Oh non, je suis contaminée !

Je vis une situation très pénible en ce moment, je vous raconte pas. Ah ben si, justement, je vais vous raconter. Je crois que je suis gagnée par le mal du
siècle : je deviens analphabète.


Depuis quelques temps, au boulot, je donne un coup de main à Simon pour valider les critiques des internautes sur les films pour notre site ciné. Le problème, c’est
qu’on ne les valide pas comme ça, on corrige les fautes d’orthographe. Et vous me connaissez, je suis assez tatillonne sur le sujet. Et là, on se rend compte que le niveau des spectateurs de cinéma lambda est très mauvais en la matière et je ne te parle même pas de la grammaire et de la syntaxe. Apparemment, beaucoup ont séché le cours où on apprend par exemple qu’après un point, on met une majuscule. Comme là, par exemple. Concernant les virgules, c’est même pas la peine d’y penser. D’ailleurs faire des phrases, non, non, c’est plus rigolo d’aligner des mots sur un paragraphe entier.

Alors j’avais pensé vous faire un best of mais il y en a tellement en fait que je ne saurais pas lesquelles choisir. Déjà, j’ai découvert que les Français n’avaient
globalement rien compris aux participes passés. Er, é, ée, és… Non, ça l’amuse pas de le savoir, il y  va au pif. Le c et ç n’a plus la côte non plus, on met des s partout, on ne sait jamais, sur un malentendu…Ah par contre le c fait son apparition sur les possessifs, là où il n’a rien à faire. Bref, nos internautes réinventent le français en me faisant pleurer très fort. Sans parler des fautes de frappes. Alors certains me diront « nul n’est parfait, faute d’inattention », ok sauf que quand tu écris un message de 3 lignes, ils pourraient au moins se relire. Et quand t’as aucun participe passé accordé correctement, les s absents et co, j’appelle ça des problèmes d’illettrisme. Il y a quelques années, Yohann m’avait dit « tu vois, y a des  tas de mots qu’on utilise pas, c’est qu’on ne les maîtrise pas tellement ». Ben, là, quand je vois le nombre de français qui ne maîtrisent ni leur grammaire, ni leur syntaxe, orthographe et
qui ont trois mots de vocabulaire répétés en boucle, ça fait limite peur.

Mais ce qui me fait le plus peur dans tout ça, c’est que je suis en train d’être contaminée. Parfois, je lis ces commentaires et soudain, je ne sais plus. 1 ou 2 f
à époustouflant ? La souris, animal, c’est s ou e à la fin ? Heu, je situe pas qui est le sujet de la phrase, avec qui je conjugue le verbe ? Et nous sommes tous les trois, Simon, Ioulia et moi à souffrir du symptôme. Parfois, on entend une voix qui s’élève : « j’ai un doute, ça s’écrit comment ce mot ? ». Et là, on se rue sur le net pour vérifier (ça va plus vite que le petit robert). Et j’ai honte, j’ai grand honte. Tu vois, je peux vivre avec des ongles pas manucurés, pas vernis, juste coupés mais avec un mauvais orthographe, non !

Bref, la semaine dernière, j’étais tellement énervée par ces horreurs pour mes yeux que j’ai été à deux doigts d’ouvrir un blog orthographique qui ferait des corrections orthographiques de blogs. Parce que j’en connais à qui on n’a jamais offert de Bescherelle, j’ai envie de pleurer quand je lis ça. Je ne parle de skyblogs bien sûr, le sms, je le lis plus depuis que je n’y suis plus obligée. Mais des blogs de gens qui ont quand même fait de hautes études, qui ont des postes à responsabilité… C’est vrai que le Français est une langue compliquée mais quand même, écrire en français est à la portée de tous, ce n’est qu’une question de concentration et d’attention.

En attendant, moi, je vais lire. Dans les livres, y a presque pas de fautes.

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C’est la rentrée littéraire !

