La balade du larron relou

Attirés l’un par l’autre, le désir les titilles, leurs peaux s’appellent, leurs doigts se frôlent, leur souffle se fait plus court. J’ai envie de toi, ma bouche crève de s’unir à la tienne, mon corps meurt loin de ta chaleur. Toi aussi, tu le veux, je le vois dans ton regard enfiévré. Toi. Moi. Et ce bon relou de 3e larron qui ne semble pas avoir pigé qu’il était légèrement de trop…

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C’est une vraie histoire. Au bord de la piscine du Airport Resort de Male (c’est mieux que ça en a l’air), une vingtaine de Français foutent un peu le bordel. Alors que l’heure de rejoindre l’aéroport se rapproche, un homme et une femme s’isolent un peu. Ca fait quelques jours qu’ils se tournent autour mais l’intimité sur un bateau est une denrée rare. Alors que le groupe commence à lever le camp, ils traînent, se mettent mutuellement de la crème solaire… La tension sexuelle est palpable. Les autres Français se bougent, ils prendront la navette suivante… Tous les autres ? Non, reste le relou, celui qui, on ne sait pas pourquoi, décide de rester avec eux pour lire encore un peu… Décidément, personne ne leur laissera cette intimité propice à tout rapprochement amoureux.

Ile de Ré-versailles 526

Parce que faut dire ce qui est : passé un certain âge et en deça d’un certain seuil d’alcoolémie (ou éventuellement sur le quai d’un métro parce qu’il est l’heure de se séparer et que la soirée ne peut se terminer autrement), un premier baiser se savoure à deux, rien qu’à deux. Même si l’amour (avec un petit a) isole les amoureux dans leur petit univers douillet (comment expliquer autrement les couples qui roucoulent dans un lieu aussi glauque que le métro ?), à un moment, on aime bien être à deux, rien qu’à deux. Surtout que si on n’a vraiment pas de chance, le larron relou est vraiment d’une finesse à toute épreuve, se sentant obligé de commenter “hé mais je me sens un peu chandelle là, ohohoh huhuhu” Ahahah, ta gueule.

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La vraie question est : pourquoi ? Evidemment, on peut arguer que, parfois, on ne fait pas attention. Les rapprochements ne sont évidents que si on est attentif, si les autres nous intéressent à minima. On a tous connu cette situation où cet autre qui nous tente tant devient soudain à portée mais voilà-t-il pas qu’un troisième qui n’a rien à faire dans l’histoire tape l’incruste et diminue notre voilure. Dégage, dégage, dégaaaaaaaaaaaage !! Mais comment signaler poliment – le mode harpie est rarement un élément positif dans le jeu de séduction – à l’importun qu’on aimerait qu’il aille voir ailleurs si on y est ? Sans parler du fait que rien que d’en parler, rien que de prononcer les mots « dis, pardon, est-ce qu’il te serait possible de t’absenter quelques instants pour que Machin-e et moi échangions un premier baiser en toute intimité », la magie est cassée. On pourrait espérer l’intervention d’une 4e personne qui viendrait déloger le larron relou mais si la manoeuvre n’est pas subtilement réalisée, ça brise quoi qu’il en soit le romantisme… Ceci étant, rassurez-vous, pour avoir été victime d’un larron relou par le passé, ça n’a rien empêché et, au moins, ça a constitué une anecdote.

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Des fois je me dis que la séduction devrait être maillée de codes clairs. Par exemple « hé Bidule, pourrais-tu aller nous chercher un café » devrait universellement dire « hé toi, tu dégages, steuplé ? Merci, bisous ».

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La chasse est une longue traque

J’ai une stratégie de séduction : la chasse subtile. C’est à dire que , bien qu’on m’ait traitée de femme castratrice (pas-du-tout), je ne me jette pas au cou des hommes dont j’ai très envie de tester la couette, non, non, non. J’agis en douce, je me rapproche lentement de ma proie… Tellement lentement que parfois, elle s’envole avant que j’ai eu le temps de la croquer.


Je me définis souvent comme une personne féline. Non tant par rapport à ma souplesse, due en réalité à mon hyperlaxie mais je ne l’ai découvert que le mois dernier, non, je parle de mon comportement. Comme un chat, je dors souvent, je m’étire en permanence, je baille à m’en décrocher la mâchoire, je suis collante quand j’ai envie d’un câlin mais fuyante quand j’ai envie d’avoir la paix. La seule différence, c’est que, moi, j’ai pas peur de l’aspirateur, je me cache pas sous le lit à la moindre occasion (essentiellement parce que je ne passe pas dessous) et je ne vomis pas mes poils. Donc pour la drague, j’agis de même, je me rapproche lentement, sans bruit, de ma proie, je la guette, je l’étudie. Est-elle venue seule ou accompagnée ? Non parce que si ma proie est venue avec sa moitié (ou équivalent), ne provoquons pas de drame. Puis un verre de vin en pleine face, ça tâche et ça laisse une odeur persistante peu séduisante. La cible est manifestement seule et ne semble pas s’intéresser à une autre donzelle (sans quoi on passerait pour le boulet 3 tonnes de service) ? Go !


La technique est simple, elle joue sur la mobilité. Le but est de provoquer une discussion avec la personne “par hasard”. En se déplaçant régulièrement, on noue un nombre croissant d’interactions sociales et les chances de se retrouver dans le même groupe de discussion que la proie va croissant. Une fois l’interaction sociale créée, le but est d’arriver à lancer une conversation suffisamment intéressante pour que votre proie ne navigue pas vers d’autres cieux et de créer une sorte d’intimité pour que le groupe de discussion se réduise à deux personnes : lui et vous. Après, il sera plus simple de battre des cils, de le gratifier de quelques rires de gorge et de lui toucher le bras sans pour autant baisser l’intérêt de la conversation, attention. En soirée, on est tous régulièrement interpellés par les uns ou les autres, il faut lui donner envie de rester. Et une dinde qui cligne des yeux en rigolant et en tripotant le biceps, ça ne donne pas très envie de rester avec.



