Sense8 : ôde funéraire

J’avais prévu de vous parler de cette série aujourd’hui depuis quelques semaines, après avoir fini la saison 2, en fait, mais du coup, c’est d’autant plus d’actualité que Netflix a décidé d’annuler la série, ce qui fait que je vais résilier mon abonnement. Parce que j’aimais Sense8 et que j’ai envie de vous dire pourquoi. Pas pour vous convaincre (j’hésite à vous encourager à regarder du coup), juste pour le plaisir.

Sense8

De quoi ça parle pour ceux qui n’auraient pas vu : huit personnes dans le monde se retrouvent reliées entre elles à la mort d’une neuvième et vont apprendre à dompter leur “”sensibilité” pour s’aider les uns les autres à surmonter les différentes épreuves de la vie. Parce qu’outre leur vie compliquée (on a dans le lot un gangster à la petite semaine et une prisonnière coréenne), ils doivent faire face à une organisation secrète qui veut leur peau. Alors je sais : pouvoirs spécifiques, organisation secrète, ça fait carrément John Doe (qui était cool aussi comme série et pas juste parce qu’on voyait le cul de Dominic Purcell au générique), Le Caméléon, un peu Heroes, je crois, un peu les X-Men aussi, non ? Bref, on pète pas plus l’originalité que ça sur ce point.

Sense8 l'anniversaire

Alors pourquoi c’est cool ? Pour plusieurs raisons.

L’interaction entre les personnages

Alors qu’au début, les huit se croisent sans trop comprendre ce qu’il se passe, ils développent peu à peu leur pouvoir et se substituent les uns aux autres pour s’apporter leurs compétences et s’aider. Will, Wolfgang et Sun interviennent quand y a de la bagarre, Lito quand il s’agit de jouer la comédie, Capheus de conduire, Kala pour la chimie et la médecine, Nomi pour tout ce qui est piratage informatique et Riley… bon, elle, ok, j’avoue qu’elle m’intéresse moyen, elle est avant tout le love interest de Will et les scènes où elle mixe (elle est DJ) sont les pires moments de musique de la série. Particulièrement le remix pourri de What’s up des 4 non Blondes qui m’a fait saigner des oreilles. Alors que j’ai quand même du Riri sur ma playlist Spotify donc ça vous situe mon niveau. Bref, plus on avance dans la série, plus les interactions sont fluides et naturelles.

Sense8, le cluster derrière Wolfgang

La photographie

Beaucoup reprochent son rythme à la série et je comprends, on a pas mal de passages contemplatifs qui ne font pas avancer la série… mais bordel, c’est beau. La photographie est hyper travaillée, il y a vraiment des plans inspirés et magnifiques, des plans de pure poésie. Mes moments préférés : la scène où ils nagent tous avec Kala en Méditerranée et la scène de baise dans la piscine, entre bleu et rouge (je dirai pas qui est impliqué pour pas spoiler).

Sense8, le cluster autour de Sun

Les scènes de sexe

Alors les scènes de sexe dans les séries, ça peut vite me gonfler, surtout si je sens le côté hyper gratuit du truc, coucou HBO pour pas mal de tes oeuvres ou encore le navrant Spartacus où il devait y avoir plus de scènes de cul que de scènes de combat. C’est toujours super touchy le cul dans les fictions parce que mal dosé, mal écrit ou réalisé, trop gratuit, ça agace direct le récepteur de ton oeuvre. Ici, du fait de la connexion entre les personnages, une gentille partie de jambe en l’air se transforme rapidement en orgie… mais je les trouve assez belles, en fait. Surtout la scène de sexe citée dans le paragraphe ci-dessus. Dans l’épisode de Noël, l’ultime orgie est assez bien faite… et en totale mixité. Finalement, la seule scène de sexe qui m’a un peu saoulée, c’est la toute première entre Nomi et Aminata que je trouvais un peu gratuite, un peu “hé, on vous met direct deux meufs qui baisent à grand coup de gode ceinture, ahah” mais tu comprends vite que ce n’est pas si gratuit que ça.

Sense 8, orgie de Noël

Les couples gays et lesbiens

Parmi nos huit, nous avons un gay et une trans, tous les deux en couple. On a, de mon point de vue hétéro, toujours un léger souci de représentation des couples gays dans les séries qui sont un peu trop traités comme tel. Dans Six feet under, par exemple, le couple Keith et David est intéressant mais tout tourne autour du fait qu’ils sont gays. Alors oui, avec la problématique de l’adoption par exemple, ou des relations libres (bah oui, les gays, ils forniquent tout le temps avec n’importe qui, tu sais bien… Et pus HBO, faut du cul, du cul, du cul), je veux bien admettre sans soucis que ça touche certains couples homos, pas de soucis. Mais leur relation ne peut pas tourner qu’autour de ça. Dans Sense 8, l’homosexualité de Lito et la transexualité de Nomi (jouée par une actrice trans) sont des ressorts importants de l’histoire mais leurs personnages n’ont pas que ça comme histoire, on a aussi des scènes où ils sont avec leur partenaire et ils se comportent comme n’importe quel couple, avec tendresse et amour sans que leur identité sexuelle n’arrive sur le tapis. Et ça, rien que ça, ça mériterait qu’on jette un oeil à la série.