En ce moment, vous l’aurez remarqué, les nouveaux livres pullulent dans les rayons de nos librairies : c’est septembre, c’est normal. Hé oui, c’est la rentrée littéraire, on
sort vite plein plein de livres pour qu’ils puissent postuler aux divers concours littéraire. Sauf que trop de choix tue le choix.

 brune.jpg

Discussion hier soir sur MSN avec sieur Lucas, on est d’accord pour dire que les nouveaux romans sont de moins en moins bonne qualité, on nous sort tellement de trucs qu’on se
demande comment certains ont réussi à se faire publier. Mon Technikart de septembre m’explique déjà pourquoi certains (mauvais) romans ne seront pas descendus par la critique. Comme vous le savez, les journalistes sont des écrivains frustrés qui ont tous un manuscrit qui traîne dans les tiroirs. Donc il ne faut pas se mettre certains éditeurs à dos, sinon, ça va faire mal. Entre les fils de, les cousins, neveux, amants ou maîtresses, on arrive vite à une liste ubuesque de nouveaux romans. Et moi, je me demande ce qu’on y gagne là-dedans.

Y a 15 jours, j’ai lu « L’amour dure 3 ans » de Begbeider, un pote qui ne l’aime pas du tout m’a demandé ce que j’en pensais, je lui ai répondu : « Ben, je le trouve assez marrant, curieusement, mais ça ne vaut pas plus qu’un blog ». Je ne remets pas en cause l’écriture blog mais celle-ci est brute, sans fioriture, en général. On écrit comme ça sort avec un minimum de syntaxe pour que ça ait du sens mais c’est pas travaillé.

 J’avoue que cette espèce d’euphorie littéraire me déprime un peu. Ca me donne plus envie d’acheter. Pourtant, je suis une grande bibliophage, je lis beaucoup, aidée par plus d’une

heure de transports en commun par jour. Mais là, je regarde la foule de nouveaux titres et j’ai envie de dire stop. La quantité est très souvent l’ennemie de la qualité, c’est pas nouveau, les éditeurs préfèrent sortir un max d’ouvrages de qualité moyenne pour tenter de décrocher un prix plutôt que d’en sortir un seul bon et tout miser dessus. Evidemment, on me répondra que c’est normal de pas mettre les œufs dans le même panier mais quand je vois le prix des nouveaux livres pas encore en poche (15 euros en moyenne), moi, ça me saoule un peu. Et puis quand j’arrive dans une librairie et que je vois ce défilé de nouveaux titres, je suis blasée. Ah, des bons titres, percutants et tout, il y en a mais qu’il y a-t-il derrière cette phrase choc, cet alignement de mots percutants ? Combien de livres n’ont pour seul trait de génie le titre, justement ? Sans parler des modes littéraires ! Au printemps, on a je ne sais combien de livres qui sont sortis sur Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, un titre ou deux sur Chirac aussi. Les éditeurs avaient parfaitement conscience que ces livres étaient du fast food de la littérature : vite lus, vite consommés, aucun espoir de rester dans les annales. Qui achètera un bouquin de ce genre dans un an ? Je pense que pas mal d’écrits de la rentrée littéraire sont condamnés au même destin : on sait qu’ils ne resteront pas dans les annales mais profitons de la pub que ça va engendrer pour se faire un peu de tune.

 Du coup, aujourd’hui, on est tous potentiellement des écrivains. Il suffit d’avoir une plume à peu près efficace pour publier un ouvrage. Après, est-ce qu’il sera vendu, c’est une

autre histoire. Après, évidemment, avoir un lien de famille avec quelqu’un de connu, ça aide. Par exemple Mazarine Pingeot. Je sais pas si vous avez déjà lu la prose de la demoiselle, moi, j’avoue m’être arrêtée à une chronique ou deux dans Elle. Bon, autant vous dire que Mazarine, elle connaît plein de mots très compliqués et tout et qu’elle en met partout dans ses phrases. Du coup, ça n’a plus aucun sens mais bon, c’est une philosophe, aussi, faut comprendre, ces gens ne savent pas faire simple. Mais bon, Mazarine Pingeot ne serait pas la fille de, je pense qu ses gribouillis seraient restés au fond d’un tiroir.