Mais ma technique a quand même quelques gros défauts. Le premier, le majeur, c’est si la victime est hyper mobile. Du coup, on se croise sans se parler et voilà que le soleil se lève, il est temps de partir et il ne connaît même pas mon prénom. Même pas sûre qu’il ait eu conscience de ma présence. A l’inverse, une proie trop immobile peut être difficile à atteindre : elle parle souvent avec le même groupe de personnes, un groupe hermétique et si tu tentes l’incruste, tu vas sentir un gros silence gêné t’accueillir genre “bon, t’es mignonne mais on parlait, là…”. Oui bon ben je vais aller me resservir un verre, hein, histoire de repartir en toute dignité… Car c’est en fait tout l’intérêt de cette technique, jamais tu ne perds la face. Mais de fait, j’ai pas de super stats de réussite. Parce que le moment où ma cible et moi on arrive enfin à se parler peut ne jamais arriver parce que j’ai mal géré…



Bon, à la prochaine soirée, je tente une nouvelle approche… Mais je sais pas laquelle en fait.

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Gertrude et Giovanni

Par Lucas

Cette bafouille se lit mieux avec cette reprise.

Bon anniversaire Gertrude ! Tu permets que je t’appelle Gertrude ?[1]
Bah oui on est potes tous les deux.
Ça fait un an qu’on se connait, qu’on se côtoie.
Ça fait un an que tu fais la une de chaque numéro hebdomadaire de l’encart emploi de l’Express.
En fait, ça fait un an qu’il n’y a pas une journée sans qu’un quotidien, une radio ou une télé ne parle de toi.

Un an !

Je sais, ça ne doit pas être facile pour toi. Cette célébrité soudaine et brutale,
constamment sur le devant de la scène, être la star et l’égérie, celle qu’on clame et qu’on n’oublie… jamais.
Pas de pause, d’accalmie, pas de repos, pas de répit.
Mais ne t’inquiète pas, Gertrude.

Comme ces soldats du fort Bastiani, dans « Le Désert des Tartares« , tu devrais voir un jour venir l’assaillant, ou même voir venir la relève. Enfin, je dis la « relève » mais ce n’est pas tout à fait ça. On n’est pas dans un album d’Asterix…
Disons plutôt la reprise.
Et là, on a envie de détourner une chanson de Cali et de te poser la question :

Et pourtant,
Et pourtant…
Tu sais quoi Gertrude ?
Ma référence au « Désert des Tartares » n’est pas fortuite…

« Le Désert des Tartares« , c’est un peu  l’histoire d’une vie gâchée. Et cette vie, c’est celle de ceux qui n’osent pas créer leur chance. Celle de ceux qui attendent tout de la fatalité et du destin, ceux qui n’osent pas, qui stagnent ou qui vétillent pour ne pas s’engager, qui ne font rien pour aller de l’avant et construire. De ceux qui se bercent de « ah si seulement » et de « tiens je vais jouer au loto, on ne sait jamais »… Ces gens pusillanimes  qui gardent espoir en sublimant un artefact éthéré, ceux qui pensent, qu’un jour, une bonne fée va se pointer et tout changer.  Un espoir odieux que  Buzzati montre tel qu’il est : comme une forme de lâcheté. Et je sais de quoi je parle, Gertrude. oui je ne le sais que trop bien et je l’avoue avec un peu de honte : j’ai mis deux ans à m’extirper de cette atonie.

Pour aller dans le même sens, ça me fait penser à cette réponse que j’ai reçue ce soir de la part de Décathlon où je postulais pour être chef manager de rayon :

Je déplore cependant que votre profil ne corresponde à aucun de nos métiers proposés, et vous informe que nous avons supprimé les informations vous concernant dans nos bases de données.

Negative answer, again and again,
So, what ?

Alors j’ai décidé de prendre le taureau par les cornes, Gertrude.
De t’envoyer chier.
Oui, je sais, dit comme ça c’est vulgaire mais tu n’imagines pas comme je m’en contrefous.
Tous les DRH me font la gueule et je sais bien : je devrais essayer d’être complaisant. Aller faire risette dans le réseau des anciens de Reims Management’s Cool, appeler des gens pour les « rencontrer et leur demander des infos sur leur job », tournure insidieuse et malhonnête qui déguise un « coucou, je vais venir taper l’incruste dans ton bureau sous prétexte qu’on a fait la même école, histoire que tu notes bien que j’existe et que si tu vois un job passer dans une semaine, tu penses à moi vu que lorsqu’un job est posté sur Cadremploi ou Apec c’est qu’il n’a pas été pourvu
en interne, ouhai trop cool, j’te kiffe graaaaaaave
« .

Je vais donc me lancer comme autoentrepreneur.
A côté de mon job à mi temps,
A côté de mes recherches de boulot entrecoupées de courses à pied pour ne pas penser,
A côté de mon aide apportée à l’assoce Coup de Pouce
Et advienne que pourra.

Je ne dis pas ça par fatalité.
Même quand on a bien ciblé son marché, son offre, son discours, la faute à pas de chance a toujours sa place.
Mais au moins j’aurais essayé et je pourrais enfin me regarder dans une glace.
Un an, Gertrude…
J’espère bien que tu vas crever dans les 6 mois.
Et c’est avec joie que j’irai cracher sur ta tombe.
Je te laisse avec une apologie ou une exhortation de Jaurès que je trouve bien jolie et que j’ai envie de suivre. Oui, je sais Gertrude : c’est beau les déclarations d’intentions. Mais pour moi c’est un objectif à atteindre et un instrument, un moyen et un but. Un tout.

