Le cercle de Bernard Minier

En vacances, je lis. Donc dans ma valise, on retrouvait notamment « le cercle » de Bernard Minier, suite de Glacé. On suit toujours les aventure de Martin Servaz, lieutenant de police à Toulouse qui doit cette fois ci qui a tué la belle Claire, professeure à la très fameuse prépa de Marsac.

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J’étais plutôt contente de retrouver Minier qui déroule ses histoires dans mon sud ouest adoré. Niveau suspense, l’enquête reste développée avec brio même si le twist final (que je ne raconterai pas bien sûr) m’a un peu laissée pantoise. On retrouve donc Servaz, ses adjoints Esperandieu et Samira Cheung, la gendarmette Irène Ziegler et l’ombre menaçante du serial killer Julian Hirtmann. Minier est sympa, il pense à ceux qui n’auraient pas lu son premier opus et rappelle qui est qui. Parfois un peu lourdement mais bon, ça passe. Mais revenons en à l’intrigue parce que les personnages, c’est sympa mais ce n’est pas le cœur du polar.

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(photo piquée sur le site de Bernard Minier himself)

Le jeune Hugo est retrouvé, hagard, au bord de la piscine de Claire, sa prof. La jeune femme a été tuée de façon atroce : attachée puis plongée dans sa baignoire où elle s’est noyée, une petite lampe enfoncée au fond de sa gorge. Dans sa piscine flottent ses poupées de porcelaine. Hugo prétend avoir été drogué et qu’il n’a pas tué la jeune femme, il ne comprend pas… Servaz est appelé par la mère du jeune homme qui est, incroyable, le grand amour de sa jeunesse. Servaz va donc mener l’enquête qui va le conduire dans la très prestigieuse prépa de Marsac où étudie comme de par hasard sa fille. Oui, le léger côté Julie Lescaut qui m’avait fait un peu tiquer revient à fond les ballons dans ce deuxième opus et ça gâche pas mal le plaisir…

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Sans parler de la sanctification de Servaz. Là, ça devient franchement agaçant. On apprend que le flic était le meilleur de la fameuse prépa de Marsac qu’il a dû abandonner suite au suicide de son père (élément cohérent avec le premier tome). Pendant l’enquête, il croise d’anciens camardes qui ne cessent de lui répéter à quel point il était beau, doué, le meilleur d’entre eux. Je serais presque tentée de résumer par un : toutes les femmes hétérosexuelles le désirent, tous les hommes l’envient. Pourtant, notre héros a un potentiel gros con assez élevé, son allergie à la modernité est limité gonflante : il vomit le rock, le foot, les téléphones portables, tout ce qui n’est pas musique classique (Mahler, le reste, il n’a pas l’air d’apprécier non plus) lui file des boutons. Ce qui est assez curieux, c’est qu’en contraste, les autres n’écoutent que du rock des plus bourrins…

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Bref, l’enquête se laisse suivre sans problème même si je la trouve moins bien ficelé que la première et j’avais eu l’intuition du vrai coupable en partant dans un délire total. La fin laisse penser à un 3ème volet que je lirai, en espérant que Super flic soit un peu moins le meilleur du monde…

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I wish you plein de cadeaux, de délices et d’amour

Allez un peu de guimauve ne fait pas de mal !

Bien aujourd’hui, c’est Noël et il y a fort à parier que peu d’entre vous sont là. A l’heure où vous lisez cet article, il est d’ailleurs probable que sois en train d’ouvrir mes cadeaux, de me remplir une nouvelle fois la panse (j’en peux plus de manger), d’aider ma maman à débarrasser car je suis une gentille fille ou bien d’écraser ma bulle pour ma sieste digestive post Noël. Bref, en résumé, il y a de fortes chances que vous lisiez cet article à une autre date que celle programmée.


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Bon, que dire sur Noël qui n’a déjà été dit depuis ces 5 ans que je vous souhaite un joyeux Noël… Ah, commençons par les news du jour : ma sœur est bien rentrée au pays et ma mère a dû passer un scanner hier matin mais elle n’a rien. Donc à priori, rien ne nous empêchera de passer un bon noël. Bien qu’à l’heure où j’écris ces lignes, le vent se met soudain à souffler, brrrr. Donc A PRIORI (je le dis bien en majuscule pour pas me porter la poisse), tout devrait bien se passer.

doigts croises

A propos de vent, j’ai une anecdote marrante. C’est pas une histoire de Noël mais on s’en fout. Il y a moins d’une demi heure, j’étais posée devant le pc familial, en train d’écrire un mail de 4 km de long à E. à qui je l’avais promis depuis des lustres. Soudain, j’entends un bruit étrange, comme quelque chose qui tape la fenêtre (je suis au premier étage). Sur le coup, je pense à un coup de vent. Alors que je reprends mon clavier « ping ! ». Aaaaaaaaaaah ! Je regarde autour de moi, ne comprenant pas. Est-ce le bureau tout neuf en verre qui est en train d’imploser ? Ping ! Oh putain ! Pile le jour où j’écris que les fantômes n’existent pas, j’ai un doute, là… Et si un facétieux fantôme avait décidé de me prouver le contraire ? Ping !


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Avant de mourir d’une crise cardiaque, je me lève et regarde au dehors. Y a un truc bizarre en bas, une lumière qui s’agite. Un fantôme ? Non, on dirait plutôt un téléphone portable. C’est ma mère ? Qu’est-ce qu’elle fout dehors ? J’ouvre la fenêtre et en fait, c’est ma sœur et Anthony qui ont décidé de rentrer à la maison après le réveillon chez Anthony, vu qu’ils ont fini tôt. Moralité : on dirait que si les fantômes existent, ils n’ont pas envie de me le démontrer.

Voilà, sur ce, je vous souhaite un joyeux Noël, un article qui ne vaut pas tripette, je sais mais que dire à part « Noël, moi, j’aime, j’emmerde les grincheux ? » que j’ai déjà écrit, vous raconter mes Noëls, c’est déjà fait. Vous expliquer si je parlerai du Père Noël à mes gosses ou pas ? Non mais ça intéresse sérieusement quelqu’un ? Je suis pas vraiment en bonne voie de me reproduire pour le moment donc déjà, faudrait un père (je l’élèverai pas seule, c’est impossible ou va falloir que je fasse des stages de déculpabilisation), un appart plus grand, une envie de se reproduire, lancer la machine… Alors déjà, on est pas prêt de le voir naître alors lui parler ou pas du Père Noël, hein…


Sexysanta


Bon, allez, au lit, j’ai des cadeaux à déballer demain, un repas à ingurgiter et une sieste à faire.

Joyeux Noël, youpi, tout ça !

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Mémoire du quotidien

par Bobby

Certains d’entre vous le savent peut-être déjà. Depuis le 20 mars 2009, j’ai entamé un projet expérimental particulier qui me tenait à coeur depuis longtemps : une série qui comporte pour chaque jour de l’année un petit épisode de trois minutes, mettant en scène la routine de voisins qui évoluent dans une résidence, au centre de laquelle se trouve un arbre, pivot de leur quotidien. Cette série s’appelle Autour d’un Arbre, et, à l’heure où j’écris, 21 épisodes sont déjà en ligne.


Souvent, quand on crée, on doit plaire. C’est chiant, mais c’est comme ça. Il ne faut pas se « foutre de la gueule » du spectateur, parce que sans le spectateur, y a pas d’oeuvre. Oeuvre, oeuvre… quand on a vingt et un ans, c’est un bien grand mot. Je préfère parler d’expérimentation. Quand je serai grand, j’espère, je ferai des « oeuvres ». On me payera pour ça, alors il faudra que ça marche. Donc je devrai prendre en compte les envies des gens, les attentes, les fantasmes. Et comme je me respecte, je devrai aussi m’écouter moi, et faire un compromis entre ce que je veux montrer et ce que les gens aiment. Ce qui les maintient en éveil. Ce qui leur donne envie de revenir. Il y a des mécanismes tout fait pour ça. L’homme est une machine bien connue des dramaturges depuis des millénaires.

