Une plume décalée… mais gonflante

Leçon d’écriture n°3 de ce roman si horrible. Quand j’ai fini ce roman, je suis quand même allée jeter un coup d’oeil sur les avis et globalement, ils sont assez bons (sauf certains qui ont manifestement ressenti exactement la même chose que moi) et beaucoup évoquaient une “plume décalée”. Aaaaah, la plume décalée, cette façon différente et innovante d’écrire. Mais c’est pas parce que la forme est différente que c’est forcément suffisant pour faire un roman acceptable.

Plume décalée

Je ne suis pas forcément attachée au style. J’aime certains auteurs pour la force de leur plume, oui, c’est le cas notamment de Moravia, mais pas mal d’autres romans ne se distinguent pas par un style soigné, plus par leur intrigue, et ça peut me suffire. En fait, je demande grosso modo à un roman de m’embarquer dans son histoire. Un roman, c’est une personne qui vous raconte quelque chose et si la personne a une façon insupportable de s’exprimer, elle va vite gagner mon antipathie et je n’aurai plus envie de l’écouter. Je n’avais par exemple pas aimé le style de Katarina Mazetti dans Le mec de la tombe d’à côté ou dans mon doudou divin (et je réalise que j’ai peu aimé l’héroïne de celui là, faudra que je revienne dessus rapport à mes leçons d’écriture tirées de l’épouvantable roman sans nom dont je suis en train de parler parce que y a lien), j’ai exécré le style de La petite fêlée aux allumettes de Nadine Monfils qui m’a fait sortir du roman toutes les 3 pages… et là, encore, dans le roman horribilus, une petite voix dans ma tête lisait en hurlant “mais ta gueule, ta gueule, ta gueuuuuuuuule !!”.

Silence !

Avoir une plume “décalée” dans l’absolu, pourquoi pas. La volonté de proposer quelque chose de neuf est toujours une démarche intéressante dans l’absolu sauf que… faut pas que le fait de faire différent masque un manque de talents. Plaf,oui. Là, l’autrice parle en hashtag et en phrases barrées. Oui en hashtags et en phrases barrées, comme sur un blog (enfin comme sur un réseau social d’un côté et blog de l’autre). Arrêtons nous là-dessus : on pourrait voir dans cette écriture déstructurée la volonté de faire djeuns et pourquoi pas dans l’absolu. Sauf que personne ne parle ou n’écrit comme ça dans le cadre d’une narration. Par exemple, quand est-ce que j’utilise un hashtag ? Sur un réseau social, éventuellement lors d’une conversation pour appuyer quelque chose dans un contexte très précis (et généralement dans le cadre du travail) et toujours dans l’ironie. Pour le texte barré, on est plus dans le “je le pense mais faut pas que je le dise”. Sauf qu’on suit un récit narré à la première personne censément écrit après les faits, ça n’a donc aucun sens ! Le texte barré, c’est vraiment du “oups, j’aurais pas dû dire ça” alors que le livre est censé être un témoignage livré à posteriori et contenant une certain drame, genre l’assassinat de la Présidente de la République, au hasard…

Monk

Mais le pire, c’est que pour nous prouver à quel point l’héroïne est sans filtre, l’autrice transforme les pensées en ligne de dialogue ni vu ni connu. Genre l’héroïne pense un truc et son ex lui répond direct pour bien nous faire comprendre qu’elle prononce ses pensées. Alors déjà, comment tu veux que j’ai une quelconque empathie pour un personnage qui a la maturité d’un enfant de trois ans mais surtout… c’est incompréhensible. Ce moment où l’héroïne pense, que ça m’est présenté comme ça, et que son ex lui répond, j’étais un peu en PLS, cherchant à comprendre comment j’étais censée différencier une pensée d’une ligne de dialogue. On en est là, oui.

Je dis ce que je pense de Jul

Bref, ne pas pondre la même prose que les autres, dans l’absolu, c’est une démarche intéressante… mais encore faut-il maîtriser un minima sa technique. Et surtout permettre à la personne qui lit de comprendre ce qu’il se passe. Non parce que des livres incompréhensibles en première lecture, j’en ai eu un, hein, je fais partie des rares personnes qui sont allées au bout d’Ulysse de Joyce MAIS il y a des clés de lecture, complexes mais réelles. Là, c’est juste une enfant qui se retrouve au coeur d’une histoire qui la dépasse et qui raconte ça comme une ado attardée qui écrirait dans son journal en faisant des coeurs sur les i. Gênant.