« Le courage, ce n’est pas de laisser aux mains de la force la solution des conflits que la raison peut résoudre ; car le courage est l’exaltation de l’homme, et ceci en est l’abdication.
Le courage pour vous tous, courage de toutes les heures, c’est de supporter sans fléchir les épreuves de tout ordre, physiques et morales, que prodigue la vie.
Le courage, c’est de ne pas livrer sa volonté au hasard des impressions et des forces ; c’est de garder dans les lassitudes inévitables l’habitude du travail et de l’action.
Le courage dans le désordre infini de la vie qui nous sollicite de toutes parts, c’est de choisir un métier et de le bien faire, quel qu’il soit ; c’est de ne pas se rebuter du détail minutieux ou monotone ; c’est de devenir, autant que l’on peut, un technicien accompli ; c’est d’accepter et de comprendre cette loi de la spécialisation du travail qui est la condition de l’action utile, et cependant de ménager à son regard, à son esprit, quelques échappées vers le vaste monde et des perspectives plus étendues.
Le courage, c’est d’être tout ensemble, et quel que soit le métier, un praticien et un philosophe.
Le courage, c’est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l’approfondir, de l’établir et de la coordonner cependant à la vie générale.
Le courage, c’est d’accepter les conditions nouvelles que la vie fait à la science et à l’art, d’accueillir, d’explorer la complexité presque infinie des faits et des détails, et cependant d’éclairer cette réalité énorme et confuse par des idées générales, de l’organiser et de la soulever par la beauté sacrée des formes et des rythmes.
Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir mais de n’en pas être accablé et de continuer son chemin.
Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense.
Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux
applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. »

[1] Intro empruntée à l’article du Tigre sur Marc L…

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Courrier des cœurs : réponse à PaulK

Cette semaine, PaulK nous a soumis la question suivante : Les nanas, elles aiment bien rester dormir après le sexe mais parfois, il m’arrive comme n’importe qui d’avoir des gaz… C’est pas très glamour!! Alors, ma question, pas glamour non plus : comment péter en toute discrétion quand ça vient?


 

La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie pour répondre à cette délicate question et voici ce que nous en avons pensé :

Jane : Nous avons ici du lourd. Que dis-je, de l’exceptionnel. S’il y avait un concours de la question la plus glamour, on pourrait même l’arrêter de suite, nous aurions un winner. Mais là n’est pas la question. Cher jeune homme (on ne nous dit pas si tu es un homme, une femme ou un panda quand on reçoit la question, mais toi, tu es un homme, étant donné que les filles ne pètent pas et ne font pas caca) je dirai que la réponse dépend de ta situation:
– Si tu fréquentes une demoiselle que tu connais depuis peu de temps, tu peux délicatement t’éclipser pour aller jeter ton capuchon de latex et en profiter pour soulager ton système digestif. Si tu es en cité U, c’est encore mieux, prétexte que la poubelle de ta chambre est pleine et que tu dois aller chez le voisin / dans la cuisine / dans le local à poubelle pour y jeter l’objet du délit. Tu pourras aller te laisser aller en toute quiétude. Sauf si ton voisin est sensible aux odeurs. Et ne fait pas collection de capotes usagées.
– Si tu es en couple stable et donc décapuchonné, il va falloir feinter. Et la jouer fine, romantique et prévenant. Ce qui est toujours un plus. Proposer à la demoiselle de lui ramener de quoi se désaltérer si la cuisine est à une distance raisonnable de lieu où elle git, haletante et épuisée après tant d’efforts. Si tu es en cité U (ou même en studio), tu peux soit ouvrir la fenêtre (mais on a fait plus discret) soit lui proposer un kebab. Parce que la probabilité que tu aies un appareil à griller la viande chez toi est quand même assez faible. Sans parler de tomates dans ton frigo. Un homme n’a jamais de légume chez lui, c’est méchant un légume. Donc tu vas devoir sortir. Et si t’habites le fin fond de la Corrèze (bonjour lecteurs de Corrèze, je n’ai rien contre
vous, c’est venu comme ça) tu devras même prendre un TER puis un TGV pour dénicher un kebab. Tu auras donc le temps de soulager ta demande corporelle. Tout en passant pour un héro des temps moderne, RomanticMan qu’elle t’appelera.
Sinon, je peux aussi te conseiller le charbon en gélules, ça marche super bien…

Marine : Titre envisagé : le bruit et l’odeur
Ca dépend si tu es du genre bruyant ou pas. Si t’es bruyant, c’est un peu plus difficile d’assurer la discrétion
– première option : les toilettes. De toutes façons, c’est un passage obligé : si vous mettez des capotes, t’en as partout, faut aller un peu nettoyer tout ça, tu pourras te laisser aller tranquillement, si vous n’en mettez pas, c’est elle qui ira en se tenant misérablement l’entre-jambes (on pourrait pas inventer du sperme propre et pas visqueux, des fois? je suis désolée, mais vue la nature de la question, je me permets toute observation) et tu pourras te laisser aller tranquillement itou. Ne dit-on pas que les absents ont toujours tort? Ben voilà. Deux lieux séparés pour elle et toi, tu es sauvé.
– deuxième option, rapport à l’odeur (tu as donc éliminé le problème du bruit grâce à l’astuce des toilettes, ou alors c’est un pet silencieux). Ce qui joue en ta faveur, c’est le mélange peu ragoutant d’odeurs de type transpiration de la baise, foutre, et compagnie. Ca pue, mais c’est une puanteur sexy, et le nez est déjà habitué à une odeur peu florale. Néanmoins. Premièrement tu peux et dois être sous la couette, visage sorti. Deuxièmement, au moyen de ton bras, tu maintiens la couette plaquée contre toi et tu la rends inamovible. Troisièmement, de l’autre bras tu maintiens ta chérie contre toi blottie (genre elle non plus elle peut pas bouger, tu argues que c’est ta façon de faire les calins) : ça crée un cordon de sécurité contre les mauvaises odeurs, entre le haut et le bas corporel, et ça fera du répit jusqu’au lendemain. Après, tu pourras toujours dire que c’est les odeurs mélangées de la nuit, ceci, cela…
Je te déconseille en revanche d’accuser la demoiselle de ton crime, en revanche. Déjà, ça la mettra en pétard, et en plus c’est pas crédible pour deux sous : les filles sont des princesses, elles ne pètent pas.

Nina : Merci de soulever ce point délicat car même si personne ne l’avoue, nous avons tous connu ce problème. Alors il y a plusieurs possibilités. Si tu es la catégorie des chanceux qui pètent en silence et sans odeur, agite toi un peu genre « je m’installe bien » et profite pour lâcher le gaz. Si tu es du genre silencieux mais
odorant, c’est plus délicat. Tu peux tenter un « y a un problème de refoulement des égouts dans le quartier » ou miser sur la politesse de la jeune fille qui fera semblant de ne rien remarquer. Maintenant, les pets bruyants. Bon, là, tu ne peux pas lui faire entendre ça parce que même la plus polie des filles fera une remarque. Alors soit tu as à ta disposition la télécommande de la chaîne hifi, tu mets de la musique mine de rien et tu lâches ta caisse. Soit tu n’as pas le choix, tu fais genre que tu vas à la salle de bain ou boire un verre et t’en profite pour péter joyeusement.
Ceci étant dit, évite de manger des pruneaux et compagnie juste avant un rendez-vous galant.

