« Toi tu t’es affranchi du modèle parental »

Ce week-end, enterrement de vie de jeune fille de ma soeur avec la majorité des gens qui l’aiment notamment Yohann, le « presque-frère », et votre servitrice, donc. Filles et garçons s’étant retrouvés en fin de journée, nous avons donc dîné tous ensemble. Au fur
et à mesure des mouvements des uns et des autres, je me retrouve à côté de Yohann qui me déclare solennellement : « Tu vois, ce que j’ai toujours admiré chez toi, c’est ta capacité à t’affranchir du modèle parental ». Ah, j’ai fait ça, moi ?


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De fait, Yohann parlait de ma capacité à m’inventer mon propre modèle de vie là où Alice était plus dans la reproduction du couple parental. Je suis célibataire et vis seule sans que ça me mine, j’ai eu des histoires très compliquées que j’ai osé tenter plutôt que de les condamner de suite. Même pour ma carrière, je suis électron libre. J’en avais justement parlé à Blanche, sa compagne dans la journée. Je lui expliquais que quand on m’avait annoncé dans la-boîte-à-qui-j-ai-jamais-donné-de-nom qu’ils ne me gardaient pas, j’ai fini par en pleurer, elle m’a regardée, interloquée : « Oh ben avec Yohann, on admirait justement ta capacité à changer de boulot quand ça va plus sans jamais t’en inquiéter.

– Oui mais là, c’était pas mon choix… » 

Enfin, pas vraiment…


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Pourtant je ne prétends pas à ça. Je ne me sens pas trente secondes en rébellion contre un quelconque modèle. Il est vrai que je suis un peu différente du reste de ma cellule familiale, je suis l’éternelle papillon qui volète de fleurs en fleurs, d’hommes en hommes, de boulot en boulot. Je saisis les opportunités sans réellement m’en angoisser. Et je suis la seule de gauche aussi quoi qu’il faudrait que je regarde où en sont Yohann et Alice, deux très gros déçus du Sarkozysme. Mais vu que lorsque j’ai présenté l’Amoureux à la famille, mon père
s’est à un moment senti obligé de préciser Yohann que l’Amoureux était de gauche, je suppose que je suis la seule à avoir un poster de François Hollande dans ma chambre. Mais je suis juste incapable de comprendre comment mes convictions m’ont portée à gauche, je n’ai pas du tout la sensation que c’est en contradiction avec mes parents, juste que ça correspond mieux à mes préoccupations, ma vision de la société… Mais ces différences, je n’en fais rien. J’ai cessé de parler politique avec mes parents pour la paix de nos esprits, je ne leur raconte que très rarement mes péripéties amoureuses (je crois qu’ils ont entendu parler de 5 des mecs que j’ai rencontrés et encore, deux, c’était par hasard du genre l’un m’avait mis des suçons plein le coup et l’autre m’envoyait des tas de textos durant le week-end parisien de mes parents, ces derniers ont donc compris qu’il y avait quéquette sous couette), pas du tout mes péripéties sexuelles et je jure en toute sincérité à chaque changement de poste que cette fois-ci, je vais y rester. Donc cette fois-ci, j’ai retenu, j’ai rien juré du tout, je ne dis RIEN.


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Pourtant le modèle parental de la famille Bartoldi me paraît plein de bon sens et garantie d’un certain bonheur. 35 ans que mes parents sont amoureux et ils ont leur coté foufou puisqu’ils se sont mariés 1 an et 3 mois pile après leur premier bisou. A l’heure actuelle, je ne serais pas capable d’un tel engagement en si peu de temps. Mes parents sont un merveilleux modèle dans la mesure où ils m’ont appris qu’on pouvait avoir une carrière chronophage et avoir des enfants heureux. Pendant toute mon enfance, mon père faisait des journées de 12h, de 8 à 20h (aujourd’hui encore…), ma mère a fait les 3×8. Alors oui, le soir, quand je rentrais chez moi, j’étais pas toujours accueillie par ma maman qui nous avait préparé un bon goûter, nous avons dû nous débrouiller toutes seules pour de petites choses comme faire nos devoirs sans rendre de compte à personne (ce que je n’ai jamais vraiment fait, en fait, j’ai commencé à bosser à la fac). 


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En fait, je trouve que cette histoire de rupture avec un modèle quel qu’il soit ne me correspond pas. J’agis et réagis en fonction des aléas de la vie, sans calcul spécifique car j’ai compris qu’il s’agissait d’une gageure. Je peux commencer une nouvelle relation ou un nouveau boulot avec le secret espoir d’y trouver une stabilité, que ça dure, on ne sait jamais. Mais je refuse de me mettre la pression là dessus. A l’heure actuelle, je suis bien dans mon nouveau boulot, nouveau boulot que je n’aurais jamais obtenu si je m’étais entêtée à rester chez TGGP ou Pubilon. Enfin, à priori mais ma non confirmation coïncidant pile avec un besoin de mon agence d’un community manager, nous nous sommes trouvés. Aujourd’hui, je suis célibataire et je fais avec, c’est parfois top, parfois chiant. C’est comme ça mais je ne force rien. Si demain, je rencontre un mec extra avec qui je suis bien, je ferai en sorte que ça dure. Si je ne suis pas
ou plus heureuse, je partirai, comme je l’ai déjà fait. Car je me fous de me faire passer la bague au doigt un jour, je n’ai effectivement pas besoin d’un nous pour exister, je ne veux d’un nous que s’il me rend heureuse (avec un petit h, l’amour comme le boulot, c’est jamais tout rose). Ce « nous » est à lire dans le sens personnel et professionnel. Je me veux et je nous veux épanouis. Est-ce vraiment une rupture ?