Journal intime pour adolescente

La prochaine fois, je vous parlerai de l’héroïne, un calvaire.

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Sociologie de la fête

31 décembre, la journée où l’on s’affaire à se faire beau car s’il est une soirée qu’il est inacceptable socialement parlant de louper, c’est bien le réveillon. Pourtant, quand j’en parle autour de moi, tout le monde l’avoue : ça fait chier, le réveillon. Moi, j’ai tranché : cette année, je pars loin avec des inconnus, ça m’évite de me forcer à faire la fête. Non mais sérieux, vous pensez vraiment que j’ai envie de sortir en petite tenue en plein hiver alors qu’il fait nuit depuis 17h et que je vais me galérer à rentrer au milieu de mecs bourrés qui menacent de me vomir dessus à chaque instant ?
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Pourtant, faire la fête paraît toujours une bonne occasion de faire des rencontres. Peut-être LA rencontre. Sauf qu’en y pensant un peu plus profondément, je me rends compte que c’est pas si simple. Démonstration.
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Vous êtes à la soirée de votre copine Julie, vous y connaissez Aurélia, Paul, Simon et Eve. Vous arrivez, faites la bise à tout le monde en lançant votre prénom entre deux smacks « salut *smack* Nina *smack* Thibault, salut *smack*Nina *smack* Jean-Pierre, salut *smack* toujours Nina *smack* Camille »… puis vous allez vous servir un verre et cherchez une ou plusieurs têtes connues car rester plantée comme une conne avec un verre à la main, ça le fait pas. Or dans toute soirée, j’ai noté que les gens restaient finalement entre gens qu’ils connaissent déjà. Et si toi, tu connais personne, sors les rames. Je me suis ainsi retrouvée à une soirée professionnelle où je ne connaissais strictement personne, j’ai développé une technique : je prends mon verre, me pose à côté d’un groupe et ricane quand quelqu’un dit quelque chose de drôle. Personne ne sait qui je suis mais comme je ne dis rien, tout le monde s’en fout et, de l’extérieur, j’ai pas l’air de la misérable fille sans amis.

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Réfléchissant à cet élément, je me suis demandé s’il existait une sociologie de la fête. Quelqu’un a-t-il déjà réfléchi à l’imperméabilité des groupes pré existants et comment la contourner ? Non parce qu’après , il m’est déjà arrivé de papoter avec des gens que je ne connaissais pas, faut pas exagérer mais il me semble que c’est sur un délai assez court, une sorte de « on s’est croisés autour du punch, on s’est échangés deux mots et chacun est reparti voir ses potes ». Je me demande s’il existe une étude à ce sujet, tiens. Si tu as des sources, envoie lecteur, j’ai envie d’un peu me pencher sur le sujet (j’aime bien te demander de faire des recherches à ma place, j’ai pas décidé de plus du tout être feignante en 2014).

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Et puis, faut arrêter de croire qu’on rencontrera l’amour en soirée, on finit toujours par croiser les mêmes personnes : si t’as pas targetté l’un des convives habituels, t’attends pas à un miracle.

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Alors, voilà, moi, cette année, le réveillon, je le passe là :
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On fera difficilement mieux !

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Les apôtres du good fucking

Des fois, je l’avoue, je fais des choses mauvaises pour ma zénitude (déjà très relative) et au détour d’un lien Internet, je tombe sur un article… Et je vais en lire les commentaires. Déjà les articles politiques, j’ai à peu près envie de frapper tout le monde mais j’ai trouvé pire repère : les articles et forums sexo.

Je me suis déjà énervée sur le désormais médiocre rue69. C’est comme à l’image du site qui l’héberge, une déception sans cesse renouvelée, surtout si on compare à ce que c’était au début. Dans cette antre auto proclamée du sexe sans tabou, chacun vient parler de sa vie sexuelle (trash ou prude), le tout entrecoupé de quelques articles de « fond ». Comme cet article sur la nouvelle mode en matière de porno : faire éjaculer des actrices. Et là, des commentateurs mâles viennent gentiment arroser de leur condescendance les oies blanches qui passent à côté de cette expérience éjaculatoire : vous ne savez vraiment pas ce que vous ratez. Ca y est, je suis énervée.