En attendant, je suis petit, et je veux en profiter pour faire ce qui me plait à moi. Je ne dis pas que je me fiche complètement que mes petites productions soient hermétiques, ni que je me fiche que ça ne plaise pas à grand monde. Au contraire. J’ai un gros ego tout boursouflé qui se vexe férocement, même si dès le début je sais que ça va pas emballer les foules, quand on me dit « y a pas d’intérêt ». Et il faut dire que le fait de montrer des moments du réel, sans action, sans intrigue, avec une caméra qui tremble, un son mauvais et une lumière crue, ce que d’aucuns qualifieraient de « film de famille », ça fait pas bander. Mais moi, j’aime. Je vais pas dire que je sais pas pourquoi, parce que j’y ai pas mal réfléchi. Laissez-moi vous expliquer.

Je crois que j’ai un furieux besoin, presque viscéral, d’archiver le réel au jour le jour. De le mettre en mémoire. Parcourir ce blog, qui a plusieurs années derrière lui et une solide rigueur dans la publication des articles (merci à Nina), c’est pour moi particulièrement jouissif. Parce que c’est un espace qui a une histoire, une histoire proche de celle du journal intime. J’adore les journaux intimes. Relire ce qui s’est passé le 18 mars 2006, voir les détails qui se répètent à foison, puis évoluent, peu à peu. Regarder le cycle des saisons qui tournent. Les personnages qui changent. Si seulement Plus Belle la Vie cherchait moins l’audimat à tout prix et redevenais ce qu’elle devait être initialement, c’est à dire une série vraisemblable (et non pas l’histoire d’un quartier où tout le monde meurt dans des trafics aussi incessants qu’improbables), je trouverais ce soap merveilleux.

Et vous savez quoi ? Je ne suis pas le seul dans ce cas. Regardez les blogs par milliers qui éclosent sur la toile, ces gens anonymes qui racontent leur vie, qui conservent tout. Regardez Fessebouc, et la façon dont nous stockons tous nos faits et gestes : Bobby fait le ménage, Bobby part à la fac, Bobby est triste ce soir, etc. Regardez aussi la folie photographique, avec des téléphones, des appareils numériques, et nos disques durs qui en sont remplis à ras bord. Ma meilleure amie en est à un tel point qu’elle note tous ses textos depuis des années, qu’elle ne jette jamais rien avant d’avoir pris une photo (tous ses emballages y passent, son ordinateur en contient des milliers).

Je trouve ça fascinant. Nous avons un rapport au présent qui ne m’intéresse que dans la perspective ou cette multitude d’instants deviendra une multitude de souvenirs et constituera une histoire. Est-ce qu’il faut expliquer tout cela aux gens pour leur montrer que ma série n’est pas si cucu qu’elle en a l’air ? Ou est-ce qu’il faut laisser les gens réfléchir et trouver par eux-même ce qu’il peut y avoir de riche dans un tel projet ? J’avoue que ça, je ne sais pas encore.

Pour voir la série, c’est ICI.

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Chéri, t’as rien oublié dans la valise ?

 

Alors les vacances, sur le papier, c’est bon. Reste l’épreuve la plus casse pied et la plus sournoise : la valise. Pour réussir cette épreuve, l’idée est de mettre tout ce dont vous avez besoin dans la valise que vous avez à votre disposition sans rien oublier, sachant que selon le moyen de transport choisi, plus c’est petit et léger, mieux ce sera.


Première partie de l’épreuve : faire entrer le contenant dans le contenu, ça paraît facile comme ça mais c’est un leurre : en vrai, c’est la galère. Entre les fringues, les chaussures de rechange, les serviettes de plage qui prennent une place monstre, les livres, l’appareil photo, le camescope, voire l’ordi portable, les affaires de toilettes… Ben la valise, elle a un petit ventre rebondi quand on la ferme. Et en général, une fois qu’on a galéré à la fermer, on se rend compte qu’on a oublié d’y mettre quelque chose et faut la rouvrir.

La 2ème partie de l’épreuve consiste à lutter contre cette loi universelle : il est impossible de partir en vacances sans oublier quelque chose; C’est systématique. Ma spécialité : les chaussettes ou une tenue de nuit. Oui, en temps normal, je dors nue donc je ne pense pas à prendre de quoi dormir vêtue, ce qui peut pourtant être utile quand on part en vacances chez quelqu’un ou avec une personne qui n’est pas habituée à nous voir dans le plus simple appareil et ne souhaite pas que cela arrive. Je me souviens aussi d’une fois où je suis partie en vacances avec Guillaume 1er en oubliant tous mes sous-vêtements. Je suis donc allée à l’hypermarché me prendre quelques culottes petits bateaux et des soutiens gorges bas de gamme trop moches.

Pour certains, pour éviter d’oublier quelque chose, il faut faire une liste. Si on a tout noté sur un papier, il est impossible d’oublier quoi que ce soit, non ? Possible mais moi, je n’y crois pas, ne serait-ce que parce que certaines choses ne peuvent être rangées dans la valise qu’au dernier moment. Par exemple, tout ce qui est affaires de toilettes. Je sais pas vous mais moi, je me brosse les dents aussi la veille d’un voyage… Et puis déjà, faut s’assurer qu’on n’a rien oublié sur la liste…

En général, je n’oublie jamais l’essentiel vu que je fais une rapide revue avant de partir : « carte bleue, oui, billets de train, oui, passeport/carte d’identité, oui, téléphone portable oui, vêtements oui; L’essentiel est là, j’achèterai le reste au pire! ». Souvent, l’oubli de quelque chose peut dégénérer en dispute : « mais t’es con, pourquoi tu n’y as pas pensé ?

– T’avais qu’à faire la valise toi même si t’es pas content ! Forcément, quand on n’en fout pas une, on ne risque pas de faire des conneries ! »

Pas faux… Mais pour ne pas se prendre la tête, l’idéal, c’est de prévoir une pause shopping un peu après l’arrivée sur place pour acheter ce qui manque. Et puis cool, ce sont les vacances, on va pas commencer par s’engueuler non plus.

Il n’empêche qu’à chaque fois, je suis soulagée quand je découvre ce que j’ai enfin oublié. De toute façon, c’est pas la peine de s’angoisser de ce qu’on a oublié, la vraie angoisse doit être « pourvu qu’on retrouve la valise à l’arrivée » car si vous prenez l’avion, par exemple, c’est pas toujours garanti…

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Tatiana au pays de l’arnaque

Par Tatiana

En ce moment je suis en période de non activité. Non pas de chômage, mais non activité, car dans mon secteur tu as souvent des périodes où tu ne travailles pas donc difficile d’appeler ça du chômage. Enfin, bref. Un jour où je ne savais pas trop quoi faire de ma vie j’ai découvert un nouveau monde. Un monde où tout s’offre à toi et où tout est possible. Un monde de liberté : ebay. Ben ouais avant y a pas très longtemps je n’y avais jamais mis les pieds sur le site d’ebay. Or, il se trouve que récemment j’ai eu l’envie de vendre des trucs et donc il m’a semblé que c’était le meilleur endroit pour faire ces ventes. Et effectivement c’est l’endroit rêvé pour vendre tout un tas de trucs inutiles qui encombre ton appartement. Je ne sais pas si vous vous rendez compte mais j’ai quand même réussi à vendre une caméra cassée ! J’avais bien précisé dans l’anonce qu’elle était cassée et je l’ai vendu quand même et pas pour 1€. Jamais j’aurais cru revendre un truc qui marche pas. Bon, vous allez me dire que certaines personnes savent tout réparer et que sûrement ma caméra marche très bien maintenant. C’est fort probable. D’un autre côté, moi je ne connais personne qui pouvait réparer ce truc et j’ai réussi à en tirer un bon prix. J’ai même revendu un cable à part pour 35€ !

Alors voilà, depuis quelques temps maintenant je vends de temps en temps des objets sur ebay, histoire de me débarrasser tout en gagnant un peu d’argent. Mais ebay ça sert aussi à acheter. Forcément une fois que tu es pris dans l’engrenage, difficle d’en sortir. Je me suis donc mise à regarder tout ce que je pourrais acheter sur ebay. Au début j’étais un peu timide, je ne faisais que surveiller des enchères. Très vite j’ai commencé à passer mes journées chez moi car je voulais voir comment aller évoluer l’enchère et si le prix n’allait pas trop monter pour que je puisse enchérir moi même. Malheureusement pour l’instant je n’ai pas encore remporté d’enchère car les prix montent trop. Mais je dois dire que quand je suis chez moi, ebay ça m’occupe encore plus que facebook. C’est comme un magasin géant où tu peux tout trouver. De la paire de chaussure Dior au ipod dernier cri en passant par le cable dont tu avais besoin.