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Non, mes parents ont juste eu la chance de trouver le bon « nous ».

 

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The interview (part 2)

Valéry : Vois-tu le verre à moitié vide ou à moitié plein ? Pourquoi ?
A moitié plein, je suis une éternelle optimiste. Un peu trop des fois mais c’est rare que je vois tout en noir. Par contre, quand je me mets à voir le verre à moitié vide, c’est le cercle vicieux, je finis même par le voir à 1/4 vide.

Quel est ta plus grande réussite ? Ton plus grand regret ?
Ma plus grande réussite est à venir ! Mais pour l’heure, je crois que c’est d’avoir réussi à décrocher un diplôme de journalisme, mon rêve d’ado. Mon plus grand regret, j’ai déjà répondu plus haut.

Quelles sont tes attentes dans la vie ?
Mes attentes, elles sont classiques : un boulot qui me plaît et une vie privée peinarde (mais pas trop, trop, quand même) avec un homme que j’aime et qui m’aime. C’est pourtant pas bien compliqué ! Je n’ai pas la folie des grandeurs, je ne demande pas d’être rédactrice en chef du Monde, juste rentrer chez moi le soir avec ce sentiment de satisfaction d’avoir bien fait son boulot et retrouver mon homme qui me demande si la journée s’est bien passée. On se raconterait nos journées, on se ferait des câlinous et tout, le piiiiiiiiiiiied !

Jusqu’ou es-tu prête à aller pour réussir ?
Honnêtement, je ne sais pas. Jusqu’à présent, je n’ai pas eu besoin d’aller bien loin, juste maîtriser les entretiens de motivation. Je suis prête à faire des sacrifices d’ordre matériel, je m’en fous de bosser avec des horaires de dingue ou de déménager si on me propose un CDI (je partirai pas pour un CDD de 3 mois), de me taper deux heures de transport par jour… Ou d’être payée une misère. Par contre, coucher pour réussir, non… Ou alors, faut vraiment que je tombe folle amoureuse du recruteur (dans ce cas, y aura sexe avec ou sans boulot à la clé).

Quels sont tes qualités/défauts ?
Mes qualités : je suis curieuse, j’ai toujours une soif d’apprendre, super utile dans notre métier. Je suis opiniâtre et je comprends très vite ce qu’on me demande de faire, je suis efficace… à partir du moment où je m’y mets. J’ai une bonne imagination, je pense être généreuse et altruiste. Et puis chuis trop drôle. Mes défauts : curieuse (c’est pas toujours une qualité), impatiente, bordélique, rêveuse, susceptible, je fais traîner les trucs que j’ai pas envie de faire. Et j’ai une écriture épouvantable, aussi.

 

Si tu devais te lancer pour une cause humanitaire, quelle serait-elle ?
Bonne question que je me pose aussi car j’aimerais m’engager dans quelque chose. A une époque, un copain était parti en Afrique en mission humanitaire au Burkina Faso et j’avais envie d’en faire autant, quitter mon petit confort pour me frotter à la misère. Idéalement, j’adorerais partir donner des cours à des enfants en Afrique. Mais j’ai peur à cause de ma santé : le BCG ne marche pas du tout sur moi et c’est vrai que choper la tuberculose, c’est pas forcément très utile. Plus près de nous, en France, je suis intéressée par des mouvements comme « Ni putes ni soumises », filer un coup de main au planning familial ou donner des cours de français aux femmes musulmanes de la 1ère ou 2ème génération qui ne savent pas lire et écrire. Ca, ça me plaît bien, ça aide à l’intégration d’une façon simple mais efficace.

Si tu as le choix entre être heureuse en amour mais malheureuse professionnellement ou heureuse professionnellement mais malheureuse en amour…Que choisis-tu ?
Honnêtement, ça me fait chier de choisir mais je crois que je préfère faire une belle carrière. Pour moi, une vie réussie, c’est une vie remplie et mine de rien, même si on n’est pas connus, réussir dans sa vie professionnelle, c’est un peu la clé du bonheur pour moi. Disons que je considère qu’il est plus facile de réussir dans le professionnel que dans le privé car il est plus facile de maîtriser sa carrière que ses sentiments. C’est pas pour autant qu’il suffit de claquer des doigts pour réussir, juste que je n’ai aucun doute sur ma réussite professionnelle à longue échéance.
 
Ecureuil : quelle est ta taille en boites de kitkat empilés pour Kenya?
C’est possible d’avoir une photo (floutée pour l’anonymat) avec les boites?
Ah alors je suis très emmerdée pour te répondre dans la mesure où Kenya ne mange que des croquettes ! Bon, si on dit qu’une boîte de kitkat fait 20 cm (j’en ai aucune idée mais je suppose), il en faut quasiment huit pour faire une Nina… Putain, je suis naine !! Et comme j’ai pas lesdites boîtes, il n’y aura pas de photos, désolée…
 
Rem : Tu es échoué sur une ile. Un naufragé male est aussi sur l’ile. Est-ce Brad ou sagamore?
Je peux pas avoir les deux ? Bah, je dirai Sagamore car il est plus jeune. Non mais c’est vrai, on sait pas combien de temps on va rester sur l’île et Bradounet, il est déjà quadra et je pense pas que l’île fournisse du viagra, mouarffff ! Puis Sagamore, il est moins connu, on le cherchera moins !
Tu vas continuer ton blog longtemps ?
Je continue d’abord et surtout parce que ça me plaît, même si y a des jours où je dois bien me triturer la tête pour trouver quoi raconter. D’un autre côté, j’adore écrire des articles vides où je commence sans savoir où je terminerais, c’est vraiment les plus marrants à écrire. Et ça montre le côté brouillon de ma personne qui n’apparaît pas forcément dans d’autres articles. Et puis, ce blog, c’est un peu mon bébé, je l’arrêterai à la date que j’ai décidée, pas parce que quelques détracteurs m’y auront poussée.
 