Summer : J’ai l’impression que ta question est double: 1) comment péter puisqu’elle s’incruste et 2) comment la virer pour péter tranquille.
A la 1) je répondrais que les toilettes c’est pas fait pour les chiens et que si tu as peur pour le bruit tu peux toujours investir dans une radio. Tu peux aussi prendre une douche.
Pour la 2) le mieux c’est de la prévenir dès le départ qu’elle ne doit pas taper l’incruste. Si cependant tu n’as pas réussi à glisser cette phrase, tu peux lui dire après mais ne t’étonne pas de passer pour un connard de première.

Tatiana : Et bien ma grande je n’ai pas beaucoup de conseil à te donner. Mais quand même tu dois savoir que toutes les filles sont des princesses et qu’à ce titre il y a certaines choses que tu ne dois pas faire. Dont celle-ci ! D’ailleurs tu ne devrais même pas envisager que ce soit possible que tu en ais envie. Moi par exemple
cela ne m’arrive JAMAIS. Mais apparemment tu as décidé de contrarier ma vision du monde alors voilà ce que je te suggère : soit tu te débrouilles pour qu’il croit que ca vient de lui, soit tu trouves un mec qui aime ce genre de manifestation de la part d’une fille, soit dès que tu sens ce genre de phénomène qui arrive tu invente un pretexte bidon pour aller dans la cuisine (genre t’as hyper envie de lui faire
plaisir en allant lui préparer un truc). J’aime bien la dernière solution car du coup tu passes pour la gentille.

Lucas : Nina, plus qu’un état d’esprit glamour : a way of life.
Alors la question sous jacente à cette interrogation c’est (bah oui moi face à un sujet je pose la problématique) : à partir de combien de temps estimez-vous être en couple stable et avoir mis fin à l’état amoureux sublimé ? A partir de combien de temps estimez-vous avoir chuté de l’idylle amoureuse au quotidien de la vie commune ? Bon alors pour ma part je ne suis jamais resté assez longtemps avec une nana pour  en arriver à ce stade. Donc je n’ai aucun moyen de répondre à la question. Je ne me suis jamais autorisé ça et j’en suis réduit, gros naïf que je suis, à me dire que ça n’arrivera jamaisèèèè (à lire avec la voix du Dr Mad quand il dit à la fin de l’episode « Tu as gagné cette fois ci Gadget mais la prochaine fois…« )
Rigueur personnelle donc mais parce que je ne suis pas frileux, que je ne renacle pas à sortir de la couette et que les toilettes ne sont jamais loin…
Merci Nina, cette question a apporté une tonalité fraiche et bucolique à ma journée sur les marchés financiers...

 (curieusement, ça n’a pas beaucoup inspiré nos mâles)

Si toi aussi, tu as une question love and sex, n’hésite pas à la poser. Mais n’oublie pas que c’est second degré inside donc plus c’est fun, plus on prend !

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Nos voisins les chieurs

A moins de vivre dans une campagne reculée, nous avons tous un point en commun : des voisins. Chacun les siens, chacun sa merde, si j’ose dire. Depuis ma naissance, j’ai vécu dans cinq lieux différents (enfin, six mais le premier, je l’ai quitté, j’avais six mois, je ne m’en souviens pas). Donc, des voisins, j’en ai eu. Et quelques uns, je les aurais tués.
 

En 2001, je passe le concours de journalisme de l’école de Toulouse pour lequel il faut faire un petit reportage en une journée. Je me creuse la tête pendant toute la soirée et, finalement, le lendemain, j’opte pour un reportage sur la police de proximité. Que ça tombe bien, j’ai un commissariat dans mon immeuble ! Donc, j’appelle, j’ai le feu vert, je rencontre le commissaire. Aujourd’hui, je me rends compte à quel point c’est étonnant car lors de mon CDD, je n’avais pas pu interroger le commissaire local ni aucun flic car je n’avais pas l’autorisation de la préfecture. Enfin, bref, je l’interviewe et il m’explique que la plupart de leurs interventions concernent des problèmes de voisinage. Sujet qui fait les beaux jours des émissions de Julien Courbet avec ces scènes hallucinantes :

(voisine à voisine) :

« Casse-toi avec ton gros cul de devant ton portail !

– Ta gueule connasse, le trottoir est à tout le monde.

– Je veux plus te voir devant chez moi, t’es trop moche.

– Et toi alors, espèce de grosse baleine ! Ca me fait vomir quand tu bronze à poil dans ton jardin.

– Et ben ton cochon de mari n’est pas de cet avis. »
Vous voyez le topo.
 

En temps normal, pour moi, mes voisins n’existent pas ou peu. Un bonjour, au revoir quand on se croise mais rien de plus. Parfois, je sympathise. Petites, avec ma sœur, on avait sympathisé avec les voisines de l’autre côté du grillage, on passait pas mal de temps à jouer sur le parking entre nos deux immeubles. Dans cet immeuble de mon enfance, tout le monde se connaissait et s’entendait bien, même si le voisin du second avait couché avec la voisine du rez-de-chaussée (ils étaient mariés…mais pas ensemble), ce qui a forcément fait des histoires. Y a aussi eu une histoire de table de ping pong achetée en commun et que tout le monde revendiquait lors des déménagements des uns et des autres.