Sense8 Nomi et Amanita

En fait, j’ai la sensation que les Wachowski réussissaient avec Sense8 ce qu’ils ont échoué avec Cloud Atlas : raconter une histoire par delà l’espace (dans Cloud Atlas le temps) avec des liens particuliers entre les gens. Et je suis dévastée qu’il n’y ait pas de saison 3… Pas tellement pour l’histoire contre l’organisation secrète parce que ça, en fait, je m’en fous, mais plus pour leurs histoires individuelles, les voir grandir avec leur pouvoir, les voir s’épanouir avec ça. Mais je ne désespère pas, ils trouveront bien un moyen de nous faire une fin.

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Un plan cul, pourquoi ?

Depuis quelques années, le plan cul semble avoir été érigé en Must do de la coolitude : si t’en as pas, c’est que tu es très très coincé du cul. Dérogation spéciale aux couples monogames et encore que… Sauf que le plan cul, ce n’est pas fait pour tout le monde. Ou plutôt : y a des moments dans la vie où ce n’est pas forcément une bonne idée.

plan cul

D’abord, il faut l’envie, la vraie. Il ne s’agirait pas d’aller fricoter avec un-e inconnu-e parce que vos amis vous ont conseillé de le faire ou parce que vous avez besoin d’oublier quelqu’un. Soigner le mal par le mal est toujours une mauvaise idée. Parce qu’autant le plan cul, ça peut être un moment sympa et détente, autant ça peut virer à l’ennui ou, pire, au dégoût de soi.

ennui
Et puis il ne faudrait pas se mentir. On ne se lance pas dans un plan cul pour trouver l’amour, ça n’arrive que dans les films… Et ok un peu à moi mais avec le recul, est-ce que Victor était réellement mon plan cul ou juste mon petit ami que j’assumais pas. Enfin, je j’assumais pas l’engagement, hein, lui, ça allait. Bref pour 3 histoires de « ils étaient amants, ils sont tombés amoureux », vous avez 10 « ils étaient amant, il-elle est tombé-e amoureux mais pas l’autre », 140 « ils étaient amants et sont devenus potes » et 580 « ils étaient amants, ils ont arrêté, ils ne se voient plus ». Donc bon, si vous cherchez l’amour, ne prétendez pas chercher juste du sexe. Et si votre crush absolu n’a rien de mieux à vous proposer… Ben pourquoi pas mais attention à ne pas vous emballer.

crush

Le plan cul, c’est un gin tonic avalé en terrasse en bord de mer : ça pique comme on aime, ça fait du bien, ça détend et ça vide la tête. Les chanceux-ses pourront même tomber sur un plan cul câlin pour avoir la jouissance et la tendresse mais comprenez bien que ce gin tonic en terrasse n’a pas vocation à durer toute la vie. En 2016, je vais toujours plus loin dans la métaphore.

le-gin-tonic-un-cocktail-classique

Bref, le plan cul n’est pas le passage obligé de tout célibataire cool. Vous n’en avez pas très envie ? Et bien, j’ai envie de dire que c’est comme l’alcool : se forcer n’est jamais une bonne idée. Même pour un gin tonic en terrasse en bord de mer.

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C’est la saison du manque affectif

Novembre est souvent un mois un peu bof, un peu mou du genou où l’humidité nous envahit malgré notre manteau tout neuf, la nature pourrit, il fait nuit tout le temps. Bref le mois où rien ne nous paraît plus sexy que notre plaid, notre pyjama, notre couette et nos pantoufles rembourrées. La période où se coiffer et toucher des objets sans se prendre une pigne devient un défi permanent… Bref, on n’a pas la gagne.

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Un samedi soir de novembre, alors que l’ennui et la mollesse sont mes seuls compagnons, je me surprends à taper le nom de quelques uns de mes exs sur Google histoire de voir. Tiens, un a fini par passer sa thèse et enseigne à La Sorbonne maintenant. Tiens, une vidéo d’un autre… Ah mince, il est resté bien charmant. Et celui-ci qui ne m’a offert qu’une nuit bien foireuse, puisque Facebook me le propose en ami (scrmlml), il devient quoi. Bon, ok, c’était un connard mais ses yeux couleur de Jade, mon Dieu…

Ceci n'est pas le connard aux yeux de jade

Ceci n’est pas le connard aux yeux de jade

Mais que m’arrive-t-il, bordel ? Pourquoi je m’amuse tout à coup à aller réveiller ces fantômes du passé qui végétaient peinards à la limite de ma conscience, qui ne hantaient même plus mes rêves ? Soit je suis complètement maso soit… Mais bien sûr ! C’est la saison du manque affectif !

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En hiver, je suis un chat : je veux de la chaleur, de la douceur et des câlins. Je veux rentrer le soir et tomber dans les bras d’un gentil gars qui me serrerait contre lui en me grattant la tête. Or actuellement, les seules personnes à me faire des câlins sont mon chat et un amant occasionnel (et encore j’ai du bol, j’eus connu des plans cul garantis 0% tendresse et câlin). Mon cerveau a envie de tendresse et comme j’ai pas de crush en ce moment, à défaut de piocher dans mes fantasmes, il pioche dans mes souvenirs. Sale traître !
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Parce que c’est là que tu es susceptible de commettre une « connerie ». Que si un de tes exs t’appelle, ta raison aura beau tenter de te rappeler que c’est un connard ou une connasse, ton cœur et ton corps en manque vont te susurrer que quand même, les gens changent, peut-être que cette fois-ci… Ou tu tenteras de combler ce manque en recrutant ton patch tendresse sur Tinder parce que, bon, on sait jamais, y a peut-être quelqu’un de bien dans le tas. Sauf que tu es vulnérable, tes critères de sélection sont drastiquement revus à la baisse et le premier ou la première « pas trop mal » fera l’affaire. Et tu réveilleras le lendemain dans des draps souillés encore plus mal que la veille parce que l’autre n’avait pas prévu de jouer les prolongations avec toi.
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Vraiment une période de merde. Mais accroche-toi, préserve-toi, on ne sait jamais qui frappera à ta porte demain. Certes, peut-être personne mais ça fait pas de mal de rêver un peu.