Tock : – D’où viens tu ? (La réponse Toulouse ne suffit pas bien sur…).
Je ne veux pas donner ma ville de naissance mais c’est pas loin de Toulouse. Dernier voile que je souhaite conserver sur ma vie, avec mon vrai nom. Un jour, je le dirai sans doute mais pas encore. Enfin, je suis née dans une petite ville de province à la vie tranquille, quand je suis arrivée à Toulouse, c’était vraiment la grand’ ville mais je me suis adaptée. Mais je crois que j’aurais été parachutée de suite sur Paris, j’aurais été traumatisée.

 

– Tes parents connaissent-ils l’existence de ce blog ?
Mes parents savent que j’ai un blog mais ne connaissent pas l’adresse et ils ne la connaîtront jamais ! Je pense que mes parents n’ont pas besoin de connaître mes petites histoires de cœur (et de fesses). Depuis Guillaume 1er, ils ont entendu parler d’Arnaud car un jour, j’avais des tas de suçons dans le cou donc j’ai dû cracher le morceau. Ils ont su aussi que j’étais partie en week-end en Bretagne donc ils se doutent que j’avais un mec là-bas. Je préfère ne leur parler que des hommes qui comptent pour moi ET qui restent quelques temps dans ma vie. Ma sœur, par contre, le connaît mais elle refuse de le lire.
– Que font-ils dans la vie (réponse vague bien sur…)?
Mon père est cardiologue et ma mère infirmière.
– Que vois tu dans les yeux des gens à qui tu annonces que tu as un blog ?
Quand je dis aux gens que j’ai un blog, ils réagissent avec amusement et curiosité. Certains me prennent aussi un peu de haut, dans le genre « un blog, c’est un truc d’ado » mais je me plais à leur prouver le contraire. Mais en général, les gens me posent toujours la question du « mais pourquoi ? ».
– Pourrais tu mettre fin à ton blog si ton mec (le bon…) te le demandait (pour une raison valable bien sur) ?
Je mettrai fin à mon blog à une date précise que j’ai déjà choisi et si mon mec (le bon) comprend pas, c’est que ce n’est sans doute pas le bon. Par contre, quand je suis amoureuse d’un mec, je ne parle pas trop de lui sur le blog donc il n’a pas trop de soucis à se faire…

– 550 articles…Les principaux évènements de ta vie depuis deux ans (c’est ca ?)…N’est ce pas dangereux ?
Je ne vois pas en quoi le fait qu’un an et demi soient relatés ici soit dangereux en soi. Si c’est par rapport à mon futur, de toute façon, je n’ai rien à lui cacher alors… De façon toute personnelle, j’aime voir l’évolution de ma personne sur cette période, les sentiments que j’ai eus à un moment donné… Et de voir que sur certains trucs, j’en suis toujours au même point !
– Qu’est ce qu’un bon lecteur de blog ?
Un bon lecteur de blog ? Je sais pas moi, quelqu’un qui me juge pas après avoir lu trois articles et ne m’impose pas sa vision de ma personne car faut comprendre que je suis plus que ça, il y a des choses dont je ne parle pas. Un bon lecteur ne cherche pas à pénétrer mon intimité non plus, il reste à sa place et me laisse à la mienne. C’est-à-dire que si je réponds pas à ses avances, c’est pas forcément la peine d’insister, par exemple.
– Peut on avoir une fausse image de toi après avoir lu les 550 articles de ton blog ?
Et donc oui, on peut avoir une fausse image de moi. Disons que je connais quelques lecteurs et c’est marrant de voir que certains me percent très facilement à jour et d’autres non. J’en ai rencontré un la semaine dernière, par exemple, il m’a dit que selon la tournure des phrases, il savait si j’avais le moral ou pas. Bon, ok, j’avais remarqué qu’il était très intelligent mais là, ce fut une révélation, je ne m’en étais pas rendue compte. Je pense que globalement, on peut me prendre un peu trop facilement pour une fille facile qui ne cherche qu’à coucher alors que mes statistiques personnelles sont plus que modestes. On ne se rend pas compte que je peux aimer, aussi, et souffrir, par la force des choses.
– quelle est ta vision du monde ?
Ma vision du monde ? Assez pessimiste, en fait. Oui, je suis optimiste pour ma petite vie mais quand je vois l’état du monde, je vois pas trop de motifs de me réjouir. C’est pas pire qu’avant, des guerres, il y en a toujours eu mais quand je regarde l’histoire du XXe siècle, surtout après la seconde guerre mondiale, et aujourd’hui, je me dis que l’homme n’apprend vraiment rien. La paix dans le monde, c’est une belle utopie, je pense que, de fait, elle est impossible, quoi que l’on fasse. On a juste changé les méthodes mais les finalités sont les mêmes. Quant à la fracture nord/sud, je pense qu’elle n’est pas prête de se résorber.
– as tu un problème avec le hasard ? (C’est ma question préférée…Je pose souvent cette question aux gens qui m’intriguent. Il parait que tu tires les cartes d’ailleurs, non?).
Ai-je un problème avec le hasard ? Non, je trouve qu’il fait plutôt bien les choses. Comme je suis impatiente de nature, j’ai parfois du mal à me laisser voguer et voir ce qu’il se passe mais j’apprends, petit à petit, à ne plus précipiter les choses.
– es tu libre ? ( pas ce soir hein…en général).
Je me sens globalement libre. Déjà, depuis ma plus tendre enfance, mes parents m’ont toujours laissé faire mes choix. J’ai choisi toute seule ma première langue (allemand, j’ai tout perdu), ma filière littéraire (vu mes notes en sciences, de toute façon, j’étais clairement pas faite pour aller en S, ça tombait bien), mes études et tout ça. Ils m’ont laissé libre de choisir ma carrière et me laissent faire. Vu que je ne subis pas de pression particulière de mes parents, je me sens très libre, c’est agréable. La seule personne qui me fout des limites, finalement, c’est moi. Bon, mes parents n’ont pas non plus eu une éducation permissive mais globalement, aujourd’hui, je ne remets en cause aucune de leur décision.
– as tu quelque chose à prouver ? si oui, quoi ?
Evidemment, on a tous des choses à prouver ! Enfin, surtout à moi, je me fous des défis et quand j’y arrive, que je suis fière ! Actuellement, je veux me prouver que je suis capable de réussir professionnellement parlant. Pendant quelques temps, j’ai aussi voulu me prouver que je plaisais aux hommes mais bon, maintenant, je suis rassurée sur ce point. Non, vraiment, le domaine où je veux/dois encore faire mes preuves aujourd’hui, c’est sur le plan professionnel. Ok, je suis une super stagiaire mais maintenant, j’aimerais être une super journaliste !
– as tu un véritable secret ?
Le principal secret ici, c’est mon nom et prénom et la suite de ma carrière, je sais à quoi mes prochains mois vont être occupés mais j’en parlerai pas ici tant que ça ne sera pas fini. Sinon, non, je crois pas avoir de secrets…
 