De 1, chacun fait ce qu’il veut de son cul, il n’y a pas de plaisir universel. T’aimes pas la pipe, le cunni, la sodomie ou le sucotage d’orteils ? Et bien passe-t-en, rien n’est obligatoire. Au contraire, tu adores ça ? Jouis en mon ami. Mais ne viens pas juger ceux qui souhaitent s’en passer. Moi, par exemple, j’adore le café et je n ‘ai pas pitié de ceux qui n’aiment pas ça, hein. De 2, j’aimerais savoir depuis quand les hommes s’expriment avec tant de certitude sur la sexualité des femmes. Tu prétends que l’éjaculation féminine est le signe d’un orgasme massif ? Et bien foi d’individu à vagin parlant cul avec d’autres individus à vagin, c’est faux.

2007 ou 2008, je suis community manager sur des forums sur les braises desquels je souffle pour tenter de redonner vie. Seule conversation un peu vivante : les femmes fontaine. Un homme me traite limite de frigide car j’explique que je vois pas l’intérêt d’éjaculer vu que j’ai des orgasmes sans ça. Mais non, lui, cet individu qui ne m’a jamais fréquentée ni même croisée sait mieux que moi qu’en fait, je jouis pas sinon, j’éjaculerais. Un apôtre du good fucking pur et dur.

Au fond, l’éjaculation féminine reste un trip très masculin « parce que comme ça on sait si vous jouissez ou pas ». Alors va falloir revoir ta bible de la baise mon petit fucker : chez les hommes, déjà, l’éjaculation n’est pas l’orgasme, ce sont des phénomènes souvent concomitants mais ils ne sont pas la même chose. Pourquoi ce serait différent chez la femme ? Et puis si t’étais un peu plus attentif à ce qu’il se passe autour de ta bite, t’aurais pas besoin que ta femme gicle pour savoir…

C’est un peu comme le point G, ça obsède surtout les hommes. Moi, j’ai pas envie qu’on me livre avec un mode d’emploi : »tu vois, tu titilles là et pof ! ». Parce que là où ces apôtres du good fucking semblent obsédés par technique et performance, moi, je veux partage, complicité et aussi plaisir. Et là, pas besoin d’appuyer sur un bouton pour me faire décoller.

Bref, la seule bonne sexualité, c’est celle qui nous convient, qu’elle soit SM-fessée, prude ou torride. Pourquoi ça pose un problème que les gens ne se plient pas à votre façon de jouir. Une fois de plus, les apôtres du good fucking n’ont pas compris que leur avis, on s’en contrefout. Quoi que je serais psy, je me pencherais sérieusement sur leur cas : un tel besoin de prouver son expertise, ça cache forcément quelque chose…

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L’instinct de l’art

L’art, vaste sujet s’il en est. Tout être humain, quelle que soit sa culture, son vécu a une sensibilité à l’art, dans le sens large du terme. Evidemment, on a tous des préférences : je suis plus musique que cinéma, j’aime la photo, la peinture de la Renaissance italienne, la littérature mais pas tout… Bref, en matière d’art, aucune œuvre ne fait l’unanimité, on aime ou pas, on peut expliquer nos goûts et dégoûts si on nous demande (quoi que…). Parce qu’au fond, l’appréciation de l’art reste instinctive, du moins pour moi.

Le cas le plus flagrant de mon instinct en matière d’art concerne l’art contemporain (vaste mot pour désigner des choses très très différentes, je sais). Je n’ai jamais fait d’histoire de l’art, j’ai quelques connaissances mais elles ne sont pas pointues. Du coup, quand je vois une œuvre abstraite, elle me parle ou pas. Quand je vais à une expo, je préfère ne pas connaître d’abord la démarche de l’artiste pour ne pas me laisser polluer. Je sais, ça paraît un peu illogique : comment peut-on apprécier une œuvre si on ne connaît pas le processus qui l’a fait naître ? Mais moi, j’aime d’abord voir, me faire un avis instinctif et apprendre après le pourquoi du comment. Je ne suis pas une technicienne de l’art, je ne suis pas émue devant un Dali parce que de prime abord, ça ne me parle pas. Ses œuvres ne me laissent pas indifférente puisque quand je les vois, je ne me sens pas très à l’aise, c’est dérangeant et là, on peut au moins dire que l’artiste a déclenché une émotion. Mais me taper un musée Dali, je suis pas sûre. Alors dire qu’on n’aime pas Dali, c’est un peu un sacrilège mais c’est instinctif. De la
même façon, j’en ai parlé à Summer l’autre jour qui m’expliquait que petite, elle était allée voir une expo Van Gogh qu’elle avait détesté. Et c’est vrai que Van Gogh, ça fout vraiment mal à
l’aise à regarder.