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N’oublie pas les oiseaux de Muriel Magellan

Fidèle à sa fonction de dealeuse de bonne came littéraire, ma mère me glissa dans les mains un roman autobiographique vendu comme suit “c’est l’histoire d’une fille qui a une folle histoire d’amour avec le metteur en scène de Starmania”. Ayant eu une folle passion pour Starmania dans ma jeunesse, j’ai donc voulu le lire. Bien m’en a pris.

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Ca commence dans une morgue. Murielle, l’auteure, vient rendre une dernière visite à l’amour de sa vie, décédé, accompagné de leur fils. Pendant que l’enfant ne saisit pas bien ce qu’il se passe, elle se remémore cette histoire d’amour insensée, mêlant récit et extraits de ses journaux intimes pour se replacer dans ses pensées de ce moment là.

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Muriel est une jeune provinciale qui a un don certain pour la chanson. Une fois son bac en poche, elle monte à la capitale pour intégrer une école d’artiste, une sorte de Fame academy sans élèves qui dansent aux quatres coins de l’établissement. Muriel est plutôt timide et effacée. Lorsqu’elle croise la route d’un de ses professeurs, Francis Morane, sa vie prend un tournant. Pendant longtemps, elle s’imagine trop quelconque pour réellement l’intéresser, elle travaille comme une forcenée pour réussir et attirer un peu de son attention. Pas forcément pour une histoire mais plus pour être reconnue par celui qu’elle admire par dessus tout.

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Leurs routes se croisent quelquefois jusqu’au jour, où, finalement, ils passent une nuit ensemble. Une histoire d’amour en dents de scie, tumultueuse. Morane est insaisissable, il ne veut pas s’engager, il ne veut pas qu’elle tombe amoureuse mais ne veut pas qu’elle s’éloigne pour autant. Elle le perd, elle le retrouve, ils finissent par s’installer et faire un enfant. Avant de se séparer à nouveau car Morane a une nouvelle compagne. Puis la réconciliation sur le lit de mort de l’artiste, atteint d’un cancer.

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Ce roman autobiographique m’a touchée en plein coeur. Je crois que j’aurais dû le détester tellement Morane représente l’archétype du pervers narcissique, comportement que j’abhorre depuis que j’en ai croisé un et l’ai vu détruire méthodiquement l’entourage de l’une de mes (ex) amies pour l’enfermer dans son piège. J’aurais dû crier, vouloir secouer Murielle Magellan par les épaules en lui criant qu’elle est trop conne. Parce que oui, parfois, elle accepte des trucs qui paraissent impensables. Mais elle le fait en tout conscience et porte un regard compatissant mais pas mièvre sur son elle d’avant, celle qui avala tant de couleuvres par amour. Finalement, je l’ai aimé ce livre, passionnément. J’ai été heureuse et triste avec elle, j’ai ressenti des choses. Peut-être grâce à sa plume, peut-être grâce aussi aux extraits des journaux intimes qui donnent une épaisseur supplémentaire au roman. Peut-être aussi parce que Murielle Magellan raconte cette histoire simplement, joliment, sans règlements de compte, avec tendresse.

Alors il faut lire ce roman. Et moi, je pense de plus à plus à m’acheter un cahier “journal intime”. D’abord pour son côté catharsique mais aussi parce que parfois, c’est sous le coup de l’émotion pure que l’on écrit les plus jolies choses.

PS : Ce livre m’avait inspiré cet article là sur les ruptures et ce que j’aurais aimé que mes exs me disent à ce moment là.

 

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La fin d’un fantasme

Les hommes, les hommes. Je les aime, je les déteste, je les désire et je soupire. Ils peuplent ma vie et mes nuits, mes rêves où leurs doigts experts et curieux explorent en douceur les pores de ma peau frémissante.

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Bon voilà, j’avais envie de faire du pseudo littéraire digne d’un Guillaume Musso, voire d’un Harlequin. Mais allons vers le sujet même de l’article sinon je vais vous perdre avant même d’avoir écrit un mot sur la question. Donc les fantasmes. Il y a des hommes, je les croise et ils me font vibrer la culotte : le fantasme ou le crush. Je le veux. Je le veux, je le veux, je le veux ! Je lui trouve toutes les qualités physiques et mentales. Beau, drôle, intelligent, est-cela donc possible ? Le problème, c’est que si l’amour rend aveugle, le fantasme rend en plus sourde et conne. Parce que tout ce qu’on ne sait pas sur l’autre, on l’imagine, on le façonne à l’image de ce que l’on voudrait. Sauf que… Craque-t-on sur l’homme réel ou pour l’image qu’on en a. Oui, la réponse est facile : on craque pour l’image.