 Evidemment, c’est le jeu, c’est dans tous les métiers pareils, y compris les moins show bizz et paillettes. Mais bon, moi, je réagis en temps que lectrice, j’aime pas trop qu’on me

prenne pour une vache à lait. J’avoue que rien ne m’énerve plus que de lire un roman que je n’aime pas, me forcer à la finir, des fois que les 10 dernières pages sauveraient le reste. Du coup, un roman que j’aurais lu en même pas une semaine, je mets 3 semaines à le terminer, j’achète un paquet de magazines pour avoir quelque chose à lire dans le métro à la place de ce roman de merde. Bon, d’un autre côté, vu que je n’achète plus que des poches recommandés par mes amis, je fais des économies mais je trouve que ce manque d’exigence dans la production littéraire nuit carrément au genre. Des romans légers comme des bulles de champagne, il en faut clairement, j’aime ça aussi, mais qu’on les range dans les collections exprès. Ne donnons pas des lettres de noblesse à une feuille de chou.

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Redites-moi des choses tendres…

Par Marine

La saga de l'été des vingtenairs
Bienvenus dans la saga de Marine, la seule saga de l’été qui tient compte des avis des lecteurs (oui, OK, ils vont faire ça pour la saison 2 de Heroes, mais techniquement, elle est pas encore sortie, donc moi, je suis à l’avant-garde). La semaine dernière, j’ai cru comprendre que je donnais trop de détails crus. Trop
trash, Marine? Bien.
Reprenons. Romantique, cette fois.
C’est sur ce thème que je veux m’attarder cette semaine : qu’est-ce que le romantisme?
D’aucuns vous diront que c’est très verbeux tout ça.Ca tombe bien, ma vie sentimentale est en passe de devenir elle-même essentiellement verbeuse… Car Benoît doit repartir chez lui (il habite sur un autre
continent, pour ceux qui ne suivent pas, mais je les invite à cliquer sur le lien grâcieusement mis par Nina en fin d’article). Mais ce départ n’est pas une
fin.
C’est au contraire le début d’une histoire. Une fille attend d’un homme des pensées, des attentions, des gestes.  Et quand on a été célibataire pendant trop longtemps, on oublie 
ces choses, et ce sont ces petits riens qui nous retournent au début d’une histoire. Ce sont ces riens qui changent tout. Moi, je les avais oubliés. Voire je les avais fantasmés sans jamais les connaître. Allez comprendre, je suis cassante au moindre mot gentil, toute désarçonnée que je suis. C’est face à ces attentions et à la façon dont je perdais mes moyens que je vois à quel point
j’ai pu me murer, des fois. Ces riens, ces attentions, c’est ce qui caractérise le mieux une histoire. Tout le reste, on peut le trouver ailleurs, amis, potes, one-shots, en faisant le calcul, on 
s’y retrouve…

Mais Benoît n’est pas dénué de ce romantisme old-school, il n’en est pas avare non plus.
Un jour, je lui ai demandé pourquoi il avait voulu qu’on continue… Moi je sais pourquoi j’ai voulu : comme ils disent sur meetic, « il correspondait à mon idéal
sur au moins 5 de mes critères » (ouais je viens de me créer un profil meetic, l’éclate les enfants, l’é-clate). Mais si je savais pourquoi je restais avec Benoît, je me demandais un peu la raison 
de la réciproque. Dans le sens où, même si je lui plaisais peu ou prou, je savais par Nico qu’il était assez peu stable émotionnellement, et surtout, vue la complication d’une histoire-à-distance-aggravée (c’est-à-dire que la distance implique au minimum la traversée d’un grand lac salé), je me demandais ce qui faisait que moi, plus qu’une autre.

– Benoît?
– Oui…
– C’est quoi qui a fait que tu as voulu que ça dure finalement (oui bon, ben quand on discute tard le soir on n’a pas la syntaxe classe, Marine s’excuse…)
– Ben je saurais pas dire… Tu vois, le soir où on a passé la nuit ensemble à Paris?
– Oui??? (réponse fantasmée par Marine : « la fusion de nos deux corps était magique »/ »tu es un coup fabuleux »/ »être à tes côtés », j’en passe…)
– Ben le lendemain, on a mangé une entrecôte au bistrot en bas de chez toi, j’ai trouvé que c’était un moment super.
– Ah… classe…
– Non, je sais pas, j’étais content.
(remarquez qu’il est quand même question de chair fraîche agréable au goût…)
Ah et aussi, le soir, à la Flèche d’Or, sur cette techno pourrie et avec les stromboscopes, t’étais vraiment super canon!
(et là, il paraît qu’il y aurait une référence à Kids de Larry Clark, je vais l’accepter comme tel, histoire d’y voir quelque chose d’un tant soit peu glamour et pas un sombre remake d’une quelconque édition de l’Ile de la Tentation, si vous le voulez bien)
Allez, après tout, une fille attend d’un homme des pensées, des attentions.