Alors évidemment, si je dis que j’aime pas Dali et qu’on me traite d’inculte, honnêtement, oui. J’ai vraiment un fond minuscule de connaissances sur le sujet mais je pourrais pas soutenir une vraie conversation sur le sujet. Mais on aura beau m’expliquer sa technique, sa démarche, la symbolique d’un des tableaux, ça ne changera rien au fait qu’instinctivement, je n’aime pas. Je parle peinture mais ça marche pour tout. La musique par exemple. Quand j’achète un CD, je l’écoute d’une traite : si aucun titre n’accroche mon oreille c’est mauvais, mauvais signe. Comme je suis magnanime, je refais une écoute mais pas de doute : mauvais album. Et parfois, une écoute et je suis bouleversée, poils qui se hérissent, émotion. Récemment, j’ai écouté Erika Janunger et là, énorme coup de foudre. Bien sûr, je change d’avis parfois, une chanson que j’aimais pas de prime abord et à force de l’entendre, je finis par bien l’aimer mais je ne l’adorerai jamais, ça, c’est certain.

Allons plus loin. Parfois, la connaissance « scientifique » d’une œuvre artistique peut gâcher le plaisir. Quand on regarde/écoute une œuvre en étant attentif à la technique, en la replaçant dans la vie de l’artiste, on s’attache parfois trop aux détails et pas assez l’œuvre en elle-même. Les détails ont leur valeur, oui, mais ils sont à étudier dans un second temps. Par exemple, quand je regarde un De Vinci, je prends d’abord connaissance du tableau en entier avant de chercher le détail, le sfumato… Tout comme un morceau de musique, je l’écoute d’abord avant d’être plus sensible à la rythmique, au travail de tel ou tel instrument, la production… C’est comme la cuisine. Quand je mange un plat, je me régale (ou pas), je m’amuse pas à deviner quelles sont les épices dans la sauce et en déterminer la proportion de chaque. Si je trouve ça trop délicieux, je demande la recette. Sinon tant pis, je cuisine jamais de toute façon. Bon, évidemment, des fois, connaître la vie de l’auteur permet de donner un éclairage encore plus intéressant sur sa vie comme là, je lis un livre sur l’enfance de Moravia, un livre-entretien qu’il a eu avec sa deuxième épouse, Dacia Maraini. Ben je le trouve encore plus fascinant. Non pas qu’il ait eu une vie fascinante mais juste que ça le rend encore plus humain. Mais en lisant ses romans (j’en ai encore en attente, héhé), je n’y penserai peut-être pas.

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Cher lecteur,

Par Tatiana

Bon, oui c’est vrai je le reconnais, j’ai très peu de temps à t’accorder en ce moment. Ca me chagrine moi aussi je t’assure mais je ne peux pas faire autrement (crois moi sur parole si je pouvais je le ferais). C’est la faute de cette maudite école qui a décidé de m’enlever ma vie sociale et de me faire travailler tous les jours sans relâche et sans répit. J’ai à peine le temps de voir mes amis et même des fois je suis obligée de travailler quand je vais les voir. Après je ne dis pas que c’est pas un peu de ma faute aussi, peut être que je m’organise mal. Mais dans tous les cas la situation telle qu’elle est : j’ai à peine une minute à moi. Du coup j’ai même pas une tonne de trucs à raconter car je suis plongée dans mon quotidien, voir même noyée dedans. Je n’arrive même plus à me pencher sérieusement sur des sujets pour faire un article convenable, c’est pour dire. Oui j’ai un peu honte, enfin ça me saoule un peu car j’aimerais avoir le temps de le faire. Cela dit j’ai tout de même quelques trucs à raconter. Prenons les choses dans l’ordre. Comme je ne sais plus trop ce que j’ai dit la dernière fois je risque de me répéter alors ne m’en veut pas lecteur.