Mais ebay ce n’est pas qu’un monde de rêve où tout est permis. C’est surtout un monde d’arnaques. Je m’explique. Déja tu as les vendeurs douteux qui disent avoir paumer la facture d’un objet ou que c’est un cadeau donc pas de facture… Ceux qui te disent que tu dois payer avec western union (vas y prends les gens pour des cons aussi) ou en chèque alors qu’il n’a aucune évaluation dans son
profil. Mais il y a des arnaques plus subtiles. En effet, y a des petits malins sur ebay qui s’amusent à faire monter leur propre enchères avec des profils bidon ou d’autres petits malin de leur réseau. D’ailleurs j’ai appris que normalement sur ebay c’est interdit d’enchérir sur un objet vendu par quelqu’un que tu connais. Donc ces petits malins font monter l’enchère et si jamais c’est pas un acheteur inconnu qui remporte ils prennent le meilleur enchérisseur et lui font une offre de la seconde chance. Ca m’est arrivé y a pas 2 jours pour un téléphone portable. A peine la vente finie je reçois une offre de la seconde chance. Le truc trop louche quoi.

Tout ça pour dire que ça m’énerve ce genre de procédé. A partir du moment ou tu mets un objet en vente aux enchères tu accepte le risque que ton objet ne parte pas au prix où tu l’aurais souhaité. Ou alors tu mets un prix de réserve ou tu fais débuter tes enchères tôt.

Du coup moi ebay je suis carrément déçue et j’ai pas trop envie d’acheter dessus. Je crois que je vais me contenter de vendre en regardant si par hasard y aurait pas une bonne affaire à faire mais c’est tout.

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La culture de la gratuité

Discussion jeudi avec Summer : « je suis dégoûtée, y en a encore un qui nous a lâché pour mister personnality, je n’organiserai plus de concours ! ». Et là, je déballe ma science de community manager (j’adore ce terme) : « Ben ouais mais tu comprends, les gens, ils sont passifs souvent, s’il n’y a pas de carotte au bout, ils restent spectateurs, c’est comme ça ». C’est vrai qu’un verre avec la girlie team, c’est moins tentant qu’un iphone, un blackberry ou un sony vaio.
Mais si j’avais les moyens d’avoir tout ça, je les aurais déjà pour moi ! Enfin, pas l’i phone, j’ai vraiment du mal avec le truc mais le blackberry et le sony vaio par contre…

 

En 7 mois d’expérience de community manager (j’adore ce terme, hihihi), j’ai dû mettre en place nombre d’animation dont le but est de faire participer les internautes pour générer de l’action. Oui, les résultats se mesurent en terme de nombre de commentaires et d’articles postés sur les forums mais aussi en nombre de messages postés sur le forum de TMF.com à l’heure actuelle. D’ailleurs, c’est la cata, sur TMF.com, on voulait un certain nombre de messages par jour, on n’en est qu’à la moitié. Bouh ! Mais le problème est que si on n’offre rien à l’internaute, il ne voit pas l’intérêt de participer. Dans mon ancien taf, on avait les bons points, le truc qui ne sert strictement à rien mais qui déclenche des guerres pas possible entre les blogueurs. Parfois, on proposait des vrais lots comme des téléphones portables et là, la participation explosait. Dans mon boulot actuel, on a instauré des points sur un des forums, géré par Simon et ça marche ! Alors que sur TMF, on gagne rien et la plupart des messages sont de la pub. Autre info intéressante : moins le concours demande d’effort, plus les gens participent. En gros, si je lance un concours « écrivez une phrase en comm », par exemple, il y aura beaucoup plus de participants que pour un concours plus créatif qui consistera à aller prendre des photos ou produire un vrai texte. C’est le jeu ma bonne Lucette.

Je crois que nous en sommes arrivés à une telle société du spectacle qu’aujourd’hui, il paraît naturel de prendre sans rien donner en retour, sauf s’il y a un cadeau à la clé. On attend que les autres fassent le show pour nous (en gros). Des fois, ça me fait un peu l’effet des jeux du cirque à Rome, les morts en moins, on se régale de la lutte, de la sueur des autres. Par exemple, je pense que sur tous les téléspectateurs d’une émission de la télé, il n’y a pas 20% qui aimeraient se retrouver à la place des candidats. Par exemple, Secret Story, émission qui ne nécessitait aucun talent particulier. Les candidats passent leurs journées avachis sur des canapés à discuter, s’engueuler… C’est à la portée de tous. Qui l’a regardé et qui aimerait être à leur place ? Pourtant, si on regarde, c’est que ça nous amuse. Mais c’est aux autres de se mouiller, pas à nous. On attend que les gens produisent le spectacle et s’ils ne sont pas à la hauteur,

on se plaint. Tu donnes, je prends, si j’aime pas, je jette. Le cas des concours sans lot à faire pâlir d’envie ton voisin est typique : quand on a lancé le concours mister personnality, un candidat a jeté l’éponge sous prétexte qu’il ne voulait pas jouer sérieusement. Le fait que nous, on l’organise sérieusement, que Summer y passe du temps et co, c’est normal. Mais que le candidat
bouge son cul pour écrire un article tous les 15 jours, là, c’est un scandale enfin ! Lui, il a une vie, il n’a pas que ça à faire. Alors que nous, si, apparemment. Le fait de s’engager dans un jeu, même sans contrat et sans lot, apparemment, n’est pas une raison pour le faire jusqu’au bout. Bien sûr, il peut y avoir des cas exceptionnels : lors de mister vingtenaire, on avait perdu Lucas22, ce qui m’avait étonnée mais quelques jours plus tard, explication : « mon net est tombé en rade, j’ai pas pu me connecter avant ». Ok, je comprends.

Mais bon, c’est vrai que des fois, y a de quoi désespérer, nous, on investit du temps et on n’a rien en retour. Bien sûr, il m’arrive aussi de vouloir participer à un concours Internet et de laisser filer le temps au point que j’ai raté la dernière échéance. Bien sûr, certains concours ne correspondent pas à mes capacités comme les concours dessin, par exemple. Mais des fois, les gens ne se rendent pas compte que ce qu’on fait n’est pas gratuit non plus, on ne le fait pas juste pour amuser les foules, ça prend du temps et on n’en a pas non plus à profusion. Summer est dégoûtée à vie des concours à organiser,moi, je n’en ai plus envie non plus, donner tout le temps sans ne rien recevoir, c’est limite chiant. Surtout quand on se fait en plus cracher à la gueule. Même écrire des articles prend du temps, on vous en donne un tous les jours (je sais, on n’est pas obligés, ce n’est pas ce que je veux dire), l’immense majorité des lecteurs ne dit rien, ne réagit pas. Parfois sans doute parce qu’il n’a rien à dire. Souvent parce que la place de lecteur anonyme est plus confortable. Mais c’est vrai que des fois, on aimerait juste un petit retour. Mais je crois que c’est, ce n’est pas trop à la mode. A y penser, je crois que ça ne l’a jamais été.

EDIT : Puisque vous n’êtes même pas capable de lire un article en entier et en détail avant de me faire un procès, JE NE VOUS REPROCHE RIEN alors merci d’arrêter de m’insulter. Je parle d’un phénomène GENERAL prenant des EXEMPLES que je connais mais cet article n’est pas un reproche. SI 10 d’entre vous ont compris, c’est que ce n’est pas impossible. Prochain
comm qui me dit que je suis chiante de me plaindre ou qui me traite de merde, je ferme les comms sur cet article. Vous n’êtes pas capable de lire un article correctement, je vois pas pourquoi je devrais subir vos reproches (alors que je ne vous en fais pas, c’était écrit en toute lettre dans l’article)

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La tentation de Dante

Par Marine

La saga de l'été des vingtenairs

Ca vous est déjà arrivé, quand vous êtes avec quelqu’un, de vous demander si vous ne vous fourvoyez pas? Nina disait, la semaine dernière, que Ben avait beaucoup de qualités… Pour peu qu’il vive à Paris, il serait idéal. Moi ça me dérangeait pas. Je rencontre trop rarement des gens qui me plaisent. Mais, et si je rencontrais quelqu’un aussi bien que Benoît, mais à Paris, du coup? Ce serait pas un peu trop de
bonheur, ça?