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Mais le fantasme est facétieux et inconstant. Cet homme qui occupe nos rêves et nous entretient dans un état semi amoureux que l’on aime bien, au bout d’un moment, il lasse. Parce que bon, c’est bien gentil de s’imaginer le garçon en prince charmant mais au bout d’un moment, on percute que si ça avance pas maintenant, ça n’avancera jamais et qu’il est temps de laisser tomber. Et là, c’est le drame. Les œillères tombent et le prétendant prince charmant (malgré lui) devient le roi des beaufs.

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Mise en situation (parce que j’aime bien) : un beau jour, ou peut-être une nuit, je croise la route de Samuel, un beau brun à l’œil pétillant et au sourire ravageur. Gniiiiii, il est mignon ! Il ouvre la bouche, il a une voix qui te ruine la culotte et en plus, il est drôle, cultivé. Dès que nous sommes invités aux mêmes soirées, je fais péter les shorts et les décolletés outrageants, je me maquille et me coiffe avec soin. Bref, je suis en chasse, option papillons dans le ventre, j’ai la sensation de peser 800g et d’échapper à la gravité. Ah que c’est bon ! Mais le feu du fantasme est bien plus dur à nourrir que celui de l’amour. Je ne vois Samuel que de temps en temps et j’arrive pas bien à comprendre ce qu’il me veut. Tour à tour taquin et indifférent, tu veux, tu veux pas ? Oui ? Non ? Pffff.

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Samuel me lasse et là, l’image idyllique commence à se fissurer. Il n’est pas si beau finalement. Il a vraiment un rire de merde. Il se la joue intelligent mais sorti de ses deux ou trois sujet de prédilection, il a rien à dire ! Et puis son obsession pour les jupes est si fatigante… Oui, elle est jolie la fille en jupe mais bon… Les shorts, c’est mieux d’abord !* Et oui, Jennifer Lawrence est canon mais il est pas obligé d’en parler en permanence à grand renfort de commentaires graveleux sur son cul… Je veux dire, des crushs people, j’en ai des tas, je passe pas mon temps à dire “non mais le cul d’Henry Cavill quand il chope la fille de Buckingham dans les Tudors, j’en ai bousillé ma culotte !”. En fait, moins vous le désirez, plus ses défauts vous explosent à la figure. Et le désir finit parfois par se tourner en dédain.

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C’est assez étrange en un sens de dédaigner un mec qui ne fut pour nous qu’un amusement, une passade mentale (parce que dans les faits, il ne sait rien passé). Pourquoi un rejet si violent pour un homme qui n’a pas compté ? La déception certes mais… Peut-être est-ce juste parce que cet homme là, on n’est pas sorti avec donc ne perdure aucune tendresse. Ni aucun orgueil. Non parce que dénigrer son ex, ça nous fait quand même toujours un peu passer pour une dinde. “Non mais il était tellement trop con ce mec, nan mais j’te jure, ohlala !” “Bah pourquoi t’es sortie avec alors ?” (sous entendu “putain ta gueule”). Alors que le crush, on peut limite se sentir fière d’avoir arrêté les frais avant d’avoir entamé quoi que ce soit. Même s’il n’y avait peut-être rien à entamer. Ou alors, et c’est sans doute là, la clé, il nous a ruiné notre image parfaite, le petit cinéma qu’on se faisait dans la tête et ça, ça fait chier quand même.

science+des+reves

C’est toujours un peu triste, la fin d’un fantasme, on se retrouve obligé de jouer avec l’image d’une célébrité dans nos rêves érotico-amoureux et bon… Henry Cavill peut être aussi canon qu’il veut, il reste pas super crédible dans le rôle du vrai fantasme car, soyons clairs, je ne le rencontrerai jamais. Heureusement, les fantasmes vont et viennent. A quelques jours du retour du beau temps (si !), nul doute que je vais encore m’en dégoter un.

* En vrai, je préfère les shorts par praticité mais je suis pas opposée aux jupes !

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Le mariage, cette galère !

Le week-end de l’ascension, j’étais de mariage dans le Finistère Nord, terre d’origine de mon grand-père maternel mais aucun rapport puisque j’étais au mariage de Lena. Pour rappel, c’est une copine de plongée et je vous au déjà raconté l ‘EVJF (je bosse un peu mon référencement en ce moment, faites pas attention). Le mariage des autres étant toujours une bonne occasion de savoir où on en est sur le sujet, je me suis dit : tiens, voilà un bon sujet pour une petite saga de l’été genre « le mariage, qu’elle galère ! ».

Avant de poursuivre, une précision : je ne suis pas très chaude à l’idée de me marier, moi, mais je suis toujours sincèrement heureuse quand les autres se marient car c’est leur choix. Ceci étant dit, ceci n’est pas un pamphlet anti mariage mais « la chronique du pire », on dira, une vision cyniquement tendre de ce qu’il est convenu d’appeler « le plus beau jour de notre vie ». Parce que peut-être que le mariage, c’est comme la plongée : au début, tu te dis qu’il faut être particulièrement con pour (s’)investir dans un sport consistant à enfiler une combi en Néoprène qui te compresse et t’irrite le bout des doigts, te trimballer 20 kg de matos, sauter dans une eau à 13• mais une fois sous l’eau, tu oublies tout, tu es juste bien.

Alors cet été, ne manquez pas tous les mercredis « la galère du mariage » sur les vingtenaires. Com !

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Se faire larguer par un con

Avertissement : ceci n’est pas une situation perso vu que je suis toujours célibataire depuis…ouh la ! Mais parfois, des discussions entre copines donnent de belles idées d’articles.