 

Niveau école, ça se passe. Je serais tentée de dire bien mais ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Je suis assez surprise par moi-même d’avoir pris le rythme aussi vite, j’étais pas sûre d’y arriver et finalement j’ai fait mes preuves. Je ne suis peut être pas aussi douée que certains mais j’ai le niveau par rapport à d’autres alors voilà. En tous cas ça me plait et c’est plutôt le principal finalement. Cette école est très axée sur la créativité (plus que sur la technique d’ailleurs) et je trouve ça bien, car il est bien plus facile d’apprendre la technique que de développer sa créativité. La technique on l’aura très vite en trouvant un job ou un stage, mais la créativité on en a besoin pour les trouver les jobs et les stages. Niveau ambiance de classe maintenant je commence à bien connaître les gens et même que j’ai appris presque tous leurs prénoms (oui j’ai un peu de mal avec ça). Je m’habitue doucement à eux mais je crois que ce ne sera jamais des super potes. Je n’arrivais pas jusqu’à présent à savoir pourquoi je n’avais pas envie d’approfondir les liens que j’ai avec eux, mais je crois que j’ai la solution. En fait je rigole bien avec eux, et même que des fois on se tape des fous rires en cours. Mais le fait est qu’ils sont plus jeunes que moi, et que ça se sent. En plus ils ont toujours la mentalité étudiante et moi je crois que je l’ai perdu l’année dernière. Le fait d’avoir pendant plus de six mois évoluer dans le milieu du travail avec des personnes ayant pour moyenne d’âge 30 ans, j’en ai pris l’habitude et j’ai du mal à revenir en arrière (surtout j’en ai pas envie). Il faut dire que j’ai toujours eu l’habitude de trainer avec des gens plus vieux depuis que je suis petite. Quand j’étais gamine j’adorais parler avec les adultes et je n’ai jamais été timide avec eux, alors qu’avec les enfants de mon âge je l’étais. Quand je partais en colo je trainais souvent avec les monos également. Je me sens plus dans mon élément allez savoir pourquoi, moi j’en sais rien mais c’est comme ça. Je suis sûre que je me serais sentie plus à l’aise si ces gens avaient deux ou trois ans de plus que moi. La ils ont tous minimum un ou deux ans de moins et je les aime bien mais je me vois pas du toit faire une soirée avec eux. Et justement j’y réfléchissais car il y a une soirée organisée par l’école en décembre, et je n’arrivais pas a savoir pourquoi je n’avais pas envie d’y aller toute seule et que j’avais peur de m’ennuyer. Maintenant je sais. Je voulais y aller avec des amis (et l’acteur tant qu’à faire) mais finalement j’ai vu que la soirée débutait vers 23h. Donc mes amis qui travaillent le lendemain ont fait « non » et moi je ne vais pas y aller seule si c’est pour m’ennuyer au bout de deux heures et être naze (car je suis dans une période où il faut que je dorme à partir de minuit tellement je suis naze, oui je suis pour l’hibernation en hiver). En plus je ne roule pas spécialement sur l’or et je n’ai pas envie de dépenser l’argent pour l’entrée les boissons et le taxi. Je préfère m’acheter autre chose pour le coup. La soirée aurais commencé plus tôt je crois que j’y serais allée même seule car au pire je me casse mais là bof.

Enfin, ça c’était côté école. Côté vie tout court, j’ai quelques anecdotes. Ma copine Lydia a enfin conclu avec sa cible (depuis six mois qu’ils se tournaient autour il était temps). Ben ça ne m’a que très moyennement réjouie car je ne le sens pas ce type. Je l’ai vu une fois et j’ai tout de suite perçu son côté psychorigide, et je déteste les gens comme ça. Il s’est avéré d’ailleurs qu’il était vraiment comme je l’avais perçu et puis pas très stable psychologiquement. D’un autre côté qui se ressemble s’assemble comme on dit, et il pourrait bien qu’ils se soient trouvés. Le problème c’est que maintenant elle est passée en mode « vive les bisounours », c’est à vomir. Vas-y qu’elle me sort des « c’est trop mignon » par-ci et des « il est trop chou » par-là : vite la cuvette !!!!! C’est insupportable, surtout quand en plus elle en parle tout le temps. La dernière fois on était allées voir une expo ensemble et pendant toute la première heure j’ai entendu parler de son mec. Dès que je disais un truc ça lui rappelait quelque chose qu’il avait dit ou fait. Bienvenu en enfer. Et sinon au niveau vie sentimentale c’est néant. L’acteur il bouge pas son cul et il est toujours avec poufia (oui c’est le petit surnom de sa pouf). Pourtant ça ne l’empêche pas d’être attentionné envers moi et même que des fois il me drague genre j’te serre dans mes bras et j’te demande si mes fesses sont belles quand j’te tourne le dos. Et puis plein d’autres trucs mais bon je vais pas vous faire la liste non plus. Par contre c’est vrai que dès que je ne le vois pas, j’y pense pas trop. Loin des yeux, loin du cœur comme on dit. On s’était beaucoup rapproché ces derniers temps mais là j’ai l’impression qu’on s’est éloignés. Des fois je le regarde et je vois juste un ami et des fois je vois plus. Enfin de toute façon vu qu’il est avec quelqu’un, c’est pas prêt de se faire.