Un soir, je suis invitée chez une amie, Sarah, pour son anniversaire. Prenant Audrey (une ancienne colocataire) sous le bras, je m’y rends. J’y rencontrai Dante (ce passé simple est dédié à Summer, je sais qu’elle aime qu’on emploie ce temps dans les articles). Dante, donc. Ouais vous foutez pas de mes pseudos, ils sont pas si éloignés que ça de la réalité. Dante il était beau. Il était grand. Il faisait de la musique. Il aimait les films d’action américains. Il avait un t-shirt orange avec Superman dessus. A ce stade de ma démonstration, je tiens à rappeler que non, Marine n’a pas 15 ans, mais bien 25. Dante il était marrant, et discuter avec lui dans la soirée fut très agréable.
Même moi je crois que j’étais classe. Quand on connaît mes mésaventures culottesques et épilatoire, on se rend compte que c’est beaucoup beaucoup BEAUCOUP, venant de moi.  J’étais assez chic. Et mondaine. Dans une soirée où je connaissais quasi-personne, la présence d’Audrey était salutaire au début. Celle de Sarah aussi, bien évidemment. Sa mère, avec ces pseudos que je donne à mes copines, j’ai l’impression d’être au collège. C’est vrai, quoi, qui n’a jamais été « amie pour la vie avec Audrey », ou trop adoré les Doc violettes d’une Sarah? Bref. Mais Dante, c’était la bonne surprise. Un mec bien. Intéressant. Sympa. Tout bien. A côté de ça, je m’en fous, j’ai un mec. Ouais il habite loin, mais c’est mon mec, jsuis sa nana. Ouaip ouaip. Avant la soirée, je me gargarisais déjà de ce statut de fille à copain, mais qui s’en vante pas, juste qu’il existe et que ça la rend radieuse. Première fois que je peux avoir cette posture, j’en jubilais. Même Sarah, qui la semaine précédente m’avait dit « tu fais chier, je voulais te présenter quelqu’un moi!!! », me rendait fière de moi. Eh ouais. Plus besoin!
Eh ouais.
Au détour d’une conversation passionnante avec Dante au sujet des films de John McTiernan, celui-ci me demande d’arrêter de parler, parce que, je le cite « la seule chose chiante que t’aies dite depuis tout à l’heure c’est ‘mon copain blablabla' ». Rire gêné. Mais merde, ouais mon Ben il est trop bien. Dante est pas mal, il est devant moi, mais Benoît, bien. Benoît, à moi. Moi, pour Benoît. Benoît, là avant. Benoît, plein de qualités mortelles.
Benoît loin.
Sarah en remet une couche. « Putain tu sais pas ce que tu rates, Dante c’est un coup fabuleux. Super agréable, attentionné, tout »
Rhhhhaaaaaaa je vais exploser!
Je tiens bon. « Dante, tu repars par où? » « Ah ben je vais du côté de *la place qui est à 20 mètres de chez toi* c’est là que j’habite. Si tu veux on rentre en taxi ensemble. Tiens mon numéro,
et mon mail, à l’agence de pub où je bosse. »  Ciel ciel ciel…

Non, je n’ai pas craqué. Ma culotte – LA guest-star de cette saga -, je suis la seule à l’avoir vue ce soir là. En fait, j’ai même pas pensé en termes de craquer. Du moins sur le vif. Quand je suis rentrée, j’ai fait un mail à Benoît relevant d’un body call caractéristique. Réussi en plus. Un truc que seule une fille à 2 doigts du coma éthylique pourrait écrire. J’étais contente. Mon Benoît il était drôlement bien. Et drôlement chic. Et drôlement intéressant. Et drôlement rigolo. Et drôlement loin.  Ca c’est ce que j’ai pensé au réveil, entre « aspirriiiiiine ma têêêêêteuh » et « où sont les toilettes ».

Bordel mais quelle conne. Y a un mec bien juste en bas de chez moi. Mignon. Bon coup. Fan de moi. Mais qu’est-ce que j’ai fait????? Et là j’ai regretté. Je me suis demandé ce qui clochait chez moi, de ne pas être foutue de trouver un mec bien pendant des années, d’en trouver 2 coup sur coup en l’espace d’1 mois, et de choisir celui qui habite à 6000 km. Ouais je me suis trouvée conne. A bouffer du foin.
Ce que je n’ai pas fait, d’ailleurs, le foin aurait trouvé aussi sec le chemin des chiottes via mon oesophage. Oui, j’étais malade. Personne n’était disponible pour me parler. Or laisser quelqu’un ruminer pendant sa gueule de bois, chers lecteurs (vous 6), c’est in-ter-dit. INTERDIT.

J’ai bad-trippé pendant toute une soirée, partagée entre une envie terrible de parler avec Benoît, un énervement croissant à son égard, pour tout ce qu’il était, et l’envie d’appeler Dante.
Le lendemain – je n’avais toujours rien fait, trop déprimée et malade pour ça – je parlais avec Benoît. Enfin… je MSNais avec lui, donc, vu que mes exploits digestifs du week-end m’avaient tellement détruit la gorge que j’arrivais ni à parler ni à avaler la moindre nourriture. Envie de pleurer, en face, il est de bonne humeur. Il se fout de moi, il me taquine, il est gentil. Il m’énerve. Il est adorable, je le trouve insupportable. Il me console, je l’envoie chier. Il me fait livrer un repas, je lui dis que je suis mal par rapport à Dante. Ce que je vomis, désormais, ce sont des mots.
Il est abattu, je me sens mal. Il essaie de me comprendre, je n’arrive plus à trouver mes mots. Il pense que je lui demande de me larguer, je panique. Bordel mais quelle conne. Y a un mec bien juste en face de moi. Mignon. Bon coup. Fan de moi. Mais qu’est-ce que j’ai fait????? Et là j’ai regretté. Je me suis demandé ce qui clochait chez
moi, de ne pas être foutue de voir quand un mec est un mec bien. Je me serais giflée. C’était ce genre de crypto-mélodrame que seul Internet sait créer. Je parlais la semaine dernière de l’importance des téléphones portables dans l’expression des sentiments amoureux (et surtout lubriques, il faut bien l’admettre). Pour cet épisode, ce sera la webcam. Je voyais Benoît encaisser et être mal. Et moi je me sentais plus légère. Facile, non? Tout cela restait silencieux. Ni lui ni moi ne parlions. On se voyait mais nos réactions restaient sans paroles. Putain mais faut pas laisser quelqu’un ruminer pendant une gueule de bois, c’est IN-TER-DIT!

Dante, je l’ai plus revu. C’est lui qui a pas donné de nouvelles.
Benoît, je l’ai revu. Des nouvelles, ça oui, j’en ai eues. J’en ai donné aussi.
Ce soir-là, à la soirée de Sarah, pour la première fois de ma vie, j’avais quelqu’un dans ma vie. Première fois que j’ai cette posture. Je pensais jubiler, mais le lendemain, ça m’a fait peur comme jamais.

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Imagination

Pour ceux qui ne vivent pas en France et qui n’ont ni télé, ni radio, qui vivent dans une grotte… Bref, pour toi lecteur, je vais livrer un scoop : le Da Vinci Code vient de sortir au cinéma. Le but de cet article n’est pas parler du film (que j’ai pas vu) ou du livre (que j’ai lu) mais ça va me servir d’exemple pour m’énerver un peu. Avant la sortie du film, je mate « dossier d’actualités » sur M6. Ouais le dimanche, j’aime bien regarder soit ça, soit « faites entrer l’accusé », histoire de (re)faire ma culture criminelle. Donc je tombe là-dessus et c’était une émission spéciale « Da Vinci Code », qu’ils nous avaient sortis pour la sortie du livre y a un an et demi, je crois.