Ensuite, on aménagé dans la maison actuelle de mes parents, petit pavillon de banlieue tranquille. Vu que le précédent propriétaire avait eu des soucis avec une voisine, il a construit un grand mur entre son jardin et le notre, y a des haies de 2m50 tout autour de la baraque. Comme on vit au fond d’un chemin privé, on a pas moins de 7 voisins directs mais on n’en connaît vraiment que deux : un couple de retraités très gentils qui gardent nos clés et nous ont recueillies un jour, Alice et moi alors que la foudre avait fait pété les plombs de la maison et qu’on avait paniquées comme des idiotes. Et un jeune qui commence à approcher de la quarantaine depuis le temps, vieux garçon qui a un chat qui vient manger à la maison et avec qui mes parents partagent désormais un chaton. Finalement, le seul voisin avec qui on a eu un problème, c’est un vieux qui a un terrain juste à côté de chez nous où il y a trois malheureux pieds de vigne. Son grand plaisir au monsieur ? Passer le motoculteur à 8h du matin, de préférence le dimanche et les jours fériés. Ma mère, excédée, a donc décidé de réagir. Travaillant à l’époque à 6h du matin, elle se levait, prenait le téléphone et appelait le gars. Elle attendait qu’il décroche (le téléphone n’était même pas dans la chambre) et elle raccrochait. Elle se préparait, déjeunait et
tout et juste avant de repartir, re-coup de fil. Ma mère est une garce, je l’adore !

Bon, je quitte le nid familial pour mon premier appart dans une résidence étudiante. Trois premières années, tout va bien dans l’ensemble. Bon, j’ai bien entendu ma voisine en pleine levrette (mais c’était marrant), on a eu des histoires de parking. Comme je le disais plus haut, on partageait l’immeuble avec la police municipale et à un moment, les bourgeoises des flics venaient se garer là pour faire leurs courses en ville, empêchant les locataires de se garer (déjà qu’il y avait une vingtaine de places pour 80 apparts). Un de mes voisins, un des seuls que je connaissais (oui, j’étais pas forcément toute la journée chez moi) s’était d’ailleurs engueulé avec un flic et s’était pris une amende pour outrage à agent. Sinon, une fois aussi, je rentre chez moi avec Guillaume the first, on sortait ensemble depuis… 24 heures. Bref, on marche dans la rue quand on voit deux mecs sortir du commissariat en courant, sortir un flingue et le
pointer sur un troisième qui marchait dans la rue en hurlant « bouge plus ! ». Ben nous, on est vite rentrés dans l’immeuble, au cas où… Puis ça s’est gâté. Une bande de copains s’est installé dans l’immeuble donc c’était fête tous les soirs dans le couloir jusqu’à pas d’heure. Le pire fut atteint un soir où, à 4h du mat, ma voisine et ses copains rentraient et sortaient de son appart en gueulant, j’ai appelé les flics qui ne sont jamais venus. Le lendemain, je bossais donc à 8h30, me voilà en bas de l’immeuble. J’appuie sur l’interphone de ma voisine, bien longtemps. Quand elle répond, je vais au local poubelle jeter mes déchets, je purge ma boîte aux lettres de toutes les pubs…Et je resonne. Je suis la digne fille de ma mère.

Bon, je deviens littéralement folle, je ne supporte plus les nuisances sonores de ma voisine qui passe son temps à écouter la musique à fond, Guillaume commence à bien être énervé aussi. Le comble : je suis au 5e et j’entends la techno de la diva passiva du… 9! Qui habite côté rue alors que je suis côté cour. Bien, je déménage. Cette année-là, l’immeuble a perdu la moitié de ses locataires, dont nos amis les teufeurs, pour la plus grande joie du gardien qui n’en pouvait plus non plus des gens qui ne cessaient de se plaindre.
A un moment, j’avais même mis un petit mot à l’entrée de l’immeuble « petit guide du voisinage » où j’expliquais ce qu’était un voisin et tout ça… Il est resté qu’une heure mais le gardien qui avait eu le temps de le lire m’a félicitée car j’étais pas la seule à me plaindre.

Nouvel appart, rien de spécial à signaler si ce n’est le couple de poivrot qui s’est installé sur la fin et qui se battait dans le couloir à 6h du mat’ (mais qu’est-ce qu’ils ont tous avec les couloirs ?). Tout le monde s’était engueulé avec eux à l’étage sauf moi et il y avait même eu une pétition pour les faire dégager. Sinon, je m’entendais bien avec le gars qui partageait le balcon avec moi, il me gardait Kenya des fois.

Arrivée sur Paris, nouvel appart dans un quartier tranquille, dans un immeuble tranquille avec 9 apparts. Bon, j’avais sympathisé avec la nana qui habitant au rez-de-chaussée qui avait aussi un chat mais elle est partie très vite. Les autres, c’est du bonjour, au revoir, quand ils daignent le faire, ce qui m’énerve au possible. C’est quand même la moindre des politesses de saluer ses voisins, ils m’énervent de bien m’ignorer (enfin, y en a deux qui font ça). En ce moment par contre, y a quelqu’un du quartier qui a décidé que la techno, ça s’écoutait fort. Donc, ça fait deux fois dans la semaine où je me retrouve avec de la musique que je n’ai pas choisi dans l’appart. Et la techno, en plus, ça fait « boum boum ! », y a rien qui couvre ce bordel.

Enfin, je ne suis pas forcément non plus la voisine rêvée : j’ai fait du violoncelle (hum !), il m’arrive de chanter à tue-tête et Kenya tape l’incruste chez les gens. La dernière fois, j’étais morte de honte, elle est rentrée chez une voisine qui était… en débardeur culotte ! Gloups !

Enfin, bref, les voisins, on peut pas faire sans donc, tant qu’à faire, autant que ça se passe bien, j’essaie de ne pas dépasser les bornes et tant qu’ils en font autant, tout va bien. Je sympathise rarement avec mes voisins mais bon, si y a bien un truc que j’ai jamais fait, c’est la classique aventure avec le charmant choupinou de l’étage… J’espère que le prochain locataire de l’appart de la fille au chat (vide depuis 6 mois) sera un délicieux jeune homme…

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La fille de Caramail

Par Archi
L’histoire se déroule en 2 temps.
 
Tout commence il y a quelques années (7 ans pour être exact), en plein été, alors que j’étais encore dans la fleur de l’age , avant que la vieillesse ne frappe à ma porte.
 
