurai du mal à regarder en face parce que sa tête me dérange (ben oui, ça arrive), je vais avoir du mal à m’en faire mon amie. Je me souviens, en première année, j’avais en cours de géo, où j’allais une fois par mois les bons mois, une fille dont le visage m’insupportait, une vraie tête à claque. Déjà, son visage paraissait vieux et son style vestimentaire n’arrangeait pas cette sensation. En plus, c’était une sale fayote : « monsieur, c’est quand qu’on corrige le devoir que vous nous avez donné la semaine dernière ? » Ta gueule, connasse, je l’ai pas fait ! Et
voilà-t-il pas qu’en 2e année, elle sympathise avec Gauthier et Silvia, notre amie andorrane. Bon, j’ai pris sur moi et la dernière fois que je lui ai adressée la parole, je lui ai dit : « ce n’est plus la peine de me parler, tu n’existes plus pour moi. » Oui, elle faisait partie de la bande de frustrées qui nous avaient pris pris pour cible, Guillaume et
moi.
 
Je ne suis pas particulièrement difficile en beauté féminine, ce qui compte, c’est essentiellement le visage. Moi, j’aime les femmes souriantes et pleines de vie. Non mais osez me dire qu’une femme gaie est laide ! Lors de mon premier stage, il y avait une femme magnifique, un visage sublime à peine réhaussé par du maquillage, le genre de femme dont on peut être facilement jalouse malgré ses quelques (très jolies) rondeurs, surtout que son physique lui a apporté quelques avantages salariaux (hé oui). Mais cette fille, c’était la joie de vivre réincarnée, toujours une connerie à dire. Avec moi, elle était adorable. Je me souviens, un jour, elle vient me voir et me dit : « si tu veux, tu pourras venir me voir, on fera des trucs ensemble ! » Je la regarde, les yeux ronds : c’est qui ? Oui parce que le premier jour, on m’a présenté une vingtaine de personnes et sur le coup, j’ai pas compris. Donc je me suis penchée vers Zoé pour avoir des infos : c’est la chargée de comm ! Ah, logique qu’elle me propose une collaboration (et pas des brouettes, bande de pervers !).
 
Personnellement, je trouve que fréquenter de belles femmes, c’est quand même agréable et, curieusement, être avec une belle femme me fait sentir plus belle. Oui, normalement, ça devrait être l’inverse, je devrais me sentir l’immonde boudin qui sert de faire-valoir mais non. J’aime bien être avec de jolies femmes qui prennent soin d’elles parce que du coup, je me sens un peu comme elles. Marcher dans la rue avec une jolie femme, c’est se sentir puissante, sentir qu’on fait un beau duo (ou plus si on est plusieurs), sentir qu’on peut draguer si on en a envie. Je ne me sens pas menacée par une jolie femme car à moins de me balader avec mon sosie, on est forcément différentes donc on n’attirera pas les mêmes mecs (a priori).
 
Les seuls moments où je suis jalouse d’une belle femme, c’est quand il s’agit d’une ex de mon mec. Oui, ça les exs, je les aime pas trop mais j’en parlerai dans un autre article. Mais globalement, je ne me sens pas jalouse. Oui, cette fille est belle, tant mieux pour elle. Non, je ne veux pas lui ressembler car elle est elle et je suis moi, chacune ses atouts. J’en parlais l’autre soir avec un charmant garçon et il me disait que mon attitude n’était pas commune, ce qui m’a un peu étonnée. Si je commence à être jalouse des jolies filles, je peux rayer les trois quarts des femmes de mon répertoire. Anne est belle, Lucie aussi, mais je peux pas être jalouse d’elles, d’abord parce que ce sont mes amies, ensuite parce que nous ne nous ressemblons pas. Et puis, il faut l’avouer : Lucie, je l’ai aimée de suite parce qu’elle a vraiment une bonne bouille. Pour Anne, c’est un peu différent, on s’est rencontrées à la maternelle, je pense que je n’avais absolument pas conscience de la beauté à cette époque-là. Lucie, c’est une fille toute mignonne qui a un super nez. Oui, c’est tout moi, ça, la première chose que j’ai remarqué chez elle, c’est son nez et il m’a plu. Lucie n’aurait pas été mon amie si son visage ne m’avait pas plu ? Impossible à affirmer mais je pense que c’est probable.
 
Qu’en est-il des hommes ? Réagissent-ils de la même façon ? J’ai l’impression, mais je me trompe peut-être, qu’il y a beaucoup moins de rivalités entre deux hommes et qu’il n’y a donc pas cette espèce de gué-guerres mecs beaux contre les autres. Et moi, je trouve ça sain ! Parce que, techniquement, on trouvera toujours plus beau que nous (surtout quand on a tendance à se déprécier) et à jalouser tous ceux qui ont plus de succès auprès du sexe opposé ou du même sexe, on finit par devenir totalement asocial et malheureux.
 