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Premier baiser

L’autre jour, je lisais le blog de lapinmalin qui évoquait la difficulté du premier baiser, ce que je ne peux qu’approuver. Qu’il est donc dur de se lancer, d’approcher ses lèvres de celles de l’autre en espérant qu’il ne se dérobe pas… Parce que franchement, le frisson d’excitation qui se transforme en frisson d’effroi, bof !

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Si je fais la liste de mes premiers baisers, on peut les classer en trois catégories : le baiser dont monsieur a pris l’initiative, le baiser simultané et le baiser dont j’ai pris l’initiative. Ben en gros, si on cumule les deux dernières catégories, on arrive à… 3 premiers baisers. C’est nul. Bon, quand même, dans le lot, y a
Guillaume 1er, c’est un peu moi qui me suis jetée sur lui mais d’un autre côté, quand on le connaît, j’ai bien fait car on serait encore en train de moisir sur le canapé. Et puis y a eu Alex, aussi, seul cas de baiser simultané, sur le quai de la gare. Pour le reste, je n’ai rien fait, si ce n’est envoyer des signes autorisant le monsieur à m’embrasser. Mais c’est pas toujours facile d’envoyer des signes, il paraît même que les miens sont plus que flous. Cet été, j’ai flirté avec un mec maqué, comme je l’ai déjà raconté (oui, c’est mal, blabla). On se retrouve
dans un café, on boit un verre puis il me propose d’aller chez moi pour fumer une cigarette qui fait rire. Une fois la substance fumée, je m’arrête de parler et le regarde droit dans les yeux, genre « si tu veux y aller, là, c’est le moment ». Et là, il m’annonce qu’il a très envie de m’embrasser, je lui réponds que j’attends que ça ! Bon, bref, on en rediscute quelques temps après et il m’avoue qu’il pensait que je n’étais pas du tout intéressée vu que par moment, je fuyais son regard (alors qu’en fait, je ne quittais son regard que pour boire mon coca).

Parce qu’il y a deux façons de provoquer un baiser, selon moi. Se jeter sur l’homme et lui envoyer des signaux. Moi, j’use et j’abuse de la deuxième

technique et vu les résultats, elle marche plutôt bien (si le monsieur est intéressé, hein !). Je m’applique à regarder l monsieur dans les yeux (sauf quand je bois mon coca), à pousser des petits soupirs, à caresser mes cheveux et tout ça. En gros, l’air de rien, je dis : « tu vois, là, si tu m’embrasses, je te laisserai faire ».

Mais bon, y a des fois où il faut brusquer les choses parce que tous les mecs ne font pas le premier pas. On ne peut pas le leur reprocher. Après tout, vive l’égalité des sexes. Bon, moi, très franchement, je sais jamais brusquer les choses. D’abord parce que ce n’est pas toujours facile de savoir si le monsieur est motivé ou pas et je préfère que ce soit lui qui se prenne un râteau que moi. Oui, j’ai une réputation à tenir, moi, je peux pas trop me prendre de râteau. Déjà que je vomis devant un mec choupi, hein ! Quoi qu’un bon vieux râteau, ça fait toujours un article rigolo. Bon, bref, maintenant, faudrait que je prenne un peu le taureau par les cornes et embrasser un mec si j’en ai envie. C’est pas
compliqué je m’approche, je tends les lèvres et je vois. Sauf que bon, vu ma taille, faudra qu’on soit assis sinon, on n’y arrivera pas. Enfin, la dernière fois que j’ai voulu prendre l’initiative, c’état avec Cyril et il m’a devancé, finalement.        