Zibro : Dis moi Nina, il est passé où le chat??
Là, elle est dans la cuisine, elle mange ses croquettes !
(suite et fin la semaine prochaine)
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Rentrée amoureuse (Arnaud)

J’ai une théorie sur la vie : elle est bien faite. En janvier, je parlais avec mes amis de promo dont Clara et j’expliquais que je ne comprenais pas l’intérêt de sites comme meetic. En effet, l’amour vient quand on s’y attend le moins, pourquoi provoquer les choses ? Je reste sur cette ligne de conduite. Je me suis inscrite sur meetic, dans le temps, mais pas dans l’optique de trouver l’amour. Et la vie m’a prouvé que j’avais entièrement raison.
 
Je te présente ma copine, tu me présentes ton copain
Mi-juillet, Clara arrive chez moi. Louis vient nous faire un coucou, officiellement pour me rendre le double des clés de mon appartement (que je lui avais donné pour qu’il nourrisse mon chat pendant un week-end en province), officieusement pour rencontrer ma colocataire provisoire. Le lendemain, il me parle sur MSN, me disant tout le bien qu’il pense de la miss. Il m’explique aussi qu’un de ses amis, Arnaud, est chez lui. Dans le délire (je te présente ma copine, tu me présentes ton copain), je lui demande une photo d’Arnaud, il me l’envoie et là, gros coup de cœur : il est très mignon, ce jeune homme ! Louis me donne aussitôt son numéro de téléphone mais je ne le prends pas : je me vois mal appeler un inconnu, comme ça ! Il me fil alors son MSN, avec l’autorisation d’Arnaud et me voilà partie à discuter avec un inconnu.
 
Dès le départ, il me fait bonne impression, je lui envoie quelques photos de ma personne pour le moins flatteuse. Je le trouve drôle et Louis m’avoue qu’Arnaud me trouve sympa. Chouette ! Quelques jours plus tard, Louis organise une soirée crêpe chez moi, j’y traîne Clara qui n’a aucun atome crochu avec son pauvre prétendant. On se rend chez lui (nous sommes presque voisins) et devant son immeuble, j’aperçois un motard qui enlève son casque. Je le reconnais de suite, c’est Arnaud ! Il m’adresse un sourire : il m’a aussi reconnue, et moi, je fonds.
 
La soirée se passe bien, Clara, fatiguée, somnole dans son coin tandis que je discute à bâtons rompus avec Arnaud et Louis, je suis totalement sous le charme des ses yeux verts et de son sourire, il me plaît mais je ne sais pas ce qu’il ressent pour moi. En repartant, je saute partout dans la rue en poussant des : « Seigneur, qu’il est beau, il me plaît, je le veux ! ».
 
Un peu de drague…
Le lendemain, on se retrouve à nouveau sur MSN, il m’explique qu’il a faim et je lui rétorque que j’ai de la pizza chez moi (elle m’a rendue malade, d’ailleurs), on joue à : « je-viens-non-Clara-dort ». Dans le jeu, je lui propose de passer faire un saut le week-end, je lui donne mon adresse. Le lundi, Clara étant partie, je retrouve mon cher Arnaud sur le net et je me mets à le taquiner :
« Ben alors, t’es pas passé ce week-end ! 
– Non car je n’ai pas de moyen de te joindre.
– Serait-ce une façon détournée de me demander mon numéro ?
– Peut-être. »
Comme je suis polie, je lui donne mon numéro et il me donne le sien. Suite de la conversation :
« Ça te dit qu’on mange ensemble, ce soir ?
– Sérieux ?
– Ben oui, pourquoi ? »
Parce qu’Arnaud est joueur et je ne sais jamais s’il fait de l’humour ou non. Une heure plus tard, il sonne à ma porte et nous voilà partis sur Paris en moto, j’adore la balade même si les pavés maltraitent mon pauvre fessier. Il faut savoir que j’ai un fantasme déjà assouvi avec les motards mais un mec qui arrive avec son cuir de motard, ça me rend toujours dingue. On dîne dans un petit resto, on discute beaucoup, son sourire me ravage à chaque fois et quel profil ! Il a un nez sublime, quelle bonheur. A minuit et demi, on se décide à partir, comprenant que le restaurant n’attendait que notre départ pour fermer. Retour en moto, je me colle un peu contre lui, j’adore ce moyen de transport ! Il me dépose chez moi, je lui fais la bise et je pars me coucher. En effet, il faut savoir que la veille, j’avais passé la nuit avec Laurent donc j’avais plutôt envie de dormir.
 