Soirée en terrasse, discussions endiablées, élocution un peu hésitantes suite à quelques verres glacés, une phrase tombe telle une sentence : »C’est comme se faire larguer par un con, c’est une délivrance ! ». Se faire larguer par un con ? Ok, suite à la chute dramatique d’ocytocine, l’ex devient très souvent un con vu qu’on a perdu nos belles œillères d’amoureuse avec notre amour parti dans les grottes de Rocamadour. Ma sous-culture est sans limite. Mais je m’interroge néanmoins : peut-on vraiment se réjouir d’une rupture dont on est victime, autrement que par orgueil ?

Oui, m’explique-t-on. Parfois, dans ta vie amoureuse, tu rencontres un gars, il est mignon et sympa alors tu tentes le coup. Ça marche aussi pour une fille. Mais au bout de quelques temps, un temps un peu long, tu te rends compte que ce garçon, c’est pas le only One. Parce qu’il a des qualités, certes, mais quelques défauts qui paraissent chaque jour plus énormes, qui t’exasperent. Comme sa manie de jeter ses boxers sales au pied du lit, ses commentaires de mec qui sait tout (ou du moins qui sait mieux que toi), son incapacité à prendre la moindre décision y compris dans le cruel dilemme « pâtes ou riz? »… Je pourrais allonger cette liste à l’envi.

Mais ce garçon, appelons le Maxime, c’est pas un monstre non plus et on passe parfois de bons moments avec lui quand même. Alors on n’a peut-être pas trop d’avenir avec lui mais en attendant, on a notre quota de câlins, de tendresse et de fornication donc bon… Et ça traîne, ça traîne. On peut même tomber dans le travers « je suis en couple, je fais moins (voire plus) d’efforts pour être au top de ma joliesse. Situation pas idéale mais convenable, on fait avec.

Sauf que si Maxime n’est pas le prince de vos nuits, il s’avère que vous n’êtes pas non plus la princesse de ses rêves (j’en ai entendu penser : bien fait !) et un jour, il a plus de couilles que vous (sans mauvais jeu de mots) et vous dit : « je crois que je ne t’aime plus, lalalalalalala » (cet article est une catastrophe en terme de référence musicale). Sur le coup, vous accusez le coup, vous pouvez même fondre en larmes « mais Maxime pourquoi ? Pourquoi-aaaaaaaaah-ah-ah-ah-bouaaaaaaaaah! » (j’onomatopète pas trop mal les sanglots non ?). Vous ramassez vos cliques, vos claques, vos dents et votre égo en lambeaux et alors que vous êtes sur le trottoir à vous questionner sur le sens de la vie, quelque chose vous frappe. Le vent de la liberté. Oui, vous êtes libérés d’une relation peu satisfaisante mais suffisamment confortable pour vous en contenter. Des que vous aurez fait une retouche maquillage pour ne plus ressembler à un panda grotesque, vous repartirez sur les chemins de la conquête.

C’est ainsi. Il est certains plaquages qui s’avèrent salutaires. Vous n’avez pas pris certaines décisions pour de mauvaises raisons comme la flemme ou le confort de l’habitude, la vie vous a secoué pour vous réveiller. Au diable Maxime, tant d’opportunités s’offrent à vous. Olivier, Thomas, Jacob ou Barth’ : foncez, jeune fille (ou jeune homme), la vie, c’est devant vous qu’elle est !

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Mythomanie virtuelle

Vendredi, j’ai découvert une histoire assez moche sur le blog de Sonia. Une jeune fille paumée s’est fait passer pour ce qu’elle n’était pas, à savoir la sœur d’une jeune fille atteinte de leucémie. Pendant 3 ans, elle a volé les photos de deux autres blogs pour donner chair à Noa, jusqu’à la tuer de leucémie, donc. Violent. Mais elle a fini par être découverte. Même virtuels, les mensonges finisssent toujours par être trop gros.

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Dans la vie, j’ai croisé des mythomanes. Enfin, j’utilise le sens vulgaire du mot, le sens clinique est très restreint. Des menteurs et surtout des menteuses d’ailleurs, des gens aux vies extraordinaires… mais fausses. Sur le coup, on y croit mais arrive le moment où ça n’est plus cohérent, où ça bute. Je veux bien être prise pour une conne mais ne tirez pas trop sur la corde, ça finit par casser. Surtout que grâce à mon empathie (ou mon intuition, je ne sais pas), je ressens avant de comprendre qu’il y a un malaise, une sensation étrange de ne pas être bien en présence de la personne. Jusqu’à comprendre, jusqu’à remettre toutes les pièces en ordre et voir le gros vilain mensonge. 