Dans le même esprit, Benoît est imbattable sur le body call.
Un soir, à Londres. Marine est en voyage professionnel. Seule dans sa chambre. Ne trouvant pas le sommeil. Soudain, sur son téléphone, un message s’affiche (Nina en
parlait l’autre jour, ça tombe bien).

« Je suis avec Nico et son pote. Je perds au ping-pong. Tu me manques. Je rêve de te latter au ping-pong »
Eh oui, mesdemoiselles, je comprends votre jalousie.
N’empêche, celui-ci m’a fait sourire, le « je suis fou de toi » m’a fait plutôt pas mal de guilis dans le ventre et le sourire a eu du mal à partir.
Le body-call est la chose qui fait que les téléphones portables et les sms représentent une réelle révolution pour les moeurs amoureuses. Benoît est fort en body call. Pas moi. Un soir, 3h du matin. Ne trouvant pas le sommeil, je lui écris à quel point je sens que je m’attache de plus en plus à lui. Le message reste sans réponse. J’ai dû mal m’y prendre… Car, on vient de le voir, l’art des mots doux est difficile à maîtriser. Bon. Finalement, je m’étais juste plantée de destinataire, et il m’a fallu me confondre en excuses auprès de mon collègue de bureau le lendemain, et passer pour la blonde de mon département… Ben oui, mais moi je suis célibataire depuis trop longtemps, j’ai oublié ces petits riens qui font le début d’une histoire et qui vous retournent.

A quoi ça sert, tout ça? Nan parce que, au-delà de son phrasé cocasse, le Benoît est pétri d’attentions permanentes. C’est nouveau pour moi. Comprendre que je dois
faire de la place pour quelqu’un dans ma vie. Un soir, alors que j’étais malade, je parlais avec Benoît. Non, en fait on MSNait. Je pouvais pas parler. J’étais malade. Deux jours plus tôt, à 
l’anniversaire d’une amie, j’avais un peu forcé sur les mélanges d’alcools blancs de toutes espèces (pouvant aller de la Kro, au Martini bianco puis au Ruinart, c’est dire). Ca m’avait rendu malade. Tellement malade que j’ai pas pu manger pendant 2 jours entiers. Tellement malade que j’étais affamée sans arriver à me préparer à manger. Quand sonne à ma porte un livreur qui m’apporte un repas complet de chez Emile (mortel resto dans le 1er). Le genre de petits riens qui vous retournent au début d’une histoire.

Alors oui. Je voulais parler de romantisme. Je vous ai évoqué une boutade, une vanne, et une livraison de barback. N’empêche. Benoît, il est pas dénué de romantisme old-school. C’est le genre à faire livrer des fleurs et à inventer des jeux de piste pour entrer dans la vie de quelqu’un. Mais c’est aussi quelqu’un qui exprime des attentions via une partie de ping-pong (très MatchPoint, ça) ou de la bouffe. (Larry Clark aussi). Benoît, c’est le gars le plus romantique que je connaisse. Le genre qui peut toucher en plein coeur.
Putain que ça fait du bien.