J’avais rencontré sur Cara (un de mes lieux de chasse à l’époque … moi je n’aime pas meetic car faut payer …) une fille super sympa. Gentille, drôle, touchante. Bref une perle. Seul hic, elle vivait toujours avec son ex (appart commun) et dans une ville situé a plus de 200 km. Mais rien ne m’arrête (suis je prêt à tout pour coucher ?? mais qui a dit que je voulais forcement qu’un plan cul hein .. j’étais aussi à la recherche d’une fille pour faire un bout de chemin ensemble … ouiii j’étais naïf ). Donc on s’ajoute dans la liste d’ami(e)s ( ça permettais de savoir quand la personne étais connectée ) .. Msn n’étais pas encore aussi répandu !!! On parle des heures et des heures, le courant passe vraiment bien . Mais on n’a pas l’intention de faire le trajet pour le moment, elle sans voiture et moi j’ai une poubelle qui n’aime pas trop les longues distance (quoi le train ?? ouais mais on étais tout les deux fauchés alors c’étais une bonne excuse …). Mais on échange tout de même nos numéros de téléphone. On ne sait jamais.
 
Le temps passe on se croise toujours sur Cara mais on a chacun repris nos petites activités (rentrée pour elle et moi) et on se parle moins. Je la perds même complètement de vue. Et puis mi-octobre, soit 3 mois après notre rencontre virtuelle, mon téléphone sonne, très surpris je ne connais pas l’appelant. C’est elle, elle me dit qu’elle est sur Marseille pour voir un ami et qu’elle serait ravie de me rencontrer. Ni Une ni deux je saute dans ma poubelle et pars la rejoindre en ville. On passe un très bon moment au bord de l’eau, les vagues caressant nos pieds (belle journée mais trop froid cependant pour tremper plus que les pieds) et le soleil se reflétant sur ses beaux cheveux … (j’en fait trop !!! ). Arrive la fin du temps impartis, elle doit rejoindre son ami. Je garde un bon souvenir de ces quelques heures passé ensemble.
 
Bah il est ou le plan lose là ?? C’est nul ce que tu nous racontes … t’es un loser avec ton histoire …Ohh attendez la suite, vous allez mieux comprendre.
 
Une année entière s’écoule sans qu’on se redonne de nouvelles. Ouais j’avais rencontré quelqu’un peu de temps après et elle avait quitté l’appart de son ex, donc plus d’ordi. C’est le mois d’août, je reviens en train de chez mes parents. Le cœur et l’esprit léger, l’été me réussit toujours. Mon téléphone sonne et devinez qui c’est … Ben oui, c’est ma charmante rencontre de l’année dernière … Figurez vous qu’elle descend sur Marseille et qu’elle aimerait beaucoup me revoir. Signe du destin, elle est dans le même train que moi … Impensable, que dis-je, inimaginable …Et pourtant véridique. Je me dis que Dieu fait bien les choses. On se retrouve dans un compartiment, et on taille la bavette … Il s’en est passé des choses en un an. Nous voila arrivés au terminus, je suis chargé donc je veux rentrer chez moi pour me débarrasser de mes valises. Elle me dit que c’est l’occasion pour elle de se changer et de prendre une douche (il fait chaud l’été chez nous … dans le sud). Oki on y va …
 
Et c’est là que tout bascule.
 
Elle est allumeuse comme jamais, elle quitte ses fringues devant moi sans aucune gêne ( non que cela ne me gêne mais je n’avais pas été habitué à cela de sa part ), et va prendre la douche. Evidemment elle m’appelle pour lui porter une serviette … Elle est très charmante avec ses cheveux mouillés (comment ça vous me croyez pas quand je dit que j’ai regardé que son visage …) mais je suis quand même assez surpris de son changement de comportement. Elle enroule la serviette autour de sa … taille, laissant sa poitrine plus que généreuse à ma vue (fracture net de l’œil droit). Bon Ok Archi, là je crois que c’est clair, elle est OPEN.
 
Je tente une première approche pour lui déposer un baiser sur la bouche, mais elle esquive habillement en prétextant qu’elle va se sécher… Ahh, bon oki, j’ai peut-être pas compris les signes ou j’ai été trop rapide … Jeunesse fougueuse … Elle se change et là voila pas avec un décolleté tellement plongeant que je peux voir son nombril, un jean tellement serré que j’ai peur de me prendre les pressions dans la gueule quand elle bouge… Humm comprends pas moi. Elle redevient très allumeuse, se penchant souvent pour me montrer toute la profondeur de son décolleté ou son string. Je dois avouer ne pas trop savoir que faire. On s’assoie finalement sur mon lit et on papote, elle passe régulièrement sa main sur ma cuisse, frôle très souvent mon sexe …
 
Bon oki, elle est sèche là ( non promis je ferai pas de jeu de mot ) alors je me jette … je pose ma main sur sa cuisse, elle ne dit rien, on continue a papoter, nos corps se rapprochent, je tente un baiser dans le cou .. oki ça passe , vas y Archi , vas y … je remonte et là … elle me met le doigt sur la bouche et me dit  » dit ça te dérange pas que je dorme chez toi ce soir !!!  » Rohh putain, là c’est dans la poche, je ne réponds pas mais tente une nouvelle fois un bisous … Putain, la voilà qui se relève, me donnant un coup d’épaule dans la mâchoire ( 3 vents + un coup d’épaule ) et me rajoutant  » t’inquiète je dormirai sur le canapé  » …
 
Quoi quoi !!! J’ai raté des épisodes là … Comprends plus rien moi. Alors je lui pose franchement la question :  » ça fait 3 fois que j’essaye de t’embrasser et tu me repousses alors que tu m’allumes a mort. Pourquoi ?  » Et là le coup de grâce,  » je te trouve super charmant, t’es gentil, mais franchement, je me sens pas avec toi …  » Rohh l’uppercut …mon cœur léger se brise en petits morceaux et mon esprit s’embrume (pourquoi tant de méchanceté d’un coup snif snif). Pas l’habitude de me prendre des vents moi. Je suis un peu KO, alors je lui propose de mater la télé en se sustentant. Histoire de reprendre mes idées.
 