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Derrière un écran, on se sent plus fort. Quand j’étais community manager chez TGGP, je devais m’inventer des vies pour créer des conversations et faire démarrer la communauté. Je me souviens d’un personnage, notamment, une jeune femme en relation avec un de ses collègues mariés… Jusqu’à ce qu’elle apprenne par accident que la femme de ce dernier était enceinte. Les messages de soutien des autres internautes étaient sincères, ça m’a gênée. Dieu merci, personne n’est arrivé en disant « oh mais moi aussi, il m’est arrivé la même chose », là, j’aurais été carrément mal. Et là, encore, mon mensonge touchait à quelque chose de pas si grave, il n’y a pas mort d’homme si j’ose dire, juste la mort d’un couple qui n’a jamais existé. Mais si ma mythomanie, sponsorisée par mon employeur, n’a fait de mal à personne, à priori, il est des cas, somme toute assez nombreux, où les internautes profitent de l’anonymat pour s’inventer de vrais drames. Top des maladies que l’on est supposés avoir ou dont un membre de notre entourage immédiat a contracté : le cancer et la leucémie. Pas le Sida, c’est un peu honteux. Et si vous mentez pour attirer la tendresse d’une cible amoureuse, le sida, ça complique les choses. Non, le cancer ou la leucémie, c’est bien parce que c’est grave et même mortel pour certains mais surtout la médecine reste encore surprise par certaines rémissions. Pratique : j’ai un cancer, je vais mourir. Ah non, en fait, j’ai guéri, miracle ! Le mythomane virtuel guérit de sa maladie mais le proche en meurt. En cherchant un peu sur le web pour cet article, j’ai trouvé l’histoire d’une maman  de 4 enfants racontant qu’une de ses filles est mourante d’une leucémie. Un jour, elle annonce la mort de la petite. 2 jours plus tard, elle raconte nonchalamment ses soldes. Les autres mamans ont hurlé à la mythomanie. Ok, la vie continue mais deux jours après le décès de son enfant, même
si on est parfaitement insensible, on a le nez dans les démarches pour organiser les obsèques. 

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Et j’ai lu cette phrase, dans cette conversation ou dans une autre : « on croit qu’on peut mentir sur le web car on ne fera du mal qu’à des inconnus donc c’est pas grave ». Oui, du mal. Pour en revenir sur l’histoire de Salomé, des gens ayant un enfant ou un membre de leur famille atteints se sont investis auprès d’elle pour l’aider, la soutenir. Ils se sont investis émotionnellement parlant jusqu’au faux décès d’une enfant qui n’a jamais existé. Mais ça, ils ne l’ont su qu’après. Pleurs, rage, désespoir. Tout ça pour rien. Au-delà de la colère, légitime, reste toujours cette question : pourquoi ? Réponse simple : pour attirer l’attention. Les mécanismes qui nécessitent cette attention sont eux plus compliqués. Besoin de manipuler les gens pour les soumettre, besoin d’exister aux yeux des gens, besoin de s’échapper de son quotidien monotone en s’inventant une autre vie digne d’un téléfilm de M6. Chacun son histoire, je suppose que certains sont plus excusables que d’autres. Mais il n’en reste pas moins que j’ai toujours du mal à comprendre. Déjà dans la vraie vie, le mensonge est difficilement tenable sur le long terme, à moins d’à chaque « nouvelle existence », on évite que les gens au courant de « l’ancienne » entendent parler de ceux qui sont dans la « nouvelle ». Ou on reste régulier sur ses mensonges
pendant des années et des années mais là, faut quand même couper avec la famille et les vieux amis. Mais dans le virtuel, tout est possible, on peut s’inventer plusieurs identités et plusieurs vies. Dieu merci, si j’ose dire, le mythomane, emporté par son désir de reconnaissance, finit toujours par aller trop loin, être incohérent et se faire démasquer. C’est le cas de la maman évoquée plus haut : trop désireuse de ramasser les messages de soutien de ses copines, elle a commis un faux pas.

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Alors quoi ? Ne faut-il plus croire personne ? Peut-on se permettre de douter des gens aux maladies graves car ils n’oseraient pas mentir là-dessus et que nos doutes pourraient les enfoncer ? Je ne sais pas. Je crois qu’avant tout, il faut toujours rester vigilant et se fier à son intuition. Si on sent que quelque chose coince, c’est peut-être parce que c’est le cas. Mais gardons tout de même en tête que sur le web, il n’y a pas que des attention whores et autres pervers manipulateurs. 

 

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30 ans, célibataire, sans enfants. Ca urge !

Article écrit alors que je suis légèrement énervée, espérons que ma prose ne s’en ressentira pas trop. Discussion anodine sur ma vie amoureuse entre un homme (que je ne connais pas au demeurant) et moi. Alors que je lui explique l’extrême complexité de ma vie privée (bon ok, en très gros, sans aucun détail), son jugement est sans appel : largue-le, tu perds ton temps avec lui. Perdre mon temps ? Mais à quel niveau ? Réponse attendue et qui a déclenché une réponse acerbe de ma part : parce que ta fertilité n’est pas éternelle. Et allez, ça faisait pas longtemps qu’on ne me l’avait pas sortie, celle là.