Deux jours plus tard, je reçois un texto : « ça te dit qu’on se voit ce soir ? » Pas de chance, j’avais rendez-vous avec Raphaël donc je lui réponds : « Non, je ne suis pas libre ce soir mais on peut se voir un autre soir, si tu veux. » Réponse : « Bien sûr que je veux. » Moi : « Si je ne m’abuse, je suis libre demain soir. » « Ok mais n’abuse pas trop, je suis un garçon fragile. » Mercredi soir, rendez-vous avec Raph’ et brouette. Jeudi soir, Arnaud vient me chercher à nouveau en moto, on part dans un bar, il m’offre deux bières, on discute amour et couple, c’est fantastique. Il me ramène chez moi, on longe la Tour Eiffel qui scintille encore, j’hésite à l’embrasser mais je me contente de lui faire la bise, ne sachant trop ce qu’il pense de moi. Oui, comme je l’ai expliqué le lendemain à Clara qui venait de me traiter de triple buse (non, elle n’a pas dit ça, elle a dit : « Non mais Nina, attends, c’est clair qu’il veut sortir avec toi ! »), je ne savais pas s’il m’invitait en espérant mélanger sa langue avec la mienne ou si c’était juste parce que ses potes étaient en vacances et qu’il s’ennuyait. Pourtant, Athéna m’avait tiré les cartes quelques jours avant et m’avait dit qu’il ressentait des choses très positives pour moi, même si j’allais avoir une relation sexuelle avec un mec nettement moins correct. Avec le recul, j’ai l’impression qu’elle a eu totalement raison, certain comportements m’interpellent et m’agacent un peu mais peu importe.
 
Le lendemain, on papote sur MSN en tout bien tout honneur, on aborde le sujet ô combien érotique des chatouilles. A un moment, je lui indique que s’il me chatouillait les pieds, il s’exposerait à mes foudres puis la conversation retombe. Voici le dialogue, retranscris à peu près tel quel :
Moi : Tu boudes ?
Lui : Oui.
Moi : Oh, pourquoi ? 🙂
Lui : Parce que j’ai l’impression que tu joues avec moi et je ne sais pas ce que tu me veux.
Dieu merci, j’étais assise, sinon, je serais tombée et je me serais fait très mal. Que répondre ? Feindre l’indifférence ou exprimer mon attirance ? Je suis au pied du mur, je ne peux plus reculer mais je ne me lance pas franchement non plus. Courage, fuyons. Je lui demande donc pourquoi il pense que je joue avec lui et il m’explique que je lui envoie des signes contraires. Franchement, je ne sais pas ce que j’ai fait pour qu’il croit que je n’étais pas intéressée, il ne m’a pas expliqué mais je finis par me dévoiler : « j’allais pas sortir avec toi alors que tu pars trois semaines en vacances, il y a mieux comme début de relation. »
 
Loin des yeux, loin du cœur… ?
Durant ses vacances, il ne m’appelle pas et ça m’énerve, surtout qu’il m’avait demandé l’autorisation de le faire. A quoi ça sert de me dire des jolies choses s’il ne se passe rien derrière ? Un soir, je le retrouve sur MSN, on discute et je joue un peu ma chieuse : « puisque tu ne m’as pas appelée, tu me dois un cadeau ! Et j’espère que tu as pensé à la carte postale. » Bon, je suis un peu agacée par son comportement désinvolte, je comprends que l’adage : « loin des yeux, loin du cœur » se vérifie tant de son côté que du mien. De retour à Paris après une semaine de vacances en province, je trouve une carte postale de Bretagne dans ma boîte aux lettres, je la retourne et là, voici le texte, retranscris dans son intégralité pour toi, lecteur : « : – )) Arnaud ». Y aurait pas un peu du foutage de gueule, là ? Surtout que monsieur en remet une couche dans le côté provocation : deux jours avant, j’avais reçu un texto : « on est à côté de chez toi, t’es où ? lol On est presque arrivés, on va choper la crève tellement il fait beau ». Bon, de un, je lui avais demandé s’ils passaient près de chez moi pour qu’on se voit, donc la première partie du message est quelque peu agaçante. Certes, ils ne sont pas passés par ma ville mais ce n’est pas une raison pour tourner le couteau dans la plaie. Concernant la deuxième partie, je n’ai eu que la pluie durant mes vacances, façon subtile de me le rappeler. Comme je suis une peste, je réponds : « Je suis en string au bord de ma piscine, j’attends un charmant garçon ». La première partie est totalement fausse, il pleuvait des cordes, le thermomètre culminait à 15°… La deuxième partie est vraie, par contre, mais précisons : le charmant garçon, c’est Gauthier ! 
 