J’ajouterai que me faire livrer un repas avait été d’autant plus chic de la part de Benoît que de mon côté, je lui faisais mal…

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The interview (part 3)

Tock : le futur mec de ta vie pourrait-il lire ton blog et le rester sans risques ?
Bien sûr. Mes derniers mecs connaissaient le blog et ça n’a rien changé entre nous. Il ne faut pas exagérer l’impact du blog non plus, c’est un truc que je fais comme ça, c’est pas toute ma vie.
– Faut-il nécessairement être égocentrique et/ou exibitionniste et/ou dépressive pour faire un bon blog ?
Non, je pense pas. Perso, je ne me considère pas comme exhibitionniste vu que je garde l’essentiel pour moi et que je ne m’expose que par les mots. Comme j’ai un pseudo et qu’on voit pas ma photo, c’est un peu déconnecté de ma personne. J’ai rencontré pas mal de gens par le blog et rare sont ceux qui continuent à m’appeler Nina hors Internet ! Je vois pas du tout ce blog comme un outil de valorisation de ma personne, une fenêtre sur moi ou une thérapie. Je suis pas du tout dépressive mais y a des jours où ça fait du bien de se défouler, comme mon article sur la fin de mon stage, tapé en 10 mn chrono tellement j’étais énervée. Une fois tous ces mots « évacués », ça allait déjà mieux. Je vois plus le blog comme un partage : « je vois les choses comme ça et toi ? ». Si j’étais réellement égocentrique, ça fait longtemps que j’aurais mis ma photo !
 
– T’es tu forcée un jour à rédiger un article pour tenir la moyenne (un par jour) ?
Y a des jours où j’ai rien à raconter et pas envie de me lancer dans des grands articles de réflexion donc oui, c’est déjà arrivé. Dans ces cas-là, j’écris des conneries, ça marche toujours ! Disons que le format du blog est tel que je peux pas faire un article de 10 lignes sur une anecdote à la con, les gens seraient déstabilisés. Alors les anecdotes, je les fous toutes dans un article plus long les jours de vide ! 
 
P-O : Comment compte tu concilier ton job de journaliste avec tes convictions politique si tu es appelée à travailler ds une publication non partisane ?
Ben, si je travaille dans un mag féminin ou sportif, ça posera pas de problèmes ! Plus sérieusement, faut comprendre que la neutralité/objectivité journalistique est un leurre. Dans l’asso où j’étais, il fallait être le plus neutre possible donc j’essayais de pas trop faire de tournures de phrases lourdes de sous-entendus. Le pire, c’est la fois où ma revue de presse a été corrigée par une nana qui bosse dans la comm, elle revenait quasiment sur tous les mots ! Ou les « mais mets ça en citation, on va croire que c’est toi qui le dis alors que c’est l’auteur de l’article ». Pourtant, une phrase qui dit : « Selon bidule, blablabla », on comprend bien que c’est bidule et pas moi qui donne son avis !
Sinon, j’avoue que, pour l’heure, j’ai pas eu trop de soucis à ce niveau là mais si on me commande un papier sur la conférence de presse d’un homme politique, par exemple, sans que ce soit partisan, j’essaierai de coller le plus possible à ses déclarations et essayer d’apporter un éclairage de ses déclarations par les faits et non pas faire de procès d’intention. Ceci étant, des publications non partisanes, y en a quand même pas beaucoup !
 
Gladis : comment réagissent les personnes de ton entourage lorsque tu évoques une partie de leur vie? (par exemple Alex, tes parents, Guillaume 1er) Sont-ils tous au courant de l’existence de ce blog?
Ca les fait marrer plus qu’autre chose en général. Mes parents savent que j’ai un blog mais le connaissent pas du tout donc de toute façon, ils s’en foutent que je parle d’eux dessus. Idem pour ma sœur même si je lui ai passé deux, trois articles que je lui ai envoyés. Guillaume 1er connaît le blog aussi mais ne le lit pas. Quant à Alex, il le connaît et je l’ai pas mal épargné, ne parlant de lui que quand c’était nécessaire. De toute façon, quand je sors avec un mec qui lit le blog, je publie jamais rien sans son accord. Après, je fais attention à ne jamais dévoiler l’intimité de mes amis outre mesure, c’est une question de respect. Je n’aimerais pas qu’un de mes amis raconte sur son blog des détails croustillants sur moi sans mon autorisation, normal de rendre la pareille.
 
LilVirgo : Quel membre de Take That préfères-tu? Et t’as pas le droit de répondre Robbie..
Celui que j’ai entouré, j’arrive pas à savoir si c’est Jason ou Howard. De toute façon, à y regarder de près, ils sont tous moches sauf Robbie.
 