 

Mais, déjà, avant se de lancer, il faut sentir le bon moment. Et alors là, bonjour l’angoisse. Non mais c’est vrai, comment savoir que c’est le moment et surtout que ça l’est pas. Petite mise en situation (ça faisait longtemps, hein ?). Bon, je suis avec Sergueï, le divin voisin molto bono, on discute sur le canapé après une
délicieuse soirée, mon regard navigue de ses yeux de braises à sa bouche sensuelle, je suis tellement collée à lui que pour être plus près, je dois lui grimper dessus mais il réagit pas. Bon, ok, c’est à moi d’agir. Bon, il est en train de me parler de sa Slavie natale (je sais, c’est pas un pays mais le slave, je trouve ça sex comme langue et les mecs qui vont avec aussi), je n’écoute
que d’une oreille, pensant que j’ai très envie de lui, qu’il est beauuuuuuuuuuuuu et que je me demande s’il parle slave quand il fait l’amour et rien que d’y penser, je suis en train de dévaster ma culotte. Bon, alors, il va falloir que je me lance. Bon, il arrête de parler oui ? Il voit pas que je lui souris niaisement et que je préfère parler de sa Slavie plus tard ? Ohlala, il est passionné, dis donc. Bon, alors, soit je lui saute dessus et l’embrasse pour lui clouer le bec, soit j’attends une ouverture. La première tactique est risquée mais ça peut marcher, Reno
l’avait fait avec moi mais bon, le monsieur n’est pas obligé d’apprécier que je le coupe pendant son exposé touristique. Et puis faut pas se rater à se jeter sur quelqu’un. Non parce qu’imagine, lecteur, je me penche pour l’embrasser (enfin, moi, je me penche pas, je lève la tête pour mais t’as compris) et là, il tourne la tête et pif, ça tombe sur la joue et c’est un peu ridicule. Au mieux, il rit et ça passe, au pire, tout le monde est gêné et je déménage.

 

Alors attendons une pause. S’il en fait une. Non parce que la situation géopolitique de la Slavie, ça m’intéresse mais pas à ce moment-là. Et s’il ne
s’arrêtait jamais. Donc je ne fais rien et la soirée se termine sans baiser. Et s’il le faut, Sergueï repartira en Slavie ou il se trouvera une nana plus entreprenante et là, je m’en voudrai à mort de pas l’avoir embrassé… Car après tout, ne vaut-il mieux pas un bon vieux râteau qu’un « mais s’il le faut, lui aussi, il voulait que je l’embrasse ! » qui va me turlupiner longtemps.

 

Bon, allez, la prochaine fois, je me jette à l’eau. Si le monsieur m’en laisse le temps !

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Devenez un pro du sexe en dix minutes

L’autre jour, je suis allée déjeuner avec Gauthier puis je me suis baladée dans le rayon librairie de Virgin voir si un nouveau volume de mon manga préféré était sorti. Ben non. Je tombe alors nez à nez avec une table sur laquelle est exposée divers ouvrages : « Le sexe pour les nuls » « Devenir un pro du sexe », « le kama sutra facile » et autres ouvrages du genre. Bon, c’est pas nouveau que le sexe fait vendre mais là, on sent que l’été approche.

 

De façon toute personnelle, je n’ai pas ce genre de manuel. J’ai bien regardé sur le site d’aufeminin.com les petits conseils, je me suis poilée pendant une heure sur leur flûte enchantée mais une fois que je suis dans les mains expertes d’un homme, j’avoue que je calcule plus rien. Peu importe que ma jambe soit à 30 ou 45° honnêtement, j’ai pas mon compas, de toute façon. Une fois, en fouillant dans les livres de mes parents pour sustenter ma soif de littérature, j’ai trouvé un petit manuel de sexualité. Rien de bien hot, ça faisait plus « petit manuel
d’apprentissage pour les pucelles romantiques » avec de jolis dessins de couple au crayon de couleur. Tout ce que je savais déjà sur la lubrification naturelle du vagin, sur la pénétration et tutti quanti était là. Apparemment, ce livre a disparu, depuis, c’est bien dommage : je l’aurais refilé à mes enfants. Tant pis, je leur passerai « step up love story », manga érotico-rigolo, pour s’informer. Je suis une pédagogue née, y a pas à dire.

En fait, ces manuels me font marrer. Pas tant leur contenu que leur utilisation, je ne peux m’empêcher d’imaginer. Petite mise en situation burlesque. Gianni, mon voisin très buonito (qui n’existe pas en vrai, mes voisins sont soit vieux, soit moches, soit cons, soit les trois), me propose un petit dîner chez lui. Comme il me l’a demandé en me regardant droit dans les seins en se caressant distraitement le torse, je me dis qu’il y a quéquette sous couette. Mais voilà, Gianni, il est Italien et comme je suis traumatisée par Stallone (l’étalon, là…), je cours à la FNAC m’acheter « toi aussi deviens une pro du sexe en 10 minutes ». J’étudie, je m’entraîne toute seule chez moi (super ridicule), je fais des fiches. Soir X… Je suis tellement spontanée que je deviens la pire des amantes et Gianni pense désormais que j’étais vierge et que j’avais fait mon éducation sexuelle devant des films érotiques.
 