Et là c’est l’éclair de génie, toutes les conversations qu’on a eues ensemble s’assemblent, le brouillard se lève et je comprends tout. Ce qu’elle appelait dans nos conversations les Plan A, Plan B, Plan C (comment ça vous doutiez de ma bonne foi sur le fait que je recherchais une femme pour la vie ! !) … ne sont que des plans d’hébergement et pas des plan cul. La première fois qu’on s’est vus, j’ai servi de bouche trou en attendant son ami (alias le Plan B). Le plan A l’avait sûrement lâchée entre temps. Ahh non alors, hors de question qu’on me prenne pour une bille, je ne servirai pas d’hôtel à une pique assiette qui croit qu’en m’allumant elle obtiendra ce qu’elle veut. T’es pas tombé sur le bon gars ma vieille.
 
J’aurais pu lui dire franchement « casse toi  » mais pour une raison que 7 ans après je ne comprends toujours pas, je suis parti dans un délire total. Il faut que je trouve le moyen de me débarrasser d’elle en douceur. Faut faire ça en plusieurs étapes, je commence donc par lui dire que j’ai besoin de faire les courses. C’est plausible … On va à la voiture, je vais pour démarrer et là je prétexte avoir oublié un truc. Je sors vite, histoire de pas lui laisser le temps de me rejoindre et j’appelle un copain, pour que celui ci me rappelle et que je puisse inventer un truc urgent qui nécessite ma présence illico. Putain le con est sur répondeur … Merde Merde Merde … Vite, le copain suivant … Putain, ça répond pas … Merde où ils sont tous … c’est la lose, je peux pas trop m’absenter elle va se demander ce qui se passe … Vite Vite Vite, allez n’importe quel numéro … rahh c’est celui de mon ex … tant pis … faut que je sorte de ce traquenard. J’explique rapidement la situation. Mon ex merveilleuse, me dit qu’elle va se faire passer pour un employeur qui veux me voir pour me proposer un job … Nickel chrome, j’ai justement dit que je cherchais du boulot …Bon ouf, ça se profile bien. Je ressors de chez moi, retourne à la voiture, fait comme si de rien n’était, et on part faire les courses.
 
Le téléphone ne sonne pas … grr, j’attends j’attends… J’ai l’œil figé sur ce putain de tel … Je le regarde toutes les 30 secondes … à tel point que j’ai failli tuer une mamie avec mon caddie. Putain ça sonne, ouuf, c’est mon ex, elle joue le jeu de la recruteuse au téléphone pour que l’échange téléphonique semble naturel. Mais la lose continue, la conversation s’arrête net (j’apprendrai plus tard que son portable n’avait plus de batterie … rahh la conne) … Merde je fais quoi ! ! ! ! Bon allez je continue a parler dans le vent … Et là moi même je me suis rendu compte que j’étais pas crédible … J’explique donc à ma charmante allumeuse pique assiette qui tape l’incruste que j’ai décroché un entretien d’embauche et que je doit monter sur Aix illico presto. C’est pas la porte a côté, une petite heure de route, plus l’entretien et tout et tout, donc que je vais pas pouvoir passer l’après-m’ avec elle, et que je suis désolé … J’espère de tout mon cœur qu’elle va dire oki, je passe au plan E (oui j’étais le plan D…) mais non elle me dit, c’est pas grave je t’accompagne…
 
NOOOOOOOOOOON … putain je me suis encore plus mis dans la merde là. Bon j’arrive plus à réfléchir, donc on boucle les courses et on rentre chez moi. Obligé de me changer, de me mettre en costard par 40° à l’ombre pour jouer le jeu a mort .J’ai toujours pas trouvé d’excuse pour m’en débarrasser définitivement. On monte donc sur Aix .. putain, Archi réfléchis, vite vite … Et là tant pis je joue le tout pour le tout. Je lui sors que si elle m’attend dans la voiture, je vais être stressé car je vais la savoir là, seule, à cuire au soleil sur un parking et que je serai pas à l’aise lors de l’entretien. Et que ce job est ultra important.  » Tu vois comment ça me travaille depuis le coup de fil  »  tu parles je cherchais à m’en débarrasser donc j’étais plongé dans mes pensées).
 
La fille ne se démonte pas et me dit qu’elle en profitera pour affiner son bronzage. » Non mais je ne joue pas là, je suis un hyper anxieux, ça le fera pas, je suis désolé mais on va se quitter là  » Résignée devant tant d’efforts, elle abdique … Mais putain, faut redescendre sur Marseille chercher son sac … puis remonter sur Aix pour mon faux entretien. Car évidemment, une fois son sac récupéré, elle veut quand même monter sur Aix. (En fait le plan E habite sur Aix, et donc elle va sûrement le mettre au pied du mur).
 
Je la dépose là ou elle le désire, et là elle me dit que c’est dommage car en costard je suis craquant et que finalement j’aurais eu une chance cette nuit …Et avant de partir, elle m’embrasse sur la bouche. Putain l’instant d’une seconde je me dit que j’ai déconné … et puis me revient en tête sa phrase  » je me sens pas avec toi  » qui est lourde de sens pour moi et ne laisse pas de place au doute.
 
Voilà une journée que je me rappellerai longtemps. Car une pour une des rares fois dans ma vie ou je ne suis pas franc, je me débrouille comme un pied pour monter un bobard. Si avant cette histoire j’étais plutôt direct, depuis je le suis carrément, fini les détours pour dire les choses. Même si ça fait mal, je préfère dire non que de laisser croire que.
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Et revoilà la sous-préfette!

Par Océane
Semaine du 25 au 31 Juillet 
 
J’en ai marre d’avoir toujours raison !
 
Lundi : j’avais oublié mon portable.
En rentrant, tout en esquivant ma mère qui se tape joyeusement l’incruste depuis le jour sordide où je lui ai filé mes clefs, j’ai l’immense bonheur de découvrir un texto rageur de mon ex-coloc. (qui, entre nous soit dit, était allée se plaindre chez un pote de son comportement stupide). Petit enchaînement vengeur et nous convenons d’un rendez vous coup de vent pour jeudi soir.
Je devais voir une copine du BTS mais comme mes parents ont en ce moment la fâcheuse habitude de s’éterniser pour me faire de très longs discours moralisateurs, version tu es la honte de la famille, on fait tout pour d’aider mais tu ne réussiras jamais rien dans ta vie, tatati tatata…
Bref, j’étais pas trop d’humeur mondaine !
 