Et là, ça m’agace mais à un point. Pour ceux qui ont le livre chez eux, ouvrez à la première page. Qui y a-t-il décrit juste sous le titre du livre ? « Roman ». Bon, alors, un peu de culture. Un roman est considéré comme une œuvre de fiction. En aucun cas, M. Brown n’a écrit un essai sur le Graal, il a livré une libre interprétation de la légende du Graal. Que les gens aient pris pour argent comptant ce qu’il a pu raconté dans son roman, ça me dépasse. Qu’on essaie d’expliquer en quoi il a eu tort ou raison m’horripile. Ce qui est fantastique dans la fiction, c’est qu’on peut réécrire des événements. Perso, je peux à la limite comprendre que les théologues extrémistes soient choqués qu’on ose dire que Jésus était marié. Et pourtant, selon mon prof de philo classique, Jésus ne pouvait être que marié. En effet, à l’époque, la norme n’était pas au célibat et s’il l’avait été, ça aurait été signalé. Ca ne veut pas dire qu’il était le compagnon de Marie-Madeleine, juste qu’il devait bien y avoir une madame Jésus. Bon, après, le coup de la fille du conservateur du Louvre qui est la descendante de Jésus, c’est clair que c’est super capillotracté mais qu’est-ce qu’on s’en fout ? C’est un roman, point.

 De la même façon, je suis en train de lire « Le grand secret », de Barjavel, qui mêle fiction et histoire puisqu’il implique des hommes politiques dans son grand secret. Et alors ? Ok, dire que Kennedy a bu une potion censée le rendre immortel et que c’est pour ça qu’il a été abattu, c’est tordu. Mais on s’en fout, le roman est bien écrit, on se laisse prendre à l’histoire. Et c’est justement ça qui est magique avec un roman, c’est qu’on peut tout inventer.
 

Il y a quelques temps, j’ai commencé à publier Technopolis sur ce blog. Premières réactions : « mais non mais tu peux pas écrire ça, l’Inde et la Chine ne se feront jamais la guerre ! ». Bon, outre le fait que je connais bien ma géopolitique et que je sais que ces deux pays ne sont pas amis du tout, l’important n’est pas là. J’écrivais une histoire qui débutait au moins dix ans plus tard. En dix ans, il peut s’en passer des choses. Si on regarde 10 ans en arrière : les téléphones portables n’existaient pas, Internet en était à ses balbutiements, Friends venait à peine de commencer, la Star Ac n’avait pas encore été inventée, les Etats-Unis ne faisaient la guerre à personne, on ne savait pas qui était Ben Laden, Fernando Alonso n’avait pas le permis, on ne tremblait pas en entendant « grippe aviaire » ou même « vache folle », j’étais vierge… Comme quoi, il peut s’en passer des choses en dix ans. L’avenir, c’est l’inconnu. Doit-on jeter par la fenêtre le « 1984 » d’Orwell, considérant qu’il s’est planté et qu’en 84, Big Brother ne nous watchait pas ? (je sais, c’est un odieux anglicisme). Ecrire un roman n’est-il pas, finalement, écrire une version alternative de la réalité ? N’ai-je pas
droit de créer un univers particulier en changeant ou inventant des événements ?

La question est la suivante : la créativité doit-elle avoir pour limite la crédibilité ? La réalité n’est-elle pas pour l’écrivain qu’une pâte qu’on doit modeler à notre guise ? J’ai tué les trois quart de l’humanité dans Technopolis et au fur et à mesure du roman, j’en tue d’autres. Dans le prochain que j’écrirai, je vais encore créer une guerre parce que le thème de la résistance, moi, ça m’inspire toujours autant.

Après, ce n’est pas pour autant qu’il faut faire n’importe quoi, il faut que l’intrigue se tienne. Je n’aime pas trop les enquêtes policières avec le « lapin qui sort du chapeau ». C’est-à-dire pendant tout un roman, on suit les policiers, on soupçonne le mari, les enfants et l’amant de la victime, par exemple, on essaie de recouper les indices et là, à la
fin du roman, on apprend que, tatan, le meurtrier est le voisin pris d’une pulsion meurtrière. Le voisin, dans le roman, on le voit juste quand les policiers arrivent, il fait partie des badauds. Donc, forcément, on pouvait pas deviner qui était le coupable, on savait même pas qu’il existait ! Avec ce genre de procédé, c’est facile de faire des romans policiers surprenants. De la même façon, certaines facilités m’agacent. Exemple : le film Gothika. Je te préviens, lecteur, dans la phrase suivante, je raconte la fin donc si tu n’as pas vu le film et que tu veux le voir, passe direct au paragraphe suivant. Donc Gothika, on apprend que le mari d’Halle Berry qu’elle a tué était un sale pervers qui violait des filles et tout et on apprend qu’il a un complice. Fin du film : tatan, le complice, c’est le shérif qui explique : « en tant que shérif, c’était facile pour moi d’aller et venir dans la prison ». Sauf qu’Halle et ses amies n’ont jamais été dans une prison mais dans une clinique psychiatrique privée où un shérif n’a rien à faire. Donc c’est pas crédible.

Revenons au Da Vinci Code, qui prend donc de grandes libertés avec la réalité historique. Mais au fond, le roman est logique, il sème tout du long des pistes nous permettant d’aboutir à la conclusion logique. Sophie est donc une descendante de Jésus ? Ben, en lisant le roman, ça ne fait pas lapin qui sort du chapeau, là, c’était préparé comme révélation.

Dans la même veine, Marie-Antoinette, le film. Oui, ok, ça ressemble un peu à l’article de Gauthier () mais bon. Donc pour le ciné, c’est comme pour un roman, ce sont des œuvres de fiction donc bon… Marie-Antoinette n’a jamais été présenté comme un film historique donc à partir de là, on peut s’autoriser quelques fantaisies même si j’ai toujours peur que les gens ne connaissant rien à l’histoire de France prennent ce genre de film pour argent comptant. Déjà Marie-Antoinette, elle était beaucoup plus potelée que Kirsten Dunst ! Elle est jolie, Kirsten, mais elle est quand même maigrichonne. Donc le film n’a rien d’historique, on nous présente une Marie-Antoinette amoureuse et bienveillante avec son époux (mouais…), amoureuse un temps du comte de Fersen mais elle l’oublie bien vite… Moi, le comte de Fersen, je le laisserais bien visiter mon trianon, aussi (ça, c’est ma nouvelle expression). Finalement, ce que je reproche au film, c’est pas les largesses prises avec l’histoire mais la fin terriblement bâclée. En gros, on a la sensation qu’on manquait de pellicule sur la fin donc les événements se succèdent sans qu’on comprenne trop ce qu’il se passe et paf, c’est fini. Autre truc qui m’a turlupiné : on a vu le film en VO avec Gaugau et dans le film, il y avait quelques phrases en français… Hein ? Tant qu’à faire, autant tout faire en anglais.

Bref, l’imagination est quelque chose de fantastique et qui permet de travestir la réalité. Si j’ai envie de raconter que le monde est dirigé par un consortium d’éminences grises qui orchestrent les conflits selon leurs intérêts propres et que les dirigeants des pays ne sont que des pantins, pourquoi pas ? (tiens, ce serait une idée). Tant que l’intrigue est crédible, après… Alors, arrêtons de faire des procès aux écrivains. Ecrire un roman, ce n’est pas écrire un essai, notre matière première, c’est l’imagination, pas des documents historiques.

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J’’ai la lose

Aujourd’hui, je pousse un cri. Un cri de rage. Un gigantesque : « va te faire f**** » à la sale personne qui m’a jeté un sort. Aujourd’hui, je me plains parce que j’ai la lose. Il y a quelques temps, j’avais écrit un article annonçant une bonne période… Je crois que je me suis avancée.
 
 
Effectivement, si on analyse la situation, ma vie a de bons côtés : côté cœur, j’ai rencontré de charmants garçons récemment, c’est très épanouissant. Côté études, c’est officiellement terminé : sur une promo de 12, nous ne sommes que la moitié à être diplômés. Après avoir reçu mes notes, je me retrouve avec une mention assez bien, j’ai raté la mention bien de peu (je sais, je m’en plains, je suis chiante). J’ai eu la moyenne partout (même à mon rapport de stage et à mon cours de droit) sauf à un partiel où je me suis pris un sale 2,5/10. Bon, j’avais raconté à peu près n’importe quoi dans ma copie mais c’est ma faute, aussi, si le prof qui a pondu le sujet n’était pas le responsable de ce cours ?
 
Oh, j’ai la lose !
Bref, a priori, ça va. Mais j’ai la lose et je commence à en avoir assez de cet acharnement du sort. Oh, il ne m’arrive rien de grave, personne n’est décédé, je n’ai perdu aucun membre. Que des petits ennuis qui s’accumulent, s’accumulent et me font sortir de mes gonds. Comme une sale fatigue qu’on traîne.
 