Taz : Que penses tu la mode de certaines marques ou « sites » d’utiliser les blogs les plus lus pour qu’ils présentent un avis positifs sur eux ?
Si tu parles des influenceurs, par exemple, j’en fais partie mais j’avoue que je le fais pas sérieusement donc pour le moment, j’ai fait de la pub pour rien. Perso, je considère que je mets ce que je veux sur mon blog et si un truc ne me plaît pas, je n’en dirai pas du bien. Après mon blog n’est pas non plus un espace publicitaire ! Sur OB, je pourrais avoir un contrat de partenariat pour gagner des sous avec mon blog mais je ne le veux pas. D’abord parce que des bannières pubs, c’est moche et ensuite, j’ai pas crée mon blog pour ça. Après, les blogs sont une nouvelle forme d’expression et marchent pas mal, normal que les annonceurs veuillent leur place dessus. Si ça ne dérange pas les blogueurs, je n’ai pas à les juger.
 
Manumeuh : Les articles des autres vingtenaires : c’est eux qui les proposent, où c’est toi qui leur demande ? Y as t il un « planning » des articles ?
Je n’impose rien même si, des fois, je leur dis : « ah, c’est marrant ce que tu racontes, tu devrais en faire un article ! ». A un moment, ils m’envoyaient tous leurs articles en même temps donc je devais faire un roulement. C’est pas compliqué : passe en priorité ceux qui n’ont pas posté depuis longtemps. Mais bon, comme certains ont leur propre blog, c’est un peu chiant car ils veulent publier sur le leur en même temps qu’ici et sur le leur, c’est assez pénible à gérer. Mais bon, c’est moi la boss, c’est moi qui ai le dernier mot ! Faudra que je fasse un article sur le sujet.
– Ce blog, aurai-t-il duré aussi longtemps sans les commentaires ? (Manière détournée de demander la place des commentaires dans la destinée de ce blog)
Très honnêtement, je n’en ai pas la moindre idée… Enfin, si, je pense que ça joue, effectivement. Pas tant les comms que les lecteurs réguliers, ceux qui font un peu partie de ma vie. Y a eu quelques fois où j’ai été tentée d’arrêter, les jours où j’avais plus le moral, le jour où trois lecteurs me laminaient sur place, les jours où les gens me jugent sans me connaître… Mais bon, de l’autre côté, je ne trouverais pas juste que tous les autres lecteurs, dont beaucoup d’anonymes, soient « punis » pour trois connards. Maintenant, j’ai choisi ma date de fin et d’y penser, ça me fout un peu le cafard mais bon, chaque chose à une fin. Mais je pense que les comms m’ont aidée à me prendre au jeu, en effet ! Après, je n’écris pas des articles que pour les comms non plus sinon j’écrirais beaucoup plus d’articles populo-sexuels ! 
– As-tu un autre blog, où tu n’est pas cachée, et où tes proches vont prendre de tes nouvelles (Par pour demander l’adresse, juste pour savoir si, comme certains, tu gère plusieurs blogs… Si oui, chapeau)
Je vais créer un blog sur un site pro où je ne parlerai qu’actu, il faudrait que je m’y mette, d’ailleurs, mais j’ai un gros projet à finir avant. Je ne donnerai pas de nouvelles, dessus, par contre. Je crois que la fille derrière Nina n’a pas envie de raconter nommément sa vie ! De toute façon, la plupart de mes amis connaissent les vingtenaires et pour savoir comment je vais, suffit de lire mon pseudo MSN tous les jours ! 
– As-tu vu tous les blogs de tes commentateurs (Tel Jean-Christophe Bataille… Chapeau again ! Il a même fini par atterrir chez moi… C’est dire !) , ou seulement ceux qui t’interpellent, ou encore « Ca va pas ? J’ai du boulot et une vie aussi ! »
Je ne visite pas tous les blogs, je n’ai pas le temps. Je vais voir ceux dont les pseudos ou nom de blogs m’interpellent ou encore ceux qui laissent des comms intrigants. J’avoue que je zappe systématiquement les space MSN, par contre, je n’aime pas du tout l’interface. Je lis quotidiennement les blogs qui sont ici en lien (enfin, ceux qui publient quotidiennement). J’en lis quelques autres que j’ai pas encore linkés ou que je ne linkerai jamais pour des raisons particulières.