Autre mise en situation. Voilà, je sors officiellement avec Sagamore (ben oui, c’est plus Brad) depuis genre 6 mois et on a envie de pimenter notre vie sexuelle. Donc on s’achète un petit manuel « grimpez au rideau à coup sûr ». On rentre et tout émoustillés, on se jette l’un sur l’autre, on vire les fringues et là…

« Bon, sors le bouquin 
Tiens, on pourrait faire ça.

Ah ouais. Bon alors, comment ils disent ? Bon, tu mets ta jambe comme ça et moi comme ça… Ah non, c’est l’inverse

Oui, ça m’étonnait aussi que je me retrouve avec ma jambe autour de ma taille.

Ah, zut, mon bras me gêne…
Oui, tu dois le mettre là.

Ah (pif, je lui file un coup au passage). Pousse-toi, j’arrive pas à mettre mon bras !

Oui mais si on bouge, on va perdre la position
Ah ça y est !
Ouais mais laisse tomber, je bande plus. »
Bon, j’avoue que j’exagère un poil mais c’est l’idée.
 

Je me demande toujours ce qui pousse les gens à acheter ce genre de bouquins. Non parce que s’il y en a autant, c’est que ça doit marcher. Il me semble même en avoir vu un qui s’appelait genre : « Bien faire l’amour dans le noir ». Juste ciel ! Personnellement, je considère que le sexe est quelque chose d’assez spontané. Avant de me lancer dans une brouette, je ne fais pas le menu. « Alors, on va commencer comme ça puis après, on pourrait enchaîner sur ça puis terminer ainsi. T’es partant ? ». Et l’improvisation, nom de nom ? Déjà, quand je suis avec un mec, je prévois pas le quand alors le comment, c’est d’un ridicule ! Moi, je préfère quand ça commence tout doucement et quand, sans qu’on comprenne comment, on retrouve la tête sous le bureau (oui, c’est du vécu, hum…).

Pour moi, le sexe, c’est un art. On peut apprendre la technique dans des livres mais ça ne veut pas dire qu’on sera doués pour autant. J’ai des livres de dessin à la maison, vous avez bien vu le résultat. Je peux acquérir la technique mais si j’ai pas le petit plus qui fera le « génie »… D’autant que, pour moi, le sexe, ça ne se pratique pas de la même façon selon le partenaire. C’est idiot de le dire mais c’est vrai. Avec un amant qui ne me satisfait que moyennement, je vais pas multiplier les brouettes acrobatiques alors qu’avec un mec particulièrement doué… Par ailleurs, certains mecs ont des particularités. Par exemple, avec Laurent, monsieur ne pouvait pas prendre son pied si je me la jouais pas amazone. Bon, ben, c’était comme ça mais c’était un peu lourd à force. J’aime pas les systématismes.

Bref, je me demande quel est le public de ce genre de livres surtout qu’il suffit de parfois bouger la jambe de 3 mm pour que la position étudiée prenne un autre nom. Le mieux : les magazines féminins qui nous expliquent que telle ou telle position pour se muscler. Alors certes, le sexe, c’est du sport mais je me vois bien dire à mon mec : « Non, chéri, on le fait comme ça, j’ai besoin de travailler mes abdos. » Bon, si le mec se barre pas en courant, j’aurai de la chance.

Plus sérieusement, autant ça peut flatter l’imagination, ce genre de lecture, autant une fois dans le feu de l’action, je suis pas foutue de penser technique. Franchement, si je commence à me dire « bon, alors, contracte les cuisses comme ça, ça va les affiner. Tourne-toi un peu, ça permet une meilleure pénétration. Ah, il a l’air d’apprécier. Maintenant, je vais passer ma jambe là, comme ça, on va passer direct de la brouette tonkinoise à sa variante javanaise. Ouah, on a changé de position, c’est cool », ben, forcément, je serai moins impliquée dans le truc. Je ne calcule pas. Je laisse faire. Et curieusement, y a que comme ça que je prends mon pied. Si je cogite, je décolle pas, c’est mathématique.

Le sexe, ça s’apprend pas dans les livres, ça se vit. Alors laissons la théorie au placard, rien ne vaut la pratique !
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