Première catastrophe : la réaction en chaîne. Je fais une machine, bam ! bam ! badaboum ! Comme d’habitude, lors de l’essorage, ma machine essaie de se faire la malle, la garce. Bon, je m’en vais pour étendre mon linge avec le système D (comme débile, pas comme débrouille). En fait, je mets un étendoir à linge en équilibre sur la barre de mon rideau de douche qui tient lui même sur 5 mm de carrelage. Donc équilibre instable. Je commence à étendre mes trucs quand mon étendoir se casse la gueule une première, fois, je le rattrape comme je peux (avec deux bons kilos de linge mouillé). J’essaie de remettre le tout sur ma tringle et là, la tringle tombe et décanille la bouteille de bain moussant en verre qui traînait sur le bord de la baignoire. Cette dernière va naturellement s’écraser sur le sol, craaaaaac ! Et voilà le bain moussant qui coule sur le sol, vague bleue et gluante sur mon carrelage en marbre… Et cette douce odeur de raisin chimique absolument pas entêtante, mmmm… Bon, et bien, nettoie. Le truc très amusant avec le bain moussant, c’est que ça mousse, précisément. Donc me voici avec mon seau plein de flotte a essayer de nettoyer le cataclysme, ma serpillère fait des bulles, plus je rince, plus ça mousse, je m’en sors plus !
 
Brrrrrrrr !
Ça continue samedi dernier (soit trois jours après l’affaire du bain moussant) : après une nuit torride avec mon nouvel amant dont je parlerai plus tard (pas Guillaume, un autre), je dois vite me doucher car Benoît arrive. Oui, je sais, deux amants à une poignée d’heures d’intervalle, j’ai fait fort mais c’est pas le sujet de l’article. Donc opération épilation avec de la crème (pas le temps de fignoler) qui sent pas très bon donc c’est une bonne idée de se doucher, après. Hop, je fais couler l’eau, elle commence à se répandre sur mon corps et… merde ! L’eau chaude s’est fait la malle ! C’est froid, c’est désagréable ! Bon, en désespoir de cause, je pompe de l’eau chaude dans le lavabo et me frotte à l’éponge mais, là, aussi, la douce chaleur liquide se transforme en griffes glacées. A partir de là, l’eau chaude joue l’arlésienne : dès que ça marche, je prends des douches bouillantes, j’aspire à pleines narines la vapeur d’eau, j’ai des orgasmes aquatiques… Mais ça se fait rare. D’ailleurs, à partir de mercredi, c’est la catastrophe. Solution de dépannage : mettre la chaudière en mode « eau et chauffage ». Mais c’est pas tout à fait ça, je me lave avec un filet d’eau et c’est plus tiède que chaud… Je crois que je vais me laver avec mon brumisateur, ce sera plus efficace. Il faut que j’appelle mon proprio mais je ne sais pas si c’est un problème de chaudière ou de plomberie. A priori, je dois avoir une fuite au niveau de la salle de bain puisqu’il fait toujours humide là-dedans…
 
Allo ? Allo ?
Appeler… En voilà une bonne idée ! Encore faut-il pouvoir ! Vendredi, je sors de la douche en compagnie de Guillaume quand je reçois un texto SOS de Gauthier : « je m’ennuie, je veux sortir, pitié ! ». Du coup, je lui renvoie un texto pour lui proposer d’aller boire un verre à trois. Il me répond : « ok, je t’appelle sur le fixe ». Deux minutes après, texto : « t’as débranché ton fixe ? » Oui, je suis joueuse : quand on m’annonce qu’on va m’appeler, je coupe mon téléphone. Donc je lui réponds que non, on discute par téléphone portable : c’est parti pour le film du jour : « le mystère de ma ligne fixe ». Guillaume, qui travaille dans les télécoms regarde et conclue que le téléphone est décédé. Ouais, bonne remarque. Bon, partant de ce principe-là, je ne m’inquiète pas outre mesure. En effet, j’ai essayé de le brancher à l’autre prise téléphone, même résultat. Donc, aujourd’hui, après mon déjeuner avec Zoé, je m’en vais à la FNAC acheter deux téléphones (un pour ma ligne fixe, l’autre pour la freebox). De retour dans mon doux foyer, je fais un test : mon nouveau téléphone marche pas non plus sur la ligne. Bon, ok, ne paniquons pas ! Je branche le troisième téléphone, toujours pas de tonalité… Bon, pas de panique, faisons le 1014. Ils me balancent sur le service « payer votre facture ». La dernière,je l’ai payée il y a trois semaines, ils se moquent de moi ?
 
Pas énervée du tout, je vais à mon agence France Telecom voisine : deux pauvres mecs doivent servir tous les clients et c’est du lourd : la moyenne d’âge doit être de 50 ans (rappelons que j’en ai 25 et que je l’ai faite chuter). Une mémé accapare le premier vendeur : « mais comme on fait pour mettre une ombre noire sous le texte ? » donc le vendeur, plutôt mimi, lui fait la manipulation et lui montre. « Et on fait comment ? Mais c’est ça l’ombre noire ? Ah non, c’est moche, ça me plaît pas ! ». Le mec me regarde, désemparé, je lui souris, amusée (on ne sait jamais, au cas où ma loose disparaîtrait…). A côté, l’autre vendeur se fait incendier par un vieux parce qu’il n’a plus de minitel disponible, il faut en commander un (je croyais que ça n’existait plus). Bon, finalement, c’est celui-là qui me sert, si je puis dire. En effet, après avoir pianoté sur son ordinateur, il me donne le téléphone pour que je m’entretienne avec le service technique. Personne me répond. Bon, le gentil vendeur, avec des beaux yeux bleus, essaie de trouver et m’explique que ma ligne a été suspendue mais il ne sait pas pourquoi. « Vous vous êtes trompée de code, non ? » me demande-t-il. Mais de quoi il me parle ? Quel code ? J’ai pas de code, moi ! Bon, le pauvre gars jonglait entre trois clients, essayait de m’aider tout en se faisant engueuler par son collègue : « non mais elle a qu’à appeler le 1014 ! » Connard, tu me payes la communication ? Parce que, certes, c’est gratuit à partir d’un fixe… MAIS JE N’EN AI PLUS ! Et voilà, au bout de trois-quarts d’heure, je repars et j’ai toujours pas de téléphone.
 
Luke, je suis ton père…
On rajoute à ça un autre élément fort sympathique : mon téléphone portable qui date d’il y a 3 mois marche mal… Gauthier m’appelle ce soir pour discuter et la qualité de la discussion se dégrade rapidement : de mon côté, j’entends des drumbles, du sien, une étrange voix déformée, si bien qu’à un moment, il me dit : « On dirait Nono le petit robot qui a avalé Dark Vador ». Du coup, je ris et ça lui fait peur.
 
J’en viens sérieusement à penser que la technologie moderne me déteste et me le fait sentir. Maintenant, je me demande quelle va être la prochaine contrariété. Une maladie ? Vu que je me douche à l’eau froide ou tiède, ça ne va pas tarder. Me retrouver coupée du monde ? Mon téléphone portable survit, Internet marche encore mais si on me coupe free, plus de téléphone (oui, j’ai une ligne freebox) et plus d’Internet (donc plus d’articles pour toi, lecteur !). Une inondation ? Ça me pend au nez. Un incendie ? L’inondation l’éteindra. Une coupure d’électricité ? Les huissiers pour me réclamer de payer une facture jamais reçue ? Me casser un ongle ?
 
Lecteur, les paris sont ouverts.
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Je fus une actrice

(J’en avais parlé l’autre jour, avant de créer ce blog et après avoir effacé mon premier opus, j’écrivais des mails type blog à Anne, Lucie, Clara et Gauthier (et parfois Mister Big). Pour fêter mes 6 mois à Paris, je vous en copie un, vous verrez que c’est pas tout à fait le même style que le blog !  Mail rédigé le 18 avril)
 
« Aïe ! J’ai des courbatures partout, j’ai maaaaal, au secours ! Et voilà ce que c’est d’être une grande sportive car mon samedi a été très sportif, justement, comme vous allez le découvrir. Mais avant tout, revenons à vendredi ! Donc, j’ai quitté le boulot assez tôt et j’ai fait un tour au « tout à 10 francs » à côté du boulot (oui, ils ont pas encore changé de nom) car je voulais acheter des torchons (que j’ai pas trouvé) et des balles de tennis pour Kenya. Au passage, j’ai acheté un nécessaire à couture et des bougies chauffe-plats. Bon, y avait une connasse qui monopolisait la caissière et m’empêchait de passer et un poivrot qui essayait d’engager la discussion avec moi mais, heureusement, Clara m’a appelée… Il y a des jours où j’adore mon portable !
C'est super!!
 