– Que pense-tu du phénomène blog en général : bien, pas bien, nombriliste, psychologiquement inquiétant, socialement passionnant, révélateur d’un malaise, ouverture sur les autres… Toi aussi participe à cette liste de thermes abscons !
Il y a du bon et du moins bon dans les blogs, c’est comme tout. A la base, je ne voyais pas trop l’intérêt. Des gens qui racontent leur vie sur le net et alors ? Puis, forcément, en tant que journaliste, je me suis penchée un peu sur le phénomène. En gros, je dirais :
– bien : facile à utiliser donc n’importe qui sachant se servir d’un ordi peut en ouvrir un. Ca multiplie les sources d’info de façon exponentielle, on découvre de nouvelles personnes, de nouveaux univers, ça permet aux gens de partager leur passion, leur vision du monde… Un blog bien écrit est, à mon sens, aussi intéressant qu’un journal. Pour les journalistes, c’est du pain béni : sur n’importe quoi que tu travailles,t’as un blog associé.
– pas bien : car justement, n’importe qui peut en ouvrir un et raconter n’importe quoi dessus. Si demain, je veux ouvrir un blog et expliquer dessus que manger des bananes, ça guérit le cancer, personne ne peut me l’interdire. Et on sait pas qui va tomber sur ça…Je peux faire des blogs de propagande nazie ou d’extrême droite. Si je respecte certaines limites, on ne peut pas me l’effacer. Et c’est là que les blogs sont dangereux à mon sens. Surtout que c’est très facile à faire. Après, je pense que la plupart des gens sont assez intelligents pour faire la part des choses mais ce serait bien d’apprendre aux jeunes à l’école de pas croire tout ce qu’ils lisent sur le net…
– Et Technopolis :’( ? Auras-t-on la suite ??
Oui, quand j’aurai monté le blog qui lui est destiné
– D’où vient ta vocation de journaliste (Un film, un livre, par passion de l’écriture, depuis vraiment toujours ?) Parc que… A part être fan de Superman, un enfant qui a envie d’écrire, rêve de devenir écrivain !
Ben petite, je voulais être écrivain ! Ma vocation journalistique, je ne sais pas exactement à quand elle remonte. Mais je sais que j’ai décidé d’en faire mon métier à 15 ans avec un plan d’études très détaillé et tout ça. Disons que je suis quelqu’un de curieux qui aime apprendre : quand tu écris un article, tu apprends toujours un truc, même minime, et tu rencontres des tas de gens. Et puis écrivain, les revenus sont aléatoires et non garantis alors que journaliste, tu as quand même un salaire à la fin du mois (quand t’as du boulot, of course).
– Y as-t-il des articles écrits pour se blog, et qui n’y paraîtront jamais ?
Oui, plusieurs. Soit ils sont périmés car je les ai commencé et jamais finis. Par exemple, j’en ai commencé un sur l’arrivée de l’été que j’ai pas eu le temps de finir. Périmé. Des que j’ai commencé mais j’ai repris l’idée dans un autre article donc à moins de se répéter, inexploitables. Après, y aussi des articles que j’ai écrit sous le coup de la colère à base de « les mecs tous des connards, surtout lui ». Une fois calmée, je voyais plus l’intérêt de les publier donc ils sont dans un dossier de mon ordi, ils pourrissent.
– Mr et Mme Fonfec ont une fille, comment l’appellent-t-ils ?
Sophie
 
Anonyme : – Pourquoi Gauthier est il aussi parfait dans tout ce qu’il fait?
Gauthier n’est pas du tout parfait, il vous donne cette impression car je suis toujours là pour le seconder. Par exemple, quand vous lisez un article de Gauthier, vous vous dites : « ce garçon a une orthographe irréprochable et maîtrise la syntaxe comme un pro ». Faux !! Gauthier, il écrit on s’en fout sans t (on s’en fou), il met des er à la fin de participes passés et il met une virgule devant les et alors qu’il faut pas. Gauthier n’est pas parfait mais profite de l’aura de ma perfection (tiens, tu l’as bien cherchée cette réponse !! :D)
Si d’autres questions, je répondrai en comm!
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