On s’approche cependant de notre retour commun, je me décide à faire le premier pas en envoyant un texto hautement érotique : « tu rentres quand sur Paris ? Moi lundi soir ». Hou, c’est chaud ! S’ensuit un dialogue SMS particulièrement torride à base de : « si tu es à Paris lundi, viens me chercher à la gare ! ». Dimanche soir, alors que je suis honteusement avachie dans la voiture paternelle me ramenant de Perpignan où j’avais assisté à une cousinade, mon téléphone portable pousse son horrible chant. Je le saisis nonchalamment, persuadée que c’était Gauthier et, là, mon sang ne fait qu’un tour : Arnaud ! Je lui indique rapidement que je suis en voiture avec mes parents, je le rappellerai plus tard dans la soirée. Effectivement, après un repas rapidement expédié, me voilà à parler une heure avec le jeune homme au téléphone, c’est très agréable. Je retrouve un peu la complicité que j’avais avec lui lors de nos sorties nocturnes. Il propose de venir me chercher mais je lui explique qu’entre ma valise et mon chat, sur le moto, ça risque d’être serré mais il me dit qu’il essaiera quand même de venir me chercher en métro pour m’aider à porter mes valises.
 
Retour sur le lieu du (futur) crime
Lundi, jour J. Je monte dans le train avec ma valise et mon chat, je m’installe à une place qui n’est pas la mienne pour que Kenya et moi puissions avoir un peu d’espace (enfin, surtout moi, elle était dans sa panière, ça ne changeait rien pour elle). Mon téléphone sonne : Arnaud ! C’est bon, il finit tôt, il viendra me chercher ! Du coup, le voyage me paraît très long (surtout que c’est celui où j’ai dû supporter la monstresse blonde). Arrivée à destination, je vais un peu durer le plaisir en consommant une clope sur le quai de la gare mais je la jette alors qu’il restait trois bonnes bouffées dessus, trop impatiente. Je trace, je regarde partout, je n’ai pas mes lunettes donc la tâche est ardue. Enfin, il est là, en chemise bleue… Mon cœur bat la chamade, j’avais oublié à quel point il est séduisant. Il se charge de miss Kenya tandis que je fais rouler la valise. On rejoint une autre gare pour prendre mon train de banlieue mais celui-ci est annulé donc je lui propose d’aller boire un verre, en attendant. On discute une bonne heure puis retour (enfin) à demeure, je libère ma pauvre Kenya toute shootée qui va se baffrer de croquettes (quand même…). On boit un petit verre de vin puis on se rend au McDo (pas le choix) pour dîner, il me parle, je le regarde en admirant son merveilleux profil, j’ai hâte de me retrouver à nouveau seule avec lui, ce qui ne tarde pas trop (l’avantage du McDo).
 
De retour chez moi, on s’installe sur le canapé, je me colle bien à lui, cuisse contre cuisse, bras contre bras, je pose ma tête sur son épaule de temps en temps et…rien. Il s’occupe surtout de Kenya… A un moment, cependant, les choses s’accélèrent. Je portais ce jour-là un pantalon un peu original avec des cordons et il commence à s’amuser à les tirer, je me débats et voilà que je me retrouve la tête sur ses cuisses, allongée sur le dos, immobilisée car il me tenait les mains. Et enfin, il finit par m’embrasser. Puis il rigole et fait : « tu as dû trouver que j’étais long à me décider ! ». Oui, en effet ! Bon séance de pelotage puis il finit par rentrer chez lui sans brouette, malgré mes tentatives pour l’encourager à dormir chez moi. C’est bien la première fois qu’il ne se passe (presque) rien le premier soir !
 
Le lendemain, il va dîner chez sa mère, il revient sur MSN vers 21h30 et m’explique qu’il regarde Koh Lanta, ce qui me fait hurler mais il me répond : « y a rien d’autre à la télé ! ». Subtilement, je lui suggère de faire autre chose comme, par exemple, poser ses fesses sur sa moto et venir passer la soirée avec moi. Un quart d’heure plus tard, le voilà. Cette fois-ci nous finissons la nuit ensemble.
 
Et me voilà maquée !
Je suis étonnée à quel point il est facile de retrouver des réflexes de couple Je me rends compte que cette complicité entre deux personnes, cette tendance à être et non plus paraître avec un homme avec qui on se sent bien me manquait. Pour le moment, tout est rose, forcément, tout est neuf, les inconvénients du couple sont loin. Actuellement, le seul point négatif, c’est l’absence de câlins (même pas sexuels) le matin. A peine le réveil a-t-il sonné qu’il est levé et habillé, à peine un smack et le voilà parti.
 
Ce week-end, on va essayer de se croiser, une fois que j’aurai abandonné mes parents, en visite sur la capitale. Je suis officiellement célibataire mais vus les stigmates d’une vie sexuelle intense qui marquent mon cou (j’ai des suçons, en clair), ça m’étonnerait qu’ils ne comprennent pas.
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Nina

Je suis assez habituée aux cas sociaux, ceux qui ne savent pas quoi inventer pour me draguer alors que, précisément, je ne leur demandais rien, si ce n’est me laisser tranquille. Les transports en commun sont des lieux particulièrement propices à la drague…

 

Le sourd. Hier, je me rends à la gare pour descendre sur Paris, tous suçons dehors, si j’ose dire. Je fais quelques pas et un mec assis sur un banc m’interpelle. Je le regarde, pensant qu’il voulait un renseignement mas vu son regard de merlan frit, je comprends que ce n’est pas du tout le cas. Alors, quand le monsieur me demande: « je te dérange », mon incroyable spontanéité me pousse à répondre « oui ». Tout homme normalement constitué m’aurait lâché mais lui enchaîne : « je peux venir avec toi? ». Je soupire et lui répond que non, je dois déjà rejoindre quelqu’un (mes parents, en l’occurence). Alors :

– quelle partie du mot « oui » il n’a pas comprise? Si je lui dis qu’il me dérange, c’est que, a priori, je n’ai aucune envie qu’il me suive.

– et si j’allais chez mon podologue, il m’aurait suivi? Il prend des risques, lui. Franchement, suivre comme ça des filles rencontrées à la gare, c’est le summum du plan drague foireux!