Bref, je retourne à la maison car j’ai des invitées pour l’apéro : ma sœur et sa coloc ainsi qu’une co-stagiaire de Clara. Comme mon boulot  m’avait gracieusement offert une bouteille de champagne, champ’ pour tout le monde ! Alors, là, figurez-vous que j’ai découvert ma sœur pompette et c’est assez drôle, en fait, elle est beaucoup mieux comme ça ! Enfin, le champagne était très bon, on a bien rigolé. Après, avec Clara et Nelly (la co-stagiaire, donc), on décide de partir se promener sur Paris, on va donc à la gare et bam ! On tombe sur qui ? Pedro [un camarade de promo qui vivait à 500 mètres de chez toi et qui avait trop pris au pied de la lettre : « ma maison est ta maison ». En gros, il squattait chez moi]! Donc, une fois de plus, je me montre limite aimable, il était complètement défoncé, de toute façon, et il monte avec nous dans le train, Clara était au tel et je me concentrais activement sur l’admiration de ce paysage que je connais par cœur…Bon, là, il commence à nous raconter qu’il part se mettre au vert car il va pas bien du tout, il
supporte plus de vivre chez son oncle et sa tante, blablabla. Et là, il nous sort : « ouais, depuis que j’y vis, j’avais l’impression qu’il y avait une présence, dans ma chambre, et là, cette nuit, je me suis réveillé et j’ai vu un gars au pied de mon lit, j’ai trop flippé, et tout ! » Et là, il m’annonce qu’il a failli m’appeler à 2h du mat’ pour venir dormir chez moi… Mais bien sûr !! C’est bien connu : « auberge Nina, repas et gîte à toute heure, je dors jamais, moi… ». Bon, Clara lui a fait remarquer que fumer des joints, ça arrange pas les choses mais l’autre, il continue dans son délire : « Ouais mais j’ai appris aujourd’hui qu’avant, il y a avait un mutilé de la 1ère guerre mondiale qui vivait là et lui et sa femme sont morts dans la maison ! » Donc j’ai répondu que, moi aussi, quand j’étais très fatiguée, il m’arrivait de me réveiller et de voir des gens dans ma maison qui n’existent pas (une fois, aussi, j’ai vu un carton de chaîne hi fi… Les fantômes ne
sont plus ce qu’ils étaient !!)et que, dans mon immeuble qui date de 1970, y a sans doute des gens qui sont morts aussi. Bon, j’ai été limite aimable, j’avoue, Nelly a pas compris qu’on soit aussi dures envers lui mais, Pedro, je commence à percevoir le personnage, je pense qu’il nous fait du chantage affectif et il est hors de question qu’il vienne dormir chez moi  parce qu’il va pas vouloir aller dormir dans le clic-clac, naaaaan !
 
En fait, après réflexion, je me suis souvenue de quelqu’un qui était EXACTEMENT comme lui : Johanne ! J’explique pour Clara qui ne la connaît pas (oui, à partir d’aujourd’hui, Clara reçoit aussi mon mail, c’est pour ça que je dis plus de mal d’elle, hihihi !! ;)). Donc, Johanne, c’était le genre de fille qui supportait pas d’être célibataire et qui sortait avec n’importe qui (j’ai failli mettre n’importe quoi…) du moment que le mec semblait s’intéresser à elle.  A une époque, elle s’était installée avec un mec qui s’appelait Pedro (c’est fou les coïncidences, quand même !). Un jour, ce monsieur a dû partir pour un stage, il était en musicologie, et là, c’est devenu du grand n’importe quoi ! A ce moment-là, elle découvrait Internet et je sentais bien que ça allait partir en vrille. Déjà, pour te situer un peu le
niveau de la nana, elle arrive un jour à la cafétéria du Mirail et annonce, toute fière : « ouais, hier soir, je scannais des bouquins et je me suis scannée les seins ! » Ouah, trop drôle ! Puis elle finit par m’annoncer qu’elle était partie dormir chez un autre mec, la veille, car elle supportait pas de dormir seule car elle voyait des monstres, la nuit… Tiens donc ! Après, quand son mec est rentré, je lui ai dit de faire attention car elle commençait à partir en vrille, elle n’allait plus en cours ni rien et là, il m’a dit : « De toute façon, si elle rencontre un mec avec qui elle dialogue sur le net, je la quitte ! ». Avec Guillaume, on s’est regardé mais on n’a rien dit. N’empêche qu’ils ont rompu juste après, elle est partie deux fois plus en vrille et on a fini par s’engueuler, elle voulait me péter la gueule, entre autres, Gauthier
 Anne et Lucie s’en souviennent ! Donc, a priori, si Pedro me gonfle trop, ça va finir pareil : suis comme une cocotte minute,  moi, si on me relâche pas la pression, je finis par exploser et c’est violent.
 
Bref, sur ce, on va se promener dans le quartier latin, avec Clara et Nelly, on a mangé dans un grec un peu bizarre mais c’était sympa puis on rentre, on mate Sex and the city et dodo !
Le lendemain matin, Clara se lève à 6h30, je crois, pour aller prendre son train, elle part vers 7h (je crois, j’avoue que  j’étais pas super réveillée) et, juste après, Kenya commence à chouiner donc je me lève pour la gronder et je vois qu’elle est en train de me faire un petit caca dans la cuisine donc je nettoie (hummm, doux réveil) et je me dis : « tiens, charge ton portable ! » et là, que vois-je ?? Un texto de Christophe [un mec que je voulais brouetter à l’époque] reçu la veille qui me dit : « J’ai plus de cheveux, c grave ? » Oui, parce que lui, il aime bien se raser la tête, chacun ses lubies. Bon, je réponds pas de suite car je suis polie, à 7h, ça le fait pas et puis, il peut mariner un peu, non ? Bon, je me relève plusieurs fois pour nettoyer les bêtises de Kenya puis, à 11h, lever définitif, je réponds donc à Christophe : « j’aime mieux les mecs à cheveux mais faut voir… tu es bizarre, com’ gars quand même ! » Non mais c vrai, il me dit qu’il veut pas que je lui mette la pression mais il arrête pas de se rappeler à mon bon souvenir, faudrait qu’il sache ce qu’il veut, nan ? Bon, je me douche, je me prépare et je trouve sur le bar de ma cuisine un petit mot de Clara avec un sachet plein de bonbons et de chocolats, pour m’aider à être belle et svelte !! 😉 N’empêche que j’ai été toute zémuse !
Allez, c parti pour le tournage, rendez-vous à 13 heures sur les Champs Elysées, juste devant l’Arc de triomphe, rien que ça ! Je sors et je repère une dizaine de gars qui papotent donc je fais : « vous êtes là pour France five ? » Bingo ! Bon, j’allume une clope et je commence à discuter un peu avec deux gars que je connaissais pas puis, soudain, arrive Christophe, toujours aussi ponctuel (environ 20 mn de retard) qui me fait la bise, m’adresse deux mots et part rejoindre ses potes… Ok, je le sens bien celui-là !! Bon, peu à peu, les acteurs de F5 (ça va plus vite que France Five) arrivent et c’est fou comme ils sont mieux en vrai. Pour la suite de ce paragraphe, ce serait bien que vous alliez jeter un œil sur leur site (www.francefive.com) pour comprendre de qui je parle !
 