Alors, les filles, arrêtez de jalouser les belles demoiselles. Vous aussi, vous êtes belles, ne rougissez pas devant elles !
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L’instinct maternel de l’’hippocampe

Rassure-toi, lecteur, ce blog ne vire pas « étude de la faune sous-marine et de ses mœurs », ce titre énigmatique et quelque peu poétique va me permettre de te parler d’une espèce que je ne supporte pas : les gosses. Vois-tu, là, je suis dans le train, ma douce Kenya endormie dans sa panière à mes côtés. Bon, d’accord, je l’ai droguée mais elle est tout sage. A quelques sièges de là, y a une sale gamine qui met un souk pas possible depuis une bonne demi-heure, qui crie, tape sur les vitres et répond à sa mère. Je te le dis sans rougir, lecteur : je déteste les gosses.
Je hurle donc je suis
A chaque fois que je prends le train, y en a toujours un ou deux dans mon wagon. Quand je pense qu’au lycée, les profs m’apprenaient, alarmiste, qu’on ne faisait plus assez d’enfants…ils doivent pas prendre le train très souvent, ceux-là ! Qu’ils s’installent à côté de la monstresse blonde, tête à claque, qui sévit ici, ils chanteront un autre refrain.
J’ai remarqué que les plus chiants n’étaient pas les bébés. La semaine dernière, j’étais dans ce même train, effectuant le même trajet, sans Kenya restée en vacances chez « ses grands parents » et j’étais encerclée de bébés et de jeunes enfants de cinq ans et plus. Les plus calmes étaient sans contexte les bébés. Comment expliquer que ses frêles créatures soient aussi calmes alors qu’ils ne sont pas conscients de l’autre et de la gêne que leurs cris occasionnent ? Pareil pour mon chat : quand elle miaule, elle se rend pas compte qu’elle dérange les gens mais dans le train, elle est toute sage, tout comme ses congénères chats. Alors pourquoi les gamins entre cinq et dix ans qui ont parfaitement conscience de faire chier leur monde ne se calment pas et hurlent comme des demeurés ? J’ai ma théorie : comme les chats, les enfants se croient roi.
Il est né le divin enfant
Imaginons : un bébé vient de paraître dans votre entourage. Premier réflexe : on court se pâmer devant ce miracle de la nature. Qu’il est mignon, guili-guili ! Même un bébé moche parvient à tirer des cris d’extase (hypocrites) de ses visiteurs. Récemment, quelqu’un (il me semble que c’est Raphaël) m’a dit : « mais c’est moche un bébé, j’aime pas ça ! » Ben, c’est vrai que c’est pas super beau, c’est tout fripé mais un nouvel individu a fait son apparition sur terre, alléluia (comme si c’était exceptionnel…). Bref, ce petit bout de chair à peine doté d’une conscience mais déjà équipé d’un estomac et de cordes vocales est déjà l’objet de toutes les adorations. En grandissant, ça ne va pas en s’arrangeant : oh, il vient de sourire ! Oh, il m’a attrapé le doigt ! Seigneur, il marche ! Et voilà notre trognon d’humain persuadé d’être exceptionnel car il s’est mis en station debout. C’est sûr, c’est bien le premier à le faire, c’est incroyable ! A partir de là, l’enfant se rend compte de son pouvoir : tout ce qu’il fait est merveilleux et, ravi, il offre à l’assemblée toute une gamme d’exploit. J’exagère ? Bien sûr que non ! Je me souviens, un jour, ma cousine est venue à la maison avec sa marmaille et l’aîné faisait l’andouille. Notez que je trouve ce gamin trop mignon. A un moment, je ne sais plus ce qu’il a sorti et tout le monde a rigolé. Super fier de lui, le gamin nous a refait le sketch dix fois d’affilée. Merci de vous écrouler de rire à chaque fois pour ne pas vexer le petit ange.
Et c’est toujours pareil. Un enfant doit prouver à l’assistance entière qu’il existe, à tel point que j’en viens à me demander si un enfant n’a pas le sentiment effrayant de ne plus être dès lors qu’on ne le regarde plus. Comme un Dieu, en fait : un Dieu n’existe sur Terre qu’à partir du moment où il a des adorateurs. L’enfant a une phrase fétiche : « Hé, maman (ou papa), regarde ! ». Regarde, je fais un dessin, regarde, je fais la roue, regarde je fais du vélo… Merde, je suis tombé. Comme tu me regardais, je me mets à hurler pour que tu t’occupes de moi. Ça aussi, c’est intéressant de voir que la douleur enfantine n’existe qu’à partir du moment où elle a lieu sous l’œil des parents. Un enfant qui tombe dans son coin se relève, enlève les petits cailloux qui lui ont éraflé le genou et repart jouer sans rien dire. Si un adulte a assisté à la scène, le voilà qui se met à hurler.
La fessée, c’est mauvais pour le développement personnel