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Alors de 1, fréquenter un homme même si la relation est complexe et ne ressemble pas à une histoire se terminant par « et ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants » n’est pas une perte de temps. Enfin, si elle l’est, j’y mets fin rapidement. Quand je suis avec lui, on discute de tout et de rien, il m’apprend des choses et j’espère en faire autant, on s’apporte tendresse et affection, on jouit, on rit… Franchement, si, ça, c’est perdre son temps, j’aimerais que mes heures perdues sur yahoo! jeux m’apporte au moins la moitié de la plénitude que me donne cette relation. Bref. Après tout, quel que soit le background et les risques de pleurer parce que « les histoires d’amour finissent mal en général », je ne comprends pas le propos. Je rencontre un homme, on se plaît, on commence à sortir ensemble. Même si tous les voyants sont au vert, rien, je dis bien RIEN n’indique que c’est parti jusqu’à la fin de ma vie. Et même des années après. Les parents de Guillaume 1er ont bien divorcés il y a 2 ans, à 60 ans. Donc je pourrais en effet courir après le mec « parfait » ou à peu près (du moins parfait à mes yeux), sortir avec lui, me dire que ouahou, lui, c’est le bon parce que j’ai eu un orgasme dès la première fois alors ça veut tout dire, m’installer très vite chez lui et même me dire que c’est tellement lui l’homme de ma vie qu’on va faire un bébé, voire deux ou même trois. Super ! Sauf que ma connaissance des hommes me prouve qu’une fois pères, ils ne restent pas forcément auprès de leur donzelle. J’ai eu des amants jeunes papas (et officiellement toujours avec la mère du bébé), je connais des histoires de femmes en relation avec un homme qui a une légitime enceinte jusqu’aux yeux. C’est pareil pour les femmes, hein, la paternité/maternité n’est en aucun cas synonyme d’amour unique et éternel, ça n’a strictement rien à voir. Donc aucune histoire d’amour n’est mathématiquement pérenne, faut arrêter de se prendre la tête avec ça. Au pire, on fera des familles recomposées, ce sera rigolo. 

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De 2, le besoin soit disant biologique de s’épousailler (ou du moins de se mettre en couple) et de se reproduire. Alors ok, je n’ai « que » 30 ans, je suis plus en début de vie qu’en fin (enfin, j’espère ! J’ai envie de savoir ce que c’est, la retraite) et peut-être qu’un jour, j’aurai envie d’un gosse, d’un mini « nous ». Je ne dis pas le contraire mais aujourd’hui, si je viens de me faire poser un stérilet, c’est pas pour lancer le concept de piercing interne… Aujourd’hui, je n’ai pas de désir d’enfant, essentiellement parce que je sais que je n’ai pas la maturité pour. J’ai 30 ans sur ma carte d’identité mais je ne me sens pas en âge de penser à fonder une famille. Même mon visage refuse mon âge, on m’en donne 5 de moins (voire 10, huhu). J’ai trop envie de tas de choses avant et même mon goût de l’expérience ne me donne pas envie de ce bébé. Du coup, par quel calcul magique devrais-je considérer mon horloge biologique dans la recherche d’une vie privée… modèle ? Oui, c’est ça, modèle. Mais je m’en fous, moi, du modèle, je refuse de me mettre martel en tête pour ça. D’abord, j’ai quand même largement le temps avant la ménopause et quand bien même celle-ci serait précoce, rien ne m’interdit d’adopter si j’ai vraiment un désir d’enfant. Ca fera un malheureux en moins et le premier qui dit « han mais imagine quand tu iras chercher ton gosse à l’école, on va croire que tu es sa grand-mère, bouh! ». C’est un argument aussi intelligent que « non mais un enfant de couple homo, le pauvre, on va se moquer de lui à l’école ». Moi, à mon époque, on regardait les enfants de divorcés comme des bêtes curieuses, on ne comprenait rien aux histoires de familles recomposées et pourquoi Stéphane n’avait pas le même nom de famille que sa soeur Julie. On évolue et on s’en fout. 

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Bref, chaque chose en son temps. J’en ai marre que, sous prétexte que je sois une femme, donc à la fertilité périssable, on me saoule avec ce genre de discours. Mon partenaire actuel me comble parfaitement même si la périphérie est très compliquée et que je ne suis pas sûre de pouvoir tout gérer à l’arrivée. On verra au moment. Au pire, j’irai pleurer dans les bras de l’amour de ma vie (Vicky, je ne parle pas de mon chat…) puis je repartirai sur les chemins de la séduction quand je me sentirai prête. Advienne que pourra. Et si un jour j’ai une furieuse envie d’un enfant, je ferai avec et j’agirai en conséquence. Bon, sans faire le plan du bébé dans le dos, ça, c’est très moche. 

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Mais pour l’heure, ce n’est pas le cas et j’en ai plus qu’assez que la « société » sache mieux que moi ce dont j’ai envie ou besoin. Mon corps a juste envie d’amour et de jouissance, pas de maternité. Ce n’est pas de l’auto-conviction, c’est un fait. J’admets tout à fait la possibilité que ça évolue tout comme celle que ça ne change jamais. Je n’aurais pas cru, y a 10 ans, devenir celle que je suis aujourd’hui, je n’ai aucune idée de celle que je serai demain.Je suis à l’écoute de mon corps et de mes envies, justement et là, il me murmure qu’il a
surtout envie que j’aille manger des activia au muesli (mon corps a bon goût). 

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Alors je dis merde et je revendique. Je revendique le droit, à 30 ans, d’avoir d’autres envies qu’une maison Catherine Mamet avec un jardinet, des meubles ikéa, un labrador, un gentil mari qui roule en megan scenic et une tripotée de mioches. Même si j’ai rien contre les meubles ikéa et les labradors (mais je suis chat, moi) et que je me damnerais pour un jardinet. Je revendique le droit, en tant que femme, de ne pas être automatiquement associée à la maternité et qu’on arrête de m’expliquer que mon histoire sentimentale n’est pas raccord avec mon horloge biologique alors que celle-ci ne demande rien du tout. Je revendique le droit d’envisager une vie sans enfants sans pour autant l’avoir ratée. Je revendique le droit de raconter à mes ami(e)s mon histoire d’amour compliquée sans qu’on me réponde systématiquement « largue-le » parce que, merde, je suis heureuse et que je souhaite ça à tout le monde. je revendique le droit de vivre ma vie comme elle vient et tant pis si je suis loin de l’idéal « papa, maman, enfants » parce que peut-être que je ne suis juste pas faite pour ça. Est-ce vraiment un crime ?