Donc arrivent les deux acteurs qui jouent Red fromage et Black Beaujolais… Ben, le mec qui joue Red, il est trop charmant en vrai, avec des yeux bleus à tomber !! Il est immense ce type, ça se voit pas à la télé… Après, y a le réalisateur, Alex Pilot, qui arrive et fait la bise à tout le monde en demandant les pseudos et quand je me présente, il me dit : « Hé, mais t’as pas mis tes baskets ! » parce que j’avais dit sur le forum que j’avais de supers baskets pour courir et faire la figurante donc ça fait plaisir, ça montre qu’il se souvient des gens !! En même temps, sur le site, on n’est que 2 filles hors staff et l’autre est suisse, alors… Ensuite, y a la fille qui joue Pink à la mode qui arrive,
c’est fou comme dans le film, elle est pas top alors qu’en vrai, elle est très jolie. Mais le plus beau, le plus séduisant, le plus « je lui mordrais bien les fesses », c’est Blue accordéon, en fait… Alors lui, franchement, je le trouvais pas top du tout dans les films, surtout que le mec qui joue Yellow baguette est top canon (mais, là, il était pas là, il était au Japon), mais en vrai… Raaaaaaah ! En +, là, il avait des lunettes et il était mal rasé, je l’aurais bien ramené à la maison ! Enfin,  bref, on fait la queue comme en Pologne (oui, comme je parle plus de Julien [le directeur du webzine], j’ai un peu délaissé ce pays froid et gris donc je profite de l’occasion pour me rattraper)pour se faire inscrire comme ça, on aura notre nom au générique, tatan ! Donc, première scène : une vingtaine de figurants dont moi et mes deux nouveaux amis dont je connais absolument pas le nom on y va, il fallait faire semblant de téléphoner et, soudain, d’avoir une coupure de téléphone car, c’est comme ça que le drame arrive : quand les Lexos (ce sont les méchants) attaquent, les portables coupent. Donc, y a un acteur au premier plan et nous, on fait : « allo ? Allo ? ». La scène, on l’a refaite dix fois, le directeur des acteurs, qui s’appelle Dico, nous disait : « Heu, si vous pouviez avoir l’air plus stressés, quand même ! Circulez, y a une grande allée derrière l’acteur, mettez vous derrière lui, au fur et à mesure ! ». Alors comme on faisait ça juste devant la sortie de métro à l’Etoile, nombre de touristes se sont retrouvés infiltrés parmi nous, on avait l’air trop fins :  20 pékoïs qui font «allo ? Allo ? » en même temps, terrible !!
 
Ensuite, on va dans une rue parallèle pour faire une autre scène, consigne : on court comme des débiles derrière le faux journaliste mais faut pas sourire ! Bon, alors, c’est super drôle parce que c’était vraiment la panique : vu que tout le monde courait dans tous les sens, on s’est un peu tous rentrés dedans, certains tombaient et tout, du grand n’importe quoi mais c’est quand même quelque chose de tourner une scène de panique juste à côté de l’arc de triomphe !! Bon, on change plusieurs fois d’endroit pour faire plusieurs journalistes, en fait, à un moment, on se calme car les flics passaient et qu’apparemment, on n’avait pas d’autorisations.
 
A un moment, y a Dico qui vient me voir et me fait : « bon, il faudrait que tu joues la maman des petites filles ! » Oui car il y avait 4 gamines sur le tournage, de 5 à 10 ans, à peu près, blondes aux yeux bleus (sauf une, on dira que c’est l’illégitime !). Bonjour le coup de vieux et puis me demander, à moi, de jouer avec des gosses !! :’( Bon, au moins, vous regarderez dans la vidéo dont je vous ai parlé dans le mail d’hier, on me voit bien avec mes petites que je sauve et que je tiens même par la main, Seigneur Dieu !! N’empêche que j’en ai tué aucune ! Elles étaient mignonnes, en même temps, même si y en a une qui m’a démis le coude en tombant et une autre qui m’a tué le dos en me sautant dessus ! Vive les gosses !! Le seul avantage, c’est qu’elles connaissaient le très beau Blue (Daniel, de son prénom,
il a pas du tout une tête à s’appeler comme ça) donc j’ai maté comme une folle !! 😉 J’espère qu’ils me rappelleront pour jouer la maman, loooool !
 
Sinon, pendant les scènes de course, je suis rentrée deux fois dans le même gars, celui avec qui je parlais dès le départ et dont j’ignore toujours le prénom alors son pote, que j’avais déjà croisé sur le forum, fait : « Vous avez qu’à courir  côte à côte, vous ne vous rentrerez plus dedans ! » (oui parce qu’on faisait pas semblant, quand même…) et, là, le mec, il me fait : « Oui, on a qu’à courir main dans la main, style, on est un couple, on se promène et tout… » Et bien, y en a au moins un qui aura voulu me tenir la main !! Bon, il était pas trop mal mais un poil trop féminin, pour moi. Si vous voulez voir sa tête, vous téléchargez la vidéo que je vous ai conseillée hier (oui, je suis chiante avec ma vidéo, oui, je suis égocentrique, oui, je vous emmerde !), c’est celui qu’on voit juste après moi au tout début.
Et Christophe, là-dedans ? Bon, si vous regardez la vidéo que je vous ai conseillée (reprendre parenthèse du paragraphe  précédent), à un moment, on le voit qui se balance dans une benne à ordure… Hum ! Hum ! Bon, il me paraît clair que je terrorise ce garçon ou quelque chose, je me rends compte aujourd’hui que j’ai été glaciale comme un vent polonais (lol) avec lui samedi alors qu’il est venu me parler deux, trois fois de platitudes pas possibles et quand je lui dis : « tiens, j’ai soif, je boirais bien un verre, tu viens ? », il me répond qu’il part avec ses potes en s’excusant platement… Mouais…  Hier, il est venu me parler sur MSN, une catastrophe, il m’a dit en gros : « salut », a répondu à mes questions puis m’a dit : « je joue a resident evil 4, c’est bien. J’y retourne, ciao ! »… J’ai mal à la tête rien que d’y penser !! En +, je lui ai dis que j’avais mal au dos, vous pensez qu’il serait venu me masser ? Naaaaaaaaaaan ! Pourtant, j’ai très mal… Au pire, je demanderai au gars qui voulait me prendre la main pour courir, il m’a dit sur le forum : « quel meilleur moyen de faire connaissance ? » ben, me faire un massage, ce serait cool, tu vois !
 
Enfin, pour Christophe, je fais plus rien, il a qu’à me rappeler, s’il veut, sinon ciao ! Il me saoule, à la fin, à pas savoir ce qu’il veut. De toute façon, je reprends mon opération « belle et svelte » et je vais trouver une activité pour sortir et faire des rencontres car, comme dit Anne, « moi, je me suis inscrite à la salsa pour faire des rencontres ». Ben, moi, je sais pas encore mais je vais trouver ! Non parce que j’en ai marre d’attendre des mecs qui se décident pas à plaquer leur greluche polonaise (Ouais, j’ai réussi à le placer !!)ou à faire le premier pas alors que j’en ai déjà fait 15 !
 
Bon, dimanche, journée tranquille, j’ai passé ma journée à ramasser les cochonneries de Kenya. A ce propos, ma mère est horrible, elle me fait culpabiliser. Voilà, je l’appelle hier et lui dit que je me fais du souci pour Kenya car elle a la diarrhée, elle me fait des pets foireux et des petits besoins partout et la voilà qui me dit : « Ah, mais je le savais, elle est pas bien chez toi, si tu veux la ramener… » et là, j’ai eu comme une vision de ce que sera mon avenir si j’ai des enfants, je sens que ma mère va me faire culpabiliser et tout, et tout ! Non parce que je m’en voulais presque, à la fin de la conversation, alors que je m’en occupe, de ma choute !! J’ai même trouvé un nouveau jouet, j’ai attaché une bague en fer qui traînait à la porte de la salle de bain et c’est parti ! Sinon, toujours dans le chapitre Kenya, j’ai rencontré une voisine sympa, hier, Marine, c’est celle qui vit au rez-de-chaussée et qui a un chat, aussi, c’est une femelle, elles s’entendent pas du tout avec Kenya mais elles vont s’habituer… Alors, Marine me fait : « Ah, c’est toi la maîtresse du chat qui pleure ? »… Ben, voilà, une autre dose de culpabilité, SVP !!
 
Sinon, rien, c’est pépère au boulot, aujourd’hui. Demain, conférence de presse avec tous les joueurs du stade français, Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
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aahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !!!!!!! Faut même que j’interviewe un joueur, celui que je veux, lalalala ! Allez-y, haïssez-moi, j’aime ça !!
 
Bon, bé sinon, rien, le soleil se lève sur Paris, c cool !
Bon, je stoppe là !
 
Bisous à tous les 4
Nina qu’a mal partout »
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