Les enfants sont roi et j’ai l’impression que c’est de pire en pire. Gamine, je me suis ramassée quelques fessées toujours justifiées, au fond. Aujourd’hui, le pédopsychiatres nous explique qu’il faut surtout pas frapper un gamin, pas le brimer… De toute façon, les pédopsychiatres nous racontent n’importe quoi, tout est question de mode. Mais les enfants actuels sont super mal élevés, je trouve, tout leur est dû. La monstresse blonde hurle, fout le souk, tire sur les rideaux, elle a eu droit à un « chut ! » maternel de réprobation et si sa mère la force à s’asseoir (oui, là, elle saute comme une idiote sur son siège), la voilà qui pousse des beuglements terribles. Quelle sale gosse !
Mais c’est notre faute, aussi, à force de nous rabaisser à leur niveau plutôt que de les faire monter au nôtres. Les gamins, on leur parle comme à des demeurés (et qui sait qui l’est tout mignon ? Mais c’est le bébé à son papa ? Hou gouzi, gouzi !). Je suis contre la méthode américaine de bourrage de crâne pour faire des gamins pseudos intelligents, je trouve ça complètement crétin. Ceci étant, on ne fait aucun effort pour les responsabiliser, on leur passe tout parce qu’ils sont des enfants : « le pauvre, c’est long le train pour lui ! ». Pffffff, tu lui aurais expliqué avant qu’il ne fallait pas s’agiter dans tous les sens dans le train et se conduire comme une grande, on en serait pas là.
Merde, j’ai perdu mon instinct maternel
Tu l’as remarqué, lecteur, les gosses, ça m’emmerde. J’ai préféré prendre un chat, même si elle est insupportable par moment, qu’elle grignote les pieds de mes amants ou leur lèche les oreilles selon son degré de compatibilité avec le monsieur (elle a adoré Reno, beaucoup moins Raphaël…). Un chat, c’est indépendant, au moins. Ce n’est pas la chair de ma chair mais je m’en tape. Je n’ai pas une once d’instinct maternel, j’ai pas envie de me reproduire, pour l’heure, ça changera sans doute quand j’aurai trouvé ma moitié définitive. J’en parlais l’autre jour avec ma collègue, Zoé, nous étions d’accord sur un point : l’envie de l’enfant vient naturellement quand on est bien engagé avec quelqu’un.
Dans les vingtenaires, nous avons les deux cas : celle qui a une fille envie de bébé (Anne) et celles qui préfèreraient se couper un bras plutôt que de tomber enceinte (Lucie et Victoire). Pour Anne, elle est « inspirée », si j’ose dire, par l’exemple de sa sœur aînée, maman une premier fois et qui est actuellement enceinte jusqu’aux yeux. Pour Lucie et Victoire, un bébé est comme un parasite qui grandit à l’intérieur de leur corps, ça les rend malades rien que d’y penser. Personnellement, je pense que j’aimerais bien sentir la vie grandir en moi mais là… Non… Bien qu’Arnaud m’ait confié qu’il aimerait bien faire l’amour à une femme enceinte (enfin, ça l’a pas empêché de me brouetter).
Dans la nature, toutes les femelles ne s’occupent pas de leur progéniture, c’est un truc de mammifères, ça ! Par exemple, chez les poissons et les hippocampes (d’où le titre de l’article), les femelles expulsent les œufs et ce sont les mâles qui doivent les protéger en attendant la naissance. Alors que chez les mammifères… Par exemple, ma petite Kenya, que je soupçonne d’être enceinte (quelle merde !), elle fera ses bébés toute seule et qui est-ce qui va la soutenir dans cette épreuve ? Pas le(s) salaud(s) qui l’a engrossée, non, ce sera moi… Pitié, pourvu qu’elle soit pas enceinte ! Un chat, j’arrive à gérer mais des petits chatons, quelle angoisse… Mais je dévie.
Un bébé? Non merci…
Quand je vois tous ces monstres qui piaillent, hurlent, tapent du pied, je me demande pourquoi j’en voudrais un pour moi… La monstresse blonde s’est coincée la tête entre le fauteuil et la fenêtre, elle hurle comme une demeurée, au secours ! Voilà comme cette horrible gosse vient de détruire tout instinct maternel résidant encore en moi. Nous en avons parlé ave Gauthier, je lui ai balancé ma théorie sur la déification de l’enfant et il m’a expliqué ceci : « non mais c’est super beau de voir un enfant qui apprend, tu n’imagines pas ! » Non, je n’imagine pas, en effet. Gauthier, il s’occupe beaucoup du fils d’Océane, il sait mieux que moi la fierté que l’on éprouve quand notre rejeton arrive à mettre un pied devant l’autre. Peut-être que quand j’aurai ma propre marmaille, je serai comme les autres, je m’extasierai devant leurs moindres faits et gestes…
Mais pour les moments, les gamins, ça m’emmerde, surtout dans le train.
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