 

Le parc. Il y a un mois et il faisait une chaleur torride. Avec des amis, on décide d’aller se prélasser au soleil dans un parc à l’occasion d’un pique-nique. Arrivée en avance, je m’assois dans un coin et patiente. Arrive alors un jeune homme qui me fait: « je peux vous demander un renseignement? » Je lui réponds gentiment que oui mais je ne garantis pas la réponse : je ne connais absolument pas le quartier où je suis. Là, il me sort: « vaut-il mieux être maître ou esclave de ses sentiments? » Forcément, ça me fait rire donc je lui réponds : « maître ». Et là, son introduction, pas trop mal trouvée, est ruinée par sa réflexion suivante: « et ça veut dire quoi? ». Jeune homme, ma seule réponse aurait dû te suffire, je n’avais pas à y ajouter une explication de texte. Je lui explique néanmoins ce que je veux dire et, après un baise-main, il m’offre une cigarette particulièrement appréciée, vu que je n’en avais plus. Je le remercie en l’embrassant sur la joue (à sa demande) puis quand il apprend que je suis journaliste, il m’explique qu’il cherchait justement une journaliste pour promouvoir je ne sais quel projet qu’il a (un disque, je crois). Heureusement, ma copine est arrivée à ce moment-là…Au moins, j’aurai gagné une clope! 🙂

 

Le bar. Un soir, avec la copine citée dans le plan drague précédent, nous étions en train de boire un verre au bar à côté de la fac après une réunion de notre master très mouvementée. En effet, nous devions travailler sur la composition de notre journal et les discussions avaient été parfois houleuses. Alors que mon amie se plaignait du comportement de la gent masculine de notre groupe, un type, franchement pas séduisant, s’approche et nous demande quels sont nos griefs envers les hommes. Je lui réponds en replaçant les choses dans leur contexte et le voilà qui s’installe avec nous, nous expliquant que dans notre école, il fallait pratiquer le sexe librement sous peine d’être exclues. Grand n’importe quoi ! Mon école n’est pas un club échangiste, ça se saurait… Mais bon, il est lancé, la conversation est tendue avec mon amie qui explique qu’elle préfère être fidèle tandis que je fais des bulles dans mon demi. Et là, c’est le drame : voilà qu’il me trouve jolie et décide d’attenter à ma vertu. Comprenant que je ne m’en débarrasserai pas si facilement, je lui file une fausse adresse mail (quelle idiote, un e a disparu!) mais refuse de filer mon numéro de téléphone : c’est professionnel. Il fallait vraiment qu’il soit idiot pour pas comprendre que je n’étais pas intéressée puisqu’il savait pertinemment que j’étais étudiante. Avant de partir, il explique à mon amie qu’elle doit « lui donner ma main », c’est à dire me convaincre de sortir avec lui…Mais bien sûr ! Evidemment, cette histoire s’est achevée avant même d’avoir commencé. Pour l’anecdote : un jour que je me promenais à la fac avec cette même amie, on croise le gars en question qui se permet de lâcher un immonde rot alors qu’on le croise… Quel loveur celui-là!

 

La prof de danse. J’ai découvert les boîtes de ma nouvelle ville, récemment, et je me suis rendue compte que toutes les boîtes de France possédaient le même type de personnes : les losers de la drague. Samedi dernier, je me démenais sur la piste de dans quand arrive un mec en costard plus petit que moi. Je précise à mon aimable lectorat que je culmine à 1m56. Donc voici ce jeune homme qui se plante devant moi et commence à entreprendre une conversation. N’ayant pas entendu sa première réplique, je lui fais répéter et là, grand bonheur : « Tu es prof de danse? » Forcément, j’éclate de rire et je lui réponds que non. Pas dépité par cette réponse négative, il en remet une couche: « Ah, c’est dommage car je cherche une prof de danse. Je t’aurais payée un bon prix! » Et voilà l’argument qui tue. Résumons : ce monsieur cherche soit-disant une prof de danse mais il est évident qu’il est plutôt à la recherche d’une camarade de brouette. Ceci étant, il était prêt à me payer… Ca ne s’appelle pas de la prostitution, ça? De toute façon, à peine lui ai-je signifié mon refus qu’il est parti jeter son dévolu sur une autre… A 6h du matin, je l’ai aperçu rôdant encore dans la boîte. C’est confirmé : son plan drague ne fonctionne absolument pas!

 

Le supermarché. Voilà également un haut lieu de drague, je ne comprends pas bien pourquoi ! Un après-midi d’été, je rentre dans la supérette voisine. J’avais passé la journée à travailler et je n’étais pas forcément de très bonne humeur. Alors que j’étais en train de fureter dans un rayon, un jeune homme s’approche de moi et me fait : »Hé ! On se connaît, non? » Bon, alors, je tiens à préciser aux hommes qui nous lisent que cette technique d’approche est franchement agaçante, trouvez autre chose. Je lui réponds donc que, non, nous ne nous connaissons pas mais il insiste alors je lui vante mon sens de la physionomie. Pas franchement refroidi par mes réponses, il me propose alors d’aller boire un verre ! Je lui réponds donc avec un grand sourire que mon fiancé m’attend à la maison et qu’il ne serait pas vraiment ravi d’apprendre que je suis allée boire un verre avec un autre… C’était un demi-mensonge : j’avais effectivement rendez-vous avec mon copain mais ce n’était pas mon fiancé. Je le quitte donc et pars dans un autre rayon mais le jeune homme est tenace! Il me retrouve dans le rayon et me donne sa carte, au cas où… Je la range dans mon sac sans la regarder. Fin de l’histoire. J’avoue l’avoir regardée plus tard : ce monsieur était prof de gym à domicile…J’imagine le style d’exercice qu’il comptait me faire faire! Décidément, les cours à domicile fournissent une grande part de ces plans drague foireux!