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Je finirai par cette citation légèrement détournée de Simone de Beauvoir soufflée par Camille Touraine sur Twitter : « On ne naît pas mère, on le devient ». Simone de Beauvoir qui, rappelons-le, avait une relation polyamoureuse avec Sartre et n’a jamais eu d’enfants. A-t-elle raté sa vie pour autant ? Je ne crois pas, non.

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Catin aux draps de satin, jouvencelle aux draps de flanelle

Tu trouves mon titre pourri ? Moi aussi, à vrai dire. Mais quel sujet se cache derrière cette formule opaque ? Alors, j’aimerais te parler de l’éternelle opposition entre la sainte et la pute qui fait de nous les insupportables schizophrènes des années 2000. Mais cette fois, je ne te parlerai pas des hommes mais bien des femmes et du regard qu’elles ont sur leur
propre sexualité.

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Depuis maintenant 5 mois, je travaille sur des sites féminins avec des forums love and sex très développés. Or j’ai l’impression au fil du temps qu’il y a deux profils types :
l’hypersexuelle limite nympho obligatoirement femme fontaine ou la prude qui dort dans un pyjama en coton fermé jusqu’au cou. Entre, le no man’s land ? Ben, de celles qui s’expriment, globalement, oui. Il y a les garces et les moralisatrices et ça s’affronte. Mais ce qui est intéressant, c’est de voir que finalement, la femme n’est pas très tolérante vis-à-vis de sa propre sexualité.

On dit souvent que l’homme nous prend soit pour une salope et nous attribue donc le rôle de l’amante, soit pour une sainte et nous voici promue mère de ses futurs enfants. Et bien
figure toi que chez les femmes, c’est pas mieux. A les lire, « faire l’amour » (en opposition à baiser qui se fait sans amour) empêche toute fantaisie. A une discussion sur les sextoys,
une a répondu : « pour moi, l’amour, c’est pas ça. Je préfère la tendresse des bras de mon amour des à jouets ». Mais madame, où est-il écrit que l’un empêche l’autre ? En
fait, les femmes sont encore pire que les hommes sur la question. Elles n’aiment pas trop la notion de sexe pour le sexe et ont tendance à vite classer les filles qui pratiquent ce genre de choses dans la catégorie « salope ». Quant à celles qui osent avoir du sexe fantaisiste avec leur mec (genre en pleine lumière) alors là, c’est très simple « tu ne sais pas ce
qu’est l’amour ! Ce n’est pas ça ! ». Ben, moi, j’aime avec des menottes, na.

Des fois, je suis un peu désespérée par cette dichotomie entre sexualité de célibataire et sexualité de couple. On baise ou on fait l’amour mais ce n’est pas juste une question de
vocabulaire ! Avec ton amant, tu as droit de donner libre cours à tes pulsions les plus profondes, à être toi, en somme. Avec ton amour, tu peux exprimer ton amour et ta tendresse mais t’es gentille, tu laisses tes menottes et ton anneau vibrant dans ta boîte à trésors. Mieux, tu la donnes vu que de toute façon, tu ne feras plus l’amour qu’avec ton cher et tendre donc tes menottes, tu ne t’en serviras plus jamais, bien entendu !

Ben, vous voulez que je vous dise ? Je trouve que dans ces conditions, faire l’amour, c’est frustrant. Je ne dis pas qu’à chaque fois, faut jouer les contorsionnistes de l’extrême mais j’ai pas envie d’une sexualité sage parce que tu comprends, on s’aime donc on se respecte donc laisse cet anneau vibrant tranquille. On peut tout à fait s’aimer, se respecter et
jouer à des jeux coquins qui nous excitent tous les deux. Je dirais même que c’est justement ça, le respect, accepter les désirs de l’autre, essayer de réaliser ses fantasmes avec lui (et vice et versa, bien entendu). On aime jouer tous les deux, s’aimer ne doit pas nous empêcher de le faire, bien au contraire. Se révéler tel que nous sommes dans nos pulsions les plus profondes, n’est-ce pas un gage d’amour, un signe d’abandon ? C’est quand même étrange de trouver plus facile de se lâcher dans les bras d’un inconnu que celui de son amoureux.

Peur de gâcher l’image virginale qu’il a de nous ? Mais si cette image est fausse, y a pas comme un problème dès le départ. Franchement, la vie de couple, je ne vois pas ça
comme un immense mensonge. Si j’aime faire l’amour sous les portes cochères, pourquoi je devrais cacher ça alors qu’en plus, y a vraiment pas de quoi rougir, sous prétexte que s’envoyer en l’air sous une porte cochère, c’est pas romantique ? Ah bah d’abord, je peux trouver ça très romantique et d’un (vous n’avez jamais vu le film Fatale ?) et de 2, révélation : être en couple n’interdit pas la jouissance. Hé oui, aujourd’hui, on peut être en couple et « faire l’amour » pour notre plaisir et pas juste pour se reproduire. On peut même adopter des
pratiques qui empêchent toute reproduction… (je laisse à chacun le soin d’imaginer de quoi je parle ici).

Et puis avoir une sainte ET une salope à la maison, c’est un peu un comble de bonheur pour un mec, non ?

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