Mardi : je me débrouille pour faire comprendre très diplomatiquement à ma mère que je me passerais de ces très salutaires dons d’elle-même pardon, de son aide, et je reçois en presque cachette chez moi une autre copine recalée celle-ci du BTS. Elle aussi est maman donc on a papoté jusqu’à minuit. Et ce fut très bénéfique pour les deux…
Principaux sujets de discussion : les soldes qu’on ne fera pas et les vieilles histoires de cul qu’on ressasse toutes les deux depuis des années…
 
Mercredi : mon papa vient me chercher au boulot et on va faire les magasins pour enfin pouvoir me doter d’un canapé et deux trois placards. Il est vrai que cette impression de squat forcé était pesante à la fin…
Et puis comme ça « Moumour » pourra dormir à la maison plutôt que de rentrer bourrer chez lui tous les week-ends… Que dis-je, bourrer ? Non ivre morte oui !!!!
Ma copine de lundi vient finalement me voir, avant de partir dans son club salsa… (Oui, je sais, il faudra que je vous raconte ma partie de jambe en l’air salsa quand j’aurais le temps !)
Sujets de discussion : son mec et son égocentrisme…
Ha oui mon DJ m’apprend également par texto qu’il y a une soirée spéciale son dans sa boîte le lendemain.
Heureusement que j’avais prévu le coup et que ma nounou à 45 FR est de la partie.
Quoi ? J’avais dit que même si petit Jésus me faisait une boucle temporelle je résisterais ? Ben vous l’avez compris maintenant : je n’ai aucune volonté !!! Et puis samedi j’ai raté the teuf alors…
Point jouissif de la journée : 23h30, au lit avec une crème à la lavande pour une meilleur circulation sanguine !!!
 
Jeudi : Bon à la base je devais aller dans un resto bien spécifique avec mon ancienne coloc et son mec mais suite à une petite enquête de voisinage ( j’ai appelé le resto d’en face qui été plein en plus) il faut se rendre à l’évidence : ils sont partis en vacances…
On se « rabat » donc sur le resto d’un pote qu’on a connu quand il était portier d’une boîte gay. Et on peut enfin savourer ces spécialités à 23 H. Mes potes étant complètement vanés, j’hésite à me déplacer toute seule sur le lieu de travail de mon ex fil rouge mais bon, c’est mon dernier jour ou plutôt soir avant ermitage alors… J’aide mes potes à fermer le resto et je prends un taxi direction le grand inconnu.
J’arrive, je reste discrète, j’m’prends un verre et je constate avec effrois que j’ai oublié mon porte monnaie. Heureusement qu’il traînait un billet au fond de mon sac !!!
De toute manière apparemment tout le monde s’était donné le mot pour me faire le coup du verre Magique !!!
Bref Mr DJ vient me saluer et me dit « tu as bien reçu mon message… Ca fait plaisir »
Soupçonnant une info line je lui rétorque « je l’ai bien reçu, comme beaucoup de monde non ? »
La réponse fut une mimique traductible en « c’est pas si sûr »
Bref, je me tiens à distance et je discute à droite à gauche ( tout en gérant mes trois verres différents en permanence). En vrac, j’ai fait la connaissance d’un autre DJ d’une soirée qui essaye de monter sur notre belle ville, et j’ai eu deux propositions d’embauche en tout bien tout honneur bien sur !!!
Mais bon, je parle, je bois, je parle et au bout d’un moment, la salle commençant à se vider sérieusement, je décide d’aller voir le convoité afin de lui signaler qu’à la fin du dernière verre qui me reste, je m’en vais…
Il négocie ma présence pour un morceau de plus qui se trouvait être, comme de par hasard le dernier…
Vient alors le moment inéluctable de l’adieu : je m’approche, il m’attrape les ficelles de ma polaire, les enroule autour de sa main, je me rapproche, il enroule un peu plus, je me laisse faire, un dernier tour et plus d’ambiguïté possible : il me dépose un tendre baiser qui se prolonge en un indécent moment d’exploration corporelle…
Mais bon, comme je n’ai plus 18 ans et que je m’étais faite avoir par les arrières cuisines le mois dernier, j’essaye de mettre un petit ola avec la conviction du chacal vert des steppes…
Une bonne grosse demi heure plus tard nous décollons enfin en partance pour mon appartement. Mais comme je sais que le monsieur est malade, qu’on est complètement défoncé et que la première expérience fut avortée pour cause de coma éthylique, après une longue hésitation d’environ une demi seconde je tente quand même un vieux «  tu veux monter ? » de derrière les fagots…
Et la réponse fut positive…
On croise ma nounou qui amène mon fils chez sa nounou du jour.
Et nous voilà parti pour une petite séance de trois heures et trente minutes de sport en chambre. Si si dans un vrai lit ( et en plus c’est le mien !).
Bon, comme physiquement, on était quand même sacrément amoindris, on s’en est contenté, à charge de revanche…
Evidement, il a fallu qu’on délire sur le fait de garder ou non les chaussettes, mais je vous rassure mesdames, ce monsieur m’a fait le grand honneur de les enlever !
Sinon, c’était pile poil ce qu’il me fallait : un bon vieux tirage de cheveux tout en tendresse…
Voilà, j’ai encore cédé aux facéties de petit Jésus mais maintenant, le nouveau moi peut prendre son envol sans être alourdi par d’éventuels regrets !
 
Vendredi : c’est-à-dire que pour moi c’est le même jour mais bon !
Nous avons donc dormi ensemble d’un sommeil paisiblement entrecoupé par les harcèlements téléphoniques de Gauthier et de ma mère !
Puis il s’en est allé mon DJ, reparti vers d’autres contrées encore inexplorées…
Et moi, je fais le grand ménage en vue du grand départ en vacance prévu pour le lendemain matin.
 
Samedi : grande migration vers ma sainte patrie la Dordogne, percluse de courbatures…
Mes parents qui ne devaient rester que la journée sont pris en otages par ma tante. Mes petits cousins suivent mon fils façon la pub pour Europe 1 et je me dis que ça va être très long !
 
Dimanche : la journée se passe…
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