 

Le sondeur. Ca m’est arrivé hier soir, j’ai toujours une chance folle avec les losers de la drague. J’étais tranquillement en train de ne rien faire sur mon ordinateur en attendant que ma série adorée ne commence. Soudain, je tourne la tête et je vois qu’un type est planté devant ma fenêtre et m’interpelle (oui car j’ai la chance de vivre au rez-de-chaussée côté rue). Je ne pouvais plus feindre de ne pas l’avoir vu et je pensais, au départ, qu’il s’agissait d’un camarade de promotion que je n’avais aucune envie de voir. J’ouvre ma fenêtre et je tombe nez à nez avec un parfait inconnu qui m’explique qu’il fait partie d’un institut de sondage et qu’il souhaite me poser des questions. A côté de lui, un jeune homme noir qui semble s’ennuyer ferme. Souhaitant me débarrasser rapidement de ces intrus, j’accepte de répondre à leurs questions, erreur fatale! Ca a duré une bonne heure, bonjour la galère. Bon, déjà, il avait l’élocution et la culture que j’aime, son explication de « sondage d’opinion » fut un grand moment de poésie. Bon, je réponds patiemment aux questions, le mec en profite pour me questionner sur ma vie sous le regard hagard de son compagnon de sondage qui semblait en avoir aussi marre que moi. Après avoir répondu à des questions sur ma consommation de cigarettes, de yaourts et de DVD, le jeune homme me dit: « Tu sais, si tu es en galère pour mater un film, un soir, tu peux venir chez moi, j’habite à côté! » Donc, là, forcément,j’ai explosé de rire, lui indiquant que j’avais tout ce qu’il fallait à la maison! Franchement, le gars, ça faisait une heure qu’il me saoulait avec ses questions, sans compter son parfum qui évoque vaguement les poubelles de mon immeuble et il croit que je vais aller voir un film chez lui? A dégager!

 

– L’histoire du lapin. A peine arrivée dans cette nouvelle ville, je rencontre mon premier loser de la drague. Avant de narrer cette folle aventure, je précise : j’ai une peluche lapin accrochée à mon sac. Je monte donc dans la rame et j’entends une voix masculine qui me fait: « Oh, attention, vous avez un bugs bunny accroché à votre sac ». Et moi, malgré cette intro calamiteuse, je réponds. J’ai cette mauvaise manie de répondre quand on me parle… Donc je me retourne et je tombe face à un mec au pouvoir de séduction très…hum… inexistant. Donc je lui réponds une phrase d’une intelligence folle : « non, ce n’est qu’un lapin ». Et le voilà parti sur des considérations générales sur les lapins qu’il collectionne car ça porte chance.  « Sauf en amour », précise-t-il. Sentant le but réel de cette conversation pour le moins hallucinante, je réponds froidement: « L’amour, c’est pas important, c’est la carrière qui compte! » Mais ça ne l’a pas refroidi, mon bonhomme, le voilà qui s’extasie sur le fait que nous avons tous les 2 un point en commun : les lapins. Je réponds froidement que ce lapin que j’ai à mon sac est un cadeau et que je l’aurais accroché pareil si ça avait été un nounours ou une otarie mais le monsieur est parti, il veut me brouetter donc il commence à m’expliquer que le lapin symbolisait la luxure au Moyen Age… On peut d’ailleurs le voir sur le tableau de la Dame à la Licorne. S’extasiant du fait que je connaissais cette oeuvre (oui, je suis blonde mais ça m’empêche pas d’être cultivée!), il me propose de m’amener au musée la voir, en vrai. Mais, pas de chance, je suis arrivée à ma station. Au revoir, monsieur!

 

Le barman. Encore une histoire dans le métro. Il était tard, minuit et demi, j’étais partie en courant de chez Victoire, pensant ne plus avoir de métro mais, ô merveille, il marchait encore. J’étais donc plantée sur le quai quand un jeune homme s’approche de moi pour me demander l’heure. Polie, je réponds. La rame arrive, je m’assois dans un coin, le jeune homme se pose pas loin de moi. Les portes se referment et là, le voici qui se penche vers moi et me fait: « dites, je peux vous payer un verre? » Je réponds poliment que non car je dois attraper le dernier train pour rentrer chez moi. Malgré ce refus, le jeune homme s’installe à côté de moi et me raconte qu’il est barman. D’ailleurs, l’été, il descend à St Tropez. Ca doit impressionner pas mal de filles mais, personnellement, ça me laisse de glace et je réponds que, pour moi, St Tropez, c’est un défilé de beaufs. Il me demande mon prénom, je ne lui demande pas le sien mais il ne s’en rend pas compte, il est fou de moi… Décidé à me brouetter, il m’accompagne jusqu’à mon train car, « la nuit, la gare, ça craint » (pas celle-là, jeune homme). Il continue donc de discuter avec moi pendant que j’attends que le train veuille bien partir, il m’offre gentiment une cigarette puis le huhulement électronique indiquant que le train va partir retentit donc je saute dans le wagon, ravie de ne pas avoir à l’embrasser (j’ai cru que je n’y échapperais pas, honnêtement) puis il me précise gentiment qu’il boit souvent des verres au café de la gare. Mon ami, si j’avais voulu te revoir, je t’aurais demandé ton prénom et ton numéro, je t’aurais invité à me rejoindre dans le wagon et, accessoirement dans mon lit. Si je n’ai rien fait, c’est que je ne suis pas intéressée.

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